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 The ashes call my name - ft. Marc

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Tenebris
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MessageSujet: The ashes call my name - ft. Marc   Ven 3 Fév - 23:38


The ashes call my name

When I turn the page, it's still unwritten

Le papier glissait entre mes doigts, la pulpe rapant contre les feuilles fines qui composaient le dossier. L'encre s'étalait sur toutes les feuilles, décrivant ma future mission. Un pauvre type à qui je devais soutirer des informations. Rien de bien méchant, ce serait donc torché rapidement et puis, j'avais le loisir d'en faire ce que je voulais à la fin de notre entrevue. Je passais ma main sur la crosse de mon arme, glissant doucement sur le métal froid. Le canon pointé vers le sol et l'arme accrochée à la ceinture de mon pantalon. Je me sentais bien, protégé même. C'était un peu débile dans un sens vu que le flingue ne me protégerait pas d'un tank. Mais c'était comme ça, pour moi. Suffisait qu'une arme se trouve à ma disposition et je me sentais comme une nouvelle personne. Un petit ricanement s'échappait de ma gorge alors que je continuais de scruter les détails de ma mission. Mon regard dardant toute mon attention sur l'encre noire qui avait débordée par endroits. Le gars n'était pas une flèche, un pauvre industriel raté et qui devait pas mal de fric et de comptes à plein de gens. Il n'allait manquer à personne et avec un peu de chance il y avait une récompense si on le ramenait. Pas que ça m'intéressait, au contraire. J'aurai préféré lui donner une fin plus décente en lui offrant mes services et le faire cramer dans une poubelle. C'était pas ma meilleure prestation, mais j'adorais voir le corps flamber et les flammes s'envoler vers le ciel, tourbillonnant avec le vent. Le tableau se peignait lentement devant moi, alors que je repensais au spectacle. Il s'agissait certainement du plus beau que je n'avais jamais vu, ou créé même. La vie s'envolait au même rythme que le feu consumait la chair. Je fermais les yeux, m'imprégnant de cette image et ferma les yeux pour la savourer. Ce moment ne dura pas longtemps, puisque j'entendis quelques initiés hurler trop fort pas loin de là où je me trouvais. Je soupirai, agacé. Ces petits bâtards traînaient trop dans mes pattes, et les voir m'insupportait au plus haut point. Je leur collerai volontiers une bonne raclée qui allait bien, malheureusement je m'étais juré de ne pas faire de mal à mes collègues. Bien qu'une personne échappait à la règle... Mon poing se crisa à cette pensée, et je serrai les dents, sentant bouillonner en moi un sentiment de rage et de colère froide. Je sentais ce tourbillon prendre de l'ampleur, et sans que je ne réfléchisse, mon poing droit cogna dans le mur en béton le plus proche. Sans fléchir, je m'en allais, laissant le petit cratère que je venais de former s'imprégner de rouge. Ma main m'élançait, et je passais rapidement dans une salle d'eau pour la nettoyer. Tant pis pour les égratignures, ça faisait un bien fou. La tête de Myron apparut dans ma tête, à la place du mur que je venais de frapper, et un sourire étira mes lèvres. Je me sentais bien mieux.

Je fourrai le dossier dans les poches de mon long manteau noir, et sortit de la salle. Attrapant une cigarette dans le fond d'une autre poche, ainsi que mon briquet, je me dirigeais vers l'entrée du QG, passant par des couloirs étroits et sinueux. Arrivant enfin dehors, le vent fouetta mon visage, et le ciel le parsema de quelques gouttes de pluie. Je soupirais, mais allumais tout de même ma clope, la portant à mes lèvres. La pluie n'était pas trop dérangeante. Après tout, je n'avais aucun droit d'être en colère après le temps qu'il faisait, et cela m'était égal dans le fond. J'appréciais tellement la nature. Je savourais l'atmosphère et l'ambiance autour de moi. C'était la seule chose en dehors des animaux et de l'art, que je ne pouvais pas détester. Je n'avais jamais essayé, et loin de moi l'idée de commencer. Avec trois clebs à la maison, je ne pouvais pas me le permettre. Enfin bon. Je plaçais ma main droite dans une des poches, tandis que la gauche séparait la cigarette de ma bouche, me permettant de souffler la fumée hors de ma gorge. L'air se réchauffait doucement, et j'attendais patiemment. Je n'étais pas seul pour cette mission, je l'étais rarement. Mais aujourd'hui, ça devrait aller. Je ne me retrouvais pas refourgué avec un connard de première. Enfin.. Façon de parler. Car c'était plutôt un connard aussi dans son genre, mais je ne savais pas pourquoi, je le supportais bien plus que je ne le faisais avec les autres. Son petit côté mystérieux sûrement. Quoiqu'il pouvait vraiment faire, cela m'intéressait guère. Ceux qui m'avaient assigné cette mission pensaient judicieusement à tous les aspects et donc intégrer un gars qui avait anciennement bossé avec l'organisation n'était pas le pire, au contraire. Après tout, je pourrais bien avoir besoin de lui. Je le connaissais plutôt bien, j'avais déjà bossé avec lui et il était bon pour faire parler les gens. Je me demandais si ce n'était pas à cause son côté casse-couilles qu'ils avouaient, en fait. Je haussais les épaules, peu désireux de vraiment savoir. Moi-même je ne savais pas pourquoi je pouvais rester à traîner avec lui sans qu'il ne me casse les burnes et que je lui en fiche une entre les deux yeux. Alors que je reprenais une taffe de ma cigarette, j'entendis des pas approcher en ma direction. Je levais la tête, haussant un sourcil et expira l'air dans ma gorge. Le tourbillon flotta un moment autour de moi avant de s'envoler quand je jetais le mégot à terre. L'homme s'arrêta devant moi et je le regardais, un léger sourire narquois fiché sur mes lèvres.

« Que tu sois prêt ou pas, on y va. Tu m'as déjà fait perdre assez de temps comme ça. Connard. »




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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Dim 5 Fév - 23:03


Morgan ♠ Marc
The Ashes Call My Name
« M’attends pas. » avait lancé Marc à Mai. Cette phrase qui voulait dire qu’il allait probablement en avoir pour la nuit. Elle savait ce que ça impliquait. Que Marc allait sortir et qu’elle ne le reverrait pas avant le lendemain. Et même si elle brûlait d’envie savoir ce que fabriquait son cher colocataire, elle ne le saurait pas. Pas tout de suite en tout cas. Ce n’était pas évident à placer dans une conversation, ça. Et ce qu’elle ne savait pas ne lui faisait pas de mal. Tant qu’il ramenait de l’argent et payait sa part de loyer, c’était tout ce qu’elle avait à savoir. Par moment, Marc se demandait s’il ne devait pas arrêter un peu. Parce que, okay, c’était bien payé. Et puis ça lui donnait de quoi se défouler. Ça le rapprochait de ce danger qu’il aimait tant. Marc et le danger, c’était comme un papillon et la lumière. Il fallait toujours que l’un se rapproche le plus possible de l’autre. Même si l’autre ne bougeait pas. La métaphore était foireuse mais c’était l’idée. Tout comme son attrait pour tout ce qui pouvait potentiellement achever sa vie. C’était foireux mais c’était grisant. Seulement, il lui arrivait de réfléchir à tout ça. Et peut-être qu’il pourrait bosser ainsi une dizaine d’année sans problème. Mais il viendrait bien un moment où il devrait faire autre chose. En tout cas, tant que le téléphone sonnait et que ça lui promettait un boulot, il n’allait pas cracher dessus.
Il avait grimacé un peu en entendant les détails du boulot qu’il avait à faire ce soir. Génial. Faire cracher le morceau à un type. C’était salissant, ça. Ça voudrait dire qu’il allait devoir enterrer l’idée de mettre sa chemise préférée. Et qu’il allait aussi devoir nettoyer toute trace de sang avant de retourner à la maison pour éviter que Mai n’en vienne à lui faire cracher le morceau à lui. Tant pis. On ne crachait pas sur un boulot. Il se contenterait d’une tenue noire et classique à laquelle il ne tenait pas. Et prendrait ses affaires de rechange.
Cigarette aux lèvres, il profita du trajet pour se vider la tête. Histoire de ne pas avoir la tête encombrée de pensées qui iraient le distraire pendant qu’il faisait son boulot. Il allait bosser pour des gens qui payaient bien, donc il fallait que le travail soit bien fait. Un minimum. Vu le prix que lui rapportait la prestation, autant leur en donner pour leur argent, tiens. On lui avait dit qu’il serait avec quelqu’un, mais aucune précision sur l’identité de la personne avec laquelle il allait travailler ce soir. Peut-être qu’il le connaissait ? Enfin, ça l’étonnerait fort, mais pourquoi pas.

