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 Concours d'écriture - Les votes.

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MessageSujet: Concours d'écriture - Les votes.   Mar 24 Jan - 16:27





Les esprits de noël

Merry christmas to you
Salut les Hominions !

Les inscriptions sont dorénavant closes après plus d'un mois. Voici donc les 4 os représentés pour le concours. Merci aux participants d'avoir fait l'effort de rédiger vos textes, vous gagnerez tous un point de maîtrise comme précisé dans le règlement du concours. Bien entendu pour que tout le monde ai sa chance les auteurs des textes ne seront révélés qu'à la fin du concours. (toute triche vous vaudra une disqualification) Vous avez donc 2 semaines à partir d'aujourd'hui pour voter pour votre OS préféré ! Un seul.




Merci à vous et bonne chance !

I solemnly swear...


Si vous décidez de voter, vous jurez au passage sur votre vie (oui, rien que ça) que :

- Vous avez lu TOUS les OS proposés.
- Vous ne votez pas juste pour votre personnage préféré mais bel est bien pour votre texte coup de cœur.



Bonne lecture à vous


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MessageSujet: Re: Concours d'écriture - Les votes.   Mar 24 Jan - 16:28

Texte 1


Concours d'écriture



Les minutes passent. Lentement. Sa main tremblote sur le bois massif de son bureau. C’est un soir qui lui rappelle à présent trop de choses. C’est un soir qu’il a appris à oublier au fil de ses nombreuses années d’existences.  Il ne devrait plus être de ce monde depuis bien longtemps. James Howlett, n’est pas un homme comme les autres. Il vit ici depuis bien longtemps. Ici. Ah ! C’est un euphémisme. Pas sur cette terre non. Pas sur ce brouillon bancale d’une vie dont il avait oublié trop de choses. Ici ce n’est qu’illusions. Ici ce n’est pas sa vie. D’ailleurs ce n’est la vie de personne, c’est bien pour cela qu’en ce jour de noël il est assis à son bureau. Attendant. Pesant le pour et le contre. Se demandant si cette vie vaut la peine d’être vécu. Si agir est quelque chose qu’il devrait faire. Tout repose à présent sur lui n’est-ce pas ? Sur lui et ses épaules qui commencent à devenir trop frêle. Noël en vaut-il la peine ? Sa main se porte à son visage. Il crache sa haine, la ravale aussitôt. « Vous ne devriez pas rester ici. Seul, le soir de noël. C’est bien trop triste. » Le grand brun lève la tête. Se retrouve face à une enfant. Petite rouquine aux tâches de rousseurs sur les joues. Il cligne des yeux, fronce les sourcils. « Que fais-tu ici ? » il rouspète. Une enfant ? Ici ? Impossible.  A-t-il abusé de la bouteille ? Non. Il ne la lâche pas du regard. Elle lui rappelle étrangement quelqu’un. Mais qui ? Il ne le sait déjà plus. Wanda, est-ce toi qui nous joue encore des tours ? « Non ce n’est pas elle. Je suis l’esprit du noël passé Logan. Toi et moi allons voyager. Il est important de croire en nous Logan. Il est important de croire en noël » Il se lève, se demande d’où elle sort. C’est un coup de la sorcière rouge. Si c’est ça la gamine repartira d’ici à coup de pieds au cul. Il se penche, la saisie par le bras. S’apprête à gronder. Aucuns mots ne sort de sa bouche. Ils se meurent dans sa gorge alors qu’un tourbillon l’aspire. Des crampes d’estomacs lui broient les entrailles.

Il cligne des yeux lorsque sa vision lui revient. Ses sens sont en alerte. 22h10. Il n’a pas vu l’heure, plongé dans des dossiers sans fin - attaques de Mutants qui ne cessent pas à la capitale. Déploiement de renforts, interrogatoires, recrutement des nouveaux. Vingt quatre heures ne sont pas suffisantes, il en aurait bien besoin de trois supplémentaires. Il attrape manteau, écharpe et les neuf dossiers qu’il doit traiter pour demain, neuf heures tapantes. Déléguer le travail à quelqu’un d’autre serait une bonne idée mais il refuse cela. Les dossiers sont déposés sur la banquette arrière de la voiture, négligemment, si bien que de nombreuses feuilles volent à travers l’habitacle. Peu importe. Le véhicule démarre en trombe, c’est une course plus folle que d’ordinaire, une volonté de rentrer le plus rapidement chez lui. Il ne regarde pas l’aiguille du compteur, elle doit certainement indiquer un nombre effrayant, plus vite il sera arrivé moins il se fera taper sur les doigts. C’est le soir de noël et Charles Xavier a organisé un repas de noël à l’institut. Il a dû en manquer la moitié mais espère avoir une part de la dinde que Jean, Kitty et Malicia ont préparées. Pour tout avouer c’est un de ses premiers noël en famille depuis bien longtemps. Le stress le gagne, chose qui est rare chez l’homme. C’est bien vite qu’il se gare dans une des allées de l’institut. Il aurait préféré pouvoir conduire sa bonne vieille bécane. Pas aujourd’hui. Il doit se taper la vieille voiture de Hank. Pff. Il ne se gêne cependant pas pour griller un cigare pour enfumer celle-ci. Tant pis pour lui. C’est en trainant des pieds qu’il entre dans le bâtiment. Dedans, l’institut a pris des allures de fête. Les enfants courent dans tous les sens, les décorations ornent les murs et les fenêtres et tout le monde est sur son trente et un. Sauf lui. Il se sent un peu con avec son vieux jeans et sa veste en cuir mais soit. Il se dirige vers la grande salle où est dressé un énorme buffet. Il attrape une coupe de champagne et se réfugie dans un coin afin d’observer élèves et professeurs. Bien vite ses amis le rejoigne, il lance quelques œillades à Jean, se prend le chou avec Scott. Accorde une danse à la belle Ororo. Dépose un baiser sur le front de la belle Malicia. Puis s’arrête, observe tout ces sourires, tout ce bonheur, ce souvenir qui lui est si cher. Car il sait que c’est leur dernier noël tous ensembles.

Tout se stoppe, les visages s’évaporent. La musique devient écho. Non, non il n’a pas assez profité d’eux. De leur chaleur, de leur sourire. Il ne veut pas les quitter, il ne veut pas les laisser mais c’est déjà trop tard. Le gouffre l’aspire et l’arrache à ce semblant de bonheur encore une fois.

