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 Talk Coffee to Me [ft Albert]

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MessageSujet: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Mar 4 Oct - 22:37




Talk Coffee To Me


T’avais une petite semaine tranquille, pas vraiment des vacances, mais il n’y avait pas grand-chose à faire au boulot. On construisait pas tous les jours des méga-bases super secrètes, donc t’en avais profité pour bosser un peu chez toi. T’adores ton quartier de Prénova, un endroit animé qui ne dort jamais vraiment, plein de bruit et de vie… Tant et si bien que de rester enfermé chez toi ne te plaisait pas des masses. Très souvent, tu prenais ta liseuse pour aller te poser au café, mais cette fois tu avais préféré prendre ton pc, carrément. Tu te sentais moins d’humeur que de lecteur que celui d’auteur.

Parce que ça t’arrive, oui. C’est une de tes passions, même si tu es persuadé de ne pas y être très bon. Tu planifies, organises, tu participes à des ateliers et des groupes d’écriture, à l’occasion tu essaies de répondre à des appels à textes, bien que tu sois très souvent à la ramasse. Tes idées ne te semblent jamais assez bonnes, ton style jamais assez fouillé, tes scénarios jamais assez recherchés. Mais comme n’importe quelle passion — et tu en as plus d’une — tu n’as pas besoin d’être bon pour t’y adonner.

Posé dans un café avec ton grand latte macchiato et l’écran que tu noircis dans le brouhaha de la vie quotidienne des étudiants de l’université du coin, tu te dis qu’il n’en faut pas tant que ça pour être heureux, en fait. Ton héroïne est peut-être un peu difficile, trop dure avec elle-même. Elle veut trop ressembler à son meilleur ami, tout en sachant qu’elle n’est pas taillé comme lui, qu’elle ne peut pas faire toutes ces choses extraordinaires dont il est capable. Elle passe son temps à l’admirer en secret, sans en avoir l’air, jusqu’à en oublier ses propres points forts. Quelle tragédie.

Après avoir miraculeusement terminé ton troisième chapitre, tu te rends compte que l’étudiant, ce mec que tu observes de temps à autres et que tu penses connaître, est encore en train de zieuter ton pc. Tu as mis plein de stickers de trucs que tu aimes, du Doctor Who, du Sherlock Holmes — attends, t’es Anglais ou tu fais semblant ? — du Supernatural parce que pourquoi pas, et du Star Trek, pour la vanne. Le salut vulcain que t’arrives à faire que de la main gauche, avec en dessous “Live long and prosper”… Un jeu de mots dont tu ne t’es jamais lassé, pas même quand on s’en servait pour t’emmerder à l’école.

Te sentant socialement hardi, tu te lèves pour aller commander deux cafés. Un pour toi, oui, et un autre pour ce jeune homme que t’es sûr d’avoir déjà vu avant. Une fois la boisson dans tes mains, tu vas vers lui et tu lui poses sur la table.

— Cadeau. Je sais pas si t’es superwholockian ou juste trekkie, mais t’as l’air de bien aimer mon pc. Et puis… on se connaît, non ?

Tu lui souris en restant debout et à bonne distance. Le but c’est pas non plus de lui faire peur à ce pauvre petit.
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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Dim 9 Oct - 17:26

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  Mon constat, c'était qu'un beau jour, la caféine allait me tuer. J'étais tellement accro qu'il fallait presque me l'injecter en intraveineuse. J'aurais l'air drôle, à me trimballer avec ma perfusion à chaque fois que je devrais aller quelque part.
J'en étais approximativement - j'avais arrêté de compter à partir du premier - à mon quatrième café depuis le début de l'après-midi. Mon cours d'histoire littéraire avait été annulé pour on ne savait quelle raison. Ne me sentant pas d'humeur à affronter les transports en commun et les gens qui n'avaient aucune notion de ce qu'espace personnel voulait dire, j'ai préféré m'installer dans un endroit où j'avais de la caféine à portée de main et où je pouvais user mon jean avec un bouquin et mes écouteurs. Le bonheur, ça tenait parfois à des choses simples. Le livre que je lisais me plaisait bien. De la bonne fantasy comme j'aimais. La seule faiblesse que je pouvais y trouver, comme pour beaucoup de bouquin de ce style écrit par des hommes, étaient les personnages féminins. On passait d'un extrême à l'autre. De la sainte à la reine de garces, sans nuance. C'était dommage. J'pourrais peut-être faire une thèse dessus, tiens.

J'en étais à un passage prenant, celui où le personnage principal apprenait ses origines et son rôle dans tout ça - oui, le fameux cliché du Chosen One - quand la musique qui jouait sur mon téléphone s'arrêta un bref instant pour me signaler que j'avais un message. Cindy. Qui me prévenait qu'elle rentrerait tard ce soir. Comme d'habitude. Bon, au moins, elle me prévenait. Pizza ce soir ? Peut-être pas. J'en mangeais déjà suffisamment dans la semaine. Et si je mangeais équilibré pour une fois ? Naaaaaan. J'verrais bien. J'avais toute l'après-midi pour y réfléchir. En reposant mon téléphone en face de moi, j'en profitais pour regarder qui était présent dans ce café. J'aimais bien ce genre d'ambiance. Tant que ce n'était pas bondé et que je n'avais pas de chance de me faire bousculer par quelqu'un. D'ordinaire, j'y venais avec mes amis. Mais pour une fois, j'avais décidé d'y poser mes fesses en solitaire. Se couper du monde quelques instants, ça ne m'avait jamais fait de mal. Bien au contraire. J'adorais mes amis et ma famille, hein. Mais parfois, j'avais besoin d'être seul. Je profitais de ces moments pour observer les gens autour de moi, en me demandant quelle était leur vie. Le barista qui était de préparer un latte pouvait très bien être strip-teaseur la nuit pour payer ses études, pour ce que j'en savais. La plupart du temps, je me retrouvais avec des hypothèses complétement perchées. Le type avec les stickers sur son ordinateur, là. Il pouvait très bien être... Attendez cinq minutes. Je l'avais déjà vu quelque part, non ? J'arquai un sourcil. Il m'était familier mais impossible de savoir où je l'avais déjà croisé. Je baissai les yeux vers ses autocollants en voyant qu'il avait senti mon regard sur lui. Merde. Dans le genre discret, j'avais fait mieux que ça. J'attendis quels instants qu'il se remette à taper sur son pc pour l'observer à nouveau et tenter de me souvenir où je l'avais vu. Je détestais quand ma mémoire me faisait défaut comme ça. Ce manège dura un petit moment et j'avais fini par penser qu'il allait me prendre pour une sorte de stalker creepy.