Il arriva sur les lieux, pile dans les temps. Il ne fallait pas faire attendre les gens.  Et la première personne qu’il vit en débarquant comme une fleur, c’était ce cher Morgan, fumant sa cigarette. Son «collègue» d’une nuit. Le mec qui pourrait faire flipper n’importe qui sauf Marc, parce que Marc n’avait aucun instinct de survie. Il n’était pas engageant comme type, quand on le regardait. Il avait toujours l’air de tirer la tronche et il était vraiment angoissant quand il s’y mettait. Mais, il aimait ce qu’il faisait et c’était à ça qu’on reconnaissait les bons éléments. Le sourire narquois qu’il lui adressa montra qu’il était plutôt content de le voir, en langage Morgan. Il y avait des gens qui fonctionnaient comme ça et c’était plus drôle que ceux qui se contentaient d’être civilisés pour être civilisés. Juste parce qu’on leur a dit quand ils étaient petits d’être polis et de fermer leur gueule. Marc eut un sourire quand il entendit Morgan l’appeler connard. S’il avait gagné un dollar à chaque fois qu’on l’avait appelé ainsi, il serait milliardaire. Et c’était aussi son nom de code, en fait. Marc percuta qu’il aurait mieux fait de prendre au sérieux le gars qui lui avait demandé sous quelle pseudo il voulait qu’on le qualifie. Bien fait pour lui, la prochaine fois, il ne se foutrait pas de la gueule du monde. En même temps, quand un type vous demandait quel était votre nom de code, vous dites souvent la première chose qui vous traverse la tête, non ? Et bien Marc, c’était pareil. Et maintenant, c’était officiel. Il était le Connard. Ou Monsieur Connard au choix. Et il préférait s’en amuser plus tôt que de ne pas assumer sa connerie. « Ravi de te voir, moi aussi.» A en juger ce que Morgan lui avait dit plus tôt, c’était avec lui qu’il travaillait. Parfait. Ça allait être amusant. Et bien fait. Même si ça allait certainement être sanglant. Bon choix, les fringues. « Alors, il est où, l’autre ?» demanda Marc en suivant Morgan sans attendre son reste. On lui avait vaguement parlé des détails, mais pas en profondeur. Logique, il ne faisait pas partie intégrante de ce bordel. Il était juste une sorte de… consultant ? Éventuellement.  

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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Lun 6 Fév - 22:33


The ashes call my name

Let the sun illuminate the words that you could not find

Le sourire de Marc me laissa totalement indifférent, bien qu'au fond je savais qu'il n'était pas du genre à prendre la mouche pour un petit nom ridicule de la sorte. De toute façon, il se coltinait cette réputation depuis un bon moment, que ça soit moi ou un autre qui l'appelait de la sorte, cela ne changeait rien. Marc était comme ça, et il fallait faire avec. Même si parfois on avait envie de l'encastrer dans un mur. Mais ça, c'était avant. Je m'étais calmé quand même. Je soufflais un peu alors qu'il me répondait, et je pouvais sentir mes yeux se plisser en se posant sur lui. Ma bouche se tordant en un rictus blasé.

« Ravi de te voir, moi aussi. »

Ce gars était l'un des seuls que je pouvais bien supporter, et si j'étais un peu plus humain ou sociable, je l'aurai même emmené boire une bière. Sauf que je n'étais ni humain, ni sociable et que la bière, c'était pas mon truc. Enfin, pas tout le temps. Et même si j'étais actuellement blasé, j'étais quand même rassuré que ce soit lui et pas une autre personne ce soir. Après tout, je n'avais pas envie de me coltiner une recrue à peine plus utile qu'une ampoule ayant explosée. Parce qu'à ce niveau, c'était moi qui allait finir par exploser. Ces recrues, c'était plus comme avant. A croire qu'ils ne prenaient plus que les petites merdes de premières. Je soupirais en me passant une main dans les cheveux, commençant à avancer, sans vraiment regarder si Marc me suivait. Je l'entendis me parler et je me retournais vaguement vers lui, en prenant de ma main libre le dossier dans ma poche pour le lui tendre.

« Alors, il est où l'autre ?
- Au centre-ville. Mais on va le coincer dans une crique pas loin. »

Continuant notre chemin, tandis qu'il lisait j'en profitais pour me refaire une cigarette. Je l'allumais tranquillement, le feu brillant dans la nuit tombante. L'étincelle jaillit et illumina un court instant mon visage. Je pouvais sentir sa chaleur me réchauffer doucement, et soupirais de contentement lorsque la fumée pris possession de mes lèvres, s'engouffrant dans ma bouche. La chaleur du feu disparut dans la nuit, mais la fumée ranima le feu en moi et je me mis à sourire tel un prédateur. Prêt à atteindre ma proie par tous les moyens. En vérité, cela faisait un moment que je n'étais plus sorti la nuit pour une mission, et cela me fit le plus grand bien. Je profitais de l'air, fermant momentanément les yeux alors que le vent soufflait dans mes cheveux. Marc marchait à mes côtés, et je me tournais vers lui. Sa démarche masculine et son air narquois démarquaient son corps dans la pénombre. Je devais avouer qu'il avait tout de même de la prestance, malgré ce que tout le monde pensait de lui. Je ne savais pas vraiment ce qu'il m'avait pris, mais je lui tendis une cigarette, puisqu'il venait de finir la sienne. Je devais être dans mes bons jours. J'haussais les épaules alors qu'il la prenait, et continuait ma route, soufflant la fumée qui s'enroulait autour de moi avant de diparaître dans les ténèbres de la nuit. Il faisait un peu frais, et quand je respirais, je pouvais voir de la vapeur apparaître devant moi. C'était simple, discret et inutile, mais cela me contentait dans la pénombre, l'obscurité qui nous entourait. Elle pourrait presque nous avaler. Et c'est ce qu'elle fit lorsque nous passâmes le dernier lampadaire. Des ombres, voilà ce que nous étions. Et nous ne serions pas plus. Arrivés au centre-ville, après une trentaine de minutes de marche, nous étions en train de scruter les ruelles à la recherche de notre cible. La ville était grande, mais je savais vers où le trouver. Alors je tapotais l'épaule de mon collègue du soir, l'intimant de me suivre. Un peu plus, loin, près d'un bar malfamé, je vis l'individu. De loin, il salua ses camarades pour s'en aller. Je me tournais vers Marc, un sourire discret sur les lèvres, les yeux brillants d'intérêt quant à la suite des opérations.

« Le voilà. Je vais le suivre et l'attraper. La crique est à dix minutes à pieds vers le sud. Il nous faudra rester dans l'obscurité. Surveille la ruelle...»

Je lui ordonnais presque de suivre mes directives, mais à vrai dire, je ne savais pas s'il allait vraiment obéïr. De toute façon c'était pas mes oignons. Tant que je pouvais récupérer les infos et me débarrasser du corps après, le reste m'importait peu. Alors je le laissais là, m'aventurant dans la ruelle que notre cible venait d'emprunter. Il n'y avait personne, alors je me mis à marcher plus vite, limite à courir en sa direction, mon manteau virevoltant derrière moi. Le gars, un peu emméché se retourna en m'entendant arriver. Je me stoppais non loin de lui, et il écarquilla les yeux, malgré les traits hargneux tirés sur son visage. Je lui souriais narquoisement, faisant fi de ses remarques sur mon air d'empafé, et lui colla mon poing en plein dans la tronche. Ma bouche se tordant à l'impact, je sentais mes veines pulser, le sang tambourinnant à mes tempes. Mes oreilles sifflait. L'adrénaline me prenait et je continuais de le frapper. Au moins pour l'assomer. Et en quelques secondes, c'était réglé. Je constatais les dégâts, voyant mon œuvre prendre vie, les bleus se former et le sang couler de sa bouche. Il était bien plus présentable de la sorte. Je grimaçais en l'attrapant et le positionna sur mes épaules, le prenant tel un sac de pommes de terres. J'entendis marcher derrière moi et me retourna juste à temps pour voir Marc débarquer.

« Faut qu'on y aille. Suis-moi. »

Je m'aventurais un peu plus vers le fond de la ruelle, l'obscurité se faisant de plus en plus oppressante. Mais c'était bien là le seul moment où je me sentais libre, bien, tranquille. Quand les ténèbres m'entouraient, et que le silence était mon seul ami. Alors que j'arrivais à une intersection, je me stoppais quelques instants, vérifiant à droite et à gauche que personne ne se trouvait sur les lieux. Puis je lançais un regard à Marc, indiquant la ruelle en face d'un mouvement de tête.

