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  I like my tea how i like women, strong as hell || Marc

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On l'appelle souvent l'autre connard.
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Il manipule les ombres. En gros, il se sert d'ombres déjà existantes pour en faire ce qu'il veut : déplacer les objets, blesser des êtres vivants, etc.
Albert, Gabriel, Jess Drew, Kurt, Lorna & Kristina
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MessageSujet: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Lun 19 Déc - 23:06

Marc Bowman

Burn my lungs and curse my eyes
I've lost control and I don't want it back
33Connard
Emmerdeur à temps completCivils
Bisexuel & CélibataireHumain

Pouvoirs -

Marc a la capacité de manipuler les ténèbres. Plus précisément, de manipuler les ombres pour leur donner vie et en faire ce qu’il veut. Il peut donc se servir des ombres présentes dans une pièce pour déplacer un objet voire blesser quelqu’un. Ces ombres enveloppent alors l’objet visé pour que Marc puisse le manipuler à sa guise. En ce qui concerne les êtres vivants, c’est encore différent car il ne peut se servir que des ombres que ces derniers projettent pour les atteindre.
Il ne peut pas créer lui-même les ombres, il faut qu’elles existent d’elles-mêmes.
En plus de ça, Marc possède une certaine affinité avec la magie, sous n’importe quelle forme. Il connait l’existence de certains rituels, en a reproduit certains – malheureusement – mais a bien conscience de ne pas tout savoir. Il se sert donc de petits sorts la plupart du temps, des sorts inoffensifs, préférant laisser le reste pour de potentiels adversaires. Mais utiliser tout ça a un prix. S’il en fait trop, son corps en paie les conséquences. Ça se manifeste par une fatigue physique qui peut mettre plusieurs jours à disparaitre. Et s’il va trop loin, l’usage de la magie peut avoir des conséquences irréparables sur son corps.


Souhait

Marc assumant la moindre de ses erreurs, il y a bien une chose qu'il regrette. Une seule. Celle de ne pas avoir davantage tenu éloigné son frère de ses affaires. Il est persuadé que c'est à cause de ça qu'Aidan a disparu. Il aurait donc aimé mieux protéger son frère de la vie dangeureuse qu'il menait.

Emergence

Parfois, il lui arrive de faire des rêves assez étranges. Ce ne sont que des rêves, donc rien de bien perturbant. Ils ont juste l'air plus réels que d'autres, mettant en scène lui et des gens qu'il connait dans des situations qu'il a déjà l'impression d'avoir vécue. Il n'y accorde pas plus d'importance que ça, considérant que c'est quelque chose de banal. L'inconscient étant une chose complexe, il ne cherche pas plus loin. Il n'empêche que ça le perturbe sur le coup, mais une fois la journée passée, il a déjà oublié et s'en fiche comme de sa première chaussette.



Avez-vous entendu parler de ces rumeurs sur l'émergence de certains pouvoirs ? Si oui, qu'en pensez-vous ? Vous trouvez ça excitant ? Malsain ? Improbable ?
"Hahaha" dirait Marc. Sa curiosité est piquée au vif, mais il n'y croit pas une seule seconde. En fait, c'est même plus simple que ça. Il considère que c'est pas son problème et que si des gens se décident à croire à ça, grand bien leur en fasse. Pour lui, c'est impossible et ce tant qu'il n'aura pas obtenu une preuve du contraire.

Avez-vous déjà été témoin d'une rafle de la garde rouge ? Pensez-vous réellement qu'ils recherchent des personnes à pouvoirs ou ce ne sont que des bruits de couloir ? Le contrôle de la population serait-il un mal nécessaire ?
Là encore, Marc répondrait qu'il a rien vu et qu'il s'en fiche. Enfin, il a déjà vu une rafle, mais de loin. Il n'a pas cherché plus loin, considérant que ce n'était pas ses oignons et qu'il avait d'autres chats à fouetter. Concernant les rumeurs, par contre, il y accorde autant d'importance que celles concernant les pouvoirs. Tant qu'il n'a pas vu la preuve, il n'y croit pas et ça ne l'empêche pas de dormir. Marc a peut-être un énorme problème avec l'autorité en général, mais tant que ça ne l'empêche pas de vivre, il s'en fiche.

Dans une autre vie, qui auriez-vous aimé être ? Pour quelles raisons ?
Ne le dites pas, mais Marc aurait probablement aimé être davantage comme Aidan. Mais il préfère mourir que de l'avouer. C'est qu'il a sa fierté.


pseudo

Aya

sexe/age

F/24

pays

France, biatch o/

DC

Gabriel, Albert & Jessica

personnage marvel, scénario ou inventé

Inventé

niveau d'émergence

2

niveau de maitrise

2

Désirez-vous un parrain/marraine

Non

vous nous avez connu...

C'est Kate/Cindy/Jenn/ Mai qui m'a ramené ici ! Et j'ai pas eu mon mot à dire

un dernier aveu

Non, du tout J'ai rien à dire
house of memories
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Lun 19 Déc - 23:07

Before Genosha

we all have to start somewhere
Certains gamins avaient plus de chances que d’autres. Ils avaient une famille, un toit au-dessus de leur tête, des adultes pour les protéger. Ils partaient ainsi sur de bonne base pour les grandes personnes qu’ils allaient devenir. D’autres, en revanche n’avaient pas cette chance.
Le premier véritable souvenir de Marc, c’était ce mur en face de son lit, à l’orphelinat. Il était d’une couleur indéfinissable. Marc avait passé de nombreuses heures à se demander ce que c’était. Du blanc ou du vert ? Du blanc allant vers le vert ou du vert allant vers le blanc ? Vert très clair ? Un casse-tête qui l’avait accompagné durant des années.
Son deuxième souvenir ? C’était le déchirement intérieur qu’il avait ressenti quand ils avaient emmené Aidan. Il allait bien, lui disait-on. Il avait été adopté. Suivi d’un regard gêné vers Marc qui demandait alors pourquoi on ne l’avait pas emmené, lui aussi. Ils se ressemblaient bien comme deux gouttes d’eau, alors pourquoi avait-on préféré Aidan ? Ils étaient pareils. Mais allez expliquer à un gamin la logique des adultes.
Avant, il avait pour habitude de jeter un regard au lit d’Aidan pour s’assurer que son frère était avec lui. La première fois qu’il le vit vide, il comprit qu’Aidan était parti pour de bon. Il passait la nuit à regarder cette couche qu’occupait son frère auparavant, sans dire un mot, sans larmes. Parce que les grands garçons ne pleuraient pas, on lui avait dit. Quand le lit fut occupé par un petit nouveau, Marc décréta qu’il détestait ce gamin. Quand ce gamin se présenta aux autres, Marc ne prit pas la peine de lui accorder un regard. Il se réfugiait dans cette colère qu’il nourrissait envers tout le monde, qu’il entretenait jour après jour. Une colère contre les adultes, contre Aidan qui l’avait abandonné, contre le monde entier. Une colère qui le maintenait en vie et à laquelle il se raccrochait comme à une bouée de sauvetage. Une colère qui n’allait jamais le quitter.
Les jours, les mois, les années passaient et rien ne changeait. Marc et sa colère demeuraient les mêmes. Inchangés, insensibles au temps qui passait. Jusqu’au jour où enfin, un couple débarqua à l’orphelinat, arrêtant leur choix sur Marc, pour une raison mystérieuse. Ils auraient pu choisir la petite fille muette qui n’embêtait jamais personne et qui jouait avec sa poupée. Ils auraient pu regarder de plus près celui qui avait remplacé Aidan, parce qu’il était sympathique après tout. Toujours poli, jamais un mot plus haut que l’autre, même si Marc le détestait depuis son arrivée pour des raisons arbitraires. Mais non. Leur choix s’arrêta sur le gamin qui restait dans son coin, les bras croisés et dont les yeux lançaient des éclairs à tout va, comme un quelconque défi.