Au bout de la troisième fois, je me décidai enfin à arrêter de chercher et à me replonger dans le bouquin que je tenais dans les mains. J'étais venu pour ça, en premier lieu. Boire du café et bouquiner. Rien de plus. Retour sur le Chosen One, celui qui viendrait à bout des forces obscures qui menaçaient le royaume. Et sur son love interest, la sainte qui m'exaspérait avec sa sensibilité de personnage féminin mal écrit. Vu la date à laquelle ce livre était sorti, l'auteur n'avait aucune excuse pour ça. Quand je lisais des trucs dans ce genre, j'avais envie de me mettre à l'écriture d'un roman pour montrer que ce n'était pas si difficile que ça de faire un personnage féminin bien construit sans en faire un putain de cliché. Un mouvement me sortit de mes réflexions sur le sujet et je levai la tête pour découvrir le type au sticker qui se tenait devant moi. Je me sentis, l'espace d'une seconde, comme un con. Je n'avais pas été particulièrement discret. Son accent anglais m'était familier, donc je l'avais bien déjà croisé. " Je suis un idiot qui se balade avec une boite bleue et un tournevis"Oui, je venais de citer Doctor Who sans l'ombre d'un remord. Il m'avait posé la question, je répondais, tout simplement. "Merci pour le café, c'était vraiment pas obligé" Mais je n'allais pas cracher sur l'occasion d'en boire un à l'oeil. Parce que merde, quoi. Un café gratuit. Il fallait être idiot pour refuser. Je lui offris un sourire. "C'est ce que je me disais. On s'est déjà vu quelque part mais j'arrive pas à me souvenir."


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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Jeu 13 Oct - 11:49




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Les stickers d’un pc, c’est un peu comme les t-shirts de fandom : c’est un moyen complètement sous-estimé de faire des rencontres super cool. C’est pourtant évident, jamais quelqu’un n’irait mettre un bout de vinyle sur son ordinateur si ça n’avait aucune importance pour lui. T’aimes bien afficher ce que tu aimais, sûrement parce que t’es moins doué que tu veux bien le croire pour aborder les gens. Enfin, disons que ça dépend des périodes. Aujourd’hui, c’est le regard insistant de ce jeune homme que t’es persuadé de connaître qui t’as rendu assez courageux pour aller l’aborder. Pas les mains vides, évidemment, mais avec un café. De quoi l’amadouer, avec un peu de chance.

Tu lui demandes sans détour pourquoi il lorgne à ce point-là sur ton pc, et il te répond avec une des répliques mythiques du Docteur. Tu ne peux t’empêcher de rire, et ça te rassure quand il te dit qu’il pense te connaître aussi.

— Je me disais aussi ! Mais pareil, je sais plus quand ni comment… Prosper.

Cette fois c’est ta main que tu lui tends, en espérant que ton prénom plutôt original fasse sonner quelques cloches là-haut. Tu n’as pas l’habitude d’avoir une mauvaise mémoire, et ça te saoule un peu. C’est quand même gênant d’aborder un mec en mode ‘on se connaît’ sans pouvoir se rappeler les circonstances exactes…

— Et de rien pour le café. Tiens, on m’a conseillé le bouquin que tu es en train de lire, c’est vraiment bien ?

Tu ne sais plus qui t’as dit que c’était un roman intéressant, mais la couverture et le titre te disent quelque chose. Ta mémoire fait vraiment n’importe quoi en ce moment, tu as tout sur le bout de la langue, mais impossible de resituer précisément ce dont tu crois te souvenir. Et le café ne semble pas aider, malheureusement.

— T’es étudiant, non ?

Fallait pas vraiment être devin pour déduire ça, mais Prosper avait le vague souvenir d’une bande de jeunes qu’il avait croisée il y a quelques semaines de ça. Après, t’en croises plein des jeunes, normal quand on habite à côté d’une université, hein… Un petit coup d’œil vers tes affaires et tu te dis qu’il vaudrait mieux que tu les récupères.

— Ça te dérange pas que je m’installe à ta table ?

Tu attends sa réponse car tu es un homme bien élevé, tu ne poses jamais de questions rhétoriques — ou presque. Après tout, tu le perturbes dans sa lecture, alors ce jeune homme a bien le droit de t’envoyer bouler. Ce serait même mieux pour ton roman qui ne risque pas d’avancer si tu tapes la discute au premier venu.
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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Sam 15 Oct - 21:52

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  Au moins, je n’étais pas le seul à avoir cette impression. Et j’étais rassuré que… - Prosper, c’est ça ? - Prosper soit dans le même cas que figure que moi. C’était suffisamment gênant. J’avais pourtant une bonne mémoire et là, impossible de me souvenir. C’était le genre de situation que je détestais. Cela m’arrivait rarement mais quand ça m’arrivait, j’avais tendance à vouloir m’enterrer dans le trou le plus proche pour mourir de honte sans témoin. Imagine, t’es au supermarché en train de faire tes courses, tu entends quelqu’un qui t’appelle et qui te fait “Hey, comment ça va, depuis le temps ?” Et toi, il se passe quelques secondes avant que ton cerveau fasse le lien, qu’il mette un nom sur ce visage familier et que tu t’exclames “Ah, Trucmuche ! Je vais bien et toi ?” en tentant de faire passer ton amnésie passagère pour la surprise de croiser cette personne. Au moins, avec Prosper, il n’y avait pas besoin de jouer à ce jeu là. Directement les cartes sur la table. J’eus un sourire en entendant son nom, repensant au sticker Star Trek qu’il avait collé sur son PC. Il avait de l’humour sur lui-même, c’était un bon point. Prosper… Où est-ce que j’avais déjà entendu ça ? A part venant de la bouche de Monsieur Spock ? Il tendit la main vers moi et je la saisis pour la serrer dans un salut formel bien que je détestais ça. Serrer les mains, faire des bises pour dire bonjour. Pourquoi les gens avaient tant besoin de se toucher les uns et les autres ? Je gardai cette réflexion pour moi afin de ne pas paraître mal élevé. “Al” dis-je simplement. Je ne lui donnai pas mon prénom entier, parce que je détestais mon prénom. A part Cindy qui s’en servait pour les discussions sérieuses et les sermons, la plupart de mes connaissances m’appelaient Al ou ses différents dérivés. Alby, Ali ainsi que des surnoms comme Albus, Ali Baba et j’en passais des tas. J’allais lui demander s’il était étudiant - c’était peut-être pour ça qu’il me disait quelque chose - quand il me posa des questions sur le livre que j’étais en train de lire. Je déposai le café qu’il venait de m’offrir devant moi en hochant la tête. “C’est pas mal. A part quelques heures classiques qu’on retrouve dans ce genre d’oeuvre, c’est assez prenant. La fantasy étant un genre littéraire très codé, on reconnaît les clichés qu’on voit partout. L’élu, la prophétie, la grande menace, la vision manichéenne et tout ce qui va avec. Mais dans l’ensemble, c’est plaisant. J’aime bien. C’est une sorte de mélange entre l’Epée de Vérité et le Seigneur des Anneaux mais c’est radicalement différent malgré quelques similitudes. La plume de l’auteur est agréable et…Merde, Al, tu recommences à devenir chiant lança une petite voix dans un coin de ma tête. Je m’arrêtai net avant de lui sortir une critique de trois pages.
C’était chiant de regarder un film avec moi pour la simple et bonne raison que j’analysais tout. Les personnages, l’histoire, la façon de filmer - j’étais étudiant en littéraire mais j’avais une option cinéma - les faiblesses du scénario. Je le faisais avec des films, des séries et des livres. Souvent, on me finissait par me demander sèchement de la fermer et je m’exécutai. Parce que c’était plus fort que moi.  Je secouai la tête en levant les yeux vers Prosper avec un léger rire. “Désolé, je fais tout le temps ça. Ne regarde pas un film avec moi, c’est un conseil” S’il ne prenait pas la fuite, c’était une victoire. Il y avait certains sujets sur lesquels il ne fallait pas me lancer et la littérature en faisait partie.