Le vide est omniprésent, avale sa raison. Chaque pièce, même si elle a été soigneusement décorée transpire de cette impression de vide. Il n’y a rien ici, pas de vie, pas de paroles. C’est une image, un souvenir. L’occupant des lieux vogue sans but, semblant lui aussi être perdu dans ce dédale qu’il ne semble plus être en mesure de comprendre – d’arpenter.  Le rituel s’enclenche à nouveau. Ne rien laisser transparaitre, toujours avoir cette même apparence, démontrer ce soin quasi chirurgicale. Qui es-tu James ? Qu’as-tu fait de ton autre toi ? Est-il toujours vivant ou as-tu arraché chacune partie de vérité pour construire cette apparence dans laquelle tu te complais ? Refermer les boutons un à un, passer la cravate, s’amuser à faire un nœud différent de la veille, puis la veste. Observer qu’il n’y a aucuns plis, une fois, deux fois. S’enfuir du reflet. Tu es le lieutenant de la garde.

La nuit le fascine. Elle est ce terrible monstre dans lequel il s’emmitoufle, revêt le manteau qui le camoufle, se joue des ombres. Le petit garçon effrayé par la nuit n’existe plus, il ne reste que cet homme qui se complait là-dedans. Parce que la nuit masque son véritable visage, et qu’il n’existe plus aucune limite – comme si tout demeurait possible. Il se mêle aux gens, oublie son masque qu’il délaisse chez lui. Geste inconscient. Il y a ces moments où il veut oublier ce qu’il est, ce mutant qui n’a pas sa place dans le monde alternatif, pas plus qu’il n’en possède une parmi le monde réel. Un regard vers l’acier qu’il ne conduira pas ce soir – envie curieuse d’arpenter les rues genoshiennes.

Le bar est une très mauvaise idée. Pas pour la raison première que l’on pourrait évoquer – car il n’a pas besoin de s’enivrer, il a l’habitude de ça, apprécie de trop les différents alcools pour les gâcher de cette façon. Non. Ces lieux représentent sa perdition, ce sont ses miroirs. Tableaux qui dansent devant ses yeux alors qu’il franchit la porte. Logan ne peut pas s’empêcher de les fixer un à un, d’imprégner leurs gestes, de les copier, d’englober leur personnalité. Ils représentent des curiosités à ses yeux – des vies sans intérêt dont il voit le fil tendu – là où il suffirait d’un coup de ciseau. Mais tu ne vogues pas en compagnie de ce passé qu’on voudrait te montrer ce soir. Stupide esprit qui plane au-dessus de sa tête.

Du whisky. Il n’a pas la saveur de celui qu’il connait, moins brûlant, mais il apprécie toujours la sensation. Il lève les yeux, fracas contre le curieux qui l’observe depuis trop de temps. Agression. Il ne baisse pas les yeux. A peine a-t-il le temps de boire une gorgée qu’il a disparu, avalé par la foule de ce bar. Il pourrait se retourner, lui briser le cou pour ça mais il n’en fait rien – reste atrocement calme. Les gens sont parfois trop singuliers. Et pourtant, ce n’est en rien ce qu’il avait pensé. Les mots l’attaquent avec violence, pas de préambule, juste une vague présentation à laquelle il ne répond pas. Les ambres dévisagent sans vergogne celui qui s’est installé en face. Il clos les paupières pour masquer une colère soudaine. Pas ici, pas ce soir. As-tu une idée du jour qu’on fête aujourd’hui ? Non. Sa main descend sur la poche de sa veste, en sort un petit objet électronique. Un téléphone. Sur l’écran s’affiche un nom. Raven. Tu souris. C’est donc elle. Ton pouce appuie sur le téléphone vert, signe d’appel. « Bouge ton cul de ce tabouret Logan… Tu ne finiras pas soul. Pas ce soir…  C’est noël Logan. Viens chez moi, viens manger un bon repas. Jake, Maria, Gamora, Jackson, Kurt et Malicia sont là… Vie Howlett. Pour une fois, vie. »

Un sourire lui suffit ; le tourbillon refait son apparition. L’emmêle, l’aspire. Torrent d’un rouge pailleté qui l’avale. Il ne lutte plus. A quoi bon lutter contre cette force en laquelle il commence tout juste à croire ? Noël. Son esprit. Comme la première fois c’est une crampe d’estomac qui s’accroche à lui. Un moment désagréable… Un souvenir sur lequel il a peur de tomber. C’est au tour du noël futur de faire son entrée. Son apparence sera-t-elle sombre ? Apparaitra-t-elle rayonnante ? Tout ça est-il une vulgaire œuvre de Wanda ?

Un souffle. Rien qu’un souffle. Puis le vide. N’a-t-il pas d’avenir ? Peut-être pas, ses pas raisonnent dans cet espace confiné. L’air y est étouffant, bien vite c’est des copeaux blancs qui virevoltent devant ses yeux d’un noir de jais. Tant de questions bouleversent son esprit. Tant de visages, tant de personnes. Il tend la main, est-ce de la neige ? Non. Des cendres. Le monde qui tombe en cendres. Déchets d’un univers qu’il traverse tel une âme en peine. Soudain une silhouette se dessine. Elle est rayonnante, attirante. Elle se tient de dos, devant un sapin. Il est immense, aux décorations d’une beauté à couper le souffle. Il s’approche, méfiant. « Mademoiselle, est-ce que vous savez nous som… » ses mots s’échouent dans le vide alors qu’elle se retourne vers lui. Jean. La belle à la chevelure enflammée se tourne vers lui, son sourire plus éclatant que jamais. « Bonsoir Logan. » sa voix semble si lointaine alors qu’elle est maintenant si proche de lui. Un écho. Ce n’est qu’un écho de sa douce Jean. « Ceci est ton noël futur. Un noël qui arrivera bien plus vite que tu ne le pense Logan. Des cendres. Le vide. Il est important Logan, que tu te souviennes. Il est important que tu te souviennes de qui nous sommes. » Et lui, qu’était-il ? Il s’était souvent posé la question, mais on lui avait immédiatement attribué l’image d’un monstre. Et pourtant, il aurait pu chercher ses origines, comprendre mais ce détail avait été effacé de sa mémoire, enfermé dans une pièce de son esprit, loin, dans ce labyrinthe de souvenirs. « Tu n’existes pas. Tu es morte… Je ne peux pas. Jean imagine si tu disparaissais à nouveau ! Non, tu n’es pas Jean ! Tu n’es qu’une simple copie d’elle-même. » Ce n’est pas une attaque. Les mots auraient pu être violents, mais il n’employa pas un ton froid, au contraire, il était parfaitement neutre, et ceci pour masquer l’ironie de la situation. Pensait-elle qu’il réagirait à ses paroles ? Obéissant. Jugeant. Probablement. Ils jugeaient toujours. C’était trop rapide. Trop douloureux. « Tu n’es pas elle. » Les poings serrés, il rumine. Les articulations blanchies, il rage. Recule. «  Logan, je t’en prie souviens toi de nous. Je suis Jean… Ne fait pas ça ! » sa voix se brise alors que son poing cogne contre une vitre invisible. La fissure, elle. Jean. Le phoenix. Ils sont là, sur le point de disparaître chacun de leur côté. S’évaporer. Qu’as-tu fais ? Logan qu’as-tu fais ? Elle chute, se meurt probablement par sa faute. La retenir. La déception ne se lit pas dans ses yeux, il avait appris à la garder au fond de lui, à faire l’impasse là-dessus – émotion qui devrait être fugace. Il était déjà prêt à rentrer, à l’abandonner ici. C’est son orgueil qui venait d’être blessé. Homme si certain de lui, mais incapable de faire le moindre pas dans ce genre de situation. Il lui tournait déjà le dos. Prêt à fuir. Ils les abandonnaient, tous ces gens qu’il avait aimés.


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MessageSujet: Re: Concours d'écriture - Les votes.   Mar 24 Jan - 16:29

Texte 2


Les cheveux noirs bien plaqués en arrière, un costume impeccable aux reflets vert bouteille, une tiare dorée courant sur le front et un air malicieux dans le fond de ses yeux, Loki était prêt. Noël était le meilleur moment de l’année pour lui, principalement parce que c’était un vrai pied de nez à tous ces incultes chrétiens qui prétendaient qu’ils célébraient la naissance de Jésus. Ah oui, vraiment ? Genre il y a des sapins au Moyen-Orient, tu sais. N’importe quoi. Loki savait que la tradition était purement européenne, et avait sûrement à voir avec les Asgardiens. Après, célébrer le renouveau en utilisant un arbre à feuillage persistant, bon voilà, c’est tellement évident qu’on va pas foutre un copyright dessus, mais il faut quand même avouer que la Scandinavie a eu une grosse influence. Et Coca-Cola, qui a cru bon de récupérer un personnage qui n’avait rien à voir pour fabriquer une nouvelle tradition. WTF, sérieusement. Les humains ne cesseront jamais de le surprendre.

Mais en parlant de surprise, c’était lui qui en avait pour ses très chers amis vengeurs. Il n’avait pas le temps et surtout pas l’envie de faire le tour de tous les super héros et super vilains qui traînaient dans cet univers, ce serait beaucoup trop chiant, mais il avait sa petite liste de VIP qui n’allaient pas être déçus de leurs cadeaux. Loki aurait pu demander à des elfes de les faire pour lui, mais les trucs faits mains coûtent une blinde au XXIème siècle… Et puis merde, autant profiter de la Chine tant qu’elle est là, non ?

À celui qui est si prompt à jouer du marteau, il offrit un paquet de clous. Qu'au moins cet énorme engin serve enfin de façon concrète et constructive.

À celui qui se plaint que le monde est trop lent, il offrit une montre. Qu'il se rappelle que rien ne sert de courir, surtout si c'est pour arriver quand même en retard.

À celle dont la moindre des humeurs provoque des cataclysmes, il offrit une boîte de Valium. Qu'elle se calme un peu ! Oh d'ailleurs, ajoutons-en une pour l'autre tarée télépathe habillée de rouge, tiens.

À celui qui pense qu'il suffit d'être idéaliste et de tenir la liberté de chacun (tant qu'on est de son avis) pour la chose la plus précieuse au monde, il offrit un mug « Meilleur ami de l'année ». Reste à savoir l'ami de qui : de celui qu'il a laissé mourir puis qu'il a laissé se faire torturer, ou celui qu'il refuse d'écouter et qu'il tabasse quand il n'est pas d'accord avec ?

À celui dont seulement quelques mots aléatoires de la langue russe suffisent à lui retourner le cerveau déjà réduit à l'état de yaourt grumeleux, il offrit un gros paquet de post-it. Il vaut mieux noter ce qu'on a peur d'oublier, non ? Oh, et il a également ajouté ces prunes que ce pauvre chou n'avait pas eu le temps de manger.

À celui qui a tout sauf ce qui ne peut s'acheter, il offrit un modèle réduit de Cadillac. Un ancien modèle, de couleur crème, datant de la fin des années 80. Une petite voiture en parfait état, ce qui diffère de celui dans lequel on a retrouvé celle de ses parents le 17 décembre 1991.

À celle qui de toute façon n'aurait sûrement jamais pu se poser pour en faire un quand bien même elle en était physiquement capable, il offrit un poupon. Un magnifique cadeau en vérité : que des avantages et aucun inconvénient par rapport à la réalité, non ?

À celui qui a une vue si perçante qu'il pense pouvoir l'atteindre avec ses ridicules tubes de fibre de carbone, il offrit des écouteurs intra-auriculaires. Il faut savoir utiliser ses cinq sens dans la vie, n'est-ce pas… ?

À celui qui pense en savoir plus sur la nature humaine que les humains eux-mêmes, il offrit un livre : « La philosophie pour les nuls ». Un débutant reste un débutant. Il eut même la magnanimité d'ajouter en bonus le chef d'œuvre de Philip K. Dick, « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? »

À celui qui a tout perdu mais qui ne peut s'en prendre qu'à sa propre insouciance, il offrit un Docteur Maboul. De quoi entraîner une motricité fine qui reviendra peut-être. On ne sait jamais. Qui ne croit pas aux miracles ?

Et enfin, aux bras cassés et à leur idiot de capitaine se prenant pour un pirate de l'espace, il offrit une boîte de jeu « The Resistance : Avalon ». Un jeu de rôles et de bluff où il s'agit de découvrir qui vous trahit autour de la table, tout en devant désigner un chef. Peut-être que l'équipage se rendra compte que leur leader n'est peut-être pas le plus indiqué pour diriger… À moins qu'ils ne soient vraiment tous que des imbéciles.  

Rentrant de sa tournée annuelle de générosité, Loki trouva également au pied du sapin un cadeau lui étant destiné. Il s'agissait d'un CD sur lequel il n'y avait rien d'écrit. Intrigué, il la glissa dans l'un des derniers lecteurs qu'il avait à portée de main (diable, cette technologie devenant vintage avec le temps), et esquissa un sourire sans joie à l'écoute.
Bien joué, Père Noël anonyme, bien joué.
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture - Les votes.   Mar 24 Jan - 16:30

Texte 3


25 Décembre 2015, Allemagne
All I want


     

« Mamaaaaaaan ! » Elle se retourne dans son lit et grogne. Elle est fatiguée et aurait bien besoin de quelques heures de sommeil en plus. Le titre de super maman lui va à merveille mais ça ne fait clairement pas le poids face à une grasse matinée. Enfin, faute d’avoir quelques heures de sommeil en plus, elle a au moins besoin de quelques minutes pour émerger. « Mamaaaaaaaannn! » Le petit garçon est toujours matinal mais il semble que, ce jour-là, il soit particulièrement éveillé. La faute au Père Noël sûrement. « Mamaaaaaannn ! » Elle ouvre un œil, puis deux, et les referme aussitôt. « Mamaaaaaannn ! Pipiiiiii ! » Et merde.

