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 They say I'm caught up in a dream (Cindriel)

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Cindy MoonHumain modifié
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MessageSujet: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Sam 25 Fév - 23:24

They say I'm caught up in a dream


Je bouge dans le fauteuil, à la recherche d’une meilleure position, tout en grognant. J’ai mal dans cette position alors je vais pas la garder. Je soupire. J’ai un peu mal partout en fait. Je ne parle pas de mes côtes fêlées depuis la mission ou encore de mon bras, pas vraiment en réel état d’utilisation. Mais d’une espèce de douleur généralisée. Peut-être un peu de due à la mission qui m’a quand même un peu secouée. Ou peut-être un peu que je dors pas mal à l’hôpital et donc dans des fauteuils plutôt que dans mon lit dernièrement. Pourquoi est-ce que je rentrerais chez moi alors que mes proches sont ici ? Albert est ici et encore pour pas mal de temps. Lydia est ici. Gabriel est ici. Certains de mes collègues sont ici. Je pourrais pas dormir chez moi. Je suis rentrée un peu mais pas chez moi, chez les Jüng pur garder mon petit filleul. Et je me suis endormie avec Aidan dans les bras, blotti contre moi et surement un peu secoué aussi le petit. Je suis passée à la maison seulement pour récupérer Ghost pour ne pas la laisser seule. Du coup je l’avais laissé à Aidan qui était content d’avoir une copine de jeu. Je les avais retrouvé endormi l’un sur l’autre la fois d’après que j’étais partie m’occuper de mon petit amour. Je suis aussi aller travailler mais je peux pas faire grand-chose pour le moment. Du coup, je reste généralement à l’hôpital. Dans ce foutu fauteuil où j’ai mal. Je soupire. Je finis par me lever et aller m’asseoir à côté du lit. Du lit de Gabriel. Doucement, j’attrape sa main sans réaction et je la glisse dans la mienne. Hey… je suis là, tu sais. Je sais pas trop pourquoi je dis ça en fait. Surement parce que j’ai pas forcément grand monde à qui causé en ce moment. Enfin si mais il est hors de question que je cause aux infirmières qui m’expliquent que je dois pas dormir ici. J’aime pas l’hosto. Je fais un effort et je reste auprès de mes proches et on me fait des remarques. Donc non. Puis j’aime pas les personnels soignant. Je sais pas pourquoi. Je ferme les yeux. Je me revois dans un hôpital, repoussant un médecin et me cassant… par la fenêtre. Je sursaute. Hum, Cindy tu as besoin de sommeil. Mais il est hors de question je retourne dans le fauteuil maintenant. De toute façon, je compte pas vraiment dormir dans la chambre de Gabriel. Je passe le voir tous les jours, même plusieurs fois par jours, mais généralement je ne reste pas très longtemps. Parce que voilà. Parce que c’est nous et que je sais pas trop comment faire. Doucement, je porte sa main à mon visage et j’embrasse doucement l’intérieur de sa paume. J’aurais aimé une réaction de sa part, un peu comme quand je gigote dans le lit le matin pour le réveiller mais je sais que je ne dois pas espérer grand chose. Je soupire. Je repose sa main et je reste là immobile. Je sais pas quoi faire. J’ai envie de rester mais j’ai besoin de dormir. Je reste. Je peux rester Gabriel ? Je souris. Parce que je me souviens de la même question que j’avais posé y a quelques temps avant de rester pour la première fois chez lui un matin. Je souris. Doucement, je rapproche ma chaise de son lit. J’appuie ma tête contre son avant bras, en partie allongée sur son lit du coup. Je suis bien là. Ma main dans la sienne. Ma tête contre lui. Mon autre main simplement posée contre son ventre. Je soupire. Tu sais quoi ? J’ai envie de café. Je me dis que ça pourrait me maintenir éveillée. Je suis sure que t’as envie de café aussi. Je parle pour meubler le silence mais petit à petit ma voix diminue. Je finis d’ailleurs par décrochée. Par manque de café. Par besoin de sommeil. Par pas mal de choses. Et je m’endors encore dans une sale position. Je dérive. Je suis enfermée. Y a une pièce bizarre. On dirait que je vis dedans. Mais je suis enfermée. Je le sens. Les murs se rapprochent. Je suis… enfermée. Je tremble. Les murs se rapprochent encore et encore. Et soudain, je hurle ! Waaah ! Je sursaute, je me redresse et manque de tomber de la chaise sur laquelle y a mes fesses, le haut de mon corps appuyé contre Gabriel. Je soupire et me stabilise. Puis mon regarde tombe à nouveau sur Gabriel… qui a les yeux ouverts. Gabriel a les yeux ouverts. Gabriel est… conscient. Et me regarde surpris. T’es réveillé ! J’ai presque hurlé à nouveau. D’un mouvement vif, je grimpe sur son lit, et oubliant ma gêne première quand j’ai compris qu’il savait donc que j’étais venue le voir et que j’avais dormi à son chevet, j’attrape doucement son visage de mes mains pour aller l’embrasser avec toute la douceur dont je peux. Je l’embrasse pour lui faire savoir à quel point je suis heureuse de savoir qu’il s’est réveillé, qu’il est là, consciente que je ne saurais le formuler autrement. Je l’embrasse pour lui faire savoir tout ce que je ressens pour lui. Je l’embrasse parce qu’il est là. Il est vivant. Il est réveillé. Il est là. Il est là. J’en pleure.
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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Dim 12 Mar - 18:07

They say i'm caught up in a dream
EXORDIUM.
Le feu éclairait la scène. Devant lui, Lilianne et son connard de mec. Derrière lui, Martin, qui fixait l’incendie avec stupeur. Les voix qui s’entremêlaient telle une cacophonie énorme dans sa tête. Un vacarme qui le rendait dingue. Espèce de monstre. disait Lilianne, avec une réelle haine dans les yeux. Une haine qui effrayait Gabriel plus que tout au monde. Ce regard, il le connaissait si bien qu’il savait que ce que ça voulait dire. Le mouvement de recul, la voix de son père qui s’élevait dans son dos, les cris de Lilianne contre lui. Et la maison qui brûlait, tel un décor de cinéma. Et tu vas en faire quoi, de ce monstre, hein ? Qu’est-ce que tu as, à lui offrir ? hurlait-elle à Martin. C’était ainsi qu’elle le voyait. C’était ainsi qu’elle l’avait toujours vu. Même pas comme un être humain. Même pas comme le chien qu’on adopte mais qu’on ne calcule plus et qu’on cherche à placer pour s’en débarrasser. Il n’était que ce putain de monstre qui venait de mettre le feu à sa maison, ignorant comment il avait fait. Il avait envie d’hurler, d’hurler pour que tout s’arrête.

Et tout s’arrêta à l’instant où il ouvrit les yeux. Les cris et la lumière projetée par les flammes qui réduisait cette maison misérable en cendre laissèrent la place au silence et une pièce calme. Gabriel cligna plusieurs fois des yeux, pour chasser cette impression de brouillard dans laquelle il avait l’impression de nager. Les questions arrivaient à son cerveau, les unes après les autres. L’endroit dans lequel il se trouvait, la raison pour laquelle il se trouvait là, pourquoi il avait l’impression d’être ailleurs et d’être passé sous un rouleau compresseur… Et la présence de cette fille qu’il avait senti remuer à côté de lui. Les méandres de ce rêve étrange qu’il venait de faire disparurent quand il le reconnut. Cindy. Cindy était à côté de lui. Cindy qu’il ne pensait plus revoir après… Les souvenirs de cette fichue soirée au Pegasus affluèrent dans sa tête, tel un raz-de-marée douloureux. Les images se succédèrent l’une à l’autre. Ezra et lui, échangeant quelques mots, le chaos, les armes, les masques et Dylan. Ouais. Dylan qui le rouait de coups, c’était la dernière chose dont il se souvenait vraiment. Et comme s’il venait de s’en prendre une, une douleur lancinante vint lui scier le crâne. Il serra les dents et ferma les yeux en espérant que ça passe. Ça passait toujours. Il connaissait ça, depuis le temps.

Il rouvrit les yeux, se concentrant sur Cindy. Focaliser son attention sur elle, telle une bouée de sauvetage, c’était ce qu’il avait de mieux sous la main. Depuis combien de temps était-elle là ? Elle avait veillé sur lui ? Etrangement, la savoir là l’apaisa. Rien que de la voir à côté de lui. Il devait se rendre à l’évidence. Elle était tellement importante à ses yeux. Cet effet qu’elle avait sur lui. L’apaisement qu’il ressentait en sa présence. Elle tenait à distance toutes ces pensées sombres. Peut-être qu’il devrait faire semblant de se rendormir, non ? Pour pas qu’elle le voit en train de la fixer, avec ce fichu petit sourire sur les lèvres ? Elle remua, manqua de tomber et se redressa. Gabriel eut tout juste le temps de reprendre un visage neutre, bien qu’un peu interloqué en la voyant émerger de ce qui semblait être un rêve pas très sympathique.
Elle poussa un cri en le voyant réveillé, ce qui l’amena à se demander depuis combien de temps il était dans cet état et surtout quelle tronche il devait bien avoir après avoir traversé tout ça. Mais il n’eut pas le loisir d’y penser, car Cindy déposa un baiser sur ses lèvres. Ce simple geste repoussa un peu plus les mauvais souvenirs et rêves dont il tentait de s’éloigner. La balle qu’il avait pris, son bras en miette ainsi que la volée de coups qui s’était abattue sur lui, tout ça était relégué dans un coin, parce que Cindy était là. Elle était là et comme ce matin où elle était restée pour la première fois, il se sentait étrangement en paix. Il sourit pour de bon, cette fois-ci, quand elle mit fin au baiser. Et, en dégageant quelques mèches brunes du visage de Cindy avec la main qui n'était pas plâtrée, ce fut avec une voix rauque qu’il répondit un faible « Oui.» Et il n’avait pas envie que ça s’arrête. Il voulait qu’ils restent ainsi. Loin de cette horreur qui l’avait amené là. Loin de toutes ces questions qui le torturaient. Dans cet instant où plus rien n’avait d’importance, hormis eux deux.