Oui, en littérature” en agitant le livre avec un sourire. “Enfin, ça, je le lis en dehors des cours. Les bouquins que je dois étudier sont cools mais certains d’entre eux n’ont pas l’attrait de la bonne vieille fantasy” Je parlais trop. Je m’en rendais compte. J’avais tendance à devenir très rapidement un moulin à parole et je devais freiner mes ardeurs. Je répondis donc par l’affirmative quand il me demanda l’autorisation de venir s’installer à ma table, profitant de l’instant où il rassemblait ses affaires pour siroter un peu de café. Je déposai également mon livre à côté de moi pour me concentrer sur Prosper et parce que j’étais quelqu’un de bien élevé. Quand il fut enfin installé avec tout son barda, je lui retournai la question. “Et toi ? Tu es étudiant ?” Peut-être que c’était comme ça qu’on s’était déjà croisé, au final. Au détour de la machine à café ou dans un amphi, allez savoir. Prenova était grand. Donc c’était tout à fait possible. Ou alors, il fréquentait ce café assidûment et je l’avais déjà vu ici. Mais je m’en rappellerais quand même. En plus, un mec canon comme ça, je l’aurais sans doute remarqué. Quoi ? J’avais des yeux, c’était pas seulement fait pour lire des livres et regarder des films. Mais également admirer le physique avantageux de mes pairs. “ Tu rédiges une thèse ou quelque chose comme ça ? ” demandai-je en désignant son ordinateur d’un signe de tête.

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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Sam 22 Oct - 11:36




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Ce jeune homme que tu as déjà vu ailleurs, tu n’hésites pas à aller vers lui. Tu sais qu’il t’est familier, mais tu n’es pas du genre à te sentir gêné de devoir lui demander son nom ou l’endroit où vous vous êtes déjà rencontrés. Pas que tu sois totalement à l’abri des embarras de type sociaux, mais là, tu te sentais plutôt bien. Son nom, c’est Al, mais tu ne le remets toujours pas. Tu cherches un temps dans ta mémoire, avant de laisser tomber et de lui demander plutôt si ce qu’il lisait était cool. La couverture avait l’air pas mal, et si tu avais croisé ce bouquin dans une librairie, tu aurais sûrement été tenté de le feuilleter.

Il commence donc à t’expliquer qu’il s’agit d’un roman de fantasy plutôt classique, s’inscrivant dans la lignée des grands canons sans pour autant être mauvais et… il s’interrompt brutalement. Tu hausses un sourcil, avant qu’il n’explique à demi-mots qu’il s’est arrêté parce qu’il avait peur que tu le prennes pour un gros relou. Tu es franchement surpris, et tu secoues la tête.

— Non mais c’était intéressant ce que tu racontais ! J’ai pas encore lu l’Épée de Vérité, mais je connais bien le Seigneur des Anneaux, et c’est pas forcément ce que je préfère dans la fantasy, sauf qu’on peut pas dire que ce soit mauvais, ce serait avoir une sacrée mauvaise foi ! Tu connais Le Porteur de Lumière, de Brent Weeks ? La série est encore en cours, mais tu as tous les stéréotypes du genre, mais d’autres complètement pris à revers, j’ai trouvé ça génial. Alors oui, il y a une prophétie, un élu, et de la magie, mais connaissant l’auteur, je suis sûr qu’on va avoir une fin super étonnante. Et puis il y a des petites vannes, comme le fait que l’élu (enfin, celui qu’on te présente comme l’élu, j’en doute toujours un peu) soit un petit gros qui a bien du mal à suivre son entraînement militaire. La prophétie, je suis sûr aussi que c’est du bullshit et qu’elle a été mal interprétée ou autre, Weeks est bien du genre à jouer avec ça et le système de magie. J’ai jamais rien lu de pareil : de la magie selon les couleurs, chaque couleur ayant une connotation psychologique différente, et des propriétés physiques spéciales. Genre, j’ai fait un test sur internet, je suis un Orange : ça veut dire que je suis plutôt du genre créatif, avec un peu de manipulation d’émotions. Si j’utilise trop mes pouvoirs, je vais finir par devenir fou à ne plus savoir faire la différence entre rêve et réalité. Et le orange est une matière malléable, un peu glissante, dans laquelle on peut introduire des émotions, pour apaiser ou faire peur par exemple. Et t’as ça pour toutes les autres couleurs, ultraviolet et infrarouge inclus. Non, sérieux, c’est excellent !

Tu t’arrêtes avant de percuter. T’es comme lui, incapable de stopper le flux de tes paroles une fois que tu es parti à parler de quelque chose qui te passionne… Vous faites la paire, vraiment ! À ceci près qu’Al est un étudiant, et que toi, t’es un architecte qui passe son temps à glandouiller devant ses romans quand il ne travaille pas. Tu souris à sa question, ne pouvant t’empêcher de faire une nouvelle plaisanterie.