Elle sort de son lit qui est pourtant si chaud et si douillet et elle rejoint la chambre de son fils tout en se frottant le visage pour mieux se réveiller. C'est presqu'un matin normal pour la jeune maman. Elle découvre sa petite tête blonde déjà debout dans sous lit, agrippée aux barreaux de son lit de petit enfant. Il l'attend tout sourire et, quand il la voit, son regard s'éclaire d'un coup d'un seul. Aidan adore sa maman, mieux, il l'aime d'amour, et est très fusionnel avec elle. Ça paraît presque normal quand on sait qu'elle l'a élevé seule, menant de front une nouvelle vie de maman, un stage dévorant mais aussi un job d'appoint nécessaire pour leur confort. Et même si elle avait fini par s'avouer avoir besoin de l'aide de sa mère et de sa belle-famille, richissime, Lydia n'en reste pas moins une jeune femme forte et courageuse malgré sa douceur et sa sensibilité. Forte et courageuse, au point qu'en ce matin de Noël, son jour préféré de l'année, elle se retrouve aux toilettes avec son fils qui apprend la propreté. Bizarrement, elle ne voit pas comment cela aurait pu en être autrement.

Une fois ce tout petit détail réglé, ils peuvent passer aux choses sérieuses et descendent dans le salon où sa mère déambule déjà. Lydia dépose son fils à terre et ce dernier part en courant. Il est monté sur pile électrique et, même si il lui prend toute son énergie, Lydia ne peut s'empêcher de rire en le voyant faire. Il passe à côté de sa mamie, lui fait un bisou baveux et file voir du côté du sapin en hurlant. « Noyel !! Noyel !! » Un peu plus et il se lance dans une dance de la pluie remasterisée tout spécialement pour l'événement du jour. Les deux femmes restent en retrait et le regardent faire avec bienveillance. Ce qui est bien avec les enfants, c'est qu'avec eux on ne s'ennuie pas. La vie de Lydia est d'ailleurs haute en couleur depuis la venue du petit garçon. Elle l'avait été avant aussi, pendant les quelques années où elle avait été avec le père d'Aidan. En fait ce sont peut-être les Jüng, petit ou grand, qui ont le don de colorer une vie. Mais Lydia et sa mère ont aussi un lien tout particulier, une histoire un peu compliquée mais sincère, une tendresse que seules une mère et sa fille peuvent partager. Elles se regardent et conservent leur sourire. C'est leur première Noël ensemble depuis longtemps, et ça le rend tout particulier, peut être encore mieux que les autres, parce qu'il signe leur retrouvailles. Sa mère semble la voir différemment, comme si elle n'était plus sa petite fille mais plutôt une jeune femme dont elle respecte les choix. Ça n'empêche pas que c'est la voix remplit d'amour qu'elle lui souhaite cette journée. « Joyeux Noël ma chérie. » Lydia a besoin de quelques secondes, comme pour mieux déguster ces mots prononcés avec des épices de tant de sentiments qu'elle arrive à peine à décrypter. C'est avec la même joie qu'elle lui répond en toute simplicité. « Joyeux Noël maman. »

Sa mère passe une main tendre dans le dos de sa fille. Et part rejoindre Aidan vers le sapin. « Regarde Aidan, le père Noël est passé et il t'a apporté plein de choses. » Lydia lui emboîte le pas. Ça serait cruel de leur part de le faire attendre plus longtemps. Cependant quand elle arrive devant le sapin, ce n'est pas quelques cadeaux qu'elle découvre mais plus une montagne. Il y en des petits, des grands, des moyens, de minuscules, des gigantesques. Les papiers cadeaux ont mille couleurs, des motifs kitschs ou modernes, un mélange pétillant de tout et de rien avec des nœuds qui partent dans tous les sens. C'est magnifique à voir et n'importe quel enfant baverait devant ce tableau. Mais Lydia, elle, n'est plus une enfant. Elle est déjà très gênée de vivre chez sa mère et de profiter de la fortune de son beau-père. Sa mère le sait et pourtant elle ne lui rend pas la tâche facile. A quoi bon lui verser un petit loyer si elle leur rend le centuple en cadeaux de Noël ? Le visage de Lydia se pince en une moue contrarié. Elle ne peut s'en empêcher et décide d'obscurcir un peu ce matin de Noël, un tout petit peu, histoire d'insuffler un peu de bon sens dans la vie de son ainée. « Maman c'est de la folie... yen a beaucoup trop. » Sa mère ne fait pas l'étonnée, parce qu'elle ne l'est pas le moins du monde. Elles savent toutes les deux que cette débâcle de cadeaux est de trop mais la mère de Lydia ne s'excuse pourtant pas. « Rien n'est trop beau pour mon petit-fils… » Malgré ces mots, qui assument plutôt bien sa folie dépensière, les yeux de sa mère laissent transparaître un doute soudain, comme si elle n'était pas sure de ce qui allait suivre.

C'est avec une espèce de timidité qu'elle attrape un de ces minuscules cadeaux, enveloppé dans un beau papier fleuri, et qu'elle le tend vers sa fille. « … et pour toi aussi. » Lydia est déstabilisée par l’air qu'elle voit sur le visage de sa mère, pourtant si sûre en temps normal. Elle y décrypte un espoir de faire infiniment plaisir, d'avoir trouvé le cadeau d'une vie, celui destiné à une personne et une seule. Lydia ne comprend pas bien pourquoi sa mère attend autant de ce moment, parce que c'est clairement le cas. C'est avec une voix mal assurée qu'elle la remercie avant même d'ouvrir le cadeau toujours aussi minuscule qui garde encore tout son mystère mais pas pour bien longtemps. « Merci maman. » Le papier se déplie minutieusement, lui laissant tous ses dessins fleuris. Lydia découvre un écrin toujours aussi minuscule qui ne paraît pas. Mais lorsqu'elle l’ouvre enfin, elle découvre un petit pendentif bleu et sa chaîne en or. Le bijou est simple mais tout particulier à ses yeux. Lydia se revoit, petite, quand elles n'avaient rien, miroiter cette minuscule merveille qui appartenait à sa grand-mère. Un petit rien qui a été leur trésor et qu'elle a toujours trouvé magnifique. Lydia lève les yeux vers sa mère et elle ne peut retenir ni son émotion ni sa joie, quand elle la remercie à nouveau du plus beau de cadeau, mais aussi du moins dépensier, que sa mère pouvait lui faire. « C'est parfait. »

     
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
     



25 Décembre 2016, Genosha
for Christmas


     

