Partagez | 
 

 Knives out + Lauven

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

X-23
3 / 53 / 5
3 / 53 / 5
-Deux griffes en adamentium rétractables dans chaque main et une griffe à chaque pied.
-Régénération moléculaire très puissant.
-Immunisée contre les maladies et les infections et insensible aux drogues et autres toxines.
-Vieillissement ralenti.
Maria, Casey, Pietro, Lydia, Elijah, Maddie et Clary
901
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Knives out + Lauven   Lun 27 Mar - 16:27

Knives out

Laura
&
Steven


Qu’est-ce qui venait de se passer? Qu’est-ce qui lui avait pris? Laura venait de gâcher le seul point positif de sa vie. Elle aurait dû se taire et laisser les choses comme elles étaient. Tout fonctionnait très bien entre Arthur et elle. Ils s’amusaient, ils ne se prenaient pas la tête, ils passaient du bon temps et surtout, il lui changeait les idées. Pourquoi, ce soir-là, elle avait cru que leur relation pouvait changer? Parce que le skateur s’était montré plus doux que d’habitude? C’était ridicule! Elle se trouvait tellement idiote d’avoir cru qu’elle lui plaisait réellement. Arthur n’était pas du genre à se caser officiellement. Il était un esprit libre qui ne s’en faisait pas avec les conventions. Il ne voulait pas être associé à rien ni personne. Elle le savait très bien et elle avait toujours trouvé cet aspect intéressant chez lui. Il vivait comme il le souhaitait sans suivre un chemin linéaire. Elle aurait adoré vivre ainsi, mais elle avait suivit le chemin normal de la vie, soit faire des études et devenir une petite étudiante modèle qui vivait en colocation avec ses amies sur le campus de l’université. Il avait eu bien raison de la jeter. Elle était nulle. Elle avait agit comme toutes les filles qu’elle abhorrait en s’accrochant à un garçon de la sorte. Elle ne voulait pas être une nunuche et c’est pour cela  qu’elle n’avait pas crié de façon hystérique et n’avait pas insisté auprès d’Arthur. Même si elle lui avait dit d’oublier ce qu’elle venait de lui demander, elle n’aurait pas pu oublier ce rejet. Valait mieux qu’ils arrêtent tout puisqu’elle n’aurait pas pu faire comme si de rien était.

Laura avait laissé Arthur sur le terrain du skate park, sa colère coincée dans sa gorge. Elle n’avait pas fait de scène, elle avait juste accepté son sort calmement, même si elle bouillait à l’intérieur. L’attitude du garçon l’avait refroidie. Elle avait eu la confirmation qu’elle n’était qu’une autre. Et à présent, elle était seule. Encore plus seule et perdue. Depuis la prise d’otages du Pegasus, elle se sentait coupable et morne. Elle ne savait plus à qui faire confiance, elle s’était disputée avec sa mère qui refusait de lui en dire plus sur sa place au sein d’Hydra. Ses amies Kitty et Rachel étaient toujours à l’hôpital, elle avait vu le petit frère de son ami Ethan se faire kidnapper et elle n’avait rien fait, ni dit et elle s’ennuyait d’Albert. Son meilleur ami avait été embarqué pour une mise en quarantaine alors qu’il était toujours inconscient. Elle ne savait pas s’il était guérit ou comment il se sentait. Elle n’osait pas aller lui rendre visite parce qu’elle se sentait coupable d’avoir participé à l’élaboration du sérum. Elle n’aurait pas pu le regarder en face, lui qui ignorait tout de son travail au sein de l’organisation qui faisait grandement douter la brune. Laura était une bien piètre amie.