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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Dim 12 Mar - 22:21

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Je me réveille en sursaut pour voir que Gabriel est réveillé. Cela me fait pousser une sorte de cri, alors que j’énonce une évidence : il est éveillé. Il est éveillé… Il est conscient. Maintenant il est là. Je grimpe sur son lit habilement, ne faisant pas attention à mes douleurs un peu partout. Et j’attrape son visage entre mes mains pour accoler mes lèvres aux siennes. C’est un baiser étonnement doux de ma part. Le plus doux que je lui ai jamais donné, le plus doux que je n’ai jamais donné. En même temps, il vient à peine de se réveiller et il doit avoir beaucoup plus mal partout que moi alors je ne me sens pas de l’embrasser comme une furie. Et ce n’est pourtant pas l’envie de lui qui manque pour faire mais j’ai trop peur de lui faire mal. J’ai trop peur que ce ne soit qu’un rêve et qu’il ne soit pas réellement réveillé. J’ai trop peur qu’il disparaisse entre mes doigts. J’ai trop eu peur qu’il ne se réveille jamais. Je suis… terrorisée. Bien plus qu’après la disparition de mes parents. Bien plus que je ne l’avais jamais été. Peut-être même encore plus que quand j’ai appris qu’Albert avait été mis en 40aine. Ce qui n’était pas totalement rationnel. Ce qui me faisait particulièrement sentir super mal. Tellement mal. Et tellement fatiguée. Et tellement pas mal de truc que je me mettais à pleurer. J’avais pas pleuré depuis des siècles. Métaphoriquement parce que je n’avais pas plusieurs siècles, j’avais tout juste un quart de siècle en fait. J’avais pas pleuré depuis la disparition des parents. Parc que les larmes de nana qui vomit l’alcool ça compte pas comme pleurer, c’est une réaction physique. Et en dehors de ce cas-là, j’arrivais même à pas pleurer de douleur. Pourtant, j’avais pris de vraiment sales coups avec le boulot. Mais voilà, il s’était réveillé. Je le sens répondre à mon baiser et je continue de pleurer. J’ai envie de le serrer dans mes bras mais je n’ose pas, de peur de lui faire du mal. Je finis par mettre fin au baiser, ayant désespérément besoin d’air, que j’avais peur de lui faire mal et que j’avais envie de le voir. Je souris, bien que pleurant toujours, quand il touche mon visage de sa main valide. Je pose une main sur la sienne tendant que l’autre va se nicher sur sa joue, la caressant doucement du bout du pouce. Je devrais prévenir les médecins que tu t’es réveillé. Mais alors que je dis ça, je vais nicher ma tête dans son cou, déposant un doux baiser sur la peau fine de cet endroit avant d’y frotter mon nez. Je sens mon rythme cardiaque diminuer lentement alors que je suis là, remise de mes drôles de rêves et de la surprise de le voit éveillé. Je souris stupidement dans son cou. J’ai eu tellement peur que tu te réveilles pas. Je… je sais pas ce… je… Je sens les larmes qui continue de couler sur mes joues et je tente de me calmer. Je pose ma main sur son torse, tout doucement juste pour sentir son cœur battre et être rassurée. J’ai mal partout dans cette position, particulièrement à mes côtes un peu abimées mais je ne dis rien. Je veux pas me décoller de Gabriel. J’ai trop peur que je me sois trompée et qu’il ne soit plus réveillé quand je bougerais. Je me redresse tout de même, l’embrasse sur la joue doucement. Je vais quand même appelé les médecins. Histoire qu’ils regardent si tout va bien d’accord ? Je tends la main et appuie tout simplement sur le bouton d’appel dont je mets la télécommande sur le bord du lit, là où il pourrait l’atteindre s’il voulait. Je descends ensuite de son lit calmement. Je suis pas sure d’avoir spécialement le droit de grimper sur ton lit. Je suis déjà pas censé rester ici la nuit alors… Je fais une petit moue, réalisant que je venais de lui avouer passer le plus clair de mon temps dans sa chambre. Enfin beaucoup. Pas le plus clair… BREF ! J’étais souvent là quoi. Je fermais les yeux en entendant quelqu’un passer la porte de la chambre. Sauvée par le gong.
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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Lun 13 Mar - 22:10

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EXORDIUM.
Il serait bien resté comme ça, avec elle. Éternellement, s’il le fallait. Ce n’était pas trop demandé ? C’était plutôt raisonnable comme souhait. Rester dans cette petite bulle de paix. Apaisé par la présence de Cindy et de la bonne dizaine de médicaments qu’on avait dû lui injecter. Sa voix lui semblait tellement reposante, malgré les larmes qu’il voyait sur son visage. La dernière fois qu’il l’avait vu pleurer remontait à loin dans son esprit. Et ce n’était pas les mêmes circonstances. Son contact, la vision de son visage, tout ça semblait aussi irréel que l’espèce de rêve étrange dans lequel il avait été plongé. Prévenir les médecins. Non. Il ne voulait pas qu’une personne extérieure vienne interrompre cet instant, pas alors qu’il se sentait bien, pour une fois. Enfin, bien, c’est vite dit. Heureux d’être en vie, peut-être. C’était ça. Pour une fois dans sa vie, il était heureux de vivre.

Il n’aimait pas voir Cindy pleurer, surtout pour lui. Il était resté combien de temps dans cet état ? Combien de jours ? Il l’interrompit alors qu’elle lui faisait part de ses craintes de ne pas le voir se réveiller. «  Je suis là, Cindy. J’ai juste… l’impression d’être passé sous un camion.» Et un fin rire monta de sa gorge. La situation ne se prêtait pas à ça, mais il riait doucement. Il sentait son souffle contre sa peau, ses battements de coeur contre lui, sa main sur son torse. Il aurait bien voulu l’arrêter en la voyant appuyer sur le bouton d’appel. Mais cela impliquerait de bouger. Et là tout de suite, il n’en avait pas particulièrement envie. Pas du tout, même. Il la laissa faire, comme il la laissa se lever du lit. Et resta un peu surpris en entendant les mots qui sortaient de sa bouche. Rester ici… la nuit ? Genre, vraiment ? Elle restait auprès de lui la nuit, tout simplement ? Il s’apprêta à dire quelque chose, enfin, plus un son ressemblant à une interrogation quand il entendit la porte s’ouvrir et qu’il vit quelqu’un entrer. Un infirmier qui arrivait dans le plus grand des calmes, analysa la situation et partit en disant qu’il allait ramener quelqu’un.

Et ça dura un moment. A son plus grand désespoir. Les questions, les tests pour voir s’il avait pu récupérer certaines de ses capacités cognitives, l’impression d’être un cobaye. Il détestait ça. Ce n’était pas la première fois qu’il atterrissait à l’hôpital mais ce n’était pour autant qu’il aimait qu’on lui agite une lampe devant les yeux pour voir s’il arrivait à suivre. Au final, le constat était celui auquel il s’attendait. Besoin de repos, un séjour assez court le temps qu’il arrive à se remettre et on lui conseilla un suivi psychologique. Ce à quoi Gabriel manqua d’éclater de rire. Mais bien sûr. Suivi psychologique de rien du tout. Il avait déjà donné, pour ça aussi. Quand enfin, on le laissa seul avec Cindy, il s’autorisa à souffler. Bon… Le constat était pas si mauvais que ça. Il pourrait remarcher assez vite, son bras allait guérir et les hématomes qu’il avait en grande partie sur le visage allait s’estomper. Mais ce n’était pas ça, qui l’importait tout de suite maintenant. Il avait réussi à reprendre ses esprits pendant qu’on l’auscultait. Et il y avait des questions qu’il devait poser à Cindy. Des questions d’une importance capitale.