« On doit passer par là, mais cette ruelle est très mal fréquentée. Va jeter un œil et fais-moi signe quand ce sera libre. »




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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Mer 15 Fév - 23:47


Morgan ♠ Marc
The Ashes Call My Name

Marc se saisit du dossier que Morgan lui tendait. Les informations dont il avait besoin et qu’on ne lui avait pas donnée se trouvaient là dedans. Il le consulta en marchant, le parcourant rapidement pour mémoriser les détails les plus importants. D’accord. C’était bon à savoir tout ça. Il referma le dossier, se disant que de toutes manières, il ferait confiance à Morgan pour ça. Ce n’était pas le genre de type à qui il confierait sa vie sans la moindre hésitation mais il savait qu’en ce qui concernait le boulot, Morgan était l’homme de la situation.  
Marc haussa un sourcil en le voyant se tourner vers lui pour lui tendre une cigarette. C’était quoi, ce soudain acte de générosité venant de lui ? Il le remercia d’un signe de tête en saisissant le tube, tout en demeurant perplexe. Il était de bonne humeur, le Morgan, apparemment. C’était la perspective d’aller tabasser quelqu’un qui le rendait aussi joyeux ? Marc, qui alluma sa cigarette même s’il venait d’en fumer une, connaissait déjà la réponse au fond de lui. Oui, c’était ça. Morgan adorait la violence. Plus que lui, même. A un degré qui pourrait sans doute effrayer Marc s’il avait un quelconque instinct de survie. Mais c’était là, le problème. Il n’en avait pas. Il l’avait vu à l’oeuvre et au lieu de s’enfuir à toutes jambes comme un être humain normal l’aurait fait, il était resté jusqu’au bout pour admirer. Morgan n’était peut-être pas sain d’esprit, mais son camarade du soir ne l’était pas non plus.

Et ce qu’il y avait de bien avec Morgan, aussi, c’était qu’il n’y avait pas besoin de briser le silence pendant qu’ils se rendaient sur les lieux. Ils marchaient simplement, vers le même objectif sans dire un mot. Les autres, les humains lambdas avaient parfois cette envie de discuter. Pour dire des banalités sans intérêt. Qu’est-ce qu’on en avait à foutre qu’il fasse froid ou chaud par exemple ? Une personne dotée d’une sensibilité le sentait, la différence de température, non ? Bref, comme quoi, faire la conversation pour faire la conversation, c’était con, en plus d’être inutile.

Le contact de son collègue sur son épaule attira son attention. Marc tourna la tête vers Morgan qui lui indiquait la direction à prendre. Il balança sa cigarette qu’il était en train de terminer d’une pichenette avant de lui emboîte le pas. Quelques pas plus loin, leur homme apparut. Marc écouta Morgan sans lâcher la cible des yeux. Surveiller ? Morgan pensait vraiment qu’il allait rester là à surveiller pendant que son collègue se tapait tout le fun de la mission ? Il grommela intérieurement quand il vit son camarade s’éloigner. Ben bien sûr. Monsieur allait se charger du truc cool pendant que lui, il faisait le planton pour surveiller. C’était bien parce que c’était lui. Marc soupira et prit place naturellement à l’angle d’un mur, avec la tête de quelqu’un qui avait l’air d’attendre son rencard.  Il baissait la tête quand des gens passaient devant lui pour qu’on ne voit pas son visage, tout en s’assurant qu’ils n’allaient pas dans la direction que Morgan et la cible avaient emprunté. Puis décidant qu’il avait assez attendu que Morgan fasse mumuse, il se décolla du mur pour suivre sa trace. Normalement, s’il connaissait un peu l’animal, il savait que Morgan avait fini par mettre la main sur la cible.

Et comme il l’avait bien deviné, il le découvrit en train de basculer le pauvre type sur son épaule comme si c’était un vulgaire sac à patates. A peine le temps de faire une remarque que Morgan lui intima de le suivre. Marc obtempéra à nouveau, se disant que tout de même, il faisait beaucoup ce qu’on lui disait ce soir. Il faudrait pas que ça devienne une habitude. En arrivant à l’intersection et en entendant à nouveau Morgan ouvrir la bouche, il hocha la tête. Il avança sans prononcer un mot, avec la démarche d’un type qui prenait simplement l’air. Son regard balaya la zone quand des bruits de conversations arrivèrent à ses oreilles. Et merde. Des gens. Encore et toujours des gens. Un rapide coup d’oeil l’informa que c’était un groupe qui s’éloignait dans la direction opposée. Encore quelques minutes et la voie serait libre. Il fit un rapide signe de la main à Morgan pour lui dire d’attendre, en espérant que personne n’allait pointer le bout de son nez d’ici là. Ce serait con qu’ils se fassent chopper comme ça.

Sauf que. Fausse joie. A l’instant où Marc allait faire un nouveau signe à Morgan, quelqu’un apparut. Les paroles de son camarade lui revinrent en tête. Ruelle malfamée. Danger potentiel. Marc marmonna quelque chose qui ressemblait à un «Fait chier» . Peut-être que c’était un type qui n’avait rien fait. Peut-être que c’est juste quelqu’un qui prenait le frais et qui était au mauvais endroit, au mauvais moment. Cela n’avait aucune importance. Dans quelques instants, s’il ne faisait rien, il arriverait vers eux et verrait Morgan avec sa cargaison. Marc marchait donc sa direction, les mains dans les poches, les épaules rentrées, tête baissée en se demandant où il lui faudrait taper en premier. Et au fur et à mesure qu’il se rapprochait, il s’apercevait que quelque chose ne tournait pas rond. Le type en face marchait exactement comme lui. C’était trop forcé pour être naturel. C’était une blague ? Mais… Vraiment ? Il aurait pu rire s’il n’était pas concentré sur sa tâche. A l’instant où il arrivait à sa hauteur, il fit un écart, évitant de justesse un geste brusque. Vous vous foutez de moi ? Les mains de Marc se refermèrent sur le poignet du type et il accompagna son mouvement d’une torsion brutale. Il entendit un craquement. Le type se prit un violent coup de coude sur le visage avant d’avoir le temps d’hurler. Il s’effondra par terre, assommé. Sa chute fut accompagné d’un tintement métallique. Un regard vers le sol l’informa de la présence d’un joli couteau à cran d’arrêt. Ce type avait vraiment cru qu’il allait pouvoir l’agresser comme ça ? La situation était tordante, en y repensant. Marc s’était dirigé vers lui pour le mettre hors service avant qu’il ne voit Morgan. Et l’autre s’était dirigé vers Marc pour le racketter, apparemment. La vie avait parfois un drôle de sens de l’humour. Il se baissa pour ramasser l’arme. Ce serait con de laisser ça dans la nature. Et quand il fourra l’objet dans la poche de son perfecto cuir préféré, il s’aperçut de la présence d’une magnifique entaille. Cet enculé avait fait un trou dans sa veste. Il serra les dents et asséna un coup de pied dans le visage du type qui était déjà hors service. Ça, c’est pour ma veste, connard. Voilà, maintenant, il était d’une sale humeur. Il fulmina en faisant demi-tour pour revenir sur ses pas. Morgan attendait et même si l’envie de tabasser l’enfoiré qui lui avait ruiné sa veste jusqu’à ce que même sa mère ne le reconnaisse plus était plus que séduisante, ils avaient un travail à faire.

En arrivant à l’intersection, il se tourna à nouveau vers Morgan pour lui indiquer d’un signe de tête qu’il pouvait y aller. « Y’a plus personne, allons-y. » Il surveilla le passage de son collègue. Personne n’avait l’air de les suivre ni même de les voir. Tout avait l’air de fonctionner comme sur des roulettes. Mais justement. S’ils avaient eu de la chance jusque là, ça n’allait pas durer et il valait mieux ne pas trop se sentir chanceux.
Marc garda, pour une fois, ses remarques pour lui. La mission nécessitait une concentration optimale. Et jacasser dans les oreilles de Morgan n’allait pas aider. Il se contentait de suivre, de monter la garde à chaque intersection et de prendre sur lui. « C’est encore loin ?»    

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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Ven 17 Fév - 22:51