Son premier réflexe avait été de prendre son vélo et de pédaler jusqu’à chez Albert comme elle l’avait l’habitude de le faire quand elle était énervée. La seule présence de son ami suffisait à la calmer. Il avait toujours le mot pour la faire rire et lui changer les idées. Mais, elle s’arrêta net se souvenant soudainement qu’il n’était pas chez lui. Et c’était trop pour elle. Des larmes s’étaient formées sous ses yeux et sa respiration commençait à s’accélérer. Elle descendit de son vélo et le lança sans ménagement sur le sol dans un cri de rage. Il y avait à peine deux mois tout allait bien dans sa vie, mais là c’était tout le contraire. Elle ne comprenait pas. Elle rageait et cette sensation dans ses jointures qui ne disparaissait pas et qui, au contraire, ne faisait qu’augmenter. Ça faisait mal. Ça devenait insoutenable. C’était constant. Elle devait se calmer. Elle partie au hasard dans les rues d’Hammer Bay. Heureusement, il faisait noir et son apparence n’attirait pas les regards. Non seulement, elle pleurait, mais sa robe était déchirée et tâchée de boue après avoir fait une chute en planche à roulettes. Sans parler de ses cheveux en bataille et ses égratignures. Mais au bout de quelques minutes, elle n’en pouvait plus. Elle ne se calmait pas. La douleur dans ses mains était atroce. Elle avait déjà ressentie cela, mais là c’était intense et elle se propageait dans tout son corps. Elle n’arrivait plus à marcher. Son corps s’était crispé et elle n’arrivait plus respirer. Elle tituba difficilement jusqu’à une ruelle. Et c’est à ce moment que l’inimaginable se produisit. Deux lames semblables à des couteaux sortirent littéralement de ses jointures. Elle cria non seulement de douleur, mais aussi de peur et d’incompréhension. C’était pire que les côtes cassées et toutes les blessures graves qu’elle avait subies lors de son agression. C’était indescriptible. C’était affreux. Sa peau s’était déchirée et le sang coulait. La douleur était intense, mais elle tenait bon. Elle ne voulait pas perdre connaissance, même si elle était horrifiée. Elle l’était encore plus à l’idée qu’on puisse la découvrir dans cet état alors qu’elle était inconsciente.



camo©015

___



- And what are you gonna do If the person that you thought you were is not the person you knew?-
Revenir en haut Aller en bas
avatar

1 / 51 / 5
1 / 51 / 5
Cindy, Jennifer, Mai & Carter
250
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Knives out + Lauven   Sam 1 Avr - 22:21

Knives out


Repliant mon survêtement méthodiquement je le rangeais dans mon casier. Je buvais quelques gorgées de ma bouteille d’eau avant de la ranger également. Puis je récupérais mon holster. J’avais toujours été un agent du SHIELD très précautionneux mais clairement depuis cette histoire d’infecté et la prise d’otage par HYDRA, j’avais largement plus prudent. Et cela passait par ne jamais laisser mon arme ailleurs qu’à ma ceinture ou du moins à portée de main. J’étais peut-être vaguement devenu un peu plus parano qu’avant mais c’était mon métier de l’être. Et de toute façon, je voulais pouvoir être en état pour intervenir peu importe le moment et ce même si je n’étais ni en service ni de permanence ou autre. Je voulais être sur de pouvoir intervenir à tout moment. A croire qu’on gardait tous des marques de ce qui était arrivé même si nous n’étions pas présents. Je soupirais en claquant la porte de mon casier. Bah en fait, je me demande si on peut vraiment les fermer autrement ces casiers. J’ai pas souvenirs de l’avoir déjà fait et j’ai pas souvenir d’avoir vu un de mes collègues faire. Ou alors, c’est parce qu’ils le font tellement discrètement que je ne les entends pas. Mais j’y crois que moyennement. Je pense que de toute manière, ça nous aide à évacuer différentes frustrations qui nous alourdirait pendant notre journée ou justement quand on quitte le taff. Je passe ma veste en quittant le vestiaire. Je suis encore dans les couloirs quand je croise Kurt qui à mon avis part aussi au vestiaire pour terminer sa journée. Je lui donne une petite tape dans le dos en lui indiquant que les vestiaires sont vides. Au vu de la petite scène qu’on avait joué y a quelques temps, je pense que cette information lui fera plaisir. Puis je quitte le boulot en sifflant. Je décide de ne pas rentrer tout de suite chez moi. On pas que j’ai pas envie de rentrer. Non à vrai dire, j’irais bien me poser dans mon canapé ou même dans mon bain avec les doigts de pieds en éventail. Mais bon, pour la soirée posé dans le canapé, avec pourquoi pas un match de foot ou n’importe quelle autre compétition sportive que j’arriverais à choper sur ma télé qui ne fonctionne qu’une fois sur deux, il me manquait deux choses plus qu’importantes : les bières et les hamburgers. Alors, je fais un petit détour par Hammer Bay. Je passe dans la première superette que je croise pour acheter un pack de bière. Surtout qu’étant à pied, je risque pas de faire beaucoup de détour. Ouais, je sais j’ai dit tout à l’heure virer à moitié à la parano et je fais la route à pieds. Mais disons que c’est plus sympathique quand j’ai un peu de temps que de la faire en voiture. Et puis, je suis tranquille. Je suis pas pressé. Personne ne m’attend et je connais pas forcément le programme de sport de la soirée. Mais bon, mon pack de bière sous le bras je me dirige vers un petit food truck que je connais. Les meilleurs burgers de toute l’île sérieusement ! J’adore tellement ces burgers qu’une fois sur place je m’en commande deux. Si je mange pas les deux ce soir, ça me fera des restes pour demain. Puis, ma précieuse nourriture récupéré, je reprends la route pour regagner mon appartement à pince. Je continuais de siffler, seul bruit dans les rues calmes, quand le calme de la rue est soudainement brisé par un hurlement de douleur. Enfin, je suppose de douleur mais je connais suffisamment ce genre de cri pour être à peu près sure de mon choix. Fronçant les sourcils, je pars directement dans la direction d’où provient le cri. J’arrive rapidement dans une ruelle assez peu éclairée. Je repère rapidement une jeune fille, appuyée contre un mur, et qui visiblement était en souffrance. Hey ? Miss ? Je m’approche doucement pour ne pas lui faire peur. Mais à vrai dire, en l’entendant gémir, je me dis qu’elle va pas être en état de m’en coller une droite si elle a peur. Mais bon, je veux aider pas lui faire peur. J’arrive à sa hauteur quand je remarque le sang par terre et repère très vite qu’il coule de ses mains. Merde. Vous êtes blessé. Je pose rapidement mon paquetage et attrape un paquet de mouchoirs dans les poches de ma veste. Je m’accroupis à sa hauteur, laissant un petit mètre entre nous pour ne pas envahir son espace personnel. Elle a l’air de souffrir. Vous voulez bien me laisser voir vos mains ? Au moins que je vérifie que ce n’est pas trop grave. Au regard qu’elle me lance, je devine qu’en plus d’avoir mal, elle aurait préféré que je ne sois pas là. Mais j’ai un peu trop de moral pour laisser une jeune femme qui crie de douleur et qui saigne seule dans une ruelle déserte alors que la nuit commence bien à tomber. Je tends un mouchoir vers elle qu’elle puisse au moins compresser la plaie avec quelque chose de propre. Vous voulez que j’appelle quelqu’un ? Ou les urgences au moins ? Je… je peux pas vous laisser dans cet état Miss. J’allais lui dire qu’elle ne risquait rien, que j’étais un agent du SHIELD. Puis, mes yeux avaient glissé à nouveau sur ses mains et… quelque chose clochait. Je le sentais bien. Et si quelque chose clochait, dire que j’étais du SHIELD risquait de pas l’aider à me faire confiance.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

X-23
3 / 53 / 5
3 / 53 / 5
-Deux griffes en adamentium rétractables dans chaque main et une griffe à chaque pied.
-Régénération moléculaire très puissant.
-Immunisée contre les maladies et les infections et insensible aux drogues et autres toxines.
-Vieillissement ralenti.
Maria, Casey, Pietro, Lydia, Elijah, Maddie et Clary
901
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Knives out + Lauven   Dim 30 Avr - 15:26

Knives out

Laura
&
Steven


La douleur était atroce. Indescriptible. Tout son âme avait envie de quitter son corps tellement c’était insupportable. Laura avait envie de mourir. Elle se sentait faiblir et cela lui prenait tout ce qui lui restait d’énergie pour s’empêcher de sombrer. Ses larmes mélangées à sa vision devenue floue l’empêchaient de distinguer quoi que ce soit devant elle. Tout était brouillé. Elle n’avait plus conscience de ce qui se trouvait autour d’elle. Tous ses sens étaient tournés vers ses mains en sang. Autant elle était fascinée par le phénomène qu’elle était en train de voir et de vivre, autant elle était effrayée. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Pourquoi des lames énormes sortaient de ses mains. Les possédait-elle depuis toujours? Pourquoi ne les avait-on jamais aperçus dans les radiographies? Mais elle aurait le temps de se poser des questions plus tard, là elle souffrait le martyr. Elle frappa ses mains contre le mur de briques dans un cri de rage pour faire disparaître les lames, mais chaque coup résonnait dans toutes les parcelles de son corps. Comme si ces espèces de couteaux faisaient partis intégrantes d’elle. Un prolongement de ses os. Elle cessa et s’affala au sol en larmes et exténuée. Ces trucs semblaient avoir terminé de pousser et de sortir de sa peau. La douleur s’était légèrement amenuisée, mais elle était toujours bien présente. Laura n’osait pas bouger. Où pourrait-elle aller de toute façon sans éveiller les soupçons? Tous ses vêtements étaient tâchés de sang et de boue. Ses yeux étaient bouffis et rouges et elle n’avait rien pour cacher ces énormes couteaux pris en elle. On penserait qu’elle venait de commettre un meurtre.  

Elle tentait de se calmer en avalant sa souffrance. Elle serrait les dents jusqu’à pouvoir sentir le goût du sang dans sa bouche. Elle n’avait vraiment pas envie d’alerter des passants qui l’a prendraient pour une détraquée. Tout ce qu’il y avait à faire c’était d’attendre que ces choses retournent d’où elles venaient et qu’elles ne ressortent plus jamais. Puis, l’idée que les lames soient permanentes lui traversa l’esprit et elle se remit à paniquer. C’est à ce moment qu’une voix masculine l’interpella. Elle ne l’avait pas entendu s’approcher et son cœur se mit à battre encore plus rapidement. Elle se tourna pour faire face au mur et se recroquevilla sur elle-même afin de se cacher le plus possible. Mais en bougeant, une griffe se planta directement dans sa cuisse, ce qui lui arracha à nouveau un cri de mort. Elle l’enleva doucement en grimaçant. Elle espérait que le type qui se trouvait près d’elle n’avait pas encore vu les objets métalliques. Il avait vu le liquide rougeâtre sur le sol et qui provenait de ses mains. "Fichez-moi la paix. " Répondit-elle le souffle court. Elle ne voulait pas qu’il s’approche d’elle. Mais, il ne l’écouta pas et s’accroupie à sa hauteur en gardant un bon espace entre eux. Il lui demanda alors s’il pouvait regarder ses mains et un "NON!" retentissant sortie des lèvres de Laura. Plus fort et paniqué qu’elle ne l’aurait voulu. Il allait très certainement intriguer encore plus le jeune homme et il ne la laisserait pas tranquille, mais il était hors de question qu’elle le laisse voir ne serait-ce qu’un centimètre de ses mains. Elle avait trop peur de sa réaction. Elle lui lança un regard mauvais qui signalait que s’il approchait trop près, elle allait lui en coller une. Elle ne voulait pas qu’on la donne à la Garde-rouge. Elle prenait pleinement conscience de ce que le mot  « émergé » signifiait à présent. Elle n’y avait pas totalement cru lorsqu’elle avait vu cet homme couvert de flammes au centre commercial ou du frère d’Ethan au Pegasus, mais maintenant que ça lui arrivait à elle, c’était une autre histoire. Repenser à Max lui noua le cœur. Le jeune garçon était enfermé quelque part au quartier général d’Hydra et elle ne pouvait pas l’aider. Elle ne savait pas exactement où et de toute façon, elle n’y avait pas accès. "Je vais bien. Je vous assure. Juste une…petite coupure. Allez-vous en!" Dit-elle d’une voix plus calme, même si elle était loin d’être convaincante. Le garçon n’était pas idiot et il n’avait pas l’intention de lâcher l’affaire. Il revint à la charge avec un mouchoir et lui demanda si elle voulait qu’il appelle quelqu’un ou les secours. Là, c’était trop. Pourquoi il ne faisait pas ce qu’elle lui demandait et qu’il ne partait pas? Elle ne voulait pas d’aide! Sans réfléchir, elle se tourna vivement vers le jeune homme pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas besoin de lui. Dans son mouvement orchestré par la fureur, l’un de ses bras se déploya et l’une des griffes coupa le jeune homme au niveau du bras. Laura émit un hoquet de stupeur. "Je suis désolée. Je…je ne voulais pas. Je…" Elle était effrayée et recula doucement pour s’éloigner du garçon. Les yeux grands ouverts, ils fixaient la blessure qui semblait assez profonde. La lame n’avait eu aucune difficulté à transpercer les vêtements et la peau du jeune homme. Elle aurait voulu s’enfuir, mais elle se trouvait  dans un cul-de-sac. Elle cacha ses mains derrière son dos. Des larmes de fatigue coulaient sur ses joues rouges. "N’appelez personne je vous en supplie." L’implora-t-elle d’une petite voix cassée et de ses yeux fatigués.



camo©015

___



- And what are you gonna do If the person that you thought you were is not the person you knew?-
Revenir en haut Aller en bas
avatar

1 / 51 / 5
1 / 51 / 5
Cindy, Jennifer, Mai & Carter
250
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Knives out + Lauven   Ven 28 Juil - 19:58

Knives out


J’avais entendu le cri de douleur et j’avais même pas réfléchi. J’aurais pu rentrer chez moi. J’aurais pu faire demi-tour, faire semblant de n’avoir rien entendu et passer une soirée tranquille. J’aurais pu mais ce n’était définitivement pas mon genre de faire cela. J’étais un Danvers après tout et un agent du SHIELD. Alors j’étais allé voir. Et quand j’avais aperçu cette jeune femme recroquevillée sur elle-même alors que du sang goutté au sol, j’avais eu l’impression de me prendre un peu comme un coup de poing dans l’estomac. Qu’est-ce qui avait peu la mettre dans cet état ? Ou plutôt qui parce que j’avais tout de suite pensé qu’elle s’était faite agresser. Et l’idée m’avait dégouté. Ca aurait pu être Lorna, ça aurait pu être Anna, ça aurait pu être Carol. Même si à cet âge là, que je devinais à sa corpulence et au peu de son visage que je voyais, Carol était déjà à l’armée mais l’idée n’était pas franchement rassurante. J’avais parcouru le peu de distance qui me séparait d’elle, confirmant qu’elle était blessée à haute voix, quand je l’entendis me dire de lui foutre la paix. Je fis semblant de ne pas avoir entendu. Si c’était réellement ce qu’elle voulait, je finirais probablement par le faire mais je voulais m’assurer qu’elle était dans un état un minimum convenable avant de le faire. Je voulais pas avoir sur la conscience qu’on la retrouve morte dans cette même allée demain matin. Je m’accroupissais à sa hauteur. Doucement, d’une voix qui se voulait rassurante au tant que je le pouvais, je lui demandais si je pouvais voir ses mains dont semblait provenir le sang. Elle hurla un non en réponse mais je ne cillais pas d’un pouce. Je restais là, calme et aussi serein que je pouvais le paraitre. Elle avait besoin d’aide, j’en était certain maintenant. J’avais entre autre remarqué la couleur plus sombre que prenait son pantalon au niveau de l’une de ses cuisses qui m’indiquait qu’elle devait saignait aussi de cet endroit là. Je souris doucement quand elle me dit qu’elle allait bien, que ce n’était qu’une petit coupure. Dans d’autre circonstance j’aurais ris ouvertement avant de lui demander si elle me prenait pour un imbécile mais je ne voulais pas prendre le risque qu’elle se braque. Vous savez que c’est plus qu’une petite coupure. Ma voix était douce, je murmurais presque mais je savais qu’elle m’entendrait à cette distance. J’essayais de sourire mais elle n’avait toujours pas relevé son visage vers moi. Tentant une nouvelle approche, je sortais un mouchoir et le lui tendais tout en parlant. C’est là que mon regard a glissé sur ses mains blessées. Je compris tout de suite que quelque chose n’allait pas mais la fatigue n’eut pas le temps de faire monter l’information jusqu’au cerveau qu’elle se retournait. Je sursautais de la voir bouger, ne m’y attendant pas. Et mes yeux se posèrent sur ses mains d’une autre manière. Je les voyais maintenant. Les trois griffes de métal qui sortaient de chacune d’elle. La raison de tout ce sang qui coulait depuis les jointures entre sa main et les griffes. Je n’eus pas le temps de bouger que son mouvement envoya l’une des griffes sur mon bras, déchiquetant le tissu et perçant la peau. Merde. Je grimaçais de douleur mais serrais les lèvres si bien qu’aucun son n’en sortit. Elle s’excusa et je lui souris pour essayer de la calmer mais elle ne me regardait pas. Elle reculait, apeurée et je comprenais assez bien pourquoi elle faisait cela. Elle cachait ses mains mais c’était trop tard je les avais vu. Je me remerciais intérieurement de ne pas lui avoir dit avant que j’étais un agent du SHIELD ou j’aurais risqué gros et elle aussi. Ce n’est rien. Je vous assure, j’ai rien. J’ai connu pire. Je mets mes mains en avant dans un geste pacifique pour essayer de la calmer. Promis, je n’appellerais personne et surtout je ne vous signalerais pas à la garde rouge. Il n’était pas dur de deviner qu’à cet instant précis, cela devait faire partie des choses dont elle avait peur. La garde avait sa réputation et ayant une sœur dedans j’ignorais pas vraiment tout ce qui s’y passait, au contraire. Mais… tu saignes, à la jambe ça peut être grave et tant que tes griffes sont là tu peux rien faire. Laisse moi t’aider. J’imaginais le massacre si elle tentait de se soigner elle-même alors qu’elle avait encore ses griffes et je dus me retenir de faire une énorme grimace. J’aurais moi-même besoin de soin mais ca pouvait attendre. J’avais réellement connu pire à l’armée et moi j’avais mes deux mains d’opérationnelles en ce moment. Ou au moins te tenir compagnie, j’ai de la très bonne bière et à manger dans mon sac si tu veux. Et comme ça je serais là pour te protéger si quelqu’un approche et tente de te faire du mal. Et je m’assurerais que personne prévienne la garde. Mais avant de lui dire tout cela, j’avais besoin qu’elle se calme. Et qu’elle me fasse un peu confiance aussi. Je veux juste t’aider.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

X-23
3 / 53 / 5
3 / 53 / 5
-Deux griffes en adamentium rétractables dans chaque main et une griffe à chaque pied.
-Régénération moléculaire très puissant.
-Immunisée contre les maladies et les infections et insensible aux drogues et autres toxines.
-Vieillissement ralenti.
Maria, Casey, Pietro, Lydia, Elijah, Maddie et Clary
901
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Knives out + Lauven   Lun 18 Sep - 14:30

Knives out

Laura
&
Steven


Elle avait des énormes lames tranchantes qui lui sortaient des mains et pourtant, Laura se sentait tellement impuissante. Elle ne savait pas quoi faire. Elle se doutait qu’elle devait se calmer pour les faire disparaitre, mais elle n’y arrivait tout simplement pas. Elle ne pouvait pas s’enlever de la tête que ces trucs sortaient littéralement de ses mains, de son corps et qu’ils étaient là depuis toujours n’attendant que le bon moment pour sortir. C’était tout simplement terrifiant, incompréhensible, irréel. Sans parler de la douleur qui émanait de tout son être. Du bout de ses pieds, jusqu’à sa tête, elle sentait qu’elle allait exploser. C’était trop pour elle. Trop douloureux, trop d’information et trop de questions en peu de temps. On ne l’avait pas préparé. Personne ne l’était. Les pouvoirs étaient encore au stade de rumeurs, même si elles étaient plus persistantes que jamais depuis la prise d’otage. Elle avait de la difficulté à réfléchir convenablement. L’arrivée du jeune homme n’arrangeait rien. L’anxiété l’avait submergé dès son arrivée. Elle aurait voulu que personne ne soit témoin de sa situation. Elle aurait voulu se débrouiller et comprendre seule. Elle ne voulait pas risquer la vie de personne, car de toute évidence, Laura était dangereuse. Non seulement, elle s’était tranchée la cuisse, mais elle avait blessé le type. Il pouvait dire que ce n’était rien, elle ne le croyait pas. La coupure était franche et profonde. Un flot sanglant en sortait, mais il ne semblait pas s’en soucier. Il avait peut-être connu pire, cela n’enlevait pas le fait qu’elle s’en voulait et qu’elle avait peur de le blesser à nouveau. Elle ne contrôlait pas les couteaux. Ils étaient lourds et chaque mouvement pouvait résulter une catastrophe. Elle était un danger pour elle et pour lui. Ce coup-ci, ce n’était pas grand-chose, mais si le prochain l’atteignait au ventre ou ailleurs et touchait un organe vital? Elle n’avait aucune idée de leur dureté, mais quelque chose lui disait que ces lames étaient très solides et coupantes. Oui, il devait partir. C’était si difficile à comprendre qu’elle ne voulait pas d’aide? S’il n’était pas intervenu, elle aurait pu réussir à se calmer seule. Là, c’était le contraire. La nervosité avait pris le dessus. Son cœur battait rapidement. Comme il ne semblait pas vouloir partir, elle continuait de reculer, les mains derrière le dos. Elle se savait dans une impasse, mais si elle restait loin de lui, elle ne pourrait plus le couper de nouveau. Elle le supplia de ne pas la rapporter à la garde-rouge. Même si, elle avait encore des doutes sur les « émergés » jusque-là, elle avait entendu les rumeurs sur la milice de la maison M. Elle les avait longtemps balayé du revers de la main, mais dernièrement, il était difficile de faire la sourde oreille sur les causes des derniers événements. Encore plus, maintenant qu’elle avait ces choses qui lui sortaient des jointures. Elle ne savait pas ce que faisait la garde avec ceux qu’elle capturait, mais la jeune fille n’avait aucune envie de le savoir et de tenter l’expérience.

Elle continuait de fixer le garçon qui semblait pleine de bonne volonté. Elle ne pouvait s’empêcher d’être méfiante, même si Laura avait envie de lui faire confiance. Il y avait quelque chose dans son regard doux et ses gestes lents qui mettaient la brune à l’aise. Il n’y avait rien de violent en lui. Il avait ses mains devant lui pour bien lui faire comprendre qu’il n’avait pas de mauvaise intention. Elle était tellement terrorisée par ce qui lui arrivait, qu’elle ne réfléchissait plus. Peut-être était-il un bon acteur et qu’il voulait l’amadouer pour pouvoir l’emmener et la dénoncer. Il était peut-être même un rouge habillé en civil. À ces pensées, elle se referma encore plus. Son dos frappa finalement le mur de brique lui arrachant un hoquet de stupeur. Elle cessa de respirer lorsqu’il mentionna ses « griffes ». Elle ne voulait pas mettre des noms sur ces choses. Ça les rendait encore plus réelles. Pourtant, c’était bien le mot le plus approprié pour les décrire. Des griffes. Comme ceux d’un animal. C’était comme ça qu’elle se sentait. Ce devait être comme ça que tous ceux qui présentaient des dons surnaturels devaient se sentir. Ils étaient traqués et mis en cage par la garde. Elle ne voulait pas finir comme ça. Maintenant qu’elle était à découvert et que quelqu’un connaissait son secret, c’est ce qui pouvait se produire. Le type semblait bien calme là, mais voir une jeune fille avec des énormes griffes aux mains, ce pouvait être paniquant. Pourtant, il n’avait pas tort. Il était son seul espoir. Le sang sortait de sa cuisse à grands flots et la démangeait. Elle ne pouvait rien faire pour arrêter le saignement. Tant que ces couteaux lui transperceraient la peau, ses mains étaient inutiles. Il lui proposa ensuite de la bouffe et de la bière. Laura secoua négativement la tête pour toute réponse. Elle était bien trop nerveuse pour avaler quoi que ce soit et c’était bien le dernier de ses soucis. Les mains toujours cachées, inutilement, elle prit une grande respiration. "Vous…vous avez quelque chose pour ma cuisse?" Elle avait décidé de lui faire confiance. Il semblait honnête et réellement inquiet de sa condition. Il n’y avait que lui qui pouvait l’aider.



camo©015

___



- And what are you gonna do If the person that you thought you were is not the person you knew?-
Revenir en haut Aller en bas
avatar

1 / 51 / 5
1 / 51 / 5
Cindy, Jennifer, Mai & Carter
250
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Knives out + Lauven   Sam 14 Oct - 16:36

Knives out


Etrangement j’avais l’impression que la jeune femme ne me croyait pas quand je lui disais que ce n’était rien, que j’avais connu pire. Il faut dire que le sang coulait le long de la blessure qu’elle venait de me faire et vu la zone ça devait pas mal bien saigner. C’est vrai que ça doit pas avoir l’air super rassurant. Mais je suis parfaitement honnête quand je dis que j’ai connu pire. franchement à l’armée on prend plus cher que ça. Et du genre qui vont m’avoir laissé de moins jolies cicatrices que celles que ça devrait faire. Voilà, point positif : au moins c’était propre ! Mais je continue d’essayer de la rassurer, me disant que j’allais bien finir par dire quelque chose qui l’apaisera ou qu’elle se calmerait d’elle même. Disons que je tente parce que je suis pas bien sur de réussir. Peut être que mentionner la garde rouge n’était pas la meilleure idée qu’il soit mais en même temps, je voulais lui dire que je n’en étais pas, que je ne lui voulais aucun mal. Mais je n’étais pas certain, à la voir reculer encore un peu plus, que ça ait bien fonctionné comme idée. J’étais à peu près certain de l’inverse. Alors j’essayais les arguments rationnels du type qu’elle s’était blessé et qu’elle saignait. Je voulais bien qu’elle comprenne que vraiment je ne lui voulais aucun mal mais que je n’avais pas l’intention de la laisser seule, pissant le sang, dans une ruelle à la mercie de n’importe qui. A la mercie de la garde rouge et, malgré tout l’amour que je pouvais porter à ma grande soeur de garde, je doutais que la garde se montre douce délicate et aimante avec elle, vu qu’elle était une émergée. Essayant toujours de la distraire, je lui propose de rester et departager ma bouffe avec elle. Je vois vaguement la ligne de ses épaules se détendre et pendant quelques secondes je me dis qu’elle va accepter, et que définitivement la bouffe est la réponse à tout. Mais elle finit par secouer la tête pour me dire non. Bon bah, ça finira par refroidir. Heureusement qu’on a inventé le micro-onde ! La bière ça te dit pas non plus ? Ca semble aussi tomber dans le vide. Mais mon acharnement, enfin vite dit quand même, semble avoir porter ses fruits parce que je la vois inspirée et commencer à articuler. Quelque chose pour sa cuisse ? J’ouvre des yeux légèrement surpris, m’y attendant pas avant de regarder au tour de moi. Alors… Non mais y a pas de pharmacie dans le coin, pourquoi je cherche ? J’ai pas de quoi désinfecter dans mon sac, sauf si tu veux désinfecter à la bière mais… j’ai essayé, je te le conseille pas. J’avais vraiment essayé, lors d’une soirée trop arrosée avec des camarades de l’armée. Ca faisait pas tellement du bien. Rapidement j’attrapais le tee-shirt de sport neuf qui trainait dans mon sac de course, avec le pack de bière. Je lui montrais. A l’armée, on m’a appris qu’il fallait pas faire de garrot et couper la circulation sanguine. Il faut seulement compresser la plaie pour limiter l'hémorragie. Du coup, je vais nouer ça autour de ta cuisse et appuyer un peu dessus. Je pense qu’on est tous les deux d’accord qu’il vaut mieux que ce soit moi qu’il le fasse. Je lui souris doucement et avance à nouveau vers elle, les mains bien en évidence qu’elle voit bien que je n’avais rien d’autre dans les mains que le tee-shirt. Je le passais rapidement autour de sa cuisse, effectué un noeud pour qu’il tienne en place mais pas au niveau de la plaie, bien plus sur le côté. Puis du plat de la main, j’appuyais doucement, pas trop fort pour pas lui faire mal, sur sa plaie. Si t’as trop mal tu le dis. J’avais pas envie de me prendre un coup de griffe dans la tronche quoi. Tu as de quoi t’occuper de la plaie chez toi ? Désinfectant, des strips pour remplacer les sutures, des bandages ? Sinon, faudra passer par une pharmacie. Je me doute que tu as pas laissé tes griffes traîner n’importe où avant mais bon, t’as pas à l’abris de l’infection.

Revenir en haut Aller en bas
 
Knives out + Lauven
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Hanes Knives vous connaissez ?
» Votre chanson de Radiohead préférée...
» Collection n°205 : Knives
» A Vendre diapositives: p.7
» Colère

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
House of M :: GENOSHA :: HAMMER BAY-
Sauter vers: