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 Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)

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Cindy MoonHumain modifié
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MessageSujet: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Dim 23 Oct - 19:12

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Je suis accoudée au comptoir du Pegasus, un cupcake à demi manger dans les mains pendant que Lydia me raconte les derniers exploits, ou bêtises selon le point de vue, de Aidan et je ne peux m’empêcher de sourire. Ai-je dit que j’étais totalement gaga de mon filleul ? Oui très probablement parce que je suis totalement folle de ce petit bout de chou. Et savoir qu’il en fait voir entre deux de toutes les couleurs à ses parents, enfin surtout à sa mère pour le coup, me fait beaucoup rire. Oh, rien de bien grave hein mais l’idée de Lydia qui se retrouve avec des épinards partout dans sa cuisine parce qu’il a joué avec sa cuillère continuera de me faire rire dans cinquante ans. Elle me demande si je peux rester encore longtemps. Je grimace. Pas trop trop. Je dois rentrer à la maison pour m’occuper de Ghost un peu. Je la vois m’interroger du regarde. Je sais bien pourquoi vu qu’avant, je lui ai raconté comment je trouvais que c’était une mauvaise idée d’avoir un chien et que je n’avais pas le temps pour m’occuper d’un chien et que tout ce genre de chose. Mais la vérité est que ça c’était la partie rationnelle et raisonnée de Cindy Moon. Et non la jeune adulte qui, sans totalement savoir pourquoi, a cet espèce de vide et de peur de la solitude qui la dévore de l’intérieur. Oui bon bah, je suis aussi totalement gaga de mon chien contrairement à ce que j’essaye de faire croire à Albert. J’entends Lydia rire et je lui fais une grimace avant de finir mon cupcake en gobant ce qu’il en restait, c’ est à dire plus d’une bouchée. Je lui fais les yeux doux et elle m’en ressert un, ainsi qu’un café, avant de me dire qu’elle devait me laisser parce qu’elle avait la commande d’une cliente à finir vu que la cliente devrait pas tarder à venir la récupérer. Je lui dis que y a pas de problème, que je dois pas la gêner dans son travail. Heureusement d’ailleurs qu’elle a pas de problème à aller en cuisine s’occuper de son boulot quand je squatte son magasin, vu le temps que je peux passer dedans quand je m’y mets. Je suis grave, je sais. Mais je me sens bien au Pegasus, du coup quand je peux je viens. Et puis, ça me change pas mal de Hammer Bay, où je vis et travaille quoi. Et en plus, je pourrais faire des kilomètres pour les cupcakes de Lydia qui sont définitivement les meilleurs que je n’ai jamais mangé. Et je vous jure, j’ai travaillé à la comparaison en testant tout ceux de l’île pour lui confirmer que les siens sont les meilleurs. J’attrape mon téléphone, une fois ma meilleure amie repartie dans sa cuisine où je n’ai pas le droit d’aller parce qu’elle dit que j’y foutrais bien trop le bordel. Elle a pas tort d’ailleurs… Mais bref, je prends mon téléphone et vérifie, avec une pointe de soulagement, que je n’ai pas reçu de messages du bulot ni de sms sos de je ne sais pas qui, à commencer par mon frère. Fin Ghost peut pas envoyer de sms donc si y a une urgence pour Ghost ? OH MERDE ! CINDY STOP ! Pense pas à ce genre de chose. Pense pas à ce genre de chose. Je lâche un soupire monumentale, appuyant mon visage contre le comptoir quand j’entends la sonnette du magasin, m’indiquant que quelqu’un vient de rentrer dedans. Et Lydia est dans la cuisine… Je m’en occupe ! Affichant un sourire qui se veut vendeur même si je bosse pas ici et qu’à la moindre question je hurlerais que ma meilleure amie sorte de sa cuisine, je me retourne vers le nouvel arrivant. Que je reconnais tout de suite ayant vaguement la sensation de me prendre un coup de poing dans le visage. Je tente de garder un sourire mais je sais bien que cela commence à ressemble à un visage décomposé. Mais comment aurais-je pas pu le reconnaitre ? Ses boucles blondes, ses yeux marrons… et son sourire qui se ternit lui aussi un peu quand il me voit. Je déglutis péniblement. Bonjour Gabriel. Je… Je suis désolé ? Je me suis comportée comme une saloperie la dernière fois que je t’ai vu. Nope, ça marche pas ça. Je suis contente de te voir ? Avec la grimace que je viens de tirer il n’y croira pas une seconde même si ça reste plus ou moins véridique. Je peux t’aider ? La patronne est en cuisine, elle finit une commande. Oui c’est bien mieux comme réponse ça. Essaye de sourire Cindy. Non j’abandonne. Gab me connait de toute façon suffisamment pour s’en rendre compte et c’est pas spécialement que j’ai pas envie qu’il se rende compte que je me force là mais… c’est totalement ça oui. J’ai envie d’être n’importe où à cet instant sauf ici. J’aurais dû rentrer m’occuper de Ghost bordel. En même temps… je suis heureuse de le voir, de voir qu’il a l’air d’aller bien au moins physiquement. Que le destin le refoute sur ma route sans que je n’ai à retourner vers lui ce dont j’étais parfaitement incapable.
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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Dim 23 Oct - 21:18

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La partie la plus pénible de son boulot consistait à faire les emplettes pour sa patronne. Il n’était pas certains que ça entrait dans ses fonctions d’assistant juridique. Mais à y réfléchir, cela lui permettait de ne pas passer les journées calmes comme celle-ci à se tourner les pouces derrière son bureau. Journée calme pour lui, pas pour sa boss qui devait probablement se faire injecter n’importe quelle boisson contenant une substance se terminant en“-ine” par intraveineuse pour conserver son rythme. Et quand elle était en manque de carburant, un coup de fil à son assistant suffisait pour se ravitailler. Il ne jugeait pas, bien entendu, étant également bien trop porté sur le café. Il avait besoin de ça pour réussir à être fonctionnel dans une journée. Il s’attendait à faire le trajet habituel mais cette fois, la destination avait changé. Sa patronne avait entendu parler d’une boutique et voulait tester par elle-même. Donc, boisson chaude se terminant en “-ine” et des cupcakes pour la dame. Par chance, sa voiture avait eu droit à un plein intégral et à un contrôle technique dans les règles de l’art. Elle ne demandait qu’à démarrer et parcourir une certaine distance. Le trajet se passa sans accroc, si ce n’était qu’un léger embouteillage en sortant de la ville parce qu’un groupe d’écolier était en sortie scolaire et qu’il fallait attendre que chacun traverse la rue pour repartir. Ce qui était logique.

