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 And After All, We Talk (Maria)

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MessageSujet: And After All, We Talk (Maria)   Mar 19 Avr - 22:00

And After All, We TalkMaria Hill & James B. Barnes
Les jours passaient et se ressemblaient de plus en plus. Et Barnes aimait de moins en moins les journées qu’il passait chez lui. Plus d’un mois maintenant qu’il était sorti de l’hôpital et ses journées se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Et cela rendait fou l’espion du SHIELD. Les journées commençaient à être longues et il espérait sincèrement qu’il pourrait reprendre le service dans peu de temps. Parce qu’il devenait complétement cinglé. Il avait le même programme depuis un mois : il se levait à 7h30, partait courir pendant 2 heures puis rentrait petit déjeuné. Le reste de la journée, il la passait à faire le parasite de canapé où alors à aller s’entraîner à taper dans un sac. Ce qu’il ne faisait plus beaucoup les dernières semaines puisqu’il s’énervait plus qu’il ne s’entraînait.  Et en cela, Barnes ne se reconnaissait plus. Il était plutôt calme comme gars en temps normal, il s’énervait rarement où alors quand la situation l’exigeait. Il avait fait un gros travail sur lui en grandissant. Parce que lorsqu’il était jeune et qu’il « protégeait » Steve, il avait tendance à s’énerver un peu. Beaucoup depuis que la tête de mule qu’était son meilleur ami savait se protéger tout seul.

Donc il évitait d’aller taper dans un sac pour éviter de s’énerver. Parce qu’il n’arrivait pas à jauger la force de son bras, parce qu’il avait toujours mal et parce qu’il n’était plus le même bonhomme. Cela ne venait pas seulement de la nouvelle partie du corps qu’il avait. Non, cela venait aussi de l’accident. Il avait sauté sur une bombe. C’était un fait. Il y avait paumé son bras aussi mais pas seulement. Une partie de lui aussi avait sauté. Une partie de sa confiance en lui et de l’innocence qu’il avait aussi. Il n’avait jamais vraiment eu de mission qui s’était vraiment mal passé. Et pourtant cela faisait quelques années qu’il était au SHIELD. Parfois, certaines missions tournaient en eau de boudin mais il arrivait toujours à s’en sortir. C’était réellement la première fois que cela tournait vraiment mal. Et les répercutions étaient vraiment catastrophiques.

Son vrai bras était-il ne savait où et ses supérieurs avaient décidé de remplacer l’ancien par un tout neuf. Implanté dans son système nerveux central, les médecins avaient prévenu James que l’adaptation serait longue, que les deux moins d’arrêt qu’il avait eu ne serait pas nécessaire pour cela, qu’il fallait qu’il fasse de l’exercice, qu’il se fasse à cette nouvelle partie de son corps. Quand il avait entendu cela, Barnes s’était vraiment retenu d’envoyer les médecins dans le mur. Parce qu’il voulait les voir, avec un truc qu’il n’avait voulu, avec une douleur sourde qui passait seulement lorsqu’il fermait les yeux... Rien que de penser à cela, Bucky sentit son cœur battre un peu plus fort. Il ferma les yeux, se calma en inspirant fortement par le nez. Il rouvrit les yeux et les posa sur le bâtiment du SHIELD. La dernière fois qu’il avait mis les pieds au SHIELD, s’était pour traîner Steve dans la salle d’entraînement. Cela ne s’était pas très bien terminé alors il avait évité le SHIELD après ça.

Mais il avait reçu un mail de Maria Hill et c’est pour cela qu’il se trouvait devant les locaux du SHIELD à se demander s’il allait vraiment rentrer à l’intérieur des bureaux ou non. Il voulait retourner travailler, c’était un fait. Mais il ne voulait pas faire face à Hill. Parce que c’était elle qui avait pris la décision qui avait changé sa vie. Une petite voix dans sa tête lui soufflait qu’elle avait bien fait, qu’elle avait sauvé sa vie et sa carrière. Mais cette petite voix était étouffée par la colère qu’il ressentait. Elle n’avait pas à choisir pour lui, elle n’avait pas à lui imposer cette nouvelle chose. Elle n’avait pas à faire de lui une expérience du SHIELD.

Rien qu’à cette pensée, Bucky sera les poings et s’avança vers le bâtiment du SHIELD. Plus vite il irait, plus vite il saurait ce que lui voulait Hill. Il entra rapidement dans le Hall, présentant son badge avant de prendre l’un des ascenseurs.

Quand les portes se refermèrent, il s’observa dans le reflet que le métal lui renvoyait. Il avait enfilé un jean, un T-shirt blanc et sa veste en cuir. Qu’il remplissait beaucoup plus depuis l’accident. Pour pouvoir contrer la lourdeur qu’avait le nouveau bras, il avait dû prendre une masse de muscle, ce qui le rendait encore un peu plus carré. Il passa sa main organique dans ses cheveux. Qu’ils n’avaient toujours coupé. Ils commençaient d’ailleurs à devenir un peu longs. Faudrait qu’il pense à faire quelques choses pour ça. Alors qu’il pensait à ça, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et il les dépassa, se rendant devant le bureau de sa supérieure. Il toqua alors à la porte, assez durement, la mine fermée. Il ne comptait pas faire de cadeau à la jeune femme. Même s’il allait se montrer un peu moins boudeur que maintenant.



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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Dim 24 Avr - 22:23

And After All, We Talk



Dans son bureau vitré situé au dernier étage de l’immeuble abritant le quartier général du Shield, Maria faisait les cent pas. Café à la main, elle observait la plage qui lui faisait office de paysage. C’était l’un de ses avantages préférés d’être le bras droit du commandant en chef. La vue était magnifique et il n’était pas rare que son regard se perde dans les vagues lorsqu’elle réfléchissait. C’était le cas en ce moment. Maria n’était pas du genre à être nerveuse ou à avoir peur d’affronter ses agents. Même si elle entretenait une bonne relation avec la plupart d’entre eux, elle était avant tout leur supérieure et elle faisait passer les intérêts de l’agence avant tout. Mais le dossier qu’elle devait régler aujourd’hui était différent. C’était celui de James Barnes. La commandante avait donné rendez-vous à celui qu’on surnommait Bucky afin de prendre ses nouvelles et s’assurer que sa réhabilitation se passait bien. Selon les médecins, il allait pouvoir reprendre ses fonctions dans très peu de temps, mais la brunette souhaitait s’entretenir de vive voix avec lui. Physiquement peut-être était-il prêt, mais il fallait aussi assurer qu’il le soit mentalement.  Maria pouvait avouer que la décision prise sur son cas était la plus difficile qu’elle avait dû prendre sur le coup et qui concernait l’un de ses agents. Elle avait dû faire un choix qui avait changé la vie de l’agent Barnes. Elle avait à peine eu le temps de réfléchir ou de peser les pour et les contre. On l’avait mise au pied du mur. La jeune femme ne regrettait pas son choix. Elle était encore persuadée que c’était le meilleur qu’elle aurait pu prendre.

Prenant une gorgée de sa boisson chaude, Maria soupira et retourna à sa table de travail. La chemise contenant tout ce qui concernant ce dossier se trouvait devant elle. Elle l’avait épluché une bonne dizaine de fois pour être certaine de n’avoir rien manqué et d’avoir tout pris en compte. Elle avait lu et relu le déroulement des événements, les étapes de l’opération et les recommandations des médecins. Elle se doutait que cet entretien ne se ferait pas nécessairement dans la joie. Elle allait devoir garder son calme et surtout être à l’écoute de son patient. L’heure de rendez-vous approchant, elle s’assura qu’elle avait tout et qu’elle était prête. Puis, on toqua à la porte. Elle se leva et lissa sa jupe ajustée et son veston. Elle se dirigea d’un pas franc vers la porte en chêne et l’ouvrit. Dès qu’elle l’aperçu, elle se remémora cet instant.

***

Dès qu’elle avait reçu l’appel, Maria était immédiatement descendue pour accueillir le blessé. Elle avait dû se retenir pour ne pas porter une main à sa bouche pour cacher sa réaction d’horreur. Elle avait gardé un visage neutre, même si elle était affectée de voir son agent dans cet état. L’agent Barnes était ensanglanté et il lui manquait un bras complet. "Une bombe a explosé et il était tout juste à côté. Son bras a été décapité et aucun moyen de le récupérer. Il est toujours en vie, mais on doit l’opérer rapidement." Maria hocha doucement la tête, incapable de quitter des yeux son agent endormi. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer? Elle l’avait envoyé pour une mission censée être sans danger. Une mission de routine qu’il avait déjà effectuée à maintes reprises. James était un agent doué et chevronné avec une méthode de travail impeccable, Maria n’y comprenait absolument rien. "Quels sont vos ordres?" Son cœur manqua un battement. Oui, un ordre. Elle devait donner des ordres. "Vérifiez s’il est compatible. " Le spécialiste hocha la tête et apporta le blessé dans la salle d’opération. Maria ne les quitta pas des yeux. Observant chaque va-et-vient des médecins à travers la vitre. Shaw la contacta pour en savoir plus. Elle fit quelques appels. Puis au bout d’une heure le médecin vint la retrouver. "Il est compatible. " Cette fois-ci le cœur de la jeune femme s’accéléra. Un mot et la vie de l’agent Barnes allait changer à jamais. Shaw lui avait dit que la décision lui revenait puisqu’il s’agissait de son agent et qu’elle connaissait parfaitement le projet et le prototype. Elle serra les lèvres en fixant le corps inanimé de Barnes. Avait-elle le droit de prendre cette décision? Mais si elle ne la prenait pas, qu’adviendra-t-il de lui? Dans tous les cas, il allait lui en vouloir. Mais elle le savait dédié au Shield, ce serait un honneur pour lui. Le médecin attendait sa réponse. Elle savait que le temps pressait. "Vous pouvez procéder. "Dit-elle finalement en retenant son souffle.

***

"Bonjour monsieur Barnes. Entrez. " Elle lui offrit son plus beau sourire bienveillant. Elle se plaça sur le côté pour le laisser passer et lui présenta un siège en cuir devant son bureau. Elle inspira et expira rapidement avant de prendre elle-même place dans sa chaise. "Vous semblez avoir bonne mine! Vous vous sentez bien?" Elle s’empara de sa tablette prête à prendre les déclarations de l’agent.


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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Sam 30 Avr - 0:12

And After All, We TalkMaria Hill & James B. Barnes
Bucky n’était pas du genre à faire dans la dentelle. Quand il avait quelque chose à dire, c’était assez souvent que cela sortait rapidement. Mais il savait tout de même y mettre les formes. Il n’était pas idiot et sa mère l’avait quand même assez bien élevé pour cela. Il savait aussi se tenir en société et prendre des pincettes avec les gens qui le demandaient. C’est principalement pour cela que James n’était pas rentré en trombe dans le bureau de Maria et qu’il n’avait pas posé ses deux mains à plats sur le bureau pour regarder la jeune femme dans les yeux et lui envoyer tout ce qu’il avait sur le cœur. Déjà parce que cela ne se faisait pas et parce qu’il était certain qu’il n’aurait jamais retrouvé sa place s’il avait fait un truc pareil.

Maria était tout de même sa supérieure et bien qu’elle ait prit une décision qu’il ne lui plaisait pas, elle restait sa supérieur. Et il se devait donc de la respecter. Quoi qu’il en coute et même s’il avait une envie monstre de lui hurler dessus pour la décision qu’elle avait prise. Le temps avait beau passer, la colère que pouvait ressentir Barnes face à la brune n’était pas vraiment redescendue. Il avait bien sûr hurlé quand il s’était rendu compte des choses, puis il avait ensuite insulter un peu tout le monde. Parce qu’il pouvait devenir assez vulgaire quand il le voulait. Ce qui ne plaisait d’ailleurs pas vraiment à ses proches. Mais il n’en avait eu rien à faire, il l’avait quand même fait et pendant quelques jours. Puis était venu la face de déni. Qui elle avait duré un peu plus longtemps. Parce qu’il ne pouvait pas rester ainsi le reste de sa vie. Il avait bien pensé à faire deux ou trois choses pour l’enlever. C’est ce qui avait marqué l’entrée dans la phase de dépression. Ce n’était pas vraiment une grosse dépression mais on voyait bien que James n’était plus l’homme qu’il avait été. Il rigolait et souriait un peu moins, passait trop de temps à courir ou à essayer de se faire à cette prothèse. Il passait plus de temps à faire du sport et à renforcer son corps que dans son appartement. Il évitait souvent de rester seul chez lui avec ses pensées noires et les verres qu’il cassait régulièrement avec son bras non-organique. Il n’était pas encore sorti de cette phase mais il savait qu’il irait mieux quand il reprendrait le travail. Cela lui éviterait de broyer du noir et de penser aux flashs qui lui passaient par l’esprit par moment et dont il ne comprenait rien.

Quand la porte s’ouvrit la brune, Barnes inspira longtemps avant de rentrer après les mots de sa supérieure. Il ne savait pas comme l’entretient allait se dérouler et encore moins sur quoi il allait porter. Même s’il en avait une petite idée. Il s’assit sur un des deux fauteuils en cuir qui se trouvaient devant le bureau et regarda un instant par la fenêtre. Il avait une belle vue d’ici même s’il préférait largement celle de son bureau. Ce dernier donnait sur la ville et il avait une vue assez panoramique de Genosha quand il se donnait la peine de lever les yeux de son ordinateur et des dossiers qu’il avait à remplir après les missions. La paperasse l’avait toujours plus ou moins ennuyé. Il n’était pas vraiment quelqu’un de burocratique. C’est principalement pour cela qu’il n’était pas passé lieutenant comme Steve. Et aussi parce qu’il ferait un supérieur totalement nul. Il préférait avoir son autonomie quand il était sur le terrain et ne pas avoir du monde à gérer. Barnes était plutôt un solitaire dans son travail et il espérait sincèrement que cela reste ainsi.

Il reporta son attention sur Maria quand celle-ci reprit la parole pour lui dire qu’il avait bonne mine. Un sourire un peu sarcastique passa sur les lèvres de l’agent et il se retint de ricaner.  Il n’avait jamais été aussi mal « entretenu ». Ses cheveux étaient trop longs et il avait l’impression d’être Steve dans ses T-shirt trop petits. Il n’avait pas eu le temps de passer chez le coiffeur... Enfin, il n’en avait d’ailleurs pas eu envie et c’était pareil pour les T-shirt. C’est principalement pour cela qu’il avait mis la veste par-dessus. Pour éviter à la jeune femme de voir que le haut était devenu trop petit au niveau des épaules et des bras, reflétant le sport qu’il avait dû faire pour équilibrer les deux côtés. Parce que la prothèse était lourde et qu’il avait eu l’impression de pencher d’un côté quand il était sorti de l’hôpital. Mais ce n’était pas vraiment une conversation qu’il voulait avoir avec sa supérieure. Il fit rapidement passer le premier sourire pour un plus amical et plus petit et haussa les épaules.

- Je suppose que oui, commença alors le brun en regardant la tablette puis la femme qui la tenait. Cela fait quelques temps que je suis sortie de l’hôpital maintenant et je reprends mes marques assez vite. Même si toute cette histoire n’est pas facile à vivre, ajouta-t-il en fixant la brune de ses yeux couleurs nuages.


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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Mer 4 Mai - 17:18

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Maria était sincèrement heureuse de voir l’agent Barnes. Après tout, la décision qu’elle avait prise était un énorme risque. Pour lui et pour l’agence. Le prototype, bien que prêt et testé sur des cellules humaines, n’avait jamais été tenté sur un corps complet. Il n’y avait donc eu aucune garantie sur l’efficacité de la chirurgie. Le taux de réussite était égal à celui d’échec. En plus de devoir vivre avec un bras en moins, qui sait ce qui aurait pu arriver? Les probabilités de développer une infection étaient énormes. Les répercussions pour le Shield auraient été désastreuses. La réputation très importante de l’agence en aurait pris un sacré coup et Maria aurait pu dire adieu à ses fonctions. Heureusement, tout s’était bien déroulé. L’opération d’une vingtaine d’heure avait été un franc succès. Le corps de l’espion avait parfaitement répondu au prototype et la commandante avait poussé un soupir de soulagement à la fin. Pendant plusieurs semaines, on l’avait dévisagé, on avait chuchoté sur son passage et on l’avait traité de monstre. Elle avait fait comme si cela ne la touchait pas, alors qu’à l’intérieur, elle était en miettes. Elle en avait fait des cauchemars pendant plusieurs jours. Elle ne regrettait pas, mais elle était parfaitement consciente que cela changeait drastiquement une vie et que le processus de réhabilitation était long et douloureux. Après elle se disait que ces personnes n’avaient pas été dans ses souliers à ce moment-là. Qu’ils n’avaient pas été mis dos au mur comme elle l’avait été. Au lieu de la féliciter d’avoir peut-être sauvé la vie de son agent, on ne faisait que lui rappeler les si. Si l’opération s’était mal déroulée. S’il y avait eu des complications. Si Barnes n’avait pas bien répondu. On lui disait aussi qu’elle avait eu du culot de prendre cette décision pour lui. Tous ces gens avaient raison, mais s’ils pensaient qu’elle avait fait ce choix de gaieté de cœur et qu’elle n’avait pas du tout réfléchi à tout cela avant, pendant et après les événements, ils avaient tort. Ce qui  l’énervait surtout, c’était qu’ils ne connaissaient rien de la situation et ils se permettaient de la juger. La seule personne qui pouvait la juger, la détester et la qualifier de monstre se trouvait devant elle.

Malgré les cheveux trop longs, légèrement gras et le petit surplus de poids, Bucky avait bonne mine. Après tout, il revenait de loin. Il avait sauté sur une bombe! Maria s’était attendue à ce que sa convalescence soit beaucoup plus longue et franchement, elle ne lui en aurait pas tenu rigueur. Ce devait être tout un choc de se réveiller dans un lit d’hôpital avec non seulement un bras en moins, mais ce dernier remplacé par son penchant robotisé. D’ailleurs, l’espion avait piqué une colère noire en apercevant la chose qui allait désormais partager sa vie. Puis était venue la phase de deni qui avait duré un certain temps. Shaw avait demandé à son bras droit d’aller lui parler pour accélérer le processus de réintégration. On ne pouvait pas se passer trop longtemps d’un agent tel que Barnes lui avait-il dit, mais la jeune femme avait refusé sachant qu’un telle chose était difficile à accepter. Puis au bout d’un certain temps, elle avait appris que le blessé avait décidé de se reprendre en main et qu’il souhaitait apprendre à vivre avec ce nouveau bras. Elle avait lu tous les rapports des spécialistes sur sa progression qui avait été fulgurante. Il avait rapidement pris du muscle et appris à manier son bras inorganique. Cette phase de remise en forme était pour cacher une légère dépression et selon elle, c’était la meilleure chose à faire. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, de ruminer des idées noires avec de l’alcool ou de la drogue, il avait tout mis dans l’entrainement physique. Les médecins trouvaient cela excessif, mais Maria leur avait dit de ne pas intervenir. James n’était pas stupide, il saurait s’arrêter. Il se présentait à tous ses rendez-vous et il coopérait bien. C’était un très bon signe. Physiquement, il n’y avait aucun doute qu’il était prêt.

"Oui, ce ne doit pas être facile à apprivoiser." Maria sourit à son patient en évitant de regarder le bras mécanique et en tentant de ne pas être affectée par le regard pénétrant de l’agent. Ce dernier semblait relativement de bonne humeur, mais son ton était rempli de sous-entendus. Ce ne devait pas être évident pour lui de se trouver en face de celle qui avait changé sa vie. La supérieure tentait d’adopter une attitude compréhensive et douce avec lui. Pas pour le prendre en pitié, mais plutôt pour lui démontrer que cette décision avait été très difficile pour elle. Sans le regretter, cela ne signifiait pas qu’elle en était fière. "Oui, selon les rapports des spécialistes, vous avez fait d’énormes progrès dernièrement." Elle feuilletait les différentes feuilles du dossier que lui avaient fournies les professionnels. "Selon eux, vous seriez prêt à reprendre du service. Qu’en pensez-vous? "


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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Mer 4 Mai - 19:26

And After All, We TalkMaria Hill & James B. Barnes
Se retrouver devant Maria avait quelque chose d’un peu amer pour Barnes. Il savait que c’était elle qui avait donné l’autorisation d’opérer, que c’était elle qui avait mis en place toute la procédure et quelque part, Barnes se posait beaucoup trop de question. Le pourquoi les agents n’avaient pas été mis au courant des recherches effectuer, pourquoi ne pas demander lors des entretiens annuels ce qu’ils pensaient des situations comme cela... ? Bref, c’était tout un tas de questions qui lui passaient par l’esprit de temps en temps et dont il ne trouvait pas réponses. Et il savait aussi que le SHIELD ne lui répondrait certainement pas sincèrement. Cela avait toujours été ainsi de toute façon, les cachoteries étaient choses courantes dans son travail et il savait maintenant jouer avec et s’en accommoder. Il avait maintenant quelques années d’ancienneté au  SHIELD et savait également pourquoi il se trouvait là. Certes il n’avait pas été sûr quand il était entré mais maintenant qu’il voyait Hill derrière son bureau, sa tablette dans les mains, il savait que cet entretient était celui qui déciderait s’il retournait travailler ou non.

Dans un coin de sa tête, une petite voix lui soufflait de mentir, de meubler pour avoir le droit de retourner travailler. Et d’un autre côté, Barnes savait que mentir à Maria n’était pas une bonne idée. Parce qu’il savait qu’elle le saurait. Elle finissait toujours par le savoir et ce n’était jamais bon pour personne. Et puis c’était aussi une responsabilité. S’il retournait sur le terrain sans être prêt mentalement pour le faire, il y aurait surement des victimes. Et ce n’était pas souhaitable. Ni pour le SHIELD, et encore pour lui. Il ne voulait pas avoir le sang d’innocent sur les mains. Il n’était certainement pas ce genre d’agent. Mais il était prêt à retourner travailler, il le savait. Il s’entraînait tous les jours, allait à tous ses rendez-vous avec les médecins du SHIELD, faisait tout comme il faut. Certes, cela ne voulait pas dire qu’il était prêt mentalement à le faire mais au moins, physiquement il était capable de mener une mission à bien.

Alors que la jeune femme reprit la parole, l’espion reporta son attention sur la brune qui se trouvait devant lui. « Pas facile » était une sorte d’euphémisme. Avoir un nouveau bras, apprendre à vivre avec n’était « pas facile » c’était juste... Impossible. Il s’était répéter cela pendant plusieurs jours, puis plusieurs semaines avant de se faire à l’idée. Ce n’était pas impossible. C’était juste compliqué. Trop compliqué au début, moins après... Il observa alors la commandante alors qu’elle continuait de parler. Une pensée lui traversa le cerveau : « est-ce qu’elle s’en voulait ? ». C’était une des nombreuses questions qu’il se posait à son sujet.  Prendre une décision n’était pas facile. Mais est-ce que Maria avait réfléchit avant de donner l’ordre ? Est-ce qu’elle avait imaginé les répercussions que cela allait apporter à sa vie ? Au SHIELD ? Et si tout c’était mal passé ? S’il avait succombé à l’implantation ? Qu’est-ce qui se serait passé ? S’il s’écoutait penser, James aurait une centaine de questions à lui poser et qu’il ne lui poserait certainement jamais du fait de la différence de grade.  Même si cela attaquer sa vie, il ne pouvait pas manquer de respect à sa supérieur. C’était une des principes qu’il respectait presque religieusement.

Il reprit prit pied à la fin de la question de la brune et il prit quelques secondes pour se concentrer sur les mots qu’il avait à peine écoutés. Ses sourcils se froncèrent alors qu’il croisait les bras sur sa poitrine, regardant de nouveau Maria. Il se retint de passer une main dans ses cheveux pour remettre en place la mèche qui lui tombait devant les yeux. Cela ne ferait que retarder la réponse à la question qu’elle venait de lui poser. Comme il l’avait pensé un peu plus tôt, James se sentait physiquement capable de reprendre du service. Mais il statuait toujours sur la question du mentalement capable.

- Tout d’abord, je tenais à vous dire que vos médecins craignent, dit-il alors, se donnant un peu de temps pour réfléchir. Ils sont aussi aimables que des portes de prisons et savent répondre à une question sur trois. Franchement c’est assez moyen dans une situation comme celle-ci.

Certes, il meublait un peu pour se donner un peu plus de réflexion mais ce qu’il disait n’était que la vérité. Les médecins qui avaient mis au point la prothèse n’étaient pas vraiment au top de leur savoir. Certes, l’ingénieur qui avait mis ça en route était un génie mais les médecins... Franchement... Il secoua un peu la tête pour faire partir les images des visites qu’il avait faite et reprit la parole.

- Et pour ce qui est de ma capacité à reprendre le travail..., commença-t-il ensuite alors qu’il passait maintenant une main dans ses cheveux pour les virer de ses yeux. Je me pense capable de reprendre le travail. Certes, c’est peut-être un peu rapide avec ce qu’il s’est passé. Mais j’en ai besoin et j’en suis capable. Je ne resterais pas cloîtré chez moi un mois de plus. Je deviendrais cinglé, dit-il avec honnêteté à sa supérieure. Et vous ? Qu’est-ce que vous en pensez ? demanda-t-il après de longues secondes de silence.



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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Mer 18 Mai - 14:10

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Si la situation de se retrouver devant Maria était bizarre pour James, le contraire était tout aussi vrai. La commandante avait déjà parue plus à l’aise que cela. Surtout devant l’un de ses agents. Habituellement, elle se tenait droite et les regardait droit dans les yeux, intraitable. Elle était un peu plus nerveuse face à celui dont elle avait changé la vie. Elle osait à peine le regarder, préférant se concentrer sur ses papiers ou sa tablette électronique. Il y avait plusieurs sentiments qui l’a traversait. D’abord, la culpabilité. Maria était consciente depuis le départ que la décision qu’elle avait prise sans le consentement du principal protagoniste était osée. Elle savait que des documents légaux auraient dû être remplis. Après tout, il s’agissait d’une nouvelle expérience médicale qui n’avait jamais été réellement testée. Elle savait qu’on nouveau bras robotisé changeait une vie. Elle se sentait extrêmement mal d’avoir imposé cela à l’un de ses agents. Elle ressentait aussi de la paix. Maria ne regrettait pas son choix. Elle était d’avis qu’il s’agissait d’une bonne décision et elle ne changerait pas de position. Lorsqu’on avait amené Barnes au centre médical, il était dans un état lamentable. Il avait perdu énormément de sang et il fallait opérer immédiatement. Le temps était compté. Ils n’avaient pas le temps d’attendre qu’il se réveille pour avoir son approbation. Ils n’avaient pas le temps de lui expliquer le prototype. Ils n’avaient pas le temps de répondre à ses questions. Soit les médecins le laissait avec un moignon et Bucky deviendrait inutile sur le terrain pour le Shield, soit ils tentaient le tout pour le tout et ils lui greffaient un bras mécanique ultra technologique et puissant qui ferait du blessé un atout incroyable pour l’agence. Tout s’était déroulé rapidement. On lui avait à peine laissé cinq minutes pour décider. Cinq minutes pour décider du sort d’une vie sur laquelle elle n’avait aucun droit.  Décider du futur d’une personne qui n’était pas de sa famille et qu’elle connaissait à peine. C’était un lourd fardeau qu’elle encaissait sans broncher et sans regrets. Puis, il y avait de la colère et de l’appréhension. Elle était en colère contre ceux qui l’avaient jugé et qui ne l’avaient pas supporté. Contre ceux qui l’avaient laissé seule alors qu’elle se sentait misérable. Finalement, cela faisait des mois qu’elle appréhendait la réaction de l’agent Barnes lorsqu’il la retrouverait en face de lui. Elle s’était imaginé une attaque à la gorge ou même une tentative de meurtre de la part d’un homme aveuglé par la haine et la vengeance.  Pourtant, assis devant elle, il semblait très calme. Sarcastique, sceptique et méfiant aussi. Et ce n’était pas toujours bon signe.
Et Maria sentait que l’agent Barnes réprimait ses émotions et qu’il se concentrait de toutes ses forces pour ne pas faire éclater sa colère contre elle. Depuis qu’il s’était réveillé de son opération qu’il devait mijoter toute cette frustration qu’il avait accumulée au fil du temps de sa réhabilitation. Chaque fois qu’il avait frappé dans un sac, il avait dû voir le visage de sa commandante sans pitié. Pour le moment tout se passait bien, mais la brune n’était pas à l’abri d’une explosion. Elle s’était préparée. Dès que James était entré dans son bureau et la porte s’était refermée, deux agents de sécurité avaient pris place devant et un bouton d’alerte était installé sous son sa table de travail, au cas où la situation dégénèrerait. La femme était très bien entrainée et elle était une excellente combattante, mais Barnes était beaucoup plus costaud et fort qu’elle, surtout avec le bras inorganique qu’il commençait très bien à maitriser selon les derniers rapports. Et surtout, on ne devait pas surestimé la force d’une personne en colère. Bien sûr, Maria espérait grandement que tout se déroule sans problème et qu’elle n’ait pas besoin de peser sur le bouton. Avec le temps, elle avait appris à prendre ses précautions.

La jeune femme se retint de ne pas éclater de rire aux commentaires de l’agent sur les médecins. "Ils ne sont pas vraiment formés sur le côté humain, mais ce sont les meilleurs chirurgiens de tout le continent. " Il était vrai que les chirurgiens qui s’étaient occupés de lui étaient loin d’être doués pour la compassion ou la douceur. Ils ouvraient, connectaient et refermaient. Ils suivaient la procédure établie par les ingénieurs et les scientifiques. Comme des robots. Même leurs rapports verbaux étaient dictés de façon machinale et avec froideur. Elle-même avait été déstabilisée.  " Vous ne seriez sans doute pas assis devant moi en ce moment si ce n’était pas d’eux. " Elle tentait le plus possible d’éviter de mentionner l’opération de peur que cela n’éveille la colère de James, même si elle était d’avis que cela pourrait être bénéfique pour l’homme. Valait mieux qu’il lui dise sa façon de penser maintenant et non pas en pleine mission une fois qu’il serait réinséré dans les rangs du shield.

Maria s’autorisa à regarder franchement Barnes pour la première fois depuis le début de leur entretien afin de détecter des signes quelconques. Elle n’était pas psychologue, mais elle était très douée pour lire les visages et discerner des signes trompeurs. Il semblait nerveux, mais déterminé à la fois. Lorsqu’il enleva la mèche de cheveu qui lui tombait dans le visage, la commandante se surpris à trouver qu’il avait de très jolis yeux qu’il cachait trop souvent avec sa longue tignasse. Chassant ce moment d’égarement, elle écouta attentivement ses propos. "Physiquement, vous semblez en effet en pleine forme. Ce qui est très impressionnant. Vous avez pratiquement repris tous vos muscles et appris à vivre avec votre bras. "Elle jeta un coup d’œil vers la machine technologique qui ornait désormais le corps de Bucky et son cœur se serra bien malgré elle. "Mais vous êtes conscients que c’est une chose de se sentir prêt.  S’en est une autre de se retrouver sur le terrain." Elle joignit ses deux mains ensembles qu’elle laissa sur son bureau. "Vous n’avez encore aucune idée de la façon dont vous allez réagir. Il y aura d’autres bombes et d’autres attaques. On ne peut pas prendre la chance que vous restiez figé et que vous abandonniez vos coéquipiers. Je vous avoue que je trouve cela risqué pour le moment." Elle prit une grande respiration et ajouta : "Je crois qu’il est trop tôt en effet." Maria savait qu’il n’apprécierait pas cette réponse. Il semblait beaucoup trop impatient de reprendre du service. C’est cette impatience qui faisait peur à la femme. Le genre d’impatience qui vous lançait directement dans l’action et qui menait à votre perte. Maria l’avait déjà vécu et elle n’avait pas envie de perdre un autre agent pour une raison aussi stupide.


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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Mar 24 Mai - 18:07

And After All, We TalkMaria Hill & James B. Barnes
Les mots qu’eut Maria sur les médecins eurent plusieurs effets sur lui. Un sourire puis la disparition de celui-ci. Parce que bon, même s’il n’avait pas de souvenir de l’opération, il avait la douleur après. Même si elle était moins intense que le moment où son bras avait quitté son corps, elle la concurrençait vachement quand même. Et ce n’était pas vraiment l’un des moments les plus agréables de sa vie. Comme tout ce qui avait suivi l’explosion d’ailleurs. Les mois qu’il avait passé à essayer de réapprendre à vivre n’avaient pas été évident et ne l’était encore pas. Pourtant, comme pouvait le dire les dossiers, il commençait à s’y faire. Il arrivait à porter des coups sans tuer d’un poings, courir comme avant. Cependant, si on le connaissait sur le plan personnel, on pouvait voir que Bucky n’avait pas tout retrouver et ne retrouverait pas tout, tout de suite. Ce qui l’énervait beaucoup par contre. Mais ce n’était toujours pas ce qu’il voulait montrer à Maria. Parce qu’elle n’avait pas à TOUT savoir. Elle avait déjà fait beaucoup en donnant son autorisation, il voulait quand même garder quelques parts de vie privée là-dedans. Histoire d’avoir encore l’impression de contrôler sa vie.

Il avait posé ses yeux sur la Commandante quand celle-ci avait repris la parole après sa question. Il avait examiné son visage, accroché son regard alors que les mots qu’il ne voulait pas entendre sortait de sa bouche. Quand le point final de sa tirade fut posé, la respiration de Bucky s’était bloquée dans sa gorge. « Je crois qu’il est trop tôt en effet. » C’était la phrase qu’il ne voulait pas entendre. C’était une phrase qu’il ne voulait PLUS entendre. Plus les secondes s’égrainaient doucement depuis la fin de la tirade, plus Bucky changeait de comportement. S’il avait été calme jusque-là, cela commençait à ne plus être le cas. Sa respiration avait repris son droit, ses points s’étaient fermés et il avait décroisé ses bras pour les poser sur ses genoux. Il regardait Maria avec une froideur qu’il ne se connaissait pas lui-même et sans prévenir, se leva prestement de sa chaise. Cette dernière chancela un peu mais resta sur ses pattes alors que Bucky se dirigeait vers la fenêtre pour regarder à l’extérieur.

Il était énervé. C’était un fait et il prenait vraiment sur lui pour ne pas tout casser. Parce que l’un des effets du traitement que lui avaient filé les doc’ était le changement d’humeur brutal et l’énervement quasiment quotidien. Et là, Bucky se retenait vraiment de ne pas taper sur Maria ou retourner son bureau. Parce qu’il avait quand même une conscience professionnel et que s’il faisait ça, il était clair qu’il ne pourrait pas reprendre le travail avant un très long moment. Il était toujours dos à Maria, regardant à travers la fenêtre, les poings serrés le long de son cœur. Il arrivait même à entendre le bruit du métal que faisait son point gauche. Il essayait de respirer profondément alors que son cœur battait fortement dans sa poitrine. Le fait que Maria ne lui donne pas l’autorisation de reprendre le travail ne le surprenait qu’à moitié néanmoins. Il s’était attendu à ça mais l’effet n’était moins douloureux.

Plusieurs minutes de silences s’étaient installées depuis qu’il s’était levé et il finit par se retourner, avec cette violence contenue et le visage plus froid qu’un vent polaire. Il resta cependant près de la fenêtre parce que s’il s’avançait un peu, il n’était pas sûr de la réaction qu’il aurait.

- Je n’ai jamais rien dit, commença-t-il froidement alors qu’il reportait son regard bleu sur Maria. Je n’ai pas débarqué ici pour vous insulter, pour vous taper dessus où quoi que ce soit du même genre. Je suis resté correct avec tout le monde alors que j’avais qu’une envie : frapper quelqu’un. Cela fait des mois que je m’entraîne, que j’essaye de m’adapter à la chose que vous avez posée sur moi. VOUS avez décidé de ça et je n’ai eu le choix que de m’adapter, continua-t-il en s’avançant un peu vers le bureau. J’ai mis des semaines à me faire à l’idée que vous aviez décidée pour moi. Que vous aviez pris une décision qui ne vous regardait pas. Vous auriez pu demander à Steve, je suis certain qu’il aurait été bien plus adapté pour prendre la décision. Mais c’est à vous que j’en veux. C’est vous que j’ai envie de frapper quand quelque chose ne va pas, quand je casse un verre parce que je n’ai pas encore toutes les cartes en mains pour faire certaines tâches quotidiennes. Mais malgré ça, j’ai du respect pour vous. Parce que vous êtes ma supérieure hiérarchique et que je vous estime beaucoup, déclara-t-il encore, toujours sur le même ton en avançant encore un peu. Mais le fait est que je pense que vous n’avez pas le même respect pour moi que celui que je vous porte. En me demandant de rester encore sur la touche, vous prenez le risque que cela n’arrange rien. Certes, j’ai une peur bleue de retourner sur le terrain, de me confronter à une nouvelle explosion. Mais ce n’est pas en me gardant dans mon appartement où dans un bureau que cela va s’arranger. Je dois retourner travailler. J’ai besoin de ça, termina-t-il avec force.

Les derniers mots avaient été illustrés par le fait qu’il venait de poser ses deux mains à plat sur le bureau, face à Maria. Il avait, plus ou moins, garder son calme pendant sa tirade mais on pouvait sentir et voir la tension de ses épaules et le regard plus déterminé qu’il portait sur sa commandante.




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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Jeu 2 Juin - 19:12

And After All, We Talk



Dès qu’elle avait dit la phrase fatidique, Maria avait posé subtilement son doigt sur le bouton d’urgence ne sachant pas réellement à quoi s’attendre comme réaction de la part de Barnes. Il semblait réellement impatient de reprendre le travail et il avait peut-être cru qu’elle lui donnerait le feu vert. Il avait ressenti de l’espoir. En quelque secondes, la commandante les avait anéantis. Elle avait aperçu le changement facial de son agent. Elle avait aperçu de la déception puis de la colère. Elle s’était sentie mal. Elle avait l’impression de n’être qu’une épine dans le pied de l’homme. Elle était sans doute synonyme de colère et de mauvaises nouvelles pour lui. Il n’avait toujours pas réagit, la fixant de ses grands yeux. Sa mâchoire s’était contractée et il s’était raidit comme si cela lui prenait toute sa concentration pour ne pas tout détruire. Finalement, il se leva d’un coup sec faisant vaciller sa chaise. Maria s’était reculée sur le coup de la surprise, mais elle n’avait pas tenté de le faire se rasseoir. Elle n’aurait pas réussi. Elle ne le quittait donc pas des yeux pour ne pas le perdre de vue s’il venait à tenter quoi que ce soit. Le regard de la femme alternait entre le visage et le bas du coup, principalement les mains, de Bucky. Il regardait par la fenêtre probablement pour se calmer et ne pas faire de bêtise. Maria garda un visage neutre et doux. Elle voulait le laisser parler en premier. Il fallait qu’il laisse sortir ce qu’il gardait en lui. C’était impossible qu’il n’aille rien à lui dire. Elle était son bouc émissaire. Au bout d’un certain temps, il ouvrit la bouche et la brunette l’écouta attentivement sans broncher, même si les paroles à son endroit étaient dures. Elle s’attendait à de tels mots, mais ce n’était jamais plaisant à entendre. Elle accepta chaque coup qui la faisait sentir misérable toutes les fois. Spécialement quand il pointait directement la faute sur elle ou lorsqu’il disait qu’il pensait à elle lorsqu’il avait envie de frapper quelqu’un. Lorsqu’il posa fortement les paumes de ses mains devant elle sur son bureau, elle resta de marbre. Elle avait souvent eu droit à des crises de ses agents qui n’aimaient pas sa façon de faire et avec le temps, elle avait appris à maîtriser les expressions de son visage. À ce moment-là, ce dernier ne démontrait rien, mais à l’intérieur, elle était dévastée. Une fois assurée qu’il en avait terminé, elle prit à son tour la parole.

"Vous avez entièrement raison de m’en vouloir. J’ai pris une décision qui a complètement changé votre vie. J’ai pris une décision sans votre consentement ou celui de votre meilleur ami. Vous pensez que je n’ai pas pensé à demander à l’agent Rogers? Il n’était pas là et je devais décider dans l’immédiat. Je me doute de votre colère. C’est une situation difficile et délicate, mais si vous pensez que j’ai pris du plaisir à donner cette autorisation, que je n’ai rien ressentie et que je suis juste une sans-cœur qui ne pense qu’à elle, la société et pas à ses agents. Vous vous trompez. J’ai fait ce que j’ai cru bon pour tout le monde. J’avais très peu de temps. Vos tissus commençaient déjà à pourrir. C’était soit le bras mécanique ou on vous laissait sans bras. Pour moi, le choix était évident. Je savais que le Shield était important pour vous et malheureusement, sans bras vous auriez été inutile.  Je pense que vous auriez fait le même choix que moi. Tout comme l’agent Rogers. "

Cela lui faisait du bien à elle aussi de lui dire comment elle se sentait par rapport à tout cela. Il semblait la voir comme un monstre sans sentiments, alors que ça avait été difficile pour elle aussi toute cette histoire. Pas la même difficulté, certes, elle avait dû travailler sur elle-même aussi.

"Et votre réaction aurait été la même si vous vous étiez réveillé avec un bras en moins à la place. Vous m’auriez à nouveau tenue responsable. Vous m’auriez sans doute traité de lâche de ne pas avoir tenté quoi que ce soit. Peu importe la situation, vous auriez été en colère. Et c’est correct. Je vous comprends." Elle ne tentait pas de jouer la victime et inverser les rôles. Elle ne voulait pas qu’il la prenne en pitié. Elle voulait seulement qu’il sache son point de vue. "Et au contraire, c’est que j’ai énormément de respect pour vous que je vous laisse encore sur la touche. Je ne veux pas qu’il vous arrive à nouveau un accident. Vous croyez que ça m’enchante d’être obligée de vous mettre à l’écart? Je connais vos capacités et je sais que vous êtes un excellent agent. Un atout pour nous, peu importe la situation. J’admire votre travail et tout ce que vous avez apporté au Shield. Vous croyez que je prends des décisions pour le plaisir?  Vous croyez que vous êtes le premier à avoir été blessé en mission? J’ai souvent renvoyé des gens trop rapidement sur le terrain. Leurs réflexes et leurs capacités mentales n’étaient pas à cent pour cent et mettaient la vie de leurs coéquipiers en danger. Certains se sont blessés à nouveau et n’ont plus jamais été les mêmes. Ils ont perdu leur confiance. Je ne veux pas faire la même erreur avec vous. Je sais que vous aimez votre travail et que vous avez hâte de revenir, vous me le démontrer très bien et c’est très encourageant de vous voir sur pieds si vite. Et en grande forme. Je sais que vous donnerez votre maximum lorsque vous serez réintégré."

Son ton plus sec et neutre du départ avait tranquillement fait place à un ton plus chaleureux. Tout ce qu’elle disait, elle le pensait et ne lui disait pas tout cela pour l’amadouer ou lui démontrer qu’elle possédait tous les pouvoirs. Elle voulait qu’il comprenne que tout cela était pour intérêt et sa sécurité à lui. "Je ne veux pas vous mettre à l’écart très longtemps. Seulement, je ne pense pas que vous soyez prêt dans l’immédiat. Vous semblez avoir beaucoup de colère en vous. Je pense que vous devriez discuter avec un professionnel extérieur. " Maria n’osait pas ajouter qu’il avait beaucoup de colère contre elle et ce n’était pas une très bonne idée qu’elle lui serve de psychologue. "Ce n’est pas contre vous, James."Ajouta-t-elle pour finir et pour lui signaler qu’elle ne changerait pas d’avis, peu importe toute la motivation qu’il avait.

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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Mar 7 Juin - 16:50

And After All, We TalkMaria Hill & James B. Barnes
Il était en colère. Il était en colère et cela se voyait. Il regardait la Commandante avec des yeux froids, un visage  tout aussi froid et il résistait fortement à retourner le bureau sur les genoux de la jeune femme. Parce qu’il en avait envie. Il avait vraiment envie de taper sur quelque chose maintenant et pas de manière douce. Mais il ne le ferait sûrement pas avant d’être sorti ici. Et il ne donnait pas cher du sac de sable dans lequel il allait taper dans peu de temps. Vraiment pas cher. Il se morfondrait peut être un moment aussi devant une bouteille d’alcool avant d’appeler Steve. Et tout cela pas forcément dans le bon ordre. Il ne savait pas vraiment si les mots avaient eu un impact sur Hill et franchement, il espérait qu’elle ne réagirait pas comme les supérieurs normaux en lui disant de se calmer et de se rasseoir. Parce qu’il ne le ferait certainement pas et partirait peut-être sans un mot de plus. Il avait dit tout ce qu’il avait à dire et franchement, cela faisait du bien. Il avait pu lui dire ce qu’il avait à lui dire sans lui manquer de respect. Et il était fier. Parce que ce n’était pas gagné. Il s’était fait plusieurs scénarios en venant ici et aucuns, dans sa tête, ne s’étaient déroulés aussi « calmement ». Ce qui était quand même une petite victoire.

Quand Maria prit la parole et Bucky recula, toujours avec ce visage froid et enfonça ses poings serrés dans les poches de sa veste en cuir. Il voulut ricaner en entendant les premiers mots mais ce retint quand, préférant regarder par la fenêtre pour ne pas exploser réellement. Il était clair qu’elle aurait pu en parler à Steve. Les téléphones existaient pour une raison et franchement, Maria aurait du s’en servir. Mais il savait aussi qu’au moment de l’accident, Steve n’était pas dans les locaux. Il n’aurait pas pu être là assez rapidement pour prendre la décision. Il le savait et même en le sachant, il continuait d’émettre l’idée. Une espèce de mécanisme de défense. Un bon gros mécanisme de défense qu’il faudrait qu’il stoppe pour voir les choses en face. Et il y travaillait. C’était long, c’était fastidieux mais il y travaillait. Il finirait par se rendre compte que Maria avait VRAIMENT pris la bonne décision et qu’il n’avait pas à lui en vouloir autant. Mais ce n’était pas encore pour maintenant.

Cependant, entendre la sincérité dans la voix de sa supérieure calma Bucky plus qu’il ne l’aurait cru. Il n’avait pas entendu ce qu’avait pensé Maria. Elle n’était d’ailleurs pas passée le voir à son réveil et il n’avait pas pu en parler à la principale concerné. C’était d’ailleurs l’une des raisons de sa colère. Il avait eu l’impression d’avoir été jeté dans la fosse aux lions sans explications. Il aurait aimé avoir les informations de celle qui avait pris la décision et non des pingouins en blouse qui l’avaient soignés. Il passa une main dans ses cheveux, tirant un peu dessus tout en continuant à regarder à l’extérieur.

- J’aurais juste aimé avoir le choix, souffla-t-il alors, plus pour lui-même que pour la Commandante.

Il continua d’écouter la jeune femme qui n’avait pas arrêté de parler sans ajouter un mot de plus. Et étonnement, il n’avait plus envie de ricaner devant les mots de la jeune femme.  Il était toujours en colère, il ne fallait pas se faire de fausses idées mais il avait réussi à dire ce qu’il avait à dire. Cela le déchargeait tout de même d’un poids et il pouvait dire que cela faisait du bien. Ce n’était pas la fin mais c’était un bon début. Et puis les mots de Maria jouaient beaucoup aussi. Elle ne tentait pas de minimiser les choses, de jouer la victime à son tour et l’espion appréciait. Il n’était pas d’accord avec la décision cependant. Il ne pouvait pas rester sur la touche. Il avait besoin de retourner travailler et franchement, Barnes ne savait pas s’il pourrait rester chez lui plus longtemps sans devenir cinglé. Mais il n’avait pas envie de contredire Maria une fois de plus. Elle avait très bien comprit qu’il ne voulait pas rester sur la touche plus longtemps et elle-même venait de le dire. Par contre, il ne lui promettait pas de rester sagement chez lui comme un bon petit soldat. Pas sur ce coup-là. Il ne retournerait pas en mission tout de suite, c’était un fait mais rien de l’empêchait de venir « voir » ses amis travaillant au SHIELD. Et il en avait beaucoup.

Il leva cependant les yeux au ciel quand il entendit l’idée d’en parler à quelqu’un d’extérieur. Et cette fois ci, un ricanement s’échappa de ses lèvres. Il n’était pas du genre à aller voir un psychologue et franchement, il ne le ferait pas cette fois-ci. Il en parlait. Pas beaucoup mais il en parlait aux personnes qu’il connaissait. Tout le monde n’avait pas toute l’histoire, tout le ressentit mais ça lui faisait du bien d’en parler quand même.

- J’irais certainement pas en parler aux psy du SHIELD, rétorqua-t-il assez durement. S’ils sont aussi compétents que les médecins, j’suis certains que je me jetterais par la fenêtre après la première séance...

Un peu d’humour s’échappa des derniers mots alors que Maria ajoutait que ce n’était pas contre lui. Il profita des derniers mots pour se retourner et sonder Maria. Il voyait bien qu’il ne la ferrait pas changer d’avis. Et puis bon, comme il l’avait pensé plus tôt, il n’irait pas sur le terrain mais rien ne l’empêchait de faire une « petite visite » au SHIELD de temps en temps.

- Ouai, j’avais bien comprit la première fois que vous me l’aviez dit, dit-il avec une mauvaise fois évidente et un peu moins de colère dans la voix.

Il se déplaça ensuite dans la pièce, rejoignant le centre la pièce. Son visage était peut-être moins coléreux mais il était toujours froid et ses yeux reflétaient toujours la colère. Cela ne serait pas changerait pas avant un petit moment.

- Je peux y aller Madame ? demanda-t-il cependant, avec un respect tout de même pointant dans sa voix.



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MessageSujet: Re: And After All, We Talk (Maria)   Jeu 16 Juin - 16:04

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La colère de Bucky était toujours aussi palpable, mais plus en contrôle. Maria avait fait passer son message. Elle lui avait raconté ce qu’elle avait ressenti lors de sa décision et son état d’esprit du moment. Elle lui avait fait savoir ce qu’elle laissait mijoter en elle depuis plusieurs mois et qu’elle trouvait important de dire au principal concerné. Depuis le jour où elle avait pris cette décision fatidique. Maintenant, il savait que ça n’avait pas été aussi simple qu’il avait pu l’imaginer. Qu’en dehors de son drame à lui, il y avait une autre histoire autour. Il y avait un être humain qui avait encaissé tous les coups moraux et les regards des autres. Elle avait défendu son point malgré la controverse. Oui, il y avait sans doute eu des manquements et des choses qu’elle n’avait pas pensé dans l’immédiat, mais Maria était loin d’être parfaite. Elle n’avait jamais eu à prendre un tel choix sans pouvoir y réfléchir plus en profondeur. Si habituellement ses décisions semblaient posées et sans équivoques, c’est parce qu’elle avait eu le temps de faire le tour de toutes les options possibles. Ce qui n’avait pas été le cas lors de l’accident de l’agent Barnes. Ce dernier semblait tranquillement le comprendre et elle lui en était reconnaissante. Elle savait bien qu'il ne la portait pas dans son cœur, mais au moins il ne s’était pas refermé comme une huître face aux explications de sa supérieure. Il l’avait écouté et il avait compris. Il ne respectait toujours pas la décision, mais il fallait lui donner du temps. Maria se mettait à sa place et elle aurait probablement réagit de la même façon. On ne se faisait pas à l’idée d’avoir un nouveau bras à apprivoiser en quelques secondes. Cela prenait plusieurs semaines, voire des mois.  "J’aurais préféré aussi que vous ayez le choix, James. Et que les choses se passent différemment. Croyez-moi. " Répondit-il au chuchotement de James qu’elle avait bien entendu. Cela lui aurait évité bien des choses. Elle se permit un petit sourire détendu. Elle était soulagée de la tournure des événements. James aurait pu réagir beaucoup plus violemment et pourtant, il s’était maîtrisé malgré les traits de fureur qui avaient légèrement déformé son visage. Peut-être qu’elle allait lui donner son autorisation plus rapidement qu’elle ne le présageait au départ. Elle pouffa à nouveau légèrement et cacha son sourire d’une main par respect pour les professionnels médicaux du SHIELD. "Vous ne semblez pas avoir une haute estime de nos médecins, en effet." C’était bien de l’entendre faire un peu d’humour. Cela permettait à la jeune femme de baisser sa garde et de continuer à se détendre. Elle s’empara d’un stylo et signa le formulaire de suivi qu’elle avait préparé à l’avance. Elle le tendit à son agent. "Je ne peux pas vous obliger à aller voir un psychologue, mais je pense que cela vous ferait du bien. " Elle ne releva pas la dernière remarque, même si elle était sarcastique. L’important, c’était qu’il avait compris.

Maintenant que tout s’était dit dans un calme relatif, James lui demanda s’il pouvait partir. Comme elle ne voyait rien à rajouter, elle acquiesça de la tête. "Oui, vous pouvez y aller." Elle se leva pour accompagner son agent vers la porte. "Je suis heureuse qu’on ait eu cette conversation. Elle ouvrit la porte et fit signe aux agents postés à l’extérieur qu’ils pouvaient quitter. Puis, elle laissa passer James. Avant qu’il ne franchisse le cadre, elle ajouta : Et Barnes, ne me désobéissez pas. Elle planta son regard bleu clair dans celui tout aussi bleu de l’homme pour lui signaler que les choses pouvaient très mal se passer si elle le voyait dans le périmètre de l’agence. "À très bientôt. Prenez soin de vous. " Son visage sévère fit place à un visage doux et chaleureux. Elle referma la porte derrière elle très satisfaite de cet entretien.

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