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 || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT

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MessageSujet: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Jeu 2 Mar - 22:14



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jean&scott

“─ If I surrender now, I lose everything I love.
─ But do you lose your soul in the process ?
─ Well, we all have our crosses to bear. „

La décision avait finalement été prise et tu avais fait la route jusqu’à l’infirmerie pour accompagner et déposer Illyana là-bas. La jeune adolescente allait pouvoir y trouver du repos et un peu de compagnie. Tu t’étais assuré de sa supervision pour la nuit avant de la laisser à son compte, dans les mains des docteurs compétents qu’elle trouverait et qui veillerait sur elle pour l’instant. Jean, dans le besoin de s’habiller, était restée seule au niveau des douches. Tout comme toi, elle avait sans doute besoin de reprendre un peu ses esprits, de se mettre à la page.
De retour dans les couloirs de la Garde, tu laissais tes pas te guider, ignorant là où tu te rendais. Tu avais besoin d’air, de respirer, de reprendre tes esprits. Tu ne te rendais pas bien compte de ce qui venait de se passer. Il était certain que toute votre histoire commençait à devenir confuse. Tu ne savais plus quoi penser et tu étais dans le grand besoin de faire face à tout ce qui s’était passé afin d’en tirer une ultime conclusion. Et la seule manière d’obtenir des réponses et des certitudes était d’en parler avec Jean. T’asseyant sur les marches à l’entrée du QG, tu repris ton souffle, tes poumons heureux de croiser l’air frais de ce début de soirée.

Tu t’étais rendu auprès de Jean, inquiet de son état après les premières rumeurs suivants le retour de la mission du jour. Secouée, fatiguée, faible, tu l’avais aidé à se doucher. Quand bien même tout le mal que tu lui avais faite, elle t’avait fait confiance à ce moment-là. Elle s’était montrée vulnérable comme une poupée brisée entre tes doigts et les gouttes d’eau. Tu étais allée chercher ses lèvres d’un baiser chaste. Elle te l’avait rendu plus sauvage… Même si tu avais deviné où ce feu intérieur allait vous mener, tu n’avais pas réfléchi plus longtemps, trop enivré par cette réponse à ce manque que tu traînais depuis des jours. Et c’est là que les choses avaient escaladé. A croire que vous aviez oublié vos différents, les craintes, la colère, les larmes versées, les cœurs brisés… Vous aviez été prêts à tout mettre de côté à ce moment-là pour ne laisser parler que vos désirs d’être à nouveau dans les bras de l’autre. C’était ainsi, en proie à ces envies que Jean t’avait fait son aveu de sentiments. Aveu qu’elle avait eu tôt fait de nuancer quand quelques minutes plus tard elle s’était ravisée, qualifiant tout cela d’un seul moyen de supporter les missions. Les mots avaient fait mouche. Elle les avait prononcés pour te blesser et elle avait réussi. Encore et encore elle te faisait payer pour ce que tu lui avais fait, la douleur que tu lui avais causé. Elle avait sans doute raison, tu l’avais mérité. Mais il était temps de mettre des mots sur tout cela, sur ce flou total qu’elle te servait sur un plateau.

Patientant sur les marches du QG, tu regardais les silhouettes sortir du bâtiment unes à unes, tentant de repérer celle qui t’intéressait. Quand elle apparut, tu te redresser et alla directement à sa rencontre d’un pas ferme et décidé. « Je te ramène », tu affirmais, ne voulant pas lui laisser le choix de faire autrement ou l’occasion de protester. « Avec ce qui s’est passé aujourd’hui, ça ne serait pas prudent de te laisser conduire… », tu insistes avant d’ajouter d’une voix calme : « … et aussi, il faut qu’on parle ». Tu vois à son regard que cela ne va pas être facile. « Jean, je sais que je suis la dernière personne sur cette planète que tu veux voir ce soir et je sais que tu me détestes mais s'il-te-plaît... » Tu la regardes profondément dans les yeux, bien décidé à ne pas la jouer fair-play, pas ce soir.


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Jean GreyMutant
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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Sam 4 Mar - 11:01




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Scott & Jean

Ne te sentant pas la force de les accompagner tu avais laissé Illyana partir avec Scott. Même si tu avais été inquiète pour elle, le voir s’éloigner de toi était un soulagement. Sa présence te rongeait, tout doucement. Elle te rappelait sans cesse qu’il était parti. Il avait fait un choix et de devoir l’assumer pour lui n’était pas aisé. Loin de là. Tu restes assise, replié sur toi-même un long moment. Tu as besoin de temps - rien que quelques minutes pour faire face à tout ce qui venait de se passer. La mission, Scott et les mots d’Illy : tout ça faisait beaucoup pour une seule soirée. Tu n’avais qu’une envie : dormir. Fermer les yeux et te laisser dériver jusqu’au bras de morphée. Mais pour ce faire il te fallait d’abord t’habiller et récupérer tes affaires : ce qui s’annonçait comique. Les courbatures s'installent tranquillement dans chacun de tes muscles et chaque mouvement en révélait de nouvelle. Te penchant tu mords ta lèvre et le regrettes immédiatement. Le goût du sang se répand sur la langue et tu passes un doigt sur ta lèvre blessée : elle s’était remise à saigner. Super ! Lâchant un soupir désespéré, tu continues difficilement à t'habiller. Arrivant finalement au bout de ta tâche, tu prends le reste de tes affaires et te diriges vers la sortie. Tes yeux balayent les couloirs que tu traverses de peur de croiser une nouvelle fois le visage familier de ton collègue. Par chance, il ne semble pas être dans les parages. Tu accélères le pas - autant que ton état te le permet - pensant qu’il est encore bloqué à l’infirmerie. Tu n’as pas la force de le voir une seconde fois. Pas après ce qui avait failli se passer.

Une fois dehors l’air frais te fouette le visage et fait s’envoler quelques-unes de tes mèches encore humides. Tu respires un grand coup, contente de voir que cette journée est sur le point de prendre fin. Plus que quelques minutes et tu seras bientôt chez toi. D’un pas plus lent, tu continues ton chemin, la tête légèrement baissée. Ton coeur s’emballe avant même de le voir. Tu lèves la tête et le distingue à quelques mètres de là, s’approchant de toi le visage fermé. Un poid oppresse ta poitrine tandis qu’il continue d’avancer. Immédiatement sur la défensive tu réponds rapidement sur un ton sec : « J’ai pas besoin de toi. » Ton regard fixé devant toi, tu te contentes de l’ignorer mais ça ne marche pas. Il poursuit. À présent furieuse, tu t’arrêtes et plantes ton regard dans le sien. « Je rentre à pied. J’habite à côté au cas où tu l’aurais déjà oublié. Et je n’ai rien à te dire Scott. » Prononcer son nom est une souffrance et tu en as marre de souffrir. Tu es épuisée de tout cela et tu n’as aucune envie de parler. De quoi ? Pour faire quoi ? Ses intentions avaient été assez claires : il t’avait quitté, point. « Jean, je sais que je suis la dernière personne sur cette planète que tu veux voir ce soir et je sais que tu me détestes mais s'il-te-plaît… » C’était faux. Tu ne le détestais pas. Justement c’était ça le problème. Et ça te tuait à petit feu. Tu ne supportais pas de le voir tout simplement parce que ça faisait encore trop mal. Ses prunelles plongent dans les tiennes et tu restes figée sur place, hypnotisé par l’intensité qui luit au fond de ses yeux. Incapable de lui faire face plus longtemps tu détournes rapidement les yeux légèrement perturbée. Le poid dans ta poitrine ne fait que grandir : tu te sens prise au piège. C’est douloureux et tu ne comprends pas pourquoi il insiste comme ça. Il ne fait que te blesser un peu plus chaque seconde qui passe. Il ne cèdera pas. Il allait te suivre jusque chez toi têtu comme il est. Tu ne veux pas te battre, pas ce soir, pas contre lui. Alors tu cèdes. Tu le laisses gagner pour cette fois. « Ramène moi si ça te fait plaisir… »

Tu tournes immédiatement les talons vers le parking du QG. Tes muscles protestent à chacun de tes mouvements. La douche à apaiser ton corps meurtri mais les élancements ont fini par revenir. Il te fallait un peu de repos et une bonne nuit de sommeil. Rien de plus concernant ta douleur physique. Pour celle de ton coeur… la cicatrisation serait plus longue. Tes lèvres restent scellées et ton regard est loin devant toi même s’il marche à tes côtés. Il ne te faut pas longtemps pour repérer le rouge criard de sa voiture que tu contournes jusqu’à la place passagère. Un regard noir dans sa direction, tu l’ouvres et finalement pose tes fesses sur le siège qui t’est destiné. L’habitacle est familier et rassurant. Tes lèvres s’étirent doucement d’un fin sourire, heureuse de retrouver quelque chose de familier qui pourtant avait disparu de ton quotidien. La tête contre le siège, tu fermes les yeux quand il démarre, te laissant bercer par le son du moteur. Tu te sens en sécurité, comme si rien ne pouvait t’arriver ici tant que tes yeux resteraient clos. Les battements de ton coeur se calme, ta respiration devient régulière et tes émotions négatives se dissipent. Tout semble s’envoler, se dissiper, ne laissant qu’une agréable sensation tout droit venue du monde des songes.

Tu te redresses  en un sursaut, levant la tête et ouvrant les yeux. Tu es toujours dans la voiture de ton ex-amant mais plus sur le parking du QG. Tu reconnais immédiatement la rue dans laquelle il s’est arrêté : la tienne. Tu passes tes mains sur ton visage pour dissiper toute trace de ta micro sieste, ne réalisant pas que tu venais de t'assoupir si rapidement. Voilà des semaines que tu n’arrivais pas à dormir. Depuis qu’il était parti. Tu hésites à lui dire quelque chose, mais ignorant quoi tu te tais et sors de la voiture. Il en fait autant avant de la contourner pour venir vers toi à nouveau. Tu prends soin d’éviter son regard et te diriges en silence jusque chez toi. Tu ne veux plus le voir mais il reste, encore. Il insiste et tout ton corps est tendu par la tension. Tu appréhendes les prochains mots qui risquent de s'échapper de sa bouche. Tu n’as rien à dire, et rien envie d’entendre. Une fois dans les escaliers de ta résidence, apercevant la porte de chez toi tu ne tiens plus. « Je pense que je peux y arriver toute seule. » Ta voix est calme et cette fois aucune trace de méchanceté s’y trouve. « Merci de m’avoir raccompagné. » Tu arrives finalement sur le pallier, lui toujours dans ton dos. Les clés en main tu t’avances vers la porte de chez toi et t’affaire à la déverrouiller. « Je sais que t’as dit que tu voulais parler mais je vois pas ce qu’on pourrait se dire. Ton secret sera bien gardé avec moi si c’est ça qui t’inquiète. » La porte finit par s’ouvrir et tu fais un pas en avant. Cherchant à croiser son regard tu ajoutes : « Quand à ce qui a failli se passer avant… c’était une erreur. Tu as fait ton choix, Scott. Tu es parti je vois pas ce qu’on pourrait se dire de plus. Alors s’il-te-plaît , laisse moi tranquille. ». Ta voix est devenue une supplication. Tu te sens abattue, faible et une explication avec lui viendrait juste te mettre le coup de grâce. Sans même attendre sa réponse tu commences déjà par refermer la porte derrière toi.



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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Dim 5 Mar - 21:20



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Tu savais que parler à Jean, la convaincre de t’excuser, lui faire entendre ce que tu avais à lui dire n’allait pas être aisé. Elle te regardait avec ces yeux et tu ne pouvais pas t’empêcher de culpabiliser un peu plus à chaque fois que tu les croisais. Ils te faisaient te souvenir des mots que tu lui avais dit, ces mensonges que tu lui avais sans doute raconté sans même le savoir. Ces mots que tu avais prononcé juste pour l’écarter, juste pour l’éloigner. Tu pensais à l’époque que ça serait plus facile pour vous deux. Pour toi, pour elle…Tu pensais que tu la mettais en sécurité.

Tu regardes dans ses yeux un peu plus longtemps appuyant tout de même ta requête avec ferveur et ténacité. Il fallait qu’elle sache au moins, que tu lui dises au moins. Que tu ais une chance de t’expliquer, de t’excuser… Tu ne voulais plus de ces regards, de cette distance, de tout ce qui vous brisez et vous brûlez à petit feu depuis cette fameuse soirée. Tu as peur qu’elle ne cède pas, qu’elle s’échappe encore une fois alors tu insistes. « Jean, s’îl-te-plaît… ». Tu vois ses yeux fatigués qui hésitent, qui tentent de prendre une décision, qui ne veulent sans doute pas de toi dans leur champ de vision mais qui finissent par abandonner. Tu sourirais presque à sa réponse, à sa manière de le faire mais à la place, ton cœur s’emballe. C’est une opportunité, une chance de te laisser t’expliquer qu’elle t’offre et tu as peur de tout foutre en l’air comme tu le fais tous les jours. Jean part aussitôt et marche à une vitesse plus empressée que d’ordinaire vers le parking et les voitures qui y sont parquées. Elle te t’accorde aucun regard et te donne juste son silence. Tu la laisses fulminer, craignant de la perdre aussi vite. Le regard noir qu’elle te lance en s’asseyant dans l’habitacle te fait lever les yeux au ciel. Bon sang…

T’installant derrière le volant, tu hésites à la regarder. Tu ne veux pas lire les expressions de son visage, tu en comprends tellement. La voir ainsi : en colère contre toi, te détestant, te maudissant sûrement pour ce que tu avais et n’avais pas fait… tout cela ne te causait que davantage de souffrance et de culpabilité. Croiser ses yeux suffisait à lire tout cela, à tout déceler, à te faire perdre un peu plus espoir. Mettant le contact, tu baisses le volume de la musique, le réduisant à un bruit de fond à peine perceptible et prend lentement le chemin de chez elle. Tu ouvres la bouche, essayant d’engager la conversation mais un regard sur ta droite te fait comprendre que tu n’obtiendras pas de réponses. Tu souris légèrement, n’osant pas respirer trop fort de peur de la réveiller. Tes yeux se baladent sur son visage endormi lorsque la voiture est à l’arrêt, observant ces traits qui t’ont tant manqué. Endormie ainsi, elle a l’air tranquille. Ses inquiétudes et ses regards noirs ont disparu, remplacés par un air de contentement. C’est lentement et sans précipitation que tu parques la voiture. Tu ne veux pas que cet instant se finisse immédiatement.