Il s’alluma une cigarette en arrivant devant le Pegasus. Un jour, il arrêterait de fumer ces cochonneries. Enfin, c’était ce qu’il disait. Maritza le tannait avec les dangers de la cigarette à chaque fois qu’elle le voyait avec un de ces trucs au bec. Et juste après, en général, son père s’en allumait une, ce qui obligeait sa belle-mère à se détourner de Gabriel pour aller passer un savon à Martin qui ruinait son argumentaire. Et le beau-fils en profitait pour faire disparaître l’objet du conflit aussi rapidement qu’il l’avait allumé pendant que son père se faisait traiter d’irresponsable. C’était drôle, ça arrivait à chaque fois et il ne s’en lasserait sans doute jamais. Mais il devait sérieusement songer à arrêter ces merdes. Il ne souvenait même plus pourquoi il avait commencé. Probablement une raison stupide.  Il tira sa dernière latte, écrasa sa cigarette dans le cendrier le plus proche et sortit son téléphone de sa poche pour y retrouver la commande de son addict de patronne qu’il avait noté pour être certain de ne rien oublier. Il avait une réputation à garder. Être efficace dans son travail en toutes circonstances. Et ça commençait par ramener EXACTEMENT ce qu’on lui demandait.

En poussant la porte, il avait encore les yeux rivés sur son téléphone, mémorisant chacun des mots pour être certain de ne pas se planter en commandant. La sonnette le fit sursauter et l’espace d’une seconde, il se sentit stupide. Voilà ce que ça donnait quand on était trop concentré pour faire attention à son environnement. Il se prépara donc à faire un sourire poli, parce que les gens bien élevés souriaient quand ils entraient dans une boutique. Enfin, lui, c’était ce qu’il faisait. Il ne savait pas bien pourquoi, mais il le faisait. Et puis soudain, une voix familière devant lui, des yeux bleus et des boucles brunes qu’il reconnaîtrait sans la moindre hésitation, pour les avoir tenu quand elle vomissait ses tripes à des multiples soirées. Son sourire s’effaça légèrement en reconnaissant Cindy. Cindy qui était surprise que lui. “Salut…” fut tout ce qu’il réussit à dire, les mots s’étant envolés, détruits avant même d’avoir été prononcé. Pourtant, ce n’était pas ça qui manquait, la concernant, surtout depuis la dernière fois. Des mots, il en avait plein à lui dire. Mais pris au dépourvu, il n’était capable de prononcer qu’un fade et pathétique “Salut” en la voyant là. Ce n’était pas possible. C’était une coïncidence dont il se serait bien passé, là tout de suite. Au fond de lui, il grimaça devant la situation gênante. Elle avait l’air contente de le voir, tiens. Rien qu’à voir sa tête, elle semblait aussi gênée que lui. Y’avait combien de chances qu’il tombe sur elle aujourd’hui, dans cet endroit précis ? Tout ça parce que sa patronne avait eu envie de changer ses habitudes, il se retrouvait avec Cindy, dans un silence aussi lourd qu’une deuxième assiette de pâtes au fromage dévorée par pure gourmandise.
Ouais, il lui en voulait un peu. Un peu. C’était le cas de le dire. Il n’aimait pas particulièrement être laissé en plan comme ça. Il n’avait pas beaucoup de fierté mais ce n’était pas une raison pour le traiter comme un vieux paillasson qui traînait depuis des décennies devant la porte de la maison.
Il hésitait franchement à faire demi-tour et raconter un bobard à sa patronne. Il n’avait qu’à lui dire que la boutique était fermée quand il était arrivé et basta. Il y retournerait un autre jour, un jour où il ne tomberait pas sur Cindy Moon et ses superbes yeux bleus. Venait-il de penser “superbes” en parlant des yeux de Cindy ? Ouais.
Il se ressaisit quand elle s’adressa à lui, restant quelques secondes à la fixer comme un idiot. Il était venu pourquoi, déjà ? Ah oui. Les boissons et les cupcakes. Il fourra son téléphone dans sa poche et avança vers elle avec la démarche la plus naturelle possible. Enfilant le super masque derrière lequel il cachait ses émotions en permanence. “J’ai… ma boss qui m’a envoyé pour la ravitailler” Il laissa son regard parcourir la boutique. Il n’avait pas vraiment eu le temps de s’attarder sur la décoration, vu qu’il avait bugué sur Cindy en arrivant. “Elle a entendu parler de cet endroit et elle s’est dit que c’était un bon jour pour tester.” Il baissa les yeux vers Cindy en se retenant très fort de se mordre la lèvre ou de laisser filtrer n’importe quelle émotion.


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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Dim 23 Oct - 22:40

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Salut… Il n’a dit que ce simple mot mais j’ai l’impression d’entendre un putain de bruit de verre brisé. J’ai l’impression que le verre se brise sur mon visage tant ce simple mot, avec ce ton si particulier, est significatif pour moi. Je sens très bien qu’il n’a pas la moindre envie de me voir. A sa place franchement, j’aurais pas eu envie de me voir quelque part. Ou alors pour me hurler des insanités à la tronche, et des pas très belles parce que bon dieu j’en connais des insanités réellement pas belles. Mais non, il reste silencieux et c’est encore plus dur. Pas de mouvement, il reste juste planté là. C’est encore pire. C’est encore plus horrible. C’est pire. C’est… merde Gabriel dit quelque chose. Dis-moi que tu me détestes. Dis-moi quelque chose bordel ! Hurle-moi dessus même si tu veux. Sois horrible s’il le faut. Ou alors repars aussi secs que je comprenne que même ma vue t’est devenue insupportable après tout ce que je t’ai imposé. Fais quelque chose, je t’en prie. Je ne sais pas si je supporterais trop ce silence longtemps mais je me sens pas capable d’ouvrir vraiment la bouche. Je ne sais pas vraiment ce que je pourrais dire. Je ne sais pas vraiment quoi dire pour rendre les choses plus simples. Je ne suis même pas sûre d’être capable d’arranger les choses entre nous. Ou de le voir vu l’application que je mets à chaque fois à tout gâcher, tout empirer. L’application que je mets à faire ce qui le blessera, ce qui me blessera. Mauvaise idée Cindy. Ferme ta gueule. Laisse-le décider de ce qu’il va dire, ce qu’il va faire. Peut-être même qu’il fera comme si rien ne s’était passé. Peut-être même qu’il arrivera à t’ignorer. Je me passe une main sur le visage, baissant les yeux au sol pour me soustraite tant que possible à son regard si perçant. J’avais l’impression qu’il pouvait lire en moi mieux que moi-même et cela me rendait étrangement malade. Je baisse les yeux quand justement il se reprend et que je le vois avancer vers moi. En fait, je vois surtout ses pieds bouger mais je suis suffisamment intelligente et entrainer au combat, au passage, pour savoir que si ses pieds bougent le reste de son corps aussi. Je lève les yeux juste à temps pour voir son visage changer. Pour le voir revêtir son masque de personne qui ne peut être atteinte. Ce masque que je ne connais pas mal. Ce masque que je ne supporte pas de le voir utiliser contre moi. Ce masque que j’ai pourtant plus que mériter. Mais je le connais. Je sais ce qui se cache derrière. Je sais que lui, comme moi, est capable d’émotions, de sentiments et que lui, comme moi, a un peu du mal avec ça. Je ne sais même pas nommer les miennes en général. Je soupire presque, baisse à nouveau les yeux. Je préfère ne pas voir ça. Je n’ai pas envie de voir ça. Il parle, mais je reste la tête baisser, luttant contre l’envie de plonger mes yeux dans les siens, de contempler les quelques émotions qu’il ne saurait pas contrôler. Mais je me retiens. Ravitailler sa patronne ? Je ne dis rien. Jennifer Walter doit être insupportable quand elle n’a pas à manger et à boire. Elle a pas l’air d’être capable de faire une pause. Alors bosser si elle a faim, ça ne doit pas être dans ses habitudes. J’ai envie de sourire en ayant soudainement l’image, de la petite Jennifer Walters hurlant après ce grand benêt de Gabriel qui doit la dépasser d’une tête ou deux parce qu’elle n’a plus rien à grignoter en bossant. Un peu comme quand j’ai faim et que je passe donc mes nerfs sur un des garçons de la garde. A la différence près que je suis tout à fait capable de leur casser la gueule si l’envie m’en prend. Je tilte réellement ce qu’il fait ici que quand il dit qu’elle a voulu tester aujourd’hui les pâtisseries de ma merveilleuse meilleure amie à qui j’ai pas spécialement déjà parler de Gabriel et à qui je me passerais d’expliquer toutes les choses cools que j’ai fait à ce pauvre garçon… Je relève la tête, soudain surprise, sous le coût de l’idée. Ooooh ça doit être sa commande que Lydia est partie finir en cuisine ! Je pense qu’elle en a plus pour longtemps. En attendant… C’est là que je coince, fixant le visage de Gabriel, laissant mes yeux se perdre sur les petites marques sur son visage que je savais être des cicatrices. C’est là que je me bloque ne sachant plus vraiment ce que je voulais dire. C’est là que je panique. C’est là que… Bordel Cindy reprends toi ! Je déglutis péniblement, mes yeux retourner dans les siens. Qu’est-ce que je disais déjà ? En attendant, tu es coincé ici avec moi… Désolé. Enfin tu peux sortir fumer hein, je dirais à Lydia que tu es là. Je détourne le regard. Moi j’ai même envie d’aller fumer là. Ouais, je sais pas top pour quelqu’un de la garde. Au lieu de ça, je tends simplement la main derrière moi pour attraper le cupcake que Lydia m’avait posé sur le comptoir. Doucement, je l’amène à mon visage, regardant pas ce que je fais pour éviter de regarder Gabriel. Mais quand je suis mal à l’aise, et dieu que je le suis tout de suite, je bouffe. Enfin… je bouffe pas que dans ce cas là d’ailleurs. Mais là, je suis mal à l’aise.
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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Lun 24 Oct - 1:45

