Partagez | 
 

 We were born to make history – Ryan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Ryan HelsburyExtraterrestre
avatar

Dilwizit
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
C'EST UN MEC VIRIL, UN VRAI!
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Morgan, Kay, Lena & Val
267
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: We were born to make history – Ryan   Mar 14 Mar - 22:42

Ryan « Hoodie » Helsbury

Bros before h(er)oes
31 ansDilwizit
Directeur d'un cinémaLeaders
Pansexuel & ouvertExtraterrestre

Pouvoirs -


Ryan ne dispose pas réellement de pouvoirs. Bien que provenant de l'espace intersidéral, il ressemble à un humain, comme ses frères, mais dispose de certaines capacités spécifiques aux êtres spatiaux. Son corps est adapté aux différentes menaces provenant de l'espace (entendez par là les ondes radioactives, les vents solaires, et compagnie). Cela dit, face à un trou noir, il est cuit, clairement. En dehors de ça, il est agile, souple, musclé et fort, un peu viril parfois. Bref, c'est un homme. Un vrai. Ou pas.


Souhait

Suite à de moults coups foireux et aux inévitables arrestations ayant suivies, Ryan avait rêvé de passer inaperçu, rester dans l'ombre, entre les filets de la loi. Volant à qui le valait, selon lui et ses comparses, il récupérait le butin pour l'échanger, récolter des biens qu'il offrait aux plus pauvres, tel un Robin de l'espace. Peu de temps après un coup d'état, tragique moment où il succomba dans l'espace, sa dernière pensée, lors de ses derniers instants avait été pour son héritage, qu'il laissait à ses frangins et ses compères. En cet instant, au moment où il poussait son dernier soupir, il avait souhaité que rien ne s'arrête et que tout recommence, pour perpétuer leur légende.

Emergence

Ryan est victime de flashs lumineux en plein jours et de rêves obscurs en pleine nuit. Toute sa vie semble s'altérer, se déformer devant lui, telle une hallucination paranoïaque. Son cœur tambourine dans sa cage thoracique et son sang pulse à ses veines lors de ces épisodes. Un mal de crâne encercle son esprit et l'empêche de réfléchir ou d'agir correctement. Il se sent mal, essoufflé et croit devenir fou. Peut-être l'est-il vraiment, au fond.



Avez-vous entendu parler de ces rumeurs sur l'émergence de certains pouvoirs ? Si oui, qu'en pensez-vous ? Vous trouvez ça excitant ? Malsain ? Improbable ?
Ecoutez, je pense que ces histoires de pouvoirs devraient rester dans les films et séries. Dans la vraie vie, c'est bien plus compliqué. D'accord, c'est excitant et absolument génial, mais en contrepartie, il y a cette secte du gouvernement qui vous colle au cul jusqu'à temps que vous soyez contrôlé pour de bon. Alors autant dire que même si les pouvoirs seraient excellents à avoir, les conséquences en seraient pour le moins terribles.

Avez-vous déjà été témoin d'une rafle de la garde rouge ? Pensez-vous réellement qu'ils recherchent des personnes à pouvoirs ou ce ne sont que des bruits de couloir ? Le contrôle de la population serait-il un mal nécessaire ?
A l'heure actuelle, je n'ai jamais participé ou été témoin d'une rafle de la Garde Rouge. J'en ai entendu parler à la télévision, dans les médias et les journaux, sur le net, mais jamais rien en vrai. Cela dit, je comprends l'aversion de la population, et je les rejoins sur ce point ; à aucun moment je n'aurais souhaité que l'on m'enferme pour une raison aussi abjecte et indecente que celle-ci. Malgré que je comprenne très bien l'enjeu et les risques de ces émergences.

Dans une autre vie, qui auriez-vous aimé être ? Pour quelles raisons ?
Si je devais me prêter à ce jeu, tout en croyant à une possible réincarnation ou à une quelconque magie... Disons que, je pense que j'aurai bien aimé être un sauveur.. Comme les héros qui passent dans les films diffusés au cinéma. Sauver le monde du danger, faire connaître la vérité à tout le monde, être là pour défendre les plus faibles, enfin voilà. Être une légende quoi.


pseudo


sexe/age

Ca fait un moment que j'ai plus vérifié

pays

CELUI DU COQ.

DC

DCD ? Arrow

personnage marvel, scénario ou inventé

Inventé baby.

niveau d'émergence

2

niveau de maitrise

0

Désirez-vous un parrain/marraine


vous nous avez connu...

J'ai cherché dans l'annuaire.

un dernier aveu

C'est pas moi, j'ai rien fait!
house of memories

___

Everything is gonna be just fine.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Ryan HelsburyExtraterrestre
avatar

Dilwizit
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
C'EST UN MEC VIRIL, UN VRAI!
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Morgan, Kay, Lena & Val
267
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mar 14 Mar - 22:42

Before Genosha

we all have to start somewhere






Le silence oppressant de la nuit perturbe l'essence même de cette atmosphère. L'obscurité sinueuse s'infiltre partout, englobant ces silhouettes dans son sillon opaque. Des bruits de pas étouffés résonnent en silence tout autour, en un écho suffocant et absorbé par la nuit. Des respirations saccadées se répercutent sur tous les pores de cette peau fébrile et frémissante. Un souffle caresse doucement son derme qui se tend, les frissons d'adrénaline le parcourent alors qu'il se plaque contre un mur. Son regard inquisiteur lance des œillades alentours, et des signes sont échangés alors qu'il porte son attention vers les silhouettes cachées un peu plus loin. Ses mains gantées forment des arabesques fugaces devant lui, et il s'accroupit, caché dans son jean sombre et son hoodie aussi noir que les ténèbres. Les autres le rejoignent et ils continuent d'avancer silencieusement, attentifs et aux aguets. La capuche encerclant sa tête, le meneur pense bien à redresser le regard, son cou se tordant afin que son regard perce les ténèbres opaques et leur assure un chemin sans risque. Au bout d'un moment, il se redresse et accourt vers une porte blindée, sécurisée. Il jure discrètement, alors que des pas résonnent derrière lui. Il se retourne d'un bond et son regard plonge alors dans celui d'une silhouette qu'il ne connaissait que trop bien. Celle-ci s'avança jusqu'au panneau de sécurité et s'accroupit juste devant, sortant divers appareils de son sac pour s'infiltrer dans le système et déjouer la protection. Le meneur soupire brusquement, accroupi lui aussi et dos au mur. L'arme dans son dos lui tire un frisson et il grimace en entendant les bruits émis par le panneau de sécurité. La respiration à ses côtés est fébrile, hachurée et il ne peut rien faire de plus si ce n'est attendre. Les autres cachés plus loin accourent également, se collant au mur à l'extrémité de la porte. Le meneur leur lance divers signes, et malgré l'obscurité, ils semblent comprendre. Au bout de quelques minutes, un bruit résonne autour d'eux, percutant les oreilles du meneur, et ils s'engouffrent à l'intérieur, passant la porte aussi silencieusement que possible. Leurs sacs ricochent sur leurs dos, et l'un deux se stoppe subitement dans sa course, s’accroupissant derrière une rambarde. Les respirations et souffles exaspérés s'estompent, et les corps se mêlent à l'obscurité, fondant dans les ténèbres qui agrémentent le hangar. Bien vite, ils se séparent pour couvrir plus de terrain et le meneur file à travers un couloir sinueux, grimpant des escaliers prudemment. Ses pas claquent doucement contre le métal et il grimace en tentant d'étouffer le bruit, sans grand succès. Lorsqu'il arrive à l'étage, des échos lointains résonnent à ses oreilles et il se plaque alors contre le mur, frôlant et tâtonnant le béton rugueux de ses gants en kevlar. L'une de ses mains passe sous son hoodie et attrape fermement son arme, la tirant pour qu'elle passe la barrière de sa ceinture et se retrouve alors devant lui, pointant l'obscurité. Son souffle hachuré lui échappe et une plainte s'envole dans les airs, virevoltant telle la fumée opaque d'un brasier, en une danse affolante. Les bruits se dirigent vers lui et l'homme se colle encore plus au mur, s'arrêtant au niveau d'une intersection en s’accroupissant. Il ferme les yeux et se repère aux ondes qu'il perçoit. Deux personnes arrivent, et semblent assez chargées ; des agents. Une lumière blafarde éclaire sensiblement les lieux et le meneur se jette alors sur l'un d'entre eux pour lui asséner un violent coup de son arme tout en le plaquant au mur. Sa tête cogne contre le béton et il s'effondre un instant, libérant le meneur. Court moment qui lui suffit pour se tourner vers l'autre et s'abaisser, renfonçant son visage derrière son épaule tout en chargeant son adversaire. Les coups échangés fusent de toutes parts, ainsi son arme tombe au sol en un tintement grésillant. Sa joue le chauffe tandis qu'il crache un paquet de sang sur le côté. Il s'abaisse à temps pour éviter une salve de poings et en profite pour tourner sur lui-même, tendant sa jambe. L'adversaire trébuche et s'écroule de tout son long et le meneur en profite pour lui attraper les cheveux et le cogner au sol, lui offrant le doux supplice de l'inconscience. Sa respiration saccadée perturbe le silence qui vient de s'imposer brutalement autour de lui, sa bulle s'effritant telles des cendres virevoltantes transportées par le vent. Le meneur, toujours accroupi, attrape son arme et se redresse finalement, son souffle brisant le silence alors que ses pas l'amènent plus loin. Il tangue quelque peu sous les effluves de l'adrénaline qui s'envolent, et se raccroche au mur, alors que son esprit le lance. Du sang s'écoule encore de sa lèvre et il passe sa langue par dessus, le fer emplissant sa bouche. Son palais embaume cette odeur forte et musquée et il soupire en gémissant, laissant transparaître son mal-être tant qu'il est seul. Cette faiblesse l'empoigne telle une main s'enserrant autour de son cœur, et il souffre. Son organe pulse brutalement au creux de sa poitrine, cognant contre la cage thoracique. Il grimace et souffle plusieurs fois, régulant sa respiration et les palpitations en posant sa main sur son torse. Au bout de quelques minutes, un râle franchit la barrière de ses lèvres et son cœur se calme, laissant derrière lui une traînée douloureuse, piétinante, fulgurante. Difficilement, il s'écarte du mur et poursuit son chemin, le plan des lieux bien ancré dans son esprit. Il bifurque plusieurs fois, tout en s’engouffrant à travers divers couloirs silencieux et obscurs. Aucune source de lumière n'est nécessaire, et il se faufile discrètement dans un bureau, fermant la porte derrière lui en rangeant son arme. Il remarque que l'un de ses compères se trouve déjà dans les lieux et lui offre un hochement de tête en s'approchant de lui, l'aidant à fouiller dans le bureau. L'individu lui fait signer qu'il a coupé toutes les caméras sur son passage, leur permettant de prendre le temps nécessaire à dégoter les informations dont ils ont besoin. Le meneur se dirige vers une armoire, ouvrant un tiroir et fouillant à toute vitesse à l'intérieur. Ses soupirs de frustration emplissent la pièce à mesure qu'il parcourt les feuilles de son regard impétueux. Ce n'est qu'au bout d'un moment que son ami l'interpelle, et il laisse alors tout tomber pour le rejoindre, son sac claquant dans son dos alors que son arme glacée le fait frissonner, courbant l'échine. Relevant délicatement sa capuche, le meneur laisse entrevoir une chevelure sombre, brunâtre et son regard obsidienne est capté par les quelques lignes inscrites sur le papier reposant sur le bureau, seulement éclairé par une lampe de poche. Ses lèvres entrouvertes et ses yeux écarquillés, il se fige, complètement subjugué. Ces quelques mots inscrits à l'encre noire de jais sur cette feuille d'une blancheur éclatante explosent en lui en une myriade de ressentis. Son esprit s'écroule et ses jambes flanchent alors qu'il tente de s'agripper au bois massif du bureau. Une plainte s'échappe de sa bouche et il ferme brutalement les lèvres, plaquant ses mains contre sa bouche, tout en s'affalant sur le bureau, ses coudes claquant la surface froide. Son acolyte l'attrape par les épaules, passant une main sur son dos comme pour s'assurer qu'il ne sombre pas à nouveau.