Au moment même où le moteur de la voiture s’éteint dans un ultime ronronnement, Jean semble émerger de son sommeil. Tu attends quelques secondes supplémentaires, la regardant de quelques regards en coin avant de sortir de la voiture et d’ouvrir la portière passagère de son côté. Tu la laisses émerger de la voiture et reste à ses côtés, la suivant à son rythme jusqu’à ce que vous vous retrouviez tous les deux devant la porte de chez elle. Tu n’as pas envie de partir. Tu n’as pas envie de tourner les talons et de la laisser là sans avoir rien changé. Tu ne veux pas avoir à subir encore une fois un au-revoir froid, tu ne veux pas la perdre de ton champ de vision en te disant que tu regretterais n’avoir rien fait si quelque chose venait à t’arriver. Cette situation entre vous est tout simplement intenable. Le ton est redescendu : elle est fatiguée. Tu te doutes que cela a à voir avec sa journée mais il y a quelque chose d’autre aussi, quelque chose que tu perçois dans le son creux de sa voix. Un abandon, un lassement, une fatigue…

Tu n’as pas besoin de ses remerciements et de ses essais à initier une conversation rapide et sans buts. « … Ton secret sera bien gardé avec moi si c’est ça qui t’inquiète. » Tu secoues la tête. « Jean…, tu souffles, las. » Tu n’en avais rien à faire de cela. Il s’agissait là d’une idiotie par rapport à ce qui t’inquiétais et ce qui importait réellement pour toi. Tu la vois qui se débat avec ses clés et sa serrure avant que celle-ci cède. « Quand à ce qui a failli se passer avant… c’était une erreur. Tu as fait ton choix, Scott. Tu es parti je vois pas ce qu’on pourrait se dire de plus. Alors s’il-te-plaît, laisse-moi tranquille. » Jean fait un pas en avant supplémentaire. Une erreur… Dieu sait que tu en avais fait. Dieu sait que tu regrettais nombreuses d’entre elle… mais si il y en avait une que tu ne remettrais jamais en question c’était bien celle-ci. Elle pousse le bois de la porte, la laissant prête à se refermer sur toi. C’est ta main à plat contre la surface qui arrête le mouvement entreprit. « Non… », tu souffles calmement. Tu secoues la tête. « Non. », tu dis plus fermement, les yeux froncés. « Jean, je suis désolé ». Les mots s’échappent de tes lèvres uns à uns, simples, articulés, sincères et honnêtes. « Je suis désolé d’être parti, de t’avoir fait du mal, d’avoir ruiné ce qu’on avait. Je… » Tu fronces les sourcils, refusant de te briser aussi facilement. « J’ai merdé... c’est ma faute et je suis sincèrement désolé mais… » Tu continues de la regarder avant de croiser ses yeux d’une manière plus profonde. Tu cherches dans ses iris quelque chose de simple et de beau, quelque chose qui ne viendra que soutenir ce que tu as l’impression d’avoir toujours su. « Je ne te crois pas. », tu prononces simplement à son intention en haussant les épaules. « Je ne te crois pas… je ne crois pas un mot de ce que tu dis quand tu affirmes que tout cela n’était qu’une erreur. Et quelque part, tu sais que ce n’est qu’un mensonge que tu te fais à toi-même… »  


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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Lun 6 Mar - 21:54




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Scott & Jean


Il reste près de toi, trop près. Tu sens ton corps réagir à chaque fois qu’il se trouve à une distance presque nulle. Ton corps s’électrise et ta peau frisson quand ses mouvements agitent l’air à côté de toi. Ces dernières semaines ont été beaucoup trop éprouvantes. Son absence a été une torture insoutenable. Tu n’arrives même pas à te l’expliquer, à comprendre comment cela peut t’affecter à ce point. Ce n’est pas le premier chagrin d’amour qui vient ronger l’intérieur de ta poitrine mais lui c’est différent. Ca l’a toujours été. Il n’y avait que lui et personne d’autre. Ca a toujours été comme ça. Comme si ta vie était liée au sien. Comme si vous étiez prédestiné à vous retrouver continuellement sur la même route. Et pourtant vous finissez toujours par vous retrouver loin l’un de l’autre. C’était donc ça ? Est-ce qu’il y aura toujours quelque chose qui sera là pour se dresser entre vous ? Vos émergences, votre métier et quoi d’autre ? Tu étais fatiguée de cette situation. Ton corps n’avait plus la force, plus la capacité pour se battre contre ça. Tu as fini par balayer tout espoir et toutes fausses joies. Tu avais pourtant laissé ta coquille s’ébranler quelques heures plus tôt. Tu avais cru rêver quand il était apparu à quelques mètres de toi, les traits marqués par l’inquiétude. Tu t’étais enivrée de son odeur et de sa proximité. Tu avais désespérément besoin de lui mais c’était aussi une erreur. Tu ne devais plus te laisser avoir comme ça. tu ne devais plus laisser ton corps réagir de la sorte sous son toucher. Ton coeur s’accélère au souvenir de votre baiser volé et le trou dans ta poitrine semble s’agrandir dans la même seconde. Ce n’est pas juste. Heureusement pour toi, coïncidence ou pas, ta collègue était arrivé juste avant que les choses ne puissent réellement déraper. Tu avais pris une décision : tu ne le laisserais plus t’approcher, ce qui s’était passé n’arrivera plus jamais. Tu devais t’éloigner de lui, t’isoler pour panser tes blessures comme un lionne mutilée lècherait ses plaies.

C’est pourquoi tes doigts autour de tes clés se mettent à trembler. Tu parviens difficilement à déverrouiller la porte et à l’ouvrir. Prenant une grande inspiration, tu finis par lâcher les mots qui te brûlent la langue depuis quelques secondes. Le ton est calme, faible et las. Tu veux déposer les armes, pouvoir lâcher prise et enfin en finir avec cette attitude défensive et agressive qui t’englobe quand il est là. Poussant doucement la porte devant toi, tu baisses les yeux, attendant le craquement du bois avec l’encadrement. A la place tu perçois le claquement d’une paume sur ta porte d’entrée. Tu relèves les yeux, surprise, quand il s’exclame une seconde fois. Tu restes figée presque paralysée jusqu’à ce qu’il fasse un pas en avant là où tu en fais un en arrière. Ton corps se met à tourner au ralenti. Les battements de ton coeur deviennent presque inexistants tout comme l’air dans tes poumons. Les lèvres entrouvertes, cherchant en vain ton souffle, tu continues de l’observer avec incompréhension. « ... c’est ma faute et je suis sincèrement désolé mais… » Le temps s’arrête autour de toi. Tu n’entends plus rien, comme si ton cerveau refusait d’écouter les mots qui se précipitent hors de sa bouche. Tu as l’impression que le son a été coupé et que le temps se décompte aux ralentis. Pourtant tu le vois toujours. A vrai dire tu ne vois que lui, prononçant les mots qui ne font que te blesser davantage. L’entendre s’excuser était bien plus douloureux que tu ne l’aurais cru, comme si finalement il venait de te mettre à terre une seconde fois.

Tu observes toujours en silence son visage sérieux, ses sourcils froncés et te perds quelques secondes dans ses prunelles saphir. Le temps semble reprendre vie, s’activer en vitesse accélérée cette fois. Ses paroles sont comparables à un gifle, une douche froide qui te laisse complètement inerte face à lui. Tu ne sais même pas si tu seras capable d’articuler le moindre son. Toujours abasourdie, tu as l’impression que ton coeur vient d’être arraché hors de ta poitrine et que la douleur se répand dans le reste de ton corps. Tu clignes plusieurs fois des yeux, les sentant te démanger. Pourtant tu n’as plus une seule larme en réserve. Tu les as toutes déjà épuisé sur ton oreiller, ne supportant plus la solitude et le chagrin qui t'assaillent une fois rentré chez toi. Tu fronces les sourcils et détaches ton regard de lui. Il avait pourtant été ferme. Il avait pris une décision qui t’avait entraînée de force dans cette séparation. Tu ouvres la bouche, « Qu… », tu la refermes immédiatement perplexe. Tu n’avais eu aucun choix, tu n’avais eu qu’à accepter ce qu’il avait décidé. Une partie de toi comprenait son acte. Ce besoin d’isolement et de mettre à distance les personnes de son entourage. L’autre par contre n’avait pas cessé d’être en colère depuis le jour où il avait franchi la porte, te tournant le dos. Il n’avait éloigné que toi. Ce qu’aujourd’hui tu ne comprends pas, c’est ce revirement de situation. Tu ne mets pas longtemps à faire le lien avec l’incident de la mission et son arrivée dans les sanitaires. Il se faisait une frayeur, rien de plus. Demain les mêmes doutes l'assailleraient à nouveau et le même schéma se reproduira encore. Tu finiras par souffrir à nouveau. Il ne fait que réagir à l’émotion qui coule encore dans ses veines : la peur ou l’angoisse. « Moi non plus je ne te crois pas. ». Le visage fermé et la voix neutre, tu relèves doucement la tête. « Je ne sais pas ce que t’as entendu au QG… mais je vais bien. Tu n’as pas besoin d’accourir à chaque fois qu’une de mes missions se passe mal. Je sais que c’est pour ça que tu es là. » C’était du Scott. Tu sais qu’il avait surement tourné l’idée pendant des mois dans sa tête. S’il avait finit par se décider à partir, ce n’était pas une décision à la légère. « J’ai pas besoin de ta pitié. Ni de ta culpabilité, Scott. » Cette fois l’agacement commence doucement à percer dans le son de ta voix. « Assume les conséquences de tes actes et ne revient pas vers moi dès que tu te sens coupable ou qu’il m’arrive un truc. Ma vie ne te regarde plus depuis l’instant où tu as décidé de la quitter. » Furieuse à présent, tu le fusille du regard. Tu n’as pas besoin de lui et de ses excuses. “Je suis désolé” ? C’est tout ce que tu méritais et qu’il avait à t’offrir ?  « Qu’est-ce que tu fous ici ? C’est ça que tu avais de si important à me dire ? J’en veux pas de tes excuses. Sors de chez moi ! »



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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Mer 8 Mar - 10:13



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Tu insistes, forces un peu l’entrée et commences ce pourquoi tu es là : les explications. Elle ne répond pas à ce que tu dis, ne fait que rebondir sur ton affirmation et passer à un autre sujet. Tout cela n’allait pas être facile et tu le savais. Le mal que tu lui avais causé était profond et de simples excuses n’étaient pas ce qui allait aider à refermer les plaies. Tu étais certain qu’elle allait avoir besoin de plus que cela pour te pardonner et tu étais prêt à rester là jusqu’à ce que tu sois certain qu’il n’y avait plus d’espoir pour vous. Tu ne voulais pas abandonner, pas pour une de tes conneries. Jamais pour elle. « Tu n’as pas besoin d’accourir à chaque fois qu’une de mes missions se passe mal. Je sais que c’est pour ça que tu es là. » « Oui, je voulais m’assurer que tu allais bien. Tu ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter pour toi Jean, je ne peux pas faire autrement, je suis désolé. » Mais elle passe à côté de quelque chose d’essentiel cependant : « Mais que ça soit aujourd’hui ou demain Jean, il était inévitable que je vienne te trouver pour parler… »

Agacée, c’est Jean qui secoue la tête agacée avant de te regarder droit dans les yeux. « J’ai pas besoin de ta pitié. Ni de ta culpabilité, Scott. » Elle continue, le ton de sa voix se faisant toujours plus sec et violent à mesure que les mots s’échappent de sa bouche. Elle veut te faire du mal, te blesser comme tu l’avais blessé. Elle te fusille du regard avec force. Faisant un pas d’écart, tu avances vers le salon mettant un peu plus de distance entre vous. « J’en veux pas de tes excuses. Sors de chez moi ! » Tu t’arrêtes alors et te retournes vers elle maintenant assez avancé dans la salle de séjour pour qu’elle puisse plus que difficilement te sortir de chez elle. Le ton qu’emploie Jean est déjà élevé et sévère ; tu ne veux pas la rejoindre dans sa colère. Tu es venu ici pour t’expliquer et pour voir si au terme de cela, elle serait prête à te pardonner. Tu ne partirais pas avant d’avoir obtenu cela ou d’être persuadé que ton départ avait été un point sans retour…

Choisissant une voix calme et posée pour t’expliquer, tu cherches son regard avant d’ouvrir la bouche : « Quand je suis parti, tu commences, j’étais persuadé que je faisais ça pour te protéger. Je sais… je sais, tu as horreur de ça et tu te dis que tu es parfaitement capable de … de gérer, que ce n’est pas important mais… » Tu secoues la tête. Elle n’a pas idée de ce qui risquait de se passer quand la chose allait devenir infernale. Il te suffirait d’ouvrir les yeux pour qu’à pleine puissance, tu puisses abattre une montagne. Tu ne voulais pas l’avoir à tes côtés quand quelque chose comme ça se produirait.
Tu ne finiras pas ta phrase, préférant en commencer une nouvelle. « Tu peux le … je sais pas moi, le maîtriser. Je… J’en suis incapable. Je ne pourrais même pas le cacher… Je le sais, je l’ai senti. Ce… cette énergie que j’ai en moi, il n’y a rien qui puisse l’arrêter, rien qui puisse l’empêcher de ne pas faire de dégâts. »

Tu souris tristement, te rends compte que tu te laisses t’emporter et que tu t’écartes de là où tu voulais aller. « Je te mettais en danger et j’étais persuadé que partir, t’écarter de moi, faire en sorte que tu me détestes était l’unique solution pour que tu ais la chance de vivre une vie que tu ne risquerais pas à chaque instant. La seule idée que tu sois blessée par ma faute m’était insupportable. » Tu avais préféré la laisser te détester, t’envoyer des regards noirs, la voir éviter ton chemin plutôt que d’être la victime d’un tragique évènement. Tu tentes un regard vers elle et presque en un instant, tu faillis oublier là où tu voulais en venir. Mon dieu elle était tellement belle… « Tu ne pouvais pas vivre comme ça. Je savais que je ne pouvais pas te demander de risquer cela. Pas à toi. Tu méritais tellement mieux que… » Tu baisses la tête et inspire un coup. Tu te fichais bien de la douleur que ces mots pouvaient t’apporter. Tu te sentais beaucoup plus mal d’avoir entraîné Jean dans tout cela, de l’avoir blessée, de l’avoir fait souffrir. Elle était plus importante que n’importe qui, plus importante que toi. « Je savais que si tu acceptais ce que j’étais je n’aurais pas été capable de m’en aller donc je ne t’ai pas laissé le choix. J’ai fait les décisions à ta place… » Pendant un bref instant, ta voix se brise : « Je suis désolé. »

Tes yeux recroisent les siens, attendant une réaction, qu’elle dise quelque chose. Tu reprends tout de même ta respiration avant de continuer : « Je sais, cela n’excuse en aucun cas la manière dont j’ai agi. J’avais peur et je me suis trompé. Si tu le peux, peut-être que tu me pardonneras mais… » Au milieu de ce que tu disais, tu as commencé à te rapprocher d’elle. Les mètres se réduisant lentement entre vous, tes pas se calant sur les syllabes des mots tu as avancé jusqu’à elle. Tes yeux se sont de nouveau perdus dans les siens. Toujours sur quelques murmures, tu essayes de garder la voix claire : « Sache que j’ai besoin de toi, Jean. J’ai besoin de que tu sois là… » Te voilà face à elle, tes yeux perdus dans les siens, dans les expressions de son visage. Vos corps ne se touchent pas mais ne sont pas loin. Tu hésites un moment mais esquisses une main vers son visage. Tu sais que le geste est téméraire mais tu ne recules pas. Tes doigts effleurent sa joue et la mèche de cheveux qui s'y trouve avant que ton bras regagne le long de ton corps.