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Il maudissait Jennifer. Très fort. Putain de coïncidence que ce soit aujourd’hui qu’elle veuille changer ses habitudes. Ça ne pouvait pas être le lendemain ? Nan. Bien sûr que non. Sinon, ce ne serait absolument pas drôle, pas vrai ? Il se retrouvait à présent avec Cindy, coincé dans cette boutique tout en étant incapable de faire autre chose que d’écouter les mouches voler et de se la jouer insensible parce qu’il préférait sembler froid et distant que de laisser un tant soit peu apparaître ce qu’il ressentait.  Il ne voulait pas qu’elle voit qu’il était blessé. Quoique… blessé serait un terme un peu fort. Vexé, peut-être ? C’était bien mieux. Ouais, vexé était le bon mot. Il serra les dents en la voyant baisser la tête et refuser de le regarder. Alors, c’était ça, maintenant, entre eux ? Ils jouaient à faire semblant ? Même pas foutus de se regarder en face pour se dire les choses clairement, comme des ados effarouchés qui assumaient pas ? Pathétique.
Il ne savait pas s’il devait l’incendier une bonne fois, histoire de faire ressortir ce qu’il avait sur le coeur, faire comme si rien de tout ce merdier n’avait eu lieu et faire comme avant ou bien partir. Il adopta la deuxième solution. Faire comme si rien ne s’était passé. La jouer cool et détendu, même s’il était très loin d’être cool et détendu.  Il retint un soupir gêné et le geste nerveux qu’il avait tendance à avoir face à une situation qui n’était pas agréable. Cindy ne voulait pas affronter son regard. Et il détestait quand elle faisait ça.  

Parler de ce qui l’amenait ici, au Pegasus, aiderait peut-être à rendre les choses un peu plus normales qu’elles ne l’étaient. Une situation plus… naturelle et moins gênante. Où le ressentiment qu’il avait contre Cindy n’existait pas, ou du moins était mis à l’écart dans un coin de son esprit. Se concentrer sur sa tâche et repartir. C’était le plan. Récupérer la drogue de Jennifer, dire au revoir à Cindy et retourner se plonger dans le travail. Il y avait bien les archives à ranger. Histoire de ne pas réfléchir en classant des années de boulot emmagasinées au même endroit où ils n’allaient que très rarement. Tout pour ne pas s’attarder ici et risquer de lancer une pique désobligeante qui sortirait avant même qu’il ne la retienne. Il ne voulait pas être ce genre de gars. Il pourrait et honnêtement, il pensait en avoir le droit. Mais il ne voulait pas. Il préférait que ça reste cordial entre eux, même s’il lui en voulait un peu.
Cindy redressa la tête, le regardant enfin, semblant se souvenir de quelque chose. Il s’attarda sur ce visage qu’il connaissait bien, écoutant à peine ce qu’elle disait l’ombre d’un instant. En la regardant, comme ça, il était difficile de lui en vouloir pour quoi que ce soit. Il laissa échapper malgré lui un sourire en coin avant de se reprendre. Bordel. Concentration, Gabriel.
Donc, s’il avait bien compris, Cindy connaissait la gérante. Lydia, qu’elle s’appelait. Et donc, Lydia était en train de finir de préparer ce que Jennifer voulait. Ce n’était donc que l’affaire de quelques minutes. Il pouvait gérer quelques minutes.  Enfin… Si elle arrêtait de détourner les yeux.  Gabriel soupira en voyant Cindy saisir quelque chose à sa portée pour se cacher derrière. L’alibi de la bouffe. Sérieusement, Cindy ? Il connaissait l’astuce. Il ne se servait pas de nourriture pour se planquer derrière mais d’autre chose, comme son travail ou son téléphone.  Il connaissait la difficulté d’assumer et de devoir laisser parler ses émotions. Il avait trop joué à ça à l’université. Prendre et jeter. Faire semblant. Baiser et passer à la personne suivante, avec trois grammes dans le sang parce qu’il était plus facile de se servir de l’alcool comme excuse. On pardonnait plus facilement à une personne ivre ses pulsions du moment qu’à quelqu’un de sobre. Tout ça, pour ne pas avoir à affronter les conséquences de ses actes.  Il était très bien placé pour savoir ce que c’était, de ne pas assumer.
Il leva les yeux au ciel et saisi d’une impulsion, lui arracha doucement le cupcake des mains pour l’obliger à le regarder. Il pencha la tête sur le côté en la fixant. Peut-être que maintenant, elle allait arrêter de se dissimuler et de trouver une excuse pour ne pas affronter Gabriel.  Crever l’abcès une bonne fois. Il ne pourrait pas supporter cette situation indéfiniment, même s’il était pourtant parti dans l’idée de faire comme si tout était normal.  Il voulait savoir ce qui lui était passé par la tête. Il voulait qu’elle lui dise la vérité. Était-ce lui ? Était-ce elle ? Était-ce une combinaison des deux ? “ Pourquoi, Cindy ?” Une simple question, balancée comme ça dans le silence. Il n’avait pas besoin d’aller plus loin. Cindy était une fille intelligente. Elle allait très bien saisir où il voulait en venir.


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Cindy MoonHumain modifié
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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Mar 25 Oct - 15:08

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J’aurais vraiment du être raisonnable et être déjà rentrée pour m’occuper de Ghost. Déjà pour ne pas laisser mon chien, encore assez jeune, toute seule à la maison trop longtemps. J’avais pas envie de me retrouver avec mes chaussures pleines de bave. Et puis, soyons honnête trente secondes : ce serait tellement mieux pour mon popotin si je passais un peu moins de temps dans la boutique de Lydia et donc un peu moins de temps avec la tentation, sous les yeux, de manger une des délicieuses pâtisseries qu’on y trouve. Parce que moi et résister à la tentation ça faisait tout sauf un. Et puis surtout, là je me disais que si j’avais écouté que ma conscience, ce que je fais assez rarement je l’admets, je serais pas plantée comme une conne devant Gabriel, à regarder mes pieds parce que je ne sais pas où me mettre. Oui bon aussi, j’aurais écouté ma conscience la dernière fois qu’on s’était vu j’en serais pas là. Ou la fois d’encore avant. Ou celle… Bref, ma conscience a tendance à prendre des vacances, ou moi à la faire taire comme vous préférez, quand il s’agit de Gabriel. J’en ai conscience, vous avez vu le jeu de mot hein ? Mais… comment dire ? Comment dire que c’est pas que j’en fais exprès hein mais plutôt que je n’ai pas grand contrôle sur moi même dans ce genre de situation. Genre pas du tout. Ca fait peur quand on pense que je fais partie de la garde rouge et que je suis donc quelqu’un d’armée et tout, je sais. Mais la preuve est que, alors que je relève la tête pour lui parler ayant enfin compris la réelle raison de sa présence ici et donc ce que je devais lui répondre, je suis même pas capable de contrôler mes yeux qui scrutent son visage à la recherche du moindre changement, de ces petites marques sur sa peau que je connais si bien. Mes yeux scrutent son visage et le petit sourire en coin, très rapide et vite remplacé par une grimace de concentration, ne leur échappent pas. Je ne sais plus comment réagir. Une partie de moi est heureuse de voir ce sourire, heureuse de voir qu’avec moi il n’arrive pas à maintenir totalement ce masque de personne insensible et sans aucune humeur ou sentiments. Une autre partie se demande d’où il vient. Pourquoi en coin plutôt qu’un sourire franc ? Pourquoi est-ce qu’il sourit ? Aurais-je dit quelque chose de comics à ce point ? Je sais que je suis comique mais là je n’avais pas l’impression d’avoir dit quelque chose de drôle. Et surtout, une partie de moi, et celle-ci il est de plus en plus dur de l’ignorer au fur et à mesure qu’on se recroise, reste profondément blessée de voir qu’il se force à retirer ce sourire, pensant probablement que je ne l’avais pas vu. C’est aussi pour ça en plus de tous pleins d’autres raisons comme la simple présence de Gabriel ici que je détourne à nouveau le regard, de peur de ce que je verrais à nouveau transparaître sur ses traits. Je sais même pas ce que j’aimerais y voir. Ni ce que je ne voudrais surtout pas y voir. Je tends la main derrière moi et attrape mon cupcake pour mordre dedans. Je n’ai même pas fini d’avaler la première bouchée que soudainement la sucrerie n’est plus dans mes mains. J’ouvre d’abord de grand yeux surpris, tourne la tête brutalement vers la personne qui me l’a prise avant que mon regard devient plus sévère. Rends moi ça tout de suite ou… En temps normal je n’aurais pas eu besoin de finir ma phrase pour que la menace fasse effet mais ça c’était avant que je réalise que je ne sais même pas si Gabriel sait ce que je fais de ma vie. On en parle pas spécialement mais je n’ignore pas que Jennifer Walters, sa chef après tout, le sait alors sûrement qu’il doit le savoir aussi. Et de toute manière, il sait bien que quand il s’agit de cogner quelque chose j’ai rarement besoin d’aide. Comme je n’aurais pas besoin d’aide pour cogner s’il ne me rend pas mon cupcake. Pourtant c’est moi qui ait l’impression de me prendre un énorme coup de poing dans le visage, un autre dans le ventre qui me couperait le souffle quand il pose une unique question qui me déclenche en plus de ça un frisson incontrôlable. Je ne sais pas répondre. Je connais pas la réponse à sa putain de question. Je pourrais même dire avec cet unique “pourquoi” que je ne sais pas de quoi il parle mais ce serait un mensonge parce que je sais parfaitement à quoi il fait allusion. A moi, à mon comportement difficilement admissible quand ça en vient à lui et moi. Parce que. Quelle réponse intelligente Cindy ! Non franchement, il va pas du tout pouvoir pensé que tu te paye sa tronche. Je veux dire, quelle personne sensé penserait ça ? Grrr ! Je me déteste parfois, je me déteste totalement même quand je suis comme ça. C’est… je sais pas trop. Je suis comme ça instinctivement. Je baisse vaguement les bras là ? Si peu. Mais pourquoi lutter ? Pourquoi lutter contre le fait que de toute manière je finirais pas agir comme ça à un moment ou un autre. Tu sais et rien t’empêche de mettre les voiles. C’est enfantin, je sais. Mais ce n’est pas faux. Il le sait. C’est pas la première fois que j’agis comme cela. C’est à lui de plus me donner l’occasion de le faire s’il a un problème avec ça. Pas à moi. Enfin si… à moi aussi si j’avais pas simplement envie qu’il coupe définitivement les ponts. Si j’avais envie qu’on reste… quoi ? c’est quoi le terme pour ça ? Que je continue de nous faire souffrir tous les deux ? Parce qu’il me demanderait pas ça s’il en avait réellement rien à faire. Ce qui veut dire qu’il n’en a pas réellement rien à faire et que… Je sais plus. Habillement, voyant bien qu’il réfléchissait ma réponse, je récupère ce qu’il me reste de cupcake et fourre tout directement dans ma bouche pour m’assurer qu’au moins j’en rajouterais pas une nouvelle couche.

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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Mer 26 Oct - 11:45

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Ça le rendait dingue. Qu’elle ne soit pas capable de le regarder en face. Lui-même ignorait pourquoi. Il la connaissait. Il savait quelle forme prenait ses lèvres quand elle souriait, il savait reconnaître le petit éclat qui brillait dans ses yeux quand quelque chose l’amusait ou qu’elle était en train de savourer de la nourriture. Peut-être que c’était ça, le véritable problème. Que cet éclat soit absent, qu’elle ne soit pas en mesure de l’affronter comme s’ils étaient à présent des inconnus. Mais ils n’étaient pas des inconnus. Il ne savait pas ce qu’ils étaient.  Mais ils se connaissaient depuis tellement longtemps, maintenant.
Pour qu’elle daigne enfin le regarder, il fallut qu’il lui retire le cupcake des mains. Sa réaction ne se fit pas attendre. La menace aussi. Comme ça allait marcher dans ce cas précis. Oh, il ne doutait pas qu’elle pourrait lui exploser la figure si l’envie lui en prenait. Il savait quel était son boulot. Il avait aidé Jennifer à travailler sur le dossier où Cindy était témoin. Botter les derrières des gens, elle savait le faire. Il avait également vu certaines marques qu’elle avait gagné en se battant. Il savait reconnaître la trace d’un coup de poing. La violence faisait partie de la vie de Cindy. C’était d’ailleurs paradoxal qu’il soit autant attaché à sa relation avec cette fille quand on savait à quel point il pouvait détester tout ce qui touchait de près ou de loin au fait de devoir recourir à la force. Mais ça ne se contrôlait pas, pas vrai ?


Il espérait avoir une véritable réponse, la vrai raison pour laquelle elle avait agi comme ça. Mais tout ce à quoi il eut droit fut un pauvre et simple “Parce que”. Ah d’accord. C’était comme ça et il devait faire avec. Il serra les mâchoires devant chacun des mots qu’elle lui balançait à la gueule avec  délicatesse. C’était son excuse. Elle était comme ça. Et s’il n’était pas content, il pouvait mettre les voiles comme elle disait, c’était ça ? Putain de blague. “Mettre les voiles ? Vraiment ? De nous deux, c’est pas moi qui disparaît comme un voleur à chaque fois.  Par contre, je suis encore assez stupide pour penser que tu vas rester après” Il soupira et s’écarta de Cindy qui avait remis la main sur son cupcake. Il venait de faire preuve d’un manque de classe incroyable. Le masque derrière lequel il se protégeait était totalement inefficace contre Cindy. Si elle n’était pas là, il serait probablement en train de se passer une main sur le visage en se traitant de tous les noms. Parce qu’il ne savait jamais comment réagir quand elle était là. Elle avait cette capacité à lui faire perdre ses moyens. Lui qui mettait un point d’honneur à contrôler ses émotions, en présence de Cindy, il n’était qu’un gamin qui n’arrivait pas à dissimuler son ressentiment.


Je ne vais plus chercher à savoir ce qu’il te passe par la tête. Ça te regarde. Je sais à quoi m’attendre maintenant, c’est tout ce qui compte” Bordel, cette fille le rendait dingue. Il était bien placé pour savoir que les choses avaient tendance à déraper très vite quand ils étaient dans la même pièce. Les dernière fois, c’était comme ça que ça s'était passé. Ça dérapait à chaque fois. Même quand il mettait une distance entre eux parce qu’il savait très bien ce qui allait arriver après. Là, tout de suite, il ne savait pas à qui il en voulait le plus. Avec Cindy, il ne savait jamais. Il ne contrôlait rien. Il ne contrôlait plus ses émotions, il ne contrôlait plus ses paroles. Et Gabriel était quelqu’un qui avait besoin de ça. Le contrôle l’empêchait de partir en roue libre et de faire n’importe quoi. Ça l’empêchait de se perdre en chemin.  C’était tout le problème quand Cindy Moon était dans les parages. Et quelque part, ça l’effrayait. Bien plus qu’il ne voudrait l’avouer. Il savait que jouer un rôle ne marcherait pas avec elle. Elle le connaissait. Elle savait comment il fonctionnait.


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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Sam 5 Nov - 19:24

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La menace sort de ma bouche avant que je n’ai réellement le temps d’y réfléchir. A croire que la violence a quelque chose de naturel chez moi, du moins l’idée de recourir à la violence pour parvenir à mes fins. Je ne suis pas sure que y ait de quoi se vanter mais ça me rendait assez efficace dans mon travail. Et assez efficace tout simplement dans pas mal de situation. Face à Gabriel ? Surement pas la meilleure méthode. Pas du tout la meilleure méthode. Après tout, je n’étais pas stupide et j’avais vu les cicatrices un peu partout sur son corps qui bien que discrètes ne me laissaient pas beaucoup d’illusions sur comment elles étaient arrivées ici. Et je devrais me contenir et zappée la partie la plus violente de moi quand j’étais près de lui. Mais c’était plus fort que moi, j’arrivais pas à faire autrement. Et de toute manière je n’avais pas beaucoup de répartie pour le moment. Genre totalement pas. Et je disais… non je ne disais pas n’importe quoi, je disais plutôt la vérité en fait mais probablement pas de la bonne manière. Disons que dire à Gabriel qu’il avait qu’à mettre les voiles n’était vraiment pas la bonne chose à faire. Je le vois tout de suite, à peine est-ce sorti de ma bouche. Déjà parce que je regrette presque d’avoir dit ça, même si je sais que c’est la stricte vérité. Si je le fais souffrir, il peut partir. Mais j’ai pas envie qu’il coupe les ponts avec moi donc je ferais mieux de ne pas trop lui dire, on sait jamais qu’il m’écoute. Et après, je vois son visage se crisper. Je retiens ma respiration et m’attend au pire. Je m’attends à ce qu’il fasse preuve de la même violence dont je peux faire preuve physiquement mais à l’oral. Et là c’est la claque. J’ai beau m’y attendre, ça ne fait pas moins mal. Ca a beau être vrai que je suis celle qui se barre comme une voleuse, c’est pas facile à entendre. Mais c’est pas ça qui fait le plus mal. Je crois que le pire c’est d’entendre qu’il pense toujours que je vais rester. Il pense que je vais rester. Il… mais pourquoi ? Pourquoi ? Après tout c’est pas trop mes habitudes… Même si ça m’arrive de rester le matin, même pas mal de matin finalement. Bon ok, quand on se réveille chez moi ça compte pas. Ni quand je suis appelée pour le boulot hein ? Du coup finalement, ça arrive de temps en temps que je reste non ? C’est pour ça qu’il y croit ? Ca doit être pour ça. Je ne vois pas d’autres raisons que puissent lui donner ce genre d’idées après tout. Non, il n’y a pas d’autres raisons. J’enfourne mon cupcake dans ma bouche aussi pour ne rien répondre. Parce que je sais pas ce que je pourrais répondre, ce qui voudrait dire que je parlerais sans réfléchir ce qui n’est aucunement une bonne chose. Je fais souvent ça quand Gabriel est dans le coin. Je parle mais je réfléchis pas spécialement à ce que je dis. Je finis par dire des choses que je ne pense pas. Ou des choses maladroites. Je finis par faire de la merde en quelque sort. Souvent, très souvent quand Gabriel est impliqué. J’ente que lui par contre continue à parler. Et pas spécialement pour dire des trucs plaisants. Je tente de me contenir. Non, je me contiens. Je me contiens parce que c’est Gabriel. Ca aurait été quelqu’un d’autre, il aurait fini avec mon poing dans la tronche. Mais c’est Gabriel. Alors non. Je peux pas. Je dois pas… Tu m’emmerdes. Comme je me contiens, ça tient plus du murmure que du cri auquel je m’attendais venant de moi-même. Une micro partie de moi est fière de ne pas avoir hurler. Mais je suis trop en colère pour réellement y penser. En colère contre lui. En colère contre moi de nous mettre dans ce genre de situation. En colère contre le monde entier. En colère contre ce putain de truc qu’on appelle destin et qui continue de placer Gabriel sur ma route, jour après jour. N’est-ce pas suffisant ? Est-ce que ça va s’arrêter un jour ? Est-ce que… Bordel ! Trop de choses. Brusquement, me surprenant moi-même, je me déplace. Sans trop avoir conscience de ce que je fais, je dépasse Gabriel. Je pousse la porte et soudain je suis dehors. Je m’en rends compte quand je descends la marche. Je… Je ne me sens pas mieux pour autant. Je tremble comme un château de cartes. Je fais quelques pas avant de réparer un banc un peu plus loin. Un banc que je vois jamais, trop habituée à passer devant. Je me laisse tomber sur le banc et prend ma tête dans mes mains. Bordel Gabriel. J’aurais bien envie moi. De pas le blesser. D’être capable de rester le matin. D’être capable de tenir de véritables conversations. D’être capable de pas mal de choses. Mais c’est pas moi. Et ça ne sera jamais moi.