— J’ai l’air si jeune que ça ? Non, je bosse pour une grande entreprise, un truc chiant. Je viens ici pour écrire, j’ai plusieurs projets de romans sur le feu. Dont de la fantasy, mais c’est gravement pas prêt à être lu.

Tu reprends une gorgée de ton café et tu jettes un œil à ton pc.

— Ça te dérange si je viens te rejoindre ? J’avance à rien de toute façon… Enfin, je veux pas te perturber dans ta lecture…

Le but, c’était pas de s’incruster non plus…
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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Mer 26 Oct - 19:16

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 Je connaissais ma superbe tendance à partir dans des discours enflammés et à ennuyer les gens autour de moi à la vitesse de la lumière. Je ne pouvais pas m’en empêcher. Il fallait toujours que je m’embarque des monologues qui perdaient tout le monde en chemin. Et quand je m’en apercevais, il était généralement déjà trop tard. C’était la raison pour laquelle j’avais soudainement fermé mon grand bec. Pas la peine de faire fuir ce pauvre type en l’inondant déjà de mes propres analyses et de mon ressenti personnel. Je m’étais même excusé en précisant que ça arrivait souvent. J’étais à ça de redevenir l’ennuyeux Albert Moon, le gars qui la fermait jamais et qui avait toujours un avis sur tout. Prosper allait se barrer en courant si je continuais. Non, parce que je savais d’expérience comment les gens réagissaient à ça. J’avais suffisament récolté de “Ta gueule, Al et apprécie simplement le film."ou de “Al, c’est de la fiction. Arrête de tout analyser.” pour le savoir.
Mais à ma grande surprise, Prosper rebondit sur mes propos et en vint à parler d’un auteur que j’appréciais assez. Un sourire se dessina sur mon visage quand je l’écoutai, me rendant compte qu’il était à son tour en train de partir très loin. Il était passionné et ça se voyait. J’avais même par moment du mal à suivre, mais ça, c’était parce que j’avais le potentiel de concentration d’un poisson rouge et qu’il en fallait peu pour me perdre en cours de route. Quand il se stoppa, se rendant compte à son tour qu’il venait de faire comme moi, quelques minutes auparavant, j’éclatai de rire en hochant la tête. C’était amusant. “J’ai jamais lu le Porteur de Lumières, mais je connais un peu Brent Weeks. J’ai surtout lu l’Ange de la Nuit et j’aime beaucoup la façon qu’il a de décrire des combats. On les visualise sans mal et je pense que ça ferait un excellent film.” Je n’en dis pas plus. Il valait mieux s’arrêter là sinon, j’y serais encore demain, à lister les faiblesses et les points forts de cette saga. Et je passerais à la suivante. Et encore à la suivante. Le temps que je fasse le tour de tout ce que j’avais à dire, le café serait déjà fermé pour la nuit.  

A ma question, il sourit en se permettant une petite blague puis en me répondant plus sérieusement. Un architecte ? J’arquai un sourcil. Qu’est-ce qu’un architecte pouvait bien faire ici ? Quelques secondes plus tard, j’avais ma réponse. Il écrivait. Un projet de roman. De quoi augmenter un peu plus mon intérêt. J’avais tilté à un détail, en revanche. Grande entreprise ? “Tu bosses dans quelle boîte ? Enfin, t’es pas obligé de me répondre. J’suis curieux de nature, désolé.” Nan parce que j’étais curieux. Vraiment. C’était aussi un de mes grands défauts. J’étais parfois trop curieux. Je me retenais parce que certaines choses étaient mieux quand elles étaient ignorées. “Non, c’est bon, tu peux t’installer. En fait, je venais surtout passer le temps ici. Pas envie de me taper les bus tout de suite pour rentrer. Tu peux venir mais il faudra que tu me parles de ton projet de roman, alors.” Je ponctuai ma phrase avec un demi-sourire. Quoi ? La littérature, c’était mon domaine. Il était donc normal que je m’y intéresse. J’adorais tout ce qui y touchait de près ou de loin, donc un projet de roman, surtout en fantasy, mon genre préféré… Forcément que ça allait attiser ma curiosité. C’était obligé. Après, je pouvais comprendre si Prosper ne voulait pas répondre à ma question. On avait souvent du mal à discuter de ce genre de projet. On avait souvent l’impression que ça allait être nul, absurde et j’en passais d’autres.

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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Mer 26 Oct - 21:04




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Franchement, vous vous valez bien. Entre lui qui te fait l’analyse du roman qu’il a entre les mains et toi qui te mets à faire la publicité pour Brent Weeks sans aucun signe de remords, vous pouvez faire une battle de monologues enflammés. On aura bien du mal à choisir un gagnant. Enfin, ça ne te gêne pas de trouver quelqu’un comme toi, au contraire, ça augurait de superbes conversations à rallonge avec des lignes de dialogues de plusieurs pages, un peu comme dans le Seigneur des Anneaux, quand Frodon & Sam expliquent leurs pérégrinations à Faramir. Non mais sérieusement, cette scène est géniale, mais les répliques font littéralement plusieurs pages. On déconne pas.

Bref, toi, tu parles de Brent Weeks, le dernier écrivain à qui tu as vendu ton âme sans hésitation. Ce mec écrit super bien et ça ne t’étonnes pas qu’Al ait déjà lu l’Ange de la Nuit.

— Oh, je l’ai connu avec ces bouquins là justement ! Et bah tu seras pas déçu avec le Porteur de Lumière, je te jure, il y a des scènes de batailles navales, c’est…

T’as tellement pas de mot que tu fais un grand geste avec tes mains, façon explosion Michael Bay. Après, t’es pas trop chaud pour que ce soit adapté, parce qu’il y aurait forcément un casting un peu chelou et des coupes dans le scénario, et ça, tous les fans de bouquins le savent : c’est MAL. À la place, tu annonces que tu es un simple architecte, tout en taisant le nom de la boîte où tu bosses. Évidemment, curieux comme il l’était, Al ne laisse pas passer, et tu te retrouves un peu con alors qu’il revient sur ce qu’il disait.

— C’est juste un cabinet, rien de bien trépidant. J’ai un métier chiant.

Pour les autres du moins, parce que tu avais toujours adoré imaginer des lieux d’habitations, surtout souterrains. Entre autres. Avec Hydra, maintenant, on t’offre plutôt des challenges du type conception d’un bunker super secret dans un coin tranquille mais avec de la technologie et tout le confort possible et une bonne installation Wi-Fi. On est loin des Cro-Magnons dans leurs cavernes, c’est clair, mais c’est aussi ça qui te plaît. Seul souci ? Tu ne peux pas en parler en public pour des raisons très évidentes.