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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Mer 8 Mar - 19:46




WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR

Scott & Jean

Tu pinces les lèvres et soupires. Tu avais envie de lui hurler qu’il avait perdu le droit de savoir si tu allais bien ou non. Tu ne voulais pas lui donner cette satisfaction. Celle d’apaiser son âme tourmentée, certainement rongée par la culpabilité de t’avoir quitté si brutalement. Car c’était ce qui s’était passé. Il avait disparu de ta vie, prenant la décision de ne plus en faire partie. Du jour au lendemain tu t’étais retrouvée seule, sans lui et sans plus d’explications que son émergence. Il était parti sans te donner la moindre chance de te battre pour ce qui te semblait essentiel, sans pouvoir défendre ta cause. Tout ce que tu pensais avoir construit s’était envolé, piétiné si facilement par une simple phrase prononcée il y a plusieurs semaines.

Furieuse contre le lui d’avoir osé venir jusque chez toi, s’autorisant une nouvelle fois le droit d'interagir avec ta vie sans que tu ne puisses avoir le choix, tu le sommes de s’en aller. Sauf qu’il s’est déjà avancé dans le salon, contrant toute tentative de ta part pour le faire reculer et sortir dans le couloir. Ta colère redouble quand tu comprends qu’il l’a fait volontairement et ton regard lui lance toujours des éclairs quand il reprend la parole. «.. j’étais persuadé que je faisais ça pour te protéger » Tu entrouvres légèrement les lèvres, prête à répliquer mais il poursuit, t’ôtant les mots de la bouche. Tu fronces les sourcils encore plus et croises tes bras sur ta poitrine. Tu continues de fulminer en silence. Il vient d’engager la conversation que tu voulais absolument éviter. Encore plus aujourd’hui, te sentant fatiguée et sans défense. « Je ne maitrise rien du tout…  », tu balances sèchement. Pourtant ce n’était pas faute d’avoir essayé. Heureusement pour toi ce qui arrivait de temps à autre n’avait rien à voir avec la puissance que tu avais dégagé durant la fête foraine. Ce n’était que de légers incidents sans gravités jusqu’à présent - un verre brisé, un stylo qui remue : rien qui ne mettait la vie de quelqu’un en danger.

Même si ta colère est toujours vive, tu écoutes chacun de ses mots et baisses les yeux attristés par les phrases qui se forment sur ses lèvres. Ton coeur se serre à l’idée que cette conversation aurait dû avoir lieu plus tôt. Tu comprends tout à fait ce qu’il t’expose, après tout, la même problématique était née dans tes pensées après l’incident te concernant. Sauf que tu lui en avais parlé dès le début. Tu n’arrêtes pas de te dire que s’il était venu te parler de tout cela, tout serait diffèrent aujourd’hui. Rien ne se serait passé comme ça l’avait été et tu ne serais pas brisé par sa faute. Toujours silencieuse, tu sens une boule se former dans ta gorge, empêchant tout son de s’en échapper. Tu relèves la tête et croise son regard. Tes sourcils toujours froncés et tes lèvres pincées, tu ne desserres pas les dents face à lui.  L’entendre te raconter ce que tu soupçonnais depuis le début ne t’apaise pas du tout. Au contraire, ça t’agace davantage. Tu savais tout ça. Tu avais compris qu’il avait fait en sorte de ne te laisser aucune solution, aucun choix. Rien du tout. Il ne t’avait rien laissé du tout. Même pas un petit espoir. Il avait préféré te briser en mille morceaux, étant persuadé que sa vision des choses était la plus juste pour tout le monde. Sauf qu’il s’était trompé et qu’il semblait en payer le prix maintenant et tu n’étais pas prête à apaiser son tourment. « Je suis désolé » Ta résolution flanche un peu quand sa voix se mue en supplication. Tu as l’impression qu’une lame chauffée à blanc vient d’être plongée droit dans ta poitrine. Les sentiments que tu éprouves pour lui sont toujours là, même si tu préfères les noyer derrière une autre forme d’émotion. A cet instant, tu luttes contre l’envie de t’approcher de lui et préfères fermer les yeux quelques secondes.

L’aveu qu’il vient de te faire est assez important. Pour lui comme pour toi. Même si cela ne change rien à tes yeux, ton rythme cardiaque s’est emballé et tes mains sont devenues moites. Tu es paralysée par le chagrin de ton coeur et l’envie qu’il te serre dans ses bras pour retrouver la chaleur et le parfum de sa peau. Sauf que ça n’arrivera pas. Ca ne devait pas arriver. Tu l’entends reprendre sa respiration bruyamment avant de poursuivre. Chaque fois qu’il laisse s’échapper quelques mots il avance d’un pas dans ta direction. Tu fronces davantage les sourcils et ton coeur s’emballe de ce changement. Tu ne veux pas qu’il t’approche. «  Si tu le peux, peut-être que tu me pardonneras mais…  » Chaque pas en avant qu’il fait accentuent les battements de ton coeur. Ils se font plus fort, plus puissants. Tes yeux ne le lâchent pas une seconde jusqu’à ce qu’il s’arrête à un mètre de toi. Tes oreilles n’entendent presque pas ses derniers mots à cause des à-coups dans ta poitrine : ton coeur est sur le point d’exploser. « J’ai besoin de que tu sois là… ».

Tu restes figée, contractant tous les muscles de ton corps. Tu as peur qu’à la moindre faille tu ne cèdes. Et tu ne veux pas céder. Pas quand c’est ton corps qui aurait répondu à la place de ta tête. Sa main s’élève entre vous et vient délicatement effleurer ta joue. Tu serres les dents et arrêtes de respirer un court instant. Toujours crispé sur place, tu finis par bouger ta propre main pour écarter la sienne. Troublée tu détournes le regard de ses iris, scrutant le faible espace qu’il y a entre vous. N’étant toujours pas à l’aise avec sa proximité, tu tends la main jusqu’à rencontrer son torse et le pousses légèrement l’obligeant à reculer de quelques pas. Une fois moins prise au piège, tu relèves les yeux vers lui. Ce qu’il fait est injuste envers toi. « Peut-être que moi je n’ai pas besoin de toi. » Tu l’avais laissé parler, maintenant c’était ton tour. « Si demain - ou même ce soir - ça te reprend ? Je parle de ton émergence. Si tu me blesses, comme tu le crains, qu'est-ce qui va se passer ? » Ce n’est pas vraiment une question que tu lui poses car tu poursuit immédiatement ta phrase : « Tu vas partir. Comme tu l’as déjà fait et je ne veux pas de ça. » Tu ne le supporterais pas une deuxième fois. Tu avais beau être solide, s’il te quittait à nouveau, tu ne t’en relèverais pas. « Je n’ai pas envie d’une relation perdue d’avance. » Si tu pouvais appeler ce que vous aviez eu une relation. « Je pense que tu as eu raison de faire ce que tu as fait, même si je ne voulais pas l’admettre. On est un danger l’un pour l’autre, c’est mieux ainsi. » Ne voulant plus continuer cette conversation tu croises un bras autour de toi, enfonçant tes ongles dans la peau de tes côtes. Tu plaques ta main de libre sur tes yeux pour qu’il disparaisse de ta vision. La tête légèrement penchée, tu retournes en boucle les mots qu’il vient de prononcer. Secouant la tête de gauche à droite, tu finis par murmurer : « Tu ne peux pas tout effacer comme ça… Tu ne peux pas venir ici et croire que tout sera oublié aussi facilement. Tu ne peux pas tout envoyer en l’air et espérer pouvoir recoller les morceaux d’un claquement de doigts. »



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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Mer 8 Mar - 22:45



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─ Well, we all have our crosses to bear. „

Les doigts de Jean rencontrent ta main et viennent la repousser. Même si tu comprends très bien le besoin de recul et d’espace que demande Jean, cette interdiction que tu as de la toucher est quelque part blessante et troublante. Tu aimerais t’approcher et lui faire comprendre de quelque manière, que tu tenais à elle plus que tout. Si tes mots ne parvenaient pas à lui faire rendre compte de cela, tu espérais que tes gestes puissent quelque part te rendre justice. Pourtant elle te pousse à te faire reculer, chose que tu opères difficilement mais sans protester. Tu fais quelques pas en arrière, la laissant reconstruire sa bulle et le périmètre qui la faisait se sentir en sécurité.

Tu refuses de croire ce qu’elle te dit. Elle cherche à te tester, à te blesser comme tu l’avais blessé, à t’éloigner d’elle le plus possible afin que tu ne puisses pas à nouveau la briser. Elle disait ne pas avoir besoin de toi et quelque part tu voulais bien le croire… Elle était Jean Grey. Evidemment qu’elle n’avait pas besoin de toi : tu ne pouvais pas la protéger de tout ─ et dieu sait qu’elle savait se protéger elle-même ─ mais toujours, tu étais là, dans l’ombre en cas de besoin. Tu étais prêt à lui venir en aide si un jour elle était dans le besoin. Les mots mêmes n’étaient pas nécessaires : un regard et tu l’aurais compris. Malheureusement, si l’indépendance et la fierté de Jean la rendait forte, ces deux qualités lui tenait parfois un peu trop au corps.
Et pourtant elle arrivait encore à te surprendre et à te toucher. Comme la facilité avec laquelle elle avait réussi à rendre les armes et à te laisser la toucher et la doucher en revenant de sa mission. Vulnérable, fatiguée, fragile… Elle t’avait laissé s’occuper d’elle, t’avait laissé être là pour elle. Et c’était ce que tu voulais faire à présent… tout le temps. Il s’agissait de quelque chose qui n’avait jamais changé… Qui resterait constant.

C’est finalement Jean qui, à son tour, sèment à l’oral les doutes qui la travaille. Elle te montre toutes les questions et inquiétudes qu’elle se pose, les choses qui sont les obstacles qui l’empêchent de croiser ton regard. « Si tu me blesses, comme tu le crains, qu'est-ce qui va se passer ? Tu vas partir. Comme tu l’as déjà fait et je ne veux pas de ça. » Tu passes une main gênée dans tes cheveux, ton visage pris par une vague de tristesse. Ta bouche se déforme légèrement et tu te tournes pour éviter le regard de Jean. Elle continue en condamnant ce que vous pouviez possiblement avoir et en flattant ce que tu avais fait ces dernières semaines. C’était trop facile. Elle ne pouvait pas juste aller dans ton sens ─ celui que tu avais eu mais avais fini par abandonner en te rendant compte qu’il ne ferait pas ton bonheur ─ et laisser tout tomber ainsi. C’était pourtant ce que tu avais fait et tu comprenais sa douleur. « Tu ne peux pas tout effacer comme ça… Tu ne peux pas venir ici et croire que tout sera oublié aussi facilement. Tu ne peux pas tout envoyer en l’air et espérer pouvoir recoller les morceaux d’un claquement de doigts. » Tu t’assois sur une chaise du salon, les coudes sur les cuisses, le visage baissé. Tu ne pouvais pas croire que ce que vous aviez eu était ainsi condamné. Tu voulais continuer de croire en quelque chose de nouveau. Quelque chose qui renaîtrait de ses cendres…

« Je sais, je sais … Je dois te laisser du temps. Je comprends… » Tu soupires, les yeux ne pouvant se fermer en vous sachant toujours éloignés. « Mais je ne veux pas croire que rien n’est plus possible entre nous… Pas après ce qui s’est passé à la Garde, pas après ce que tu m’as dit... » Tu relèves la tête lentement pour la regarder : elle continue à se cacher et tu ne sais pas si elle a tout de suite souvenir de ce à quoi tu fais référence. Alors tu te lances pour éclaircir le propos : « Je t’aime aussi Jean. » Tu n’hésites pas sur les mots. Ils sortent naturellement de ta bouche : une évidence. Ils sont calmes, posés, pensés dans leur plus grande profondeur. « Si tu veux douter de tout ce que j’ai raconté avant : très bien ; mais ne remet pas cela en question s’il-te-plaît. »


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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Jeu 9 Mar - 13:03




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Scott & Jean

Le coeur battant la chamade, tu ne le vois pas mais tu sais qu’il s’est éloigné. Tu récupères plus d’espace pour toi et ta respiration se fait plus légère. Pourtant tu restes figée dans la position qui semble t’apporter le peu de sécurité dont tu as besoin, légèrement recroquevillé, les yeux barrés par ta propre main.
Ton coeur s’accélère, sentant le silence s’installer dans la pièce. Cet appartement a toujours été rempli de bons souvenirs et pourtant, tu le trouves étrangement vide et silencieux ces derniers temps et tu ne supportes plus ça. Tu ne supportes plus le calme dans lequel il semble plongé et encore moins l’absence de la personne qui partageait ton quotidien récemment. Cette même personne brise la quiétude ambiante de sa voix calme et posé. Ses mots sont loin de te réjouir, il ne comprend rien, il ne veut pas l’admettre. Tu n’as pas besoin de temps. Tu n’as rien besoin venant de lui sauf qu’il te fiche la paix. Tu es trop profondément marqué par votre rupture pour songer une fraction de seconde à prendre le risque une seconde fois.  « Tu ne comprends pas… Je n’ai pas besoin de temps. Ma décision est déjà prise. » Ta voix est calme mais ferme. « Pas après ce qui s’est passé à la Garde, pas après ce que tu m’as dit... » Ton coeur loupe un battement. Cette erreur là était de ton resort. Submergée par un trop-plein d’émotions les mots t’avaient échappé avant que tu ne puisses réaliser ce que tu venais de faire. Ce n’était pas un mensonge et tu ne le nierais pas. Tu étais amoureuse de lui, mais jamais plus vous ne seriez un couple. Jamais plus tu ne lui offrirais ton coeur. « Je t’aime aussi Jean. » Tu te redresses vivement comme électrisée par les mots qu’il vient de prononcer. L’impact de cette phrase est si violente que tu en as le souffle coupé. Tu plonges immédiatement tes yeux dans les siens. « Tais-toi ! », tu hurles à moitié. Ton corps tout entier semble s'agiter : les pulsations sous ta peau se sont accentués et la tension dans tes muscles commence à te faire mal. Tu refuses d’entendre ça. Tu ne l’acceptes pas. La colère semble s’être ravivée mais cette fois elle n’est pas assez forte pour surpasser ton désespoir et ta peine. Tu n’acceptes pas ses mots mais n’arrives pas à y faire abstraction, ils sont trop graves. Tandis qu’il reprend la parole, tu hausses le ton pour couvrir ses paroles et fais un pas de plus vers lui : « Arrêtes, Scott, arrête ! », tu t’empresses de réagir.

Désespérée et affligée par la souffrance qui te broie de l’intérieur, tu perds le contrôle de toi même. C’est trop dur, trop important pour qu’il te balance ça comme ça - pas après t’avoir quitté, pas après des semaines sans nouvelles. C’était cruel. « T’as pas le droit de me dire ça... » Ton timbre de voix est faible et ta voix tremblante. Ta gorge se serre et tu n’es pas certaine d’arriver à formuler une phrase supplémentaire. Un fourmillement parcourt l’ensemble de tes muscles et tes jambes vacillent. « C’est injuste ! », tu arrives à peine à articuler d’une voix plus aiguë que d’habitude. Tu serres les poings pour cacher les tremblements qui secouent tes mains. «  Pourquoi…. Comment tu…. ». Troublée tu n’arrives pas à formuler ta phrase. Tu baisses les yeux et respires un grand coup. Tu reprends d’une voix plus assurée, tes yeux retrouvant les siens : « Comment oses-tu me dire ça maintenant ? T’as pas le droit de me balancer ça comme ça. Pas quand tu avais des dizaines d’occasions pour le faire. » Tu resserres encore plus tes doigts dans le creux de tes mains et mord rapidement ta lèvre inférieure oubliant la douleur que ce geste t’inflige. « Après tout ce qui s’est passé, tout ce qu’on a vécu t’as pas le droit de me dire ça maintenant ! » Tu sens les larmes démanger tes yeux et tu clignes plusieurs fois pour les chasser. C’était barbare de faire ça. C’était horrible sachant le nombre de fois où il aurait pu t’avouer ses sentiments. Pourquoi ce soir, pourquoi maintenant alors que tu avais abandonné tout espoir ? Ta voix se fane sur ces derniers mots : « T’as pas le droit. »



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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Jeu 9 Mar - 23:07



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L’aveu que tu lui fais a l’effet d’une décharge électrique sur elle. Ses yeux ne se cachent plus et sont immédiatement sur toi. L’éclat de sa voix te fait presque sursauter ; si forte en comparaison à la tienne qui était basse. Le choc soudain passe et il ne te reste que ses yeux furieux plongés dans les tiens. Tu affrontes ses regards, maintenant le tien, ne changeant pas d’expression. Tu regrettes un peu sa réaction, mais pas de l’avoir dit. Tu ne comprends pas la soudaine colère qui la surprend. Elle te perd de plus en plus, t’emmène avec elle, d’émotions en émotions jusqu’au point où tout est confus. Tu aimerais comprendre l’étendu des choses qui l’anime, bonnes ou mauvaises mais le contexte du message n’est pas clair. Tu ouvres la bouche mais immédiatement, tu te ravises.

C’est d’un ton agacé, furieux et tremblant qu’elle commence à s’expliquer. Troublée et en colère, elle en perd le fil de ses pensées, elle en oublie ses mots. Tu la remarques qui s’agite, qui tremble qui ne parvient plus à se contenir. Elle met longues secondes pour se reprendre en main et tu t’es redressé entre temps. De nouveau sur tes jambes, tu gardes ton regard fixé sur elle, demandant ainsi des comptes et des explications. Finalement elle prend le temps de respirer et ses propos se font clairement entendre : « Comment oses-tu me dire ça maintenant ? T’as pas le droit de me balancer ça comme ça. Pas quand tu avais des dizaines d’occasions pour le faire. » C’était donc ça… Juste le fait d’avoir attendu pour lui dire, juste le fait de choisir un tel moment pour lui dire la vérité. « Après tout ce qui s’est passé, tout ce qu’on a vécu t’as pas le droit de me dire ça maintenant ! » Non cette fois-ci, tu ne te sentais pas coupable. Il y avait de nombreuses choses que tu regrettais et certes les circonstances auraient pu être moins chaotiques pour lui avouer cela mais il n’en était pas moins qu’en aucune occasion tu ne voudrais reprendre ce que tu avais dit. « Aujourd’hui plutôt que jamais », tu réponds simplement d’une voix grave, la regardant droit dans les yeux avant de continuer ta propre vision des choses : « C’était important que tu le saches. J’ai fait l’erreur d’attendre. Je ne pensais pas que c’était quelque chose que j’avais manqué de témoigner et encore moins quelque chose dont tu doutais. »

C’est à ton tour de prendre une respiration. Tu regardes la distance qui vous sépare et le silence qui s’installe. Tu ne sais pas quoi rajouter. Tu lui avais avoué ce que tu ressentais pour elle, tu avais réussi à trouver la force avec elle de laisser tomber les barricades et les masques et le visage fermé. Tu l’avais laissé entrer dans ton histoire. Tu avais évidemment foutu en l’air toutes les plus belles choses qu’elle avait réussi à t’apporter au bout de peu de temps ─ comme tu le faisais toujours. Mais tu t’étais rapidement rendu compte que si tu ne parvenais pas à recoller les morceaux, tu ne te relèverais sans doute pas de ça. Tu perdrais foi en toi, en ta capacité d’être entouré de personnes auxquelles tu tenais…

Tu passes ta main sur tes yeux et dans tes cheveux. Tes mains s’arrêtent sur le derrière de ton crâne avant de retomber le long de ton corps. Tu es à court de mots. Blessé qu’elle ait pris ce que tu disais ainsi, tu finis par aller droit au but. « Qu’est-ce que je suis censé faire Jean ? Qu’est-ce que je suis censé penser ? Je suis complètement perdu ici. » Entre son attitude, ce qu’elle disait, la façon dont elle enchainait les phrases cinglantes… Clairement tu ne savais plus où te mettre. Tu pourrais continuer ainsi de te ridiculiser pour elle si c’était ce qui la ramènerait à toi mais tu avais besoin de mots clairs. « Je refuse de penser que cette relation n’ira nulle part. Je refuse de laisser tomber ! Non ! J’ai déjà fait cette erreur-là et on en a tous les deux payé les conséquences. Alors oui je suis celui qui ait décidé de partir, oui je suis le responsable de cette situation… Je ne pourrais jamais m’excuser et me faire pardonner suffisamment pour cela et je le sais. Je sais également que tu peux continuer de me blesser avec tes mots mais crois-moi, il n’y a rien de ce que tu fais qui n’a pas déjà été fait. Tu n’es pas la seule à avoir souffert de cette décision Jean. »  

Et si par ces mots tu avais l’impression de paraître égoïste, ils étaient également le miroir de ce que tu ressentais. Tu lui avais confié ton amour, tu lui confiais désormais ta peine et ta douleur ; tes ratés et tes échecs…
Tu as besoin de savoir ce qui restait d’elle, ce qui lui restait en niveau d’espoir pour vous, ce en quoi elle croyait encore, ce en quoi elle ne croyait plus… « Mais désormais le choix est entre tes mains Jean. Je peux continuer de m’excuser, je peux te laisser réfléchir et attendre une réponse, m’en aller cette nuit et revenir te prouver que je t’aime demain … mais au bout du chemin, il s’agira de ta décision. » Alors tu tentes le tout pour le tout, au risque de tout perdre… Au risque de déclencher chez elle une colère supplémentaire à force de la pousser dans ses retranchements « Mais pour ce soir, je vais te faciliter les choses. Voilà ce qu’on va faire : Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus de moi. » Tu attends un peu posant ton regard sur elle, cherchant ses yeux avec intensité. « Regarde-moi… ─── Dis que tu ne veux plus de moi et je disparais. Je te le promets. »


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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Ven 10 Mar - 19:49




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Scott & Jean

« Aujourd’hui plutôt que jamais ». Tes yeux humides croisent les siens. Ces mots te calment immédiatement. Il t’aime et tu le sais à présent. Tu pouvais effacer les doutes qui s’étaient immiscés en toi depuis son départ. Tu pouvais le penser quand tu affirmais que ce que vous aviez vécu allait au delà qu’un simple badinage. Vous aviez vu naître un amour fragile, effrité aujourd'hui et qui était sur le point de partir en fumée. « J’en ai douté le jour où tu es parti », tu confies calmement. Le fixant sans ajouter le moindre mot, tu laisses le silence s’installer et creuser davantage l’espace entre vous. Tu n’as rien à dire - ton cerveau semble s’être vidé de toutes pensées, de toute logique. Il n’y a que lui et toi, à vous regarder l’un l’autre, se demandant qui fera à nouveau le premier pas. Quand tu le vois passer une main sur son visage puis dans ses cheveux ton coeur s’adoucit de ce simple régulier chez lui. Pourtant tu en connais aussi la signification : il est assailli par les doutes et les réflexions.
Dans cette posture, tu comprends qu’il commence à son tour à baisser les bras et ça te fait peur. Tu crains qu’il n’abandonne, qu’il ne t’abandonne une seconde fois. Comme si une part de toi dont tu n’étais pas encore prête à admettre l’existence n’attendait qu’une chose : le retrouver. « Qu’est-ce que je suis censé faire Jean ? Qu’est-ce que je suis censé penser ? Je suis complètement perdu ici. » Tu te figes dans ton mutisme. Tu n’as pas la réponse à cette question alors tu te contentes simplement de bouger légèrement la tête de gauche à droite. Rien. Tu ne sais pas. Toi aussi tu te sens perdue. Toi aussi tu as besoin qu’on vienne te réconforter et te dire que tout finira bien.

Ses lèvres s’animent à nouveau et tu les observes quelques secondes. Tu laisses les paroles s'échapper et se former entre vous. Tu le fixes tout ce temps, restant calme et immobile autant que possible. La seule chose qui vient perturber ton inactivité sont les assauts de ton coeur contre ta poitrine et ta respiration douloureuse qui se faufilent entre tes lèvres entrouvertes. Une larme roule le long de ta joue et tu l’essuies rapidement du bout des doigts, détournant les yeux incapables de le regarder plus longtemps sous le poids de son aveu. Il venait une nouvelle fois de s’ouvrir à toi. De se mettre à nue. Scott Summers confiant ses pensées les plus intimes - tu crois rêver. « sauf que je suis la seule à l’avoir subi de force. » Il avait fait ce choix tout seul. Il s’était infligé ça comme un grand. Tu as du mal à le plaindre et tu es même, d’une certaine manière, rassurée que la distance soit une épreuve pour lui aussi.

Ton coeur esquisse un raté quand il parle de partir. C’est ce que tu voulais, depuis le début de cette conversation tu n’attendais que ça. Mais maintenant qu’il y fait référence, tu n’es plus vraiment sûre de toi. Ta décision, ton choix : comme si c’était facile de décider de l’avenir de deux personnes. Comme si tu avais le courage et la force nécessaire pour cela. « Mais pour ce soir, je vais te faciliter les choses.» Tu fais un pas dans sa direction, la main levée pour qu’il arrête ces mots. Tu sais très bien où il veut en venir et tu ne souhaites surtout pas qu’il formule la fin de sa pensée : « Non Scott… », tu murmures. « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne veux plus de moi.» Tu refuses, tu nies. Tu ne veux pas faire ça. Tu ne veux pas prendre cette décision maintenant. Pas quand trop d’émotions se mélangent d’un coup. Pas quand tu n’es plus certaine de faire ce que tu veux vraiment. « Regarde-moi… »  Tu poses lentement tes yeux dans les siens, prenant plus de temps que nécessaire. Les sourcils légèrement froncés. « Dis que tu ne veux plus de moi et je disparais. Je te le promets. » Encore une fois il te force à faire une chose dont tu n’as pas envie. Il te place dans une situation plus que compliquée. La colère ressurgit quelque peu, animant le fond de ton âme d’un feu prêt à s’embraser. Très bien, s’il veut te mettre au pied du mur et t’obliger à faire un choix, là, tout de suite, ok. Il ne s’en prendra qu’à lui même de t’avoir forcé la main. « Ok, comme tu veux. », tu réponds froidement. D’un pas assuré tu t’avances dans sa direction, le regard glacial. Arrivée à sa hauteur tu t’arrêtes et plantes tes prunelles dans les siennes avec la ferme intention de clôturer ce chapitre de ta vie. Tu ne voulais plus revivre ce qui c’était passé : tu n’en avais pas la force. Et le seul moyen d’y parvenir était de le fuir, de le faire disparaître de ta vie pour toujours. Tes yeux toujours fixés dans les siens tu ouvres la bouche pour prendre la parole.

Rien. Aucun mot, ni aucun son n’arrivent à franchir la frontière de ta gorge. Ton rythme cardiaque s’accélère et ta respiration se fait plus erratique. Tu n’y arrives pas. Tu ne peux pas lui dire de s’en aller car tu ne veux pas qu’il le fasse.Tu n’arrives pas à imaginer ta vie sans lui même si c’est une souffrance de l’avoir devant toi. Rien qu’à l’idée de ne plus jamais l'apercevoir, ni même d’entendre le son de sa voix ou de sentir la chaleur de sa peau te déchire le coeur. Les traits de ton visage finissent rapidement par exprimer cette douleur intérieure et tu abaisses doucement la tête jusqu’à que ton front entre en contact avec la chaleur de son torse. Ce simple contact te fait sangloter et tes paumes s’élèvent jusqu'à ton visage. Tu ne peux pas vivre sans lui. « Je n’y arrive pas... » Manquant d’air tu prends une grande inspiration toujours blottie contre lui. Tu inhales l’air qui t’est vital mais aussi l’odeur de sa peau. C’est à ce moment précis que tu ta bulle protectrice s’ébrèche encore plus.

Tu restes de longues secondes dans cette position jusqu'à ce que tes mains libèrent ton visage au profit de son t-shirt. Tu t’accroches fermement au tissu de son haut de peur qu'il ne s'éloigne « Ca me tue... Cette souffrance… ce trou béant dans ma poitrine. C’est insupportable… mais l’idée de ne plus jamais te voir… ». Tu relèves doucement la tête à la recherche de l’éclat de ses prunelles. Ta vision n’est pas nette mais tu te sens immédiatement mieux quand tu poses tes yeux dans les siens. « C’est mille fois plus douloureux. » Cette fois tu te mets à sangloter pour de bon. « Pourquoi tu m’as fait ça... » Tes mains s’accrochent à lui plus fermement, désespéré à l’idée qu’il change finalement d’avis et décide de partir une nouvelle fois. Tu viens de retrouver ta bouée de sauvetage et tu as peur que ce ne soit qu’une illusion. Tu as peur de retomber plus bas que tu ne l’es déjà. Qu'il te soit arraché brutalement. « Ne pars pas, s’il-te-plaît. Ne pars plus jamais. »



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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Mar 14 Mar - 13:10



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─ Well, we all have our crosses to bear. „

Les mots s’échappent de ta bouche et pendant un bref instant, tu espères pouvoir les reprendre. Tu te rends compte du poids de tes mots et de l’enjeu qu’ils ont. Tu risques de tout perdre et c’est beaucoup trop gros à jouer. Pas ça… Pas elle. Pas vous… Tu fournis à Jean l’épée avec laquelle elle pourrait t’achever. Et même si tu pensais respecter le choix qu’elle ferait, tu savais qu’une part de toi-même n’admettrais jamais vraiment de la laisser partir si elle te le demandait. Tu savais que tu ne pourrais jamais vraiment t’y résoudre, jamais vraiment l’accepter. Et pourtant tu la laissais décider à ta place pour savoir si le combat pour elle devait continuer, si tu devais t’acharner ou si, au contraire, il n’y avait plus d’espoir.

Tu observes les réactions qui apparaissent sur le visage de Jean quand tu termines ta phrase. Ses expressions, l’étincelle de colère qui luit dans ses yeux, sa bouche pincée… Elle a deviné là où tu voulais en venir et voir son visage se décomposer petit à petit te brise un peu. Elle refuse tout d’abord de prendre part à ce jeu. Pas question de définir votre avenir sur un mot, sur un piège comme celui-ci. Tu te sens coupable de jouer cette carte là avec elle, surtout après toutes les émotions et le chaos qui avait pris place. Mais tu insistes. Tu insistes, la défiant droit dans les yeux, ne cédant pas. Il te faut une solution, il te faut des réponses et elle seule est capable d’y répondre. Qu’elle te dise quoi faire, qu’elle prenne la décision… peu importait. Mais l’impasse et l’insécurité de ce lendemain compromis était une épreuve qui était devenue beaucoup trop pesante pour tes épaules. Le bleu de tes yeux rencontre le vert des siens. Tu ne la quittes plus.

Quand Jean prend la parole, son ton claque dans la pièce. Sec, tranchant, décisif, il sonne comme une prise de décision. Une que tu ne vas pas aimer. « Ok. Comme tu veux ». Elle s’approche de toi d’un pas confiant et assuré, prête à en découdre avec la suite des évènements. Le ton et la manière dont elle prend sa place dans le jeu ne te rassure pas du tout. Vos yeux rencontrant le regard de l’autre, ils s’égarent dans un face à face pendant lequel tu as l’impression de perdre la notion du temps. L’étincelle de menace, de fierté et de colère qui luit au fond de sa pupille te donne envie de baisser les yeux. Il te faut quelques courtes minutes avant de te rendre compte que tu retiens ta respiration. Incapable d’inspirer normalement, tu hésites un instant à revenir sur ta décision et à soudainement l’empêcher de prononcer un mot de plus. Derrière ses prochaines paroles pouvait se jouer un futur qu’aucun de vous deux n’était sans doute prêt à affronter. Et vu comment elle avait l’air déterminé, tu commençais à te douter de la réponse qu’elle allait te donner.

Tu tentes de contenir tes émotions et tes craintes en gardant une expression sévère. Tu veux faire confiance à Jean et à sa décision mais tu crains toujours que la colère qu’elle avait contre toi était plus forte que le reste, qu’elle te fasse payer un prix sans égal pour cela. Tu fais parcourir tes yeux aux regards désolés dans les siens, t’égarant parfois un peu sur les traits de son visage. Elle te fixe, décidée, et s’apprête à prononcer quelque chose. Tes yeux s’abaissent sur ses lèvres qui s’entrouvrent et tu t’apprêtes à recevoir ta sentence. Aucun son ne sort. Etonné mais patient, tu inspires légèrement un filet d’air portant son odeur avant de la questionner du regard. Tu la vois finalement qui peu à peu se déconstruit. Son expression de colère et de détermination laisse place à de la douleur, à un abandon. C’est d’abord un trait inquiet et triste qui apparaît sur son front quand elle abaisse les yeux ; ses joues s’empourprent légèrement tandis que sa bouche tente désespérément d’inspirer une quantité suffisante d’oxygène. Elle baisse la tête et la laisse se s’appuyer contre toi. Un léger sursaut dans ses épaules te laisse comprendre qu’elle est prise par l’émotion et par ce geste qu’elle ne peut pas accomplir. Ses doigts s’élèvent jusqu’à ton visage et tu te fonds en eux, fermant courtement les yeux, rassuré par ce geste familier que tu retrouves. « Je n’y arrive pas... » tu l’entends murmurer. Un sanglot lui arrache un léger sursaut. Cachant ton visage sur le haut de sa tête, tes mains viennent caresser lentement ses cheveux, tentant de la rassurer et d’apaiser ses émotions. Celles-ci s’étaient sans doute tellement accumulée avec tout ce qui s’était passé qu’elle avait fini par lâcher. Ta main se posant le long de sa joue, tu laisses ton pouce essuyer ses larmes. Fermant les yeux, tu te sens coupable de lui avoir demandé cela, de lui avoir posé une question avec un choix qu’elle ne pouvait de toute évidence pas faire. Celle pourtant qui répondrait totalement à cette colère qu’elle avait pour toi.

Quand ses mains s’accrochent finalement à toi, tu enroules tes bras autour d’elle avant d’enfouir ta tête dans le creux de son cou. Tu inspires son odeur, retrouves la chaleur corporelle qu’elle dégage… Ton corps tremble d’avoir de nouveau à ta portée celle qui t’avait tant manquait. Tu as l’impression qu’elle va s’échapper, que tout risque toujours de basculer, qu’elle va partir et que tu n’auras plus jamais l’occasion de la retenir ainsi. Elle te confit ses craintes, ce qui l’a blessé avant de te laisser t’électriser quand vos regards se rejoignent. Sa voix se brise contre les mots pénibles qui t’expliquent son martyr. Tu aimerais t’excuser encore et encore pour ce que tu as fait mais tu contentes de murmurer son nom en l’enlaçant. Tu veux écourter les larmes qui strient ses joues. « Pourquoi tu m’as fait ça... » Pourquoi ? Comment ? Comment avais-tu pu dormir après cela ? Comment avis-tu pu continuer ta vie en la sachant gâchée et vécue à moitié ? « Pour partir, j’avais besoin que quelqu’un me déteste et comme tu es la personne que j’aime le plus… c’est tombé sur toi. », tu murmures à peine en soufflant juste les mots difficiles. Elle ressert le grip qu’elle a sur toi et tu fais de même, entourant sa taille et son dos de tes bras. Tu te perds contre son cou, contre ses cheveux. Tu es parcouru d’un frisson, te rendant soudain compte pleinement de tout ce que tu avais égaré et de tout ce que tu aurais pu perdre définitivement.

« Ne pars pas, s’il-te-plaît. Ne pars plus jamais. » La dernière syllabe à peine entamée, tu vas chercher ses lèvres pour en absorber le mot esquissé. Tu retrouves le goût salé de ses larmes sur sa bouche humide ; mélange de tristesse, de vulnérabilité et d’une promesse que tu ne veux plus jamais briser. Tu tentes d’apaiser ses sanglots et ses larmes petit à petit tandis que ce mélange de tension et d’électricité rendent le jeu de vos bouches un peu plus urgent. Tu t’écartes finalement, collant ton front contre le sien. Avais-tu seulement retrouvé le droit d’agir ainsi ? Tu l’ignorais. Tu en avais juste eu envie. « Je te le promets. Je ne te quitterais plus. » Les mots semblent trop faciles, trop habituels. N’avais-tu pas fait de telles promesses déjà ? N’était-il pas un peu tôt pour en refaire ? Tu trembles un peu même si ton cœur parvient à trouver la force d’être soulagé. Une parcelle de peur reste tout de même : « J’ai cru que j’allais te perdre. Je crus que je t’avais perdu pour toujours ». Qu’elle n’accepte pas tes excuses, que vous ne puissiez pas vous retrouver… C’était cela qui t’avait terrorisé ces dernières nuits. Perdu dans ses yeux, tu finis par lui demander également : « Ne me laisse jamais plus faire cela. Je ne veux plus te perdre. » Il y avait là-dedans un enjeu trop gros. Un enjeu, un poids et une douleur qui finirait par te tuer si quelque chose d’aussi idiot te reprenait.

Quand tu l’embrasses de nouveau légèrement, un feint goût de fer se propage sur le bout de ta langue. Tu te rappelles alors de sa lèvre fendue et de la terrible journée qu’elle a vécue. Passant le bout de ton doigt dessus, tout en observant son regard et ses traits battus et fatigués par les émotions et les événements, tu l’incites à mi-voix: « Tu as besoin de repos… »


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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Mar 14 Mar - 21:54




WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR

Scott & Jean

Le silence est lourd et s’installe lentement dans la pièce. Tes yeux scrutent les siens, décidée et sûre de toi, tu sais ce qu’il te reste à faire. Tu sais quels sont les mots à prononcer pour mettre fin à toute cette mascarade. Ton corps vibre au rythme de tes battements de coeur. Tu restes immobile face à lui, attend l’instant où un son s’échappera de ta bouche. Tu arrives à distinguer la tension qui émane de son corps et qui se mêle à la tienne. Tes lèvres s’ouvrent… et tu t’arrêtes là, face au regard interrogateur qu’il te lance. Comment pourrais tu faire une chose pareille ? Tu n’en as pas le courage, ni la volonté. Tu n’arriverais pas à faire face à ce choix qui te semble être le mauvais. Oui, il t’a blessé, oui, tu es en colère mais tu n’es pas prête à sacrifier votre couple pour soulager ta peine. Ca ne fonctionnerait pas : tu ne seras pas heureuse sans lui. Tu déposes les armes, tu fais face à l’évidence : vos vies sont liées et le seront toujours. Même si tu luttes avec insistance contre, même si c’est une douleur insoutenable. Tu ne peux pas vivre sans lui.

Blottie contre son torse, tu sens son visage s'apposer sur le sommet de ton crâne, t’apportant la douceur qui réchauffe ton coeur. Même si ce geste est doux et se veut rassurant, un sanglot incontrôlable t’échappe. Tu as désespérément besoin de lui et tu t’en rends compte à présent. Tu as besoin qu’il soit prêt de toi, qu’il te soutienne et t’aide à faire face à tout ce qui peut se produire dans ta vie, le bon comme le mauvais. Au contacte de sa main contre ta joue, tu refermes tes doigts sur son haut. Il balaye de son pouce les quelques larmes qui se sont échappés et luisent à présent sur tes joues empourprées. Il enroule ses bras autour de toi, t’offrant un cocon sécurisant et tu frissonnes quand sa tête retrouve le creux de ton cou. Ton corps s’électrise quand il inspire l’odeur de ta peau et tu es ravie de cette douce chaleur qui provient de lui.