« Tu y étais ? » demanda Gabriel en brisant le silence. Il se reprit, bien qu’il se doute que Cindy savait où il voulait en venir. « Au Pegasus ? Tu étais là-bas ? » En son fort intérieur, il espérait que la réponse était négative, que Cindy n’avait pas foutu un seul pied dans ce merdier. Il espérait qu’elle n’avait pas vu le carnage, ni les morts ni même… « Ezra…» murmura Gabriel plus pour lui-même que pour Cindy. Il leva les yeux vers elle, son visage exprimant toute son inquiétude. « Ezra était là-bas aussi. Ainsi que Maggie, Jennifer… Et Dylan… Bordel, elle a eu des problèmes et… Putain, Cindy, dis-moi qu’ils vont bien. Ils vont bien, hein ?» Il avait prononcé cette dernière question avec plus de force qu’il ne l’aurait voulu. Ses doigts serraient le bord du matelas, pendant qu’il revoyait tout ce qui s’était passé, encore une fois, par flash rapide et désordonné.  Il était littéralement pendu aux lèvres de Cindy. Il avait besoin de le savoir, tout de suite, maintenant. C’était étrange comme toute la tension qu’il aurait du ressentir quand il était là-bas se manifestait maintenant. En pire. Avoir une arme sous les yeux, c’était stressant. Mais pas autant que de voir une de ses amies mal en point. Se prendre une balle dans la jambe, c’était douloureux. Mais pas autant que l’idée que ces personnes importantes pour lui aient pu y laisser la vie. Il connaissait tant de gens qui s’étaient trouvés sur place lorsque ces enfoirés avaient fait leur petit coup. Ezra, Maggie, Dylan, Matt, Jennifer… Des personnes qu’il appréciait et qu’il ne supporterait pas de savoir blessées. Il craignait la réponse de Cindy, mais il devait savoir. Malgré la peur qui lui nouait les entrailles.

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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Mar 14 Mar - 10:21

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Je suis blottie contre Gabriel, encore secouée si bien que je n’arrive même pas à finir mes phrases. D’ailleurs, il finit par m’interrompre, me disant que ça va. J’ai envie de lui demander s’il me prend pour une con. Ca fait plusieurs jours qu’il est inconscient alors le coup du “je vais bien” non merci. Au moins Albert, qui râle d’être enfermé d’ailleurs, j’arrive plus ou moins à le croire quand il me dit que ça va. Et j’y crois déjà pas avec Albert. Mais quand j’entends Gabriel rire après m’avoir dit qu’il avait l’impression qu’un camion lui était passé dessus. Je me redresse dans le lit, déplace une de ses mèches de cheveux en lui caressant doucement le visage. Il est là. Il est conscient. Il ira bien… il ira bien. C’était pas un camion mais une explosion est tout aussi efficace. Ca et se faire démonter la tronche par les agents de l’HYDRA ou par les personnes ayant reçu le sérum. Mais je ne dis rien à ce sujet là. Si je peux éviter d’avoir trop à en dire, je préfère. Je préfère toujours avoir à rien dire de toute manière. Et Gabriel doit être pas mal au courant de mon habitude à pas dire ce genre de truc… sauf quand j’ai bu. Mais j’ai pas bu depuis un moment. J’ai pas approché une goutte d’alcool depuis ce qui s’est passé au Pegasus même si l’envie de me bourrer la tronche pour oublier était bien présente mais je n’avais pas envie de ressembler à moi au lycée. A contre coeur, presque à regrets même, je dis à Gabriel que je vais devoir bipper un médecin. Parce que je sais qu’ils vont devoir regarder comment il va. Et comme je le sous entends à Gabriel, je me prend déjà assez de remarques parce que je passe le plus clair de mon temps à veiller sur mes proches à l’hôpital. En même temps, j’aurais bien passé plus de temps avec Albert mais j’avais pas spécialement le droit à cause de la 40aine alors je faisais avec. J’étais aussi allée prendre des nouvelles de Ezra et Dylan, pour les transmettre à Lydia qui après tout avait ouvert le Pegasus avec Dylan avant ce bordel et parce que je connaissais suffisamment Gabriel pour savoir qu’il me les demanderait une fois réveillé. J’étais d’ailleurs étonnée qu’il n’ait encore rien dit mais il venait à peine de se réveiller. L’embrassant d’un baiser rapide sur le bout de ses lèvres, je me pousse de son lit, fermant les yeux pour reprendre ma connerie. Une première personne rentre dans la pièce et ressort et bientôt c’est une cohorte de médecin qui se bousculent.

Je les regarde s’occuper de Gabriel en silence, tentant de me faire le plus petite possible mais notant chaque information qu’ils donnent. Il devrait aller bien. Il devrait pas garder trop de séquelles physiques. Ils ne sont pas assez fou pour parler des séquelles psychologiques et d’une certaine manière je les remercie. J’en sais juste assez sur Gabriel pour savoir qu’il garde déjà assez de marques de son passé pour qu’on ne mentionne pas les nouvelles tant que possible. Je me rends compte qu’ils doivent bientôt avoir fini quand une infirmière se dirige vers moi avec un gobelet d’eau et des cachets. Merde, je me souviens maintenant pourquoi je me casse d’habitude quand les docteurs viennent. J’aime pas prendre ses conneries. Mais y a Gabriel dans son lit et je veux pas qu’il sache que je me suis un peu trop fait tapée dessus par HYDRA, alors j’attrape le cachet que j’avale rapidement sans rien dire. Mon regard est pourtant clair : je déteste cette putain d’infirmière. Les cachets risquent de m’embrouiller l’esprit plus qu’autre chose, j’aime pas trop les anti douleurs. J’aime pas les hôpitaux. Mais je suis contente d’être restée. Je m’approche de Gabriel quand la première question sort de sa bouche. J’aurais du la voir venir. Je m’assois sur la chaise la plus proche en grimaçant. Je sais qu’il n’aura pas que celle-ci, pas que de savoir si j’étais là. Oui. Je vais pas m’étendre sur le sujet parce qu’il me posera de toute manière plus de question. Je grimace quand il prononce le prénom de son meilleur ami. Le reste ne tard pas. Je ferme les yeux mais je peux sentir qu’il me regarde, qu’il m’observe en attendant une réponse. Putain Gabriel. Je devrais pas te dire ça. Je sais même pas comment il va réagir. Il vient seulement de reprendre conscience… Tu devrais te reposer. Vague tentative de détourner la conversation mais ses protestations silencieuses ont raison de moi. Je soupire et me laisse aller à l’arrière dans mon siège. Mes côtes me font mal, mon bras aussi. Et la situation me déroute. Je frotte mes joues. Non, ils vont pas bien. Personne peut aller bien après ce qui s’est passé là bas. Lydia… je sens mon coeur me serrait en pensant à mes proches. Jessica… le reste de la garde aussi, tout le monde n’est pas spécialement en bon état. Je… Il y a eu un problème à cause de HYDRA, une partie de la population est en 40aine. Ils en font partis. Je me redresse pour me pencher en avant et le regarder. Son visage n’exprime que de l’inquiétude. Je soupire. Albert y est aussi. Et là c’est mon inquiétude qui parle. Je me mords les lèvres. Je sais même pas si j’ai le droit de te dire tout ça. Tu viens à peine de te réveiller mais… Dylan a fait une fausse couche. Et Jennifer Walters est toujours inconsciente. Elles vont s’en sortir. Et les autres sont en bien meilleur état. J’avais dit les deux dernières phrases un peu plus fort, avec plus de conviction. Doucement, je tends le bras et j’attrape la main valide de Gabriel dans la mienne. Je le sers pas trop fort pour ne pas lui faire mal. Je suis désolée… D’être la personne qui te dit ça. D’avoir à te dire ça. Désolé qu’on ait rien pu faire pour empêcher tout ça.

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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Mar 14 Mar - 23:53

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EXORDIUM.
Elle y était. Dans ce fichu carnage. Elle y était. Ce qui expliquait l’infirmière insistant pour qu’elle prenne quelque chose. Cindy Moon, fidèle à elle-même. Refusant de prendre un traitement mais insistant pour qu’une flopée de médecin vienne le voir, lui, alors qu’il n’en avait pas la moindre envie. Gabriel réalisa que si elle s’était trouvée là-bas, elle aurait pu y laisser sa peau. Il aurait pu la perdre. Et cette pensée le glaça sur place. C’était drôle comme le fait d’être bourré de médocs le rendait un peu moins enclin à se mentir à lui-même. Cindy était bien plus importante pour lui qu’il n’aurait jamais voulu l’admettre. Tellement importante à ses yeux que l’idée de la perdre lui était juste insupportable. Il se faisait un peu pitié, comme ça, à penser comme le pathétique héros d’un roman pour ado, un piètre Roméo qui ne jurait plus que par les beaux yeux de sa Juliette. A la différence qu’ils n’étaient pas d’un clan ennemi, qu’ils n’étaient plus des adolescents et qu’ils étaient en vie tous les deux.  Il mettrait ça sous le compte des médicaments, quand il y repenserait, mort de honte. Pour l’instant, il était à deux doigts de se convertir à une religion quelconque et de remercier n’importe quelle entité supérieure de lui avoir ramené Cindy en entier. Il préféra ne pas poser de question sur son état. Elle ne lui répondrait pas. Parce que c’était ce que Cindy faisait. Elle ne disait jamais quand elle avait mal, quand elle était blessée ou quand elle n’allait pas bien. Pas sans de l’alcool dans le sang en tout cas. Parce qu’au fond, elle était aussi douée que lui pour parler d’elle.

Il aurait pu se contenter de ça, du bonheur de la savoir près de lui, en vie, s’il n’avait pas pensé ensuite à Ezra. Et ce fut alors que les questions sur ses proches s’enchaînèrent, au même titre que les images qui affluaient dans sa tête au point de lui coller la migraine du siècle. Il voulait entendre de la bouche de Cindy une réponse positive, qu’elle lui dise qu’ils allaient bien. Qu’ils étaient vivants. Tu devrais te reposer. Merde. Elle essayait de gagner du temps, là, non ? Si elle ne lui avait pas dit oui, tout de suite, d’office pour le rassurer, c’était que c’était bien ce qu’il pensait ? Il se sentait sur le point d’exploser. Cindy ne voulait pas lui répondre, c’était ça, hein ? Et pourquoi refuserait-elle de lui répondre si les autres allaient bien ? C’était en train de devenir un réel bordel dans sa tête. Un vrai de vrai. Avec un vrai torrent de craintes, d’interrogations, d’hypothèses toutes plus affreuses les unes que les autres qui lui traversait la tête, accélérait son rythme cardiaque de façon anormale et lui donnait envie d’hurler pour que ça s’arrête. Il fixait Cindy, sans pouvoir ouvrir la bouche. Réponds-moi, Cindy. Réponds-moi, s’il te plait telle était la supplique silencieuse qu’il ne formulait pas.

Puis la réponse tomba enfin, brisant un silence qui n’avait, à ses yeux, duré que trop longtemps. Il venait littéralement de se prendre le ciel sur la tête. Il s’accrochait à chaque mot de Cindy, chacune de ses pauses, refusant d’y croire. Une quarantaine ? Mais pourquoi ? De quelle genre de quarantaine parlait-elle ? Le frère de Cindy y était aussi et elle était restée là, avec lui ? La suite acheva de le plonger dans un état proche de la folie.  Jennifer était inconsciente. Dylan… Dylan avait perdu le bébé. Gabriel ferma les yeux en entendant ces mots et serra les poings. Les autres étaient en meilleur état, disait Cindy. Ezra et Maggie étaient en meilleur état. Ils étaient vivants. En quarantaines, mais vivant. Mais Dylan avait perdu son enfant. Et il n’avait rien pu faire pour l’aider. Il garda les yeux fermés. Même s’il voulait pleurer, il ne pourrait pas. Il n’en avait pas le droit. Il était trop en colère pour ça. En colère contre Hydra, en colère contre lui-même.

Sans regarder Cindy, les yeux toujours clos, il murmura : « Arrête. » Elle était désolée. Désolée de quoi ? Il pourrait passer ses nerfs sur elle, même si elle n’était en rien responsable de sa situation. Il pourrait la détester pour les nouvelles et les réponses qu’elle lui donnait alors qu’il lui avait demandé. Ce n’était pas à elle d’être désolée. Ce n’était pas elle de s’excuser. La haine qui le ravageait de l’intérieur n’était pas dirigée contre elle. Elle était dirigée contre Hydra. Il n’arrivait plus à penser clairement, ni à dissocier le bien du mal. Il voulait voir Hydra brûler. Brûler d’un bel incendie qu’on verrait depuis le ciel, comme la fumée qui avait été visible le 11 septembre 2001. Il voulait retrouver ces enfoirés et faire un Ground Zero de leur quartier général pour les réduire en cendre, un par un, pour qu’ils souffrent autant que ses amis avaient souffert ce soir-là. Il allumerait lui-même ce feu s'il le fallait.
La main de Cindy sur la sienne le ramena dans cette chambre d’hôpital où il se retrouvait bloqué, dans un état qui rendait son envie de vengeance impossible à réaliser. Il tourna la tête vers elle. Elle aussi, elle avait des proches là-bas. Son frère. Et peut-être d’autres personnes qu’il ne connaissait pas. C’était dur pour elle aussi. Et elle n’était peut-être pas venue le voir pour le trouver dans cet état. Il attrapa sa main et la serra. Il était stupide. Voir Hydra brûler ? N’importe quoi. La vengeance, c’était une idée séduisante mais encore fallait-il en avoir les moyens. Et lui, il avait quoi, à part un bras valide et sa grande gueule ? Rien du tout. Quel crétin il faisait. Au moins, Cindy était en vie. Et lui aussi, même s’il n’avait franchement pas l’impression de le mériter. Son meilleur ami, sa soeur de coeur et sa patronne se trouvaient là-bas, avec Dylan qu’il n’avait pas été capable d’aider. Se réveiller pour entendre ça, ça faisait mal. Mais avait-il le droit de se plaindre ? « Merci.» Merci de m’avoir dit la vérité. Il soupira, ne trouvant pas d’autre mot. « Je suis désolé pour ton frère.» Il savait combien la famille était importante pour elle. Telle qu’il la connaissait, elle avait certainement du faire les cents pas. S’était-elle seulement reposée depuis ? Mais un vrai repos, pas juste une sieste de quelques minutes ? « Toi aussi, tu devrais te reposer. Pour de vrai.»

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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Lun 27 Mar - 12:48

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J’annonce la suite de mauvaise nouvelle à Gabriel sans aucune émotion dans la voie. Surement parce que je suis pas spécialement sûre de ce que ça va donner sinon. Parce que c’était sûre je connaissais pas vraiment Ezra, je l’avais seulement croiser au Pegasus. Je connaissais un peu plus Dylan. Et puis Jennifer, j’avais vu l’avocate qu’à quelques reprises mais je la trouvais fort sympathique. J’étais pas aussi proche de ses personnes que Gabriel mais ce n’était pas plaisant. Et puis il y avait aussi Lydia et Albert. Et Carol et Jake et Jean et Scott et Raven et… Bref, y avait un certain nombre de personne que j’appréciais en quarantaine et un certain nombre de personne que j’appréciais en mauvais état. Alors je me contente de dire ça d’une voix neutre. Je vois qu’il ferme les yeux et j’imagine sans mal la colère qui bouillonne à l’intérieur de lui, la même bouillonnant en moi. C’est aussi pour cela et parce que j’en ressentais étrangement le besoin, que je tendis la main pour attraper celle de Gabriel dans la mienne. Je la serrais doucement pour ne pas lui faire mal mais pour bien sentir le contact de sa peau contre la mienne. Je m’excusais. De quoi ? Je ne savais même pas. Enfait si. Je m’excusais qu’on n’ait pas sauver tout le monde avant que quelqu’un ne soit blessé. Je m’excusais d’avoir été en retard à cette putain d’ouverture parce que j’aurais peut être pu faire quelque chose sinon. Je m’excusais de pas avoir été là quand il aurait pu en avoir besoin. Je m’excusais d’être dans un état des plus pathétique. Je suis désolée d’être la personne qui avait à lui dire tout cela. Qu’est-ce que j’aurais aimé que quelqu’un d’autre le fasse mais ça n’aurait pas spécialement été juste pour l’autre personne. C’était juste pour personne de toute manière. Il murmure mais sa voix me fait presque sursauter, alors que je n’avais même pas remarqué qu’il avait ouvert les yeux. Je hausse un sourcil. Arrêter quoi ? De m’excuser ? Sûrement pas. C’était mal me connaître de croire qu’on pouvait me forcer à arrêter mais je décidais de prendre ça comme une demande et de me taire. Je me contentais de me mordre la lèvre et de tenir sa main dans la mienne. Je sens la douleur de mes côtes s’effacer un peu et je devine que les médicaments que m’a donné l’autre bonne femme commencent à faire leur effet. J’ai envie de tirer la tronche mais je me retiens parce que j’ai encore moins envie que Gabriel le sache. Merci ? Mais qu’est-ce qui va pas chez lui ? Je le regarde avec des yeux grands ouverts. Comment on peut me remercier de lui avoir dit que la fiancée de son meilleur ami a perdu son enfant. Il s’excuse pour mon frère et je tente de lui faire un sourire rassuré. La quarantaine durera pas. Albert ira bien. J’entends bien que ma voix tremble, prouvant que je n’y crois qu’à moitié. Mais bon, le SHIELD et les meilleurs scientifiques de Genosha ont pris l’affaire en main. Il n’y a pas de raison que ce que je vienne de dire soit faux n’est-ce pas ? Je rigole presque quand il me dit de me reposer. Ne t’inquiète pas. Je suis mise à pied jusqu’à guérison, j’ai tout le temps du monde pour me reposer et m’emmerder. Et puis, c’est rien. J’ai juste pris quelques coups et dormi dans les fauteuils de merde de l’hosto. Je hausse les épaules. Il a déjà très bien compris que je dois passer un certain temps ici alors… ça ne sert plus à rien de faire semblant. J’ai pas l’énergie pour. Doucement je rapproche ma chaise de son lit. Tu risque d’être ici encore un moment, tu voudras que je te ramène un truc ? En dehors d’une tasse de café mais je crois que si je vais la chercher maintenant, l’infirmière va m’exploser.