Enfin, ce qui t’intéresse surtout, c’est de savoir si tu peux t’installer et ramener ton pc. Le voir seul de l’autre côté du café te stresse un peu, du coup tu souris quand Al accepte.

— J’vais chercher la bête et je t’en parle alors !

Aussitôt dit, aussitôt fait : tu te poses sur la même table qu’Al, avec ton pc ouvert. Parler de ton roman, hein ? Il est… un peu spécial, disons. Même toi, tu ne sais pas trop où il va, c’est dire.

— Bah en fait j’ai envie d’écrire une histoire de super héros mais dans un univers cyber/steampunk… Mon perso principal, c’est une fille, orpheline et élevée pour devenir une machine à tuer. Elle a un meilleur pote qu’elle adore, mais qui a un an de plus. Ah oui, quand ils ont seize ans, on leur injecte un truc en secret, qui les rend un peu chelous tu sais, des super pouvoirs. Du coup, son meilleur pote part, et là tu penses qu’ils vont avoir une super vie dans la capitale, mais en fait non, parce qu’un an plus tard, il revient pour la sauver sauf qu’il arrive trop tard et qu’elle reçoit quand même son injection. Parce qu’en fait, quand ils sont dans la capitale, au lieu de servir et protéger comme des gentils, ils sont achetés par des privés et deviennent une milice… Et le meilleur pote il cautionne pas et il est allié avec un groupe de rebelles.

Tu marques soudainement une pause.

— C’est pas clair, hein ?

Non, c’est genre pas clair du tout. Mec, c’est le bordel dans ta tête, et va falloir t’y faire un jour.
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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Dim 6 Nov - 14:10

Talk Coffee To Me

C’était ce que j’appréciais le plus dans ma vie à l’université. Pouvoir rencontrer des gens, discuter de centres d’intérêts communs autour d’un bon café, dans un endroit qui transformait ce genre d’échange en plaisir. Une préparation à base de caféine, ça facilitait toujours les choses. Parler de livres, plus particulièrement d’un genre littéraire auquel j’étais assez sensible, c’était un excellent moyen de passer le temps et de connaître la personne en face. L’expression “Dis-moi ce que tu lis, je te dirais qui tu es” était assez vraie, me concernant. J’avais ce besoin de m’éloigner de la réalité et de me fondre dans un monde fictif. La fantasty m’offrait alors un dépaysement total. Autre monde, autres règles. J’y plongeais avec plaisir, passant volontiers de longues heures à parcourir ces pages recouvertes d’encre, de lettres jointes qui formaient des mots, qui eux-mêmes formaient des phrases pour finir par résumer une idée. La littérature était quelque chose de fantastique.

A ma question sur son travail, Prosper répondit qu’il avait un métier chiant. C’était juste un cabinet, qu’il disait. J’haussai un sourcil. Un architecte qui trouvait son métier chiant ? Ah bah. Je décidai donc de passer à autre chose. Il m’en donna l’occasion en me demandant s’il pouvait s’asseoir avec son pc, ce que j’acceptais, ajoutant avec humour que c’était à condition qu’il me parle de son manuscrit. J’étais étudiant en lettre ou je ne l’étais pas ? Je m’attendais néanmoins à ce qu’il refuse, après tout, on venait de se rencontrer donc il n’allait pas me livrer les détails de ce qu’il écrivait comme ça. Moi, c’était ça. J’écrivais des fois, mais j’avais un mal fou à accepter une seconde de laisser les gens zieuter ce que je baragouinais. Déjà parce que j’étais persuadé d’écrire comme une collégienne qui faisait des fanfictions sur son groupe de rock préférés où elle se mettait en scène avec eux. Et même là, c’était mieux, car il y avait de très bonnes fanfictions malgré tout. Quoi ? Oui, ça m’est arrivé d’en lire. Pour la science. On pourrait passer à autre chose ?

Mais pourtant, Prosper accepta de m’en parler. Je levai alors la tête vers lui, avec toute l’attention dont j’étais capable. Et malgré tous mes efforts, il réussit à me perdre en route. J’avais vaguement intégré l’histoire de super-héros, l’univers dans lequel ça se passait, les relations entre les personnages. Mais pour le reste…Prosper dut voir mon expression ahurie parce qu’il s’arrêta en plein élan. Avant de me dire que c’était pas clair. Je marquai un temps avant de rire nerveusement et de me gratter le sommet du crâne. J’étais trop expressif. “Attends… J’avoue que j’ai un peu du mal à suivre. Son pote a reçu l’injection avant elle et c’est pour ça qu’il revient ? Il a vu comment ça se passait donc il veut empêcher que ça lui arrive aussi ? Tous les gosses de seize ans qui sont envoyés à la capitale font partie de la milice, c’est ça ?” Je devais probablement avoir l’air du dernier des imbéciles en essayant d’y voir clair. J’eus à nouveau un rire nerveux, me sentant affreusement ridicule. “Non mais sinon, l’idée est pas mal du tout. L’univers cyber/steampunk devient de plus en plus populaire de nos jours et c’est pas plus mal. Y’a toujours moyen de faire des trucs sympa avec ça.” J’espérais que Prosper n’allait pas croire que je me le jouais grand sage de la littérature. J’avais cette tendance à ramener ma science sans même m’en rendre compte et parfois, c’était déroutant pour les autres. Moi le premier quand je m’en rendais compte. Du coup, je me sentais obligé d’ajouter “Après, je dis ça comme ça, hein ? Je suis qu’un étudiant, j’suis pas critique ou quelque chose dans le genre. Mais je trouve ça prometteur. T’as trouvé un titre pour ton manuscrit ?” Je lui adressais un sourire sincère. Ça m’intéressait vraiment mais j’avais peur de passer pour le mec avide de tout savoir, alors que non, j’étais simplement curieux. Un peu trop, certes.

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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Mar 20 Déc - 8:46




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Les rencontres ont toujours quelque chose d’un peu magique, de mystérieux. Même si ce n’est pas la première fois que tu adresses la parole à Al, tu ne le connais pas plus que ça et pourtant, vous êtes déjà là à débattre comme de vieux amis. Certains aiment à dire que les nerds sont asociaux mais il suffit de trouver un sujet de conversation commun, une passion et plus rien ne les arrête, et ce peu importe l’âge ! Tu sais bien que tu es plus vieux qu’Al, mais en tant que lecteurs de romans fantasy, vous êtes à égalité. Tu aimerais pouvoir avoir ce genre de discussions avec tes collègues parfois… Tu dois avouer que tu n’as jamais vraiment essayé, peut-être devrais-tu faire quelques efforts supplémentaires pour te lier un peu plus avec tes coéquipiers ?