The ashes call my name

I'm not close to the edge, I'm standing right at it

Je laissais mon regard se perdre sur Marc qui avançait devant moi, vérifiant que la voie était libre. Pendant ce temps, je me terrai dans l'ombre de la ruelle, me collant au mur tout en écrasant l'autre type que je traînais. Bien fait pour sa gueule, il était déjà pas bien gâté comme ça de toute façon. Avec un peu de chances, je lui avais refait le portrait, même si ça n’arrangeait rien pour son cas. Je soupirai doucement en l'écrasant encore plus, jubilant des séquelles qu'il récolterait en se réveillant. Un sourire narquois ornait mes lèvres et quand je vis Marc partir en direction de la ruelle, je m'abaissais un peu, faisant traîner le corps par terre, la tête dans la poussière. Avec un haussement d'épaule insouciant, et je-m'en-foutiste, je plongeais ma main blessée et craquée dans ma poche à la recherche d'une autre clope. Autant passer le temps à foutre autre chose que de porter ce poids mort dégueulasse et inutile. Enfin, inutile.. Une fois qu'il aurait craché les infos dont j'avais besoin, je m'en débarrasserai bien comme il fallait. Et c'était sans doute la partie que j'attendais impatiemment et qui m'extasiais le plus. Jubilant du sort de ce malheureux, je choppais mon briquet, portant la cigarette à mes lèvres. La flamme illumina la ruelle une demi-seconde, le temps que j'allume ma clope, puis plus rien. Le noir et les ténèbres reprenaient leur dû et je soufflais au visage de la nuit, cette fumée salvatrice et si délicieuse. Comme un crachat sur mon ennemi alors que les cendres se laissaient emportées par le vent. Les volutes s'élevaient autour de moi et je jetais un regard à Marc, observant sa silhouette se fondre dans l'ombre de l'autre ruelle. Il en aurait pour un petit moment, et le temps de la dégager, le gars se réveillerait presque. Je vérifiais tout de même son pouls, pas qu'il me claque entre les doigts pendant la mission. Pas envie de rentrer au QG les mains rouges mais vides. Alors que mes doigts quittaient sa gorge, un bruit distinctif me fit tiquer. Mon regard se posa directement vers le fond de la ruelle dans laquelle Marc avait disparu. Des bruits étouffés parvenaient à mes oreilles. Je les tendis en plissant les yeux, tentant d'analyser la situation. Marc devait sûrement s'occuper d'un clochard ou un autre rebut du genre, pas de quoi s'inquiéter, mais s'il ne revenait pas bien vite, je ferais mieux de passer par un autre chemin et de m'exposer... Ou bien d'aller voir son état, mais pas sûr que je garde mon calme et mon sang froid dans cette situation. La gâchette me démangeait déjà bien assez, pas la peine d'en rajouter une couche. Je tirais encore une latte, reprenant ma position initiale contre le mur, en profitant pour écraser une fois de plus l'imbécile que je devais me coltiner. La chaleur dans ma gorge apaisa quelque peu mes pensées sombres, et j'entendis peu après des pas avancer vers ma direction. Tournant la tête, je vis Marc, quelque peu essoufflé, mais l'air bien plus fringuant et pimpant qu'avant. Même si un soupçon de colère ornait ses traits et que sa veste était à présent déchirée. Cela lui sied mieux. Un sourire en coin étira mes lèvres et je le laissais venir vers moi. Continuant d'aspirer la fumée, la savourant un instant pour la recracher par la suite, je tournais mon visage vers lui. Il me fit un signe de tête pour spécifier que la voie était libre.

« Y'a plus personne, allons-y. »

J'hochais subrepticement la tête, coinçant la cigarette à mes lèvres alors que je remettais le gus un peu mieux en place. Tout en me redressant, je tenais ses jambes contre mon torse et jeta un coup d’œil à la ruelle avant de continuer à l'intérieur. Je terminais ma cigarette un peu plus loin, balançant le mégot après l'avoir fait cramer pour éviter qu'on ne prenne mon ADN dessus, au cas-où cette affaire dégénérerait. Certaines personnes pouvaient être vraiment très dérangées dans leur recherches, alors autant les embrouiller et les faire rager le plus possible en leur barrant la route. Marc surveilla mon passage et me rejoignit bien vite, se mettant à ma hauteur, marchant en silence. C'était bien plus agréable de continuer dans cette ambiance qu'en se mettant à déblatérer sur une théorie à la con, au moins on évitait d'être distrait, et par chance, on pourrait repérer et s'écarter de pas mal de mauvaises surprises. En soupirant discrètement, je continuais d'avancer dans les ruelles. Par chance, nous n'étions pas bien loin, cela me rassurait dans un sens. Plus nous étions exposés, plus nous aurions de chances d'êtres repérés. Il nous fallait rester discret, et avec ce poids lourd sur les épaules, autant dire que c'était pas vraiment la meilleure combine. Bref, je grognais en le réinstallant sur mon épaule. Ce connard n'arrêtait pas de glisser, c'était un vrai calvaire.

« C'est encore loin ? »

Je sentais Marc qui bouillonnait à mes côtés. Lui aussi était sur le coup, au sein de la mission. Et je pouvais le sentir qui ronchonnait. Il n'aimait pas être laissé de côté, je le comprenais. Si j'avais été dans son cas, j'aurai été pareil. Mais en pire. Beaucoup plus pire. En fait, j'aurai pas arrêté de balancer des menaces jusqu'à ce qu'on me laisse faire, et en contrepartie, pour que je puisse enfin me taire et leur épargner cette chance de les achever de ma main. Bien que ça ne m'aurait aucunement dérangé de buter quelques personnes en chemin. Je soupirais et ne tournais même pas la tête en sa direction, attendit que le tournant soit dépassé, et la crique bien en vue une vingtaine de mètres plus loin avant de me stopper.

« C'est juste ici. »

Le ton de ma voix était devenu un peu plus grave lorsque je constatais ma phrase. Je serrai un peu plus le type contre moi et me dirigeai tranquillement vers la crique, Marc à mes côtés. Le clapotis de l'eau résonnait doucement à mes oreilles et l'odeur du large emplissait mes poumons. Je fermais délicatement les yeux, savourant l'instant présent, oubliant un moment la situation et mes soucis. Cela faisait du bien, parfois, de partir loin et d'oublier ses problèmes. Ouais. Alzheimer, ça aide aussi parfois. Tournant la tête vers un renfoncement, une sorte de grotte, je vis une cabane non loin et sourit. Elle était toujours là, après tout ce temps. Mes pas prirent la direction de la cabane, foulant le sable à mesure que j'avançais. Je fis un geste à Marc pour l'intimer de me suivre, puis, une fois devant la porte, je balançais le mec à terre, sans scrupules. Il tomba dans un bruit mat et je ricanais en le voyant comme ça. C'était moche, mais ça me faisait du bien. Je pris la poignée de porte entre mes doigts, m'abaissant pour regarder ua travers de la serrure. Il n'y avait aucun bruit et aucune lumière. Elle devait être déserte, ce qui était un bon point. Je crochetais rapidement la serrure par la suite, et un cliquetis résonna peu de temps après. Je souriais et appuya sur la porte en bois pour l'ouvrir, faisant signe à Marc d'y aller en premier. Après quelques regards noirs échangés, il rentra et je m'abaissais pour attraper les jambes de notre cible, le traînant à l'intérieur. Je ne m'excusais pas lorsque sa tête buta dans l'encadrement, et continua de le ramener à l'intérieur. Je lâchais ensuite ses jambes et un bruit mat résonna à nouveau, alors que je refermais la porte derrière nous. La nuit nous entourait à nouveau. Les ténèbres reprenaient leur place.





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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Mar 21 Fév - 12:49


Morgan ♠ Marc
The Ashes Call My Name

Dieu merci. C’était bientôt fini, cette longue marche silencieuse. Marc en était encore à rager en silence sur l’espèce de sombre connard qui avait fait un trou dans sa veste préférée. Ordure. S’il n’avait pas eu à rejoindre Morgan rapidement, pas sûr qu’on retrouve l’espèce de clochard en un seul morceau. Au moins, il se consolait en se disait qu’il lui avait tiré son arme. Une arme de merde, sans doute. Mais une arme quand même.  Quand Marc demanda à son comparse si la destination était encore loin, il eut la réponse qu’il attendait. Ils y étaient presque. Tant mieux, parce qu’il était à ça de torturer le pauvre type que Morgan trimballait sur son dos pour qu’il crache ses infos directement dans la ruelle et rien à foutre des témoins. Comment ça, ce n’était pas sérieux ?
Il suivit Morgan qui trimballait toujours son paquet sur ses épaules. L’endroit était bien choisi. Désert. Calme. Sans personne autour. C’était l’endroit idéal pour une sortie en couple ou pour extorquer des informations à quelqu’un. Ici, on pouvait bien hurler, personne n’entendrait. Vraiment, le choix était parfait. Tout ce qu’il fallait. Il se demandait cependant s’il prenait souvent à Morgan l’idée d’emmener des gens ici. Il ne voulait pas connaître la réponse, en réalité. Il s’en foutait de ceux qui étaient venus mourir ici avant, s’il y en avait eu d’autres. Et de ceux qui y reviendrait. Là, tout ce qui l’intéressait, c’était ce qui allait arriver dans quelques instants.

Marc ne ressentit aucune pitié pour la façon dont le type fut balancé par terre par Morgan. Ce serait sacrément ironique de compatir pour lui avec ce qu’ils avaient l’intention de lui faire. Il passa à côté sans lui accorder un regard pour s’adosser à côté de la porte que Morgan était en train de crocheter. De cette façon, il pouvait voir quelqu’un arriver, même s’il doutait fortement que quelqu’un allait se pointer ici à cette heure. On ne savait jamais cependant et prudence était mère de sûreté. D’accord, venant de Marc, ça faisait doucement rire, ça. Mais il savait se montrer prudent quand il le fallait. Et là, en l’occurrence, il le fallait. Un bruit l’informa que Morgan avait réussi à crocheter la serrure.
Il lui adressa un autre signe et Marc, après avoir laissé une seconde ou deux de flottement, se décolla du mur pour entrer à l’intérieur. Ses yeux mirent un peu de temps à s’habituer à l’obscurité. Et faisant fi de Morgan qui faisait rentrer leur homme à l’intérieur avec une délicatesse digne d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, Marc plongea sa main dans la poche de sa veste pour en tirer son briquet. Une petite flamme en sortit et éclaira faiblement les lieux, le temps de trouver de quoi s’éclairer. Il doutait qu’un système électrique quelconque - si système électrique il y avait - soit encore en état de marche ici mais il essaya quand même. A sa grande surprise, lorsqu’il actionna l’interrupteur d’un autre âge, l’unique ampoule au centre de la pièce s’alluma. Une lumière faiblarde dévoila plus entièrement l’endroit dans lequel ils se trouvaient. « C’est quoi, cet endroit ? La cabane du pécheur ? » lança Marc en rangeant son briquet.
Son regard s’attarda plus en détail sur le pauvre gars qui se retrouvait coincé avec eux. Morgan n’y était pas allé de main morte. Et ce n’était pas fini. Il se pencha sur le corps inconscient de ce type. Il n’était qu’un nom sur un dossier, rien de plus. Quelqu’un qui n’aurait jamais croisé sa route dans d’autres circonstances. « Je pourrais presque avoir pitié de lui.»