« Mamaaaaaaaan ! » Lydia relève la tête de son magazine de mode ultra fashion pour découvrir une petite boule d'énergie blonde qui débarque dans sa chambre d'hôpital. Le petit Aidan court aussi vite qu'il le peut, brandissant un l'air un énorme pistolet de l'espace qui brille de toutes les couleurs d'une main et une peluche Olaf de l'autre. Le visage de Lydia s'illumine à cet instant, ça ne fait qu'une journée qu'elle ne l'a pas vu mais son petit monstre lui a manqué. « Hey mon chéri ! » Le chéri en question ne freine même pas pour sauter sur le lit de sa maman. Malheureusement celui-ci est encore un peu trop haut pour lui et il doit donc décider de jouer les alpinistes ce qui n’est, en réalité, par pour lui déplaire. En guise d'aide, il y a les bras de la jeune femme qui le hissent à ses côtés. Ce simple effort lui tire une petite grimace. Sa blessure la fait encore souffrir, d'où sa présence à l'hôpital en ce 25 décembre. Ça avait contrarié la blondinette de ne pas pouvoir être chez elle avec sa famille ce jour-là et ça la frustre encore plus maintenant parce qu'elle a raté le déballage de cadeau de son fils adoré. Mais elle ne le montre pas et se dépêche de demander à Aidan des détails sur sa matinée de Noël. « Alors le père Noël est passé ? » Elle est aux anges et cela se voit à son grand sourire et à ses yeux qui pétillent de mille étoiles (oui au moins mille !). Elle a toujours adoré Noël, que ce soit pour choisir les cadeaux, pour les emballer ou encore - et surtout - pour décorer la maison. D'ailleurs on voit cela rien qu'en entrant dans sa chambre. Même à l'hôpital Lydia a sorti les guirlandes, les boules de Noël et même un petit village de Noël (wink wink). C’est une ode aux couleurs de Noël, à cet esprit festif et un parfait contre morosité pourtant si inhérente aux hôpitaux. C'est Aidan qui l’a aidé à tout installer alors que son papa, qui a eu bien du mal à tout gérer à la maison le temps de la convalescence de Lydia, dormait comme un loir dans le fauteuil de la chambre. Le petit garçon aussi adore parsemer des décorations un peu partout. Il le fait de manière moins ordonné mais avec le même sourire que sa mère et il y va de sa patte d’artiste aussi. C'est d'ailleurs grâce au petit elfe qu'une figurine Pat Patrouille se retrouve dans le village de Noël de sa maman. Pat Patrouille, son grand héro, et un peu plus loin, y'a aussi Elsa, la reine des neiges. Le film du même nom n’est pas un dessin animé réservé aux filles... lui aussi il est fan et il a même demandé la robe de la princesse en cadeau de Noël. A la place, il a ce Olaf qu'il met entre sa mère et lui, visiblement ravi. « Ouiiii ! Regarde ! » Il brandit son pistolet et fait mine de terrasser les méchants invisibles qui voudraient s'en prendre à sa princesse de maman. « Pew pew pew peeew! » La maman en question n'est pas fan de l'idée mais le cache bien. Ça, c'est tellement signé Leo. Et quand on parle du loup, il apparaît dans l'encadrement de la porte.

« Joyeux Noël Lyl. » Il les regarde faire, appuyé contre le mur, un sourire aux lèvres. Elle sait qu’il n’est pas forcément attendri du tableau que la mère et le fils projettent à ce moment-là. Il est plutôt amusé et ça se voit. Son fiancé finit par les rejoindre alors que c'est à son tour à elle de lui souhaiter ce jour un peu particulier. « Joyeux Noël mon amour. » L'allemand, après l’avoir embrassé, va se caler dans le fauteuil tandis qu'il s'enquiert de prendre des nouvelles de sa fiancée. « Ça va ? » Elle le trouve mignon. Depuis la prise d’otage du Pegasus, il est vraiment aux petits soins avec elle, bien que ce ne soit pas dans ses habitudes. Il en devient affreusement touchant. Affreusement maladroit, mais touchant quand même. Ça fait chavirer son petit cœur de sentimentale. « Oui, ça va mais ça m'énerve de pas avoir été avec vous ce matin. » Elle regarde le petit Aidan qui a récupéré son Olaf pour tenter de lui coller le pistolet laser dans ses brindilles de mains ce qui est une drôle d’idée mais elle ne le capte même pas. La blonde est tout occupée à caresser les cheveux de son petit garçon. Elle n'en revient toujours pas d'être bloquée ici. La vie est bizarrement faite. Elle qui a un quotidien tout à fait normale, fait de météo et de cupcakes, elle ne mérite vraiment pas ça. « Tiens, j'ai pris des photos. » Leo lui tend son portable et elle se dépêche de le lui prendre des mains. Ce petit rien lui redonne un peu de peps. « Oh super ! » Elle pianote sur le mobile et file dans la galerie pour voir des photos et vidéos de ses hommes en train de déballer des cadeaux en pyjama. Lydia constate par la même occasion que Leo, bien qu'il ait tenté, pas très fort mais tenté tout de même, a réussi à faire le sapin le plus moche du monde. C'est sans compte sur le bazar qui semble régner dans leur salon... mais elle s'en fiche, elle dévore ces souvenirs des yeux, les faisant presque les siens, et elle est heureuse. « Tu étais content hein Aidan ? » Elle se tourne vers le petit garçon qui s'est lové dans ses bras pour mieux voir le petit écran du téléphone. Mais quand sa mère lui pose cette question, il lève ses grands yeux bleus vers elle. « Uiiii ! » Leurs visages se fendent alors d'un même sourire.

« On a ramené un truc pour toi. Le père Noël est passé pour tout le monde, hein Aidan ? » Le petit garçon acquiesce d'un vif mouvement de tête. Le père Noël est son nouvel idole. Il a de quoi, après tout il distribue des cadeaux à tout le monde rien que pour leur faire plaisir. Lydia ne se lasse pas de le regarder. Il a des étoiles plein les yeux et c'est exactement ce qu'elle voulait pour Noël, que son petit garçon trouve ça magique. « Oh merci ! Je me demande ce que c'est ! » Leo dépose un grand cadeau dans les mains de la blonde et celle-ci fait son possible pour cacher la perplexité qui l'envahit quand elle voit la tête du cadeau.... il est juste trop moche. Après le sapin le plus moche de l’histoire, elle a maintenant le cadeau le plus mal emballé de la galaxie entre les doigts. Leo n'est vraiment pas doué pour ce genre de chose. D'ailleurs elle se demande ce qu'il lui aura choisi cette fois parce que pour ça non plus, il n’est pas bien doué... mais peu importe, l'important c'est qu'ils partagent ça en famille. Elle prend le cadeau et le pose entre Aidan et elle, en face d’Olaf qui a retrouvé sa place. « Tu l'ouvres avec moi ? » Il ne faut pas le dire deux fois à la jolie tête blonde. Déchirer les papiers cadeau pourris de papa, c'est presqu'une passion pour le garçonnet. Il s'acharne sur le cadeau quelques secondes si bien que le suspens prend fin rapidement. Lydia se retrouve alors avec un système de bain de pieds massant sous le nez. Leo a toujours été nul pour lui dégoter des cadeaux, mais là il s'est vraiment surpassé, si bien qu'elle arrive à peine à cacher sa surprise. « Oh génial.... » Il lui faut quelques secondes pour se recomposer et effacer sa déception de son visage. C'est vraiment nul comme cadeau ce machin-là. « Faudra dire merci au père Noël ! » Elle sourit malgré sa déception. Au final son plus beau cadeau de Noël, ce de les avoir, tous les deux, là à ses côtés.

     
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25 Décembre 2017, Allemagne
is you


   

« Mamaaaannn ! » Elle entend sa petite canaille depuis son canapé et aussitôt la jeune femme se rend dans l'entrée et ouvre la porte de sa petite maison impeccable et stylée. Aidan lui saute alors directement dans les bras. Il porte un chapeau de pirate et a, dans les mains, une épée de jedi qui brille et fait un bruit assourdissant. Le tout donne un mélange dissonant qui ne semble pas déranger le petit garçon. Il reste un court instant dans les bras de sa maman adorée qui est, elle, ravie de retrouver sa jolie tête blonde. C'est le matin de Noël et aujourd'hui, c'est leur jour à eux. Lydia affiche un franc sourire. Voir son fils aussi heureux la remplit de bonheur, vraiment. Un grand sourire éclaire son visage et l'arrivée de son pirate/jedi de fils sonne le commencement de l’une de ses journées préférées de l'année. « Joyeux Noël mon chéri ! » Le petit garçon s'éloigne un peu de sa maman, restant tout de même dans ses bras protecteurs. Il lui ressemble beaucoup et arbore le même sourire qu’elle, mais il a un je-ne-sais-quoi de son père, un brin de malice peut-être ou bien un je-m'en-foutisme latent... allez savoir. Quand il ouvre à nouveau la bouche, son cheveu sur la langue déforme un tantinet ses mots mais ça ne le rend que plus mignon. « Zoyeux Noyel ! » Il colle un bisou un peu baveux sur la joue de la jeune maman et part en courant dans l’un de ses chez lui, jetant son sac à dos plein de jouets et de chocolats dans l'entrée au passage. Oui, c’est définitivement le fils de Leo. Lydia se relève et regarde son petit garçon partir en souriant. C'est l'heure du moment embarrassant, celui qui a lieu toutes les semaines quand l’un amène le petit chez l’autre. Elle est gênée, affreusement, mais relève les yeux vers lui. Leo la regarde tout en esquissant un fin sourire qu'il estompe rapidement. Tous les deux ont encore en tête leurs nombreux « Noël » passés à Genosha, quand ils formaient une petite famille presque parfaite créée à partir de souhaits qui ne marchent plus maintenant. Des bons souvenirs qui les laissent nostalgiques, tout particulièrement elle qui a toujours était sensible. Elle est la raison de leurs séparations, celle de cette vie, la vraie, mais aussi de l’autre, la vie rêvée. On peut comprendre Leo d’un côté. Apprendre qu’il a un fils par le biais d’un changement de réalité, ça a tout de même de quoi mettre un peu les nerfs. La faute à qui ? Wanda ? Non, pas vraiment. C'est un fardeau que Lydia a parfois du mal à assumer mais elle le fait tout de même avec un courage qu’elle ne se connaissait pas. Elle n'a pas le choix, c’est une maman et ça lui donne la force de braver n’importe quoi, même une peine de cœur. Elle s'éclaircit la voix et se redonne une contenance avant de commencer une conversation succincte avec son ex. « Salut » Elle le regarde et regrette qu'ils n'osent même plus se prendre dans les bras quand ils se voient. Officiellement ils sont en break depuis quelques mois maintenant, la faute à Leo qui en a gros. La vérité est qu'avec le temps, elle aussi commence à nourrir des rancœurs contre lui. C'est donc des salutations un peu froides qu'ils s'offrent en guise de cadeau de Noël. Elles ne font pas honneur à leur histoire. « Hey. » Malaiiiiiiise.

Leo est supposé être un grand bavard mais il ne l'aide pas vraiment pour le coup. Elle a toujours du être celle qui les tire vers le haut et clairement, si ils ont vécu autant d'années côté à côté, c’est grâce à sa patience infinie à elle. La jeune femme ne demande pas à ce que son ex lui reconnaisse cela, elle voudrait juste que, pour une fois, les choses soient faciles surtout pour ce jour de Noël. Elle voudrait un petit rien, un début d’amélioration, qu’il lâche un peu les armes. Juste un peu. Elle se lance, ne sachant pas si c'est une bonne idée ou non mais... il lui manque. « Tu veux entrer ? » Elle ne le quitte pas des yeux, attendant la réponse du grand blond tout en regrettant sa question aussi vite qu'elle l'avait posée. Ou alors non ? Elle ne sait pas vraiment. Elle sait juste qu'elle ne veut pas passer cette journée sans lui, pas après huit Noël à ses côtés, même si ils sont tous plus fictif les uns que les autres. Elle, qui a l'habitude de tout contrôler dans sa vie, se heurte à nouveau à l'imprévisible Leo, quoique, pour le coup, sa réponse n'étonne personne sauf elle peut-être. « Non ça va, je veux pas te déranger. » Elle est déçue, ça se voit même si elle fait tout son possible pour que ce ne soit pas le cas. Et pour garder la face, elle change de sujet. Ce n’est pas très subtil mais tant pis. « Okay... ça s'est bien passé le réveillon ? Il a été sage ? » C’est parti pour l'échange de banalités. Des détails, pas futiles, mais très loin de leur complicité d'avant. « Ouais tranquille. Lily nous a fait plein de bons petits plats. » Lily, la sœur de Leo, est l'une de ses amies à elle aussi. Tous les amis de l'un sont les amis de l'autre de toutes manières, mais les pauvres ont dû apprendre à séparer leur temps entre Leo et elle. Elle les imagine sans mal en compagnie de Reagan autour d'une table festive, riant comme seuls les Jüng savent le faire. Elle aurait voulu être avec eux, profitant de leur côté solaire et enjoué. C’est ça qu’elle aime chez eux. Mais le soir du réveillon, elle l’a passé avec celle qui reste sa meilleure amie malgré la fin du rêve de Wanda, Cindy. Elles ont bu du vin, bien mangé et surtout ri. Une belle soirée, toute en simplicité. Chacun sa vie. « Ça devait être sympa. » Elle lui sourit avec la douceur qui la caractérise et il reste sans rien dire quelques instants. Elle ne sait pas quoi faire de ses bras et décide de réajuster son gilet, réflexe de maniaque mais elle n'y peut rien, elle est control freak jusqu'à dans ses fringues impeccables. « Ouais... bon je vous laisse. » Elle le regarde et acquiesce d'un léger signe de tête mais aussi en un simple mot prononcé en un murmure. « Oui. » Le grand blond regarde dans l'entrée de cette maison qu'il ne connaît même pas et elle se met un peu de côté alors qu'il dit au revoir à leur fils. « Aidan je te laisse avec maman ! » Et pour toute réponse il obtient un : « C’est Noyel ! » qui fait rire Lydia. Leo et elle se regardent et sourient à l'unisson. « Ouais, les cadeaux c’est plus intéressant. »

Il donne le sac d'affaire du garçonnet à la jeune femme qui cache mal son désappointement. Elle ne sait pas ce qu'elle espérait, ni même ce qu'elle attendait de Leo aujourd’hui. Peut-être qu'elle croyait que son cadeau à elle, pour Noël, serait de le retrouver lui, pas forcément pour la vie mais ne serait-ce que pour quelques heures ou quelques minutes... le temps d'un café, pas juste d'un échange de questions banales effectué sur le perron de sa petite maison. Une conversation à la va vite. Des petits riens de malaise, de gêne et de rancune. Ils n'ont plus droit qu'à cela. Malgré elle, son visage prend des teintes déçues. Elle baisse les yeux, échappe un léger soupir, se mordille les lèvres. Elle ne s'attend à rien et pourtant, elle sent soudainement la main de l'allemand sur son visage. Ce n'est qu'un geste, une caresse à la fois douce, éphémère et tendre. Un rappel de leur ancien amour qui se cherche peut être encore. « Joyeux Noël Lydia. » Elle lève à nouveau les yeux vers lui. Sur son visage on peut lire sa surprise et dans son sourire on peut voir combien ce geste représente pour elle. Au fond, elle n'en demandait pas plus. « Joyeux Noël Leo. »


   
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture - Les votes.   Mar 24 Jan - 16:30

Texte 4


PAST
Un mince filet lumineux s’immisce entre les rideaux de sa chambre de pensionnaire. Il chatouille ses paupières closes et la réveille aussitôt. Deux petits coups frappés à la porte de sa chambre à l’institut lui fait ouvrir les yeux. La porte s’ouvre doucement sous un grincement. La tête de la professeur Munroe apparait dans l’embrasure. « Vous devriez vous lever les filles si vous ne voulez pas rater la bataille de neige annuelle. » Ses co-chambreuses et elle se lèvent aussitôt de leur lit et se dirigent d’un même mouvement vers leur penderie respective. Dès son arrivée à l’institut Xavier, Kitty a entendu parler de cette bataille à laquelle tous les étudiants et le personnel participent le jour de Noël. Noël. La jeune Pryde adore cette fête. Elle aime tout ce qui s’y rattache. Les décorations, les lumières, les chansons, la nourriture, les sapins et les histoires. Mais, cette année, c’est différent. C’est son premier noël à l’institut Xavier, loin de sa famille, loin de son Illinois natal. Son cœur se serre à cette pensée, mais elle sait aussi qu’elle est à sa place ici en compagnie de d’autres mutants comme elle. Cela ne fait que quelques mois qu’elle a intégré les rangs des X-men, mais elle s’y sent déjà très à l’aise. Ses nouveaux amis ne la considèrent pas comme une adolescente, malgré son jeune âge. Ils l’ont tout de suite bien accueillie parmi eux. Mais elle a bien l’intention de leur mettre la pâté dans guerre des neiges.

Une fois les équipes formées, le signal est donné et les boules de neige sont lancées. Elles arrivent de partout, mais Kitty les esquivent sans mal. Elle lance, touche ses cibles, rit, court, se cache, se faufile. Elle est douée et fougueuse. Puis, une grosse balle lancée par Diablo se dirige droit sur elle, mais passe au travers de son corps et s’écrase directement sur son amie Magik qui se trouvait derrière elle. « Rooooh Kitty! T’as triché! C’est pas de pouvoir! » La brune se renfrogne. Elle n’a pas fait exprès, c’est instinctif, mais les règles sont les règles et c’est de bonne guerre qu’elle sort du cham de bataille. Bien joué. » Colossus pose une main sur son épaule et lui sourit. « M…me…merci. » Elle lui sourit à son tour, les joues en feu. Elle se dirige vers Ororo qui lui tend un chocolat chaud et regarde la fin de la bataille. C’est finalement l’équipe adverse qui gagne, mais elle s’en fiche. Cette bataille était trop géniale. Tout le monde est ensuite invité à partager une grosse dinde. C’est tout ce qu’il faut pour la jeune adolescente. Un bon repas à partager avec sa nouvelle famille.
(c) AMIANTE


PRESENT
Un mince filet lumineux s’immisce entre les rideaux de sa chambre d’étudiante. Il chatouille ses paupières closes et la réveille aussitôt. La petite brune se lève d’un bond. « C’EST NOÊL LES FILLES! » Elle entend les râlements de Jessica et de Laura derrière leur porte de chambre, tandis que Rachel toute aussi pimpante qu’elle la rejoint rapidement dans la pièce principale. Elles allument la stéréo qui crache ses cantiques de noël. La rouquine grimpe sur le canapé et se met à danser. Kitty éclate de rire et monte à son tour. Tant pis pour les deux râleuses. C’est Noël. C’est la journée la plus merveilleuse de l’année! Jess et Laura arrivent au salon, un peu bougonneuses. Il faut dire qu’hier, les quatre amies ont fêté en grand en compagnie de leur bande de copains dans une boîte branchée de l’île. Elles sont entrées à la maison il y a à peine quelques heures, mais ses deux colocataires sont bonnes vivantes et elles affichent tout de même un sourire. « Je vais nous faire des mimosas! » Jess se dirige vers la cuisine. « Ouiiiii! Viens Lau! » Kitty tend la main à Laura et l’aide à grimper. Le trio y va de mimiques rigolotes et chantent à tue-tête. Kitty est tout simplement heureuse.

C’est le premier Noël de Kitty depuis qu’elle est partie de la maison M. Le premier qui n’est  pas synonyme d’abondance et d’extravagance. Le premier qu’elle peut réellement profiter puisqu’elle n’a pas à travailler pour la famille royale alors que celle-ci organise tous les ans, la plus merveilleuse et la plus sophistiquée des soirées de Noël. La jolie brune a toujours rêvé secrètement d’être l’une des invités dans une superbe robe et de manger les plats les plus succulents qui soient -autres que ses lasagnes, bien sûr – Elle a toujours souhaité déambuler parmi les convives les plus riches aux bras du prince Pietro. Mais c’était avant que celui qu’elle considérait comme un second père la jette comme une vieille chaussette de sa propriété et que son fils ne tente rien pour l’empêcher de partir. Désormais, Kitty ne veut plus de cette vie.  Elle n’y pense même plus et ne regrette pas du tout son départ. Elle est même soulagée. Enfin, elle peut vivre comme elle l’a toujours voulu. Sans restriction. Elle n’est au service de personne. Ça n’a pas été évident de se remettre sur pieds, mais maintenant, elle a tout ce qu’elle désire. Elle a des amis sur qui elle peut toujours compter, un appartement douillet, un choix de carrière et surtout le plus parfait des petits amis. C’est, d’ailleurs, aussi son premier Noël avec Ethan. Pour l’occasion, le petit couple a décidé de ne pas s’offrir de cadeaux. Ils ont plutôt décidé de se louer un petit chalet rustique à Krölik. Deux jours que tous les deux, sans technologie. Ils vont marcher dans la foret, se baigner dans le lac à proximité, ils feront un feu et mangeront des marshmallows. Le soir, elle lui fera des lasagnes et ils boiront du bon vin. C’est tout ce qu’elle veut. Kitty est simple et n’a pas besoin de plus. Elle est excitée comme une puce. Jessica arrive avec les boissons et tend un verre à chacune des filles. « Joyeux Noël! » Elle crient en coeur en frappant leur coupe ensemble. Elles boivent une gorgée. Le regard de Kitty dévie vers la petite horloge en forme de chat accrochée au mur. «Aaaah! Je dois me préparer! Ethan ne va pas tarder! »
(c) AMIANTE


FUTURE
Un mince filet lumineux s’immisce entre les rideaux de sa chambre. Il chatouille ses paupières closes et la réveille aussitôt. Elle étire le bras pour toucher l’être bien-aimé, mais sa main rencontre le vide. Elle ouvre les yeux. Il n’y a qu’elle dans le grand lit. Elle fronce légèrement les sourcils. Pietro ne se lève jamais avant elle. Il glande toute la matinée au lit et ce n’est pas parce que c’est le jour de Noël que c’est différent. Noël! Kitty a presqu’oublié. Pourtant, elle adore cette fête qu’elle trouve magique et colorée. Elle aime l’ambiance chaleureuse et familiale qu’elle dégage. Elle aime les décorations festives qui ornent les maisons et Pietro le sait. Il la connait par cœur. Maintenant qu’il est aux commandes de l’île, il a opté pour une décoration éclectique et extravagante à l’image de sa douce. La décoration du manoir n’a plus rien à voir avec le décor sobre et monotone du temps d’Erik. C’est coloré, abondant, brillant, clignotant. C’est le paradis de Kitty. Son téléphone vibre sur sa table de chevet et un sourire se dessine sur son visage en apercevant la photo que lui a envoyé Jessica. Tous ses potes ont fêté très fort hier soir, tandis qu’elle a décidé d’accompagner et de supporter son amoureux qui était l’hôte de son premier bal de Noël en tant que souverain de Génosha. Ses amis lui ont manqué, mais elle ne regrette pas. Avec surprise, elle s’est bien amusée à ce bal. Personne ne l’a jugé et tous l’ont bien accueillie en tant que petite-amie de leur roi. Elle a toujours eu peur de ne pas être en mesure de se fondre parmi la haute, mais elle a réussi et s’y est même plu.

La porte de la chambre s’ouvre et elle se met droite, toujours assise sur l’immense lit. Elle éclate de rire en apercevant le roi bouclé, un plateau à petit-déjeuner dans les mains. Il s’avance nerveusement, les lèvres serrées de concentration. Il dépose délicatement le plateau devant elle. «Joyeux Noël ma chérie. » Il l’embrasse tendrement sur les lèvres et un frisson de bonheur parcoure tout le corps de la jeune fille, comme à toutes les fois. Elle lui sourit de bonheur. «Joyeux Noël! C’est quoi tout ça? » Pietro se passe une main dans les cheveux. «Ça c’est le résultat de mes essais en cuisine. Des œufs, des crêpes, des fruits, des rôties et du lait au chocolat. Je sais pas du tout si c’est mangeable. » Il sourit fièrement. Kitty est touchée. Elle sait que le bouclé n’a jamais tenu une casserole dans ses mains et qu’il n’a jamais fait le moindre effort dans sa vie. C’est un merveilleux cadeau qu’il lui a fait. Un repas au lit préparé de ses belles mains royales. Elle prend la fourchette et coupe un morceau d’œuf qu’elle porte à sa bouche. «Pas mal! » Il est un peu sec et il manque un peu de goût, mais elle ne lui dit pas. Elle essaie ensuite la crêpe, qu’elle recrache immédiatement. «Trop salée. » Pietro s’empare de l’ustensile et goûte à son tour, même résultat. «J’ai dû me tromper entre le sucre et le sel, désolé. » Ses joues prennent un teinte rosée qui le rend trop mignon. Kitty tend la main vers son visage et l’embrasse. «C’est parfait. » Ce n’est pas un peu de sel qui va gâcher ce doux moment. Ce premier noël officiel avec Pietro. Ce dernier en profite alors pour sortir une petite boite rouge en velours de sa robe de chambre. Kitty retient son souffle. Son cœur bat à toute vitesse. Elle n’en demande pas tant. L’homme ouvre la boîte et une bague magnifique scintille à l’intérieur. La jolie brune porte une main à sa bouche. Le bijou est parfait. Le diamant est discret. Elle n’a jamais voulu d’une alliance trop voyante avec un caillou énorme. «Katherine Anne Pryde, me ferais-tu l’honneur de m’épouser? »
(c) AMIANTE
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MessageSujet: Re: Concours d'écriture - Les votes.   Sam 11 Fév - 15:35





Les esprits de noël

Merry christmas to you

Les votes sont maintenant fermés !  

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de lire ces textes et de voter et encore plus merci à ceux et celles qui les ont écrit !  


  • Le texte 1 a été écrit par notre Raven d’amour et elle a récolté 3 votes.
  • Le texte 2 a été écrit par Alex, à qui on pense très fort et qu’on espère revoir rapidement. Il a récolté 2 votes.
  • Le texte 3 a été écrit par Max et a récolté 3 votes aussi.
  • Le texte 4 a été écrit par Maria Bella et a récolté 1 vote.


Les deux gagnantes ex-aequo sont donc Raven et Max qui vont avoir un point de maitrise pour deux de leurs persos en cadeau. Quant à Alex et Maria, ils gagnent eux aussi un point de maitrise pour l’un de leur perso.

Bravo à eux et merci encore à tous !  


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Concours d'écriture - Les votes.
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