Peut-être que certains seraient d’accord pour lire ton manuscrit, d’ailleurs ? Tu en parles à Al qui te demande ce que tu fais sur ton pc, et trop heureux de pouvoir raconter ton histoire, tu lui détailles le scénario du roman. Enfin, tu essaies. Pour un écrivain en herbe, tu n’es pas très bon pour narrer une histoire de façon claire et cohérente, à moins que le problème ne vienne directement de ton roman…? Tu n’en es pas sûr. Tu aimerais rendre ça complexe mais compréhensible du premier coup, et ce n’est pas un pari gagné d’avance. C’est là qu’on voit le talent d’un auteur, un talent qui te fait sûrement défaut.

Pourtant, quand Al essaie de resituer et reformule avec ses propres mots, c’est bien ton histoire que tu entends. C’est la preuve que tu n’es pas si nul que ça, non ? Ton visage s’éclaire d’un sourire alors que tu hoches la tête.

— Oui ! Oui, c’est ça ! Je pense ajouter le fait qu’on les maltraite à la milice, au delà du fait d’être maltraités bien avant puisqu’ils sont entraînés militairement dès leur enfance…

Tu n’en ajoutes pas plus, principalement parce que tu as encore beaucoup de travail et qu’il te manque encore certains ingrédients pour faire un bon roman. Tu estimes que la grande méchante manque de charisme, que ses motivations ne sont pas bien claires, et puis tu trouves encore tes personnages stéréotypés, mais tu sais qu’ils gagneront en profondeur à force de les retravailler, encore et encore. Ils manquent de patine, d’âge, mais ça, c’est un problème qui va se régler tout seul ou presque.

En tout cas, ça te fait bien plaisir qu’Al soutienne ton projet, et ce même si vous vous ne connaissez pas vraiment. C’est même encore plus encourageant, puisqu’il n’y a pas le biais de l’amitié, et qu’il est sûrement plus objectif qu’un vieux pote. Tu continues à sourire, et tout en relisant quelques lignes, tu le remercies.

— Ça me rassure alors ! Je pense que ça va sûrement plus taper dans le cyber, mais je dois encore peaufiner l’univers de toute façon.

Encore un truc qui prend des années ! Il faut avoir de la patience pour faire ce métier… Heureusement qu’entre temps, tu conçois des souterrains en quelques mois : rien n’est jamais plus satisfaisant que de voir le résultat concret de ses efforts. C’est un peu comme le moment où tu décides du nom définitif de ta nouvelle ou de ton roman, c’est un moment spécial.

— Non, pas encore. Généralement je le fais à la fin de la première relecture… Le titre provisoire c’est Les Invisibles mais je suis pas convaincu.

Tu hausses les épaules en reprenant de ton café, le regard dans le vague. Tu trouves ton titre trop bateau, trop vague justement. Sans mauvais jeu de mots à base de champ lexical de l’océan, bien sûr.
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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Ven 6 Jan - 21:02

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La construction d’un roman pouvait être quelque chose de fructueux. Noter ses idées, faire le tri entre les bonnes et les mauvaises, peaufiner des détails, se relire ou non. Beaucoup s’imaginait qu’il suffisait d’avoir du talent pour ça. En réalité, c’était bien plus complexe, bien plus méthodique. Au final, la rédaction n’était qu’un détail, un engrenage de plus dans la grande machine. C’était pour cette raison que je ne m’étais pas lancé dedans. Je pourrais. Mais j’étais si facilement déconcentré qu’au final, je pourrais passer des années sans rien écrire. Parfois, il fallait reconnaître ses faiblesses et mon incapacité à rester concentrer sur une tâche plus de cinq minutes en était une. Les idées, pourtant, ce n’était pas ce qui manquait. J’en avais plein la tête. Elles fourmillaient, accaparant mon attention et me murmuraient leur envie de sortir. Elles voulaient que je les couche sur le papier, que je leur donne des mots pour qu’une tierce personne puisse les comprendre. Elles voulaient devenir des phrases, des verbes, des adjectifs. Elles voulaient exister autrement que dans mon esprit, tout simplement. Mais même si je me posais ne serait-ce que cinq minutes pour exaucer leur désir, je savais d’avance qu’elles seraient incomplètes. Trop vagues pour être cernées dans l’ensemble. Ou au contraire, trop complexes.

J’en parlais avec Prosper, lui donnant mon avis sur le scénario qu’il venait de me vendre. J’étais sincère dans mes propos. Mes maigres tentatives d’écritures se résumaient à de courts récits que je ne terminais jamais et que je finissais par bazarder parce que j’étais toujours insatisfait du résultat. J’avais sans cesse l’impression que mes phrases ressemblaient aux balbutiements d’un nouveau-né, qu’elles n’avaient pas le moindre sens. Trop longues ou au contraire trop courtes. Trop chargées ou trop simples. On pourrait à tort penser que le fait d’étudier la littérature était censé m’aider. Mais c’était tout le contraire. Je ne faisais que comparer mes maigres créations à celles d’auteurs reconnus et acclamés pour leur talent. Je finissais, selon toute logique, par détester mon oeuvre et jurer que je ne le ferais plus. Avant de recommencer, encore et encore, dans un cycle sans fin. Prosper avait l’air d’avancer dans son projet. Du moins, ce qu’il m’en disait indiquait que ça avançait. S’il n’avait pas rédigé les évènements dont il m’avait parlé, ils avaient l’air d’être définis dans son esprit.