Première chose à faire, l’immobiliser. Marc avait fait ce genre de choses tellement de fois que ça devenait un automatisme. Il traîna le corps vers le mur, là où se trouvait un tuyau qui avait l’air suffisamment solide pour retenir quelqu’un qui s’y retrouvait attaché. Et c’était qu’il pesait son poids, le gaillard. Comment Morgan avait-il fait pour le porter aussi longtemps ? Marc lâcha un grognement. Vraiment. Pour un type qui était bientôt mort, il pesait lourd. Il le laissa retomber au sol. A croire que Morgan lui avait cogné dessus si fort qu’il allait rester dans cet état un long moment. Marc se pencha à nouveau sur le corps et défit la ceinture du type. Il entendait les remarques de Morgan venir de loin. Oui bon, hein ? On faisait avec ce qu’on avait. Il aurait préféré avoir quelque chose de mieux sous la main mais il n’avait que ça. Attrapant les deux poignets de leur future victime, il se débrouilla pour les lier solidement au tuyau. Même en forçant comme un boeuf, il ne réussirait pas à se libérer. C’est fou ce qu’on apprenait dans le milieu.  Une fois que ce fut terminé, il s’écarta et revint vers Morgan en sortant une autre cigarette qu’il alluma dans la seconde. Avec un sourire, il désigna leur homme, pointant la main qui tenait la clope vers lui. « Tu veux réveiller notre invité ? » Sous entendu : Tu veux le traumatiser encore un peu avant ? Là, ouais, ça commençait à devenir amusant. C’était d’un tout autre niveau que de tabasser un clochard dans une ruelle. Marc fit craquer sa nuque en fermant les yeux, laissant à Morgan le loisir de décider s’il se chargeait de sortir leur Belle au Bois Dormant de son coma ou non.   

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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Jeu 23 Fév - 15:20


The ashes call my name

I can't imagine tomorrow, I'm at the end of my rope

A peine la porte fut fermée que Marc alluma son briquet. La douce et faible lumière éclaira un instant les lieux, et je pus discerner quelques formes dans l'obscurité. Un contraste peu marqué accrocha mon regard et j'inspirais l'odeur de renfermé. La poussière chatouilla mes narines et je reniflais quand mon acolyte trouva l'interrupteur. Le clair-obscur ne dura qu'un temps, et la fraîcheur du lieu éclata en mille morceaux lorsque l'ampoule grésilla et baigna la pièce d'un halo blanchâtre. Dévoilant ainsi les moindres recoins de la cabane, ainsi que le corps de la victime, bien marqué par mes coups. Des bleus commençaient à se former et je souriais narquoisement à cette constatation. J'avais réussi son portrait. Je me tournais légèrement pour chercher quelque chose d'utilisable sur notre invité, quand Marc me lança une réplique sarcastique sur ce qu'était en réalité ce lieu. Je lui rendis son regard, un air blasé peint sur mon visage. La cabane du pêcheur, sérieusement ? Il n'y avait pas plus cliqué, même si ce lieu m'avait bien servi auparavant.

« Ça pourrait bien être ta tombe si tu la fermes pas prochainement. »

Je laissais planer le mystère un moment avant de ricaner. Je ne le tuerai pas. Il m'était bien trop utile pour le moment, et la mission passait avant tout. Je connaissais assez Marc pour savoir que même s'il cherchait les emmerdes, il ne foutrait pas sa vie en danger pour si peu. Il aimait la violence presque autant que moi, alors je pouvais le comprendre, même si je n'aimais pas ça. Je grimaçais en l'entendant soupirer à mes côtés. Reportant mon attention sur le corps alors qu'il me disait pouvoir presque ressentir de la pitié pour lui, je touchais le pied immobile d'un coup bien placé, vérifiant qu'il était toujours inconscient. Je n'avais aucune sympathie, ni ne ressentais de la pitié pour lui. Cela aurait été ironique venant de ma personne, vu que je détestais quasiment tout le monde. Et cet individu ne faisait pas partie des peu de gens que je tolérais dans ma vie. C'était tout ou rien, et en l’occurrence, là, il ne serait rien d'autre qu'un futur cadavre. La crosse de mon flingue caressa doucement le bas de mon dos et je frissonnais d'anticipation. Il me tardait de dégainer et de presser le canon contre sa tempe, de le voir effrayé, de ressentir sa peur et son désespoir. La seule once de bienfait que je pouvais percevoir, serait le moment où j’appuierai sur la gâchette. Que la balle perfore son crâne et laisse couler sa vie au même rythme que son sang. A la pensée du liquide vermeil qui s'épancherait, je sentis ma cage thoracique cogner. Je jubilais d'avance, mais en attendant, il fallait lui faire cracher le morceau. Par tous les moyens. Et Marc commença en traînant le gars vers un mur. Je le regardais, les bras croisés et les yeux plissés, observant son modus operandi. Il avait l'air de galérer, et ça me faisait doucement rire alors qu'il grognait. Je m'adossais à une rambarde en pierre, un pied en avant et l'autre collé au mur, tout en continuant de le regarder, la tête penchée. Quand Marc le fit tomber au sol à nouveau, je ne pus retenir un ricanement. Ce connard ne méritait que ça, à croire qu'on ne ferait que le relever pour le laisser tomber comme une merde. C'était bien distrayant un moment, mais pas pour l'éternité non plus. Je me raclais la gorge, plaçant ma main fermée devant ma bouche alors qu'il se mettait à défaire sa ceinture. Pourquoi pas après tout, chacun son délire. Il redressa ensuite le type pour relier ses deux poignets et les accrocher à un tuyau solide placé en hauteur. Mon regard se perdit sur ce corps suspendu juste devant moi et même si son pantalon bâillait un peu, la beauté du spectacle ne me laissait pas indifférent. Des notes de haine et de colère sourde vibraient en moi et les blessures que je lui avaient infligées irradiaient de son corps, tel un halo brumeux.

Je sentis Marc s'approcher de moi à nouveau. Ne détournant pas le regard, je pouvais cependant entendre les froissements de ses vêtements et le bruit caractéristique du son briquet qui s'allumait. Une odeur particulière parvint à mes narines alors que je vis du coin de l’œil une sorte de fumée s'échapper de lui et s'envoler, tournoyant dans les airs. Je vis sa main se tendre vers notre cible inconsciente et une cigarette se trouvait là, calée entre ses doigts. Me tournant enfin vers lui, je le vis sourire doucement, ses yeux brillants.

« Tu veux réveiller notre invité ? »

A l'entente de ces simples mots, je me décollais du mur, décroisant mes bras qui se mirent à pendouiller mollement contre mes flancs. Mon regard glissant sur le bras de Marc, lentement, jusqu'à arriver au bout de ses doigts, où la cigarette brûlait furieusement. Contemplant le tableau, j'entendis à peine le blond craquer sa nuque. Déglutissant, je m'approchais doucement de son bras, prenant délicatement la cigarette, telle une relique ancienne et précieuse. Mes yeux brillaient d'excitation et une fois que l'arme fut en ma possession, je l'admirai à mesure que j'avançais vers la victime. Sans lâcher la cigarette du regard, je me stoppais à quelques centimètres de l'individu encore inconscient. Apportant la relique à mes lèvres, je l'embrassais, faisant brûler le précieux un moment, avant de souffler la fumée plus loin. Les cendres se tenaient encore au bout, comme immortalisant l'instant, et je frôlais la joue de l'individu, traçant un filet grisâtre sur sa peau rougie. Doucement, les cendres s'envolèrent, et il ne resta bientôt plus que le feu rugissant au bout de l'arme. Un sourire vorace dévora mes lèvres et j'approchais doucement la cigarette vers son oreille, juste derrière le lobe, contre la peau tendre et fragile. Avec jubilation et envoûtement, emporté par le moment, j'appuyais le charbon tout contre lui, mutilant sa peau avec délectation. Une marque rouge se forma alors que la chair était meurtrie et qu'il luttait pour se réveiller, en gigotant. Ses cris se perdaient dans le silence imposé par les murs de pierre.

« Réveille-toi vermine, c'est l'heure de mourir. »


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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Ven 10 Mar - 0:39


Morgan ♠ Marc
The Ashes Call My Name

Le type sans nom, voilà comment Marc allait l’appeler. Ou Jason. Jason, voilà. Il n’avait retenu son vrai nom, même s’il avait lu le dossier. Il ne les retenait jamais. Parce que pour commencer, il s’en foutait. Ils n’étaient que des cibles. Les objectifs à remplir. En tabasser un, menacer l’autre, c’était la routine. Peu importait comment ils s’appelaient. Le lendemain, Marc aurait oublié leur visage. Alors les noms… C’était un détail. Tout ce qu’il y avait à retenir, c’était que c’était une galère de le traîner jusqu’au mur. Au moins, il était encore suffisament dans le coltar pour ne pas lui compliquer la tâche. Une fois immobilisé, Jason avait l’air d’une triste marionnette qu’on avait délaissé trop longtemps. Mais il ne pourrait pas trop bouger. Satisfait, Marc retourna se placer près de Morgan, l’invitant à entamer les festivités. Après tout, c’était lui qui avait dû se le trimballer sur son dos pendant tout le trajet.

Sans rien dire, Marc observa le manège de Morgan. La délicatesse avec laquelle il prit la cigarette. Sa démarche assurée, le petit sourire qui éclairait son visage à l’idée d’avoir l’honneur de commencer le spectacle dont le pauvre type allait être la star principale, sans même le vouloir. Il y perdait une cigarette dans l’histoire, mais bon. Ce n’était pas comme si Morgan lui en avait offert une juste avant. Marc croisa les bras, sentant le cuir de sa veste craquer légèrement. Il ne s’attendait pas à ce qu’il était en train de voir. Il pensait que Morgan allait simplement lui taxer sa clope, comme étrangement tout le monde avait tendance à le faire autour de lui - comme Jessica Jones, par exemple. Mais certainement pas qu’il l’écrase sur la tronche de Jason. Marc grimaça. Ouaip. Il n’aimerait pas être à sa place, là, maintenant. Morgan était déjà flippant au naturel, sans rien à la main. Alors si en plus, on lui donnait un outil… Les cris de Jason ne tardèrent pas à retentir dans la cabane, aussitôt coupés par Morgan. Dans le genre creepy, on pouvait difficilement faire pire que lui.  

Cette fois-ci, Marc avait vraiment pitié de lui. De Jason. Il ne pouvait pas tomber sur pire que Morgan. Quoique. Marc ne connaissait pas le nom de tous les connards qui travaillaient à Hydra. Il y avait bien Malik mais il savait d’expérience que Malik filait doux  quand Morgan était dans les parages. Ce n’était pas pour rien. Le regard affolé de Jason passait de Morgan à Marc, de Marc à Morgan. Il n’était pas encore en train de se faire dessus, non. Il était dans la phase incompréhension. Il tentait de se rappeler comment il était arrivé là, s’il avait déjà vu les deux gars qui étaient avec lui avant… Et maintenant, il allait capter que ses mains étaient liés au-dessus de sa tête. Marc connaissait la chanson. Avant même que Jason n’ouvre la bouche, il fit un pas, restant toujours derrière Morgan et s’éclaircit la gorge avant de lancer le plus calmement du monde : « Alors, avant que tu commences à hurler, ça sert à rien. Y’a personne dans les environs. Ensuite, tu pourras tirer sur tes liens tant que tu voudras, tu pourras pas t’en défaire. On se passe les Vous êtes qui et les vous voulez quoi, parce que perso, ça me gonfle. Et je suis clairement le plus sympa des deux. Donc si tu veux énerver davantage mon collègue, vas-y, fais-toi plaisir. Mais à ta place, j’éviterais. Réponds à ses questions, par contre. »  Et sur ce, Marc extirpa une autre cigarette, puisque Morgan faisait mumuse avec celle qu’il s’était allumé juste avant. Au moins, il venait de leur épargner cinq minutes chiantes comme la mort où Jason allait poser les questions classiques, tenter de se défaire de ses liens, pleurer, peut-être. Négocier pour sa vie en disant qu’il était riche ou qu’il connaissait quelqu’un. Le classique que Marc avait déjà vu rejouer trop de fois. Morgan aurait tout le temps de le faire souffrir, de toute manière. Il espérait simplement qu’il lui laisserait un peu l’occasion de s’éclater avec Jason. Il avait une frustration à évacuer, à cause de sa veste trouée par le clochard qu’il avait tabasser plus haut. Ah mais… Marc avait presque oublié. Il glissa une main dans la poche de sa veste pour en extirper l’arme qu’il avait récupéré. C’était toujours mieux que les cigarettes, non ? Son geste n’échappa pas à Jason qui fixa la lame un petit moment, même quand Marc la posa à côté de lui avant de croiser les bras. Il attendait la suite des évènements. Par instinct de survie, il préférait laisser Morgan mener l’interrogatoire.

 

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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Dim 12 Mar - 20:29


The ashes call my name

I've had enough, I don't care anymore

La doucereuse mélodie émanait dans les airs, virevoltant et claquant contre les murs en pierre. Le contact vibrant et brutal de la cigarette contre la peau de la cible le faisait trembler. La ceinture qui le retenait craquait sous son poids et ses assauts désespérés, il était au bord de la folie, et son regard ahurit faisait briller le mien. Je sentais mes lèvres s'étirer, dans un sourire carnassier et mes yeux s'illuminer de par le plaisir que je ressentais en le torturant ainsi. Ce n'était encore rien de bien méchant ou dangereux, juste une mise en bouche, un avant-goût de ce qui risquait d'arriver juste après. Et autant dire que j'avais très envie de passer à l'étape supérieure. Je pouvais sentir mes veines gonfler et mon sang pulser à mes tempes. Ce contrôle que je possédais sur la situation, c'était si grisant, si ravageur, si plaisant. Les réactions de l'autre faisaient gronder en moi un sentiment de toute puissance, et je ricanais légèrement en penchant la tête, quand il tentait de comprendre ce qui allait lui arriver. Oh tu vas vite le savoir mon coco... Marc s'avança à mes côtés. Je lui lançais un regard alors que la fumée de la cigarette s'élevait devant moi, dévoilant un voile opaque entre notre cible et mes yeux inquisiteurs. Je ne cessais de scruter ses réactions, alors que la voix calme de mon camarade emplissait les lieux. Son petit message était clair et plus que bienvenue. En général, je n'aimais guère me laisser interrompre, mais là, son avertissement était tout bonnement apprécié à sa juste valeur. Pas besoin de jouer la pauvre victime qui voulait s'en sortir par n'importe quel moyen. Avec un démon déchaîné dans la pièce, il risquait d'y laisser sa peau. Et c'était bien ce que je comptais faire. Ne lui laisser aucune chance, et l'achever le moment venu. Une fois que le rideau s'était refermé sur la scène, il n'y avait plus que les ténèbres pour lui tenir compagnie. Unique témoin des tortures abjectes et vivifiantes qui allaient suivre. Il n'avait tout simplement aucune chance de revoir la lumière du jour. Il allait claquer ici, entre mes doigts. Et je me ferai un plaisir de lui offrir cette mort délicieuse. Le canon de mon arme caressait doucement ma peau dans mon dos, et je sentais le métal froid m'envoyer des frissons d'anticipation. Bientôt ma belle, tu rentreras en scène...

Je levais doucement la cigarette devant mon visage, l'apportant à mes lèvres pour en tirer ce poison amer, me délectant de sa caresse fugace sur ma langue et contre mon palais avant de la recracher subtilement vers les yeux de notre cible. Il grimaça en bougeant à nouveau et je lâchais un petit rire en le voyant ainsi stupide et à notre merci. C'était si bon de se moquer de son état, et de se moquer de tout en réalité. Je tirais encore sur la clope que j'avais libérée des mains de Marc alors qu'il se mettait à parler de moi. Je souriais, vaguement appréciateur de son monologue. Il était clair qu'il s'en tirerait mieux avec Marc qu'avec moi, mais dans tous les cas on était pas là pour jouer à la dînette. De toute façon, il allait crever sous peu, autant nous amuser un peu d'ici-là. Je reportais mon regard sur notre cible lorsque mon collègue lui intima de répondre à mes questions. Je restais stoïque et de marbre face à son air apeuré et démuni. Il semblait avoir compris où on voulait en venir, malgré ses lèvres tremblantes qui murmuraient des suppliques indésirables. Son regard dévia lentement de moi et je pus remarquer la peur s'insinuer par tous ses pores. Tournant la tête légèrement, je pus discerner du coin de l’œil que Marc avait ramené un petit accessoire qui nous serait très utile si jamais notre invité était du genre muet. Un nouveau sourire carnassier étira mes lèvres, mon regard toujours attiré par la lame brillante et je me redressais, me dégourdissant les jambes un petit moment. Je m'étirais aussi, faisant craquer mes articulations endolories. Je soufflais une dernière fois le poison délicat qui s'envola dans la pièce et m'avançais à nouveau vers la cible. Mes pas faisaient craquer le parquet alors que la distance entre nous se dissipait et qu'il gesticulait pour se libérer. Il n'avait rien compris. Ainsi, je me tenais tout près de son visage, mon regard perçant plongé dans ses pupilles dilatées. Je pouvais sentir sa peur, sa crainte et son appréhension, alors que ma main se levait doucement, amenant la cigarette près de son œil. J'étais si proche de lui que je pouvais presque ressentir ses émotions. Mais c'était bien trop écœurant pour moi, alors je secouais doucement la main lorsqu'il planta son regard sur la clope que je tenais.

« Ça ? Non, pas une deuxième fois. C'est déjà dépassé, enfin, je susurrais délicatement. Par contre, avec ce qu'il a ramené... Ça pourrait être un peu plus amusant. »

Je souriais de toutes mes dents en jetant la clope à mes pieds, écrasant le mégot brusquement. Ce couteau ne sera nécessaire qu'à la fin, et encore. Pour le moment il faisait pression contre la victime et c'était amplement suffisant. Bien qu'un peu de sang versé m'aurait plu, je devais bien l'avouer. Après tout, me salir les mains, j'avais l'habitude et c'était certainement le dernier de mes soucis avec mon métier. Voir le destin s'imposer aux victimes avec brutalité, tandis que le sang giclait et que la vie s'échappait d'eux.. Tout ceci valait bien les risques. La mort valait tous les sacrifices. Même le mien. Mais surtout celui de la cible pour l'instant. Je m’accroupissais à nouveau devant lui, joignant mes mains doucement alors que mes coudes reposaient sur mes genoux. Je levais mon regard vers lui, tandis que je passais ma langue sur mes lèvres, puis la claquait contre mon palais. Ce bruit résonna dans la pièce et la victime se calma légèrement, appréhendant la situation.

« T'es qu'un ramassis de détritus moisis et périmés qui schlingue à quinze mètres, tu le sais ça ? Je lui lançais brusquement en lui attrapant ses cheveux, tirant dessus pour le faire grimacer. Alors pour éviter à tout le monde de perdre son temps à pas pouvoir te sentir, tu vas gentiment me dire qui t'as payé pour ce putain de coup foireux du mois dernier. »

La victime n'arrivait qu'à gémir et balbutier, m'empêchant de comprendre ce qu'elle voulait dire. Je soupirais en roulant des yeux, les levant au ciel. C'était pas possible d'être aussi peu utile à ce point, et dans son cas, c'était sûrement encore pire. Je lâchais sa tête en la jetant sur le côté tout en me relevant pour m'avancer vers le couteau de Marc. Je lui lançais un regard complice, osant à peine frôler l'arme, alors qu'un rictus ornait mes lèvres en voyant le blond contourner la table. Me retournant alors, je soufflais vers la victime un air des plus condescendant tout en souriant malicieusement, ma main caressant délicatement la lame.

« Je peux me servir de ça aussi, histoire de passer aux choses sérieuses... »


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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Lun 10 Avr - 22:18


Morgan ♠ Marc
The Ashes Call My Name

C’était le Morgan Show. Un spectacle où on était bien content d’être en arrière plan, et non sur le devant de la scène. Marc n’était pas mécontent d’être en retrait et n’enviait pas du tout le sort du pauvre Jason - il ferait mieux de lui trouver un autre nom à la con. Son petit avertissement semblait avoir bien été accueilli par son collègue et il ne pouvait que rester là, les bras croisés en attendant la suite. Morgan s’amusait clairement comme un petit fou. Marc ne se faisait pas d’illusion sur le sort qui attendait leur victime. Et il n’en avait cure. Parce qu’il n’était pas du genre à s’en soucier. Il pouvait sentir l’excitation de Morgan dont le regard brillant d’une lueur sadique ne lui avait pas échappé. Ni le petit sourire en coin qui promettait milles et une souffrance à ce pauvre gus, sur le point de se faire dessus. Toujours sans dire un mot, il observa Morgan qui s’était rapproché, cigarette à la main. Il écouta susurrer des menaces qu’il appliquerait sans que le moindre doute ne soit permis. Et là, en entendant sa voix, Marc pouvait presque avoir peur de lui. Une personne normale se serait cassée sans demander son reste - et serait probablement morte, aussi - avant même d’en arriver à la moitié de ce que Marc venait de voir. Et Marc, même s’il n’était pas du genre à se laisser impressionner par tout et n’importe quoi, aurait pu avoir peur de lui. Pour être honnête, il en avait peur. Mais était trop fier pour se l’avouer. Beaucoup trop.

Les mots de Morgan claquèrent. Secs. Aussi secs que le geste qu’il eut en lui empoignant les cheveux pour tirer sa tête en arrière. Marc eut une grimace, de là où il était. Il aurait presque pu sursauter. Il se contenta d’inspirer une taffe de sa cigarette qui se consumait pendant qu’il ne détachait à aucun moment ses yeux de la scène, pris dans une sorte de contemplation morbide. Les sons qui sortaient de la bouche de Jason étaient incompréhensible et la suite, il la voyait venir gros comme une maison. Morgan soupira en levant les yeux au ciel se redressa et se dirigea vers Marc, où plutôt vers l’arme qu’il avait posée sur la table. Le blond s’écarta, laissant à Morgan tout l’espace dont il avait besoin pour saisir la lame brillante. Sa voix continuait de résonner dans la petite cabane, se répercutant aux murs.

Il ne s’attendait pas à ce que Morgan lui tende la lame, avec un sourire. Il s’était d’ores et déjà imaginé que son collègue prendrait le poignard et irait s’amuser à sculpter des motifs divers et varié sur la tronche du pauvre type. Mais non. Il le sollicitait. Marc marqua un moment avant de refermer sa main sur le manche. Il porta sa cigarette à ses lèvres, retira sa veste dans un mouvement quasi théâtral avant de s’avancer d’un air nonchalant. Il ne serait sans doute pas aussi efficace et flippant que Morgan. Mais peut-être que justement, parce qu’il était moins flippant, Jason aurait moins de mal à parler.  Il s’accroupit face à Jason, à quelques centimètres de lui. Il ne s’embarrassa pas de long discours, ni d’insulte. Non, rien de tout ça. Il ne passait jamais par quatre chemins quand on faisait appel à ses services. Directement, la larme terminant dans la jambe de Jason qui poussa un hurlement de douleur. Il la laissa plantée là, jetant un léger regard en arrière à Morgan, un sourire aux coins des lèvres. « Je pense que tu devrais mieux articuler, on a pas très bien compris. » dit Marc en se tournant à nouveau vers la victime. Là encore, ce n’était que des sons sans le moindre sens, à peine des mots alors que des cris sortaient de sa gorge. Ce fut au tour de Marc de lever les yeux au ciel, en se grattant un sourcil. Sa cigarette pendait toujours au coin de ses lèvres alors qu’il se redressait en toisant Jason. « Fais un effort, mec. Sans déconner. On demande juste un nom clair et précis. » Une phrase sortit de la bouche du type. Une phrase à laquelle Marc s’attendait un peu. Parce que des fois, elle sortait. Et étrangement, celle-ci fut parfaitement articulée. Un «Va te faire foutre» qui claquait dans l’air et qui était risible. Marc fut secoué d’un rire. Il était sérieux ? Il avait une lame plantée dans la jambe et tout ce qu’il avait à dire, c’était ce cliché affligeant ? Sans crier gare, Marc lui décocha une droite dans le nez. Ça t’apprendra à être original, ducon. Et une deuxième parce que j’aime pas ta gueule. Allez.

« On va réessayer encore une fois. Je sais pas toi, mais moi, j’ai toute la nuit. Mon collègue est moins patient. Donc à toi de voir. Ça ne me dérange de te faire hurler jusqu’au lever du jour. Ça n’aura absolument rien de sexy, par contre. » Il retira sans douceur la lame, ignorant le regard de Jason qui recommençait à trembler et à tirer sur ses liens sous la douleur. Lui planter dans la deuxième, ce serait trop prévisible. Dans l’épaule, du coup. Et il joignit le geste à la pensée, son visage n’affichait rien d’autre qu’un masque de neutralité. « Si t’as envie de finir en poupée vaudou, c’est ton problème, mec. » Et encore une fois, une insulte sortit de la bouche de Jason. Pour insulter, y’avait du monde. Mais pour cracher le morceau… Il lui asséna une nouvelle paire de pain dans le nez, plus forts cette fois-ci. « Tu me casses les couilles. Sérieux.  » Il s’écarta encore, en profitant pour écraser sa clope quelque part et s’avancer vers la veste de Jason, dont il l’avait délesté quand il l’avait ligoté. Il y avait certainement quelque chose qui pourrait l’aider. Un moyen de pression, quelque chose dans ce genre. Un portefeuille. Parfait. Marc l’ouvrit, en profitant pour mettre la main sur le fric qu’il contenait. Tant qu’à faire. Oui, il y avait bien une photo. Une photo d’une gamine plutôt qui rendrait fier n’importe quel papounet. Il brandit la photo devant Jason, s’approchant doucement. « C’est ta mioche ? »  Marc n’aimait pas menacer les enfants. Mais l’autre en face n’était pas censé savoir qu’il ne ferait jamais rien contre. C’était du bluff, pur et simple. Quoi de mieux pour obtenir la coopération d’un père que de sous-entendre qu’il était prêt à s’en prendre à la chaire de sa chaire. « Si tu veux qu’elle ait une chance, coopère. C’est un vif conseil que je te donne. » Et là, magie. La langue se délia. Les mots furent articulés à la perfection, entre deux jérémiades. Il était tellement misérable. Tellement pathétique. A en vomir. Si bien qu’il en dégouttait Marc. L’avantage de ne pas avoir de môme, c’était qu’on ne pouvait rien obtenir de Marc si on voulait jouer sur cette corde sensible. Il laissa tomber le portefeuille avec un total désintérêt avant de se tourner vers Morgan. « Il est à toi, fais en ce que tu veux. »