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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Dim 9 Avr - 19:23

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Il n’aimait pas ces émotions négatives. Cette envie de sang qu’il sentait parcourir ses veines comme une vive brûlure. Il détestait ça. Car ce n’était pas lui. Il s’était juré de s’éloigner de toute violence, pour ne pas finir comme sa tarée de mère qui ne savait s’exprimer qu’en utilisant ses poings. Quand on avait des parents défaillants dans leur rôle, on suivait deux voies distinctes. La première, c’était la même que celui qui nous avait marqué. On reproduisait ses comportements, on pensait de la même façon, on appliquait ce qu’on avait vu à la maison en songeant que c’était peut-être normal. La seconde, c’était une voie totalement opposé. On faisait tout pour ne pas lui ressembler. Et Gabriel, sa plus grande crainte, c’était clairement d’être comme elle. Qu’elle possède une quelconque tare héréditaire et qu’il se retrouve à se montrer aussi violent qu’elle. Il ne voulait pas que ça arrive. De toutes ses forces, il espérait qu’il ne serait jamais comme sa chère et tendre - cette blague - mère. C’était peut-être idiot comme peur, mais c’était probablement la plus forte. Celle qui ne quittait jamais son esprit et qui le narguait au plus profond de lui. Alors ressentir toute cette haine, cette colère brûlante en apprenant de la bouche de Cindy l’atroce vérité le paralysait sur place. Aussi sûrement que cette culpabilité qui le rongeait avec cette petite voix qui murmurait à son oreille qu’il était responsable de l’état de Dylan.

Mais tout ça vola en éclat quand il sentit la main de Cindy. Par ce simple geste, elle l’avait apaisé aussi sûrement qu’une dose bien corsée de médicament. Et ça suffisait pour qu’il se tienne tranquille au lieu de partir en croisade contre des fichus moulins à vent. Cindy était restée pour veiller sur lui alors qu’elle avait sans doute mieux à faire comme s’occuper de son frère par exemple. Et quand Gabriel lui annonça qu’il était désolé pour ça, elle lui répondit avec un sourire, bien que sa voix tremblait quand elle lui disait ça. Sans rien ajouter de plus, ce fut à lui de serrer la main de Cindy dans la sienne. Juste avant de lui suggérer de se reposer pour de vrai. Là, il retrouva la Cindy Moon qu’il connaissait. Celle qui ne voulait pas qu’on s’inquiète pour elle. Mise à pied jusqu’à la guérison ? Ça voulait dire quoi, ça, exactement ? En fronçant un sourcil, il la laissa continuer. Le mot «guérison» était imprimé dans sa tête. Elle avait eu plus que quelques hématomes, hein ? Il ne posa pas la question, parce qu’il savait que là, elle ne lui répondrait pas. Elle ne lui répondrait pas et changerait de sujet. Cindy Moon dans toute sa splendeur. Il ne pouvait que croire ce qu’elle disait. Il l’aimait comme ça, de toute façon.
… Est-ce qu’il venait seulement de penser ça ? Qu’il l’aimait ? Oui. Clairement. Il l’avait pensé, et sans la moindre hésitation. Et putain que ça lui faisait peur d’assumer seulement qu’il puisse accepter l’idée d’être amoureux. Parce qu’aussi loin qu’il se souvienne, il n’avait jamais ressenti ça pour quelqu’un d’autre qu’elle. Ce besoin de la savoir à l’abri, de s’inquiéter pour elle, l’effet que lui faisait sa présence, son contact, tout ça à la fois. Elle était devenue tellement indispensable pour lui. Tellement qu’il en avait peur, de ce qu’il ressentait pour elle. Peur de s’en éloigner.

Et pourtant. Ouais. Il était clairement amoureux d’elle. Raide dingue, aussi. Sa voix résonna à ses oreilles encore une fois.  Un sourire s’élargit sur ses lèvres quand elle prononça le mot café. Putain, qu’est-ce qu’il ne donnerait pour un café, là tout de suite. « Bordel, ouais…» ça lui avait échappé. Il grimaça en entendant la suite. Ouais, ils allaient se faire exploser tous les deux. Cindy pour être allée le chercher et lui pour en avoir pris dans son état. « Je vais me contenter d’eau, dans ce cas. » marmonna Gabriel. Envolé la possibilité d’avoir un café. Dommage, il en aurait bien pris un, là. Et maintenant qu’il avait cette idée en tête, il allait y penser jusqu’à ce qu’il ait sa dose de caféine. C’était possible de lui injecter par intraveineuse ? Il demanderait, tiens.  « Rien ne presse de toute façon, je ne vais pas sortir demain, apparemment. Et si je survis à l’ennui profond que ça va me faire de rester là, il va falloir que je survive à ma belle-mère hystérique qui ne va plus me lâcher d’une semelle.» Il s’était fait une entorse une fois, quand il était gamin. Un truc de rien du tout qui arrivait fréquemment. Maritza avait été intenable pendant toute la durée de la convalescence de son beau-fils et même après. Alors le Pegasus… Il en avait pour six mois ferme avec Maritza comme geôlier qui allait lui demander un rapport complet et détaillé de chacune de ses sorties. Certaines choses ne changeraient pas.


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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Dim 9 Avr - 23:30

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Je capte sans mal le froncement de sourcils de Gabriel quand je suis que je suis mise à pied jusqu’à guérison. Je sais pas si c’est l’idée que je sois mise à pied ou que je sois en guérison qui le fait froncer les sourcils. Et je dois avouer que les deux me font à peu près autant chier pour l’instant. Le seul avantage ? Je peux venir voir Gabriel comme je veux surtout que je soupçonne l’équipe médicale de pas me mettre dehors pour pouvoir checker mon état entre deux. Ils ont l’air de penser que je dois avoir des séquelles psychologiques de ce qui s’était passé. Ils me connaissaient pas. Ils savent pas qu’il n’y a pas grand-chose qui puisse m’atteindre. Et ils savent pas qu’il en faudra bien plus pour me laisser des séquelles psychologique. Au pire, je noierais ça dans un peu trop d’alcool. Je devais juste pas approcher à nouveau d’autres genre de substance parce que j’étais pas à l’abris d’un contrôler au boulot et que je ne voulais surtout pas perdre mon travail. Mais bon… j’allais éviter de dire à Gabriel que je risquais juste de retomber dans la drogue hein…. Et puis y a d’autres avantages : je peux venir voir Lydia à l’hôpital, je peux m’occuper de Aidan, je peux aller voir Albert et mes collègues en quarantaine. C’est déjà ça oui… Je peux même m’occuper de mon chien que je voudrais pas laisser seul mais pour ça j’ai l’aide de Laura, la meilleure amie d’Albert. Et de Aidan qui adore Ghost. Mais bon, je compte pas m’attarder ce sur genre de sujet. Parce que je veux pas que Gabriel sache que je ne vais pas aussi bien que j’ai envie de lui faire croire. Et parce que j’ai pas envie d’en parler de toute manière. Alors je rigole en lui demandant s’il a besoin que je lui ramène quelque chose. Après tout, ce serait pas la première fois que je m’introduis chez lui en son absence et je sais très bien qu’il est au courant que je le fais. La première nuit après le Pegasus, avec Albert en quarantaine, Gabriel à l’hôpital comme Lydia, j’étais allée dormir chez Gabriel. Je m’étais sentir bien dans ses draps qui sentaient comme lui. Et j’avais fini par m’endormir de fatigue. Je souris en lui disant que par contre le café ça risquait de pas être possible. J’entends tout de suite son oui précédé d’un gros mot et je rigole doucement avant d’aller l’embrasser sur la joue en rigolant. Va pour l’eau. Le lâchant, à regret, je vais lui servir un verre d’eau ainsi que un pour moi que je lui ramène. Après je grimpe sur le bord de son lit où je m’assoie en tailleurs de manière à pas le gêner vu qu’il est encore allongé. Je le regarde boire son verre d’eau en tentant de trier vaguement mes pensées. Parce que je l’avais lâché à regret. Que j’étais venue plus souvent le voir que je n’avais vu Lydia. Parce que… parce que j’avais eu tellement peur de le perdre. Parce que j’avais pleuré quand il s’était réveillé. Et qu’au fond je crois que je savais ce que ça voulait dire. Je le savais depuis ce matin où j’étais restée chez lui pour la première fois et que je lui avais fait le petit déjeuner. Je voulais juste pas le reconnaitre. Pas le savoir. Parce que j’avais peur. Peur d’admettre que j’aimais Gabriel. Je grimace en hochant la tête quand il dit qu’il ne va pas sortir demain. Mais demain, je te ramène du café, promis. Je connais l’histoire d’amour entre Gabriel et son café. Je serais presque jalouse. Je rigole quand il mentionne sa belle-mère. Elle est venue te voir, souvent. Ton père aussi. D’ailleurs, je vous expliquais pas la tête que j’avais tiré la première fois que j’avais vu Maritza en revenant dans la chambre de Gabriel. J’avais essayé de me casser discrètement mais c’était raté. Puis elle avait failli me surprendre chez Gabriel aussi mais j’étais sortie par la fenêtre en entendant la porte s’ouvrir. Elle faisait peur sérieux… Puis elle me regardait comme si elle savait. Comme si elle savait tout. Au moins Martin, il était pas super causant et il me posait pas de question quand je le croisais. Je… j’ai dit à Maritza que j’étais une amie de Ezra. Ce qui était parfaitement faux, c’était à peine si je le connaissais en dehors des fois où je l’avais vu au Pegasus ou chez Lydia. Je savais pas si… euh… si tu lui avais dit. Puis je savais pas trop ce que je suis pour toi alors j’ai préféré rien dire. Je dis ça méga vite avant de baisser la tête et de regarder mon verre d’eau vide. Merde pourquoi j’ai dit ça déjà moi ?
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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Mar 18 Avr - 0:24

