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 (wade) I. Fucking. Hate. School.

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MessageSujet: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Lun 7 Nov - 22:57


I. FUCKING. HATE. SCHOOL.

les ados, putain... « Eleanore a, depuis la rentrée un comportement inacceptable et je dois vous dire que si elle continue sur cette voie-ci, vous devrez lui trouver un nouvel établissement scolaire, Monsieur Wilson. Votre fille doit se dire qu’elle est maintenant au lycée, qu’on n’est plus chez les petits et qu’il faut y mettre du sien pour s’en sortir. Etudier, faire ses devoirs, participer en classe sont des choses qu’elle ne fait pas. Non, elle préfère se bagarrer, menacer ses camarades… Vous pensez réellement qu’elle va réussir, avoir un bel avenir si elle continue comme ça… ? Elle va droit dans le mur, et il serait peut-être temps qu’elle se réveille, sinon elle est mal barrée. » L’homme en costume était assis derrière son bureau, mon dossier dans les mains. « C’est le troisième incident en deux mois. Je vais la laisser repartir, aujourd’hui, elle est virée jusqu’à lundi prochain. Nous ne tolérons pas la violence, ni la grossièreté à St. Magnus. » Il griffonna quelques mots à l’intérieur puis rangea le dossier jaune dans son armoire, se redressant pour serrer la main de mon père. Connard. « Passez une bonne journée, Monsieur Wilson. » Il le salua sèchement puis le laissa quitter son bureau.

J’étais assise sur un banc dans le couloir, faisant face au bureau duquel mon père était juste en train de sortir. Je me suis aussitôt relevée pour venir le rejoindre. J’allais sûrement me prendre une remarque dans la gueule, mais j’en avais clairement rien à foutre. C’était de la légitime défense, ce connard n’avait qu’à pas me traiter de conne. « J’ai le droit à quoi, aujourd’hui ? La punition, la retenue… ? J’suis virée ? » je demandais, un petit sourire en coin. L’école, ça m’a jamais intéressé plus que ça. Certes, j’ai toujours fait de mon mieux pour plaire à mon petit papa chéri, pour pouvoir m’assurer un très bon avenir mais plus le temps passait et plus j’avais envie d’arrêter le lycée. J’étais pas dans mon élément : les adolescents de mon âge n’avaient pas l’air vraiment futfuts, ils passaient leur temps à faire des conneries et à se marrer comme des débiles sans raison… C’est simple, quand j’suis en classe, j’ai juste l’impression d’être dans un zoo tellement ils ne prennent rien au sérieux. J’en reviens pas, j’suis vraiment en train de dire ça… ? « Ce déchet l’a cherché. Son nez a juste pissé le sang, dis-moi qu’il y a pas pire, hein… ? Il a juste à s'mettre un truc dans le nez, et c'est réglé. » Je roulais des yeux, cherchant probablement à m’expliquer même si, comme d’habitude, j’étais en tort. J’avais bien botté le cul de cette pédale, en pleine classe et ça m’avait fait un bien fou. Un coup de poing dans la face, un coup de pied dans les parties et c’est réglé. C’est pour ça que j’ai toujours préféré me bagarrer avec des mecs, ça se règle vite… Avec des filles, c’est plus débile, plus niais, plus con. Le crêpage de chignon, j’aime pas ça.

« Plus le temps passe, plus j’me demande pourquoi j’arrête pas les cours comme Sammy. Sans déconner, il a arrêté au collège, il travaille dans un fast-food et il a ses week-ends de libre. Tu peux dire c’que tu veux, mais au moins, il a réussi sa vie. Puis au moins, il a aussi des menus gratos... » Mes potes, j’les adore. J’ai d’ailleurs hâte de rentrer à la maison pour aller les rejoindre et faire un peu de skate dehors, m’éclater, me taper des barres…

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Mar 8 Nov - 13:45


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Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça...? Mon portable sonne. Il n'y a pas de raison qu'il sonne, je suis au bureau, je viens de ramener un sale type qui s'amusait à braquer des vieilles. Alors, il n'y a pas de raison que quelqu'un essaie de m'appeler. Mais un téléphone qui sonne nécessite qu'on le décroche, ce que je fais. Immédiatement, je sais que je vais passer une soirée épouvantable, me passant la main sur le visage comme un réflexe, les yeux fermés, pour essayer de faire passer cette lassitude qui m'assaillit. « T'es vachement littéraire aujourd'hui, buddy. Il t'arrive quoi ? » Ah non, c'est pas le moment pour que ma pseudo-conscience s'en mêle, alors tu la fermes, t'es mignon...Qui a décidé que les emmerdes arrivaient toujours ensemble hein ? Ma fille qui continue de faire n'importe quoi et cette voix dans ma tête qui continue de me raconter des conneries...A croire qu'ils sont copains tous les deux et ont décidé de m'emmerder en même temps...

Je suis donc encore une fois obligé de quitter le boulot plus tôt que prévu. La paperasse attendra, elle attend toujours. J'ai bien plus important à régler pour l'instant. Et je ne sais même pas comment je vais régler ça. C'est pénible à force et il semblerait que rien de ce que je peux dire ou faire ne change quoi que ce soit. Est-ce que je suis un père si nul que ça...? Je suis quand même mieux que les types que j'arrête parfois, qui tabassent leurs gosses, leur femme et tous ceux qui passent parce qu'ils sont bourrés du soir au matin...Franchement, je suis mieux que ça quand même ? J'espère en tout cas...Mais quand je vois ce qu'elle fait...J'étais pas comme ça, gamin...Peut-être parce que c'était ma seule chance, pour elle c'est différent je suppose. Quand même bordel elle pourrait faire des efforts ! Et du coup, je me retrouve encore à son lycée. Et des lycées potables, y'en a quand même pas des masses. La Xavier's School est trop chère pour un salaire de flic (et elle se ferait virer en moins de deux) et St Magnus reste la seule un tant soit peu correcte...Si elle veut se retrouver dans un lycée de dégénérés de banlieurs...

J'aime pas me retrouver dans le bureau du dirlo. Il me répète ce que je sais déjà, avec des reproches. Ouais comme si c'était ma faute...Je te la laisse si tu veux mon grand, on verra bien si tu fais mieux que moi avec elle...C'est presque comme si je me faisais engueuler à sa place. Mais je peux faire quoi hein ? Je vais pas lui taper dessus quand même. En sortant, elle est là, c'te sale gosse. Et direct elle embraille. Ben ouais, essaie de te justifier c'est ça ma grande...Comme si on pouvait vraiment se justifier de tabasser un camarade en pleine classe ! Bon sang, des fois je me demande ce qui lui passe par la tête. Moi je dis rien. Même quand elle me demande ce qu'est la punition du directeur pour elle. Je n'ai pas du tout envie de lui parler...Il va bien falloir, je sais, mais c'est épuisant à force, de se battre contre une ado...Est-ce qu'elle me fait payer quelque chose en faisant ça ? Franchement...

C'est seulement quand on monte dans la voiture que je me tourne vers elle. " T'es virée pendant une semaine, bravo. Ce qui veut dire que je dois demander à Vanessa de te garder toute la semaine. Et bien sûr, tu vas faire le mur et filer avec tes abrutis de copains, pas vrai ? " Ces copains...Comment on peut dire d'un type qui travaille dans un fast-food qu'il a réussi sa vie hein ? Elle est à l'ouest cette gosse, complètement cramée du ciboulot. J'ai un petit sourire, je peux pas m'en empêcher à l'idée que je viens d'avoir. " Du coup, comme je sais que tu vas faire n'importe quoi si je te laisse à la maison toute la semaine, on va innover un peu, ok ? Tu vas passer toute la semaine avec moi, au boulot. " Les collègues vont probablement se moquer de moi, mais là j'en ai plus rien à taper, je veux juste qu'elle passe une mauvaise semaine. On verra bien ce qu'elle va penser en voyant des types comme ses amis à la morgue...Et non je vais rien lui épargner... " Et quant à cette histoire d'arrêter le lycée...On va faire un deal toi et moi. Si tu te refais virer, tu peux arrêter. Mais en contrepartie, moi je fais plus rien pour toi. Plus d'argent de poche, plus de linge lavé, plus de trajet pour te déposer où tu veux, plus de soirée avec papa et plus non plus de repas préparé par ton père, on est d'accord ? T'arrêtes le lycée pour bosser, ça veut dire que tu te démerdes sans moi, c'est vu ? "

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Mar 15 Nov - 14:19


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les ados, putain... Mon père, cet être que je n’ai jamais réellement réussi à comprendre… Il peut s’avérer être un ange, quelqu’un de très doux, puis dans les minutes qui suivent, il peut devenir cet homme qui te parle comme il le ferait avec une étrangère. Froidement, sèchement, putain, j’étais heureuse de ne pas avoir hérité de ce gêne-là. Il avait l’air de m’en vouloir de l’avoir fait encore une fois convoquer dans le bureau du directeur, il ne comprenait pas que, peut-être, tout n’était pas de ma faute ? Incomprise, c’est ce que j’étais la plupart du temps avec lui. Il ne cherchait jamais à comprendre les choses et il préférait directement poser des sanctions, se comporter comme un connard sans vouloir discuter. Très bien. J’allais sûrement devoir passer la semaine  enfermée, sans télé, sans téléphone, sans rien. J’aurais à faire mes devoirs durant les après-midis puis j’devrais aller me coucher tôt chaque soir. Quelle vie de merde… « C’est bon. J’suis pas débile, non plus. À croire que quand tu m’punis, j’finis toujours par me casser… Si tu veux que je joue à la petite fille modèle hyper ennuyante, on va faire ça. » Je soupire. C’était déjà arrivé, de nombreuses fois, mais pas non plus à chaque fois. « Vanessa… J’ai plus cinq ans, papa. Tu sais, j’peux passer une semaine toute seule, m’occuper de moi-même... » J’étais plus une gamine, il avait parfois du mal à le comprendre. Me filer une baby-sitter, sans déconner… D’ici quelques années, je serais majeure.

Tous les deux installés dans la voiture, j’allumais la radio. J’avais mon sac à mes pieds. Je l’écoutais parler, encore et encore. Décidément, il disait toujours la même chose. Blablabla, tu seras punie. Blablabla, c’est pas bien. « Hein ? », je baissais le son de la radio, les sourcils froncés. Il me proposait, enfin, non, il m’obligeait à passer la semaine avec lui, au boulot. On pourrait d’abord penser que ça serait cool de passer la semaine avec un flic. À courir après les voyous, à enquêter, à rouler en voiture de flics… Mais croyez-moi, c’est pas aussi cool que c’est censé l’être. J’ai déjà entendu de nombreuses fois les journées de mon père, et si j’pouvais éviter d’avoir une vie aussi ennuyeuse plus tard, je serais la plus heureuse des femmes. « T’es sérieux ? Tout, mais pas ça, s’il te plaît, papa… » je roulais des yeux. Je trouvais sérieusement son travail barbant, complètement chiant.

Je sortais mon téléphone de ma poche pour envoyer un certain texto à une amie, lui expliquant la situation dans laquelle je m’étais mise. « Donc en gros, tu démissionnes de ton rôle de père, c’est ça ? » je demandais sérieusement en levant les yeux pour le regarder, me raclant la gorge. Bon, j’avais peut-être parlé débilement, mais ne plus s’occuper de moi comme il était censé le faire… ? Je me demandais qui était le plus immature, sur le coup. « C’est bon, j’me referais pas virer, mais arrête tes ultimatums débiles, sans déconner… j’ai l’impression d’avoir un petit frère, p’pa. » Quinze ans, et il voulait que je bosse… On vit pas à la même époque, t’es fou.

Je le laissais démarrer la voiture, me demandant sérieusement si nous allions à l’appartement ou à son boulot (ce que j’espérais quand même pas). Les flics, je déteste ça. Quand il invite l’un de ses collègues à la maison, j’évite de sortir de ma chambre pour éviter d’avoir à les saluer. J’suis allergique.

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Jeu 17 Nov - 11:59


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Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça...? Au fond de moi, je sais que je suis un mauvais père. Pas le genre qu'on voudrait avoir. Et, sincèrement, j'aime pas cette situation, j'aime pas punir Elie, j'aime pas être le méchant qui interdit et qui gueule. Personne n'aime ça je suppose. Mais qu'est-ce qu'on est sensé faire quand son enfant n'écoute rien...? Abandonner n'est pas la solution. Et c'est pas vraiment ça que je fais, malgré ce qu'elle a l'air de penser. J'abandonne pas. C'est pas de ça qu'il s'agit. Abandonner ou pas. Continuer à jouer au papa méchant ou laisser filer tout simplement. C'est pas juste ça. J'ai vu tellement de gamins faire n'importe quoi, combien de ses amis j'ai vu défiler au poste...? Elle n'en sait rien je parie. Et moi je peux rien faire contre ça, pour empêcher qu'elle fréquente des boulets. Je vais pas la coller en pension, genre militaire ou religieuse...Déjà j'ai pas les moyens pour ça, malgré les "folies" que je me permets des fois. Et ensuite, je suis à peu près certain que ça ne servirait à rien du tout. Elle s'enfuirait ou ferait tourner en bourrique tout le monde...C'est pas une gosse, c'est un petit animal.

Je soupire en me passant une main sur le visage. Est-ce que je suis triste ? Ouais. Un peu. Je préférais quand elle avait cinq ans, au moins on s'entendait. Et je peux pas m'empêcher de penser à un truc qui me hante depuis quelques temps...Et ça n'aide pas à se sentir bien. Je me retiens de le dire à voix haute, ça ne servirait à rien, elle ne comprendrait même pas. « Si sa mère la voyait hein...? » J'ai pas du tout envie de disputer avec moi-même, je me dispute déjà avec Eléanore et ça suffit comme ça. Alors tais toi, petite voix intérieure, j'ai pas besoin de tes conseils là...En plus, ça se dit pas ces trucs-là, c'est un moyen lâche de faire culpabiliser. Et j'ai pas besoin qu'elle se braque encore plus en lui sortant un truc comme ça. Vaut mieux démarrer la voiture et rouler vers la maison. Mais bien sur, comme toujours à cette foutue heure-là, y'a des bouchons. Mais pourquoi tous les gens sortent de leur boulot à la même heure hein ? Ils pourraient pas étaler un peu ? Histoire de pas faire des bouchons à chaque fois ! Non mais je vous jure...

Profitons en pour continuer de discuter hein. Est-ce qu'au moins ça sert à quelque chose ? Est-ce qu'elle se rend compte que je suis déçu ou triste...? Bizarrement je pense pas. Les ados ça pense qu'à eux. " Si tu t'avais comme fille, tu démissionnerais aussi du boulot de parent. Et puis, tu devrais être contente non ? Tu veux pas de règle, tu veux faire ce que tu veux, tu veux pas de père en vrai pour t'emmerder. Alors, en quoi ça te gêne que j'en ai marre et que je veuille plus m'occuper de ça ? Tu feras ce que tu veux, tu seras une adulte. " Tous les parents connaissent ça ? Tous les parents qui ont un ado savent ce que ça fait d'avoir un truc pareil ? Je sais pas. Comme j'ai dit, j'ai vu beaucoup de gamins qui faisaient n'importe quoi mais j'ai très rarement vu les parents. Je crois que j'étais pas vraiment fait pour ça, ça m'est tombé dessus quand même. La vie c'est la merde, vraiment.  

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Jeu 17 Nov - 14:11


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les ados, putain... Si ma mère avait été là, je pense que les choses seraient différentes, très différentes. On parle jamais d’elle avec papa, c’est pas un sujet qu’on aime tous les deux aborder je pense. Je l’ai jamais connue, elle est morte en me mettant au monde et même si j’sais que j’devrais pas culpabiliser par rapport à ça, que c’est pas ma faute, bah j’en ai parfois l’impression. C’est la première chose à laquelle je pense quand je déprime. J’me dis que p’têtre que si j’étais pas venue au monde, bah elle serait avec mon père et ils formeraient tous les deux un beau petit couple. Mais non, j’ai même réussi à merder ma naissance… J’aurais bien eu besoin de cette présence féminine, de ce modèle qu’aurait été ma mère. Ça aurait été plus simple pour un tas de choses, ça aurait été mieux. J’aurais peut-être pas dû vivre dans un univers aussi… masculin. J’aimerais sûrement porter de jolies robes et j’rougirais sûrement comme une conne quand un garçon m’aborderait. Comme toutes les filles de mon âge. Mais non, j’fous la misère à mon père. Et le plus triste, je pense, c’est que parfois, ça m’fait marrer. Sur le moment, bien entendu parce que je finis toujours par culpabiliser. J’ai beau jouer au dur, je finis toujours par penser à ma vie, à cette situation et j’finis par être triste. J’m’en rends même malade, parfois. Mais j’irais jamais en parler à mon père. Parce que j’suis pas douée pour parler sentiments, amour, tout ça tout ça. Parce que j’ai peur qu’il se foute de ma gueule, mais aussi parce que j’ai l’impression que l’état de notre relation est plié. On s’entendait plutôt bien quand j’étais petite, vachement mieux même. Puis j’ai grandi, j’ai commencé à sortir, j’me suis fait des potes… J’ai vachement changé.

On était en plein bouchons… et merde. Bouchons veut dire plus de temps en voiture, ce qui veut dire plus de temps à avoir à supporter mon père qui ne semblait pas d’humeur à bien parler, aujourd’hui. « N’importe quoi. Tu fais pas des gosses pour les lâcher parce qu’ils te cassent les couilles, c’est pas ça la vie papa, et tu le sais très bien. » je roulais des yeux, calant ma tête contre la vitre. J’avais pas mes écouteurs, dommage. J’aurais pu éviter d’écouter ses conneries… Je l’écoutais me faire la morale, se foutre clairement de moi… Il était jamais sérieux. Ça pouvait être marrant parfois, j’dis pas le contraire, mais qu’est-ce que c’est chiant aussi… Je soufflais, tournant la tête pour le regarder. « T’es vraiment le père de l’année, j’te jure. » Je me raclais la gorge, passant ma main sur mon visage. Ma journée avait déjà été assez crevante comme ça. « J’suis chiante, je sais. Comme toutes les filles de mon âge. Tu veux quoi, me foutre en famille d’accueil, te débarrasser de ta fille de quinze ans parce que tu sais pas la gérer ? J’te jure, parfois, j’regrette vraiment d’être là. » Sur ces mots, je me tournais pour me trouver dos à lui, sortant mon téléphone pour zieuter mes réseaux sociaux. J’étais pas d’humeur, pas du tout. Et même si je lui en voulais à mort, je savais que je n’étais pas à 100% innocente. Loin de là.

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Jeu 17 Nov - 15:03


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Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça...? " Oui, ben moi aussi je regrette que tu sois là. " J'ai lâché ça comme ça. Sans le faire vraiment exprès. Et en fait, il me faut un moment avant de réaliser que j'ai dit ça à voix haute, que réellement j'ai pu dire ça aussi froidement. J'en tremble un peu parce que...N'importe qui essaierait de se rattraper en disant que c'était la colère, que c'est pas vrai, ce genre de choses. Est-ce que c'est vraiment le cas...? Est-ce que j'ai dit ça parce que je suis en colère ou triste ? Nan, ce serait hypocrite de se cacher derrière ça et absolument mal honnête. C'est vrai, il m'arrive de me dire que je regrette d'avoir eu une fille. C'est même assez fréquent depuis temps, bien plus que ce que ça devrait être. C'est mal de penser ça. Je le sais. Mais...J'arrive encore à...m'occuper d'elle quand même donc, ça doit pas être si grave que ça. Enfin, je me rassure en disant ça surement. C'est atroce de dire à son enfant qu'on regrette de l'avoir eu. Et je regrette pas de lui avoir dit ça, je regrette juste la manière de lui dire.

Et c'est pas parce que sa mère est morte en la mettant au monde. Ce genre de trucs ça arrive, ça me rend triste, encore maintenant, et peut-être que je lui en veut encore un peu. Mais c'est juste que...Je voulais pas d'enfant. Carmelita m'a pas vraiment laissé le choix quand elle m'a dit qu'elle était enceinte. C'est un truc que j'ai jamais dit à personne, personne a besoin de savoir ça. Surtout pas Elie. J'avais dit non, je voulais pas d'enfant, mais je voulais rester avec elle et elle allait partir si j'avais continué à dire non. Du coup, on l'a gardée. Et on aurait pas du. Peut-être qu'elle serait morte d'autre chose, personne peut savoir. Mais en tout cas...En tout cas, je serais pas dans cette situation. Et je sais pas pourquoi je me sens encore plus triste qu'avant, j'ai l'impression de me souvenir de quelque chose d'horrible à propos d'elle et d'Elie et j'aime pas du tout ça.

Je n'ai rien dit de plus et d'un coup de volant pour sortir de la rue principale, je vais nous caler dans une ruelle. Je sais même pas où on est et je m'en fous. J'arrête la voiture là, laissant les bouchons derrière nous. Je me sens pas très bien et je reste un moment immobile, à essayer de savoir quoi dire ou quoi faire. Je suis un peu au bord des larmes. Et je me retiens parce que ça se fait pas de pleurer comme ça. Surtout devant sa fille. " Elie je...J'aurais pas du... " 

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Jeu 17 Nov - 19:03


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les ados, putain... On m’avait déjà dit un tas de trucs blessants dans la vie. J’en avais moi-même déjà dit, et c’est quelque chose de normal. Il arrive à tout le monde de dire par erreur des choses qui ne devraient pas être dites. Mais… entendre mon père me dire qu’il regrette que je sois venue au monde, que je sois à ces côtés ce jour-là. C’était… je sais même pas si le mot ‘blessant’ est approprié. J’ai senti mon cœur se briser en mille morceaux. Moi qui d’habitude fait tout pour ne pas paraître faible, j’avais juste envie de fondre en larmes. Je… Je ne sais pas s’il se rend compte d’à quel point ce qu’il vient de dire est méchant, très blessant… C’était mon père, l’une des seules personnes sur lesquelles je pouvais compter quotidiennement, un grand pilier pour moi. Et je l’entendais me détruire en quelques mots… Certes, on se poussait pas mal l’un l’autre. On passait notre temps à s’embêter, à se repousser, à se provoquer. Mais… c’est mon père ? Je l’aime énormément même si je ne le montre pas aussi souvent que lorsque j’avais cinq ans, mais c’est quelqu’un de très important pour moi.

Je restais silencieuse, ne réagissant même pas à ses paroles, dos à lui. Je rangeais mon téléphone dans la poche de mon jean, la tête baissée. J’étais complètement ailleurs. Perdue, confuse, triste, déprimée, en colère. J’avais envie de tout péter, de lui hurler dessus, de l’insulter, de lui mettre des coups de pieds. Pourtant, je ne fis rien. En rentrant à la maison, je filerai rapidement dans ma chambre puis je n’en sortirai pas jusque le lendemain matin. J’avais juste envie d’être seule.

Les yeux fermés, je sentis d’un coup la voiture s’arrêter. J’ouvrais brusquement les yeux pour regarder à travers la vitre et voir que mon père avait arrêté la voiture dans une ruelle. J’entendis rapidement sa voix grave, légèrement tremblante s’adresser à moi. Alors là… Quoi, il voulait s’excuser ? Dire qu’il ne pensait pas ce qu’il venait de dire ? Connard. « Gaspille pas ta salive, et garde tes larmes pour ton oreiller. » je soufflais en quittant la voiture, claquant ma portière, mon sac laissé sous mon siège.

J’étais vénère. J’avais envie de l’insulter, de lui dire tout ce que je pensais sur lui, mais la vérité… c’est que j’m’en sentais même pas capable. Je l’aimais. On avait pas une relation grandiose, on passait notre temps à se chercher l’un l’autre, et si je disais vraiment c’que j’avais sur le cœur, j’serais bonne à aller en famille d’accueil. De toute façon, à part ce fameux lien de sang, on n’a rien en commun. Que dalle. « T’es vraiment qu’un connard ! » j’hurlais, toute rouge, les larmes aux yeux, donnant un coup de pied dans lequel je mis toute mon énergie, frappant la portière de sa voiture avant de m’effondrer en larmes contre le mur de cette ruelle pourrie. Trop tard, j’avais atteint ma limite. Je croisais les bras puis rangeais ma tête à l’intérieur de ceux-ci pour pleurer en silence, recroquevillée sur moi-même. « J’te déteste… » je chialais. « J’vais aller vivre chez Vanessa de toute façon… » J’en avais marre. C’en était trop… Il ne me voulait pas chez lui. Demain, je partirai et le laisserai tranquille. Pour toujours.

Tout ça... j'me prenais une grosse claque dans la gueule. Certainement la plus grosse de ma vie.

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Jeu 17 Nov - 19:52


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Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça...? Elle est furieuse. Triste ça je ne sais pas. Mais furieuse je comprends, bien sur. Si n'importe quelle assistante sociale entendait ça, Elie filerait en famille d'accueil et moi...Oh on viendrait vérifier que je ne suis pas du genre parent négligent ou un truc comme ça. Oui y'a pas à dire, je suis le père de l'année. Encore mieux que le mien. Jamais j'aurais du être père, pourquoi Carmelita n'a pas voulu le comprendre, ça c'est une question que je vais me poser encore pendant des années, je le sens. Elle s'est barrée dehors, j'aurais fait pareil à sa place. Mais elle ne s'enfuit pas pour autant. Ce que je me serais, moi, empressé de faire, à sa place. Je reste un moment dans la voiture. Elle hurle, elle tape sur la voiture, je m'attends à ce qu'elle continue mais non. Est-ce que j'ai une chance de recoller les morceaux sans passer pour un hypocrite et un connard encore plus...? Hmm...Je sais pas, mais je peux au moins essayer de faire quelque chose.

Je sors de la voiture et j'approche un peu. Je n'ai pas réussi à être très doué en câlins ou en signe d'amour paternel alors, je ne sais pas si un câlin là maintenant serait très bien vu. Et je n'ai pas du tout envie de me faire taper dessus pour avoir essayé. Parce que là, j'ai comme l'impression qu'elle en est capable et qu'elle hésiterait pas beaucoup à le faire. Je m'essuie un peu les yeux et je m'assois par terre pas loin d'elle. " Je t'ai jamais parlé de mon père et je crois pas que ta grand-mère l'ait déjà fait non plus. Il nous tapait dessus et puis il est parti un jour, quand j'avais neuf ans. Je te dis pas ça comme une excuse ou comme exemple qu'il y a pire comme père. " Nan, c'est vraiment pas pour ça que je lui parle de lui. C'est même pas vraiment mon père, juste...un géniteur. Si elle pouvait éviter de me voir comme je le vois lui, ce serait déjà un début. Je reprends en soupirant un peu, ma voix tremble un chouilla et j'arrive pas vraiment à la contrôler. " Quand ta mère est tombée enceinte, je lui ai dit que j'étais pas fait pour ça. Je lui ai répété et répété, elle a rien voulu savoir et elle t'a gardée. J'ai jamais cru que c'était ta faute ce qui lui est arrivé, jamais d'accord ? Pour moi...C'est un peu sa faute, si elle m'avait écouté...Je suis nul comme père, on le sait depuis longtemps tous les deux. Mais...J'ai eu aucun modèle de père, alors...Comment je saurais faire hein ? " Je soupire longuement, elle s'en fout probablement de ce que j'essaie de lui dire, totalement même. J'ai du mal à croire qu'elle ne se soit pas barré en courant tout simplement.

" Ce que j'essaie de te dire...Je voulais pas d'enfant mais j'ai été heureux quand t'as été là. Vraiment. Mais...Si tu veux pas...Si tu veux aller habiter ailleurs, tu peux faire ce que tu veux, vivre chez Vanessa ou...A ta place je voudrais pas non plus d'un père comme moi. Je te ramène et tu fais ce que tu veux. " Si je connais un père pire que moi ? Le mien s'est barré lui au moins. Peut-être que si elle allait chez Vanessa...Si ma mère pouvait s'en occuper encore, je pense qu'on serait tous plus heureux, c'est pas le cas. La pire chose qui pourrait arriver à l'instant présent, ce serait d'avoir encore ces drôles de flashs comme chez Neena...Espérons que ça fasse pas ça... 

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Jeu 17 Nov - 22:27


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les ados, putain... Quand on est ados, on a d’énormes sauts d’humeur. On peut passer d’une belle grosse barre de rire à une soirée dépression. Je le sais, ça m’arrive très souvent. Mais là, j’crois que j’me suis jamais sentie aussi mal de ma vie. Je sais qu’avec mon père, on avait pas une relation exceptionnelle. On se prenait souvent la tête, on passait notre temps à se rabaisser l’un l’autre. Mais jamais, je dis bien jamais je n’aurais pensé qu’il puisse un jour regretter de m’avoir mise au monde. Un parent, c’est pas censé aimer son enfant, vouloir le rendre heureux, faire tout pour qu’il réussisse… ? J’étais troublée, je ne savais honnêtement plus quoi penser et je savais que notre relation allait être encore plus gênante que celle que nous avions avant…

Assise contre un mur, recroquevillée sur moi-même, j’essayais de me calmer. Mes bras et mes jambes tremblaient légèrement, conséquences d’un tel énervement. Je reprenais silencieusement mon souffle jusqu’à ce que j’entende la portière de mon père claquer, et des bruits de pas s’approcher de moi. Je ne bougeais pas d’un seul poil. Il allait sûrement s’excuser comme il avait l’habitude de le faire, et j’en avais clairement rien à foutre. Il avait franchi une certaine limite et je ne savais pas si je serais capable de le pardonner, de l’excuser. Il m’avait mis un rude coup… Vraiment.

Je l’écoutais me parler de son père. Me dire qu’il se faisait battre et qu’un jour, celui-ci l’ayant finalement abandonné un jour. C’était triste, mais je ne comprenais pas spécialement où il voulait en venir. Il voulait que j’aie pitié de lui ? Ça ne marchait pas. Plus le temps passait, et plus l’estime que j’avais de lui disparaissait petit à petit.

Je ne comprenais rien. « Je suis désolée que maman soit décédée. » murmurais-je d’une petite voix. Désolée ? Je n’avais pas à l’être d’après ce qu’il était en train de me dire. Non, la mort de ma mère n’était pas ma faute… Mais je ne pouvais m’empêcher de parfois m’en vouloir. Parce que si je n’étais pas venue au monde, mes parents seraient sûrement heureux, encore ensemble. Ma mère serait encore en vie… Bref, j’ai toutes les raisons de m’en vouloir mais je finis toujours par relativiser.

Mon père avait probablement raison. Son géniteur n’était pas un bon père, il le maltraitait et papa n’avait probablement jamais su comment s’occuper d’un enfant. Mais ça s’apprend… ? J’ai juste l’impression qu’il essaye peut-être de me faire vivre ce qu’il a vécu indirectement (sans les coups, bien entendu). « Mais… papa, ça s’apprend… ? Tu t’occupais bien de moi quand j’étais petite… J'étais heureuse dans mes souvenirs... » je relevais enfin la tête pour dire, le regardant dans les yeux, un peu calmée. Je reniflais, me frottant les yeux pour essayer de cacher ces larmes… On était heureux, avant. Qu’est-ce qui a bien pu faire changer ça… ? « Désolée si j’te mène la vie dure, vraiment. Je crois que… je vais juste partir, voir pour aller chez Vanessa, on sera sûrement tous les deux plus tranquilles… » disais-je d’une petite voix, haussant les épaules. J’en avais vraiment envie sous le coup de l’énervement et je le regretterais sûrement d’ici quelques jours. Mais ça marcherait sûrement mieux de cette façon. Il aurait plus de temps pour lui, il pourrait plus se reposer en dehors du travail. Vraiment, ce serait une bonne chose. « Je vais appeler Vanessa en rentrant. » je me redressais, posant les mains sur le mur pour m’aider à me relever. « On peut rentrer, s’teuplaît… ? »

Je soufflais un grand coup puis remontais en voiture, attachant ma ceinture, la tête pleine de questions. J’avais déjà mal au crâne rien qu’en pensant aux jours qui allaient venir.

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Ven 18 Nov - 12:58


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Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça...? Comment faire comprendre une chose aussi compliquée à quelqu'un qui n'écoute déjà pas ce que vous dites en temps normal...? C'est presque impossible en fait, les sentiments c'est vraiment de la connerie...Ce serait quand même beaucoup plus simple si il n'y avait pas tout ça, les sentiments, les émotions et tous ces trucs qui te parasitent ta tête quand tu essaies de dire des choses. Et là c'est exactement ça ! Parce que j'aime beaucoup Elie, bien entendu, on aime son enfant, c'est...on est biologiquement programmé pour ça normalement. Et forcément, j'ai pas envie qu'elle s'en aille. Mais si c'est le moyen pour qu'elle ait une vie correcte qui ne sera pas bousillé par un père débile, c'est peut-être mieux. Même si ça me fait souffrir quand même. Parce que je crois pas que j'arriverai à apprendre à m'occuper d'une ado. Peut-être que c'est juste la pire période et que ça va s'arranger dans quelques temps...? Et si c'était pas le cas, est-ce que je prendre le risque de niquer sa vie parce que je comprends pas comment ça marche...?

Je la laisse remonter en voiture, sans rien dire de plus. Il y aurait quoi à dire de plus hein ? Des tas de choses mais je sais pas si ça va aider de les dire. Je reste prostré un moment, avant de me dire qu'il faudrait remonter en voiture et rentrer. Je crois que je n'ai pas envie. Je pleure un peu mais je m'empresse d'essuyer les larmes d'un revers de manche. Pas besoin de ça maintenant, comme elle l'a dit, autant garder ça pour l'oreiller. Je retourne vite en voiture et direction la maison. Il y a un peu moins de bouchon, on dirait que notre dispute a eu au moins un petit effet positif : on sera rentré plus vite...On ne peut pas dire que ça me console vraiment en revanche. Comment on a pu tout foirer à ce point-là ? Quand elle était petite ça se passait bien...Tout se passait bien jusqu'à ce qu'elle devienne adolescente...

" Je sais que ça se voit pas, mais je t'aime beaucoup Eléanore. C'est ridicule de dire ça après ce qui vient de se passer, mais c'est vrai...Mais je sais que je suis trop nul comme père alors...Tu crois que ça peut encore s'arranger...? " J'aimerais bien que ça s'arrange. Même si elle doit partir un peu pour ça...Lui dire que je veux pas qu'elle parte et qu'elle me manquer, je ne sais pas si ça servirait, j'arrive même pas à savoir ce que je dois faire. Mais pourquoi c'est si compliqué d'avoir des enfants ?! Heureusement, l'immeuble n'est pas très loin, on sera bientôt rentrés, enfermés chacun de notre côté à déprimer, probablement... 

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Ven 18 Nov - 13:43


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les ados, putain... La pire journée de ma vie. Vraiment. L’école, ça s’était plutôt bien passé. ‘Fin, okay, j’étais allée dans le bureau du principal, ça arrivait assez souvent. J’m’embrouille souvent aussi avec des camarades, donc c’est pas nouveau et c’est clairement pas ça qui va me gâcher la journée. Mais mon père qui m’dit des trucs que jamais j’aurais pensé entendre… J’aurais peut-être dû rentrer à pied, au moins, j’aurais pas dû à le supporter lui et ses remarques de merde. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase, et même si j’avais un peu envenimé les choses avec lui, il avait franchi certaines limites qui n’avaient pas à l’être.

Assise dans la voiture, les bras croisés et la tête baissée, je pensais. Qu’est-ce qu’on allait faire, comment est-ce que tout ça allait se passer ? Je savais déjà qu’en rentrant, on mangerait chacun de notre côté puis on passerait notre soirée loin de l’autre. On change pas nos habitudes… Mon père finit par reprendre place dans la voiture. Attachant sa ceinture et démarrant, on reprit la route silencieusement. On ne faisait aucun bruit, on ne parlait pas. On n’avait rien à se dire, de toute façon. Si c’était pour encore se prendre la tête, se dire des choses qu’on regretterait sûrement par la suite, autant se taire. On en avait tous les deux trop dit.

Le trafic était plus calme. Nous n’étions plus bloqués dans aucun bouchon, ce qui fait qu’on avançait quand même plus rapidement sur la route… Puis mon père prit soudainement la parole. Moi qui pensais qu’il allait me foutre la paix tout le reste du trajet, je m’étais trompée. Il disait qu’il m’aimait, patati, patata. Mon cul. « Je t’aime aussi, papa. Vraiment. » je lui souriais un peu, sans vraiment le vouloir. Pour lui montrer que je ne rigolais pas, que j’étais sérieuse. « Mais… J’ai pas envie de te pourrir la vie ou de t’empêcher d’en faire ce que tu veux. J’ai l’impression d’être un boulet, un truc pas prévu au programme. Excuse-moi… » j’haussais légèrement les épaules. J’étais limite désolée qu’il ait eu à me supporter durant tout ce temps.

Je le regardais silencieusement, le détaillant du regard. Je l’avais toujours aimé. Normal, c’est mon père… mais c’était mon papa super-héros, celui dont j’étais fier il y a encore quelques années, parce que c’était un bon flic, parce qu’il était un bon père. Tout a changé en aussi peu de temps… ça me fait flipper.

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Ven 18 Nov - 23:53


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Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça...? " Tu ne me pourris pas la vie voyons...Je voulais pas...dire ça comme ça. On doit juste être...handicapés des sentiments toi et moi, ou du moins on a du mal à s'entendre. On s'exprime pas bien, toi et moi... " J'ai beau dire ce que je veux, je sens que c'est la pire journée qu'on aura vécu tous les deux. Même devant la mort de sa mère pour ma part. C'est vraiment la merde y'a pas à dire...C'est un peu comme vivre un accident au ralenti, on sait ce qui va arriver mais on ne peut rien faire pour empêcher l'inévitable. C'est...un peu comme quand la grande roue nous ait tombé dessus : j'ai regardé ça, conscient que c'était un drame, sans rien pouvoir faire, rien du tout, à part recoller les morceaux une fois que ça a été terminé. C'est pareil et c'est tout, y'a pas grand chose d'autre à dire ou à faire...

Il ne faut pas plus de quelques minutes pour enfin que je me gare devant l'immeuble. J'aurais pu faire durer le trajet encore plus, dire que j'avais une course à faire, quelque chose dans ce goût pour tenter de dire quelque chose, de recoller tout ça. Mais je pense qu'elle l'aurait mal pris, elle n'aurait pas aimé que je la coince dans la voiture comme ça...Alors on est rentré. Je ne sais pas comment ça va se passer, ou ce qui va se passer exactement. Mais ce que je sais, c'est que ça va être compliqué. Sorti de voiture, monté les escaliers et direction l'appartement. Je crois que ces escaliers ne m'ont jamais paru aussi longs de toute ma vie. Et pourtant j'ai l'habitude de les monter tous les jours, des fois en forme, des fois pressé, des fois totalement épuisé, parfois même au milieu de la nuit après une planque horrible...Mais là, c'est encore pire, même pas envie de lever les pieds pour les monter. Je crois que rentrer dans l'appartement est encore pire. Je ne suis pas lent pour autant, je fais comme d'habitude. Mais je ne sais pas, ça me fout le cafard d'un coup d'être rentré dans cet appart. Si bientôt il doit être vide, ça va me faire bizarre. Je ne sais même pas ce que je dois faire : continuer d'essayer de lui parler...?

Je me contente de poser mes affaires et aller me faire du café. J'aurais pu prendre une bière, mais j'ai ce sentiment bizarre que ça ne va pas aider à arranger les choses. Je sens que la soirée va être longue, très longue. " Tu veux bien...me donner des nouvelles quand même si tu t'en vas chez Vanessa ? Histoire que je sache un peu ce qui t'arrive quand même. Savoir si tu vas en cours ou pas. Ce genre de choses tu vois... "

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MessageSujet: Re: (wade) I. Fucking. Hate. School.   Sam 19 Nov - 6:45


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les ados, putain... Wade Wilson, tu m’en as fait voir un tas de trucs, tu le sais, pas vrai… ? On a bien ri, pleuré ensemble. Mais je crois qu’il est temps pour moi de partir, maintenant. De te redonner ta liberté, de te rendre ces années que je pense que tu as perdues, puis de tout recommencer à zéro. Peut-être que t’y arriveras, peut-être tu n’y arriveras pas mais je suis sûre que ce sera mieux comme ça. J’ai toujours imaginé être majeure et enfin partir de cet appart dans lequel on vivait tous les deux pour m’en offrir un à moi, être indépendante. Je n’aurais jamais imaginé que ça arriverait trois ans plus tôt, pas du tout. Bon, après ça ne sera sûrement pas permanent, enfin j’espère. On a beau avoir des problèmes à régler avec mon père, j’espère pas avoir fait une croix sur lui. On va juste attendre, laisser se calmer les choses puis peut-être retenter une approche d’ici quelques temps. J’aime mon père plus que tout, vraiment, même si je ne lui dis pas souvent, mais ça nous fera du bien à tous les deux et je pense qu’on est d’accord là-dessus. « Ouais, peut-être, papa… j’aurais préféré avoir la relation qu’toutes les filles de mon lycée ont avec leur père, vraiment. » Vous savez, le truc basique du père qui va chercher sa fille à l’école en voiture chaque soir, qui l’empêche de sortir le soir parce qu’elle n’est pas plus âgée et qui vient la réconforter quand elle est en pleurs à cause d’un garçon débile qui lui a brisé le cœur. Pour la première fois de ma vie, j’aurais bien aimé être une petite chialeuse pourrie gâtée.
On arrive enfin devant notre appartement. Je jette un coup d’œil à l’extérieur, on était bien arrivés… J’ai pris mon sac puis j’ai quitté la voiture sans un mot avant d’entrer dans l’immeuble avec mon père et de monter ces foutues marches. Une, deux, vingt, quarante… sur le moment, j’avais tellement l’impression qu’elles s’étaient multipliées rien que pour nous déranger, pour nous titiller un peu plus. C’était gênant, et long. Très long. Moi qui a l’habitude de les monter en courant, j’étais clairement pas d’humeur à accélérer le rythme ce jour-là. On passe enfin la porte. Je rentre la première et me débarrasse de mes chaussures que je laisse dans l’entrée. Je pose ma veste sur le porte-manteau puis je jette mon sac dans l’entrée alors que mon père ferme la porte et va se faire un café. Je regardais autour de moi, grimaçant un peu. Si vraiment ça ne tenait qu’à moi, je partirais pas. Mais j’crois que c’est le bon moment pour partir, changer un peu d’air et peut-être revenir d’ici quelques temps avec une nouvelle relation père-fille, j’espère en tout cas. « Papa. T’inquiète pas, t’auras le droit à un SMS tous les soirs et je suppose qu’elle t’appellera aussi… C’est Vanessa… » elle haussa les épaules. Les deux jeunes femmes n’étaient plus du tout aussi proches qu’elle l’étaient avant mais elles avaient de très beaux souvenirs toutes les deux. « Je vais aller en cours, faire mes devoirs… j’suis pas une débile. J’vais te prouver que j’suis pas une bonne à rien… », j’entrais dans la cuisine. D’habitude, j’aurais bien dit que je n’ai rien à prouver à qui que ce soit. Mais j’ai l’impression d’en avoir besoin. Histoire de me dire que j’suis pas seulement bonne qu’à emmerder le monde comme il a l’habitude de me le répéter. J’vais me forcer à aller en cours, réviser, et lui ramener de belles appréciations qui le feront sûrement sourire.

« Je t’aime fort. » je m’approche de lui puis le sert brièvement dans mes bras avant de quitter la pièce en courant et de gagner ma chambre, m’enfermant à l’intérieur comme j’avais l’habitude de le faire quand on était en pleine crise. Je me glissais sous les couvertures de mon lit que je n’avais pas fait le matin-même, essayant de fermer les yeux et de m’effondrer…

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