***

Ronald le saisit par le col et le colla violemment contre le mur. Il ne lui donnerait pas satisfaction, pas cette fois. Au fond de lui, Marc était mort de peur. Mais il préférait mourir sur le champ que de le montrer à cet espèce de trou du cul. Il lui offrit un sourire sarcastique à travers le sang qui coulait de son nez, cette marque de défi qu’il lui lançait en permanence et qui rendait Ronald dingue. Tant qu’il continuait, Ronald ne gagnerait pas. « Je t’avais demandé un truc simple, sale merdeux. J’aime pas trop quand on fait pas ce que j’dis. » Il dégageait une odeur de tabac froid et d’alcool. Il était encore dans un état minable. Et quand il était comme ça, Marc savait d’expérience que ce serait pire que d’habitude. Au moins, le point rassurant, c’était que Ronald était tellement en colère contre lui qu’il en oubliait Mai. C’était tout le but de l’opération. Il avait volontairement mis Ronald hors de lui. Il prenait les raclées et ce connard partait s’effondrer dans le trou à rat qui lui servait de chambre, heureux d’avoir donné son quota de violence, en oubliant de passer voir l’autre enfant adoptée de la famille. Marc continua de sourire, le but était d’énerver Ronald le plus possible. « J’étais indisposé. J’avais mes règles. » Ronald le tira et le repoussa brutalement contre le mur. La tête de Marc cogna contre la surface froide. Le goût du sang envahit sa bouche et une grimace de douleur déforma ses traits. Il le détestait. Si fort. Jamais encore il n’avait ressenti de haine à ce point.  La main de Ronald continuait de serrer la chemise de Marc pendant qu’il lui soufflait son haleine alcoolisée au visage.
Vas-y connard, qu’est-ce que tu attends ?
Un de ces jours, ça allait mal finir, Marc le savait. Il ne se faisait pas trop d’illusion sur ses chances de survie. « Demain. Tu m’entends ? Demain, tu fais ce qui est prévu. Tu fais tes petits tours de magie comme je te l’ai demandé. » Ses petits tours de magie. C’était comme ça que Ronald appelait les pouvoirs de Marc, pouvoirs qui s’étaient déclarés il y avait peu de temps.  Il voulait s’en servir à son avantage. Marc était un outil parfait. Ainsi que Mai qui se retrouvait dotée elle-aussi de pouvoirs. Le hasard avait voulu qu’ils se retrouvent tous les deux dans cet enfer. Ronald le lâcha. Il resta immobile. Il n’allait pas le laisser comme ça. Ce serait sous-estimer ce trou de balle. Marc attendit la suite, les dents serrées. « Demain, tu fais tes trucs bizarres et t’auras pas à expliquer à Maiwen la raison pour laquelle elle se prendra une raclée. » Marc écarquilla les yeux, un frisson glacial lui parcourant l’échine. Il osait pas… « T’as plus envie de sourire, là, hein ? » D’une voix tremblante, Marc s’exclama  « Ne la touches pas ! Elle n’a rien à voir là-dedans ! » Ce n’était pas ce qui était prévu ça ! Le but était de l’éloigner de Mai, pas de lui donner une raison de s’en prendre à elle ! Confus et paniqué, Marc ne vit pas arriver le coup de poing qui l’envoya au sol. « J’fais ce que je veux ! » balança Ronald  « Si tu ne veux pas que je la touches, ça ne tient qu’à toi, p’tit batard. »  Une nausée s’emparait de Marc alors qu’il tentait de rassembler ses esprits. Il leva la tête vers Ronald au prix d’un effort considérable, hésitant entre lui vomir sur les pompes ou s’évanouir. Les deux en un, ça serait une petite victoire sur lui. Il donnerait cher pour voir la tête qu’il tirerait en recevant du vomi sur ses chaussures. Mais il ne pouvait faire ni l’un ni l’autre. Ronald serait bien trop heureux comme ça. Il ouvrit la bouche, ne reconnaissant pas la voix qui en sortait. « Je le ferais ! Je le ferais, d’accord ?! » C’était lui qui parlait ? C’était à lui qu’appartenait cette voix effrayée ? Il se redressa péniblement, les jambes tremblantes. Ronald le toisa, fier d’avoir l’avantage comme toujours. Il s’en fichait se prendre plein la tronche. Il s’en fichait que Ronald s’en prenne à lui. Mais il ne supportait pas l’idée qu’il se serve de Mai pour arriver à ses fins. « Demain, p’tit batard. T’as pas intérêt à oublier. » Sa voix claqua dans le silence et il se détourna, le laissant là. Marc ne bougea pas, levant les yeux vers le plafond en entendant le pas trainant de Ronald. Quand rien n’indiqua qu’il se dirigeait vers la chambre de Mai, il osa enfin respirer. Il se laissa glisser contre le mur, la tête entre les mains. Il ne pouvait pas craquer. Pas maintenant. Il avait envie d’hurler. Envie de fuir loin d’ici. Pris au piège, voilà ce qu’il était. Un pas de travers et ce serait Mai qui paierait. Il devait donner à Ronald ce qu’il voulait. Même s’il ne maitrisait pas ses pouvoirs. Même si c’était dangereux. Il n’avait pas d’autre choix.

***

La poche de glace apparut devant ses yeux. Marc redressa la tête pour voir la personne qui lui tendait. Mai. Elle se tenait devant lui, dans un silence de mort. Ronald ne l’avait pas raté cette fois. Marc lui avait une fois de plus donné ce qu’il voulait, mais ce n’était pas suffisant. L’appât du gain rendait Ronald fou et dangereux. Il en voulait sans cesse plus. Sans dire un mot, Marc saisit la poche de glace et la posa sur son visage en remerciant Mai du regard. Elle aussi, elle avait dégusté. Alors qu’il avait fait ce que Ronald lui avait demandé. Mais ce n’était visiblement pas suffisant. Pas assez pour lui. Toujours en silence, il guettait les bruits de la maison. Il y avait bien un moyen de s’enfuir loin d’ici. Marc avait déjà essayé de se barrer, mais on l’avait ramené ici. Et Ronald lui avait fait payer. Une correction n’étant pas ce qui l’avait empêché de recommencer, la seule chose qui avait coupé court à toutes ses tentatives, c’était ce que ce connard ferait à Mai s’il n’était plus là. Alors qu’il avait sa liberté à portée de main, Marc avait fait demi-tour et était revenu dans cette maison. Ses tentatives pour protéger Mai échouaient et ça le tuait à petit feu. Il donnait à Ronald ce qu’il voulait, essuyait les corrections sans broncher, mais ça ne suffisait jamais. Il suffisait toujours d’un prétexte. Et personne ne les croirait jamais. Le froid lui faisait du bien. Loué soit Mai. Il ne devait pas renoncer. Tant qu’ils étaient tous les deux dans cette galère, Marc devait continuer. Sa haine pour Ronald le maintenait en vie. Encore plus que la peur qui lui nouait les entrailles et davantage que le désir de protéger Mai de ce malade mental.

***

Les yeux de Marc fixaient le mur. Le calme qui le saisissait était celui qui précédait une tempête. Il savait ce qui allait lui arriver. C’était ce qui était prévu. L’acte final de cette mascarade. La porte s’ouvrit brusquement et Marc tourna lentement la tête vers le seuil. Le regard que lui lança Ronald manqua de le paralyser sur place, mais il préférait y voir là le signe de son triomphe. « T’es fier de toi, hein ? » cracha Ronald d’une voix rauque. Un sourire se dessina sur les lèvres de Marc alors qu’il se levait lentement. « Qu’est-ce qui se passe, Ronny ? » Mai n’était pas à la maison. Marc avait fait en sorte qu’elle ne soit pas présente pour ce qui allait suivre. Si tout se passait comme prévu, ça se terminait maintenant. Ronald brisa son immobilité d’un pas lent, tel le prédateur qui allait achever sa proie. « Les flics, Marc ? Sérieusement ? Tu m’as balancé aux flics ? » Marc écartant légèrement les bras en haussant les épaules, le même sourire sur les lèvres. « Tu sais, le vol, c’est pas super légal, hein. Puis je leur ai juste dit où trouver ta super planque. Rien de bien grave. » La fureur de Ronald transparaissait par les pores de sa peau. Marc avait envie de se jeter par la fenêtre pour lui échapper. Il savait que s’il le touchait, il ne se relèverait plus.  Mais il était trop tard pour reculer. Il avait mis une distance entre eux, prêt à réagir au moindre geste de la part de ce taré.  Ronald amorça un geste pour le frapper mais Marc fut plus rapide que lui. Tendant la main entre eux, il projeta son adversaire contre le mur.  Il put lire une certaine surprise dans son regard. « Tu te heurtes à un mur, Ronny. » lança Marc avec sarcasme tandis que l’autre se relevait péniblement. Il devait se retenir de faire trop le malin et de se laisser aveugler par sa victoire temporaire. Il devait maintenant fuir le plus vite possible. Il connaissait assez Ronald pour savoir qu’il ne renoncerait pas. Ce dernier poussa un hurlement de rage et se jeta sur Marc qui esquiva d’un mouvement habile sur le côté. Le bruit qu’il fit en atterrissant au sol résonna dans toute la maison. Marc tenta de mettre à profit les quelques secondes que lui offrait la chute de Ronald pour s’enfuir par la porte, bondissant au-dessus de lui, mais une main lui saisit la jambe et il tomba à son tour. « Tu vas me le payer, sale petit con ! » cria Ronald avant de se recevoir un violent coup de pied au visage de la part de Marc, dans une tentative pour se dégager. Le choc le fit lâcher et Marc, libre, se redressa péniblement. Il allongea le bras sur le côté en courant vers la porte et une masse noire enveloppa la lourde armoire en bois massif qui se trouvait contre le mur. D’un geste sec, il ramena son bras et l’armoire s’écrasa avec fracas derrière lui. Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et vit qu’il avait manqué Ronald de peu. Pas le temps de s’attarder sur combien c’était dommage. Il sortit de la pièce comme s’il avait le diable aux trousses, ce qui n’était pas si éloigné de la vérité. Dévalant l’escalier en manquant plusieurs fois de se briser la nuque, Marc sauta sur le palier de l’étage inférieur au moment où Ronald se rua hors de la chambre en hurlant. Bordel. Bordel. Marc bifurqua sur la droite, en direction de la petite porte qui donnait sur l’extérieur. Et alors qu’il l’avait presque atteint, un bruit qui ressemblait à un coup de feu se fit entendre et le bois devant lui vola en éclat. Il sursauta et bondit en arrière, les yeux agrandis par la surprise. Il se retourna pour faire face à Ronald qui pointait une arme dans sa direction.  Ça, c’était nouveau. Voilà qu’il lui tirait dessus maintenant. « Et là, ça te calmes, hein ? Tes petits tours de magie, ils sont capables d’arrêter une balle ? » « T’es taré !» « Ouais, ouais. Maintenant, tu vas sagement revenir ici et tu vas apprendre ce qu’il en coute de me défier. » Il ne bougea pas. Pas d’un iota. Ses yeux fixaient Ronald et non le canon de l’arme point vers lui. « VIENS ICI, PUTAIN ! » Non. Il s’en foutait s’il allait y laisser la peau. « Va te faire foutre. » Lentement, comme dans un film tourné au ralenti, il vit Ronald appuyer sur la gâchette. Marc tendit à nouveau le bras, par réflexe. La balle ne l’atteint pas. Elle s’arrêta sur Mai, qui avait surgi en hurlant et s’était placée entre eux. Son cri s’arrêta net. Les yeux agrandis par l’horreur, il la vit s’effondrer lentement au sol. Non… Non, elle n’était pas censée être là ! Marc se laissa tomber à genoux devant elle, n’arrivant pas à croire ce qu’il venait de voir. Ses pensées se bousculaient dans sa tête. Sa faute. C’était de sa faute. Il entendait la voix de Ronald qui venait de loin. Son champ de vision se rétrécissait, brouillé par les larmes qui l’aveuglaient alors qu’il voyait Mai et la mare de sang qui s’agrandissait autour d’elle. La dernière chose dont il se souvint, ce fut le lustre, enveloppé d’une sorte de matière noire et qui comme l’armoire, répondit au geste du bras de Marc qui le fit s’abattre sur Ronald.

***

L’officier de police répéta encore une fois la question. Marc répondit encore une fois, de la même façon. Il s’en foutait bien, de savoir si ce flic allait le croire ou non. Il avait autre chose en tête. Mai allait s’en sortir, ils disaient. Et Ronald, qui avait récolté un simple traumatisme crânien quand le lustre lui était tombé sur le coin de la gueule, avait de quoi passer un petit moment à l’ombre. Enfin, c’était ce qu’on lui disait. Pour Marc, ces mots n’avaient pas la moindre valeur. Même ça, il avait foiré. Pas fichu de le tuer. Tout était de sa faute. S’il n’avait pas été… lui, rien de tout ça ne serait arrivé. Mai n’aurait pas été blessée. Mai n’aurait pas ressenti le besoin de s’interposer pour lui sauver la vie. Le flic continua de l’interroger et Marc commençait à en avoir sa claque. « Pourquoi vous n’en avez parlé à personne ? » « Parce que personne ne nous aurait cru. » « Le lustre, il est tombé comment ? » « J’en sais rien, c’est une vieille maison. » Parce qu’il était bien sûr hors de question de dire que c’était lui qui l’avait fait tomber sur Ronald. Son seul regret, c’était de l’avoir manqué. Un peu plus sur la droite et cet enfoiré serait mort. Les questions continuèrent encore longtemps, jusqu’à ce qu’une infirmière vienne le chercher pour s’occuper de lui. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il avait été blessé lors de sa lutte avec Ronald. Il s’en foutait un peu, à vrai dire. Comparé à Mai, il n’avait rien eu. Juste quelques bleus et une lèvre fendue quand il s’était mangé le sol en voulant s’enfuir de la chambre. Il ne savait pas ce qui allait lui arriver maintenant. Il ne pouvait aller nulle part en attendant que les gens des services sociaux viennent le chercher. Et il ne pouvait pas aller voir Mai. Quant à vadrouiller dans les couloirs de l’hôpital sans être suivi en permanence par un flic – c’était pour sa sécurité, on lui avait dit, des fois que Ronald arrive à passer les deux agents de police qui stationnaient devant la porte de sa chambre – ce n’était même pas la peine d’y penser.
Il se trouvait devant la machine à café, à attendre que l’officier qui l’escortait obtienne sa caféine. Il râlait dessus. Une idée germa dans l’esprit de Marc en le voyant ronchonner à la recherche d’une pièce puisque la précédente avait été avalée. C’était l’un des petits tours de magie qu’appréciait tellement Ronald et il faillit ne pas l’utiliser. Un petit geste de la main, rien de bien visible. La machine émit un bruit étrange, une sorte de vrombissement qui attira l’attention de tout le monde autour. Marc fit semblant d’être aussi surpris que les autres. Et s’éclipsa discrètement quand une volée de pièce tomba dans le petit réceptacle à monnaie à toute vitesse, arrachant quelques cris de surprises aux personnes autour. La diversion qu’il lui fallait pour se débarrasser de son garde du corps.
La voie était libre devant la chambre de Mai. Il s’y engouffra, appréhendant ce qu’il allait y voir. La voir là, dans ce lit, lui noua l’estomac. C’était de sa faute, se répéta-t-il pour la énième fois. Et rien de ce qu’il pourrait dire n’effacerait ce poids. Ce qui était le pire, ce n’était pas le fait qu’elle était à l’hôpital, que le pansement à l’endroit où la balle l’avait touché soit visible. Non, le pire, c’était le sourire qu’elle lui offrait en lui tendant la main. Marc fut à deux doigts de s’enfuir, rongé par la culpabilité qui lui tordait les entrailles. Mais il ne pouvait pas lui faire ça. Pas alors qu’il était responsable de tout ce qui lui était arrivé. Alors, brisant son immobilité, il s’approcha, saisit la main de Mai et s’assit sur le siège à côté de son lit sans un mot. Au moins, c’était terminé. Ronald ne ferait plus partie de leur vie. Il ne savait pas trop ce qui allait advenir d’eux par la suite, mais tant que cet enfoiré était loin d’eux, rien ne serait pire que ce qu’ils avaient déjà traversé.