 

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MessageSujet: Re: The ashes call my name - ft. Marc   Sam 22 Avr - 19:49



The ashes call my name

I'm at my breaking point, never gonna make it out alive

La sensation grisante courait sur mes doigts, alors que le métal froid de la lame glissait contre ma paume. Je ne pouvais détourner mon regard de sa beauté, captivé par son état immuable, passif, et pourtant, si intransigeant, dévastateur et perforant. Manipulé précautionneusement, il pouvait effectuer les pires dégâts possibles, et pourtant... Il n'était même pas animé par sa force propre, par aucune volonté si ce n'était la nôtre. Et malgré cela, le métal brillait faiblement, comme s'il vivait au creux de ma main, renvoyant les faibles lueurs émanant de l'unique ampoule du plafond. D'un geste assez souple, je refermais mes phalanges contre l'objet tranchant, avant de le tendre en direction de Marc. Un petit sourire ornait mes lèvres, alors que mes yeux brillait d'anticipation. Après tout, je n'étais pas le seul qui avait le droit de m'amuser ce soir. L'objet trembla un court instant, le temps que Marc s'apprêtait à l'attraper, ses doigts glissant sur la lame. Le spectale offert par la suite étira mes lèvres encore plus, tandis que je croisais mes mains contre mon torse. Ma respiration calme entrecoupant le silence alentours. Mes iris planté sur la silhouette de Marc, je pouvais sentir la tension envahir l'espace de la bicoque, l'atmosphère devenant plus lourde, plus hachurée. Et c'était là que ça venait de commencer. La chute inexorable, la perte transcendante. La lame plantée dans la jambe de la cible, le sang qui giclait doucement à côté, tâchant le métal et le sol, tandis que des cris résonnaient sur les murs de la pièce. Mon sang ne fit qu'un tour dans mon corps, je pouvais sentir mes tempes pulser, ma poitrine se bloquer, mes poils se hérisser, subjugué par cet instant si fluide, si rapide et si destructeur. La scène sanglante se jouait sous mes yeux inquisiteurs et si assoiffés, si quémandeur de violence, de destruction, de haine. Marc détourna son regard, le posant sur ma personne alors que je sentais la fierté s'emparer de tout mon être. Son geste brusque avait happé mon âme, transcendé mon esprit et je pouvais presque ressentir la sensation grisante au fond de moi. Comme si je lui avais donné le coup fatal. Alors qu'il n'en était rien.

« Je pense que tu devrais mieux articuler, on a pas très bien compris. »

La remarque de Marc eut pour effet de faire s'échapper un rire d'entre mes lèvres, secouant doucement mes épaules. Ce connard finirait bien par flancher, à un moment ou à un autre. Et le plus rapidement possible serait le mieux. Malgré les recommandations de Bowman, la cible ne semblait pas très encline à répondre. Avec sa réplique clichée à deux francs cinquante, il irait pas bien loin. Et vu les droites que Marc lui collaient à la suite, il faisait carrément du surplace. Avec un grognement, je me décollais de la table, toisant dangereusement le duo devant moi, tout en faisant craquer mes poings. L'écho résonnait encore à mes oreilles. Le craquement des os chatouillant mes tympans.

« On va réessayer encore une fois. Je sais pas toi, mais moi, j’ai toute la nuit. Mon collègue est moins patient. Donc à toi de voir. Ça ne me dérange pas de te faire hurler jusqu’au lever du jour. Ça n’aura absolument rien de sexy, par contre. »

Un léger ricanement s'échappa d'entre mes lèvres alors que Marc continuait son petit jeu, retirant la lame de la plaie désormais béante. Ce serait tellement dommage que quelque chose vienne se loger de nouveau dans l'ouverture. Un grain de poussière, un caillou ou même juste la pulpe des doigts. Mes lèvres s'étiraient en un sourire narquois alors que j'imaginais déjà la scène et les hurlements provoqués par sa douleur. Un frisson dévala le long de mon échine tandis que je faisais claquer ma langue contre mon palais. Le souffle légèrement perturbé, je tentais de me concentrer sur les gestes précis de mon collègue. Une nouvelle plaie, fissure de la peau, brisure du derme, craquement des os. Le sang gicla une nouvelle fois, happant mon regard fasciné au travers du vermeil éclatant sous la faible lueur blafarde. Les voix fusaient, s'écrasant contre les murs, leur échange brutal embaumant l'espace autour de moi. Je pouvais sentir la rage, la haine et le désespoir suinter dans la pièce confinée. Je suffoquais, je manquais d'air mais aussi de quelque chose d'autre. Je manquais de temps, la détente me démangeait dangereusement, alors que le flingue caressait toujours mon dos. Je grognais encore, mes yeux noirs lançant des éclairs, la tornade dévastatrice au creux de mes iris prenant de plus en plus d'ampleur. Marc s'écarta un moment pour balancer sa clope, alors que je ne détournais pas le regard de notre cible. Ce trou du cul devait cracher le morceau... Parce que s'il continuait de la sorte, je me ficherais bien des conséquences. La balle dans le canon lui était toute réservée. Son nom presque gravé sur le métal froid.

Je pouvais voir Bowman retourner près de lui, avec son nouveau moyen de pression. Une simple photo trouvée dans ses affaires, sûrement. J'arquais un sourcil, curieux, mais à vrai dire je me fichais bien de savoir qui se trouvait sur l'image. Tant que ça fonctionnait. Apparemment, cela semblait avoir un impact bien plus important qu'auparavant. Intrigué par le changement d'expression de la cible, je m'approchais doucement, mes pas foulant le sol silencieusement. Ma main se glissa sous mon manteau, dans mon dos, attrapant délicatement l'arme. J'étais prêt à  dégainer, à tout instant. Dès qu'il aurait fini de tout nous raconter ; BAM. Sa voix résonna faiblement, un écho sensible chatouilla mes oreilles tandis que je prenais bien note mentalement de ces indices. Lorsqu'il eut finit, je pouvais sentir un grand sourire en coin étirer mes lèvres. Es yeux brillant d'une lueur fébrile, tangible. La flamme de sa vie allait s'éteindre sous nos yeux. J'allais souffler sur sa bougie, lui prenant la vie alors qu'il ne pouvait rien y faire. Seulement succomber, flancher, et accepter. La mort allait le faucher.

« Il est à toi, fais en ce que tu veux.
_ Avec graaaaand plaisir. »

Ma langue vint caresser tendrement mes lèvres, mon regard plongé dans le sien. Je pouvais voir ses iris s'assombrir, son regard résigné et pourtant l'espoir brillait encore faiblement. Un rire sadique s'échappa d'entre mes lèvres, et ma main retira le flingue de mon dos. Rapidement, je retirai la sécurité. Le cliquetis résonna dans l'atmosphère, l'arme pointant son visage. Les mouvements fendaient l'air, mon manteau retombant doucement sur l'arrière de mes jambes, me recouvrant. Tout était si rapide, si poignant, si envahissant. Et pourtant, la scène se passait au ralenti. Alors même que je visais entre ses yeux, sans réfléchir, la pulpe de mon doigt glissa sur la détente. Le bruit percuta mes tympans, la réalisation des derniers instants s'imprégnant à jamais dans ses pupilles sombres. La poussière et le feu s'élevaient lentement devant le canon, une odeur particulière chatouillant mes narines, alors que la balle s'envolait, filant droit devant elle. Le déchirement de la peau et le craquement des os résonna contre les murs, le sang gicla une dernière fois pour ce soir, et le corps s'effondra, glissant vers le point de non retour. Vers cet abîme duquel personne ne pouvait s'échapper. Le silence retentissait sourdement lorsque l'adrénaline quitta mes veines, et j'abaissais enfin l'arme vers le sol. Je pouvais sentir mon corps trembler, l'exquis parfum de la mort se révélant doucement à moi. Le regard de Marc brûlait sur moi, mais je n'y prêtais pas attention. Après de longues secondes silencieuses, je me détournais de notre cible, calant mon arme à la ceinture. Attrapant mon paquet de cigarettes, j'en glissais une entre mes lèvres, puis agrippais le briquet qui traînait dans ma poche avant de l'allumer. Le feu brillant caressait le poison en tube, et l'étincelle jaillissait alors. La fumée et les cendres s'envolant doucement dans les airs. Sans un regard pour Marc, mes pas claquaient au sol alors que je rebroussais chemin, passant la porte de la cabane pour retourner à la nuit, aux ténèbres, glissant sur la toile obscure de la réalité qui nous entourait.


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The ashes call my name - ft. Marc
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