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Pas de café. Cruelle déception. Il ne savait pas combien de temps il avait dormi - pardon, était resté dans le coma - mais ne pas avoir son café tout de suite était une torture pour lui. Pas autant que tout le reste, ça, c'était certain. Mais à défaut de pouvoir autre chose que de broyer du noir, il pouvait au moins râler sur son sévrage forcé de caféine. En acceptant de tourner à l'eau - bien la première fois de sa vie qu'il devait se contenter de flotte, putain - il faisait bonne figure. Même s'il n'aurait pas de répit avant d'avoir de la caféïne dans les veines. Parce que le café, c'était sacré. Et c'était qu'il devait être dans un sacré pitoyable état pour qu'on lui prive de ça. Jusque là, Gabriel ne s'était pas vraiment soucié d'à quoi il ressemblait. Non pas que la question ne l'interessait pas, mais il avait eu clairement d'autres priorités. Comme savoir ce qui était arrivés à ses proches pendant la prise d'otage, par exemple. Du coup, ça soulevait des questions sur son aspect physique. Et sur comment il avait dérouillé aussi. Mais ça, ce serait pour plus tard. Bien plus tard. Quand il pourrait y réfléchir sans ressentir l'angoisse sourde qui lui nouait les entrailles ou les souvenirs qui bloquaient sur des scènes qu'il ne pensait pas voir un jour. Comme les gens qui étaient avec eux dans le garde-manger et qui s'étaient fait descendre froidement quand l'incendie avait commencé. Comme l'expression affolée de Dylan en s'apercevant qu'elle était en train d'accoucher. Comme... Stop.  Non. Pas maintenant. Pas alors que Cindy était là. Il aurait tout le temps de se mettre dans des états pas possibles quand il serait seul.

Il lança un sourire à Cindy qui lui promit de lui ramener du café le lendemain. Il était prêt à attendre qu'elle revienne avec. Juste parce que c'était elle.  Il allait passer un bout de temps ici visiblement. Le temps de guérir un peu. Cela aurait été trop beau qu'on le laisse sortir directement. Si ça ne tenait qu'à lui, son sac serait déjà prêt et salut la compagnie. Mais non, malheureusement, ça ne marchait pas comme ça. Même s'il l'avait voulu, il ne pouvait pas partir comme ça. On ne le laisserait pas aller bien loin. Et même en supposant qu'on le laisse sortir au bout de trois jours, il n'échapperait pas à Maritza. Et il fit cette remarque à haute voix. Cindy l'informa alors qu'elle était venue le voir. C'était déjà un miracle que ce soit Cindy qu'il trouve à son réveil et non sa belle-mère. Lors de son dernier séjour à l'hopital, elle ne l'avait pas lâché d'une semelle.  Mais il ne doutait pas une seule seconde qu'elle était venue souvent. Ainsi que son père. Et si Cindy le disait, c'était que... elle l'avait croisé ? Rah, merde. Merde, merde, merde. Et voilà qui n'était pas du tout prévu au programme. Elle avait dû lui poser des questions. Et la harceler jusqu'à ce qu'elle lui réponde. Et Cindy lui confirma tout ça. Elle avait répondu qu'elle était une amie d'Ezra. L'excuse parfaite. Si Ezra était en quarantaine et que Cindy disait être son amie, ce n'était pas étonnant de la trouver dans sa chambre à lui.  Il doutait que ça parviendrait à contenter la Gestapo, mais ça suffirait, s'il jouait le jeu également.  
Et là. La question à dix milles dollars. Ce que Cindy était pour lui. Il marqua un silence. Est-ce qu'il pouvait lui dire clairement ce qu'il ressentait pour elle ? Etait-il prêt pour ça ? Au pire, il était shooté aux médocs, donc ça pouvait passer crème, non ? Où justement, le fait de savoir qu'il était shooté et que c'était l'excuse parfaite si jamais ça tournait mal n'était-il pas... Il disait quoi, déjà ? Ah oui. Ce que Cindy était pour lui. Elle était quoi, pour lui, la Cindy ? Quand il arrivait à placer une fille avant le café, c'était une preuve irréfutable, non ? Et elle... Elle n'était pas n'importe quelle fille, quoi. Elle était tellement importante pour lui. Et pendant qu'il se trouvait dans ce maudit garde-manger à voir tout espoir de s'en sortir vivant réduire au fil des heures, la dernière pensée qu'il avait eu avant de sombrer dans le coma, c'était quoi ? A part le "PUTAIN DE SA MERE J'AI MAL !" ? C'était bien qu'il regrettait de ne pas avoir dit à Cindy combien elle comptait pour lui. Même en pensée, il n'arrivait pas à le dire. A croire qu'il faisait un fichu blocage sur le fait de devoir exprimer ses sentiments.

Mais il était temps que ça change, pas vrai ? Il savait ce qu'il ressentait pour elle. Et les paroles d'Ezra, celles qu'il lui avait dit ce jour-là au café quand il lui avait parlé de Cindy pour la première fois, lui revinrent en mémoire. «J’trouve que c’est un beau jour pour arrêter de se voiler la face et peut être se bouger les fesses pour conquérir le cœur d’une certaine nana.» Même en quarantaine, son meilleur ami avait le don de le pousser à faire des trucs qu'il n'aurait jamais fait en temps normal. Alors Gabriel prit une grande inspiration. Okay, c'est le moment. Marqua un nouveau silence. Dis-lui. Ouvrit la bouche. Dis-lui "je t'aime". Resta figé un instant avant de se ressaisir. Trois mots, putain. C'est pas si compliqué. « Je... »  Pourquoi c'était si difficile ? « Je t'... » La porte s'ouvrit, brisant sa concentration. Il tourna vivement la tête pour voir qui était là. Et se figea net en découvrant l'identité du visiteur gênant. Putain, non. Non, non, non. Pas elle, bordel. Pas maintenant.  « Qu'est-ce que tu fous là, putain ? » lança-t-il en découvrant sa mère qui s'avançait, tout sourire.

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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Mer 19 Avr - 11:25

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Très rapidement, Gabriel essaye de faire une blague. Enfin je pense qu’il tente de faire une blague. Surement qu’il veut détendre l’atmosphère et je lui en suis reconnaissante. Parce que je me sentais pas super bien fine d’avoir été la personne qui avait du tout lui expliquer à son réveil. J’en viendrais presque à regretter d’avoir été là. Et c’est quand il dit que Maritza n’allait pas le lâcher d’une semelle que je me dis que j’aurais bien laissé à Maritza l’honneur de lui annoncer toutes les mauvaises nouvelles comme la quarantaine, Dylan qui a perdu le bébé, son patronne dans le coma et ce genre de chose. Mais ça aurait voulu dire ne pas être là quand il s’était réveillé et finalement j’étais assez contente d’être là. De l’entendre me parler, de le sentir serrer ma main dans la sienne ou ce genre de chose. Si bien que je lui promets de lui ramener du café demain pour lui promettre d’être là demain. Et le jour d’encore après et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il sorte de cet hôpital. Je ne comptais plus me passer de lui, plus jamais. Enfin… Bref, je l'informe que oui Maritza et son père étaient venus le voir, souvent. Ils étaient là presque aussi souvent que moi même s’ils avaient tendance à rester moins souvent. Je pense que Martin avait du mal à venir voir son fils dans cet état. Et y avait cette fille là, blonde avec de longs cheveux et qui donnait l’impression d’être dangereuse malgré sa robe à fleure, qui l’accompagnait parfois. Je m’étais dit que je demanderais à Gabriel qui elle était mais à peine ai-je pensé à elle que je l’oublie déjà, vu qu’elle n’était qu’un détail. Après tout, Martin et Gabriel devaient bien connaitre des gens en commun et j’avais peut être pas envie de savoir qui elle était finalement. Mais bon, très vite je dis à Gabriel que je me suis faite passer pour une amie de Ezra. C’était crédible franchement. Vu l’état de Ezra et Dylan, ils pouvaient pas venir voir Gabriel eux même. c’était logique qu’une amie à eux prenne de ses nouvelles. Mais quelque chose me disait que Maritza n’y avait pas cru une seule seconde à mon cirque. Mais… je n’avais pas pu. Pas pu lui dire que j’étais la fille qui dormait tous les soir avec son fils. Je ne savais même pas si Gabriel avait parlé de moi à ses parents et c’était pas à moi de le faire pour lui non ? J’en savais rien, je n’avais pas trop de parents pour comparer. D’ailleurs, sans trop réfléchir, je lui balance que je n’avais pas su dire quoi d’autres parce que j’étais pas bien sûre de savoir ce que j’étais pour lui. Mais je savais ce qu’il était pour moi. Il était le type qui occupait toutes mes pensées, qui me faisait perdre la tête, sans qui je sentais un drôle de vie, sans qui j’avais l’impression d’étouffer. Il était… Gabriel. Ma bouée de sauvetage. Bien plus qu’à l’époque où il m’empêchait de littéralement me noyer dans l’alcool. J’entendis sa voix alors je relevais la tête. Il ? Il quoi bordel ? J’entends le début de son qui sort de sa bouche et je me tétanise, pas sûre de ce qui allait se passer, quand la porte s’ouvre. Une partie de moi ne peut pas s’empêcher d’être soulagée. Je suis pas sûre d’être prête à ça. Je suis pas sûre de le mériter. Je sens tout de suite une tension s’abattre sur la pièce mais je fixe toujours Gabriel. parce que j’ai vu l’horreur se peindre sur son visage. J’entends la question qu’il pose et je me retourne pour faire face à sa mère qui s’avance vers nous. D’un bond, je saute du lit et m’interpose entre eux deux. Dégagez d’ici. J’ai jamais posé la question à Gabriel. J’ai jamais osé lui demander ce qu’elle avait fait. Mais je savais reconnaître des cicatrices et qu’est-ce qui avait pu les laisser. Je les avais vu sur ses bras enfants, sur tout le reste de son corps depuis. J’avais pas trop eu besoin de comprendre. Je savais qu’il avait fini par se casser de chez sa mère pour aller vivre chez son père, Martin. J’avais compris. Vous n’avez pas à me donner d’ordres. J’entendis Gabriel dire quelque chose mais mon cerveau n’analysa pas réellement ce que c’était. C’est pas un ordre mais une menace : approchez le et je vous jure que vous aurez jamais été aussi heureuse de déjà vous trouver dans un hôpital. Je doute qu’ils réussissent à m’en empêcher Je sais que je serais capable de le faire. J’étais pas un membre de la garde rouge pour rien et j’étais probablement beaucoup plus rapide que cette nana. Quant au service d’ordre, il n’aurait pas le temps d’arriver que j’aurais déjà transformé le visage de cette nana en laitue. Oui en laitue, aussi moche, aussi difforme, aussi “ça ressemble à rien”. Et même s’il avait été en état, je doute que Gabriel essaye de m’arrêter. Donc maintenant vous allez gentiment sortir de cette chambre avant que je m’énerve. Je suis pas particulièrement patiente comme fille. Pas le moins du monde oui.

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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Mer 19 Avr - 12:32

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EXORDIUM.
Pour la première fois de sa vie, il avait été prêt à dire réellement ce qu'il ressentait. Des mots qu'il n'avait jamais prononcé envers qui que ce soit. Des mots lourds de sens qui ne devaient pas être dit à la légère. Et pourtant, Cindy était celle qui les entendre. C'était à présent une certitude dans son esprit. Plus besoin de se cacher derrière des excuses, de se dérober comme le dernier des lâches. Au fond de lui, il le savait depuis qu'ils s'étaient croisés au Pegasus bien avant l'ouverture qui avait viré au drame. Il le savait depuis qu'il en avait parlé à Ezra lors de ce lendemain de soirée bien arrosé.  Il avait juste été suffisament con pour refuser de l'admettre. Après tout, depuis quand ça l'atteignait qu'une fille ne reste jamais ? Depuis quand il y accordait de l'importance ? Et depuis quand il était heureux de voir la voir rester ? C'était plus difficile qu'il ne se l'était imaginé. Il y avait des gens capables de dire ces trois mots avec une simplicité déconcertante. Mais pas lui. S'exprimer clairement et simplement, à découvert sans se planquer derrière ce fichu masque, ça n'avait jamais été lui. Jamais. Et pourtant, le voilà, prêt à lui avouer. Avec juste le besoin de se donner l'impulsion suffisante pour ouvrir la bouche et prononcer ces fichus mots.

Et ce fut à ce moment-là qu'il eut l'impression que l'univers se foutait pleinement de sa gueule. Ce n'était pas tous les jours qu'il était prêt à avouer à quelqu'un qu'il l'aimait. Et alors qu'il allait le faire, il avait fallu qu'un démon de son passé refasse surface sous les traits de sa mère. Comme s'il avait besoin de ça maintenant. Il venait de se réveiller et d'apprendre de très mauvaises nouvelles, bordel. On ne pouvait pas le laisser souffler cinq minutes, un peu ? Non, bien sûr que non. En découvrant ce visage qu'il haissait tant, il avait encore l'impression de retourner en enfance. A l'époque où la peur lui nouait les entrailles rien qu'à se trouver dans la même pièce qu'elle. Bordel. Pourquoi elle était là ? Pourquoi maintenant ? Elle avait appris pour le Pegasus et avait décidé de se racheter pour tout ce qu'elle lui avait fait ? Les coups, les humiliations, les allers-retours aux urgences même quand il ne vivait plus avec elle ?

Et dans la même pièce que Cindy. Cindy qui le savait, même si elle ne lui avait jamais posé la question. Il y avait ce regard qu'elle portait à ses marques quand ils étaient ensemble. Ils n'en avait jamais parlé. Il n'y avait pas besoin d'expliquer ce qu'elle savait déjà. Et il avait espéré que ces deux-là, Cindy et Lilianne, ne se croisent jamais. Jamais. Les deux dans la même pièce, c'était la catastrophe assurée. Il ressentait au fond de lui l'envie d'hurler. Il ne pouvait rien faire de plus que d'assister à l'échange, en espérant que ça ne tourne pas au vinaigre. Et vu le bond que fit Cindy en se tenant face à elle... C'était très mal parti. Cindy lui demanda de dégager. Lilianne répondit qu'elle n'avait pas à lui donner d'ordre. Et Gabriel avait envie de se recroqueviller dans un coin en attendant que ça passe. Mais il n'était plus un gamin.  Il s'empêcha de basculer son cerveau sur le mode pilote automatique. « Stop. Pas maintenant.  » Si Cindy ignora les mots qui sortaient de sa bouche, ce ne fut pas le cas de sa mère qui regarda dans sa direction. Un regard qui le paralysa sur place. Il serra les mâchoires. Il pouvait gérer la situation quand il était en état de le faire. Quand il était capable de se tenir debout et lui balancer ses sarcasmes à la tronche en gardant une distance respectable. Là, il était trop vulnérable pour faire autre chose que de tenter de calmer le jeu. Cindy était la dynamite. Et Lilianne était l'allumette.  Et il ne doutait pas une seule seconde que les menaces de Cindy allaient s'appliquer si sa mère faisait un pas. « Barre-toi. » Etait-il en train de rendre service à sa mère en l'encourageant à se casser ? Il la détestait du plus profond de son âme mais voulait-il qu'il lui arrive quelque chose ? Hum. Oui et non. Oui, il voulait qu'elle paye pour tout ce qu'elle lui avait fait. Mais il ne voulait pas que ce soit de cette façon. Pas ainsi.

« Je ne pourrais pas la retenir, même si je le voulais. » Son ton était étrangement calme. « Alors, casse-toi. Sérieux. » Il était partagé entre l'envie de la voir s'en prendre plein la tronche pour une fois. Histoire d'inverser les rôles. Mais si c'était Cindy qui s'en chargeait à sa place, où était l'intérêt ? Et la colère qui animait la brune était visible, même si elle se tenait dos à lui. « C'est ta petite-amie ? » Le petit sourire de Lilianne. Celui qu'il avait appris à craindre. Quand il était un gamin. Il n'était plus un gamin. « C'est pas tes oignons. » Etait-elle venue le voir plus tôt ? Avec Maritza dans les parages, il en doutait fort. Elle ne l'aurait même pas laissé s'approcher de l'entrée de l'hôpital. Lors du dernier échange qui avait eu lieu entre elles - Gabriel était présent et il avait quatorze ans - Maritza avait juré que l'enfer serait un endroit très agréable une fois qu'elle en aurait fini avec elle si seulement elle approchait son fils.  « Oh. Tu pourrais être plus gentil, quand même. » « Oui, bien sûr. Et après, tu vas m'en foutre une pendant que je regarde ailleurs en me traitant de tous les noms. Donc...Désolé, mère de l'année, mais pas aujourd'hui. » « Ce que tu peux être méchant quand tu t'y mets. C'est pas une façon de parler à sa mère. » Un semblant de rire s'échappa de la gorge de Gabriel. Elle était sérieuse, là ? Vraiment sérieuse ? Genre... Hello ! Elle allait lui faire son chantage affectif ? Lui dire qu'elle était désolée, qu'elle s'était rachetée une conduite ? Il pleurerait bien de rire, là, s'il était pas en train de stresser comme un malade à l'idée qu'elle s'approche de lui. Lilianne le foudroya du regard et fit un pas dans sa direction. Il vit Cindy se décaler pour s'interposer. Et là, il sut que ça allait arriver.


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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Dim 23 Avr - 19:38

They say I'm caught up in a dream


Lilianne… Lilianne Deaver était ici. Elle était là comme si de rien était. Elle avait cet espèce de sourire qui se voulait doux et attendrissant alors qu’elle regardait Gabriel comme si elle s’inquiétait réellement pour lui. Elle me donnait envie de vomir le peu que j’avais dans le ventre. Je sentais mon cœur battre plus vite mais aucunement de la façon dont son fils pouvait le faire s’emballer. J’entendais le sang battre dans mes tempes alors que je proférais le genre de menace que je ne savais pas très… digne. Je savais ce que tous mes proches m’auraient dit à commencer par Gabriel. Je ne devais pas faire ça, je ne devais pas m’abaisser à ce niveau. Je pouvais voir la déception dans les yeux de Jessica. Je pouvais voir l’air choqué sur le visage de Albert. Je pouvais entendre Lydia me dire que ce n’était pas la solution. Je pouvais savoir tout cela mais j’en avais rien à foutre. J’avais qu’une envie c’était de lui exploser sa sale tronche. J’avais qu’une envie c’était de la réduire en morceaux. Mais avant tout je voulais qu’elle parte. Qu’elle parte aussi loin que possible. Que plus jamais elle n’approche l’homme que j’aimais. Barre toi… J’entendis la voix de Gabriel et mon cœur lançait dans sa course folle rate un battement. Mais je ne dessers pas les poings. Sa voix était posée, calme… Sa voix me faisait peur. Peur beaucoup plus que ces murs blancs que je voyais dès que je fermais les yeux. Peur plus que les murs de cet hôpital qui se refermaient sur moi à chaque fois que je détournais mon regard de son visage. Peur plus que de comprendre que je réagissais comme cela parce que je tenais bien plus à lui que je ne me croyais capable de tenir à quelqu’un. Peur parce que ça montrait une froideur, une forme de cruauté que je ne croyais pas Gabriel capable d’avoir. Peur parce que ça montrait qu’il me ressemblait plus que je ne l’aurais cru. Peur parce que ça me plaisait. Elle lui demande si je suis sa petite amie et je lâche un ricanement alors qu’il lui dit que ce n’est pas ses oignons. Je vous ferais pas l’honneur de répondre. Mais cassez-vous avant que ma patience atteigne ses limites. Et elle se permet de l’ouvrir encore ? Mes poings se serrent tellement que je me demande si mes os ne vont pas céder sous la pression. Je ne vois plus clair. Je suis juste envahie de cette rage immense. Un instant, c’est pas Lilianne que je vois. Un instant ma colère est dirigée vers quelqu’un d’autre et ce visage d’homme avec ce rictus s’affiche dans ma tête. Ezekiel… Qui il est ? J’en ai aucune foutue idée mais je le déteste de chaque parcelle possible. Tout autant que je déteste Lilianne. Lilianne qui se permet de dire à Gabriel que ce n’est pas une façon de parler à sa mère. Lilianne qui s’avance vers Gabriel. Je sais bien que je ne réfléchis plus. Je sais bien que je suis dirigée par autre chose qu’un sentiment noble. Mais je n’en air strictement rien à foutre quand en une fraction de seconde je me déplace pour me mettre entre eux et que mon poing s’écrase contre sa mâchoire. Je sens l’onde de choc se répercuter dans mon bras et c’est ça ainsi que je reviens plus ou moins à moi. Mais à vrai dire, je reste assez contente de l’avoir fait. Parce que frapper votre fils c’était une façon de l’élever peut être ? J’entends Gabriel émettre un son comme s’il s’étouffait mais mon instinct me dit qu’il va bien. Enfin aussi bien que possible vu son état mais disons que c’est pas pire que ça pourrait l’être voilà. Je vois aussi le regard surpris de Lilianne. Ca elle l’avait pas vu venir. Faut dire qu’elle devait savoir que Gabriel me l’avait pas dit, elle devait suffisamment connaitre son fils pour savoir qu’il n’avait pas du en parler à grand monde. Mais j’étais pas non plus tout le monde. J’étais Cindy. J’étais sa putain de petite amie. Enfin… je crois. On va dire que oui hein. J’avais envie de l’être je crois et cette simple pensé m’apaisait légèrement. Sauf que l’autre salope est toujours là. Toujours dans la pièce. Je rêve depuis que je connais Gabriel de vous faire subir ce que vous lui avez fait. J’avais craché cette phrase avec toute l’amabilité qu’on me connaissait. Alors maintenant vous allez faire comme il a dit et dégager. Ou je commencerais par votre visage. Je la vois reculer mais je ne bouge pas. J’attends qu’elle sorte de cette chambre. Je vais pas lui laisser une simple ouverture pour ne serait-ce que toucher un seul cheveu de Gabriel. Mais visiblement Lilianne est pas totalement con. Peut être finalement que je dois lui faire autant peur que Maritza ? Sauf que quand elle quitte la pièce, la vague de rage qui m’avait envahi repart pour laisser sur la plage que la culpabilité. Désolé. J’ai peur de me tourner vers Gabriel. Peur d’y voir le dégoût dans son visage. Alors je pivote mon corps vers lui, le poing toujours serré depuis qu’il avait touché le visage de l’autre salope, mais je regarde le sol. Je… non je sais très bien ce qui m’a pris : je déteste ta mère. Mais j’aurais pas du désolé. Je… je… je supporterais pas qu’il t’arrive quelque chose.

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MessageSujet: Re: They say I'm caught up in a dream (Cindriel)   Dim 30 Avr - 19:15

They say i'm caught up in a dream
EXORDIUM.
Il l’avait senti, que ça se terminerait ainsi. Il avait tout fait pour éviter cette confrontation, en en connaissant l’issue. Il savait depuis le début que si les deux se rencontraient, ça se passerait mal. Parce qu’il connaissait sa mère et qu’il connaissait Cindy. Tenir à distance la première pour empêcher la deuxième de céder à la violence qui l’habitait depuis que Lilianne était entrée dans la pièce. Il eut malgré lui ce mouvement de recul en la voyant s’approcher de lui. Un geste qui venait de ses entrailles et qui montrait combien, malgré tous ses efforts pour passer au devant de ça, il avait encore peur d’elle. Des faiblesses, il en avait des tas. Mais aucune n’était aussi forte que l’aversion qu’il éprouvait pour cette femme et l’espèce d’instinct de survie craintif qu’elle éveillait chez lui. Il la détestait d’autant plus qu’il était sur le point d’avouer réellement à Cindy ce qu’il ressentait pour elle. Et que Lilianne se pointait à ce moment-là, lui rappelant précisément pourquoi il avait tant de problèmes relationnels à l’heure actuelle. Des fois, simplement des fois, il avait l’impression que tout se liguait contre lui. Lilianne était l’incarnation même de toutes les raisons qui poussaient Gabriel à ne jamais s’attacher, à ne pas faire confiance aux autres et à la fermer sur ses envies et ses émotions. Elle n’était pas la seule cause, lui-même y était pour beaucoup, mais leur passif à tous les deux n’arrangeait en rien son cas. Gabriel avait parfois l’impression qu’il ne pourrait jamais en finir réellement avec cette part de sa vie qu’il aimerait enterrer.

Le poing de Cindy s’écrasa sur la mâchoire de Lilianne. Et l’espace d’une seconde, il eut l’impression d’être dans une autre pièce et qu’une autre personne fracassait sa mère devant lui. Une autre pièce, similaire mais différente. Les chambres d’hopitaux se ressemblaient toutes, non ? A quelques différences près. Ce n’était pas la même brune qui frappait violemment Lilianne. Cette brune là jurait en espagnol et ce qui sortait de sa bouche ressemblait à des menaces de mort. Lui, de son côté, tout ce qu’il ressentait, c’était une violente douleur qui venait d’un peu partout, comme si chacun de ses os avaient été brisés. Un son étrange sortit de sa gorge quand il cligna des yeux une fois ou deux. Et en une fraction de seconde, tout redevint normal. Les mots de Cindy claquaient à nouveau, véhéments. Imprégnés d’une colère qu’on pouvait presque saisir à pleine main. Aucun mot ne sortit de la gorge de Gabriel dont les yeux avaient fini par trouver refuge ailleurs. Il n’allait pas l’arrêter. Ça, non. Il était bien trop occupé à essayer de comprendre ce qui venait de lui arriver et d’où venait cette vision étrange qu’il avait eu quelques instants plus tôt. C’était normal d’halluciner ? Etait-ce les séquelles du Pegasus qui se manifestaient ? C’était de loin l’explication la plus logique qu’il avait sous la main, non ? Ou pas. Il avait autre chose à penser là, tout de suite. Son regard se posa à nouveau sur Cindy qui se retournait lentement après le départ de Lilianne. Elle fixait le sol, comme honteuse d’avoir cédé à son élan de rage. Il ne prononça pas le moindre mot quand elle s’excusa, ni quand elle lui avoue qu’elle détestait sa mère. En revanche, son coeur manqua un battement en l’entendant prononcer la dernière phrase. C’était pour lui qu’elle avait fait ça. Parce qu’elle savait ce qui lui était arrivé. Et parce qu’elle ne voulait pas qu’il lui arrive quoi que ce soit.

Il retint de justesse le « Je t’aime » qui allait franchir ses lèvres. Il s’en fallut de peu, vraiment. Il se contenta simplement de se décaler un peu pour lui faire une place à côté de lui. Tout ce qu’il voulait, maintenant, c’était de l’avoir. Qu’ils se laissent aller l’un contre l’autre pour retrouver le semblant de paix qu’ils avaient eu avant l’arrivée de Lilianne, avant l’annonce de toutes ces mauvaises nouvelles. Juste avec elle, vivant. Il voulait juste être avec elle, loin de ces questions, des conséquences et tout ce qui l’attendrait le lendemain. Qu’on les laisse en paix. Seulement pour une nuit

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