« Hoodie ? …  Ca va aller ?
_ C'est... trop horrible... On doit prévenir les autres... »

Ces simples mots embrouillent son esprit et ses poings se crispent brutalement. Ses phalanges blanchissent et ses lèvres se pincent alors qu'il ferme les yeux. Ses oreilles bourdonnent alors que le sang pulse à ses tempes et il s'éloigne du bureau, fulminant et rageur. Déterminé, ses poings restent serrés alors qu'il avance à toute allure dans les couloirs, à la recherche des autres. Un tonnerre gronde au fond de lui, dévastant tout sur son passage alors que ses jambes tendues l'emportent au loin, ses bottes claquant contre le sol en résonnant bruyamment. Son ami lui court après, l'appelant à plusieurs reprises, mais le meneur ne se retourne pas, et poursuit sa course folle. Ses lèvres crispées laissent échapper un grondement colérique lorsqu'il pousse brusquement les portes menant à une autre pièce. La lumière éclaire la pièce d'un coup, illuminant les moindres recoins sombres et faisant scintiller la vitrine en verre du fond. Ses yeux se plissent sous l'assaut des ondes, et il grimace en se stoppant, levant les mains devant lui pour se protéger. Son compère arrive juste derrière lui, et observe la scène. Des silhouettes se découpent du spectacle, tournant leurs regards inquiets vers eux. Hoodie s'avance doucement, mesurant la distance avec de petits pas alors que sa bouche s'entrouvre lentement. Ses yeux s'écarquillent d'horreur et il s'arrête devant la vitre, ses mains s'apposant délicatement contre le verre. La lueur de ses yeux finit par s'éteindre définitivement alors qu'il détaille l'objet massif qui émane de prestance derrière la vitrine. Un énorme dispositif avec en son centre un noyau radioactif, équipé de têtes nucléaires de chaque côté. Son cœur rate plusieurs battement et des vagues de frissons glacés parcourent son corps. Sa respiration se bloque dans sa gorge alors que ses yeux se mettent à briller de désespoir, les perles salées assaillant ses prunelles ternies. Tout espoir s'envole de son esprit, son énergie le quitte alors que ses mains tombent le long de son corps, frôlant ses côtes et ses flancs. Inerte, il se laisse tomber à genoux, tandis que son crâne le lance. Les mots inscrits sur la feuille qu'il a vu précédemment résonnent bruyamment au fond de son être, cognant les parois de son corps tremblant et démuni. Il est impuissant et ne peut rien faire, perdu face au destin qui les attend inlassablement, les narguant de toute sa hauteur et de toute son omnipotence. Ses genoux claquent contre le sol et ses lèvres se pincent. Son regard vide s'embrume, il se réduit à néant et son âme éclate en un millier de morceaux. Les tessons de son être virevoltent devant ses yeux alors que le temps s'arrête, altérant la réalité autour de lui.


CONFIDENTIAL:
 




_ _ _ _ _ _ _ _ _ _






L'âme rongée par l'inquiétude et la paranoïa, il court au dehors alors que l'air frotte son visage échauffé. Ses poumons le brûlent, son cœur est sur le point d'exploser et son sang pulse à ses tempes. Mais il ne s'arrête pas. Son sac cogne son dos et sa capuche tressaute avec ses enjambées brusques et puissantes. Ses pas martèlent le sol alors qu'il s'enfuit, qu'il court pour sauver sa peau frémissante. Sa vie ne tient qu'à un fil, et il rage, hurlant à en perdre halène. Seulement ses plaintes sont absorbées par les ténèbres et personne ne l'entend. Il est seul, terriblement seul dans son corps. Sa course effrénée l'entraîne loin, toujours plus loin. Ses jambes le tiraillent et il grimace, ses traits sont tirés par la haine mais jamais il ne s'arrête. C'est bien trop important pour qu'il ne cesse de lutter, pour qu'il s'arrête maintenant. Bien trop important pour lui. Les branches entravant son chemin ne l'empêchent pas de continuer. Une entaille à sa joue se met à saigner, déversant ce liquide carmin le long de sa mâchoire. Il s'en fiche et continue, la rage au corps, déterminé. Son esprit fusant aussi vite que ses jambes ne le poussent en avant, toujours plus loin, toujours plus haut. Sa respiration hachurée perturbe le silence, tout comme ses pas écrasant les branches sous son poids. Tournant la tête, il peut observer les individus qui le suivent. Ses deux frères, ses compères et leurs familles s'élancent tous à travers les bois, et l'écho de leurs craintes résonne partout alentours. La nuit les encercle et pourtant ils ne cessent d'avancer, de lutter pour leur vie. S'échapper est la seule solution à ce point et c'est avec appréhension et dévotion que le meneur bifurque brusquement, attirant ces ombres avec lui. Ils finissent par arriver dans une clairière. L'incandescence des lunes qui les surveillent éclaire la plaine, les ondes chatoyantes caressant l'herbe à leurs pieds. Ils s'arrêtent, le souffle court et Hoodie s'élance vers un arbre pour y déterrer quelque chose. Une boîte, incurvée et brillante, scintillante sous l'assaut des rayons lumineux. Il l'ouvre délicatement et en sort plusieurs clefs, les tendant à quelques silhouettes. Des groupes se forment et un attroupement s'agglutine autour de lui, l'étouffant. Peinant à respirer, il lâche une plainte sonore avant de s'écarter, fondant vers l'autre bout de la clairière. Il tâtonne le bois d'un arbre, caressant doucement l'écorce avant de trouver un loquet. Tirant fortement dessus, un panneau de commande se fait découvrir derrière l'écorce, et le brun tape alors plusieurs codes. Un vrombissement retentit tandis qu'un vent faible s'élève dans les airs, soufflant sur son visage. Le champ de force invisible protégeant la clairière s'effrite, dévoilant ainsi plusieurs vaisseaux spatiaux, tous appareillés et prêts à décoller. Il s'acharne à grimper dans l'un deux, suivit de ses frangins et de ses parents. Les larmes assaillent le visage tiré de sa mère, et une boule se forme dans sa gorge alors qu'il pose son regard sur elle. Il ne peut pas les laisser derrière. Il doit les sauver, même si cela voulait dire quitter sa planète. Il déglutit difficilement, s'installant rapidement derrière le tableau de bord. Ses doigts pianotent sur les boutons, activent certains leviers, et le moteur se met à secouer l'appareil. Il s'accroche désespérément, alors que sa famille panique à l'arrière. Il ne peut pas se laisser emporter lui aussi. Il doit être fort, pour eux, pour tous. Il n'a pas le droit à l'erreur. Alors il active l'ascension de l'appareil et le vaisseau se met à décoller. Les propulseurs émettent un bruit sourd et la puissance du moteur monte crescendo tandis qu'il serre les dents. Sa main se pose sur le levier de vitesse, et ses yeux brillent d'une lueur nouvelle alors qu'il élance sa paume contre le métal. Le vaisseau prend de la vitesse et file à toute allure, défiant les lois de la physique. Un cri de victoire s'étouffe dans sa gorge alors qu'il tremble sous le coup de l'émotion. Ses lèvres s'étirent en un sourire carnassier tandis que les survivants s'échappent de cette atmosphère oppressante, suffocante. Leur planète se meurt, et eux se doivent de survivre pour elle. Pour perpétuer cette culture, cette vie, cette légende. Le système les évincent, mais eux perdurent à travers le temps. Quittant cette planète contaminée, ils s'élancent dans l'obscurité et les ténèbres, les étoiles comme seules lumières. Les astres les guident vers des contrées plus saines, plus tranquilles. Ainsi, ils perdurent dans le temps, mais aussi à travers l'espace, sans jamais s'arrêter.

Les refuges se succèdent, d'une galaxie à l'autre. Ils ne restent jamais longtemps quelque part, trop inquiets d'être retrouvés. Les attaches succombent, les adieux sont déchirants à chaque fois. Et le cœur de Hoodie s'effrite de plus en plus. Il ne se sent plus chez lui, ni en sécurité. Il a l'impression de ne plus pouvoir protéger ceux qu'il aime. Ce sentiment d'impuissance lui vrille les entrailles et un goût amère imprègne sa bouche alors que ses souvenirs s'estompent dans son esprit. Se rappeler de son passé est difficile et ensert son cœur, le marquant au fer rouge. Il brûle de l'intérieur et ses veines gonflent subitement, sa tempe palpitant subrepticement. Ses compères prennent des chemins différents afin de limiter les dégâts et réduire les risques de se faire attraper. Hoodie se sent inlassablement seul, son histoire semblant s'arrêter brutalement avec sa fuite. Comme s'il fuyait sa propre vie, son propre destin. Ses pensées assaillent son esprit brisé et il se laisse sombrer. La bouteille qu'il tient contre sa paume est froide mais le liquide salvateur réchauffe sa gorge meurtrie. L'alcool brûle son palais, glissant sur sa langue et engourdit ses membres. Il se perd, lentement, inextricablement. Rien ne peut l'arrêter. Prisonnier de son corps et de ses pensées, Hoodie flanche, la flamme qui l'anime s'étouffe abruptement alors qu'il laisse son corps brûler sous l'assaut du brasier alcoolisé qui décime tout sur son passage. Son être n'est plus qu'un tas de cendres, son corps est vidé et la coquille entourant son âme n'existe plus. Brisé, comme jamais auparavant. Il n'existe plus. Il n'est plus. Un écho vibrant parvint tout de même à ses oreilles engourdies, et le brun se relève en tanguant, ses mains enserrant son crâne alors que la bouteille s'écrase au sol. Les débris de verre se répandent partout, et le liquide se déverse, gluant, collant. Ses forces le quittent, mais pourtant il se tient debout, difficilement. Avançant précautionneusement, le brun passe la tête dans l'embrasure de sa tente, ses yeux plissés du fait de la lumière présente. Elle brûle sa rétine et lui file un mal de crâne atroce. Jurant, il grimace et cligne plusieurs fois des paupières. Son regard obsidienne parcourt l'étendue du camp devant lui. Un cri brise l'atmosphère et percute ses tympans brutalement. Il frissonne en reculant, assimilant les bruits qui suivent. Oh non... Il trébuche au sol, sa main dérapant sur un débris de verre. Le sang coule et il grimace en rampant. Sa veste de fortune se déchire avec les débris qui collent au sol et c'est avec difficulté qu'il agrippe son sac à dos. L'enfilant le plus rapidement possible, le brun tente de se redresser, à grand peine. Ses genoux frottent durement le sol alors qu'il s'aide des meubles pour se relever. Sa tête tourne et un étau enserre son crâne. Il n'a pas le temps et se met à jurer en tentant d'avancer vers la sortie de sa tente. Ses pas fébriles frappent le sol alors que ses yeux scrutent les survivants, à la recherche de sa famille. Les hurlements commencent à fuser de toutes parts et le brun se cache comme il le peut, sa vision se brouillant contre son gré. Il ferme les yeux un court instant, reprenant son souffle. Sa respiration erratique ne l'aide pas et il se sent très mal. Son estomac se serre et son ventre gargouille, tandis que son cœur palpite beaucoup trop vite. Il appose une main sur un tonneau de provision et s'écroule, la vision trouble. Son esprit s'embrouille et les voix résonnent à ses oreilles. Il entend quelqu'un l'appeler, mais peut-être n'est-ce qu'une illusion. Un contact fugace contre son épaule le fait se retourner, et c'est avec un regard appeuré qu'il scrute son frère, Wylan. Celui-ci l'aide à se redresser et l'entraîne avec lui, traversant le camp pour arriver vers les vaisseaux. Le brun se hisse dans l'un d'eux, difficilement et Wylan lui intime de filer.

« Je dois encore retrouver nos parents et Jay. File, Ryan ! SAUVE-TOI !
_ WYLAN ! »

Un groupe armé accourt vers eux et Wylan a tout juste le temps de filer avant que la salve de balle ne se mette à pleuvoir. Hoodie referme le vaisseau, bloquant les vitres avant d’enclencher le moteur. Il titube mais son esprit semble retrouver contenance, sa raison revenant doucement, sous le coup de l'adrénaline. Ses mains s'agitent et tremblent, et il lâche un cri de surprise en voyant un ennemi cogner contre la vitre. Le brun n'attend pas et propulse l'engin vers les cieux, fendant le ciel en hurlant, à la recherche d'un nouvel abri. L'espace défile devant lui et son cœur bat la chamade contre sa poitrine, résonnant dans tout son corps. Sa respiration hachurée percute les commandes et il s'affaisse sensiblement. Le silence oppressant l'encercle et il se rend alors compte qu'il est à nouveau seul. Échappant de peu aux griffes ennemis, il se retrouve encore une fois seul au monde. Son regard se ternit, son esprit s'embrume et au fond de son âme, il y a ce sentiment indicible qui le fait trembler. Cette crainte de ne plus revoir sa famille à nouveau et que leur histoire se perde dans le temps, brisant la légende. Seul, et perdu dans l'espace, il se laisse entraîner dans l'abyssale nébuleuse.




_ _ _ _ _ _ _ _ _ _






Le papier râpeux effleure ses doigts, mouvant au rythme du vent qui tourbillonne autour de lui. Un doux parfum de feuilles mortes et de bois s'élève dans l'air, embaumant sa bulle protectrice. L'atmosphère est légère, mais lui est enseveli par une chape de plomb qui l'entraîne vers le fond. Sa gorge se sert alors qu'il déglutit difficilement. Son visage fatigué se tourne vers le complexe devant lui et ses traits se tirent abruptement. Les yeux plissés et les sourcils froncé, Hoodie avance rapidement à l'intérieur, des échos d'anciennes voix résonnant à ses oreilles. Son cœur cogne dans sa poitrine et il se mord les joues en se remémorant les dires des réfugiés d'un ancien camp. Le bâtiment est immense et bien gardé, mais le brun ne se défie pas, au contraire. Il s'infiltre discrètement à l'intérieur, se cachant dans l'ombre et se faufilant dans les conduits, traînant son sac avec lui au fur et à mesure. Sa respiration résonne dans les coins étroits et alors qu'il s'arrête au dessus d'une grille, elle se bloque subitement dans sa gorge. Son regard se pose sur un objet brillant, qui éclate de puissance au sein de sa prison de verre. Un lueur nouvelle fuse au fond de ses yeux et l'espoir embrase son corps affaibli et meurtri par son passé. Alors elle existe vraiment... Cette bulle d'énergie contenue dans cette prison métallique laisse s'écouler des effluves de diverses ondes chatoyantes. Le brun est subjugué, la bouche ouverte devant l'objet de ses convoitises alors que son esprit se laisse aspirer par cet abîme destructeur. Ils avaient raison... Des scientifiques s'affairent alentours, et le brun scrute les allées et venus, attendant le bon moment pour agir. Bien vite, la pièce se vide et il n'y a plus personne pour assister au spectacle. Hoodie soupire, retirant la grille délicatement. Il attache un mousqueton au niveau d'une barre suspendue dans l'ouverture, puis un autre à son harnais. Avec des gestes habiles, le brun se laisse tomber, glissant le long de la corde noire solide. Sa capuche tombe sur son visage et sa tête tournée vers le bas se tord pour garder l'objet dans son champ de vision. La nuit prend place au dehors, et la lumière que dégage l'objet suffit à éclairer la pièce plongée dans le noir. Hoodie se réceptionne habilement, ses bottes claquant au sol. Il se détache rapidement de la corde, la laissant pendouiller mollement, alors qu'il s'approche doucement de son trésor. L'énergie semble l'aspirer, entraînant son âme vers une folie certaine et attirant son corps contre la vitrine. Avec une lenteur abominable, le meneur solitaire écarte délicatement les deux portières vitrées, plongeant sa main à l'intérieur. L'énergie devant lui semble déformer la réalité, sa main tressautant sous ses yeux. Se mordant les lèvres à en saigner, il approche sa paume, luttant contre les forces qui l'oppressent et le pousse à se retirer. Difficilement et presque en hurlant, la pulpe de son doigt frôle enfin la prison métallique et tout s'arrête. La lumière s'éteint alors qu'il encercle l'objet de sa main, le retirant de son couffin en verre. Il fouille dans son sac à la recherche d'un linge et l'entoure délicatement, le plaçant ensuite tout au fond, par dessus d'autres affaires. Le brun se dépêche de s'attacher à nouveau à la corde, grimpant de toutes ses forces. L'énergie du désespoir ou l'adrénaline fait tendre ses bras et brûle ses muscles alors qu'il continue son ascension, jusqu'à retourner dans ce conduit étroit et catatonique. Il a tout juste le temps de remonter sa corde et de remettre la grille en place qu'un gardien débarque dans la pièce. Hoodie glisse dans le conduit, faisant demi-tour pour s'enfuir, alors que l'alarme résonne bruyamment à ses oreilles. Il grimace et ses coudes portent le poids de son corps tandis qu'il rampe, réveillant d'anciennes blessures. La douleur est supportable, malgré son oppression maladive et il soupire en sortant du conduit, plaçant son sac sur ses épaules. Hoodie se lance vers la sortie, courant à en perdre haleine, ses jambes le portent malgré l'engourdissement. Il voit les portes mécaniques se fermer à une lenteur démesurée, et le temps semble s'arrêter autour de lui. Au ralenti, il se propulse de toutes ses forces, martelant le sol de ses pas vifs. Son regard s'élance au delà des portes, et la liberté lui tend les bras. Il souffle bruyamment alors qu'il se rapproche de la limite, fléchissant une dernière fois ses jambes et il s'élance. Son corps s'élève un court instant, ses bras tendus en avant, et il surplombe le sol de son corps. Le vent l'effleure et chatouille son visage tendu, alors que ses bras se croisent, percutant le sol brutalement. Emporté par son corps et son élan, il roule sur le côté. Des feuilles et de la poussière s'envole sur son passage, plusieurs branches craquent et après quelques secondes, il se stoppe, le visage contre le sol. Difficilement, il se relève, en grimaçant. Ses joues sont pleine de terre et il ne prend pas la peine de s'épousseter avant de se remettre sur ses pieds. Sa tête tourne, mais il avance malgré tout, les jambes tremblantes. Il cogne un arbre en chemin, mais s'élance encore, et file à travers l'obscurité de la nuit, tandis que les projecteurs du complexe tranchent les ténèbres de leur lumière incandescente.