Tu laisses tes craintes prendre forme en des mots puis des phrases. Tu ne veux plus qu’il s’en aille. Trop de fois vous vous êtes retrouvé sur des chemins qui se frôlaient. Vous avez perdu trop de temps à mettre de la distance entre vous, à penser faire ce qui était juste alors qu’en fin de compte vous vous trompiez. Il ne portait pas tous les tord, tu étais la première coupable de cette faute. Ca ne te reprendrait plus jamais et tu espères au fond de toi qu’il en fera de même. Ta bouche s’anime, tu le supplies mais tu n’arrives pas au bout de tes paroles. Ses lèvres viennent trouver les tiennes et tu le laisses faire, répondant brusquement à ce baiser. Tu en as besoin autant que lui. Inconsolable, tu cherches davantage ses lèvres, voulant soulager la douleur qui anime encore chacun des battements de ton coeur. L’une de tes mains se perd sur son épaule, l’attire à toi fermement. Quand il s’écarte finalement, gardant toujours le contact entre vos fronts, ton souffle est déjà erratique. « Je te le promets. Je ne te quitterai plus. ». Tu fermes les yeux, laissant se faufiler d’autres larmes au coin de tes yeux. Ces mots sont tout ce que tu voulais entendre mais ils n’apaisent pas cette sensation de vide que tu as toujours en toi. Ce n’est pas la première fois que tu les entends et quelque chose te dit que ça ne sera pas la dernière. Vous passez vos vies à vous fuir. Tu gardes les yeux fermés, de crainte de réaliser que tout ceci n’est qu’une illusion. Un rêve ou plutôt un cauchemar qui viendrait te hanter sans cesse. Tes doigts se replient à nouveau sur lui, s’accrochant à ce qui est à leur portée, cherchant à démêler le vrai du faux. « J’ai cru que j’allais te perdre. J’ai crus que je t’avais perdu pour toujours » Le son de sa voix t’assure qu’il est bien là, en chair et en os en face de toi. Que tout ceci n’est pas l’un de tes fantasmes : ça ne serait pas aussi douloureux après tout. Tes yeux s’ouvrent à nouveau pour trouver les siens et s’y perdre. « Tu ne me perdras jamais. » Tes mains s’abandonnent à la naissance de ses cheveux. Dieu que ce geste t’avait manqué. Chaque contact entre sa peau et le bout de tes doigts te réjouis plus encore, dessinant un léger sourire sur tes lèvres. Il était la plus belle partie de ton âme. Il était la moitié qui te complétait : comment pourrait-il te perdre ?

T’observant longuement, c’est lui qui finit par te supplier : « Ne me laisse jamais plus faire cela. Je ne veux plus te perdre. » Tu frissonnes, le regard toujours perdu dans le sien. Tes pensées s’emmêlent et s’entrecroisent. Tu n’as pas le temps de les démêlés que ses lèvres trouvent les tiennes dans un baiser léger. Celui-ci ne dur pas longtemps et tu en comprends rapidement la raison quand son pouce effleure ta lèvre blessée. Tu le vois rapidement t’observer et dresser le diagnostic de ton état. Tu sais ce qu’il va dire avant même qu’il n’ouvre la bouche. Tes traits sont marqués par la fatigue et les émotions de la soirée n’ont certainement rien amélioré au tableau que tu dresses devant lui. Tu nies lentement. Tu n’as pas envie de repos maintenant. Ton esprit bouillonne. Tu ne trouveras jamais le sommeil, même lui à tes côtés tant que tes peurs ne seront pas apaisées. « Je n’y arriverais pas maintenant. Tout est encore trop flou. J’ai besoin qu’on en parle… » Tu commences doucement, quittant ses yeux du regard.

La tête légèrement penchée, le bout de tes doigts vient effleurer tes tempes. Tu perds toute notion de l’espace qui t’entoure mais tu sais qu’il est toujours là.  “Ne me laisse jamais plus faire cela” résonne dans ta tête. Il l’avait déjà fait. Ce n’était pas la première fois. Tu ignores comment c’est possible mais tu sais que c’est déjà arrivé. Il est déjà partie avant ça. Il t’avait déjà quitté. « J’ai besoin de plus que ça.. Je ne veux plus de mensonges, plus de secret. » Tu dis simplement. Le regard toujours perdu dans le vide, cherchant à mettre en place tes pensées, tu t’écartes légèrement de lui. Les mots commencent doucement à se former et tu reprends la parole d’une voix douce : « Tu vas recommencer. Je le sais. C’est ce que tu fais toujours quand tu as un problème. Tu te renfermes sur toi-même, tu t’isoles. ». C’est une constatation et non une condamnation. Il fonctionne comme cela et le fera certainement toujours. Tu assembles lentement les morceaux de puzzle qui t’ont traversé l'esprit quelques instants plus tôt. Tu te redresses et cherches ses prunelles océans. Ton coeur loupe un battement : « J’ai besoin d’avoir la certitude que tu reviendras toujours à moi. Quoi qu’il arrive, qu’importe ce qui se passera dans nos vies… Je ne supporterais pas de te perdre à nouveau. » C’était ta seule crainte. Celle qui te rongeait de l’intérieur. Celle qui grignotait lentement tout ce que tu étais. Bien au-delà de ton émergence, bien au-delà de tout le reste.

Tu laisses les mots en suspens entre vous. Tu l’observes en silence avec l’impression de voir le temps s’arrêter. Les battements de ton coeur sont bien trop lent et bien trop violent contre ta poitrine. Tu as l’impression de vaciller au bord d’une falaise, comme si tout pouvait basculer à la moindre erreur, au moindre mot de travers. Et pourtant, ce que tu t’apprêtes à faire te semble légitimes. Ton coeur lui appartient et tu sais que tu es la gardienne du sien. Il est l'oxygène dont tu as besoin pour avancer. Il est la raison qui te pousse à te lever le matin et à te battre de toutes tes forces. Ton monde n’a pas de raison d’être sans lui. Tu ouvres lentement la bouche laissant s’échapper une respiration douloureuse, ressentant l’air s’échapper de tes poumons. Ton corps entier s’est mis à trembler et les larmes ont repris leur place aux coins de tes yeux. « Je t’aime Scott, de tout mon coeur. » Tu laisses à nouveau quelques secondes s’écouler entre tes mots. Tu cherches la force pour prononcer ce qui est maintenant gravé dans ton esprit : ce vers quoi tu t’es toujours dirigé sans le savoir. « Toi et moi, pour toujours Scott. ». Tu es au bord du gouffre : tu n’as qu’un pas à faire pour te jeter dans le vide. « Alors épouse-moi. »



Jean : #F19E34


___





I wanna hide the truth, I wanna shelter you but with the beast inside there's nowhere we can hide. When you feel my heat look into my eyes : It's where my demons hide. Don't get too close, it's dark inside. It's where my demons hide




Pouet:
 

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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Mer 15 Mar - 21:12



 WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR
jean&scott

“─ If I surrender now, I lose everything I love.
─ But do you lose your soul in the process ?
─ Well, we all have our crosses to bear. „

Tu venais de retrouver la personne la plus importante de ta vie, celle grâce à qui ta vie prenait sens. Tu la tenais enfin dans tes bras, l’entourant et la serrant contre toi de manière protectrice. Tu ne voulais pas la lâcher ou trop t’écarter, de peur qu’elle s’échappe, que tu la perdes de nouveau. Tu te souviens des marques, des bleus et des zones sur sa peau qui étaient sans doute encore marquées de l’action qu’elle avait eue dans la journée. Tu en avais été témoin quelques heures plus tôt… Des visions qui avaient éveillé en toi une colère… Il fallait qu’elle s’allonge, se repose, s’endorme… qu’elle reprenne des forces. Les émotions et les actions de la journée vous aviez tous les deux assez exténués…

Ses traits semblent fatigués mais quand tu t’apprêtes à l’entraîner vers la chambre, elle s’anime alors, refusant ce que tu lui proposes. « Je n’y arriverais pas maintenant. Tout est encore trop flou. J’ai besoin qu’on en parle… » Tu fronces les sourcils un peu, non pas par ce refus mais par l’inquiétude qu’elle en fasse trop. Tu te résous cependant, acquiesçant d’un mouvement de tête, respectant son choix et sa décision sans plus insister. Elle savait ce qu’elle voulait. Si elle désirait une conversation un peu plus longue sur tout cela, tu étais certain d’être capable de la lui donner. Tu savais qu’elle méritait plus qu’une simple promesse que tu avais déjà faite et brisée. Et même ce sceau, ce baiser.. Il ne représentait que peu de choses. Un moment, un instant… une saveur qui allait s’évaporer ?
Il lui fallait une assurance, quelque chose qui lui prouverait que tes mots n’étaient pas juste ceux qu’elle voulait entendre. Et pour cela, tu pouvais la comprendre… Tu ne savais juste pas quoi lui donner. Elle rompt le contact entre vos yeux et se lance dans une phrase de réponse : « J’ai besoin de plus que ça.. Je ne veux plus de mensonges, plus de secret. » Tu cherches ses yeux mais ces derniers, connaissant parfaitement le pouvoir des tiens semblaient délibérément les éviter pour l’instant.  

Elle s’écarte un peu et tu crains qu’elle ne t’échappe une fois de plus. Revenait-elle sur ce qu’elle avait dit ? Elle te parlait de secrets et de mensonge sans se rendre compte qu’à partir de maintenant, il n’y en avait plus entre vous. Tu avais gardé loin d’elle le fait d’être émergé et elle avait fini par l’apprendre ; et puis il y avait eu celui-ci… Celui que tu avais été amené à révéler, à prononcer dernièrement. « Il n’y a plus de secrets maintenant Jean… T’avouer que je t’aimais était le dernier que j’avais gardé pour moi ». Elle s’est pourtant déjà fait son avis et continue. « Tu vas recommencer. Je le sais. C’est ce que tu fais toujours quand tu as un problème. Tu te renfermes sur toi-même, tu t’isoles. » Tu baisses les yeux , ne sachant pas quoi répondre à cela. Il était vrai que tu agissais ainsi et même si tu avais l’impression d’être de plus en plus un livre ouvert pour elle, de lui confier d’avantage plus qu’à n’importe qui, il s’agissait là ta manière de lutter contre un évènement. Tu savais autant qu’elle que tu recommencerais. Ce ne serait pas pour la blesser, juste pour tout organiser dans tes pensées, tout classer, tout ordonner. Mais partir… Non jamais. Jamais plus. Pas sans elle. Tu baisses la tête, fronces les sourcils tandis que ta bouche se tort. Il faut que tu remédies à cela, tu le sais : à cette possibilité que tu avais de demander de l’aide quand tu avais besoin.

Jean continue. « J’ai besoin d’avoir la certitude que tu reviendras toujours à moi. Quoi qu’il arrive, qu’importe ce qui se passera dans nos vies… Je ne supporterais pas de te perdre à nouveau. » Tu hoches la tête légèrement, entendant et comprenant les mots qu’elle prononce. Les yeux baissés, tes mains ont récupéré les siennes. Tu laisses vos doigts s’entremêler avant de relever la tête pour jauger son regard. Tu es à court de mots, tu ne sais pas quoi dire, pas quoi ajouter. Tu pourrais insister, lui prouver tous les jours que tu resterais à ses côtés mais tu te doutes qu’elle aurait toujours, quelque part, cette crainte. Cette crainte que finalement ce qui vous aviez séparé, vos émergences, finissent par mettre un terme à votre relation. Pas parce que votre amour était trop faible mais qu’au contraire, il ait été trop fort. La peur d’être le bourreau de l’autre était une raison valable pour hanter vos cauchemars.

Tes yeux se perdant dans les siens, tu détailles ses traits légèrement. Elle a dans son regard et dans son expression, l’air de quelqu’un qui n’attend pourtant pas une solution venant de toi. Tu as l’impression qu’elle sait ce qui va se passer, qu’elle a déjà tout prévu… Elle veut juste jauger la façon dont tu allais accepter ce qu’elle s’apprêtait à te dire.  

Les battements de ton cœur s’accélèrent, imaginant simplement le pire. Tu ne veux pas revivre davantage ce sentiment de manque, cette séparation entre vous. Tu ne peux plus exister sans être sûr d’être à ses côtés. Tu as besoin d’elle et elle a besoin de toi. Ton souffle se ralentit à mesure que tu lis les changements subtils qui se produisent dans son regard. Tu secoues légèrement la tête, tétanisé par le pouvoir qu’elle avait, la suppliant silencieusement de ne pas te demander de mettre davantage de distance entre vous. Ne pars pas, ne pars plus… Ne me demande pas de faire cela. Tu t’inquiètes d’autant plus quand, tu vois apparaitre dans le coin de ses yeux, des larmes supplémentaires. Ses yeux luisent et te transpercent. « Je t’aime Scott, de tout mon cœur. » Ton cœur a un raté devant la sincérité et la clarté de ces paroles. Tu réalises la profondeur et la puissance de son aveu et ta bouche se pare d’un sourire. Un sourire restant malgré tout inquiet face aux multiples expressions que tu pouvais lire sur son visage. Tu la fixes, la couves du regard… « Toi et moi, pour toujours Scott. » Ses larmes ont disparu petit à petit, à mesure que les mots, lourds de significations sont prononcés. Alors que tu t’apprêtes à lui répondre, un regard vers elle te faire comprendre qu’elle va poursuivre. L’encourageant d’un battement de paupière, tu reconcentres toute ton attention sur les traits de son visage avant d’accueillir ses mots avec surprise. « Alors épouse-moi ».

Pris au dépourvu, tes yeux cherchent dans les siens des questions possédant déjà toutes les réponses. Le seul mot qui s’échappe de tes lèvres sur le coup est le murmure de son prénom. Lui-même une interrogation, tu inspires un filet d’air, posant sur Jean un regard rempli de surprise et d’amour. Etait-elle certaine de ce qu’elle voulait ? N’était-ce pas ambitieux ? Pas imprudent ?
Tu t’étais déjà demandé à quoi votre vie ressemblerait si vous la viviez ensemble. A l’époque, avec ces histoires de Garde et d’émergence, tu avais eu peur. Aujourd’hui et désormais, la seule peur que tu avais était celle de ne pas pouvoir vivre ta vie à ses côtés. Tu savais que mariés ou non, cette possibilité de vivre sans elle n’arriverait pas. Et parmi toutes ces réflexions, la seule constante qui avait toujours demeuré était Jean et les sentiments immuables que tu avais pour elle. Depuis le début, depuis le premier instant… Et pour toujours. Quoi qu’il pouvait arriver.

Et c’était là la promesse que tu pouvais lui faire. Celle qui l’emporterait sur toutes celles que tu pouvais bien avoir fait, celles que tu ferais… L’ultime promesse. La seule qui comptait. Tu t’approches alors de Jean, ne laissant que quelques millimètres séparer vos visages. Penchant à peine ta tête sur le côté, tu sens son souffle sur tes lèvres. Proches ainsi, tu as l’impression que ton cœur va s’emballer, que le geste et le désir va prendre le contrôle de ta parole. Tu ne veux pas cela.
« Tu n’as pas idée à quel point je t’aime, Grey… », tu commences, souriant et la regardant comme si elle était la définition même de ton existence « Aujourd’hui. Demain…. Et chaque jour pour le reste de ma vie. » Il s’agit là de ta réponse. Tu te penches alors vers elle, faisant fondre sur ses lèvres un baiser. Tu l’attires un peu plus à toi avant de rompre l’espace : « Accepte en retour de devenir mienne. », tu murmures, la mettant à son tour face à la question. Devant ce pacte soudain, qui te semblait terrifiant auparavant, tu te rends compte qu’il apparait désormais comme une évidence quand il s’agit de vous deux.

Entourant Jean de tes bras, tu la serres contre toi, cherchant ses lèvres, son souffle, son odeur, sa présence rassurante. Lèvres contre lèvres, tu lui confis ton cœur tout entier. Qu'elle le garde en sécurité il lui était désormais dédié. Tu as du mal à te rendre compte de la promesse que vous veniez de vous faire. Fiancés, mari et femme… Des termes que tu allais devoir apprivoiser. Un sourire se dessine sur tes lèvres à ces pensées u relâches un peu ton étreinte autour d’elle te souvenant des traces qu’avait laissé sur elle l’émeute de la journée. Tous ces évènements semblaient si loin à présent. Mais pourtant les blessures étaient toujours là. « Laisse-moi prendre soin de toi pour ce soir », tu lui souffles dans le creux de son cou, ton nez se perdant le long de sa mâchoire, jouant avec ses mèches de cheveux avant de t’écarter d’elle pour faire mine de prendre le chemin de la chambre. Tu te retournes vers Jean, un regard intense se posant sur elle, ta main tendue attendant de recevoir la sienne.


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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Dim 19 Mar - 23:43




WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR

Scott & Jean

Tu gardes la bouche entrouverte. Tu venais vraiment de dire ça à voix haute. Tu venais de lui demander de t'épouser, de devenir ton mari, ta famille. D’être la personne qui passerait le reste de ses jours à tes côtés, dans le bon comme dans le mauvais. Et il n’avait répondu que ton prénom dans un murmure. Les battements de ton coeur s’accentuent à mesure que les secondes s’écoulent en silence. Tu vois ta certitude s'effondrer pour laisser place au doute. Tu commences par douter et te poser mille questions à la fois. C’était peut être trop tôt. Peut-être n’avait-il pas envie de ça. Après tout il avait déjà été engagé avant et ça avait mal tourné. Le stresse prend possession de toi et tu crains que l’amour qu’il te porte ne soit pas aussi fort que le tien. La panique se répand rapidement dans tes veines et te paralyse. Tu ne désires pourtant qu’une chose : qu’il prenne ton âme et t’offre la sienne. Quand il s’anime et s’avance vers toi c’est un semblable à une décharge électrique. Un flot de mot hésitant s’échappe de ta bouche à une vitesse folle : « Je sais que ça paraît prématuré… ou imprudent … voir même insensé mais je…  », tu laisses ta phrase en suspens, les mots s'évaporent lorsque son visage frôle le tien. Tu recueilles son souffle sur tes lèvres et apprécie l’odeur qui émane de sa proximité. Tes yeux papillonnent entre les traits de son visage. Il se perdent une fois dans ses yeux, une autre sur ses lèvres que tu veux sceller des tiennes. Ta main se pose sur son bras et tu redresses le visage pour cueillir un baiser qui finalement ne viendra pas. « Tu n’as pas idée à quel point je t’aime, Grey…» Ses mots te délivrent de la prison que l’angoisse avait sur toi et sourit à la mention de ton nom. Sous le regard intense qu’il pose sur toi, ton corps frissonne. Ton coeur se gonfle de joie et tu accompagnes son mouvement tout en fermant les yeux quand il pose ses lèvres sur les tiennes. Rapidement écourté, votre baiser ne dure que quelques secondes. Toujours proche l’un de l’autre ton coeur est sur le point d’exploser quand sa voix s’élève à nouveau. Tu souris doucement, resserrant la prise de tes doigts sur son bras et cherches le bleu de ses yeux. « Il en a toujours été ainsi et en sera ainsi jusqu’à mon dernier souffle. » Ses bras s’enroulent autour de toi tandis que tu poses la tête sur sa poitrine redécouvrant avec émerveillement le son des battements réguliers de son coeur.  Tu te perds contre lui, dépose un baiser dans son cou avant de retrouver ses lèvres. Tu te disperses, le laisse te redécouvrir. Tes mains remontent jusqu’à son cou, l’attire à toi, le serrant contre toi. Tu jouis de l’avoir à nouveau à ta portée. Tu respires son odeur, admire la réaction de ton corps quand il te touche. Il est ton âme soeur depuis toujours. L’être pour lequel ton coeur bat chaque jour, la moitié de ta personne qui s'était perdue. Ce soir était le début d’une vie que tu aurais toujours du vivre. A ses côtés, pour toujours.


Il s’écarte à nouveau de toi, te murmurant des mots dans le creux de ton cou, suivant la courbe de ta machoire et électrisant chaque centimètre carré de peau qu’il touche. Il réveille doucement en toi un mélange de joie et de désir. Sauf qu’il s'éloigne de quelques pas. Tu penches légèrement la tête sur le côté, lui souriant tendrement bien que frustrée de la distance qu’il souhaite établir entre vous. Il ne lâchera pas l’affaire tant que tu n’auras pas pris le temps de te reposer. Levant la main dans ta direction pour t’inviter à le suivre, et comme réponse tu glisses ta paume dans la sienne et le couves d’un regard malicieux. « Vous êtes borné Summers. » Tu réponds simplement un sourire aux lèvres.

Lorsque la lumière s’allume dans ta chambre, tu te figes légèrement. Poser les yeux sur cette pièce te renvoie son absence et la solitude à laquelle tu as dû faire face ces dernières semaines. Ton coeur se serre une nouvelle fois et bien que ce soit moins douloureux qu’avant tes yeux se noient à nouveau dans les larmes. D’un geste désespéré tu t’accroches à son cou, passant tes mains derrière sa nuque. Ta respiration se trouble et tu cherches brièvement tes mots. « J’ai vraiment cru que tu étais parti pour de bon… que tu ne me reviendrais jamais… », tu souffles la tête blottie contre lui. Tu as besoin de lui. Tu as besoin de le sentir près de toi et tu ne sais pas comment t’y prendre. Tu t’accroches plus fort, serre davantage ton corps contre le sien. Tu te moques de tes hématomes. Tu ne prêtes plus attention à tes muscles endoloris, ni même aux bleus qui maculent la surface de ta peau. Tout ça n’est rien. Rien du tout comparé à ce qui vient de se passer ce soir. Vraiment rien du tout face à la sensation d’avoir son corps contre le tien. Tu veux définitivement mettre fin à son absence, à la distance qui avait établi entre vous. Tu as besoin de l’effacer et tu ne vois qu’un moyen d’y remédier. Abruptement tu viens trouver ses lèvres. Tu laisses la frustration et la peine s’envoler. Tu les remplaces par l’envie et l’ivresse. Tes mains parcourent son corps jusqu’à trouver la limite de son haut et celle de son jean. Tu t’écartes brièvement de lui pour poser tes yeux dans les siens. L’attirance et la tension sont perceptibles chez toi comme chez lui. Ton corps vibre dans l’attente de ce qui va se passer. Tu t’arrêtes qu’une seconde, sachant très bien ce que tu désires. Tes mains se pressent contre les bords de son T-shirt et tu tires dessus jusqu’à ce qu’il passe au-dessus de sa tête. Tu retrouves avidement sa bouche, laissant place à un baiser plus enflammé que les autres. Ta langue trouve la sienne et se joue d’elle. Tu t’empresses dans ce baiser, oubliant les semaines passées et ne voulant songer qu’à ce moment et à tous ceux à venir. Tes mains elles, s’aventurent sur la courbe de son corps et la peau qui t’es exposée. Ta respiration s’accentue, tu te perds dans ce délice qui t’avait été arrachée brutalement. Tu as désespérément besoin de lui. Tu t’oublies contre lui. Efface tout ce qui vous entoure pour te focaliser uniquement sur les réactions de ton corps et du sien. Suivant le mouvement de ses bras, tu te redresses rapidement et enroules tes jambes autour de ses hanches. Tes mains se referment sur son visage et tu croises rapidement son regard. Le tien brûle de désir et un murmure se faufile entre tes lèvres « je t‘aime », avant qu’elles ne retrouvent les siennes. Il était tien et tu étais sienne.



Jean : #F19E34


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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Mar 21 Mar - 12:52



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─ But do you lose your soul in the process ?
─ Well, we all have our crosses to bear. „

A ta réponse son visage s’est illuminé. Vous restez tout près l’un de l’autre, vos souffles se mêlant, tentant le désir et la proximité. Quand elle fait à son tour le serment d’être pour toujours à tes côtés, tu laisses tomber un instant les manières et la retenue. Tu l’entoures de tes bras, la serre contre toi avant que tes lèvres ne partent en quête des siennes. Tu avais craint  au début de la soirée que de l’avoir ainsi à toi, allait t’être dorénavant défendu. Et maintenant que tu la tenais, que tu la savais avec toi pour toujours, tu ne pouvais que sentir un poids se lever de tes épaules lentement.
Alors que tu commences à te perdre dans votre éteinte tu te souviens des évènements de la journée, ceux qui t’ont poussé à aller la retrouver. Tu te souviens brusquement de l’état de fatigue et de faiblesse… Tu insistes pour qu’elle se repose, lui proposant ta main pour l’inciter à te suivre. « Vous êtes borné Summers. », soupire Jean, un sourire sur les lèvres. Un peu déçue sûrement, légèrement amusée, sans doute. Attrapant sa main et tirant gentiment pour l’attirer à toi, tu murmures contre sa joue : « Toujours quand il s’agit de votre bien-être, Grey ».

Ta main actionnant l’interrupteur pour la lumière, tes yeux parcourent brièvement la chambre. Tu ne sais pas comment tu pourrais l’expliquer, mais juste la vue de la pièce te remplit d’un sentiment de tristesse. Tu sens déjà Jean qui se crispe et se tends contre toi. Tu comprends ce qu’elle ressent, au moins une partie, ne pouvant imaginer l’étendue des émotions auxquelles elle avait pu être confrontée pendant ton absence. Ton départ, tes mots, ton absence… Et cet appartement soudain vide...
Te tournant vers elle, tu colles ton front au sien. Elle pouvait peut-être te pardonner d’être parti mais une chose était certaine, c’est que tu allais avoir besoin de beaucoup plus de temps que cela pour te pardonner à toi-même. Jean enroule ses bras autour de ton cou. « Je suis là, je suis là…, tu murmures contre sa peau avant de rajouter encore plus bas, je suis désolé… tellement désolé… » Tes mains dans son dos tremblent tandis qu’elle se confie à toi à son tour. « J’ai vraiment cru que tu étais parti pour de bon… que tu ne me reviendrais jamais… » Immédiatement en réponse, tu secoues la tête négativement, lui assurant que cela n’arrivera pas. Tu tentes également d’éloigner cette image et ce scénario qui se construit dans ta tête. Tu ne sais pas comment tu aurais pu vivre ainsi… sans elle. Tu étais parti en pensant à son bonheur mais il n’y avait pas d’autres moyens pour vous de l’être que d’être tous les deux. Et s’il y avait bien quelque chose dont tu étais incapable désormais, c’était de vous faire subir cette épreuve une fois de plus. Tu n’étais même plus capable de te souvenir de ta vie avant elle. Bon sang, comment avais-tu fait ?

Ton cœur bat la chamade et s’arrête brusquement, stoppé pendant quelques secondes par la surprise quand les lèvres de Jean viennent s’écraser sur les tiennes. Surpris par la force du baiser, ton corps se fige brusquement, appréciant ce plaisir soudain puis en répondant sans que ton esprit eut finit d’assimiler ce qui se passait. Tu goûtes à ses lèvres une fois de plus, tandis que tu sens ses mains qui descendent peur à peu et qui vont pour effleurer les bords de ton tee-shirt. Tu ouvres les yeux pour regarder Jean devant toi, qui s’est à peine écartée. Elle joue avec toi… et malicieusement, elle connait toutes les manières pour t’amener à ta perte. Déjà tu te doutes que dans tes yeux, toute trace d’inquiétude et de soucis commençaient à disparaître. Ses doigts effleurent ta peau le long des coutures de ton tee-shirt. Tu frissonnes à leur passage… Tu tentes de la distraire par un nouveau baiser mais d’un geste ample et décidé, Jean tire sur ton haut, le fait passer rapidement par-dessus ta tête avant qu’il ne retombe au sol. Franchissant les centimètres qui te séparent du visage de Jean, tu jauges un instant ses traits, son regard intense, ses pupilles dilatées, ses lèvres entrouvertes, les soulèvements de sa poitrine comme si elle était essoufflée… Ses pommettes sont rosées et quelques mèches désordonnées entourent son visage... Sans te poser plus de questions, tu franchis la distance et l’embrasses fougueusement. Il n’était plus question d’être prudent désormais, il s’agissait uniquement de céder à l’envie.

Tu te laisses attraper par le jeu qu’elle a commencé : ta bouche s’aventure rapidement le long de sa mâchoire avant de descendre retrouver la chaleur de son cou. Tu souris aux réactions de son corps contre le tien, parfois obligé de reprendre un instant ton souffle alors que ses mains agrippent ton torse. Vous vous serrez tous les deux, l’un contre l’autre, de peur de voir l’un de vous s’évaporer brusquement. Vous répondez avec acharnement et délectation à ce manque que vous vous êtes fait subir, tentant de combler les heures où vos corps n’étaient plus l’un contre l’autre. Tes mains descendent le long de ses hanches et de sa taille pour trouver à leur tour le bord du tissu du haut qu’elle porte. Tu tâtonnes un moment, effleurant à peine son estomac jouant avec les sensations et les réactions qu’elle te donne. Passant finalement ta main sous le vêtement, il se soulève lentement à mesure que tes doigts remontent sur le corps de Jean et redécouvrent le contact avec sa peau. Très vite son tee-shirt finit par rejoindre le tien au sol. Dans tes bras, le regard de Jean se pose sur le tien. Elle prononce la phrase que tu ne seras jamais fatigué d’entendre. Juste l’entendre dire ses mots te rends fou et c’est avec force que vos lèvres se retrouve fougueusement une fois une plus. Vos corps pressés l’un contre l’autre finissent par tomber délicatement sur le matelas.



Allongé sur le ventre, tes yeux observent les traits de Jean toujours endormie. Semblablement à ta position, elle offre son dos dénudé aux rayons voyeurs du soleil qui se faufilent aux travers des rideaux à moitiés tirés. Tu la regardes, le souffle coupé, tentant de te faire à l’idée que vous serez rapidement mari et femme. Cette pensée de l’avoir à tes côtés pour le reste de ta vie était d’une plaisance que tu ne parvenais pas à expliquer. Tes yeux descendent vers sa peau dénudée et tu ne peux que retenir ton souffle devant les marques de bleus qui parsèment son dos et ses épaules. Cela t’attriste… Tu sais que tu ne peux pas toujours la protéger et dieu sait qu’elle détesterait cela, si tu étais toujours sur son dos mais tu ne pouvais t’empêcher de grimacer à chaque fois que tes yeux en découvraient un nouveau. Votre métier n’était pas sans risque et tu savais que Jean pouvait gagner ses propres combats ; cela ne t’empêchait pas de toujours t’inquiéter un peu pour elle. Tes yeux regagnent les traits de son visage toujours endormis.

Incapable de garder tes mains pour toi, tu laisses la pulpe de tes doigts caresser la peau exposée de son dos. D’abord ne réagissant pas, tu les laisses se balader quelques instants jusqu’à ce tu obtiennes un signe de réveil. « Hey », tu souffles à son intention, souriant pendant que tu regardes ses yeux papillonner, s’ouvrir, se refermer… T’approchant un peu, tu tentes un baiser. « Alors ? Tu n’as pas changé d’avis au cours de la nuit ? Même reposée tu veux toujours de moi comme mari ? », tu murmures avec un ton décontracté et joueur. Tu la regardes qui tente de s’habituer aux rayons du soleil tandis que tu te tournes davantage vers elle pour déposer un baiser sur ses lèvres. Vos visages à quelques centimètres l’un de l’autre, tu retournes à l’observer sagement. « Tu es probablement folle de vouloir ça mais je t’assure, personne ne peut vouloir plus que moi te savoir à mes côtés tous les matins. », tu ajoutes délicatement avec un sourire.

Tu approches ton visage du sien, observant ses yeux encore à moitié endormis. Ton regard s’accroche alors un instant sur une tâche plus foncée qui s’échappe de sous l’oreiller de Jean. Légèrement de biais, tu plisses les yeux, intrigué par l’objet. « Qu’est-ce que… » Tirant dessus, l’apparent tissu glisse de sous l’oreiller. Tu mets quelques secondes avant de reconnaître un de tes tee-shirts. Etonnement, ce n’est pas celui que tu portais hier. Tournant la tête vers Jean, tu hausses un sourcil, un peu perdu… « Un explication ? »


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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Jeu 23 Mar - 13:18




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C’est avec douceur que tu sens la chaleur du soleil se jouer de ta peau. Et même si ce contact est des plus agréables ce n’est pas celui-ci qui t’arrache un frisson. Des doigts s’animent le long de ton dos et tu souris doucement les yeux toujours clos. « Bonjour », tu souffles doucement en réponse. Tu commences à bouger les yeux, à essayer de les ouvrir mais la lumière du jour est trop vive et tu les refermes immédiatement. Tu relèves une de tes mains pour te frotter les yeux tandis qu’il dépose un doux baiser sur tes lèvres. « Même reposée tu veux toujours de moi comme mari ? ». Ton sourire s’élargit : tout ceci n’était donc pas un rêve. C’était vraiment arrivé. « J’ai vraiment dit ça ? J’ai dû prendre un coup trop fort sur la tête… », tu plaisantes. Tu te redresses délicatement sur les coudes, sentant que ton corps, lui aussi, s’est réveillé en même temps que toi. Tes muscles tirent et tu te sens courbaturée. D’un autre côté, c’est la meilleure nuit que tu as passé depuis des semaines : tu n’as pas fait de cauchemar cette fois ci. Il s’approche de nouveau de toi pour te faire taire d’un autre baiser. S’éloignant d’à peine quelques centimètres de toi, tu vois ses yeux te juger et s'émerveiller de ton visage encore à moitié endormi. C’est ton tour de poser les yeux sur son sourire et l’éclat qui luit dans ses prunelles. Son réjouissant se reporte sur ton visage et tu répliques rapidement : « Alors restes et ne me quitte plus jamais. » Même s’il était revenu, la plaie dans ton coeur était loin d’être refermée. Tu sentais toujours au fond de toi ce vide qu’il avait laissé et qui mettrait quelque temps avant de se dissiper.

Vous vous juger du regard et tu as toi aussi du mal à réaliser la promesse que vous vous étiez faites la veille. L'épouser ? Devenir mari et femme, quelle idée folle tu avais eue, et pourtant tu n’avais pas le moindre doute quant à cette décision. Son regard s’éloigne une seconde du tien et le temps de le suivre et de comprendre ce qui se passe il tient déjà le t-shirt que tu conservais sous ton oreillé. Tu sens immédiatement le rouge te monter aux joues. Depuis son départ tu avais dormi plusieurs fois avec quelques-unes de ces affaires juste pour retrouver un peu son odeur. Cela te rassurerait et tu arrivais mieux à t’endormir. Tu n’avais pas prévu qu’il tombe dessus. « Un explication ? » « Non, aucune ! », tu réponds précipitamment. D’un geste rapidement tu attrapes le bout de tissu et te redresses rapidement en grimaçant. Tu tâches d’ignorer tes muscles esquintés qui ne cesse de te rappeler à l’ordre. Assise sur le bord du lit, tu piques un fard encore plus violent comprenant que ta réaction n’arrange en rien cette découverte. Tu enfiles le t-shirt avant de te tourner à nouveau vers lui. Un sourire malicieux est figé sur tes lèvres et tu ne peux t’empêcher de sourire timidement. « Si tu ne veux pas qu’on touche à tes affaires il ne fallait pas les laisser ici… », tu le provoques volontaire. Tu baisses la tête jusqu'à enfouir ta tête dans un coin du tissu que tu portes à présent. Prenant volontairement une grande inspiration, tu souris retrouvant un vague parfum familier. Redressant la tête, tu le jauges du regard, un sourire coupable sur les lèvres. « J’aime bien dormir avec tes t-shirts », tu finis par avouer.

Tu t’avances vers lui, toujours en plein milieu du lit. Tu t’assois et plies tes jambes pour lui faire face quand il se redresse. Tu déposes un léger baiser sur ses lèvres et laisses tes mains au contact de sa peau chaude. « Pour répondre à tes questions… Oui je suis toujours décidée à t’épouser. » Tu baisses les yeux et un sourire se dessine sur tes lèvres. De le dire à voix haute te remplit de joie. Tu replonges rapidement ton regard dans le sien : « Ce n’était pas un coup de tête ou une réaction démesurée à ton absence… Je le veux vraiment. » Tes doigts se referment plus fermement contre sa peau et l’intensité de ton regard s’accentue tandis que tu te perds dans l’océan bleu du sien. « Sachant ce qu’on est, le métier qu’on fait chaque jour et tout ce qui peut en être lié… qui sait de quoi sera fait demain ? ». Tu prends une grande inspiration, le coeur lourd, la confession est dure à formuler. « Je ne veux plus de secrets et de cachotteries. Je ne veux plus dissimuler ce qu’on a ensemble. C’était mon idée, je sais, mais c’était une mauvaise idée. Je veux être lié à toi, que le monde entier soit au courant que je t’aime. Que je t’aime et que je passerais toute ma vie avec toi. Qu’importe ce qui se passera. » Tu laisses vos fonts se toucher et vos lèvres se frôler. Tu n’avais pas supporté de devoir pleurer un amour invisible aux yeux de tous. Tu ne voulais plus te cacher, tu n’avais plus peur. Que ce soit de votre relation ou de ce que vous étiez tous les deux. « Je t’aime Scott. » N’y tenant plus, tu laisses tes lèvres retrouver les siennes.



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MessageSujet: Re: || WE ALL HAVE OUR CROSSES TO BEAR || JOTT   Dim 30 Avr - 12:04



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Il y avait quelque chose dans sa réaction qui te poussait encore plus à avoir les fins mots de l’histoire, quitte à insister pour obtenir une réponse. Ordonné, tu n’étais certainement pas la personne qui avait posé son tee-shirt à cet endroit précis de la chambre, qui l’avait laissé là en boule sous un oreiller. Les joues pâles de Jean se colorèrent d’un rose presque écarlate quand tu lui présentas ta trouvaille. Son regard à la limite de l’affolement et de l’embarras ne faisait que d’aller de ton visage au tee-shirt et tu pouvais lire dans ses yeux sa recherche d’une explication plausible à te donner. L’objet n’était pas censé se retrouver entre tes mains de ce que tu pouvais en déduire. « Non, aucune ! », elle rétorqua d’une voix rapide, accompagnant sa plainte d’innocence d’un geste lui permettant de récupérer ce que tu tenais à bout de bras. Tu laisses échapper un petit rire autant pour la situation que pour son incrédibilité. « Ta réaction me dit le contraire », tu ajoutes, piqué par la curiosité, un sourire enfantin sur les lèvres. Tu t’amusais de la voir dans cet état pour quelque chose d’aussi petit. Que cachait-elle ? Qu’y avait-il de si intéressant chez ce tee-shirt ?

C’est lorsqu’elle se détourne de toi et qu’elle enfile ton tee-shirt qu’un semblant d’idée s’offre à toi. Tes pensées sont cependant coupées courtes quand elle te fait face de nouveau et qu’elle affiche un sourire espiègle. « Si tu ne veux pas qu’on touche à tes affaires il ne fallait pas les laisser ici… » Tu laisses échapper un soupir accompagné d’un sourire. Tu n’arrivais pas à le croire : elle tentait de te faire porter le chapeau pour cela. Tu venais pourtant de la prendre la main dans le sac. Mais là était pourtant les faits, tu étais parti et tu comprenais qu’elle allait avoir besoin de temps pour te pardonner, te comprendre et peut-être un jour, oublier. « Je n’aurais pas dû te laisser ici », tu rétorques simplement, grimaçant après que les mots soient sortis, persuadé que tu venais une fois de plus de ruiner l’ambiance. Tu la regardes prendre une inspiration, son visage pressé contre ton tee-shirt. Un sourire en coin, tu as tout de même un peu du mal à croire à la situation. Jean Grey, habillée d’un de tes tee-shirts, reniflant le tissu pour ne pas oublier ton odeur… « J’aime bien dormir avec tes t-shirts » avoue-t-elle finalement, les signes d’embarras remplacés par plus de confiance.

Tu aurais aimé faire semblant d’être ennuyé par le fait qu’elle aille piquer tes affaires dans les armoires mais la vérité était que ce n’était pas du tout le cas. « Garde-le… Ce tee-shirt te va beaucoup mieux qu’à moi de toute manière. », tu plaisantes tout en te redressant et en réduisant la distance entre vous deux. « J'espère qu'à l'avenir ma présence à tes côtés te suffira à trouver le sommeil. Parce que je ne compte pas me faire remplacer plus longtemps par ces bouts de tissu... », tu dis en plaisantant, ton visage dans le creux de son cou. Recueillant son baiser sur tes lèvres, tu laisses tes doigts effleurer son visage en souriant. « Pour répondre à tes questions… Oui je suis toujours décidée à t’épouser. » Tu ne penses pas un jour t’habituer à entendre cette phrase. Tous les deux liés pour toujours. L’idée te plaisait tellement que y penser te coupait le souffle. Tu l’observes de près, laissant tes doigts parcourir les traits de son visage ; le sourire de ses lèvres, les couleurs de ses joues… Ses yeux croisent les tiens et ne les lâche plus. « Ce n’était pas un coup de tête ou une réaction démesurée à ton absence… Je le veux vraiment. » Tu la sens s’agripper à toi fermement alors que vos yeux ne relâchent pas ceux de l’autre. Elle évoque la Garde et votre futur peu certain. Il était vrai que celui-ci pouvait être changé si rapidement en fonction des circonstances. Et de tout ce qui pouvait arriver, il n’y avait qu’un point dedans qui restait certain et inchangé : tu avais besoin de Jean à tes côtés. Elle te rendait meilleur, elle te rendait plus fort, elle te comprenait et te complétait. Sa place dans ta vie était essentielle. « Je ne veux plus de secrets et de cachotteries. Je ne veux plus dissimuler ce qu’on a ensemble. C’était mon idée, je sais, mais c’était une mauvaise idée. Je veux être lié à toi, que le monde entier soit au courant que je t’aime. Que je t’aime et que je passerais toute ma vie avec toi. Qu’importe ce qui se passera. »

Peu de gens autour de vous savez ce qu’il y avait entre vous : il avait été d’un commun accord que vous garderiez votre relation secrète. Il en avait été de vos statuts de professionnels même si les choses s’étaient compliquées lorsque cette histoire d’émergence t’avait fait prendre de mauvaises décisions. Des décisions qui auraient pu être fatales et irréparables. « Alors montrons cela au monde. Arrêtons de nous cacher… » Vos visages près l’un de l’autre, tu inspires l’odeur familière, sentant les battements de ton cœur s’accélérer. « Je t’aime Scott », murmure Jean. Vous scellez ces paroles et cet accord par un baiser. C’est à bout de souffle que vos visages s’écartent légèrement. « Je t’aime plus encore Jean Grey. »


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