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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Dim 6 Nov - 17:05

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Les mots étaient sortis. Trop tard pour les rattraper. Ils claquaient dans le silence et firent leur effet, malgré tous les regrets que Gabriel eut à l’instant où il les avait prononcé. Et il le vit. Il vit qu’il l’avait blessé et qu’il n’aurait pas pu mieux s’y prendre. Il ne blessait pas avec les poings, mais avec les mots. Il ne valait pas mieux que sa tarée de mère. Il était doué pour ça. Faire du mal aux gens auquel il tenait, juste en se servant de sa langue acérée. Et si elle avait envie de lui mettre son poing dans la figure, ce serait amplement mérité. Il n’était plus à ça, près, de toute façon. Il savait qu’il allait trop loin, qu’il aurait mieux fait de la fermer. Mais c’était plus fort que lui. Quand il y avait quelque chose à détruire, surtout au niveau de ses relations, il savait très bien s’y prendre.
Il n’avait pas le droit de se comporter comme ça envers elle. Il n’avait pas le droit de la traiter comme ça, surtout quand on savait qu’il avait fait bien pire que ça avec d’autres. Se barrer comme une voleuse, ce n’était rien. Rien du tout, comparé à ce que lui, avait déjà fait. Il n’était plus ce type-là, mais c’était un drôle de retour de bâton qu’il se prenait en plein visage. La vie avait un putain de sens de l’humour, parfois. Cela faisait mal quand on se retrouvait de l’autre côté de la barrière. Maintenant, il le savait.

La réponse de Cindy le surprit. Il aurait amplement mérité de s’en prendre une et il s’y attendait, d’ailleurs. Mais non. Ce fut quelques mots. Une simple phrase. Mais en un sens, c’était bien pire que la claque qu’il aurait du prendre. Elle ne hurlait pas, elle ne le frappait pas. Elle était loin d’être calme mais elle réussissait à se contenir. Un simple “Tu m’emmerdes” qui suffit pour que Gabriel comprenne à quel point il avait dépassé les bornes. Il l’observa, ne sachant plus où se mettre. Et il fut incapable de la retenir quand elle le dépassa pour sortir de la boutique, ses excuses coincées dans sa gorge pour rattraper ce qu’il lui avait lancé en pleine gueule. Il méritait une sacrée paire de baffe, oh oui. Il resta un instant, figé au milieu de la pièce, sans savoir ce qu’il devait faire. La laisser. La rattraper. Continuer sa vie en se disant que de toute façon, il avait raison. Non, la dernière option n’était que pure mauvaise foi. Il le savait très bien. Il se mordit la lèvre et se traita mentalement de tous les noms. Puis il soupira, rassembla le peu de courage qu’il avait et s’engagea à la suite de Cindy. Avec un peu de chance, il pourrait la rattraper et s’excuser convenablement, même s’il doutait qu’elle veuille entendre ses excuses. Elle lui dirait plutôt de se les foutre au cul et il l’aurait amplement mérité.

A l’extérieur, il chercha Cindy des yeux. Où est-ce qu’elle ét… Il la vit, assise sur un banc, la tête entre les mains. Il hésita longuement, pesant le pour et le contre. Avant de finalement se décider à avancer vers elle. Prudemment. Il était allé trop loin. Il aurait pu se comporter dignement, mais non, il avait fallu qu’il joue son fuckboy de bas étage parce que la vérité ne lui avait pas plu. La palme d’or des imbéciles lui revenait directement. Arrivé à proximité de Cindy, il se racla la gorge pour attirer son attention."Hey..." Il s’attendait à se faire envoyer paître à tout moment. Et ce ne serait que justice, après tout. Cette fois, ce fut Gabriel qui gardait les yeux rivés sur le sol, assumant difficilement d’être en tort. La roue tournait. Le karma. Toutes ces conneries qu’on racontait aux gens pour qu’ils relativisent. “Excuse-moi. Je suis allé trop loin. Tu…Tu m’as blessé dans mon orgueil.Tu ne mérites pas çaSurtout venant de moi. Il leva la tête et fourra les mains dans les poches de sa veste, avec un demi-sourire sur les lèvres. “Je suis mal placé pour t’en vouloir” Oh oui, il l’était. Mais il était trop fier pour le reconnaître devant elle. Cindy était bien loin de l’égaler dans ce domaine. Elle se contentait de partir. Elle ne faisait pas tout ce que lui faisait une fois qu’il avait terminé de s’amuser pour un soir. Mais il n’allait pas lui dire. Parce que peut-être qu’elle le savait déjà. La réputation qu’il avait de ce côté-là remontait au lycée. Mais également parce qu’il n’était plus ce mec. Il n’était plus celui qui foutait ses conquêtes dehors après avoir baisé sous l’influence de l’alcool. Il n’était plus l’enfoiré qui ignorait la fille avec laquelle il avait couché la veille et qui l’envoyait paitre par message. Il n’était plus ce Gabriel là. Il avait fait du mal à quelqu’un qu’il appréciait et il allait essayer de se faire pardonner. Il s’approcha à nouveau de Cindy, se baissant cette fois à sa hauteur. “ Si tu veux m’en mettre une, je ne t’en voudrais pas, tu sais ? Je pense que je l’ai un peu cherché.


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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Dim 6 Nov - 22:26

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Je me laisse tomber sur le banc sans trop savoir ce que je fais. J’ai comme l’impression d’être déconnectée de ce qui se passe autour de moi. Déconnectée de la réalité. Déconnectée du monde. Déconnectée de mon propre corps même. Je me sens mal. Profondément mal. Et je sais pourquoi c’est ça le pire. Je me sens mal parce qu’encore une fois je suis rongée par la culpabilité. Rongée par le fait que je ne suis pas quelqu’un d’aussi bien que je le voudrais pour les autres. Je me conviens mais je culpabilise toujours qu’être moi fasse souffrir les autres. Et quand il s’agit de Gabriel, je crois que je suis encore plus rongée de culpabilité qu’à propos de Albert. Ca me maintient éveillé parfois la nuit. Ca me retourne l’estomac. Surement parce que moi aussi j’aimerais que ce soit différent. Surement parce que j’aimerais être capable de rester le matin, de le câliner, de discuter avec lui et de rire. Prendre un petit-déjeuner. Regarder sa tête décoiffée au réveil. Profiter quoi. Mais ce comportement c’est quoi ? Est-ce vraiment nous ? Parce que je ne sais pas où nous sommes. Je sais pas si c’est juste un ami ou si c’est plus. Je ne sais pas comment je me sens par rapport à tout ça. Je ne sais rien de rien. Bordel de merde. J’entends du bruit, et la tête toujours baissée, je vois les pieds de Gabriel se diriger vers moi. A vrai dire, je suis pas tout à fait capable de reconnaitre les pieds de Gabriel dans ses chaussures. Mais quelque chose dans mon instinct me dit que c’est Gabriel. Je sens que c’est Gabriel. Je l’entends se racler la gorge mais je ne relève pas la tête. J’ai pas envie qu’il me voit comme ça. J’ai pas envie qu’il voit mon visage rongée par la culpabilité. Je suis pas non plus sure d’avoir envie de le regarder tout de suite. Pour voir quoi ? Soit il est content de lui. Soit il est encore énervé après moi, raison de plus pour pas le regarder. Soit il culpabilise aussi et dans ce cas, je ne veux absolument pas voir qu’il culpabilise à cause de moi. J’en ai déjà assez sur la conscience. Il parle et je tente de l’ignorer mais c’est plus fort que moi. Sa voix m’apaise. Je ne sais pas tellement pourquoi. De toute façon, quand on n’est pas en train de s’engueuler comme on le faisait là, j’étais apaisée pas la présence de Gabriel. Il s’excuse… j’ai envie de me foutre des baffes. Il s’excuse… Bon ok, je trouve aussi qu’il est allé trop loin. Mais je ne pensais pas qu’il me dirait qu’il était allé plus loin. Je pensais pas qu’il s’excuserait. Et qu’il me dirait qu’il était mal placé pour m’en vouloir. Je me mords la lèvre, jusqu’à ce que je sente le sang dans ma bouche. Je sers mes poings jusqu’à ce que mes phalanges blanchissent dans le but de me retenir de tout mouvement. Je suis pas sure de ce que je vais faire si je bouge. J’oscille entre le frapper ou l’embrasser. Pas sure de l’option que je vais choisir. Passure de pas faire un peu des deux non plus. Je le vois se baisser devant moi et ce coup-ci je n’ai pas trop d’autres options que de le regarder dans les yeux quand il me dit qu’il m’en voudrait pas si je le frappais. C’est comme une claque, une énorme claque dans le visage. Non. Non. Ne me laisse pas être violente comme ça avec toi. Non, accepte pas que quelqu’un lève la main sur toi Gabriel. Putain, j’irais tuer la personne qui s’en prendrait à lui physiquement si ce n’était pas moi-même qui le faisait la plupart du temps. Doucement, en tentant de pas faire de mouvement brusque, je lui attrape le menton. Dis pas ça. Jamais. D’accord ? Je sais pas qui a frappé Gabriel. Je sais pas à qui il doit les marques qu’il porte. Mais je suis pas stupide au point de pas reconnaitre d’où elles viennent. Cédant à mon impulsion autre que lui foutre mon poing dans la tronche vu que je venais de lui dire que je ne ferais pas ça, je me rapproche de lui et je l’embrasse. C’est pas délicat, c’est pas doux, c’est même pas mignon. Surtout quand on compte que je me suis mordue la lèvre jusqu’au sang. Mais j’en ai besoin. J’en ai besoin même si je ne suis pas super sure qu’il me repousse pas. Quoiqu’il n’a pas spécialement l’air de le faire là. Je finis par me reculer en manque d’air. Je me passe une main dans les cheveux, ferme les yeux. Je sais pas trop comment réagir. Je sais pas trop pourquoi j’ai fait ça. Je sais pas. C’est assez simple finalement. Je suis juste paumée. A croire que je l’ai été toute ma vie paumée. Désolé. Je suis désolé pour tout. Sincèrement.

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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Lun 7 Nov - 22:16

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Cindy n’avait aucune réaction. Il aurait préféré l’entendre hurler, l’insulter, n’importe quoi, tant qu’elle lui parlait. Son silence était la pire des choses. Elle ne bougeait pas. Elle ne le regardait pas. Et ça, ça le tuait. Depuis combien de temps accordait-il autant d’importance à ça ? Il ne s’en était pourtant jamais soucié. Ça ne l’avait jamais empêché de dormir que quelqu’un l’ignore et ne lui adresse pas la parole. Le silence ne lui faisait pas peur. Il en avait l’habitude. Dans ses premières années, le silence signifiait qu’on allait le laisser tranquille. Ne rien entendre, c’était bon signe. Et pourtant, cette fois-ci, il donnerait n’importe quoi pour que Cindy lui parle. Même un simple murmure de sa part.
Il continuait donc à laisser les mots sortir les uns après les autres, espérant provoquer une réaction chez elle. Espérant qu’elle allait lever les yeux vers lui. Peut-être même le traiter d’abruti. Il s’en fichait de ce qu’elle lui dirait, tant qu’elle brisait ce silence entre eux. En se baissant à sa hauteur, il vit que Cindy le regardait. Et il détesta l’expression qu’il lisait sur son visage. Parce qu’il en était responsable. La phrase suivante, il la pensait réellement. Il méritait bien une paire de baffe. Il regrettait chacun des mots qu’il lui avait lancé à la tête dans la boutique. Chacun d’eux. S’il pouvait remonter le temps et s’empêcher de les prononcer, il le ferait sans hésitation. Cindy ne méritait pas ça. Personne ne méritait ça. Surtout pas elle. Donc, oui, si elle décidait de lui décocher une magnifique droite, il ne lui en voudrait pas. Ce ne serait que justice après tout.

Elle eut enfin une réaction mais ce ne fut pas celle qu’il attendait. Elle ne leva pas la main sur lui, elle se contenta de lui attraper le menton, ce qui le surprit davantage qu’une claque. Non, disait-elle. Ne dis pas ça. Il cilla un instant. Il ne savait pas quoi dire d’autre et la réaction qu’elle avait le surprenait. Mais ce n’était rien comparé à ce qui suivit. Ses lèvres se posant sur les siennes sans la moindre douceur. Ça, c’était inattendu. Pourtant, ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Oh non. Des baisers comme ça, déposés sans délicatesse, c’était monnaie courante entre eux. Dans l’impulsion du moment. Mais jamais dans ce genre de situation. Là, tout de suite, il ne pouvait que rester là, sans bouger et sans respirer. Parce qu’au final, il n’avait attendu que ça. Il le savait maintenant. Se voiler la face dans la boutique et faire la sourde oreille à ce qu’il désirait n’avait au final fait que retarder l’inévitable. Il crevait d’envie d’aller plus loin que ça. Mais Cindy s’écarta, leur laissant à tous les deux l’occasion de respirer enfin. Elle l’avait également lâché et Gabriel resta de longues secondes devant elle, sans réaction. Il l’observa pendant qu’elle fermait les yeux. Il avait le goût du sang dans la bouche. Il posa une main sur ses lèvres, pensant en premier lieu qu’il s’était ouvert lors du baiser avec Cindy. Mais il n’avait pas mal. Pas du tout. Il baissa les yeux vers le bout de ses doigts. Il y avait bien du sang. Mais ce n’était pas le sien. “Tu saignes...?” Elle devait probablement le savoir, mais il ne put pas s’empêcher de le dire. Il fronça les sourcils en l’entendant s’excuser. C’était quelque chose quand il s’excusait, parce qu’il avait des raisons de le faire. Mais Cindy, non. Pour lui, elle n’avait pas à lui présenter la moindre excuse. Il ne voulait pas l’entendre dire qu’elle était désolée. Il secoua la tête en fermant les yeux à son tour. “Tu n’as rien fait. Tu n'as pas à être désolée.” Il se redressa lentement pour aller s’asseoir à côté d’elle, sur le banc. Il ne savait pas quoi dire non plus. Les mots restaient coincés dans sa gorge. Il aurait pourtant des tas de choses à lui dire. Mais ça lui faisait peur. Il ne pouvait que se contenter de fixer le paysage devant lui, sans ouvrir la bouche, avec la trace qu’avait laissé Cindy sur ses lèvres. Comment les choses étaient devenues si compliquées entre eux ? Il ne se souvenait plus quand ça avait dérapé. Ni comment. Deux paumés, l’un à côté de l’autre. Ils formaient un beau tableau. “Je… Je devrais retourner à l’intérieur.” Il n’en avait pas envie. Gabriel ferma à nouveau les yeux en grimaçant légèrement “J’ai la commande de Jennifer à récupérer.” Son corps lui hurlait de rester là, à côté d’elle. Son esprit lui disait calmement que ce n’était pas la bonne chose à faire. Il ne savait pas où il en était. Il était perdu. Incapable de savoir ce qu’il voulait. Fuir ou rester. Ne rien faire ou l’embrasser à nouveau.


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MessageSujet: Re: Destiny keeps puting us on the same road but I keep trying to run from it (Gabriel&Cindy)   Mer 23 Nov - 22:50

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J’ai des réactions un peu bizarres parfois. Ou même carrément bizarres. Du genre embrasser Gabriel passionnément alors que nous venions de nous disputer. Oui oui, vous avez bien entendu… lu… bref, vous avez compris, j’étais entrain d’embrasser Gabriel. Et n’allais pas croire que c’était un petit smack tout pourri du bout des lèvres. Non, je… je roulais une pelle à Gabriel comme si c’était la dernière fois de ma vie que j’allais embrasser quelqu’un. C’était pas tout à fait logique, c’était très probablement inattendu mais c’était plus que salvateur. Comme souvent avec nous, pour pas dire toujours. Je perdais la tête. Ce qu’il avait dit, quand il s’était accroupi devant moi, la tête qu’il avait tirée. Toute cette foutue situation dans laquelle je nous avais collé. Je n’avais plus l’impression d’être en quelconque moyen d’influencer ce qui se passer. Ni de pouvoir me contrôler. Je me sentais un peu coupable de cette connerie dis donc. Et ce baiser… ce baiser c’est comme respirer à nouveau. Je sentais un courant électrique me parcourir. Je m’accrochais à lui comme un noyé à sa bouée. Je me sentais soudainement mieux. Je voulais pas que ça s’arrête jamais. Je serais bien restée là, accolée à Gabriel, ma bouche collée à la sienne. Je serais bien restée là pour l’éternité. Enfin peut être pas… mais pour très longtemps. Pourquoi tout n’était pas simple comme cela ? Pourquoi tout n’était pas simple comme à cet instant ? Là je me sentais bien. Là il n’y avait pas tout le reste de nos deux vies compliqués. Là il n’y avait pas mes problèmes qui se mettaient en travers de nous. Là il y avait pas rien que nous deux. Et c’était comme ça que je ne nous voulais. Malheureusement, je finis par manquer d’air. Je m’écartais un peu pour respirer à nouveau. J’inspire fortement les yeux fermés, une main dans les cheveux. Et je savoure cette sensation de bien être que je sens déjà s’écarter alors que j’ai écarté Gabriel de moi un peu. Je laisse des excuses sortir de ma bouche dans l’espoir de faire tout disparaitre. Tout le mal entre nous. Toute la culpabilité. Tout ce qui ne va pas. J’entends sa voix qui finit de me sortir de ce pseudo état de béance que je meurs d’envie de retrouver. Si je saigne ? Je me suis mordue, c’est rien. Il me dit que j’ai rien fait et je laisse échapper un petit rire. C’était faux, totalement faux. Il savait très bien que j’étais coupable de la majeure partie des problèmes entre nous. Je réouvre les yeux pour le voir s’asseoir à côté de moi. Tu sais que c’est faux et que c’est ma faute si on en est là. Petit sourire désolé sur mes lèvres. J’en fait pas exprès et il le sait. Du moins j’espère qu’il le sait. Parce que c’est souvent le cas. Enfin non c’est loin d’être souvent le cas. En vrai je suis généralement capable de me contrôler et donc de pas faire de bêtises. Quand il est là c’est une autre affaire. Je me tais et je regarde devant moi. C’est calme tout d’un coup. Je me sens bien étrangement. Généralement c’est le moment où je me sens pas si bien que ça. Je souris quand j’entends à nouveau sa voix. Cindy arrête ça. Arrête ça tut de suite. C’est pas toi ça… Ou est-ce que c’est moi ? Oui t’as raison, tu devrais y retourner. Lydia a surement fini la commande de Jennifer. Je me lève, les mains sur mes cuisses, faute de savoir où les mettre. Je le regarde, attendant qu’il se lève aussi. Tu me confirmera qu’elle trouvera que c’est les meilleurs de toute l’île. Je lui adresse un clin d’œil en disant cela. Je m’approche de lui, pose mes mains sur son torse. D’accord, je profite tout à fait de la situation là, résistant que très difficilement à l’envie de promener un peu mes mains. Je me hisse sur la pointe des pieds et je dépose doucement mes lèvres sur celles de Gabriel. Cette fois ci c’est un baiser tout doux, tout discret. Finalement c’était beaucoup plus intime. Ca y est je me sens mal. On se voit… je sais pas quand. Je souris et sans demander mon reste je me retourne pour partir. Je porte ma main à mes lèvres, sans trop comprendre totalement pourquoi j’ai fais ça. Je me sens mal. Je me sens toute chose. Je me sens… rah merde ! Pourquoi je suis comme ça ? Vie de merde.
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