Les bois sombres et sinueux font frissonner le brun alors qu'il s'avance plus profondément. L'obscurité l'entoure et une pluie battante frappe sa peau, martelant le sol. Sa respiration siffle sous les efforts fournis. Il est poursuivi, les flashs lumineux oscillant derrière lui se rapprochent de plus en plus. Ses veines gonflent sous sa peau et son cœur le pince terriblement fort. Il souffre, son front perle d'humidité et sa vision se brouille. Il grimace plusieurs fois, se tirant comme il le peut de cette torpeur. Une branche craque sous son poids et il trébuche sur le sol humide en gémissant. Son corps tombe lourdement au sol et il s'écroule, les épaules affaissées. Son cœur rate un battement tandis qu'il roule sur le côté, se redressant difficilement. Des cris résonnent au loin, percutant ses oreilles sifflantes. En serrant les dents, Hoodie se remet en route, élançant son corps une nouvelle fois pour échapper à ses poursuivants. Sa course effrénée l'entraîne au loin et il sort enfin de cette forêt tortueuse aux racines noueuses. Son souffle s'envole dans les airs et il s'arrête un moment pour respirer, les mains sur les genoux, le visage tourné vers le sol. Une plainte bruyante s'échappe d'entre ses lèvres alors que l'adrénaline pulse en lui, faisant battre son sang à ses tempes. Ses oreilles bourdonnent et il ferme les yeux, alors que le vent flotte tout autour de lui, caressant délicatement ses joues dans une brise tendre. Un dernier râle s'élève dans les airs alors qu'il reprend enfin une respiration normale. Ses pas avancent doucement dans l'obscurité tandis que les cris s’étouffent au loin. Les lumières se tarissent et bien vite, seules les ténèbres finissent par le surveiller.

L'énergie pulse dans son dos alors qu'il grimpe dans son vaisseau silencieusement. Ses pieds claquent sur le métal et le bruit résonne discrètement dans l'habitacle alors qu'il dépose son sac en s'installant aux commandes. Les lumières percent l'obscurité et le moteur vrombit alors que les propulseurs crachent des flammes. Des crissements retentissent à l'intérieur et Hoodie fronce les sourcils en s'élevant dans les airs. Ses doigts pianotent sur les divers claviers, alors que sa paume s'appose sur une sphère de contrôle directionnel. Le vaisseau tourbillonne en s'envolant, et le brun lance les scanners. A peine a-t-il le temps de poser son regard sur les panneaux de contrôle, qu'un sifflement retentit derrière lui. Les alarmes s'enclenchent dans l'habitacle en se répercutant contre les vitres et les détecteurs s'affolent au même rythme que son cœur, tambourinant bien trop fort au creux de sa poitrine. Son regard inquiet défile sur les caméras et c'est là qu'il le voit. Un autre vaisseau, qui lui fonce dessus. Écarquillant les yeux de surprise, le brun glapit et augmente la force des propulseurs. Son vaisseau file à toute allure dans les cieux, perçant l'espace opaque en laissant une traînée brumeuse sur son chemin tandis qu'il s'échappe. Le vaisseau ennemi lui colle au train et il n'a pas d'autre choix que de bouger dans tous les sens pour éviter les rayons lasers qui lui sont destinés. MERDE MERDE MERDE. Il jure, beaucoup de fois, et grimace en serrant les dents lorsqu'un laser percute l'un de ses propulseurs. Il rage et cogne contre le panneau de commande en hurlant, alors que tous les écrans virent au rouge. Son regard se perd, absorbé par les informations qui apparaissent tout autour de lui. Son âme s'engloutit, flanchant sous l'assaut de sa destinée, tandis que les lasers fusent encore en percutant son vaisseau, le faisant trembler. Hoodie titube et flanche. L'énergie à ses côtés vrombit et il ferme les yeux en serrant les poings. Il ne pouvait pas baisser les bras. Pas après avoir tout donné pour arriver à récupérer cette fichue sphère qui pouvait tous les sauver. Non, il ne pouvait pas abandonner. Pas maintenant. Un cri du cœur s'échappe d'entre ses lèvres, et il hurle à plein poumons, relâchant toute sa haine et sa colère. Ses oreilles sifflent et il ne s'entend plus. Tout autour de lui devient silencieux. Ses mains fusent sur les commandes, et il propulse le vaisseau encore plus loin, encore plus haut, pianotant à toute allure. Sa main dérape alors qu'un laser percute la tôle et il s'agrippe dangereusement au bord. Ses doigts s'appliquent sur toutes les touches en chemin, validant l'enclenchement d'un système spécifique. Le moteur vrombit furieusement alors que les propulseurs doublent de puissance. En se relevant, Hoodie plisse les yeux  difficilement, remontant aux commandes pour tenter de rétablir un peu d'ordre. Il pose seulement sa paume sur la sphère de contrôle que la réalité se déforme devant lui. L'espace se tord et se distend, tourbillonnant sur lui-même, il tremble et son vaisseau vibre à en faire chanceler le brun. Les genoux claquent au sol, et ses coudes reposent sur le bord, alors qu'il voit l'espace se transformer, changer. Le vaisseau fonce vers cet abîme qui l'attire alors que Hoodie écarquille ses yeux, paniqué. Les commandes ne répondent plus et sa gorge se noue lorsqu'il passe au travers de la déformation. Un tir laser percute son dernier propulseur, et celui-ci tangue vers l'avant, sa vitesse chutant drastiquement, l'entraînant encore plus vers l'inconnu. Le vaisseau pique du nez dans sa course, dépassant la déformation, alors que la réalité change autour de lui. Le jour se lève, et l'obscurité laisse place à une lumière transcendante, qui lui brûle la rétine. Hoodie a tout juste le temps de voir le sol blanc se rapprocher que la coque en métal percute brutalement la surface. Le verre explose sous la pression et son corps est propulsé au travers. Il roule au sol, son dos s'arquant alors que plusieurs débris perforent son corps meurtri. Le vaisseau s'écrase bruyamment contre la glace un peu plus loin et Hoodie peut voir des flammes s'élever haut dans les cieux, tandis qu'une odeur âcre lui pique le nez. Ses paupières se ferment délicatement et il sent ses forces le quitter. La blancheur brûlante des lieux ne lui permet pas de se laisser emporter par la noirceur glaciale. Des flocons de neige se déposent sur son corps tailladé et le brun lâche alors un dernier soupir qui se perd en virevoltant dans les airs.



_ _ _ _ _ _ _ _ _ _






La chair à vif picote et fait frisonner sa peau, alors que ses oreilles bourdonnent. Des bruits étouffés résonnent autour de lui, l'écho des tintements chatouillant ses tympans. Son esprit embrumé et ses paupières lourdes l'empêchent de reprendre le contrôle. Il se trouve encore dans un état second, sa peau le brûle et frotte le tissu du drap qui le couvre. Son torse se soulève délicatement à travers une respiration calme et le voile qui l'entoure suit la courbe de son corps, dévalant le long de son ventre jusqu'à ses pieds. Ses plaies sont soignées, et les blessures cicatrisent lentement, mais sa peau tire douloureusement. Le verre planté dans sa chair est retiré, et le sang cesse de couler depuis maintenant un bon moment. Ses doigts légèrement pliés reposent sur le drap, et doucement, Hoodie se met à bouger. Son corps se tend, encore sous les effets de sa chute et de l'après-coup. Ses paupières tressautent et un gémissement échappe à ses lèvres. Sa tête se penche en arrière, et son dos s'arque brusquement. Ses doigts agrippent fermement le drap qui l'entoure et sa respiration se bloque dans sa gorge. Les paupières du brun s'ouvrent d'un coup sec, son regard se perd au loin et son corps brûle de l'intérieur. Son cœur se serre au creux de sa poitrine, compressant ses poumons endoloris et engourdis. Il ne parvient plus à respirer, la température de son corps l'échauffe et il croit mourir en sentant toutes ces forces contre lui. L'oxygène lui manque terriblement et ses mains se dressent dans les airs, fendant l'invisible à la recherche d'une accroche. Le vide lui répond, filant à travers ses doigts en frôlant ses paumes abîmées. La pulpe de ses mains se resserre avant de lâcher prise, et ses paumes retombent mollement sur son lit de fortune alors que la fumée s'évapore d'entre ses doigts. L'organe le maintenant en vie pince si fort dans sa cage thoracique que Hoodie s'effondre, se laissant emporter par l'obscurité une dernière fois alors que ses yeux se referment sur une ombre silencieuse.