***


Marc faisait les cent pas, en jetant un œil agacé vers le sac de voyage qu’on lui avait donné et qui trônait sur le lit. Ils étaient bien gentils, les deux adultes, mais il n’avait rien à mettre dedans. Il se retrouvait avec un sac ridiculement grand pour les deux trois merdes qu’il avait à se trimballer. Il s’arrêta devant, fixant le maigre contenu et se laissa tomber à côté en soupirant. Son regard s’attardait sur le plafond, laissant le temps s’étirer lentement. Il finit par fermer les yeux pour se calmer. Il était nerveux. Aujourd’hui, après plusieurs semaines dans une famille d’accueil temporaire, il allait se retrouver dans une autre famille. On lui avait expliqué la situation et Marc avait simplement hoché la tête, un sourcil froncé. Il ne savait pas trop où il allait atterrir et autant dire qu’après le calvaire qu’avait été sa dernière adoption, il se montrait méfiant. Et s’il retombait sur une famille du même acabit ? Avec quelqu’un de pire que Ronald ? Il tentait de ne pas laisser le stress l’envahir. Il commençait tout juste à se remettre des traces que Ronald avait laissé en lui. Ça se manifestait par des petits instants où il se crispait en entendant des pas dans l’escalier ou un timbre de voix plus haut que l’autre. Et ça ne lui plaisait pas. Sa famille temporaire avait été mis au courant de ce que Marc avait traversé et ils le prenaient en pitié, comme s’il était une petite chose fragile. Marc n’en voulait pas de leur pitié. Ils étaient où, ces gens bienveillants quand les choses se produisaient ? Quand il se faisait tabasser par l’autre enfoiré ? Quand Mai en payait les frais aussi ? Ils n’étaient pas là. Et maintenant, on voulait lui faire croire qu’il était encadré et que rien ne pouvait plus lui arriver. Conneries.
Son nom résonna dans la pièce et Marc rouvrit les yeux. En se redressant, il vit Isobel, la femme des services sociaux qui l’avait hébergé jusque-là sur le pas de la porte.  Il était l’heure d’y aller, visiblement. Sans un mot, Marc se leva, saisit son sac et la suivit. Toujours nerveux. Toujours sur la défensive.
Le trajet dura une bonne heure. Il avait passé toute la durée du voyage à regarder le paysage, en se demandant ce qui l’attendait. Isobel avait tenté de faire la conversation pour détendre l’atmosphère, mais s’était heurté à son silence. La voiture s’arrêta dans une rue résidentielle, avec de jolies maisons digne d’une série américaine parlant de la vie des femmes de banlieues qui jouaient au bridge ensemble et qui sirotaient du vin en se racontant leur malheur.
Isobel sortit de la voiture et en fit le tour pour ouvrir la porte à Marc, qui n’osait pas bouger. Sa nervosité s’était muée en une angoisse sourde qui lui nouait l’estomac.  Tête baissée, les yeux à présent rivés sur ses genoux, il se demandait s’il ne pouvait pas rester dans cette voiture jusqu’à la fin de sa vie. Mais la voix d’Isobel lui rappela qu’il était plus que temps. Il leva alors la tête pour quitter sa place en posant un pied sur le sol. Il garda les yeux baissés tout le temps qu’il remontait l’allée, les mains dans les poches et la mort dans l’âme. Le seul instant où il leva les yeux, ce fut quand une voix l’appela par son prénom et se jeta à son cou. Sous le choc, Marc retint sa respiration en se demandant ce que c’était que ce fichu bordel. De là où il était, il voyait les deux adultes qui se trouvaient sur le pas de la porte. Il ne comprenait plus rien à ce qu’il se passait. C’était qui l’abruti qui le serrait dans ses bras comme ça ? Il s’était cru chez… La personne qui le tenait se dégagea enfin et le cœur de Marc manqua un battement en reconnaissant ce visage. Il battit des paupières, comme pour s’assurer que c’était bien réel. « Aidan ? »

***

« Debout, Bowman. » Un grognement sortit de la bouche de Marc. On pouvait plus décuver dans une cellule de dégrisement tranquillement ? Il adressa un sourire narquois à l’officier qui le fixait depuis la porte, les bras croisés. Ils avaient l’habitude, ici. C’était un peu sa résidence secondaire. Le bordel habituel, on le faisait sortir, on lui rendait ses affaires et quelqu’un l’attendait à la sortie pour le ramener. Il s’attendait à trouver le visage réprobateur de son père adoptif ou encore l’hystérie de sa mère. Mais ce fut le visage d’un Aidan agacé et qui n’avait pas envie d’être là qui l’accueillit à l’entrée. « Laisse-moi deviner. Ils t’ont envoyé parce qu’ils avaient pas envie de venir, hein ?  » lança Marc avec le même sourire au lèvre. Aidan leva les yeux au ciel en signant les papiers. « Merci, messieurs. Et désolé pour ça. » « On a l’habitude, avec ton frère. Ce serait bien qu’il évite de se foutre sur la tronche avec des clochards, la prochaine fois. » Ce fut au tour de Marc de lever les yeux au ciel.  Pour sa défense, ils avaient cherché. Et toujours pour sa défense, il aurait pu leur faire plus mal que ça.
« T’abuses, Marc. » dit Aidan en s’installant au volant de la voiture. Son frère garda le silence. Les leçons de morale, il avait eu sa dose. Depuis longtemps. « Les parents en ont un peu marre, tu sais ? Tu disparais pendant des mois, tu reviens, tu fous le bordel et tu repars à nouveau. C’est pas une vie, ça. Et c’est pénible pour tout le monde. » Sans dire un mot et sans accorder un regard à son frère, Marc piocha une cigarette dans la poche de sa veste. Mais avant même qu’il n’ait le temps de l’allumer, Aidan allongea le bras pour lui prendre. « Hey ! T’écoute ce que je te dis ? » « Ouais et je m’en fous. » Son tact légendaire qui refaisait surface. Il s’en foutait que monsieur et madame Bowman en avaient assez. Il n’était plus le gamin qui avait passé leur porte et qui leur avait été reconnaissant de lui avoir rendu son frère. Il n’était pas le fils adoptif reconnaissant qui disait amen à tout ce qui sortait de leur bouche. Il n’était pas Aidan. Ce dernier secoua la tête en soupirant quand Marc récupéra sa cigarette. « Tu fais chier. Vraiment. J’ai un exam demain, j’ai autre chose à foutre que de venir te chercher au poste de police à chaque fois que tu reviens dans le coin. » « Ben, fallait pas venir. Au pire, ils m’auraient gardé, quoi ? Une nuit ? Puis ils m’auraient à nouveau foutu dehors. » Il accompagna ses mots d’un haussement d’épaule. « Dire merci, c’est pas ton fort, hein ? » dit calmement Aidan en allumant le contact. Le moteur fit un bruit avant de démarrer. « Tu dors à la maison, ce soir. Je dois avoir de quoi soigner tes bobos. Je sais pas si tu as vu ta tronche mais c’est pas beau à voir. » « J’reste quand même le plus beau de nous deux. » « Mais bien sûr. » Un sourire se dessina sur les lèvres de son frère, qui ne pouvait jamais rester longtemps fâché contre lui. Marc avait conscience qu’il abusait et que c’était encore et toujours Aidan qui payait pour ses conneries. C’était lui qui prenait sa défense quand il s’engueulait avec leur parent. C’était lui qui servait de médiateur dans les conflits. Et c’était lui qui le soutenait, peu importait ce qu’il faisait, en grande partie parce qu’il ne savait pas réellement ce qu’il faisait. Aidan était le seul à avoir compris le caractère de son frère, son impossibilité à s’établir de façon permanente au même endroit. Marc partait, revenait, sans cesse. Il menait une vie qui n’était pas des plus saines. Rythmée par la magie et la débauche, les deux allant souvent de pair. Mais personne ne le savait. Il n’avait jamais dit à Aidan que lui, il était né avec des pouvoirs magiques. Sa famille adoptive et son frère savait que quelque chose s’était mal passé dans sa première famille d’accueil, mais ils ne connaissaient pas toute la vérité. Pas grand monde ne la connaissait. Il avait pourtant envie de tout dire à Aidan. Partager avec lui ce poids. Mais il savait que ceux qui vivaient autour de lui finissaient par être blessé. Pour protéger Aidan, Marc gardait le secret. Son frère n’avait pas besoin de savoir tout ça. S’il y en avait un des deux qui pouvaient s’en sortir, c’était lui. Ça avait toujours été lui. Le plus brillant, le plus reconnaissant, le plus apprécié. Aidan était celui qui avait une chance de s’en sortir. En ce qui concernait ses chances à lui de devenir quelqu’un de bien, Marc ne se faisait plus d’illusion sur le sujet. Il aimait trop flirter avec le danger. Il était comme ces insectes attirés par la lumière bleue et qui finissaient électrocutés. La lumière bleue, c’était ce danger qui attirait tant Marc. Il n’avait de cesse de repousser ses limites, cherchant jusqu’où il pouvait aller. A croire qu’il avait un réel désir de mort par moment. « Tu seras dans les parages pour les fêtes ? » Marc grimaça. Noël, ça n’avait jamais été son truc. Aidan adorait cette période. Ce n’était pas son cas. « J’sais pas. Peut-être. » Il pouvait sentir la déception qu’Aidan n’affichait pas. « Je vais essayer d’être là. » dit doucement Marc en fixant la route devant lui.

***

« Ah bah enfin !  » s’exclama Aidan à l’autre bout du fil. Marc émit une grimace. Son frère était en train de lui déchirer les tympans. « Ça fait des mois que j’essaye de te joindre !  » Il jeta le mégot de sa cigarette dans le caniveau. Il pleuvait à grosses gouttes et Marc était trempé jusqu’aux os. Super pour sa première visite dans ce coin. Il s’était abrité, pour ne pas avoir l’air d’un débile sous la pluie avec son téléphone. « Je sais. J’ai eu un empêchement. » « Un empêchement qui a duré des mois ? Te fous pas de moi, non plus, hein. » Il soupira. Ce qu’il pouvait l’énerver quand il lui faisait la morale comme ça. Oui, il avait oublié. Et oui, il était vraiment occupé. « Oui, bon. Je suis vivant et tu m’as à l’autre bout du fil. Qu’est-ce que tu me voulais ? » « C’est le téléphone de qui que tu as, là ?  » « Le mien  » mentit Marc.  Non et puis quelle importance de savoir à qui appartenait le téléphone ? Il était de la police ? « … D’accord. T’as conscience que t’arrives huit mois trop tard ?  » « J’étais occupé, Aidan » soupira Marc en levant les yeux au ciel. Ce qui était vrai, pour le coup. « Je me suis marié. » Boum. La révélation de l’année, sans tact, sans rien. Marc eut un silence alors qu’il intégrait l’information. « Ah. » « Ouais. Mais t’aurais pu venir au mariage vu que je t’ai appelé pour t’inviter. Si seulement tu répondais au téléphone de temps en temps.  » Il retint un sifflement agacé. Il n’était pas trop sûr de ce qu’il devait faire. « Eh bah… Félicitations ? » « J’accepterais tes félicitations quand tu ramèneras ton cul à la maison pour me les dire en face.  » Ah. Là, il voyait où Aidan voulait en venir. Cela faisait combien de temps qu’ils ne s’étaient pas vus, d’ailleurs ? Des années ? Marc étant en permanence en train de vadrouiller, il en perdait la notion du temps. « Okay. J’vais essayer de passer. » « Non, tu ne vas pas essayer. Tu vas venir, et puis c’est tout. Il faut que je te présente ma femme. » Putain. Tu fais chier, Aidan. Marc n’aimait pas trop ne pas avoir son mot à dire. Marc leva le nez vers le ciel, une moue résignée sur le visage. « D’accord ! Je prends le premier avion et j’arrive.  » « Tu sais où je vis, au moins ?  » Le ton amusé d’Aidan l’irrita. Bien sûr qu’il le savait. Enfin… Il ne savait pas que son frère était marié, donc peut-être qu’entre temps il avait déménagé. « Envoie-moi l’adresse par SMS, je me débrouille pour le reste. »


***


Quand Aidan passa la porte de l’appartement, il dût être surpris par le spectacle qu’il avait sous les yeux. Un Marc, les cheveux encore humides et assit sur le sofa, qui n’en menait pas large et sa femme, vêtue d’un peignoir qui le regardait furieusement. « … Vous avez déjà fait connaissance, j’imagine ? » Marc lui offrit un demi-sourire. Ouais. C’était gênant. C’était encore plus gênant quand la femme de son frère, visiblement pas au courant que Marc débarquait aujourd’hui, avait fait irruption sous la douche en pensant y trouver son mari. Ce genre de situation ne l’aurait pas dérangé, en temps normal, si ce n’était pas la femme d’Aidan.  Son frère déposa ses affaires pour poser une main sur l’épaule de son épouse, regardant Marc avec un sourire radieux sur le visage. « Marc, voici Mai. Ma femme. » Il manqua d’éclater d’un rire nerveux. Parce qu’il avait sous les yeux l’autre aspect gênant de la situation. Parmi toutes les femmes de la Terre, Aidan s’était mariée avec la fillette qui avait pris une balle pour lui  sauver la vie des années en arrière. Il ne l’avait pas reconnue tout de suite sur le coup, trop surpris pour faire attention à la cicatrice qui ornait ses côtes. Une cicatrice dont il était responsable. Le nom, la marque laissée par la balle, et la ressemblance avec la fillette qu’il avait connu quand lui n’était qu’un gamin. Tout ça avait fait tilt dans sa tête. Le hasard avait un putain de sens de l’humour. Mais il ne pouvait décemment pas afficher sa gêne quand il voyait que Mai ne l’avait pas reconnu.  Il se leva donc du canapé, s’avança vers le couple et dit d’une voix sérieuse « Félicitations. Avec huit mois de retard. » C’était important pour Aidan. Il devait faire un effort pour lui. Il ne savait pas si son jumeau était au courant de l’histoire qu’il y avait eu entre sa femme et son frère. Et il espérait que non. Marc n’avait pas passé sous silence cette partie de sa vie pour qu’Aidan l’apprenne, d’une quelconque manière. Même si c’était Mai qui lui en parlait. Mais visiblement, elle ne se souvenait pas de lui.

***

Sa tête heurta le mur quand Mai le plaqua violement. Marc lâcha un grognement de douleur ainsi qu’un juron. Elle l’avait reconnu, c’était certain. Plus de doutes possibles. « On se connait, hein ? » « J’ai connu plus sexy comme façon d’aborder. Et oui. On se connait. » « Comment ? » Il leva les yeux au ciel. Elle le faisait exprès ? « Réfléchis trente secondes Mai, je sais que tu es une fille intelligente. »  Vu la façon dont elle le regardait, s’il s’en sortait avec juste une bosse à l’arrière du crâne, il devait s’estimer heureux.  Il allait devoir lui rafraichir la mémoire avant qu’elle ne le fasse passer par la fenêtre ou qu’elle ne lui coupe les bijoux de famille, à en croire les menaces qu’elle proférait à l’instant contre lui. Aidan n’étant pas là pour lui sauver la mise, Marc allait improviser. « Tu n’es pas la seule à avoir conservé une marque du passage chez Ronald. » dit-il doucement en tournant la tête sur le côté pour attirer l’attention de Mai sur une cicatrice qui ornait son cou. Le nom provoqua quelque chose chez elle, la faisant lâcher Marc. Ce dernier porta une main à l’arrière de son crâne en maugréant. « T’étais pas non obligée de me faire mal. » « C’est pas vrai…» Elle comprenait enfin. Ce n’était pas forcément facile à digérer, il ne lui jetait pas la pierre. « Comment tu peux être le frère d’Aidan ? » « Le miracle de la vie, ma grande. » Elle se tourna vers lui, l’œil noir. « Aidan ne sait rien sur ça. Ni sur la magie. Je ne lui en ai jamais parlé. Alors je te conseille de la fermer sur le sujet. » Il leva à nouveau les yeux au ciel. « Parce que tu crois que je t’ai attendue ? J’ai pas super envie qu’il sache, tu vois. » Marc était peut-être irresponsable, mais il savait ce qu’Aidan n’avait pas besoin d’entendre. Et savoir que son frère et sa femme avaient des pouvoirs ainsi qu’un lourd passif n’était pas une chose qui allait lui rendre service. Plus sérieusement et plus calmement, il continua : « Je tiens Aidan à l’écart de ma vie depuis des années pour cette raison. C’est pas pour qu’il l’apprenne maintenant. Donc non, j’ai pas besoin de toi pour savoir ce que je dois dire ou non à mon frère. Mais si ça peut te rassurer, je n’avais pas l’intention de lui en parler. Moins il en sait, mieux il se porte. » Il laissa un silence flotter entre eux avant de bouger. « Si tu me cherches, je suis parti fumer à l’extérieur. » Il avait bien besoin d’une cigarette, là.

***

Marc fixait la bouteille de whisky, à moitié vide, qui se trouvait à côté de lui. Une bonne rasade aidait la douleur à passer. Les jointures de ses mains lui faisaient un mal de chien. Il avait l’impression d’avoir perdu son temps avec l’imbécile qui gisait un peu plus loin. En fait, ça faisait littéralement des mois qu’il perdait son temps. Chaque crétin qu’il retrouvait pour l’interroger sur son frère disait toujours la même chose. Tourner en rond était ce qui l’agaçait le plus dans ce bas monde. Aucune trace d’Aidan. Impossible de savoir ce qui lui était arrivé. On ne pouvait pas disparaitre comme ça. Et Marc flairait la magie de loin. A croire que tous les efforts que Marc avait fait pour tenir son frère éloigné de tout ce bordel n’avait servi à rien. Sa première théorie était celle impliquant que quelqu’un l’avait pris pour lui. A force, Marc avait plus d’ennemis que d’amis. Et Aidan étant son portrait craché…  En fait, c’était sa seule théorie. C’était pour ça que Marc faisait le tour de tous ceux qui voulaient sa peau pour chercher qui aurait bien pu s’en prendre à son frère. Mais comme il avait bien fait son travail, personne ne connaissait l’existence d’Aidan, vu le soin qu’il avait mis pour le protéger de ça. Il sentit son téléphone vibrer dans la poche de son jean et fouilla pour l’en sortir. Lui qui ne décrochait jamais avant. Voilà qu’il guettait le moindre appel dans l’espoir de voir le numéro de son frère s’afficher. Ou une de ses connaissances qui auraient des pistes. Raté. Il laissa sonner dans le vide, offrant à son interlocuteur le soin de découvrir sa fantastique boite vocale. Bordel. S’il retrouvait Aidan, il allait lui faire regretter d’avoir disparu. Enfin, d’abord, il allait s’assurer qu’il allait bien. Et après, il l’engueulerait. L’engueulade de sa vie, comme jamais il n’en avait reçu de la part de Marc.

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On l'appelle souvent l'autre connard.
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Il manipule les ombres. En gros, il se sert d'ombres déjà existantes pour en faire ce qu'il veut : déplacer les objets, blesser des êtres vivants, etc.
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Lun 19 Déc - 23:08

After Genosha

Life goes on
Marc poireautait dans le hall, les bras croisés et tapant nerveusement du pied. Il n’aimait pas les flics. Non. Il ne les avait jamais particulièrement aimés. Il ignorait d’où venait cette antipathie pour eux. Et il en voulait à son frère de l’obliger à aller le chercher. Monsieur n’avait rien trouvé de mieux à faire. Quand Aidan apparut, blasé par la situation, Marc lui offrit son regard désapprobateur numéro 10. Celui qu’il réservait exclusivement à son cadet. Ce n’était pas parce qu’ils étaient jumeaux que ça empêchait Marc de jouer sur son statut d’ainé. Après tout, c’était lui qui était né en premier. « Qu’est-ce qu’il a fait, encore ? » L’officier qui l’accompagna soupira. « Toujours la même chose. Surveille mieux ton frère, Bowman. On n’a pas que ça à faire de le ramasser à chaque fois qu’il est ivre sur un trottoir. » Marc eut vaguement envie de faire un doigt d’honneur à ce flic qui se permettait de lui faire la morale. Il était bien gentil, mais encore un mot et il lui faisait bouffer sa casquette. Il signa les papiers, paya la caution et saisit Aidan par le bras pendant que ce dernier faisait signe à tout le monde de la main. « Arrête ça. » grogna Marc entre ses dents. « Pourquoi ? » « Parce que. Tu m’énerves. J’en ai marre d’aller te chercher. » Il poussa Aidan dans sa voiture. Il avait autre chose à faire que de jouer les baby-sitters. Aidan cumulait les conneries et c’était toujours à lui de payer les pots cassés. Et malgré tout, il restait le préféré de la famille. C’était tout de même Aidan qui avait été adopté en premier. Marc, le vilain petit canard avait dû attendre des années avant que les Bowman acceptent de le prendre, lui aussi. Et rien de ce qu’il faisait ne suffisait à satisfaire ses parents. Aidan était toujours le préféré.  « Marc ? » Il tourna la tête vers son frère, qui laissait sa tête reposer sur le dossier du siège « Je suis content que tu sois là. » Marc fronça les sourcils. Pourquoi est-ce qu’il lui disait ça ? « Ouais moi aussi. Allez, on rentre à la maison. »

***
« Il est parti. » Sa mère regardait Marc comme s’il était responsable de son départ. Il devait s’y attendre. A chaque fois qu’Aidan faisait un pas de travers, c’était toujours de sa faute. « Me regarde pas comme ça, s’il te plait. J’y suis pour rien. » Ce qui était vrai. Marc n’y était pour rien. Aidan avait décidé de n’en faire qu’à sa tête, de tout lâcher pour aller faire on ne savait quoi on ne savait où. « Peut-être que si tu étais un peu plus responsable et que tu lui donnais moins des idées avec ton style de vie ça n’arriverait pas. » Marc manqua de s’étouffer. Elle était sérieuse, là ? Il était revenu dans les parages pour être avec eux et maintenant, c’était de sa faute si Aidan se barrait ? Parce que dans son esprit, c’était lui qui influençait son frère ? « J’y crois pas. En gros, Aidan n’en fait qu’à sa tête et c’est de ma faute. Quoi que fasse Aidan, c’est de ma faute, si j’ai bien compris. S’il s’étouffe avec un os de poulet, c’est de ma faute parce que j’ai largué une caisse à l’autre bout du pays, c’est ça ? » Plus il parlait, plus sa voix montait d’un ton. « Marc… » « Non, y’a pas de Marc qui tienne ! Aidan est votre petit chouchou, ça je l’ai compris depuis longtemps. Mais venez pas me coller sur le dos chacune des conneries qu’il fait, okay ? Roh et puis j’vois même pas pourquoi je tente de discuter avec vous. Je me barre, j’en ai ma claque de cette famille ! » Il fit quelques pas, saisit sa veste et claque la porte d’entrée derrière lui. Ivre de rage, il donna un coup dans la poubelle qui se trouvait au bout de l’allée. On aurait tout entendu. Aidan lâchait tout pour faire sa petite vie et c’était lui qu’on blâmait. Il ne l’avait pas poussé à faire ça, à ce qu’il sache. Il n’avait pas offert un billet d’avion à Aidan pour qu’il se barre. Il ne lui avait pas soufflé à l’oreille de lâcher ses études pour aller élever des lamas au Pérou. Aidan avait pris ses propres décisions, tout seul, comme un grand. Et tout ce que Marc avait fait était… rien, justement. Il avait ses propres problèmes à gérer. Son frère était un adulte capable de se gérer tout seul. Alors qu’on lui foute la paix avec ça. Marc s’arrêta quelques mètres plus loin, les mains dans les poches de sa veste. Peut-être devait-il faire demi-tour et s’excuser ? Non. On trouverait encore quelque chose à lui reprocher. Et il en avait marre.  

***
Liana était furieuse. Ce n’était pas la première fois qu’il la voyait comme ça. Mais c’était la première fois que cette fureur était directement dirigée contre lui. Et… il l’avait cherché. Il aurait dû prévoir que Liana ne prendrait pas bien le fait de trouver une jolie blonde à moitié nue chez eux. Enfin chez eux… Chez elle, plutôt. Depuis, elle n’avait pas baissé sa voix d’un octave et fourrait toutes les affaires de Marc dans un sac en lui proférant des malédictions. Marc n’essayait même pas de se trouver des excuses. Contrairement à d’autres, il assumait. Et c’était peut-être ça, le problème. Il assumait un peu trop. Liana pestait et Marc regardait en soupirant. Il pouvait peut-être s’excuser ou quelque chose comme ça, mais s’excuser, c’était comme dire merci. Ça ne faisait pas partie de son vocabulaire. Et ça ne l’avait jamais été. « J’en ai ma claque. Je t’ai hébergé, je t’ai trouvé un boulot et toi… Toi, tu… tu me trompes avec cette pétasse ?! » Il ne disait rien. Ce qui eut pour but de rendre Liana encore plus furieuse. « Mais dis quelque chose, putain ! » Il leva les yeux au ciel, les bras croisés contre l’encadrement de la porte. « Tu veux que je dises quoi ? Que je m’excuse platement à coup de Je suis désolé, chérie, je sais pas ce qui m’a pris ? Ou que je te sorte des conneries du style T’es jamais là ? Non. J’ai rien à dire. Oui, tu m’as hébergé. Oui, tu m’as trouvé un job. Et ouais, je t’ai trompé avec cette pétasse. Et tu sais quoi ? J’assume. Assumer, ce verbe que vous n’êtes pas capable de comprendre, tous autant que vous êtes. Surtout toi. C’est bien beau de hurler et de me faire la morale mais t’es pas blanche comme neige non plus. Si tu crois que j’ai jamais remarqué que tu me trompais aussi, tu te fourres le doigt dans l’œil. » Bim. Elle avait voulu qu’il parle ? Il parlait. L’infidélité, c’était par pure vengeance. Elle l’avait fait cocue avec le premier connard qui s’était pointé la bouche en cœur et voilà qu’elle était en train de péter un câble parce qu’il avait fait la même chose. C’était à pleurer de rire. Elle pouvait bien hurler autant qu’elle le voulait, ça lui facilitait les choses. Elle ne savait plus quoi dire à présent. Elle ne faisait que le fixer. Au bout d’un long moment, elle articula lentement et calmement : « Dégage. » Marc quitta sa place pour saisir son sac, sans la moindre expression sur le visage.  Il l’entendit dire dans son dos, alors qu’il s’éloignait. « Et c’est pas la peine de te pointer au boulot demain. Considère que t’es viré, connard ! » Sans se retourner, Marc lança « J’avais pas l’intention de venir. » Il se retrouvait donc sans toit sur la tête et sans job. Voilà ce qui arrivait quand on sortait avec sa patronne. En un sens, ça l’arrangeait. Se poser trop longtemps, ça n’avait jamais été lui. Il avait fait un effort pour elle, pour être comme ces gens normaux qui se rangeaient passés un certain âge. Marc, le baroudeur libre comme l’air qui posait ses pénates pour un temps. De quoi rire. Oh, il l’avait aimé, Liana. Mais c’était avant qu’il découvre qu’elle le trompait. Et c’était avant qu’il ne lui rende la pareille. A force de se fâcher avec tout le monde, Marc se retrouvait sans nulle part où aller. Ce qui n’était pas une mauvaise chose, il avait déjà vécu des situations pires que celle-là. Il y avait bien une personne qui pouvait l’héberger. Juste le temps qu’il trouve un nouvel endroit où reproduire ce même schéma d’autodestruction qu’il avait si bien entamé. Et cette personne fut d’ailleurs surprise de le voir, après toutes ces années. En voyant Marc à sa porte, il y avait de quoi l’être. Ce type était capable de faire le mort pendant des années avant de se rappeler de vous. « Salut, Mai. »

***
Marc râlait sur le chat et Mai râlait sur Marc. Une scène habituelle dans l’appartement. Pour la défense de Marc, ce greffier confondait sa veste avec un panier. Et pour la défense du chat, servie par Mai, Marc n’avait qu’à mieux ranger ses affaires. L’hébergement temporaire de Marc s’était transformé en une sorte de colocation improvisée chez Mai, qui ne pouvait pas s’empêcher de jouer les grandes sœurs avec lui, non sans lui rappeler qu’il la « faisait chier ». Mais c’était leur façon de fonctionner. Marc donnait régulièrement de l’argent à Mai pour son loyer, même si cette dernière râlait à chaque fois qu’il posait les billets devant elle. Elle l’acceptait quand même, plus par dépit qu’autre chose, se gardant bien de lui demander la provenance de cet argent que Marc sortait de nulle part. En fait, si, ça arrivait qu’elle demandait mais Marc préférait noyer le poisson. Ce que Mai ne savait pas ne lui ferait pas de mal. Parce qu’il ne restait pas les bras ballants. Il était né avec des mains et s’en servait pour faire tout un tas de trucs pour lesquels il était doué. Ce qui impliquait des choses vaguement légales. Mais ça, sa « colocataire » n’avait pas besoin de le savoir.  Son salaire n’était pas particulièrement stable, parce que tout dépendait de ce qu’on lui proposait. Mais le principal était que de l’argent rentrait et qu’il pouvait en donner à Mai pour couvrir ses dépenses, qu’elle le veuille ou non.  Un style de vie pas si éloigné de celui auquel il avait été habitué. Il s’était attardé dans le coin bien plus longtemps que d’habitude, mais ce n’était que temporaire, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Lun 19 Déc - 23:13

La classe de ce gars ! :cute:
Rebienvenue a toi aussi !
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Mai FraserSorcier
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Nemain
2 / 52 / 5
2 / 52 / 5
Sorcière. Détecteur sur patte de surnaturel. Entend les morts. Communique avec des esprits. Lance des sorts basique. Très renseignée sur la magie.
Steven, Cindy et Jennifer
177
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Lun 19 Déc - 23:20

Strong as hell ?

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Max EzelMutant
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AYAYAYYAYA
4 / 54 / 5
4 / 54 / 5
Il fait exploser des trucs et c'est trop cool.
Kitty, Teddy, Leo, Ezra, Arthur, Jake, Poppy et Altaïr
1211
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Lun 19 Déc - 23:24

Ce swaaaag !

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LINE OF FIRE

Convince yourself to be someone else and hold back from the world your lack of confidence. What you choose to believe in dictates your rise or fall.  ©️shinouh

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Jewel
1 / 51 / 5
2 / 52 / 5
Jessica Jones possède une force surhumaine, dont les limites exactes n’ont pas été mesurées mais il lui est possible de soulever une automobile sans effectuer de véritables efforts. Elle dispose également d’une résistance accrue aux dégâts physiques , même si elle ne sait pas avec certitude si elle est ou non invulnérable aux balles. Elle est aussi capable de voler, bien qu’elle n’ait plus utilisé cette capacité depuis plusieurs années, et manque donc sérieusement de pratique.
Raven; Isaak, Spencer, Dylan & Romy
435
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Mar 20 Déc - 12:04

Tellement de swag qui émane de toi !

Re bienvenue à toi ma jolie

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Sweet dreams are made of this
Some of them want to abuse you. Some of them want to be abuse. ©️ Candy Apple
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Agent 13 mais Peggy ou Agent Carter suffiront
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
Peggy n'a pas de pouvoir à proprement parlé mais elle maîtrise les arts martiaux, sait tirer avec une arme, parle français et anglais, sait manipuler les mots à son avantage et est une experte en stratégie.
662
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Mar 20 Déc - 12:43

Ah tiens, Constantine

Re
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Blaze
4 / 54 / 5
4 / 54 / 5
Il est PYROKINÉSISTE. Il peut manipuler et contrôler le feu en autant qu'une source soit présente. Lorsqu'il se trouve sous de fortes émotions, il peut créer le feu à partir de ses mains, mais c'est arrivé seulement deux fois. Il est invulnérable à la chaleur et aux flammes.
Maria, Pietro, Lydia, Laura, Elijah, Maddie, Clary
755
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Mar 20 Déc - 13:34

Le squatteur

RE COUCOU! Amuses-toi bien avec Mai What a Face

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I'm a nightmare, you're a unicorn


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-


Tenebris
3 / 53 / 5
3 / 53 / 5
- Changement de forme et de plan.
- Télépathie et emprise + hallucinations et cauchemars.
- Création de matière spectrale et contrôle des ténèbres.
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Kay, Ryan, Lena & Val
169
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Mar 20 Déc - 16:51

Rebienvenue à toi!

Et courage pour ta fiche, Constantine

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It is a start for nightmares.
©crack in time
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Nicholas S. FrancesHumain modifié
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Dark Past


My Present

Daemons
3 / 53 / 5
2 / 52 / 5
La maîtrise des 5 éléments : -L'énergie -L'eau -L'air -La terre -Le feu
Seulement il ne maîtrise pas ses pouvoirs.

Loki Odinson - Gadreel F. Sharpe - Clinton F. Barton - Lilith Dracul - Ernessa J. Quiles - Virginia P. Potts
1843
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Mer 21 Déc - 3:33

Bienvenue sur le forum
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InvitéInvité

MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Jeu 22 Déc - 23:29

Haan la classe quoi
Re bienvenue et bon courage pour la fin de ta fichette
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James B. BarnesHumain modifié
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Winter Soldier
4 / 54 / 5
3 / 53 / 5
Un bras cybernétique qui lui permet d'avoir une force presque surhumaine. Un métabolisme accru ; des facilités dans le maniement des armes tel qu'elles soient. Des facilités dans les combats à mains nues ainsi que dans l'espionnage.
Ethan Ezel
637
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Ven 23 Déc - 11:55

ENCORE TOI

Re bienvenue par ici et puis j'aime bien ta tête
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MarvelAdmin
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E S C A P E M A D N E S S

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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Sam 31 Déc - 15:01

FÉLICITATIONS

you are one of us now

Tu as officiellement perdu tes souvenirs et tu es maintenant un habitant de l’île paradisiaque de Genosha!


J'en suis venue à bout! Razz J'ai a-do-ré! J'adore ton Marc même si c'est un connard Amuses-toi bien avec lui ma belle!


Maintenant que tu es validé, que tu as ton groupe et ta couleur, il est maintenant le temps de t’amuser avec nous! Mais avant tout pense à passer dans ce sujet pour recenser ton pouvoir et/ou ton métier et/ou ta ville de résidence. Ensuite, va poster ta fiche de liens et de rps pour qu’on puisse venir t’harceler! Si tu es un peu perdu n'hésite pas à faire un tour dans la partie I need a hero. Si tu souhaites t'inscrire au loto du RP, tu n'as qu'à t'inscrire! Un partenaire et un sujet te seront donnés! Tu peux aussi créer un scénario. Surtout, n’hésites pas à passer sur la CB, dans les jeux et le flood pour du fun fou!

J’espère de tout mon cœur que tu te plairas sur House of M!

Il ne me reste qu’à te dire : BON JEU!
house of memories
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On l'appelle souvent l'autre connard.
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Il manipule les ombres. En gros, il se sert d'ombres déjà existantes pour en faire ce qu'il veut : déplacer les objets, blesser des êtres vivants, etc.
Albert, Gabriel, Jess Drew, Kurt, Lorna & Kristina
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MessageSujet: Re: I like my tea how i like women, strong as hell || Marc   Sam 31 Déc - 15:08

Merciiii

___


I'm not a good man. Remember that. I'm not into have a good situation, a good house, wifey, kiddos and all theses bullshits. Don't put all your hope in me, because I will disappoint you once, twice... I'm not a good person and i think you should know that.

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I like my tea how i like women, strong as hell || Marc
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