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 I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)

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Cindy MoonHumain modifié
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MessageSujet: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Mer 23 Nov - 22:52

I didn't wish to hurt you, never


Vous savez ce proverbe populaire disant que l’alcool est à consommer avec modération ? Bon, bah je vais vous apprendre quelque chose : Modération est une véritable alcoolique. Une putain d’alcoolique même. J’étais à peu près sure que c’était elle qui avait bu la bouteille de whisky qui était à présent vide sur ma table base dans le salon. Oui, moi j’étais parfaitement sobre. Et c’était d’ailleurs pour cette raison que j’étais entrain de vous parler. Je pousse un sacré râle avant de me laisser tomber à l’arrière, ma tête rencontrant le canapé. Heureusement pour moi que Albert n’était pas là ce soir. Quoique ça aurait surement été moins triste de boire avec Albert que de boire toute seule mais j’avais tout de même encore un peu de self-estime, de dignité ou ce genre de chose pour que mon propre frère me voit dans cet état. Par contre mon chien… bah elle était tran-quillement entrain de me lécher le visage donc je pense qu’elle était pas trop gênée de me voir comme ça et que ma tentative de la maintenir au loin était totalement ratée. Et de me dire que j’étais totalement une ratée. Genre j’avais un boulot, je pouvais pas être totalement une ratée. Pas que je pense que les gens qui ont pas de boulot sont des râtés, loin de là même. Mais si j’avais réussi à avoir un boulot, que j’aimais et ça se passait bien… je pouvais pas du coup avoir tout raté ? Roooooh puis merde. J’avais bien pas raté des trucs donc j’étais pas totalement une ratée. Même si c’était plus simple de me souvenir de ce que j’avais raté que l’inverse à cet instant présent. Je vais auto-coller ça sur le dos de tout ce que Madame Modération elle a bu d’accord ? Bon d’accord j’avais peut être donné pas mal de raisons à Madame modération pour qu’elle finisse dans cet état. Mais c’était pas ma faute ! C’était pas ma faute si j’avais une vie… bah voilà quoi, comme la mienne. C’était pas ma faute si pour la plupart des choses j’étais juste paumée. Je suivais le mouvement bien souvent pour donner l’air que je savais à peu près ce que je faisais. Mais ça c’était quand j’arrivais encore à donner l’air que j’arrivais à quelque chose. Heureusement pour moi, j’avais plus que de l’alcool à la maison. Oh, je devais aussi avoir un paquet de clopes quelque part mais j’avais pas réussi à le retrouver et après être allée fouiller à quatre pattes sous le bureau, et m’être donc cognée la tête au passage, j’avais abandonné l’idée de lui remettre la main dessus. Au moins je risquais pas de fumer dedans et de foutre le feu à la maison, c’était déjà ça de gagner. Et comme de toute façon, je n’avais que des clopes, j’allais pas fumer autre chose. Je levais le poing en signe de victoire et je remarquais Ghost qui courait à l’autre bout de la pièce. Elle avait du croire que je lui lançais quelque chose. J’explosais d’un rire qui se tue bientôt pour retourner à mon état dépressif de personne ayant trop bu. Oh, je savais bien ce qui me mettait dans cet état. Je savais que c’était pas d’être une paumée même si être une paumée jouer surement un rôle certain là dedans. Je savais bien que pour une fois, enfin c’était pas la seule mais c’était pas habituel non plus, c’était pas que j’étais encore c’te gosse pas remise des embuches sur son chemin. Non aujourd’hui la raison de mon mal être avait le doux prénom de Gabriel. Je soupirais et attrapais la bouteille près de moi pour boire une nouvelle gorgée. Gabriel… Je lui avais pas parlé depuis l’épisode devant le Pegasus et ça faisait donc déjà un petit moment. Il m’avait pas parlé non plus pour ma défense. Mais… je savais pas. J’étais pas bien depuis cette histoire. Je me sentais mal. Soupirant et me disant que si je faisais encore une connerie ce qui était fort possible me connaissais, je pourrais mettre ça sur le compte de l’alcool, je me levais. Bon… avec pas tellement d’assurance mais je tenais sur mes deux pieds ! Ghost couchée ! Je reviens plus tard. Je tapotais sur la tête de mon chien, n’ayant pas l’équilibre pour lui faire un câlin. Je me dirigeais dans l’entrée, jugeant qu’il était plus raisonnable de laisser mon arme dans sa cache que de la prendre… bon par contre, j’attrapais une vieille veste confortable que je passais. Une fois dehors, je rentrais les mains dans mes poches. Oh mon paquet de cigarettes ! Tiens il était là donc… ouais j’avais du la mettre la dernière fois en soirée en même temps, c’était logique. Je m’allumais donc une cigarette, faisant très attention à pas me foutre le feu aux cheveux au passage. J’aimais trop mes cheveux pour ça. Puis la coupe à la garçonne ça m’irait pas et comme je devais pouvoir les attacher pour le travail… Bref. Je ne mis pas très longtemps, du moins ce fut l’impression que j’en eu mais comme j’avais bu on sait jamais, à faire la route jusqu’à chez Gabriel. Faut dire que je la connaissais bien… encore mieux dans l’autre sens tiens ! Je passe sans trop de problème la porte de son immeuble. Plus facile ça serait pas dé-cent, surtout quand on compte que je suis bourrée. Mais je crois que ça a du faire une montée d’adrénaline quand même parce que ce n’est qu’une fois que je me retrouve à avoir déjà frappé à sa porte que je réalise ce que je fais. Oh bordel. Je laisse mon front tomber contre le mur à côté de la porte. Je suis bourrée. Et je viens d’aller voir Gabriel. Pourquoi je fais ça moi ? Qu’est-ce qui m’est passé par la tête ? Qu’est-ce que je peux être conne quand je m’y mets ! Je sens des larmes d’énervement envers moi-même me monter aux yeux quand la porte s’ouvre. Je suis désolée. J’ai trop bu et… je sais pas. Je me tourne vers lui et vers son air surpris. Il est définitivement trop mignon quand il est comme ça. Je voulais te voir. Je crois que… tu me manques. Ma voix se brise, diminuant fortement, alors que je prononce ces trois petits mots de trop. J’affiche un air surpris contre moi même après avoir dit ça. J’ai dit ça ? Non j’ai pas dit ça ? Faut croire que si j’ai dit ça. Minable. Minable. En même temps je suis bourrée, re-couverte d’une odeur de clope, en train de pleurer d’auto énervement devant sa porte. Je crois que y avait même pas besoin de ça pour que ce soit minable. Qu’est-ce qu’il va penser de moi…


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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Jeu 24 Nov - 13:32

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 Il sentait un tiraillement au niveau de sa nuque. Il leva la tête, massa ses muscles endoloris en grimaçant et jeta un coup d’oeil à cette horloge murale qu’il détestait mais qu’il n’avait toujours pas eu le courage de planquer dans un carton. La soirée était plus avancée qu’il s’y attendait mais il avait encore tellement de travail qu’il n’en voyait pas le bout. Et encore, il avait pris la décision de passer la soirée chez lui et non au bureau. Il laissa son regard se perdre sur les lumières de la ville qu’il apercevait à travers sa baie vitrée. Il ne savait pas trop pourquoi il se mettait là, sur le rebord intérieur - assez large pour l’accueillir lui et la dizaine de papier qu’il avait étalé autour de lui - alors qu’il avait un îlot central dans la cuisine qui lui offrait plus d’espace. C’était quelque chose qu’on attendait de la part d’un chat, pas d’un humain adulte. Mais il avait ce genre d’habitude étrange. Mais il ne crachera pas sur une petite pause. Parce que ça faisait un moment qu’il était perché là, au milieu de toute cette paperasse et qu’il commençait légèrement à saturer, à force. Il avait besoin d’une cigarette, là, maintenant.
Il quitta son perchoir improvisé pour aller mettre la main sur le paquet qui tronait sur la table basse. Vu que Maritza, sa belle-mère avait le don pour passer à l’improviste et que Gabriel était censé arrêter de fumer, il s’obligeait à sortir sur le miniscule balcon qu’il avait pour aller s’en griller une. Prendre une bouffée d’air frais lui fit le plus grand bien.

Il tirait quelques lattes en admirant la rue, accoudé à la rambarde et en laissant son esprit dériver, comme à son habitude. Mais pas trop longtemps parce qu’il savait ce qu’il se passait s’il se perdait trop dans ses pensées. Il ressassait des souvenirs pas forcément plaisant. Il savait retourner s’occuper la tête quand il le fallait. Et c’était d’ailleurs ce qu’il avait prévu de faire quand il entendit frapper à la porte. Il se figea un instant. Les coups frappés à cette heure là, c’était rarement bon signe. Très rarement. La plupart du temps, c’était Lilianne qui débarquait, ivre comme à son habitude. Elle était venue pour remplir son quota du moins, c’était ça ? Pour lui demander du fric ou encore essayer de l’amadouer avec ses larmes de crocodiles ? Gabriel serra les dents. Il balança son mégot d’un geste distrait et retourna à l’intérieur de l’appartement, sur ses gardes. Peut-être que ce n’était pas du tout elle, mais il préférait rester prudent.

Et il n’aimait pas s’approcher de la porte avec une boule au ventre, persuadé que c’était sa génitrice qui se trouvait de l’autre côté. Cette réaction, il n’arrivait jamais à s’en débarasser. Au point de ressentir une bouffée de stress à chaque fois que quelqu’un frappait à sa porte en plein milieu de la soirée. Ça aurait pû être Maggie, mais Maggie avait sa clé et elle venait squatter chez lui tellement souvent qu’elle ne frappait plus à la porte. Il hésita un instant avant de risquer un oeil à travers le judas. Oeil qui s’agrandit de surprise en découvrant l’identité de ce visiteur nocturne, pas du tout prévu au programme. Il ouvrit la porte, le mouvement qu’il fit produisant un courant d’air qui souleva l’une de ses mèches bouclées pour faire face à Cindy. Cindy qui se tenait contre le mur, dans un état qui n’était pas engageant. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Ça, pour une surprise… Avant même qu’il ne lui demande la raison de sa venue, les mots qui sortirent de sa bouche le prirent de court. Elle était désolée, elle avait trop bu et elle avait les larmes aux yeux. La surprise céda la place à l’inquiétude. Mais pour quelle raison venait-elle le voir en pleine nuit, complétement bourrée en plus ? La suite, il ne s’y attendait absolument pas. Tellement pas qu’il se retrouva planté là, comme un imbécile, à regarder Cindy comme si elle venait de lui annoncer un truc énorme. Enfin… C’était énorme ce qu’elle venait de lui dire, quand on savait comment ça se passait entre eux. Il avait plus l’habitude de Cindy quittant cet appartement discrétement avant son réveil que Cindy à sa porte, au bord des larmes et lui disant qu’il lui manquait. Merde alors. Il ne s’était pas attendu à ça. C’était au bas de la liste des choses auxquelles il s’attendait. Il secoua imperceptiblement la tête pour se remettre les idées en place et - sans s’en rendre véritablement compte - s’effaça pour la laisser entrer, à l’instant où la porte de sa voisine s’ouvrit. Il retint un juron entre ses dents. Toujours à se manifester quand on avait pas besoin d’elle, celle-là. Il prit un air détendu, posant une main contre le battant en bois. Il avait tellement l’habitude qu’il finissait par développer quelques mécanismes énervant pour emmerder la commère de l’immeuble quand elle voulait montrer qu’elle était là.  “Bonsoir, belle soirée, hein ?” lança Gabriel avec ce sourire insolent qu’elle détestait tant.  Elle se contenta de lui lancer un regard assassin et referma sa porte. Elle avait visiblement décidé de ne pas lui taper de scandale dans le couloir ce soir. Il en entendrait certainement parler le lendemain. Oh oui. Cette vieille sorcière attendrait qu’il sorte de chez lui pour lui reparler de ça. Et comme à chaque fois, il l’enverrait paître en lui demandant de s’occuper de ses affaires. Mais pour ce soir, il évitait les cris et les menaces en plein milieu du couloir. Il lâcha un soupir de soulagement et posa son regard vers Cindy.

Il ne savait pas si c’était une bonne idée, mais il n’allait pas laisser Cindy dans le couloir, alors qu’elle avait bu plus que de raison. Il l’invita à s’asseoir sur le canapé, ignorant ce qu’il pouvait bien faire d’autre à cet instant. Il avait l’habitude des gens bourrés, certes. Mais pas des gens bourrés avec lesquels il couchait de temps en temps et pour lesquels il commençait à nourrir des sentiments. Et qui se retrouvaient à sa porte alors que la soirée était bien avancée. “Tu… veux boire quelque chose ? De l’eau, du café, du thé ?” Est-ce qu’il avait du thé au moins ? Il n’en buvait jamais donc il lui était difficile de savoir s’il y avait une boite quelque part dans cette maison. Et merde, il faisait quoi, maintenant ? Il était…nerveux ?  
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Dim 27 Nov - 0:29

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Je crois que… tu me manques. J’avais bu hein. Du coup, on pouvait presque dire que tout cela s’expliquait non ? Quoique non. Je crois que même l’alcool me permettait pas de comprendre pourquoi je pouvais dire ce genre de chose. Rien ne me laissait comprendre ça. Parce que j’étais à peu près aussi stupéfaite que lui. Et dieu seul sait à quel point je n’avais pas l’habitude de le voir tirer ce genre de tête. Peut-être qu’il faisait cette tête là le matin quand il découvrait que j’étais plus dans son lit. Ou… je ne savais pas. Je ne savais pas pourquoi j’avais dit ça. Surement parce que ce n’était que la vérité même si elle me plaisait pas. Gabriel me manquait. La présence de Gabriel me manquait. Le sentir à côté de moi quand je me réveille, m’endormir à ses côtés, entendre son rire, voir l’air concentré sur son visage. Toutes ces petites choses, tous ces détails que j’avais entre aperçu du quotidien avec lui me manquait. Mais je savais pas pourquoi ça me manquait. Surement parce que j’appréciais tellement ces moments entre nous. Ces moments hors du temps. Je pleurais. C’était tellement stupide. Nan mais sérieusement, pourquoi je pleurais ? J’en savais un peu rien. Je me sentais mal bien entendu. J’avais bu, j’avais pleuré alors forcément je me sentais mal quoi. Mais bon, je sais tout de même pas. Je relève la tête vers Gabriel et je me mords la lèvre. Il est tellement… beau là comme ça. Il avait l’air toujours surpris et perplexe mais j’aimais cette expression sur son visage. J’avais d’ailleurs une furieuse envie de l’embrasser là, comme ça en plein milieu du couloir. De fixer ses yeux pendant que je pose mes lèvres sur les siennes. Mais je n’ai pas le temps. Parce qu’il commençait à se reculer et je savais que la déception devait déjà se percevoir dans mes yeux. Je voulais pas qu’il s’éloigne. Je voulais qu’il me prenne dans ses bras, qu’il me sert contre lui comme si c’était la dernière fois. Mais je voulais pas que ce soit la dernière fois non plus. Je… j’entendis du bruit et je me retournais pour voir d’om ça venait. Oh putain de merde, c’est que ça bouge ! Oh la voisine… putain de merde est aussi une expression appropriée dans ce cas là. Parce que bon, la super voisin de Gabriel quoi. Cette nana râle pour tout et surtout pour rien. Combien de fois elle m’avait emmerdé alors que je repartais chez Gabriel. Je lui avais jamais dit parce que quelque chose me disait qu’il n’allait pas trop apprécier. Et je voulais pas lui attirer des ennuis… enfin plus que je ne le faisais déjà par ma seule présence. Je profitais que Gabriel ne puisse pas voir mon visage, occupé à demander à sa voisine si elle passait une bonne soirée, pour envoyer à cette dernière un regard qui tue. Un regard du genre « je vais te tuer ». Que je retirais directement quand je la vis se retourner et donc Gabriel se tourner à nouveau vers moi. Trop de tournage dans tous les sens, je vais finir par me sentir pas très bien. Il me fait rentrer dans l’appartement et je reste silencieuse. Il a fumé. Ca se sentait, ça me perturbée. Il sentait pas comme ça d’habitude. Il me propose de m’asseoir sur le canapé mais je ne bouge pas, continuant de le fixer avec une certaine insistance. Il me propose à boire et je sors de mon immobilisation pour lui sourire à travers mes larmes. Je voudrais bien de l’eau. Tout sans alcool. Je me moquais de moi-même oui. J’avais bu mais pas au point de perdre mon sens de l’humour. Mais je laissais pas le temps à Gabriel de simplement bouger. Je séparais la distance entre nous, me rattrapant en m’accrochant à Gabriel. Je glissais mes bras le long de ses flans et je collais mon visage dans son cou. J’en profitais pour me cacher mais aussi pour être au plus proche de lui que je le pouvais. Je déposais un léger baiser dans son cou. Je le sens m’entourer de ses bras et je frissonne. Me lâche pas. Une supplication qui sort de ma bouche au milieu d’une sorte de sanglot. J’ai besoin de Gabriel. Ca devient presque une évidence que j’ai besoin de lui. J’aurais bien besoin du verre d’eau aussi mais j’ai tellement peur que si je le lâche, il parte que je n’ose pas. Je tente de me calmer. De calmer mes peurs. De calmes mes sanglots. De faire taire cette putain de petite voix qui me dit que lui aussi disparaitra. Comme tout le monde disparait toujours. Tais toi la petite voix. C’est Gabriel. Ce n’est pas… c’est Gabriel bordel. Je l’embrasse à nouveau dans le cou, laissant mes lèvres courir jusqu’à sa mâchoire. Je… je voudrais rester s’il te plait. Ce soir, cette nuit enfin… maintenant et demain matin. Je frissonne en réalisant ce que je viens de dire. Je préfère l’ignorer cette phrase tant qu’il ne me donne pas de réponse, comme j’ignore les larmes qui continuent d’inonder mes joues. A la place, je laisse mes lèvres sur sa peau, fermant les yeux, inspirant doucement pour me laisser envahir par son odeur. Je t’en prie Gabriel. Me laisse pas.
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Dim 27 Nov - 23:25

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Il ne savait pas trop, en fait. Il ne savait pas ce qu’il devait faire. Il avait perdu toute capacité de dialogue, ou de mouvements en la voyant là, assise devant lui. Ses émotions se livraient conflits. Comme à chaque fois que Cindy était dans les parages, il n’avait plus aucun contrôle. Il tentait. Il tentait de se battre contre son envie de lui sauter dessus là tout de suite. Mais elle avait bu. Qui disait qu’elle n’agissait pas uniquement sous l’influence de l’alcool ? Enfin… Elle avait fait le chemin jusqu’ici, monté les marches et frappé à sa porte. Elle lui avait parlé, même si sa voix sonnait étrangement à cause de ce qu’elle avait bu. Gabriel se força à rester concentré sur des choses simples, des choses tangibles auxquelles se raccrocher, comme proposer à boire à Cindy. Quelque chose de sans alcool, pour ne pas empirer son état. Il était nerveux. Il ne savait pas comment réagir autrement qu’en pensant mécaniquement. Il resta focalisé sur Cindy qui donna sa réponse. Il mit un instant à hocher la tête, pour remettre de l’ordre dans ses idées. Mais avant qu’il n’amorce un geste, il se retrouva prisonnier des bras de Cindy, de son visage enfoui contre son cou. Et maintenant ? Par réflexe, Gabriel passa ses bras autour de Cindy pour la retenir, si jamais. Heureusement qu’elle ne pouvait pas voir son visage à cet instant… C’était assez comique. Il devait ressembler à Jennifer quand elle lui demandait de venir travailler un jour où il n’était pas censé le faire. Pourquoi il pensait à sa patronne, là, tout de suite ? Non, mais… Un frisson s’empara de lui, en même temps qu’une furieuse d’envie d’embrasser ces lèvres qui étaient en train de lui faire perdre tous ses moyens. A quoi il pensait, déjà ? Il ne savait plus. Il avait perdu la notion de temps et d’espace en une fraction de seconde, juste avec ce simple contact. Si Cindy avait une seule fois douté de l’effet qu’elle lui faisait, elle n’aurait qu’à entrer dans la tête de Gabriel pour le savoir.  Mais il devait se contenir. Il commença par poser ses mains sur les épaules de Cindy, s’apprêtant doucement à la repousser et bafouilla “Je… Je vais… Je vais te chercher…Me lâche pas Gabriel se figea, tenant toujours Cindy contre lui. La lâcher ? Non. Jamais. Enfin si, trente secondes, le temps d’aller lui chercher un verre d’eau et de retrouver son calme. Calme qui était mis à très rude épreuve. S’il ne se décollait pas de Cindy maintenant, il ne savait pas ce qu’il ferait. Il eut un rire nerveux et tenta de se dégager en marmonnant “Je vais simplement te chercher un…” A nouveau, les lèvres de Cindy le tourmentaient et il oublia ce qu’il voulait dire. Lui chercher quoi déjà ?

Non. Il devait se retenir. Il ne pouvait pas se laisser aller comme ça. Un minimum de décence et de self-control ne seraient pas superflus. Il ne voulait pas faire quelque chose qu’il regretterait ou que Cindy regretterait, une fois que l’alcool ne serait plus présent dans son organisme. Mais encore une fois, alors qu’il allait rassembler ses idées pour penser clairement, Cindy le surprit. Là, c’était la grosse baffe. Encore mieux qu’une douche froide, sans l’effet glacial. Elle voulait rester… ? Elle voulait rester avec lui ? Gabriel écarquilla les yeux, Cindy contre lui. Il sentait ses larmes couler, il sentait ses lèvres contre sa peau. Elle voulait rester. Gabriel s’écarta pour de bon, le plus délicatement possible. “Cindy, si tu n’arrêtes pas tout de suite, je ne vais pas pouvoir me contrôler et…” Un regard vers elle et il perdit à nouveau de vue ce qu’il avait l’intention de lui dire. Le plus sage était de s’écarter pour de bon. Bordel. Il était pas fichu de penser clairement. Il eut un nouveau rire, plus léger, plus.. Gêné ? Se frottant un bras, tout en étant mal à l’aise, il lança en bougeant enfin de sa place : “Je vais te chercher ton verre d’eau, d'accord ? Je reviens tout de suite.” Voilà. La fuite. La meilleure solution pour garder ses vêtements et pour se comporter comme quelqu’un de civilisé et non comme un putain d’animal. Il battit en retraite dans la cuisine. Cindy pouvait le voir de là où il était, mais il prit soin de lui tourner le dos le temps de remplir le verre. Il ferma les yeux, prit une profonde inspiration et compta mentalement jusqu’à un certain nombre, serrant le bord de l’évier avec sa main libre. Bordel, calme-toi, Gabriel. Il termina de compter dans sa tête. Le verre remplit dans une main, il arrêta l’eau de l’autre et se tourna enfin vers Cindy. Il espérait que c’était nécessaire pour retrouver une contenance qu’il n’avait presque pas.  
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Sam 3 Déc - 21:42

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Je demandais de l’eau à Gabriel mais je ne le laissais pas la possibilité d’aller cherche ce fameux verre d’eau. Non au lieu de cela je me glissais de force dans ses bras pour le sentir contre moi. Rapidement, alors que je m’accrochais à lui comme un naufragé à sa bouée, je le sentis m’enserrer en retour. Surement pour s’assurer que je ne tombe pas, ce qui était loin d’être une idée stupide vu mon état. Mais cela suffisait tout à fait à mon bonheur à cet instant-là, bien que les larmes continuaient de couler sur mon visage. Je les sentais mais c’était étrange parce que je ne contrôlais pas cela le moins du monde. Déjà que j’étais pas le genre de personne à pleurer. Non c’est vrai. J’avais eu ma période après la disparition des parents où je pouvais être prise par une crise de larmes mais de façon générale, je ne pleurais pas. Pas même de douleur, surtout pas de douleur physique. Alors là… je reconnaissais qu’à moitié que c’était bien moi qui pleurait. Je sentis les mains de Gabriel se poser sur mes épaules. J’entendis le son de sa voix, pas forte et tremblante, qui me disait qu’il aller me chercher. Je le sentis essayer de se détacher de moi. Alors je fis un truc que je crois que je n’avais encore jamais fait dans ma vie. Je le suppliais. Je le suppliais de ne pas me lâcher, de me garder dans ses bras. Je me souvenais pas avoir déjà supplier quelqu’un, dans ce genre de situation. Je pense que c’était même la première fois que je demandais quelque chose avec autant de besoin dans la voix. Je l’entends rire et je sens le son raisonner dans ma poitrine alors que j’ai ma tête enfouie dans son cou. Quel joli son. J’aime l’entendre rire. J’ai toujours aimer l’entendre rire même si je me suis plus d’une fois rendue compte que je l’aidais pas forcément à rire. Que si je faisais un peu plus d’effort j’aurais l’occasion de l’entendre plus souvent. Je tentais de me calmer, je tentais réellement de stopper ces stupides larmes. Mais l’entendre rire c’était me rappeler toutes les raisons qui faisaient que souvent il ne riait pas quand nous étions tous les deux. C’était me souvenir que souvent je le faisais souffrir. Il méritait mieux. Il méritait tellement mieux que moi. J’entends sa voix à nouveau et je suis prise d’un frisson, un désir fou de l’embrasser et de l’écouter me parler. En parlant de l’embrasser, je cédais à moitié à mon envie en faisant courir mes lèvres sur la peau de son cou. Je déplaçais mes lèvres jusqu’à sa mâchoire, embrassant cette zone avec plus de tendresse et de précaution que je n’avais jamais fait comme si j’avais peur de lui faire mal. Je résiste à l’envie de remonter pour embrasser ses lèvres, réalisant que cela me forcerait à me décoller de lui et que je voulais pas. Je pleurais toujours. J’avais toujours le cerveau retourné comme les émotions d’ailleurs. Mais je me sentais tout de même mieux dans ses bras. Je m’étais toujours sentie mieux dans ses bras, d’où mon besoin de fuir ses bras en temps normal mais là, je n’avais pas la force de me battre. Comme si l’alcool avait fait tombé mes barrières de protection. Celles dont je niais l’existence mais je savais présentes et bien présentes. Ces mêmes barrières qui faisaient que je n’avais été capable de m’ouvrir à quelqu’un depuis des années, qui poussaient mes proches à me tirer les lèvres du nez ou à me comprendre sans que je n’ai besoin d’ouvrir la bouche. D’ailleurs, ouvrir la bouche, je ferais peut être mieux de m’en passer. Parce que je ne contrôlais réellement pas ce qui en sortait. Mais ce n’était la vérité. J’avais envie de rester. J’avais envie de faire tous les trucs qu’on ne faisait pas habituellement et aussi ce que l’on faisait. J’avais envie de… lui, tout simplement. Sauf que j’étais comme assommée parce que je venais de dire, tellement pas prête à entendre ce genre de phrase sortir de ma bouche. Tellement pas prête à baisser mes barrières autant que ça. Je sentis les larmes redoubler. Je fermais les yeux. Je sentis Gabriel s’écarter et je déglutis péniblement. Je t’en prie. Me Lâche pas. Pas maintenant que je t’ai dis ça. Pas maintenant que l’on en est là. Ne pas se contrôler. Je réouvre les yeux, surprise. Il se recule parce qu’il a peur de pas se contrôler. Je plonge mes yeux dans les siens et j’y vois le reflet du désire qui me brûle le ventre à cet instant. Il a peur de pas se contrôler. Il ne se recule pas parce qu’il veut que je parte. Pas parce que je suis allée trop loin. Mais parce qu’il est définitivement quelqu’un de trop bien pour moi. J’ai beau continuer de pleurer je me mets à sourire. Un sourire plus grand et ému que personne ne m’a jamais vu faire. Je hoche la tête sagement quand il me dit qu’il revient tout de suite, en profitant pour me rincer l’œil quand il se retourne. Parce qu’à cet instant c’est plus fort que moi, je laisse mes yeux sur ses fesses, son dos, les bouclettes blondes qui caressent son cou. Et une furieuse envie de l’embrasser revient, comme si elle n’était jamais réellement bien partie. Je noue mes mains dans mon dos, me balançant d’un pied à l’autre en l’attendant bien sagement. J’avais dit que je serais sage hein ? Mais c’est un peu trop long à mon goût alors je me rapproche de lui, à peu près quand il finit par revenir vers moi. J’attrape le verre d’eau qu’il me tend et le vide en une seule fois. Me sentant déjà beaucoup moins alcoolisée, bien que pas forcément dans mon état normal, je me permets d’aller moi-même reposer le verre sur le truc le plus près où je peux poser un verre. Mais je fais cela vite pour me rapprocher de Gabriel, pour me coller à lui à nouveau. Je passe mes mains sur ses flans, allant les croiser dans son dos, le rapprochant de moi, faisant s’entrechoquer nos bassins. Je n’avais pas la moindre intention qu’il garde ses mains pour lui bien longtemps. Tu es adorable, on te l’a déjà dit ? Je souris avant de céder à l’envie qui me démange depuis que je suis arrivée ici, c’est-à-dire l’embrasser à pleine bouche. Doucement mais toujours avec cette sensation que je vais me noyer, me perdre. Si c’est avec lui, je me laisserais faire. Si c’est pour lui… Je soupire de bien être quand je le sens me rendre mon baiser. Mon souffle devient de moins en moins régulier. J’abandonne ses lèvres, remonte mes mains le long de son dos, caressant sa peau à travers son tee-shirt. Je l’embrasse sur la joue, le long de la mâchoire, dans le cou avant de poser ma bouche à côté de son oreille. Te contrôle pas. Pas avec moi, s’il te plait. Je ne sais pas de quoi je parle. De se contrôler physiquement pour ne pas se sauter dessus comme des animaux ? D’être soi-même ? Les deux surement. J’ai envie de pouvoir être moi, de faire tomber les barrières. J’ai envie qu’il soit lui, qu’il ne se force pas. J’ai envie de nous.

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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Mer 7 Déc - 0:24

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Se concentrer sur une tâche simple. Ne pas laisser ses idées s’emballer. Garder le contrôle sur ses pulsions et ses envies. C’était bien plus difficile que ça en avait l’air quand il y avait Cindy dans la même pièce que lui, une Cindy désinhibée dont les intentions étaient claires. Il se mordait la lèvre en remplissant ce verre d’eau, comptant jusqu’à un certain nombre dans sa tête en espérant que ça l’aiderait à se calmer. Mais même s’il avait réussi à retrouver un certain ordre dans ses pensées, en se retournant et en voyant Cindy à quelques centimètres de lui, ce n’était comme s’il avait rien fait. S’il s’écoutait, là, maintenant… Non, focus. Il devait se concentrer. Il se mordit discrètement la langue pour garder des idées claires. C’était difficile de résister à Cindy dans n’importe quelle situation. Elle avait sur lui l’effet d’un aimant. Il voulait tantôt se rapprocher d’elle pour l’avoir avec lui, tantôt s’en éloigner parce que cette attraction l’effrayait. Ils étaient le soleil et la lune, le jour et la nuit. Cette métaphore pouvait prêter à sourire, vu le nom de famille de Cindy. Dans d’autres circonstances, il aurait pu rire. Mais il était tellement omnibulé par elle, par ses yeux, par son visage qu’il ne pouvait pas penser à autre chose. Résister était douloureux.

Il la regardait s’approcher, avaler le verre d’une traite. Il s’attardait sur les lignes de sa mâchoire, même s’il les connaissait déjà. Malgré lui, un sourire se dessinait sur ses lèvres alors qu’il la voyait faire. Elle posa le verre, se rapprocha de lui et à nouveau la magie opéra. Toute notion de self-control semblait superflue. Toute résistance était vaine. En ce qui le concernait, il ferait mieux de rendre les armes maintenant. Mais il ne pouvait pas faire ça. Cindy avait bu. Pas lui. Sa raison lui soufflait qu’il ne voulait pas que ça se passe ainsi, même si Cindy semblait prête à aller jusqu’au bout. Elle disait qu’il était adorable, elle posait ses mains derrière son dos, elle lui faisait perdre la tête.  Et alors qu’il allait tenter à nouveau une parade pour ne pas céder, elle l’embrassa. La seule barrière entre eux était leurs vêtements. Cette étreinte lui faisait perdre pied, il n’avait pas envie que ça s’arrête. S’il pouvait arrêter le temps, nul doute qu’il l’aurait fait. Gabriel sentait s’éloigner toute raison. Peu importait. Pourquoi se retenir ? Pourquoi vouloir lutter alors qu’il avait perdu d’avance ?

Il n’avait qu’un nombre limité de faiblesse. Sa mère, les Andrews et Cindy. Ces trois-là. Et il avait peur. Peur d’être confronté à ça. Il n’aimait pas ça. Enfin, personne n’aimait être confronté à ses faiblesses. Mais il était du genre fier, du genre à ne pas les reconnaître. Il préférait enfiler son masque, faire comme si rien ne pouvait l’atteindre, comme s’il était invulnérable. Mais ça ne fonctionnait pas. Parce qu’au bout d’un moment… tout finissait par ressurgir. Et tout devenait incontrôlable. Comme les battements de son coeur à cet instant. Comme ses propres mains qui se placèrent derrière le dos de Cindy alors qu’elle s’attaquait de nouveau à son cou. Tant pis pour le contrôle, tant pis pour les conséquences. Il avait envie d’elle. Il voulait ne faire qu’un avec Cindy, ce soir. Ne te contrôle pas. Pas avec moi., elle disait. C’était peut-être l’approbation qu’il lui fallait.  Il ferma les yeux un instant en sentant son souffle près de son oreille. Il ne voulait pas la laisser partir.

Pourtant, il devait s’écarter d’elle. Parce que sa raison ne voulait pas le laisser en paix ce soir. Parce qu’il ne pouvait pas se laisser aller bien longtemps avant de se remettre à réfléchir. Il ne demandait que ça, pourtant. Il ne demandait qu’à se perdre dans une étreinte avec Cindy qui le laisserait hagard au point de ne plus se rappeler comment il en était arrivé là.  Il ne cesserait jamais de s’étonner sur l’effet qu’elle lui faisait. C’était la première fois qu’il ressentait quelque chose d’aussi fort pour quelqu’un. Quelque chose de puissant, d’effrayant mais de tellement plaisant. Se perdre dans les sentiments qui l’envahissaient. Dans ce désir qui  le consumait. Il voulait lui dire tellement de choses. Il devenait fou en sa présence. Il ne savait plus ce qu’il voulait. Sa raison et ses sentiments se livraient une lutte sans merci dans son esprit. Elle se trouvait devant lui, son visage à nouveau proche du sien. Peut-être que s’il se laissait faire, il pourrait lui dire…

Ses mots moururent dans sa gorge quand une vision venue d’on ne savait où se superposa à celle qu’il avait actuellement sous les yeux. Le mur de la cuisine devint un mur de brique sale. Tout le décor changea, il n’était plus dans son appartement mais à l’extérieur, dans une sorte de ruelle. La seule chose qui restait inchangée était la présence de Cindy qui se trouvait toujours à la même place, Cindy dans un costume blanc et noir et qui portait un foulard rouge. Elle le regardait d’un air furieux, comme s’il avait quelque chose de mal. Il pouvait littéralement lire la fureur dans ses yeux et son coeur se serra.  Il cligna des yeux, secouant doucement la tête. Tout redevint normal. La cuisine, Cindy qui le regardait avec un air étrange. Désorienté, Gabriel recula d’un pas, cherchant à comprendre ce qui venait de se passer. C’était la première fois que ça lui arrivait. D’où avait-il sortit ça ? D’où avait-il péché cette idée ?  Il se recula, le souffle haletant.  Bordel. Il tourna la tête vers Cindy, prêt à s’excuser.

A nouveau, un rire nerveux franchit ses lèvres. Il secoua la tête en regardant Cindy. « Désolé, je… Je me suis senti bizarre une seconde. »  Cela avait été rapide et intense. Il avait du mal à retrouver ses esprits, là, tout de suite. Il devait vraiment songer à dormir un peu plus. S’il commençait à avoir des hallucinations, c’était mauvais signe. Il passa une main tremblante dans ses cheveux, tentant de se donner une contenance. Il aurait l’air fin s’il devait expliquer à Cindy ce qui venait de se passer dans sa tête et pourquoi il venait de se reculer comme ça, alors qu’il la tenait dans ses bras.  Pour éviter les questions, la meilleure défense, c’était l’attaque. Alors, il franchit la distance qui le séparait de Cindy et l’embrassa fougueusement. Pour éviter qu’elle ne lui demande des comptes. Parce qu’il en avait envie. 
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Mer 7 Déc - 16:52

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Je me colle à Gabriel avant de poser mes lèvres sur les siennes. Je me sens… dépendante. J’ai l’impression que si je l’embrasse pas, je vais je sais pas… perdre la boule surement. J’ai l’impression que quand il est pas là je suis perdue. J’ai l’impression qu’il me manque quelque chose jusqu’à ce que je sois nichée dans ses bras. J’ai l’impression de ressentir une tristesse infinie à l’idée de ne pas savoir s’il ressent les mêmes choses à mon égard. J’ai peur de le perdre. J’ai.. je ne sais pas. Lesquelles de ses sensations sont liées à moi ? Lesquelles sont dues seulement à l’alcool ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Ca je crains d’en connaitre la réponse mais je peux pas, je veux pas. Je sais déjà que j’aurais mal. Mais là avant que mes lèvres soient sur les siennes, j’ai un peu mal aussi. Alors je m’accroche à lui. Je pose mes mains dans son dos pour le coller le plus que la position nous le permettait. Je lache sa bouche pour promener la mienne sur le bas de son visage. Je savoure chaque contact comme si c’était la première fois que je l’embrassais à ces endroits. Je prends mon temps, pas pressée et sachant qu’il finirait par me céder. Il finissait toujours par me céder, faut de me céder autre chose que je n’osais demander. Il n’avait pas dit non quand j’avais demandé à passer la nuit avec lui ainsi que la matinée. Je souris avant d’aller coller mes lèvres à son oreille, lui murmurant quelques petits mots dans le seul but de le faire céder. Parce que je ne voulais pas qu’il se contienne. Je voulais pas qu’il aille contre ses envies. Je voulais pas qu’il se retienne. Je le voulais lui, comme il était et sans rien d’autre. Je voulais qu’il soit lui-même quand on était tous les deux. Je voulais qu’il abaisse ses barrières, même si je comprenais la difficulté qu’il pouvait avoir à le faire, luttant moi-même pour le faire. Je voulais pas me contrôler avec lui. Je voulais être moi sans savoir qui ce moi était. Je voulais m’offrir à lui toute entière. Je voulais… je n’avais jamais autant voulu quelque chose, je n’avais jamais au tant désiré réussir à faire tomber tout ce qui me retenait en arrière. J’avais beau être totalement habillée, je me sentais soudainement nue et pas dans le sens agréable du terme. Je me sentais faible, je me sentais vulnérable. Je me sentais mal. Embrasse-moi Gabriel. Ne me laisse pas tomber, pas maintenant. Mon visage à quelques centimètres à peine du sein, je voyais bien le combat entre la partie plus animal de lui que j’avais éveillée et sa foutue raison. Gabriel était quelqu’un de beaucoup trop raisonnable, de beaucoup moins impulsif que moi. Et pourtant, j’avais beau savoir que c’était sa nature d’être comme ça, ça n’en restait pas moins blessant. Parce que j’aurais voulu qu’il soit aussi incapable que moi de faire preuve de raison quand ça nous concernait. Parce que mon cœur qui s’emballe rien qu’en le voyant ça va à l’inverse de tout ce que je pensais être. Parce que je savais ce que je traversais sans vouloir l’admettre et que j’avais peur. Et que j’avais encore plus peur quand je voyais quelque chose qui me faisait croire qu’il ne traversait pas ça. Parce que je ne me savais pas capable de supporter un rejet de sa part. Parce que je m’offrais à lui comme jamais je ne m’étais offerte à personne et qu’il avait l’air d’hésiter. Parce que j’allais perdre la tête s’il ne se décidait pas rapidement entre me maintenir à l’écart ou m’embrasser. Parce que je devais lutter pour ne pas l’embrasser là comme ça à cet instant. Parce que j’étais définitivement entrain de perdre la boule, ne sachant même plus quelle pensée suivait quelle autre. Mais son visage changea. J’y lu sans peine la surprise, le choc et même une certaine forme de tristesse. Gabriel ? Ses yeux étaient posées sur mon visage mais je savais au fond qu’il ne me voyait pas. Il avait le regard ailleurs, le regard lointain. Gabriel ! Il a l’air de souffrir. Je supporte pas de le voir comme cela. Je détache mes mains de son dos pour aller attraper son visage quand il recule. J’ai peur qu’il tombe. J’attrape son tee-shirt par réflexe et le tire un peu vers moi, l’inquiétude peinte sur mon visage. Il s’était senti bizarre ? Ca tombe bien parce qu’il m’avait paru bizarre. Je… j’ai eu tellement peur. Je me sens trembler. Qu’est-ce que… Mes yeux se posent sur ses mains qui tremblent, un peu comme les miennes mais les siennes m’inquiètent plus. Qu’est-ce qui lui ai arrivé ? Je sens mon cœur se serrait à nouveau. Je… je n’ai pas le temps de faire grand-chose de toute manière. Parce qu’il a attrapé mon visage avant d’écraser sa bouche sur la mienne. Le fourmillement de désir que l’inquiétude avait masqué quelques secondes reprend de plus belle. Je glisse une main dans ses cheveux, laissant l’autre explorer son torse doucement. Il ne m’avait pas embrassé avec autant d’urgence depuis un moment. Et je me laisse faire, je me perds dans ce baiser. Je le sens qu’il me pousse contre la table de sa cuisine et je souris intérieurement. Mon cœur s’emballe à nouveau, mon souffle devient erratique. N’écoutant que la partie la plus primaire de moi, je glisse une main sur son tee-shirt que j’entreprends de lui retirer. Pour se faire, je mets fin à notre baiser. Et quand je revois son visage, les cheveux en bataille après le passage du tee-shirt, je me souviens de mon inquiétude. Il a toujours l’air désorienté. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je murmure avant d’aller nicher mon visage sur son torse, le parsemant de baiser tout doux, avec une délicatesse tranchant franchement différentes que l’urgence d’il y a quelques secondes. Je voulais pas me comporter comme un animal avec Gabriel, je savais qu’il aimé pas ça. Je savais déjà qu’il voulait pas spécialement coucher avec moi quand j’avais bu… Je souris contre sa peau, sentant sa main dans toucher ma joue. D’un mouvement souple, je retire mon tee-shirt, nous mettant à égalité. Enfin, je portais un soutien-gorge pas lui. J’affiche un grand sourire et l’attire à nouveau à moi, profitant de l’opération pour toucher chaque parcelle de peau que je pouvais atteindre dans cette position. Il m’embrasse à nouveau et je soupire de bien être. Là tout de suite, dans ces bras, j’en oublie l’effet de l’alcool sur mon cerveau, j’en oublie mes questionnements, mon mal être permanent. J’oublie que j’ai pleuré, j’oublie que je nous ai fait souffrir. Il y a lui et seulement lui, Gabriel. Je sens sa bouche s’égarer sur mon visage comme la mienne sur le sien un peu plus tôt. Mais laisse plus partir, s’il te plait. Une supplication.
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Mer 7 Déc - 23:09

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Il était perturbé, entre ce qui se passait avec Cindy et l’espèce d’hallucination qu’il venait d’avoir. Il tentait de calmer les tremblements qui le saisissaient, de dissimuler à Cindy l’état confus dans lequel il se trouvait. Mais il n’avait pas eu le temps, parce qu’elle avait tout vu. Et il pouvait lire l’inquiétude dans ses yeux. Comment la blâmer ? Il la tenait contre lui et la seconde d’après, il se retrouvait avec les mains de Cindy qui s’accrochaient à son tee-shirt pour l’empêcher de tomber, sa voix qui l’appelait pour le ramener dans la réalité . Il voyait à son regard qu’il ne devait pas donner le meilleur des spectacles. Et le coup d’oeil qu’elle avait jeté sur ses mains qui tremblaient ne lui avait pas échappé non plus. Elle allait lui demander ce qui venait de lui arriver. Il le savait. Et il ne serait pas capable de lui répondre, désorienté comme il l’était. Plus le temps de réfléchir. Le seul moyen d’éviter une question gênante était d’agir rapidement. Ses lèvres s’étaient donc écrasés sur celles de Cindy, ses bras avaient entourés sa taille et il avait achevé de briser cette distance entre eux.

Il se prenait à son propre piège, n’arrivant plus à s’arrêter. Son esprit était ailleurs, son corps agissant sans qu’il en est conscience, pris dans la spirale du désir que lui procurait sa tentative de diversion.  Cindy se retrouva dos à la table, lui rendant son baiser avec autant de fougue. Il se laissait aller, ce qu’il considérait comme une hallucination venue de nulle part achevant la lutte entre ses sentiments et sa raison qui n’avait que trop duré. Plus de barrière, plus de self-control. Plus rien. Juste elle et lui. Cindy et Gabriel. Plus rien autour ne comptait, plus rien n’existait. Il sentait une de ses mains dans ses cheveux, une autre sur son torse. Il fermait les yeux, laissant son corps prendre les décisions pour lui.

Lorsqu’il les rouvrit, ce fut pour voir Cindy interrompre leur baiser pour lui retirer son tee-shirt. Il la voyait à nouveau, en train de sonder son visage comme pour tenter d’en percer les mystères. Sa voix n’était qu’un murmure quand elle posa la question qu’il redoutait,  celle qu’il avait tenté de repousser. Sa gorge se noua alors qu’il cherchait la réponse. Il ne savait pas. Il n’arrivait pas à comprendre ce qui venait de lui arriver. Il ne trouvait pas de sens à ce qu’il avait vu. Au costume que portait Cindy, à la raison pour laquelle elle l’avait regardé avec autant de fureur dans les yeux. Il ignorait ce qui s’était passé et ce qui avait bien pu provoquer ça. Il ne voulait pas laisser ses propres inquiétudes prendre le dessus. Et peut-être que ce n’était que passager. Son manque de sommeil et d’alimentation convenable qui lui jouait des tours. A quand remontait son dernier vrai repas ? Son hygiène de vie déplorable se manifestait sans doute par le biais de cette hallucination étrange.

C’était l’hypothèse la plus logique qu’il avait trouvé mais il ne voulait pas y réfléchir plus que ça, pas alors que Cindy parsemait à nouveau sa peau de légers baisers. Heureusement qu’elle ne pouvait pas voir son visage, à cet instant. Elle s’écarta à nouveau pour retirer son haut. « Rien. Ce n’est pas important. » Et il le pensait. Pour lui, ce n’était pas important. Probablement qu’il aurait oublié cet épisode dans deux jours. Gabriel chassa les dernières traces de son malaise en la voyant sourire et se laissa volontiers attirer à elle. Il l’embrassa encore, abaissant ses propres barrières une bonne fois pour toutes. Sa bouche s’aventurait sur le visage de Cindy, descendait au niveau de sa nuque, avec avidité mais aussi avec douceur. La laisser partir ? Jamais. Pas alors qu’il l’avait pour lui. Il pourrait d’ailleurs prolonger un peu les préliminaires mais l’un comme l’autre en avaient eu assez pour toute la nuit. Il était plus que temps de passer aux choses sérieuses.

Il se redressa en se mordant la lèvre, une lueur joueuse dans les yeux. Ils étaient à moitié nus, dans un appartement vide avec la nuit devant eux. Il attira Cindy à lui pour l’embrasser tout en reculant pour prendre la direction de sa chambre.
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Sam 10 Déc - 18:05

I didn't wish to hurt you, never


Je souris, stupidement. J’ai même presque envie de me mettre des baffes mais je n’oserais pas bouger de peur de réveiller Gabriel. Il semble… si paisible. Je l’avais encore jamais vu comme ça. Probablement parce que je n’étais encore jamais restée le lendemain matin ou alors, jamais fait l’effort de le regarder dormir les quelques fois où je me cassais pas en voleuse. Je souris. C’est agréable, j’aurais du faire ça beaucoup plus tôt. Je me penche un peu et dépose un baiser sur son épaule nue. Je savais que cette vision-là, de Gabriel couché sur le dos, endormi et si paisible, n’était pas commune. Dès qu’il se réveillerait je savais que son visage perdrait cet air d’innocence et de candeur. Et j’avais l’intention d’en profiter le plus longtemps possible, même si cela impliquait de résister à l’envie de me coller contre lui qui me tiraillait depuis que je m’étais réveillée y un petit moment. C’était que je n’avais pas si chaud que ça avec seulement un tee-shirt, que je me demandais bien à quel moment j’avais pu le passer. Peut-être en allant me chercher un verre d’eau… ça devait être ça. D’une main je retire le drap pour me couvrir, voyant avec regret le torse de Gabriel disparaitre dessus. Contiens toi Cindy, on dirait une adolescente aux hormones perturbées. Ou plutôt un adolescent en chaleur parce qu’ils sont encore pire que les filles généralement. Sauf que c’était bien plus intéressant que quand j’étais une adolescente, ça c’est certain. Je souris à mes propres bêtises. Je souris sans arrêt depuis que je suis arrivée en pleurs ici hier soir. Faut croire que j’avais trouvé le remède à mon état d’hier et que c’était visiblement Gabriel. Méthode à noter. Je l’aurais su plutôt… non je le savais mais je savais aussi que j’avais pas envie de savoir. J’étais… compliquée. Tout était toujours compliqué avec moi de toute manière. Quoique Gabriel n’avait pas l’air d’être le genre de personne à forcément faire dans la simplicité. Doucement, je caresse du bout des doigts les zones de peaux que je peux atteindre, frissonnant de plaisir de sa peau contre la mienne. Une adolescente je vous dis. Mais une adolescente qui fronce les sourcils, sentant des cicatrices, fines mais présentes sous mes doigts par endroit. Gabriel… qui t’a fait ça ? Je savais qu’il ne me dirait rien. Je savais aussi que je ne poserais même pas la question, connaissant sa réaction. Mais elle restait présente dans mon esprit, me rappelant très souvent que je savais que trop peu de chose à son sujet. Qu’une partie de sa vie, je l’ignorais totalement. Que j’avais beau le connaitre depuis ce qui me semblait être toujours, je le connaissais pas. Je déglutis, continuant mon chemin sur sa peau. La réciproque était vraie après tout. Je ne connaissais pas ses amis, il ne connaissait pas les miens. Je connaissais surtout pas sa famille. Tout ce qu’il savait de la mienne était que mes parents biologiques avaient disparus. Mais je savais tout de même pleins de choses sur lui non ? Quelle question stupide Cindy. Et puis, il avait hier soir. Je n’en avais pas encore reparler mais je me souvenais de cette absence qu’il avait eu. Je me souvenais de la surprise, à la limite de la peur, de la tristesse et de l’incompréhension sur ses traits. On aurait dit qu’il avait vu un fantôme. Mais qu’est-ce qui s‘était réellement passé ? J’avais les yeux perdus dans le vague, réfléchissant à tout cela quand je sentis une main recouvrir la mienne qui était posée sur son torse. Un sourire béat se posa sur mes joues alors que je me tournais vers lui et son air un peu surpris. Il s’attendait pas à ce que je sois toujours là. Je pouvais pas lui en vouloir. J’avais tout fait pour qu’il ne puisse pas y croire. Bonjour. J’avais soufflé cette phrase en me déplaçant dans le lit pour être cette fois-ci collée à lui, n’ayant plus peur de le réveiller. Doucement, j’allais poser mes lèvres contre les siennes, plus qu’heureuse de voir qu’il répondait à mon baiser, tirant même un peu plus mon corps contre le sien. Je rigole avant de cacher mon visage dans son cou. A nouveau, j’embrasse la peau de son cou, comme en arrivant chez lui. Merci. De m’avoir laissé rester avec toi. D’avoir été là quand je pleurais. D’avoir pris soin de moi. D’être là. Je reste un peu comme cela avant de me redresser, souriante. Je regarde son visage encore un peu endormi avant de l’embrasser sur la joue, doucement au tant que je le pouvais. J’ai faim. Et toi, tu vas vouloir prendre un café. J’embrasse sa clavicule. Mais j’ai pas envie de bouger. Je dis ça comme un aveu de faiblesse parce que je sais que ça en est un. Qu’est-ce qui m’est arrivé dans la nuit ? Qu’est-ce qu’il y avait dans mon alcool hier ? Parce que clairement, cette personne-là ce n’est pas moi. Elle est beaucoup trop… à découvert pour être moi. Mais le pire, c’est que je me surprends à réellement aimer ça. Et à faire s’emballer mon cœur quand je plonge mes yeux dans ceux de Gabriel.
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Dim 11 Déc - 16:58

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Cindy ✧ Gabriel
Sa dernière vraie nuit remontait à si loin qu’il avait oublié ce que ça faisait d’aligner plusieurs heures d’affilées dans un sommeil profond et réparateur. Tellement habitué à grappiller une heure par-ci, une autre par-là qu’il se réveillait avec l’impression d’avoir dormi pendant trois jours. Il sentait une main contre sa peau, sans même savoir à qui elle appartenait. Encore en train d’émerger, il posa la sienne par-dessus en ouvrant les yeux. Il avait tant de mal à se réveiller parfaitement qu’il pensait qu’il était en train de rêver en découvrant Cindy tournée vers lui, un immense sourire aux lèvres. Mais les sensations autour de lui avaient l’air bien réelle. Elle se déplaça jusqu’à lui, le gratifiant d’un bonjour ainsi qu’un baiser. Il devait l’admettre. Il était bien réveillé et elle était restée. C’était si peu habituel qu’il avait encore du mal à intégrer l’information, ni à enlever cet air surpris de son visage. Peu à peu, alors que le brouillard qui tenait encore son esprit s’éloignait, il se laissait prendre au jeu. Il n’avait pas connu de réveil comme ça depuis si longtemps. Ouvrir les yeux et voir la personne qui occupait ses pensées à ses côtés, c’était bien mieux que le premier café du matin. Et pourtant, son amour pour la caféine était… légendaire. Cindy était contre lui, le remerciant pour une raison qu’il ignorait. Il se tourna à tour, pour être face à elle. Un sourire se dessina sur ses lèvres. C’était presque… bizarre. Oui, c’était ça le mot. Il n’avait pas connu une situation comme ça depuis… depuis cette fille à la fac qui restait sa plus longue relation à ce jour. C’était si peu habituel que ça pouvait être effrayant. Mais ça ne l’était pas. Il se sentait bien, là, tout de suite. Avec une personne pour qui il éprouvait réellement des sentiments, émergeant d’un sommeil qui lui avait fait le plus grand bien, pouvant presque toucher du doigt ce qui ressemblait au bonheur. Il n’en avait sans doute jamais été aussi prêt.

Il eut un petit rire en l’entendant avouer qu’elle avait faim mais qu’elle ne voulait pas bouger. Il comprenait. Il n’avait pas envie de quitter ce lit non plus. Jouer un peu plus longtemps les John et Yoko dans cette chambre. Pourtant, même si la perspective de rester ainsi pour le reste de la journée était plus que séduisante, ils devaient s’extirper de là. Déposant un baiser sur le front de Cindy, Gabriel se redressa lentement. « Je resterais bien là toute la journée aussi. Mais… Ce n’est pas raisonnable.» C’était tentant. C’était une idée qui avait son charme. Mais il devait sortir de ce lit. Il tourna le dos à Cindy le temps de jeter un oeil sur le sol. Il s’était débarrassé de ses fringues la veille sans même se soucier d’où elles pouvaient atterrir. Une chasse aux trésors matinales qui ne le dérangeait pas tant que ça, si ce n’était juste le fait de devoir chercher quelque chose à enfiler rapidement qui était pénible. Et ce n’était pas le fait d’être à poil qui le gênait, non. Ça, il s’en foutait depuis longtemps. Ce qui le mettait mal à l’aise, en revanche, c’était que ses cicatrices étaient à découvert et qu’il savait que Cindy mourrait d’envie de lui demander leur provenance à chaque fois. Elle ne le faisait pas, s’attendant à ce qu’il ne veuille pas répondre. Mais il connaissait le regard qu’elle leur avait déjà porté. Un jour, peut-être, il lui dirait la vérité. Une vérité qu’il n’aimait pas et que peu de personne connaissait. Un jour, mais pas maintenant. Il avait enfin réussi à trouver quelque chose à enfiler. Ce serait largement suffisant pour faire le trajet chambre-cuisine, largement suffisamment pour cacher ses fichues marques qu’il aimerait bien effacer. Dans le feu de l’action, il les oubliait toujours. Mais une fois que tout était retombé, il se souvenait de leur existence par le regard que les autres portaient dessus. Ce n’était pas facile à expliquer, pas vrai ? Il s’assit au bord du lit, face à Cindy qui n’avait pas bougé. D’une voix légère, un sourire aux lèvres, il lui dit doucement : « Je vais préparer du café, tu me rejoins quand tu en auras envie ?» Il ponctua ses paroles d’un nouveau baiser sur le front avant de se lever et de sortir de la chambre. Il trouva sur le sol quelques vêtements échoués, tel le parcours du petit poucet, partant de la cuisine jusqu’à la chambre. Il avait oublié ce léger détail et se mit en tête de les ramasser un à un pour les déposer sur le sofa, séparant les siens de ceux de Cindy.

Gabriel se sentait bien. Il avait si peu l’habitude de ressentir ça qu’il en était déboussolé. Il ne savait pas d’où ça venait. Etait-ce parce que Cindy était restée ? Parce qu’il avait enfin dormi ? Les deux ? C’était dingue à quel point il lui fallait que peu de choses, finalement. C’était la réflexion qu’il se faisait en allumant la machine à café, d’un geste mécanique - à force de l’avoir répété des milliers de fois. Le temps que le bazar se mette en marche, il traversa le salon pour récupérer son téléphone qu’il avait laissé dans le tas de papier qu’il étudiait la veille. Les seuls messages qu’il avait étaient ceux d’Ezra concernant le mariage, vu qu’en acceptant d’être témoin, Gabriel s’était vu aussi attribué l’honneur de devoir aider dans les préparatifs. Chose qu’il oubliait régulièrement et que son meilleur ami se faisait une joie de lui rappeler. Ça attendrait qu’il ait pris un café, hein ? Il retourna dans la cuisine pour prendre place devant l’îlot central, attendant sagement que la machine termine de se mettre en marche.  
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Lun 12 Déc - 20:05

I didn't wish to hurt you, never


Je me redresse dans le lit, me soustrayant à l’envie irrésistible d’embrasser à nouveau Gabriel et de laisser mes mains baladeuses découvrir son corps à nouveau. Je le regarde en lui disant qu’il devait avoir envie d’un café. Et que moi j’avais faim. Mais que je n’avais pas envie de bouger. J’avais envie de rester là blottie contre lui. Pas forcément dans mes désirs habituels, bien que je ne sois absolument pas contre non plus, mais j’avais envie de rester là contre lui. D’entendre son cœur battre, mon oreille posée contre son torse. Je l’entend rire et j’ai envie de rire aussi. Parce que j’adore le son de son rire. J’aimerais tellement l’entendre plus souvent. Je suis pas très drôle comme fille mais je suis prête à faire un effort. Je ferme les yeux alors qu’il m’embrasse sur le front, sentant mon cœur s’emballer. J’avais envie de le prendre dans mes bras mais je me contiens un peu. Avant de rigoler doucement. Je crois que raisonnable est definitivement pas le terme pour moi quand tu es présent. C’était vrai. Bon d’accord je n’avais probablement pas la même définition du raisonnable que la plupart des gens. Par exemple, laisser tomber les barrières comme j’avais fait hier était à mes yeux l’incarnation même du déraisonnable et même si j’en ressentais l’envie de le faire, j’avais cette putain de boule au ventre incarnation de ma peur. Pour moi, et ce coup-ci pour tout le monde je crois, ce qui c’était passé hier entre moi et lui, avant que ça finisse dans la chambre, n’était pas spécialement raisonnable non plus. Pour moi, mon comportement qui m’échappait totalement quand Gabriel était présent n’avait rien de raisonnable. Ne pas me contrôler était pas raisonnable. Ressentir ça pour lui n’était pas raisonnable. Etre incapable de le repousser ou le fuir était pas raisonnable. Et pour tout le monde, rester au lit n’était pas raisonnable quand on a une vie et qu’on travaille quoi. Même si l’idée était plus que tentante. Je le suit du regard alors qu’il se lève pour attraper quelque chose à mettre. Je fais la moue. Non pas parce que je voyais ses cicatrices, bien que les voir et imaginer comment il les avait eu et qu’elles l’avaient fait souffrir me rendait toujours tristes. Mais ses cicatrices elles me gênaient pas, elles étaient là et j’étais pas non plus sans quelques cicatrices. Il disait généralement rien quand j’arrivais avec des hématomes et autres trucs du genre. Et je me retenais toujours de lui poser la question de comment il les avait eu parce que je savais qu’il avait pas envie de me répondre. Et que je connaissais aussi un peu la réponse. J’avais suivi ses déménagements gamins. Appris quelques années plus tard qu’il était enfin parti vivre avec son père. Le lien avait vite été fait dans ma tête. Mais c’était pas ça qui me faisait faire la moue. Non c’était simplement le fait de le voir s’habiller qui signifiait que je profitais plus de la vue. Je me recompose un visage innocent quand il se tourne vers moi et hoche la tête. Je frissonne quand il m’embrasse avec douceur sur le front et le laisse sortir de la chambre. Je suis suffisamment réveillée pour le rejoindre maintenant mais j’ai besoin de quelques minutes seule. Je me lève pour récupérer ma culotte dans un coin avant de m’allonger sur le lit. Hier soir… mon dieu. J’avais passé un excellent moment mais quand je repensais… merde j’avais pas honte mais je me sentais mal. Je me sentais mal d’avoir débarquée chez lui dans cet état. Je me sentais mal des quelques supplications auxquelles il avait pas répondu, comme s’il savait que je les regretterais aujourd’hui. Mais je regrettais pas d’être restée… au détail près qu’il n’avait jamais dit qu’il le voulait. Putain Cindy. Qu’est-ce qui cloche chez toi ? Je sens que j’ai la gorge serrée, que ça fait vide dans ma cage thoracique, que j’ai froid… et faim, bordel j’ai faim. Je finis par me décider à le rejoindre. Je traverse l’appartement jusqu’à sa cuisine sans trop faire gaffe à où je vais. C’est pas la première fois que je viens ici. On se voit plus chez lui que chez moi. Ce qui pourrait changer éventuellement… Je sais pas. Il est debout devant la machine à café et je souris. Gabriel et le café, une histoire d’avoir que je suivais comme une série télé depuis nos années de lycée. Je me glisse derrière lui et l’enserre de mes bras. Je pose ma tête contre son dos doucement. J’entends son coeur battre dans sa cage thoracique, j’entends le mien résonner aussi. Et je peux pas m’empêcher de sourire de bien être. Doucement, je remonte une main sur le haut de son torse et me mets sur la pointe des pieds pour l’embrasser sur la nuque. J’ai l’impression d’avoir les hormones d’un adolescent. Je ris doucement et je l’entends rire encore. J’adore son rire. Il me fait sentir si bien. Comme si mon coeur allait exploser mais avec quelque chose d’agréable. Doucement, je le lâche. Je nous prépare un truc à manger ? Genre mieux que des biscuits tout faits ? Pas que je sois au courant que Gabriel est encore plus mauvais cuisiner que moi mais si. Heureusement pour moi, ma meilleure amie tient une pâtisserie et a décidé qu’il allait pas être possible que je sache pas me nourrir d’autre chose que de la bouffe toute prête. Entendant son approbation, j’ouvre ses placards pour en sortir ce dont j’ai besoin. Des oeufs, du lait… et même du sucre vanillé. Genre il a ça chez lui ? Je soupçonne sa belle-mère d’y être pour quelque chose. Je trouve aussi du pain et assez rapidement, je nous improvise du pain perdu. Le genre de recette qui est assez difficile de rater, même dans mon référentiel de cuisine. J’attrape le café qu’il me tend. Merci. Mais en dehors de ça je reste silencieuse, me délectant de cette manière du moment. Sauf que ça ne dure pas bien longtemps. Parce que même si l’alcool est parti, les pensées qui partent dans tous les sens sont toujours là pour moi. Je soupire et je le vois hausser les sourcils surpris. Je me mords la lèvre en le regardant alors que je coupe le feu, considérant le petit dej comme prêt. Désolé de mon état d’hier. C’est la moindre des choses non ? De s’excuser de ça. Ok, ça doit être une des premières excuses de moi qu’il entend. Non, je suis à peu près sure de m’être excusée la première fois qu’il a du gérer une Cindy bourrée au lycée, une Cindy tout juste orpheline à l’époque alors c’était pas pareil on va dire. Mais la suite, risque d’un peu plus le surprend que des excuses. Sauf que… j’ai besoin de savoir. Besoin pour arrêter d’avoir cette boule dans la gorge, cette chose qui pourrait me rendre euphorique comme me faire plonger à nouveau. Je plonge mes yeux dans les siens. Je voulais sav… Je déglutis. Tu voulais bien que je reste ? La question est lâchée d’un ton froid parce que je serais incapable de la dire sinon, mais mes yeux brillent de supplication. J’t’en prie Gabriel dit oui. Je savais qu’il râlait toujours que je me casse sans prévenir le matin. Mais il ne m’avait jamais dit qu’il voulait que je reste, jamais clairement.

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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Dim 18 Déc - 23:11

I didn't wish to hurt you, never
But baby there you go again,
There you go again, making me love you
Yeah I stopped using my head
Cindy ✧ Gabriel
Il n’avait pas l’habitude de se réveiller d’aussi bonne humeur. Sur le coup, il était à deux doigts de se mettre à chanter. Enfin, pas réellement, c’était plus pour la métaphore. Il se sentait d’humeur à faire des métaphores douteuses, de toute manière. La présence de Cindy y était pour quelque chose. Elle était restée, avec lui. Si c’était la seule fois que ça arrivait, il ne voulait pas y penser. Savourer le temps qu’il passait avec elle, le temps qu’elle lui laissait pour être en sa présence. Là, tout de suite, il ne voulait pas penser à la force de ses sentiments pour elle. Il ne voulait pas penser à combien il tenait à elle. Il voulait simplement passer quelques heures en sa compagnie, sans se torturer l’esprit, sans se poser de question. Mais il savait que son cerveau ne le laisserait pas en paix si facilement. C’était tout le problème avec lui. Ce n’était qu’une question de temps avant que les questions ne viennent l’assaillir pour le faire douter de lui, de l’affection que lui portait Cindy, de tout. Il se connaissait trop. Pour l’instant, il savourait ce calme plat dans sa tête.
Les bras de Cindy l’entourèrent alors qu’il était devant la machine à café et un sourire se dessina sur ses lèvres. Il avait l’impression d’être un adolescent, découvrant l’amour pour la première fois. S’il se connaissait bien en ce qui concernait les prises de tête sans fin, il se découvrait quand il s’agissait de laisser parler les sentiments, cette chose qu’il n’arrivait pas à maîtriser, qui le plongeait dans une mer d’incertitudes mais également d’émotions qui le prenaient à la gorge. La sensation des lèvres de Cindy sur sa nuque lui arracha un frisson qui était tout sauf désagréable. Elle était probablement la seule personne qui pouvait le toucher comme ça, qui pouvait laisser sa peau courir contre la sienne sans que Gabriel ne se dégage ou qu’il ait cette réaction de repli qui le caractérisait quand quelqu’un empiétait dans son espace personnel. Il aimait sentir la main de Cindy parcourir sa peau. Plus qu’il ne devrait. Il devrait prendre garde à ne pas y devenir accro.

Il eut un rire léger quand elle lui souffla avoir l’impression d’avoir des hormones d’adolescents. Il ne savait que trop bien ce que ça faisait, il ressentait la même chose. Quand Cindy était là, il devenait dingue. Elle lui faisait perdre la tête et ses vêtements en un claquement de doigt. Elle le lâcha en proposant de préparer de quoi manger. Gabriel haussa un sourcil en se demandant s’il avait de quoi, dans ses placards qu’il n’ouvrait  jamais.  Lui et la cuisine, ça faisait douze. Il hocha donc la tête vers Cindy, tout en se demandant s’il avait vraiment quelque chose à manger dans cet appartement. C’était une vraie question. Il la laissa fouiller dans ses placards, guettant un potentiel commentaire sur le manque de ressources tout en lançant la machine pour deux cafés. Rien ne vint et elle exhuma des ingrédients dont il ignorait l’existence jusqu’à présent. Depuis quand il avait tout ça, lui ? Il connaissait la coupable. Elle s’appelait Maritza et semblait oublier que Gabriel était incapable de se servir d’une casserole sans mettre le feu à l’appartement. Et elle profitait toujours de son absence pour passer en douce afin de déposer de la nourriture. La belle-mère protectrice par excellence. Il tendit un café à Cindy, tout en se disant qu’il faudrait qu’il explique à Maritza qu’elle devait cesser d’espérer le voir un jour se mettre derrière les fourneaux. C’était mieux pour l’intégrité physique du monde entier.

Il prit appui sur un meuble, profitant de la vue que lui offrait Cindy. Le bonheur était fait de choses simples, pas vrai ? Pas de mots, juste le grésillement de la nourriture en train de cuire et une odeur alléchante qui envahissait la pièce. Il pourrait fermer les yeux et conserver à jamais cette image dans un coin de sa tête, en faire un souvenir à garder précieusement. Mais le silence fut brisé par Cindy. Juste quelques mots. Gabriel posa ses yeux sur elle, croisant les bras avec un air interrogateur. S’excuser n’était pas dans sa nature. Il s’apprêtait à ouvrir la bouche pour lui dire que ce n’était pas grave mais la suite le prit au dépourvu, si bien qu’il ne put que rester là, la bouche grande ouverte sans pouvoir articuler le moindre son. Il se reprit, laissant retomber ses bras contre son corps en se redressant. « Oui, bien sûr. Pourquoi tu… » Il se tut, comprenant quel était le problème. Parce que c’était toujours le même. Rien ne changeait jamais. Gabriel ne l’avait pas expressément dit. C’était tout lui. Incapable de mettre des mots sur ses envies, sur ce qu’il ressentait, sur les choses en général. Il ne savait pas se servir de ça. Il n’était pas capable de faire autrement. Il ferma les yeux un instant et soupira avant de reprendre doucement : « Je voulais que tu restes. Je… Je...Oui. Je voulais que tu restes avec moi, cette nuit et ce matin.» Au fur et à mesure que les mots sortaient de sa bouche, il se rapprochait de Cindy, son visage affichant des traits sérieux. Toujours sur le même timbre de voix, un timbre doux, il continua « Je suis heureux de te savoir là, avec… moi. Je ne suis pas doué pour ça. Je ne l’ai jamais été. Je peux donner l’impression que je m’en fiche mais ce n’est pas vrai. M’exprimer, c’est quelque chose que je n’arrive pas à faire et encore plus quand tu es là. J’arrive pas…J’arrive pas à savoir où j’en suis. Le type le moins doué au monde quand il s’agit de se servir de mots pour dire ce qu’il ressent, tu l’as devant toi. »  Un faible sourire sur les lèvres, Gabriel se gratta nerveusement la nuque. Ouais, tout ce truc d’exprimer ses émotions, il n’était pas encore à l’aise du tout. Il lui faudrait probablement un guide, ou un tutoriel. Comment dire ce qu’on ressent en dix leçons. Il en aurait bien besoin, s’il voulait éviter de se montrer gênant et ne pas avoir l’impression de devoir gravir l’Everest armé d’une simple fourchette. Cindy avait le droit de savoir ce qu’il ressentait, mais à chaque fois, il repoussait cette idée. Ce n’était tellement pas lui. Pas sa manière de faire. Il déposa une main sur la joue de Cindy en penchant doucement la tête. Pourquoi n’arrivait-il pas à s’exprimer clairement ? Passer autre ce maudit blocage qui lui nouait la gorge à chaque fois qu’il voulait parler ? S’il le pouvait, il aurait tant de choses à dire, tant de choses à exprimer. Il laissa sa main retomber, sans se reculer, tête baissée. Son coeur battait la chamade quand il souffla « Je… J’aime quand tu es là. »
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MessageSujet: Re: I didn't wish to hurt you, never (Gabriel&Cindy)   Dim 8 Jan - 21:06

I didn't wish to hurt you, never


Je rigole doucement en entendant le rire de Gabriel quand je lui dis que je me sens comme une adolescente. Quelque chose me dit qu’il comprend assez bien de quoi je parle vu que j’ai plutôt souvenir qu’il ne sait pas plus se tenir que moi quand on se trouve dans la même pièce de tout manière. Des adolescents en pire même. Mais bon. Je souris toujours stupidement en passant à autre chose, me retenant donc de céder à mes pulsions d’adolescente qui consisteraient à lui retirer le peu de vêtement qu’il a sur le dos à cet instant présent. Je propose plutôt de nous faire un truc à manger. Parce que j’ai carrément trop faim et que je connais l’incapacité totalement de Gabriel à cuisiner. Il me laisse faire alors ej fouille dans ses placards, trouvant de quoi cuisiner. Je me demande qui a bien pu laisser ça là. Enfin le laisser là dans le sens ne surtout pas y toucher c’est sur que c’est Gabriel. Mais l’acheter et le mettre dans les placards je peux soupçonner à peu près tout le monde sauf lui de l’avoir fait. Sa belle mère peut être ? Ou son meilleur ami ? Ou quelque d’autres dans sa vie que je ne connais pas. Ce qui est tout à fait possible parce que l’on s’est pas vraiment présenter nos entourages. On sait à peu près qui en fait partie à force de se voir, de parler même si on est pas super bavard l’un avec l’autre. A force d’être… dans la même pièce quoi. Bref, on sait vaguement quand même. Et du coup je soupçonne plus que vaguement sa belle-mère. Parce que bon, même si Ezra devait pas être au tant un cas en cuisine que Gabriel quelque chose me disait que ça ne devait pas non plus être totalement un cordon bleu. Je sais pas. Peut être parce qu’il était le meilleur ami de Gabriel et qu’ayant Lydia pour meilleure amie je savais que les meilleurs amis ça vous apprend à cuisine quand ils savent le faire. Je le remercie pour le café qu’il me tend et laisse le silence se poser un peu entre nous. Silence que je sais que je vais briser. Silence que je sais que je vais réduire en morceaux. J’attend seulement que ce soit cuit… ou plutôt j’attends pour trouver le courage de faire ce que je vais faire. Et quand je nous sers chacun une assiette et je m’excuse. Je le vois relever la tête surpris et je peux m’empêcher de sourire, comme prise d’une fichue envie de rire. Peut être parce que tout le monde sait que je m’excuse que très rarement. Et que c’est surement la première fois qu’il m’entends m’excuser. Quand il s’occupait de moi alors que je vomissais trop d’alcool au lycée, je m’excusais jamais… enfin jamais sobre, parce que bourrée ça ne compte pas et je sais que je l’avais fait bourrée. Quand je le blessais je m’excusais jamais. Et là pourtant je m’excuse. Pour hier. Parce qu’il m’a vue pleurer surement. Pour m’excuse aussi de toute cette situation que j’ai instaurée entre nous. Je plonge mes yeux dans les siens et je lâche une phrase. Comme une bombe, comme une déflagration, d’un ton froid qui me fait presque mal. Et il semble surpris, secoué. Oui bien sur. Je peux cacher l’énorme sourire qui naquit sur mon visage quand il me dit que oui, bien sur, il avait envie que je reste. Je l’entend buger sur le reste de sa phrase, sachant qu’il devait rencontrer un problème quelconque que son cerveau n’avait pas prévu mais c’était pas grave. Parce que mon cœur s’emballait. Parce que mes mains tremblaient. Parce qu’il voulait que je reste. Que j’avais voulu rester aussi. Que…. J’inspirais un grand coup quand il le formula, clairement, plus clairement que ça ne serait possible. Que je reste toute la nuit avec lui, que je sois là le matin. Je pouvais deviner que mes yeux brillaient de joie en entendant cela. Alors qu’il séparait l’espace entre nous, je tendis simplement les mains qu’elles aillent se poser sur ses hanches. J’écoute ses mots en me taisant, sachant que c’était aussi dur pour lui que pour moi de dire ce genre de chose. D’avouer ce genre de chose. Je souris quand il dit qu’il est heureux parce que le savoir heureux me soulage. Je souris quand il dit qu’il est pas doué pour ça. Je souris doucement quand il m’explique qu’il est pas doué pour ça. Je souris tout simplement. Je ne rigole pas même si le comique de la situation m’en donne envie. Il se gratte la nuque et moi je pose une main toute douce sur sa joue. Je le sens faire de même et je souris en fermant les yeux, savourant l’instant. Je suis pas douée à ce jeu là non plus. Mais… je… je suis contente d’être restée. Il me souffle qu’il aime quand je suis là et je sens mon cœur partir en vrille aussi. Je sens cette drôle de sensation qui m’écrase la poitrine. Je relève la tête qu’il a baissé et je pose mes lèvres sur les siennes, avec une certaine douceur. Et je bouge plus, j’appuie juste mes lèvres contre les siennes espérant lui faire passer par ce contact tout ce que je suis incapable de lui dire. Je sais pas combien de temps ce baiser plus doux que ce à quoi nous sommes habitué dure. Je sais pas mais je finis par reculer mon visage, observant le sien en souriant. Je pourrais rester beaucoup plus souvent… Je dis ça pas fort mais je sais qu’il devinera la promesses dans ma voix. Qu’il comprendra que je compte réellement faire ce que je viens de proposer. Doucement, je m’écarte plus de lui, pas totalement sure de garder le contrôle de mon corps dans le cas inverse. Après tout, il n’a un peu qu’un boxer et un tee shirt, c’est beaucoup de contrôle que de les lui laisser. Tu devrais manger avant que ça soit froid. C’est plus comestible que ce tu fais d’habitude. Petite moquerie dont je sais qu’il ne prendra pas ombrage. J’attrape mon assiette et je commence moi-même à manger. Bon dieu, j’avais faim. Je le regarde faire et je souris. J’aurais du rester y a longtemps. J’aurais du voir tout ça avant. J’aurais du… mais ne dit-on pas « mieux vaut tard que jamais » ?


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