Les tintements se répercutent sur les parois bétonnées, et le brun lâche un faible soupir en se réveillant. Sa tête tourne et vrille sensiblement, l'empêchant de comprendre ce qu'il se passe autour de lui. Un bruit métallique résonne à son oreille, caressant son tympan alors qu'il ouvre difficilement les yeux. Son regard embrumé se pose sur le plafond et il voit trouble lorsque ses paupières papillonnent. Ses lèvres craquelées et sèches sont rugueuses contre sa langue humide. Hoodie tente de se redresser en gémissant, une main se posant sur son ventre alors qu'il sert les dents. Un sifflement s'échappe d'entre ses lèvres mais il parvint tout de même à s'asseoir. Son crâne se retrouve dans un étau et il tangue un peu suite aux efforts fournis. Il soupire fortement à plusieurs reprises alors que sa tête se penche en arrière, rencontrant la fraîcheur du béton. Ce froid apaise sensiblement le corps brûlant du brun et il pose enfin son regard sur son ventre, retirant doucement sa main. Plusieurs coupures et plaies tranchent son ventre, contrastant avec sa peau hâlée. Du bout des doigts, il passe délicatement sur les plaies. La pulpe tressaute sous la rugosité et il contemple avec hébétude ses cicatrices nouvellement acquises. Plongé dans ses pensées, il sursaute lorsqu'une ombre perce son champ de vision. Le brun se redresse légèrement, remontant ses jambes contre son torse en une grimace alors qu'un hoquet de surprise s'échappe d'entre ses lèvres quand son regard brumeux se pose sur la silhouette d'un homme. Ses yeux brillent d'appréhension et de ses lèvres entrouvertes s'échappe sa respiration fébrile qui trouble le silence instauré par la nouvelle présence. L'homme s'approche de lui et Hoodie se recule rapidement. Apeuré, il tombe presque du lit avant de se rattraper, et l'homme se décale d'un coup, ses deux mains levées devant lui en signe d'apaisement. Il s'accroupit près du lit et Hoodie plonge son regard perdu dans celui azuré et inquiet de l'homme. Ses mains sont toujours levées et le brun les détaille pendant un long moment, son regard glissant de ses yeux à ses paumes. Ses jambes finissent par retomber mollement sur le matelas, et l'homme sourit faiblement en lâchant un petit rire contrit. Ses mains se posent sur le bord du lit et Hoodie s'approche doucement, se remettant contre le mur en grimaçant. Il baisse la tête pour se procurer un peu d'intimité, alors qu'il se dévoile de plus en plus devant cet inconnu au regard perçant et magnétisant.

« Comment tu te sens ? »

Hoodie relève délicatement le menton, ses lèvres entrouvertes alors que ses yeux brillants scrutent la silhouette. Ses yeux bleus clairs semblent percer son âme, à la recherche de réponses qu'il ne peut lui donner. Une lueur éclaire ses iris, l'hypnotisant, et le brun se laisse emporter dans l'obscurité de ses pupilles. Sa respiration se bloque dans sa gorge alors qu'il allait parler, et sa langue passe nerveusement sur ses lèvres craquelées. Il se met à trembler subrepticement et l'homme se rapproche doucement, l'apaisant avec quelques paroles rassurantes, ses mains frôlant les bras tailladés du brun. Hoodie frisonne sous sa peau, son échine vibrante, et son dos s'arque légèrement alors que son cœur martèle sa poitrine de coups poignants. L'homme attrape son épaule et le regarde droit dans les yeux. Son regard hypnotisant transcende l'esprit du brun et Hoodie se fige alors, complètement happé par l'halo mystérieux de l'inconnu. Son corps tendu finit par se ramollir, ses mains crispées se détendent et sa respiration reprend enfin, calmement, tandis que son cœur bat plus légèrement dans sa poitrine. Le moment semble se figer tandis que le brun reprend contenance, son corps est plus léger et la douleur s'envole l'espace de quelques instants. Son souffle tourbillonne devant lui, se mêlant à celui de son sauveur tandis que son âme s'évapore dans leurs œillades. Les traits de l'homme fascinent le brun mais pas autant que la prestance dans son regard perçant. Un silence enveloppe la bulle qui les entoure et l'atmosphère s'épaissit tandis qu'une étincelle éclate dans le coin de son œil. Hoodie cligne des yeux en se rendant compte de leur proximité, et se racle la gorge en détournant le regard. Il sent l'inconnu s'éloigner doucement sous la gêne, et le brun passe un bras sur ton torse tel un bouclier protecteur. Sa paume se pose doucement sur sa propre épaule alors que son oreille siffle.

« Hm... Je t'ai trouvé il y a quelques jours... Tu étais mal en point et j'ai fait ce que j'ai pu, bafouilla-t-il en mouvant sa main vers son ventre. Tu m'as fichu la trouille, je pensais être seul ici. Et puis il y a eu cette explosion... C'est là que je t'ai découvert. »

L'incompréhension s'empare du brun alors que on sang se glace dans ses veines. L'inquiétude le ronge jusqu'à la moelle alors que ses yeux s'écarquillent. Il tente de s'extirper de la prison des draps, ses gestes rapides fendant l'air alors que son regard s'enquit de l'espace alentour à la recherche de son sac. Où est-elle ? Il se lève et l'inconnu se redresse pour l'empêcher de s'en aller, bloquant le passage en se plantant juste devant lui. L'air ahuri de Hoodie semble perturber l'inconnu, mais il ne se déplace pas pour autant, portant même ses mains devant lui pour stopper le brun d'avancer encore plus. Le regard désemparé du brun se pose sur la silhouette, plongeant au creux de ses yeux une nouvelle fois alors que son souffle devient rauque.

« Où est-elle ?
_ Où est quoi ? Et recouche-toi !
_ Où est mon sac ?
_ Tu es mal en point, va pas te foutre en l'air à peine sorti du lit.
_ Je dois la retrouver... Je... dois... »

Hoodie feinte en s'abaissant de côté, dépassant l'imposante posture de son sauveur et file à travers les lieux, ses pas martelant le sol grisâtre alors qu'il s'élance. Son cœur tambourine contre sa cage thoracique et sa respiration se fait de plus en plus hachurée à mesure qu'il court. L'image fugace de sa famille fuse dans son esprit et la rage lui colle au corps tandis qu'il se met à hurler. L'inconnu finit par le rattraper en hurlant également et le stoppe dans sa course effrénée. Hoodie en a le souffle coupé, alors que les bras du sauveur empoignent ses épaules. Plaqué au mur, le brun est déphasé, sonné. Son regard se brouille et ses oreilles bourdonnent sous les remontrances de l'autre. Ses yeux brillent soudainement, emplis de perles salées alors que sa mâchoire se crispe. Il sert les dents et ferme les paupières, l'esprit imprégné de souvenirs de ses petits frères et de ses parents. Ses poings se serrent brusquement et ses jointures blanchissent à vue d’œil. Un cri de haine échappe à sa gorge et son poing s'abat contre la paroi en béton, sa main craquant sous le coup alors qu'il se laisse tomber à genoux. Ils claquent sur la surface dure, mais la douleur la plus dévastatrice reste celle qui empoigne sa poitrine, l'enserrant jusqu'à ce qu'elle se réduise en morceaux. Les cendres de son cœur tourbillonnent et s'envolent sur le même air que sa rage et sa colère qui le fauchent.

Un long soupir franchit la barrière de ses lèvres étirées, et ses yeux brillants s'abaissent vers ses mains mises à nues. Sa langue humidifie la chair rosée de son sourire et Hoodie laisse enfin ses épaules s'affaisser. Il repose tranquillement par terre, les jambes repliées vers lui. Son sauveur le regarde distraitement, un léger sourire peint sur son visage. Cela fait maintenant quelques jours que le brun se trouve ici, dans ce centre météorologique désaffecté. Bobby a finalement réussi à le faire capituler, après moult disputes et cris échangés. Hoodie se doit de rester jusqu'à tant que ses blessures soient guéries et qu'il se soit remis de ses émotions. Il sent l'adrénaline au fond de lui, la pression de l'avenir de son peuple, de l'état de sa famille qui rôde dans son esprit, l'empêchant de dormir la nuit. Mais ses plaies le tiraillent jusqu'au petit matin et son cœur ne cesse de l'enserrer à chaque souvenir, compressant sa poitrine et il suffoque. Sa destinée toxique lui empoisonne la vie. Il ne peux pas partir ainsi. Même si son futur en dépend. Il n'a pas le choix. Le brun soupire encore une fois, collant son dos au mur en remontant son visage vers Bobby. Ses yeux clairs se posent sur lui et le brun sent ses lèvres s'étirer encore plus tandis qu'une étincelle jaillit au coin de son iris. Son regard de glace fait fondre les barrières qui entourent son âme et fait s'épancher le brasier qui brûle au creux de son ventre. Une douce chaleur se répand dans son corps et son échine frisonne alors que Bobby se met à rigoler. Hypnotisé, Hoodie se décolle du mur, un frisson descend le long de sa colonne vertébrale. Des picotements retentissent au bout de ses doigts, et sa bouche entrouverte laisse s'échapper un doux rire malgré son état second. Transcendé par la prestance et le charme émanant de son sauveur, Hoodie se laisse aller à le contempler, savourant les courbes se dessinant sous ses yeux. Bobby passe une main dans ses cheveux en bataille alors que le brun attrape une bouteille dans sa paume pour l'apporter à ses lèvres. L'alcool a été dégoté au fin fond d'une pièce sombre du complexe, mais Hoodie ne s'en formalise pas. Le liquide brûle sa gorge, attisant ce feu dévastateur qui embrase son être tout entier et sa langue vient récupérer les quelques gouttes qui s'échappent de l'embrasure de ses lèvres. Son regard assombri s'accroche à Bobby et il se mord doucement la lèvre inférieure en le voyant caresser ses cheveux. Sa main picote doucement alors qu'il imagine la texture de sa chevelure sous ses doigts et l'ivresse lui tire un sourire tendre. Ses yeux brillants s'illuminent encore plus lorsque Bobby daigne enfin reposer son regard sur lui. Sa voix s'élève dans les airs et résonne en un écho à ses oreilles tandis que le brun reprend une gorgée salvatrice. Il vide sa bouteille et lâche un râle plaintif en tentant de se relever. Il titube mais y parvient quand même, répondant à son sauveur. Un bâillement s'échappe de sa bouche pâteuse et il attrape une nouvelle bouteille un peu plus loin, son regard trouble le rend gauche dans ses gestes, mais il finit par y arriver. En se retournant, un sourire illumine son visage alors qu'il s'approche de l'autre homme, et se laisse tomber à ses côtés sur le matelas. Un bruit sourd retentit à ses oreilles mais la seule chose qu'il entend est le doux rire embrumé de Bobby. Hoodie sent son corps se tendre délicieusement, sa bouche s'étirant alors que la flamme qui l'anime s'élance haut dans les airs. Son regard chargé d'émotions se pose sur l'autre homme et il peut percevoir l'aura de Bobby émaner autour de lui, sentir la chaleur de son corps à travers ses couches de vêtements et l'atmosphère s'alourdir sensiblement. L'instant se fige lorsque son sauveur remonte son regard vers lui. Ses yeux aigue marine plongeant dans ses iris d'onyx. La glace contre le feu provoque des étincelles. Son souffle délicat s'échappe d'entre ses lèvres et se mêle à celui de l'autre homme, et sa gorge se serre doucement alors que son cœur cogne contre les parois de sa cage thoracique. Ses joues s'échauffent rapidement, sa bouche s'assèche et son visage est extrêmement proche du sien. Son regard ancré en lui glisse pourtant sur les courbes de sa mâchoire, jusqu'à se perdre sur ces lèvres rosées et magnétisantes. L'appel est si imposant, si désirable et l'envie pénètre chaque parcelle de sa peau tandis que l'espace et le temps les attirent l'un vers l'autre. La distance se comble petit à petit et Hoodie ferme les yeux en sentant le feu de son âme s'embraser alors que des frissons brûlants parcourent son corps au bord de la chute inexorable qui l'attend. Sa respiration se bloque dans sa gorge et son visage caresse doucement celui de Bobby, ses lèvres frôlant les siennes délicatement. Un soupir s'échappe de sa bouche, chatouillant les joues de son sauveur, et alors qu'il succombe lentement à la tentation, ses yeux s'écarquillent brusquement. Il se recule rapidement, faisant tomber sa bouteille dont le contenu se répand au sol. Sa main attrape son hoodie et serre fermement le tissu alors qu'une douleur fulgurante lui vrille la cage thoracique. Il ne peut plus respirer et sa voix se bloque dans sa gorge, étouffant ses plaintes douloureuses. Son cœur pince et se crashe sur lui-même, prêt à imploser et ses yeux s'embrument sous l'assaut des perles salées qui s'épanchent. Il se sent partir, vidé de tout et la chaleur de son âme finit par chuter, la flamme l'animant flanche et il succombe à l'obscurité.