A ma question sur le titre possible de son manuscrit, sa réponse ne me surprit pas. Trouver un titre, c’était toujours une épreuve. Que ce soit au début, quand l’idée d’une histoire est simplement là, au milieu quand l’histoire se développe un peu plus ou à la fin, quand il s’agit de trouver ce qui est le plus parlant. Un titre qui avait un rapport, quelque chose qu’on avait choisi pour une raison. J’hochais donc la tête, en reportant mon regard sur ma tasse de café qui était lentement en train de refroidir.  J’avais peur de passer pour quelqu’un qui ramenait sa science sur le sujet. Parce que bon, si on était honnête cinq minutes, je n’étais qu’un étudiant, pas un critique ou l’un de ces blogueurs énervés qui faisaient des reviews de bouquins avec toute la mauvaise foi du monde parce qu’un minuscule détail sur l’ensemble de l’oeuvre ne leur avait pas plu. Mes études me poussaient justement à être critique sur ce que je lisais et en listant les points forts et les points faibles de chaque oeuvre qu’on étudiait en cours. Mais c’était pénible. Souvent, j’avais affaire à des pavés ennuyeux comme la pluie, des classiques trop souvent acclamés par des critiques réacs qui ne supportaient que ce qui était vieux et plus d’actualité. Encore une fois, je m’écartai du sujet de base. On en était à Prosper et son bouquin. Seulement à Prosper et son bouquin, pas la littérature en général. Focus, Albert. Reste concentré. « Okay. Bon courage pour la suite, j’imagine ? Enfin, pour la rédaction ? » Je secouai la tête pour me reprendre. Voilà pourquoi je n’écrivais pas de roman. J’avais déjà suffisament de mal à dire à l’oral ce que je voulais dire. Alors l’écrire ? Pas pour moi, non merci. « Pour tout le bazar qu’il y a autour quoi. C’est pas évident d’écrire, finalement.» Ouaip. S’il comprenait où je voulais en venir avec ce que je lui balançais, il était fort. Parce que même moi je ne me comprenais pas. « Je veux dire par là, n’est pas Stephen King qui veut. Le mec te sort dix bouquins par an, quoi. Je sais pas comment il fait. Rien que faire une dissert’, moi, j’ai du mal à rester dessus plus de trente secondes. »

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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Mar 17 Jan - 12:02




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Tu sais bien qu’écrire un roman est quelque chose de bien romantique que dans l’imagination populaire, mais tu ne peux pas t’en empêcher. Tu y es poussé, séduit par l’illusoire facilité de coucher une histoire noir sur blanc, de l’habiller de mots, de faire vivre les personnages avec cet outil à la fois simple et complexe qu’est la langue. Pas que la technique soit secondaire dans l’écriture, mais elle n’est pas immédiatement apparente, pas comme pour le dessin ou la musique, des domaines dans lesquels tu brilles autant qu’un clou rouillé. Tu manies le crayon juste assez bien pour faire ton métier, qui la plupart du temps, demandait surtout de savoir utiliser un logiciel peu intuitif, gourmand, et hors de prix.

Les encouragements d’Al, ce jeune homme que tu connais à peine, te vont droit au cœur malgré sa remarque quant à la difficulté de l’exercice, une difficulté que tu préfères occulter. Mieux vaut parfois ne pas avoir conscience des obstacles qui se présentent à nous, histoire d’avoir le courage et l’audace de les contourner. Écrire ce roman, c’est ton défouloir, ton hobby : tu n’as pas dans l’idée d’en faire ton métier, pas réellement, et tu ne le considères pas vraiment comme un travail. Tu as peut-être tort, mais tu veux que ça dure.

— Merci. Ça devrait aller… Enfin j’espère. J’ai pas de deadline, donc, je m’en fous un peu…

La comparaison avec Stephen King est un peu violente : n’est pas un génie qui veut, et d’ailleurs, tu penses que crier au génie dans le cas de King minimalise bien trop la tonne de boulot qu’il abat.

— J’ai lu qu’il se posait sur sa machine à écrire chaque matin et n’en bougeait pas tant qu’il n’avait pas sorti ses 2000 mots. Enfin, ça c’était la grande époque de l’horreur, les années 80/90… Là, il est passé dans un style fantastique qui me plaît moins, et il écrit moins aussi. En fait, moins que les chiffres, je pense que c’est sa régularité qui est extraordinaire. Quand j’ai lu qu’il considérait qu’un premier draft ne devait pas s’étaler sur plus de trois mois, je me suis un peu étouffé. Je suis trop dispersé, je crois.

D’un autre côté, tu savais aussi que ce n’était pas entièrement ta faute, et que même si tu travaillais là-dessus, tu ne pourrais pas devenir l’homme idéal d’Adam Smith, concentré sur une seule tâche jusqu’à ce qu’elle soit terminée. Non, tu prenais les choses comme elles venaient, canalisant comme tu le pouvais l’inspiration ou la motivation quand elles se faisaient rares. C’est le prix à payer pour ne pas être dégoûté de ce que tu faisais. Du coup, tu comprends Al et sa difficulté à se focaliser sur une pauvre dissert, et tu hoches la tête.

— J’avais le même souci quand je devais travailler sur des projets qui ne m’intéressaient pas… Peut-être que supprimer les distractions pourrait aider ? J’hésite parfois à utiliser un logiciel qui bloque certaines applis pendant une période de temps donnée, genre une ou deux heures : t’as pas le choix de bosser, d’être productif parce que tu peux rien faire d’autre sur ton pc. C’est un peu violent j’en conviens… Sinon la méthode de la carotte ? Te récompenser toi-même quand tu atteins un objectif ? Si je ne faisais pas ça, je me serais déjà fait virer. Enfin, moi c’est un peu spécial aussi…

Dois-tu vraiment aborder ce sujet ? Merde, tu te rends compte que t’en as trop dit, ou pas assez, alors tu préfères noyer le poisson.

— T’as du mal à te concentrer pour tout ? Ou juste le boulot ?

C’est pas spécialement le genre de questions qu’on pose alors qu’on connaît à peine la personne, mais c’est sorti tout seul. Sur le coup, tu ne vois même pas le problème. Signe que tu ne vas peut-être pas aussi bien que tu le penses.
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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Jeu 2 Fév - 14:18

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Je continuais d’écouter Prosper en hochant la tête. J’avais pris Stephen King comme comparaison parce que c’était la seule que j’avais sous la main à l’heure actuelle, même s’il y avait probablement des auteurs plus prolifique que lui. Mais là tout de suite, c’était son nom qui était sorti. Et j’étais d’accord sur un point, oui, il écrivait moins. Je redressai la tête avec intérêt quand Prosper me parla de ses propres difficultés à se concentrer. Je me sentais largement moins seul.  Et les conseils, concernant ce logiciel miracle, ça me laissait perplexe en revanche. Parce que bon. Je n’avais pas besoin d’applications pour passer à autre chose. Mais c’était une belle initiative pour ceux qui ne pouvaient pas s’empêcher de checker les réseaux sociaux toutes les cinq minutes. Et la méthode de la carotte ? Peuh, je trouverais le moyen de me disperser encore. Parfois, il fallait reconnaître ses faiblesses. Et mon incapacité à me concentrer en était une.  Là par exemple, en écoutant Prosper, je sentais mon regard partir ailleurs, irrémédiablement. Ça me demandait un effort mental considérable pour ne pas lâcher Prosper des yeux. Ce qu’il me disait était pourtant intéressant, vraiment. Mais c’était mon cerveau qui ne décidait d’en faire qu’à sa tête comme d’habitude.

J’avais du mal à me concentrer pour absolument tout. Absolument. J’étais Al la tête en l’air. Ou le poisson rouge. J’étais déterminé, je comptais aller jusqu’au bout d’une tâche et… OH ! TIENS ! Un papillon. Ou une tâche d’encre sur une feuille qui allait me déconcentrer pour de bon. Mais comment expliquer ça à quelqu’un que je venais de rencontrer ? Je m’apprêtais à sortir une comparaison rigolote avec le chien dans Là-Haut qui oubliait ce qu’il était en train de faire en apercevant un écureuil quand une silhouette attira mon attention. Tournant les yeux vers la baie vitrée au fond, je vis un homme qui me fixait avec un sourire. Une panique sourde monta en moi sans que je ne puisse expliquer pourquoi. Je connaissais ce type. Il me connaissais. Et il était dangereux. Ça, c’était imprimé dans mon esprit. Quelque chose me poussait à fuir, là, tout de suite, en laissant Prosper tout seul. Me barrer comme le dernier des connards parce que c’était ce que mon instinct de survie me soufflait. Me casser de là. Tout de suite. Maintenant. Encore fallait-il que mes jambes acceptent de suivre. Elles me semblaient vachement lourdes tout à coup.  D’un mouvement rapide et désordonné, je me redressai, manquant de foutre la table et tout ce qu’elle contenait par terre. Un regard vers les cafés et le liquide qui s’étalait sur la table. Un gros merde qui s’imprimait dans ma tête. Les clients du café qui me fixaient en me demandant quelle mouche venait de me piquer. Je marmonnai un faible : « Désolé, je… » Mes yeux vinrent se poser à nouveau sur la baie vitrée, où il n’y avait maintenant plus personne. Une seconde s’écoula pendant laquelle je restais debout, le coeur battant et tremblant sans même savoir pourquoi. Putain. Il était où, ce type ? Je secouai la tête en m’emparant d’une serviette en papier pour éponger le café avant qu’il ne gagne l’ordinateur de Prosper. « Vraiment désolé. Je… Merde, excuse-moi, je sais pas ce qui m’a pris, j’ai…» J’ai cru voir quelqu’un que je ne connais pas du tout mais qui m’a foutu la trouille de ma vie ? Je tentais de modérer mes tremblements quand j’épongeais mes conneries mais c’était aussi difficile à cacher que la panique que Prosper pouvait lire dans mes yeux alors que je m’efforçais justement de ne pas le regarder. Je ne savais pas comment lui expliquer ça sans passer davantage pour un cinglé. « Ton ordinateur n’a rien, au moins ? Je…» Putain. Putain de merde. J’étais à présent incapable de finir une fichue phrase. Mon regard fuyait encore et toujours vers la baie vitrée. La dernière goutte de café épongée, je me tournai pour balancer les serviettes dans la poubelle la plus proche. Peu à peu, les autres clients se désintéressèrent de moi. C’est ça, oubliez-moi. Laissez-moi disparaitre dans la honte.

Je ne pouvais plus rester ici et regarder Prosper en face après ça. « Je dois y aller. J’viens de me rappeler que j’ai cours dans une demi-heure.» balançai-je à toute vitesse en rangeant mes affaires dans la précipitation. Paye ton prétexte de merde. C’était toujours mieux que de lui balancer que je venais de flipper pour rien du tout. Debout face à Prosper, je sortais mon portefeuille en baissant la tête. « Les cafés sont pour moi. C’était cool comme discussion, ravi de t’avoir rencontré. On se recroisera sans doute, si tu traines dans le coin souvent.» Posant les billets sur la table pour rembourser Prosper, je lui adressai un dernier signe de tête. J’ajustai une dernière fois ma sacoche, en profitant pour rassembler le peu d’idée que j’avais déjà et me dirigeai vers la sortie en me retenant de courir. Je n’avais qu’une envie : rentrer chez moi et ne plus sortir de l’appartement.


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MessageSujet: Re: Talk Coffee to Me [ft Albert]   Ven 3 Fév - 17:40




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Tu dois sûrement saouler ce pauvre étudiant avec tes histoires, parce que tu sens sa concentration faiblir. Pourtant, comme poussé par un élan irrésistible, tu continues à parler, tu en rajoutes une couche, tu n’arrives juste pas à t’arrêter. Tu te doutes que le moment arrivera où Al se barrerait sans demander son reste, mais tu dois avouer que la façon dont il a de se redresser d’un coup en totale panique te surprend un peu. Il manque de renverser la table, fait basculer les cafés encore chauds et manque de foutre ton pc par terre. Heureusement, tu as de bons réflexes et tu soulèves légèrement ton ordi pour qu’il ne se casse pas la gueule, ni qu’il soit endommagé par le liquide. Al s’inquiète, évidemment. Son air totalement paniqué t’intrigue, mais qu’est-ce que tu peux faire, sinon le rassurer ?

— Tout va bien, ne t’en fais pas… Le pc n’a rien.

Tu veux demander si ça va même dans ce cas où il est évident que ça n’allait pas, mais les mots ne franchissent pas tes lèvres. Tu suis le regard d’Al, mais tu ne vois rien. Il te semble qu’il a vu un fantôme, mais tu ne dis rien et tu continues à éponger le naufrage des cafés hors de prix. Tu n’en as pas le temps, ni vraiment l’envie. Si Al veut s’extraire à ta présence, qu’il le fasse. D’autant plus qu’il a sûrement plein d’autres choses à faire.

— Bon courage ! Et la prochaine fois, c’est moi qui paie !

Un sourire étire tes lèvres, mais tu es toujours inquiet pour le jeune homme. Tu aimerais pouvoir faire quelque chose, mais tu n’es qu’un pauvre architecte, et puis tu le connais à peine. Être trop insistant serait une mauvaise chose, alors tu le laisses filer en finissant de mettre de l’ordre dans tes affaires.

Tu quittes finalement le café quelques minutes après lui, toujours aussi perplexe. Cela te travaille une bonne demi-heure, avant que ta vie ne reprenne le contrôle sur tes inquiétudes. Toi aussi, tu avais d’autres choses à faire et à penser, même si elles ne pressaient pas forcément.
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