_ _ _ _ _ _ _ _ _ _






Les flocons tourbillonnent dans les airs et le vent souffle fort dans son dos. La traversée est longue et fatigante. Ses pas s'enfoncent dans la neige et ses bras croisés enserrent son corps meurtri par le froid. Son sac cogne contre son dos et ses dents claquent en un écho étouffé par la pression de l'atmosphère. Il avance lentement à travers la contrée, sans trop savoir où il doit se rendre, rageant contre lui-même. Ses jambes sont tendues et lui font mal. Avec difficulté, il se hisse sur une butte en hauteur et son regard obsidienne balaye le paysage. L'horizon s'étend devant lui et l'inconnu lui tend les bras. Il est complètement perdu. Lâchant un soupir à fendre l'âme il reprend son chemin à travers l'étendue enneigée durant plusieurs jours jusqu'à trouver un semblant de civilisation. Les bâtisses s'élèvent dans son champ de vision et il peut sentir l'atmosphère s'alléger. Ses jambes engourdies l’alourdissent et pourtant, il s'acharne à avancer. Il trouve un refuge miteux pour la nuit mais se contente du peu de confort gracieusement offert par un tavernier barbu et âgé. La ville est bruyante et crasseuse, mais Hoodie s'en fiche. Il veut juste se barrer d'ici, trouver un vaisseau et se casser sur sa planète pour la sauver. La sphère d'énergie palpite dans son sac à dos et il peut la sentir alors même qu'il se trouve loin d'elle. Ses doigts crépitent alors que la pulpe de sa main s'appose contre le bois du lit. Ses pensées fusent dans son esprit et l'amertume ronge sa moelle épinière. Son cœur s'enserre et des frissons glacés entaillent sa peau lorsque la voix de sa mère résonne dans son crâne. Une larme discrète s'échappe et Hoodie enfouit son visage dans l'oreiller, les dents serrés et la mâchoire crispée. Ses muscles tendus ne se calment qu'au bout de plusieurs minutes et sa respiration s'apaise lorsqu'il laisse l'onirisme l'emporter. Quelques jours plus tard, Hoodie rencontre une jeune femme à la chevelure blonde pastel, presque aussi blanche que la neige qui virevolte devant lui. Ses traits sont doux mais imprégnés par la dureté de la ville, et sa voix résonne délicieusement à ses oreilles. Elle est belle et Hoodie sent son cœur vibrer dans sa poitrine dès que son regard se pose sur son visage. Le destin les fait se recroiser à nouveau et tel un ange tombé du ciel, elle accepte de lui refiler quelques adresses utiles pour son problème. Elle aussi vient d'une autre contrée, et Hoodie en est sûr et certain lorsqu'elle énonce les diverses planques. Un doux sourire étire ses lèvres quand il la remercie mais l'amertume et le regret s'emparent de lui lorsque ses talons claquent au sol et qu'il fait demi-tour. Son regard perd un peu de son intensité lorsqu'il s'en va, laissant derrière lui cette sublime créature qui lui avait offert bien plus qu'un peu d'aide et de chaleur dans ce monde paralysé par la glace. Ses pensées ne cessent de l’assaillir en chemin mais l'espoir de revoir sa famille fait renaître quelque chose en lui. Son regard est déterminé, ses poings sont serrés et dans ses entrailles, une flamme nouvelle renaît de ses cendres. Je vais vous retrouver. Je vous le promets.

A bord d'un vaisseau de seconde main, Hoodie triture les branchements pour tenter d'améliorer la puissance des communications. Un étincelle jaillit alors qu'il approche deux fils et un panneau s'illumine rapidement. Le brun expire en un souffle, se relevant en posant son regard sur les commandes. Des suites de coordonnées défilent à l'écran et il jure tout bas en faisant voler ses doigts sur les touches des claviers. Il se rappelle quelques manipulations de son ancien camarade et les applique au mieux, malgré son empressement. Au bout d'un moment, il arrive à retrouver la dernière trace laissée par son plus jeune frère, Jay. Il se trouve dans la galaxie d'Andromède et s'il se dépêche, Hoodie peut y être d'ici deux jours. Un sourire étire ses lèvres et le brun baisse la tête, les épaules tendues alors que ses paumes reposent sur le tableau de bord. Un rire victorieux s'échappe d'entre ses lèvres et il verrouille la destination avant d'aller fouiller dans son sac. Sa main bute contre un linge qu'il retire délicatement. La sphère repose tranquillement à l'intérieur, brillante, puissante, mystérieuse. Ses yeux s'illuminent subitement, reflétant l'écho luminescent de la sphère alors que son sourire éclatant imprègne son visage. Il passe doucement son pouce sur la prison métallique et son murmure fier s'élève délicatement dans l'habitacle. Refermant son sac, il se redresse d'un bond sur ses pieds avant de s'installer aux commandes. Ses doigts pianotent à nouveau sur les claviers et cette fois, il tente d'envoyer un message. Les ondes s'évaporent dans l'espace sans un bruit. Hoodie patiente alors, laissant le vaisseau filer dans l'obscurité tandis que ses pensées fusent dans son esprit, entretenant l'espoir qui fait briller son âme dans les ténèbres alentours.

Son ventre se serre sous le coup de l'horreur à laquelle il vient d'assister et son corps se fige. Les yeux écarquillés, il regarde impuissant la scène qui défile sous ses yeux. Sa famille, à genoux sur cet astéroïde, complètement prise au piège. Hoodie sent la rage gronder dans son ventre, un tonnerre vrombissant dans ses entrailles alors que ses yeux lancent des éclairs. Il a envie de hurler envers cet enfoiré qui a trahi sa famille, celui qui l'a mené ici, qui l'a piégé pour assister à son arrestation. Des ombres entourent ses parents et ses deux frères et Hoodie rage, impuissant. Une silhouette se détache du tableau, approchant de lui et son seul réflexe est de lui hurler dessus, les menaces fusant de toutes parts. Il avale difficilement sa salive et sent l'énergie pulser dans son dos. Sa colère le rend fou, il serre les joues si fort que du sang s'échappe de sa bouche. Ses poings serrés font blanchir ses jointures, endolorissant ses phalanges et son corps tout entier tremble sous le coup de cet émotion dévastatrice. L'enflure se rapproche encore de lui et en un geste, Hoodie retire son sac de ses épaules, plongeant la main à l'intérieur pour y retirer l'objet convoité. Une lumière stridente perce l'atmosphère et tous se figent devant la sphère. Il la porte bien haut, et les ombres s'affolent, s'effritent, s'enfuient. La silhouette ricane alors qu'elle arrive devant lui. Le brun hurle qu'on libère sa famille, mais personne n'ose intervenir. L'autre le rabaisse alors, le traitant d'incapable, et de faible, lui disant qu'il n'était qu'un bon à rien. Il s'approche jusqu'à pouvoir l'attraper et même en tentant de l'éviter, le brun finit par se faire encercler par ces mains salies. Hoodie sent son corps flancher mais la colère le maintient debout et il a envie de le tuer. Un cri de rage s'échappe de sa gorge et la lumière vacille au même rythme que ses émotions. L'énergie se propulse et le cœur explose. La sphère éclate dans sa main, envoyant au loin les ombres restantes, brisant les liens de ses parents et de ses frères. Une blancheur brûlante éblouit la scène tandis que Hoodie hurle sa colère, les yeux fermés. Son cri est étouffé par l'oppressante mélodie de l'explosion radioactive de la sphère. Une déflagration se répand sur des kilomètres, dévastant tout sur son passage. L'explosion cause une brèche qui perfore le tissu de l'existence. Elle s'étend à chaque secondes, aspirant l'énergie et l'espace alentour. Lorsque Hoodie rouvre enfin les yeux, papillonnant, il peut voir ses frères se relever, chancelant. Un sentiment indescriptible de joie parcourt son corps et le brun se sent aller en avant, comme pour les retrouver. Son visage s'apaise immédiatement, ses traits s'adoucissant alors que l'adrénaline quitte lentement son corps. Un soupir rassuré s'échappe d'entre ses lèvres et ses yeux brillent de tendresse quand ses frangins posent leurs regards sur lui. Il lance sa jambe pour accourir vers eux, mais la poigne de son adversaire le presse et le tire en arrière. Hoodie glapit et chancelle, prisonnier de cette étreinte étouffante. Sa main retombe mollement contre son flanc, ses doigts perdant leur grippe sur la sphère et la prison métallique s'écrase au sol en un bruit mat. La lumière au sein de la prison crépite, et une minuscule gerbe d'énergie éclate à ses pieds. Sa gorge lui brûle à force de hurler et il rage en serrant les dents alors que l'autre le menace, l'une de ses mains enserrant son cou. La pression est étouffante, et pourtant si grisante. La brèche grandit, se transformant en trou noir, et fait presque sa taille lorsque les mots blessants de son adversaire traversent son corps anéanti. Les cris de sa famille résonnent à ses oreilles et pourtant il lutte toujours malgré la douleur. La vérité s'impose à lui et il l'accepte, au bord de la mort. Un sourire carnassier étire ses lèvres alors qu'il lance son dernier cri, sa jambe percutant la sphère d'une telle puissance qu'elle fonce sur ses frangins. L'un d'eux la rattrape, mais il n'a pas le temps de voir quoique ce soit que l'autre connard hurle de rage. Hoodie sent sa prise se desserrer, et il en profite pour laisser éclater sa folie.

« DEAL WITH IT, MOTHERFUCKER ! »

Poussant l'autre enfoiré en arrière, il l'agrippe fermement et l'entraîne avec lui vers ce tourbillon obscur. Ses pensées se bousculent dans son esprit alors qu'il jette un dernier regard à sa famille. Sa mère hurle son nom une dernière fois, les larmes dévalant ses joues. Son père a la main tendue devant lui comme pour le rattraper. Wylan tombe à genoux, son regard perdu sur lui. Et Jay se fige, complètement anéanti. Hoodie laisse un dernier sourire étirer ses lèvres et ses yeux brillants se ferment doucement. Il part sans aucun regret, le réconfort de leur victoire et de leur réussite apaisant son âme tourmentée. Adieu... La brèche s'étend encore, avalant l'espace sur son passage, et le temps lui-même ralenti, donnant cette illusion de survie salvatrice ou destructrice. Il se sent aspiré par cette brèche, et son corps se laisse entraîner par l'abysse. Il est déchiqueté de toute part et la mort n'a jamais semblé aussi déchirante et douloureuse alors que l'angoisse le fauche. Sa peau s'effrite, ses os se brisent, son être s'entaille, son âme éclate en un millier de morceaux et son cœur s'envole telles des cendres. Un hurlement déchire l'instant, le dernier cri qu'il n'a jamais poussé et se perd dans le vide oppressant. Étouffé par l'obscurité réductrice, Dilwizit s'efface de la réalité en rejoignant le néant. Pour toujours. Et à jamais.




FIN


Résumé pour les flemmards:
 

house of memories

___

Everything is gonna be just fine.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Ryan HelsburyExtraterrestre
avatar

Dilwizit
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
C'EST UN MEC VIRIL, UN VRAI!
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Morgan, Kay, Lena & Val
267
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mar 14 Mar - 22:42

After Genosha

Life goes on


L'écho d'un tintement se répercute à ses oreilles alors que les verres s'entrechoquent. Des éclats de rires percent l'atmosphère légère et bon vivant et Ryan plisse les yeux, ses lèvres s'étirant doucement. La pinte apportée à son visage, il la dépose délicatement contre sa bouche, tandis que l'alcool s'écoule dans sa gorge. Un goût amer stimule sa langue lorsque sa tête se penche en arrière et qu'il vide le contenu en une seule fois. Des mains claquent sur la table en bois et les cris joyeux et encourageants de ses amis s'élèvent dans les airs, l'accompagnant dans sa débauche.

« CUL SEC, CUL SEC, CUL SEC !
_ ALLEZ ALLEZ ALLEZ TU PEUX LE FAIRE !
_ OUAIIIIIIIIIIS ! »

La dernière goutte s'épanche sur ses lèvres et il claque le verre sur la table, sa bouche pincée et ses yeux légèrement plissés. Sa respiration est perturbée alors qu'une vague de chaleur fait vibrer son corps sur son passage. Sa gorge anesthésiée laisse pourtant s'échapper un rire strident et ses amis ricanent avec lui, claquant leur mains sur son dos pour le féliciter. Ses épaules s'affaissent sous le coup et il chancelle, se penchant d'un côté de la table. Il tient cependant bon et s'esclaffe en insultant amicalement son ami qui retourne au bar pour se restaurer. Ryan plonge son regard brillant sur son verre vide et ses lèvres s'étirent délicatement lorsqu'il ricane. Une musique bruyante et enivrante résonne à travers la salle et le brun tourne son visage pour observer le groupe qui joue ce soir. Ils ne sont pas mauvais, et le jeune homme se laisse surprendre par les accords en sentant son corps se mouvoir de son propre chef. Son pied tape sur le parquet au même rythme que la batterie et sa tête se secoue dans tous les sens. La musique le transcende, emportant son âme à la dérive et son être se retrouve transporté sur la piste de danse. Un de ses amis lui souffle que le groupe du brun joue bien mieux qu'eux, mais Ryan rigole et hausse les épaules. Il s'amuse, se déhanchant à la fois sensuellement et virilement. Il se meut en une danse enivrante, la chaleur de son corps se dégageant tout autour de lui tel un halo magnétisant. Sa peau mise à nue frissonne sous les contacts des inconnus et ses lèvres rosées laissent s'échapper quelques soupirs sous les frictions corporelles. Ryan se déchaîne, laissant libre cours à ses envies brûlantes et hypnotisantes tout au long de la soirée. Euphorique, il embrasse même une inconnue sous l'effet de l'alcool et continue sa danse captivante. Son cœur tambourine au creux de sa poitrine et ses poumons brûlent sous la chaleur qui l'empoigne. Il est heureux, il profite de sa vie, de l'instant présent, même s'il sera grisé le lendemain. Il n'y a que ce moment qui compte. Et rien d'autre.



_ _ _ _ _ _ _ _ _ _





La lumière éclate brutalement et les flashs l'aveuglent un court instant, alors que les appareils photos sont braqués sur lui. Les objectifs scrutent ses moindres faits et gestes alors qu'il arbore un sourire rassurant et confiant, bien présentable dans son costume gris sur-mesure. La bâtisse moderne et correctement décorée est remplie à craquer de journalistes et de cameramen. Ryan lève ses mains devant lui, saluant son public poliment. Il peut entendre au dehors des cris hystériques et un ricanement s'échappe de sa gorge alors que ses yeux brillent délicieusement. Un ruban rouge obstrue le hall derrière lui et c'est avec appréhension et impatience qu'il attend la suite. Ses mains sont moites et son cœur palpite rapidement. Sa respiration est hachurée alors qu'une boule se forme dans son ventre. Il déglutit difficilement lorsque le maire lui apporte une paire de ciseaux sur un couffin rouge en velours. Avec un sourire, il le remercie, et attrape délicatement l'objet du bout des doigts, caressant la texture de son pouce. Les caméras braquées sur lui ne loupent aucun de ses gestes, et le brun s'applique en avançant doucement vers ce ruban épais carmin. Le tintement du métal au creux de ses mains résonne lorsqu'il écarte les lames et il place ensuite le tissu entre celles-ci. Un dernier regard sur la foule et un petit sourire peint sur son visage, Ryan se lance, appuyant fermement pour refermer les lames l'une sur l'autre. Le temps s'arrête un instant, et son regard obsidienne contemple le tissu se déchirer, puis fendre les airs pour retomber délicatement au sol. Un écho de cris et d'applaudissements résonne à ses oreilles et le tirent de sa torpeur délicieuse. Ryan se retourne finalement vers son public, arborant un sourire timide. Il tend les bras de part et d'autre de son corps, avant de pencher sa tête en avant en un geste de remerciement.

Son premier gros projet vient de prendre vie sous ses yeux et il est heureux. Ses veines gonflent de fierté alors que le sang bat à ses tempes, et le jeune homme se redresse enfin, dardant son regard perçant sur son public. Ryan se dirige vers un pupitre non loin et sourit doucement sous les quelques applaudissements restants. D'un geste de la main, il calme les ardeurs de la foule alors que son ventre brûle encore sous le brasier de sa fierté. Il se racle la gorge et ce bruit se répercute dans le micro. Un petit rire s'ensuit et il croise finalement ses mains, liant ses doigts entre eux en soufflant délicatement. Ses yeux se ferment un court instant, et en les rouvrant, une lueur malicieuse  se répand à son regard, illuminant ses traits timides. Sa gorge se noue et il balbutie légèrement alors que sa voix résonne à l'intérieur du bâtiment vitré. Il s'excuse doucement, reprenant sa respiration tremblante alors que son cœur cogne contre sa poitrine. Son discours de remerciement est empreint de bonté, de chaleur et de franchise. Ses mots pèsent sur la toile de l'estime et de la vérité alors que sa voix virevolte dans les airs. L'instant perdure dans le temps, et lorsqu'il approche de la fin, il sent ses mains se serrer. C'est le moment ou jamais.

« Je vous annonce donc officiellement l'ouverture de ce nouveau cinéma, et vous souhaite la bienvenue à bord de La Comète. Encore merci à vous tous. »

Un tonnerre d'applaudissements retentit à nouveau et Ryan s'écarte du pupitre, tendant les bras pour désigner le hall fraîchement inauguré. Les journalistes s'affairent alors que les portes vitrées s'écartent, dévoilant la foule impatiente. Les standardistes et les caissiers réceptionnent les individus et Ryan sourit. Il est heureux. Plus que jamais alors que les sourires illuminent tous ces visages étonnés et ravis. L'homme soupire, satisfait et fier alors que le maire vient encore lui parler avant de lui serrer la main. Les flashs reprennent d'assaut le cinéma et le brun ne cesse de sourire tellement il est imprégné par la joie et le bonheur de voir son projet aboutir. En rentrant chez lui ce soir-là, il ne peut s'empêcher de s'écrouler sur son lit, ses lèvres étirées tendrement sur son visage. Sa peau frotte contre son drap et un rire s'échappe de sa gorge alors qu'il se tourne sur le dos. Les bras écartés, et les yeux brillants perdus dans le vague, Ryan se laisse aller à la rêverie. Il savoure les souvenirs de sa journée si doux et si poignants, si réels, alors que son esprit embrumé par la nuit l'emporte encore plus loin. Son âme décolle pour fendre l'espace et elle met les voiles, au delà des étoiles.

house of memories

___

Everything is gonna be just fine.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Petit-bonhomme :D
1 / 51 / 5
0 / 50 / 5
Extrêmement dangereux avec une batte de baseball.
Superbement doué pour se ratatiner au sol en voulant se donner un air badass. Agile dès qu'il s'agit de darder son regard sur des beaux-gosses comme Valerian. Pro de la ninjatude, à tous les coups personne ne captera ses œillades fort appuyées.

Daisy / Aelys / Nikki / Erica / Santana / Gwen
168
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mar 14 Mar - 22:44

RE-BIENVENUE TOUAAA

Encore un BG en approche à ce que je vois
Amuse toi bien avec cet énième personnage
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Munin
2 / 52 / 5
1 / 51 / 5
tellemnt plein
272
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mar 14 Mar - 22:51

Tu sais que j'aime ton choix d'avatar, je bave quand même si tu seras pris

Amuse-toi bien avec Ryan
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Flash (avant geno)
4 / 54 / 5
0 / 50 / 5
Keith possède un arc magique. Il apparait quand il en a besoin (et peut même parfois disparaitre à sa guise)
Malik/Amélia/Connor/Stan/Jay/Lauren/Jin/Junno/Aldébaran
882
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mar 14 Mar - 23:21

Ouh mais je vous connais vous

Re-bienvenue et bon courage pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mar 14 Mar - 23:31

Oh que ce perso a l'air cool

Je veux tout savoir What a Face

Rebienvenue parmi nous du coup et un bon courage pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Maddie
1 / 51 / 5
0 / 50 / 5
Aucun! Elle est déjà assez cool comme ça!
Maria, Casey, Pietro, Lydia, Laura, Elijah, Clary, Paige
310
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mer 15 Mar - 0:36

Blblblblblbl il est trop

Rebienvenue ma Cathou! Amuses-toi bien avec lui

___


On peut rêver, même si on ne dort jamais
On peut traverser leurs miroirs et leurs reflets. On peut s'envoler même du plus haut des sommets. On va pas laisser l'espoir crouler sous les regrets.

(c)BESIDETHECROCODILE
Revenir en haut Aller en bas
Jean GreyMutant
avatar

Phoenix // Marvel Girl
4 / 54 / 5
4 / 54 / 5
Télépathie & Télékinésie
Amara A. - Maggie A.
2314
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mer 15 Mar - 9:19

Re-bienvenue toi

___





I wanna hide the truth, I wanna shelter you but with the beast inside there's nowhere we can hide. When you feel my heat look into my eyes : It's where my demons hide. Don't get too close, it's dark inside. It's where my demons hide




Pouet:
 

Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mer 15 Mar - 9:45

Blblblblblbl

Rebienvenue
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Lighter
4 / 54 / 5
3 / 53 / 5
Pyrokinésie, toi-même tu sais.
Albert, Jessica, Marc, Kurt & Lorna
920
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mer 15 Mar - 9:50

Ouh, qu'il est charmant Re-bienvenue ici Cathou

___

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Booster
4 / 54 / 5
4 / 54 / 5
Jake a le pouvoir de moduler le pouvoir des autres. Il peut les amplifier ou au contraire les annihiler. Si le(s) personne(s) atteinte(s) par son pouvoir ne maitrise(nt) pas le(s) leur(s), ça peut vite tourner au vinaigre.
Max, Kitty, Teddy, Leo, Ezra, Arthur, Poppy et Altaïr
1006
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mer 15 Mar - 13:16

DILWIZIIIIIIT !!

J'adore touuuuut, du vava au codename !

Mais j'ai hâte de voir le reste maintenant.

Bon courage cathou et rebienvenue chez toi !

___

Je suis la propriété de Romy Adler

Bang bang.
I shot you down. Bang. You hit the ground.
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mer 15 Mar - 15:52

:cute: :cute: :cute:
Je fais des bébés à ton avatar parce qu'il est trop trop trop beau et trop trop trop cool !
Bon courage pour ta fiche !
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mer 15 Mar - 17:18

Dave Franco... Tu veux pas faire des bébés Elsa avec moi? Hein des minis Reines des Neiges trop cute

Pardonnez-moi, mais pour un Iceberg, j'vais fondre, voilà voilà.

Tu l'aura compris ce choix d'avatar est tellement puuuuuuuuurfect! \o\

J'ai hâte d'en apprendre plus sur ce jeune homme

Bon courage pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas
Ryan HelsburyExtraterrestre
avatar

Dilwizit
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
C'EST UN MEC VIRIL, UN VRAI!
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Morgan, Kay, Lena & Val
267
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Jeu 16 Mar - 11:30

Alice > Merci ma jolie
Eh oui, les Franco ils ont un truc en plus que les autres n'ont pas
Merci beaucoup, je sens que je vais m'éclater avec


Keagan > Oui je le sais ma belle, et je t'en prie, fais donc
Merci chou


Keith > Je vous connais même très bien
Merciiiiiiiii x2
Vite qu'on se fasse un RP flashback


Jax > Je pense qu'il a l'air cool aussi oui
Tu sauras touuuuuuuuuuut en lisant la fiche
Merci beaucoup !


Maddie > J'avoue Dave quoi
Merci ma Caro d'amour!


Jean > Merci poulette


Wade > Je te garde une place au chaud tu sais bien
Merci


Gaby > Il l'est, si on oublie son côté volage
Merci Aya


Jake > DILWIZIT MOZAFUKA!
Je me doute bien Tu verras le reste très bientôt :cute:
Merci bien Auré, et c'est trop choupi de m'accueillir à nouveau dans ma maison


Neena > Quand tu veux les bébés ma jolie
Mais oui il est trop beau han
Merciiiiiiii


Bobby > Dave (pis Shawn aussi quoi ) Oui je veux faire des bébés avec toi, peu importe lesquels, on y va maintenant tout de suite, allez c'est parti no pain no game no regret
Oooooooh c'est trop mignon cette phrase Fonds donc mon petit, je me ferai un plaisir de m'occuper de toi
Merciiiiiiiii Tu en apprendras plus très bientôt promis
Courage à toi aussi pour ta fiche :cute:

___

Everything is gonna be just fine.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Jeu 16 Mar - 11:35

Re bienvenue sur la terre ferme habitant d'un autre monde

Bon courage pour la suite de ta fichette
Revenir en haut Aller en bas
Ryan HelsburyExtraterrestre
avatar

Dilwizit
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
C'EST UN MEC VIRIL, UN VRAI!
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Morgan, Kay, Lena & Val
267
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Jeu 16 Mar - 13:39

Merci bien chère Gwendolyne

___

Everything is gonna be just fine.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Jeu 16 Mar - 15:08

Salut beau gosse
Revenir en haut Aller en bas
Ryan HelsburyExtraterrestre
avatar

Dilwizit
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
C'EST UN MEC VIRIL, UN VRAI!
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Morgan, Kay, Lena & Val
267
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Jeu 16 Mar - 16:57

Salut belle gosse

___

Everything is gonna be just fine.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Jeu 16 Mar - 21:17

Coucou toi

C'est étrange, ce codename me dit très beaucoup quelque chose
Bon courage pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas
Ryan HelsburyExtraterrestre
avatar

Dilwizit
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
C'EST UN MEC VIRIL, UN VRAI!
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Morgan, Kay, Lena & Val
267
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Jeu 16 Mar - 22:29

Coucou bogoss

Oui je trouve aussi qu'il te dit quelque chose
Merci ma belle

___

Everything is gonna be just fine.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
InvitéInvité

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Ven 17 Mar - 15:42

Re-bienvenue !
Revenir en haut Aller en bas
Ryan HelsburyExtraterrestre
avatar

Dilwizit
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
C'EST UN MEC VIRIL, UN VRAI!
Wesley, Carol, Francis, Betsy, Morgan, Kay, Lena & Val
267
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Sam 18 Mar - 22:19

Merci jolie Savannah

___

Everything is gonna be just fine.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
MarvelAdmin
avatar


E S C A P E M A D N E S S

5 / 55 / 5
5 / 55 / 5
1651
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   Mar 21 Mar - 14:48

FÉLICITATIONS

you are one of us now

Tu as officiellement perdu tes souvenirs et tu es maintenant un habitant de l’île paradisiaque de Genosha!


C'est sûrement la fiche la plus longue de l'histoire de HOM Mais c'était un petit régal J'ai adoré! Ryan est super intéressant ^^ Contente de te voir craquer à nouveau, ma Cathou! Amuses-toi bien avec lui  


Maintenant que tu es validé, que tu as ton groupe et ta couleur, il est maintenant le temps de t’amuser avec nous! Mais avant tout pense à passer dans ce sujet pour recenser ton pouvoir et/ou ton métier et/ou ta ville de résidence. Ensuite, va poster ta fiche de liens et de rps pour qu’on puisse venir t’harceler! Essaie de faire un petit résumé de ton personnage dans la partie prévue à cet effet pour faciliter l'échange d'idées. Si tu es un peu perdu n'hésite pas à faire un tour dans la partie I need a hero. Si tu souhaites t'inscrire au loto du RP, tu n'as qu'à t'inscrire! Un partenaire et un sujet te seront donnés! Tu peux aussi créer un scénario.  Surtout, n’hésites pas à passer sur la CB, dans les jeux et le flood pour du fun fou!

J’espère de tout mon cœur que tu te plairas sur House of M!

Il ne me reste qu’à te dire : BON JEU!
house of memories
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: We were born to make history – Ryan   

Revenir en haut Aller en bas
 
We were born to make history – Ryan
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Test: Premier make-up
» Mes différents make-up P3
» Les make up de Lynxia (up du 8/12)
» [Galerie des make-up de Trashy-Doll] Tatouage
» [Life unexpected] Cate/Ryan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
House of M :: BASE DE DONNEES :: LE REGISTRE :: Fiches validées-
Sauter vers: