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 Sometimes life is messy (Vakarian)

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Taser
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MessageSujet: Sometimes life is messy (Vakarian)   Dim 9 Avr - 21:50

Sometimes life is messy


Je me regarde dans mon miroir en tirant sur ma robe qui tombe un peu n’importe comment. Je grimace. Je ressemble à rien n’est-ce pas ? Non vraiment c’est pitoyable. Avec un grognement, je retire ma robe sans même prendre la peine de déboutonner la chose. Les robes à fleurs définitivement, ça me va vraiment pas. J’ai tellement l’air cruche avec ça. Mais en même temps, je peux pas vraiment aller chez Maritza et Martin avec un pantalon militaire et un tee-shirt troué. Ca ne se fait pas le moins du monde. Et puis Maritza me faisait quand même un peu peur. Oui… Enfin… Bon d’accord, j’ai pas peur d’elle comme quelqu’un de normal à genre peur des araignées. Mais je ne sais pas. Elle est tellement impressionnante ma belle-mère. Je veux dire… jamais mais jamais j’ai vu ma mère avoir n’est-ce pas le quart de l’autorité qu’à cette femme. Elle est… tain même mes supérieurs à l’armée me faisait moins d’impression qu’elle. Mais bref… bon pas de robes à fleurs mais faut que je m’habille bien. J’ai quand même envie de l’impressionner. De pas avoir l’air aussi étrange que je le suis réellement auprès de ma famille. Je veux qu’ils m’apprécient je crois. J’aimerais bien rattraper un peu le temps perdu avec Martin. Je soupire en regardant mon armoire. Je finis par sortir un jean slim et une petite blouse couleur prune. Ca sera correcte non ? Après tout je me suis coiffée correctement, faisant un chignon avec des tresses. Puis je me suis même maquillée. Genre le truc que je ne faisais quasiment jamais quoi. Bon, je suis pas une voiture volée non plus mais c’est déjà ça. Je me regarde à nouveau dans le miroir. Oui, c’est beaucoup plus moi déjà tout en ayant pas trop l’air d’être cinglée comme je le suis surement. Je choisis une paire d’escarpins dans mon placard que j’enfile en équilibre sur un pied puis sur un pied chaussé de talon de plus de 10cm. J’adore tellement mettre des escarpins. C’est genre mon putain de truc de foutre des escarpins ou simplement des chaussures à talons. Même que parfois je garde mes escarpins pour aller en mission. Fusil de sniper et escarpins, pas de problème. J’attrape une veste en sortant de mon appartement et je fais le chemin à pied jusqu’à chez Martin. Bizarrement, je sens un drôle de truc. J’ai presque les mains qui tremblent alors que je suis un putain de sniper quoi. J’ai chaud. Alors que franchement, il fait pas si chaud que ça. Alors j’enlève ma veste et je tente de finir d’enterrer ces émotions qui me perturbent tellement. Je sais que la route jusqu’à chez Martin est pas très longue alors il faut que je fasse vite. Je fais un petit détour par un magasin pour acheter une bouteille. Je veux dire, Maritza m’a dit de passer pour venir manger non ? Alors je dois bien ramener un truc. Et je suis pas le genre de nana à ramener des fleurs quoi. Du coup j’achète simplement une bouteille de whisky pour mon père, ayant rapidement repéré que ça il aimait bien. Je finis par me retrouver dans leur rue. Je m’arrête et j’inspire un grand coup. Tu peux le faire Carter. Oui, je me mets carrément à parler à voix haute. Je reprends ma marche et rapidement, je me retrouve à frapper à la porte des Vakarian. Sachant que je suis la bienvenue, je pousse la porte que je trouve ouverte. Martin ? Maritza ? J’entends du bruit dans une pièce alors je me dirige vers celle-ci. Et c’est là que je le vois. Gabriel. Je sens un espèce de couinement m’échapper. Putain, Gabriel est là. Gabriel, mon petit frère. Mon petit frère qui ne sait même pas que j’existe. Mon frère que je surveille de loin depuis des années. Je me retiens de grimacer. Maritza. Gabriel n’est-ce pas ? Je suppose que ton père et ta belle mère sont pas là ? J’en suis même certaine. Elle m’a tendue un piège en me faisant venir alors qu’il est là. Parce que Martin a dit que c’était à moi de l’apprendre à Gabriel. Et que j’avais pas la moindre intention de lui dire.
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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Lun 10 Avr - 23:20

Sometimes life is messy
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Honnêtement ? Il n’avait pas envie d’y aller. Vraiment. Elle était bien gentille Maritza mais il était temps qu’elle apprenne que parfois, Gabriel aimait bien la solitude. Surtout si ça lui permettait d’échapper à de potentielles questions reloues sur sa vie sentimentale. Parce que ça ne regardait que lui et parce qu’il suffisait qu’il lâche un nom qui avait l’air féminin pour subir un interrogatoire. Il n’y avait qu’à voir la montage de questions qu’elle lui avait posé le jour où - encore une fois en son absence - elle était passée chez lui et avait trouvé des vêtements féminins appartenant à Cindy. Il avait vaguement dit que ça appartenait à Maggie. Parce que c’était un mensonge tout à faire crédible. Maritza savait que la soeur d’Ezra venait squatter chez lui de temps en temps. Seulement, elle n’avait pas voulu le lâcher. Soit-disant que ça n’était pas le style vestimentaire de Maggie et que ça trainait dans sa chambre à lui. Gabriel s’en était sorti en jouant la carte du fils outré qui demandait si avoir un peu d’intimité dans son propre appartement était possible ou s’il devait commencer « à changer toutes les putain de serrures. » pour l’empêcher de fouiner partout. Donc non, il n’avait pas envie de se rendre à ce diner. Il était censé faire la gueule à Maritza histoire qu’elle comprenne qu’il n’était plus un gamin et qu’il aimerait avoir un peu de vie privée sous propre toit. C’était une question de principe. Et aussi que cette fois, commencer à parler en espagnol pour montrer qu’elle était énervée ne changerait rien car lui aussi pouvait se montrer tête de mûle s’il le voulait. C’était un conflit d’idée qui les opposait sur le coup et il ne comptait pas lâcher une seule seconde le morceau. Non mais.

Pourtant, il s’y était rendu. Parce juste après avoir refusé l’invitation, Martin avait téléphoné et l’avait imploré, pour la paix de son ménage, de venir à ce repas. Et il avait cédé. Pour lui. Pour une fois que son père lui demandait un service et non l’inverse, il pouvait bien lui rendre la pareille. Alors il avait fait un effort. Il avait même tenté de faire quelque chose de ses cheveux, pour faire plaisir à Maritza la tornade. C’était un fiasco mais on ne pouvait pas dire qu’il n’avait pas fait d’effort. Il n’avait pas frappé à la porte. Parce qu’il n’y avait pas de raison. On ne respectait pas son intimité, il n’allait pas respecter celle de sa belle-mère. Question de principe une fois encore. Mais quelle ne fut pas sa surprise en trouvant l’appartement vide. D’ordinaire, quand il arrivait, elle avait déjà fait en sorte que tout soit prêt. Et là, rien du tout. Et il n’y avait personne. Et la porte d’entrée pas fermée à clé. C’était quoi ce délire ? Gabriel fronça les sourcils et déposa négligemment  son sac en extirpant son portable de sa poche. Ça sonnait dans le vide. Il réessaya sur le téléphone professionnel de son père, mais aucune réponse. Okay. Pas de panique. Il devait forcément y avoir une explication. Une explication logique. Il écarta toutes les pensées négatives qui pourraient le mener à paniquer vite fait bien fait, vu qu’il n’avait aucune, mais aucune difficulté à envisager le pire ces temps-ci.

Des coups furent frappé à la porte alors qu’il était en train de téléphoner pour la seconde fois à Maritza. Il n’eut pas le temps de répondre que quelqu’un entra. Il se trouvait en plein milieu du salon quand une jeune femme blonde qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam débarqua. Il resta figé un instant, le téléphone sonnant dans le vide en la voyant. On entrait vraiment chez eux comme dans un moulin. Il devrait penser à en toucher deux mots à Maritza, de ça. Histoire de lui brandir sous le nez qu’elle s’inquiétait pour lui au point de se pointer chez lui en son absence alors qu’elle, elle partait en oubliant de fermer à clé. Une petite vengeance personnelle. La blonde connaissait son prénom ? Depuis quand ? C’était une amie de ses parents ? Il secoua la tête en prenant conscience qu’il devait avoir l’air stupide avec son téléphone à deux centimètres de son oreille sans prononcer un mot. « Non, visiblement.» répondit-il en raccrochant. « Je peux…» Il n’allait pas la vouvoyer, elle avait l’air à peine plus vieille que lui. Et puis, il n’était pas en terrain inconnu donc… « t’aider ? » Il fourra son téléphone dans la poche arrière de son jean, en laissant son regard balayer la pièce. Tout était en ordre. Peut-être qu’ils étaient partis faire une course de dernière minute ? Non, même quand ça arrivait, Maritza se débrouillait toujours pour laisser son côté Bree Van De Kamp prendre le dessus. Jamais elle ne serait partie comme ça sans l’avertir, en sachant qu’il n’était jamais en retard et qu’il devait passer chez eux. Non, vraiment, il y avait quelque chose qui clochait mais quoi ? « Tu connais mon père et Maritza, donc ? » C’était une évidence. Et plutôt bien, vu qu’elle était entrée comme ça. Et qu’il n’y avait que la famille et les amis proches qui avaient cette chance. Il se gratta la nuque et désigna la cuisine. « Je ne sais pas où ils sont passés mais ils ne vont plus tarder. Il doit y avoir à boire dans le frigo. Tu veux quelque chose en attendant ?» Il commença à se diriger vers l’ilôt central en attendant sa réponse. Il ne savait pas pour elle, mais lui, en tout cas, il prendrait bien un verre.  

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 11 Avr - 10:32

Sometimes life is messy


Je pense que j’en veux terriblement à Maritza là tout de suite maintenant. Non parce qu’elle est totalement flippante ma belle-mère, ok rien de nouveau. Mais je suis pas mal non plus dans mon genre et je pensais qu’elle avait tout de suite compris que j’étais pas spécialement le genre de personne à qui on faisait ce genre de chose. J’étais pas le genre de personne que l’on invite chez soi pour un soi disant repas et n’être finalement pas présent. Encore moins quand c’était visiblement un coup monté pour me forcer à me trouver dans la même pièce que Gabriel, mon petit frère qui ne sait pas qu’il a une grande soeur. Non maritza on ne me fait pas ce genre de chose ! Pas à moi ! Et dire qu’elle a du avoir l’aide de Martin en plus. Traitre ! Mon père est un traitre ! Je veux même moi j’ai moins trahi… ouais, techniquement j’ai peut-être plus souvent trahi la confiance des gens que Martin et surement plus gravement. Puis j’avais réussi à me faire virer de l’armée plutôt que de simplement prendre la porte alors j’étais pas bien nette non plus mais… c’était pas juste ! C’était pas loyale. C’était pire que mon planquée avec un fusil de sniper ! Grrr, je grimace avant de lui demander confirmation qu’il est bien Gabriel. Bêtise vu que je sais très bien qui il est. J’aurais pu simplement entendre sa voix que je l’aurais reconnu. J’aurais pu apercevoir sa chevelure de dos que je l’aurais reconnu. OUi dis comme cela ça fait un peu flippant mais c’est normal quand on sait qu’il est mon frère. Et que depuis que j’ai appris son existence, même si je ne vais pas le voir ou lui parler, je le surveille de loin. Pour m’assurer que tout va bien pour lui. Ou du moins que les choses ne vont pas trop mal. Pour le protéger le jour où il s’attirera dans emmerdes. Parce que j’ai cru comprendre d’après Martin que c’était de famille les emmerdes. Mais pour le moment, je pense qu’aux yeux de Gabriel les emmerdes c’est moi. Je le vois bien tiquer quand je dis son prénom avant de détourner la conversation en demandant si Martin et Maritza sont là. Je note même pas le ton quasi moqueur de sa réponse. Je savais bien qu’elle allait me faire un coup fourré. Je plongeais une main dans ma veste et attrapais mon téléphone. L’avantage d’être une adulte accomplie qui n’avait pas du tout été élevée par sa belle mère ? Je pouvais lui envoyer un message constitué de seulement J’apprécie pas la blague sans me préoccuper de comment elle le prendrait. Je tente de sourire à Gabriel qui me demande s’il peut m’aider. Bon ok je dois plutôt grimacer. Maritza m’avait invité à manger en fait… Ca te gêne pas que je l’attende ici ? … NON J’AI PAS DIT CA ! Ah bah si il semble que j’ai bien dit ça. Quelle connerie. J’aurais mieux fait de fermer ma grande gueule. Parce que j’ai plutôt envie de me barrer en courant que de de voir tenir une conversation avec Gabriel. Avec un peu de chance, il pense pareil et je vais être tranquille. On laissera le silence faire la discussion… Non je sais que ça va être encore plus gênant. Je m’approche d’une chaise sur laquelle je balance simplement ma veste pour rejoindre ensuite l’îlot central où je pose la bouteille que je viens d’acheter. Oui… on peut dire que je les connais. Martin est juste mon père. Et finalement ça fait pas si longtemps que cela qu’on se connait lui et moi. Mais étrangement, j’ai l’impression de m’être tout de suite plus sentie à la maison avec eux qu’avec n’importe qui dans ma vie. Je comprenais Martin facilement et Maritza était pas spécialement le genre de personne où je devais réfléchir pour réussir à comprendre ce qu’elle faisait ou disait. C’était naturel. Je me retiens de ricaner quand il dit qu’ils ne vont pas tarder. Tu parles, je soupçonne Maritza de faire exprès de traîner. Tu crois qu’il reste de la bière à Martin ? Je laisse Gabriel regarder, ne voulant pas trop lui dire que je faisais comme chez moi ici. Maritza te fait souvent ce genre de plan ? Ou je suis sa victime préférée ? Pourquoi j’ai posé la question ? Je sais pas. Peut être parce que même si je me dis que j’aurais voulu être à peu près n’importe où ailleurs qu’ici, j’ai envie de parler à mon frère. J’attrape la bière qu’il me tend. A la tienne Gabriel. Au fait moi c’est Carter. Je me retiens de justesse de débiter mon nom de famille derrière. Mauvaise idée.

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 11 Avr - 11:30

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D’accord. Il y avait clairement quelque chose qui se tramait. Impossible de savoir ce que c’était exactement. Mais tout ça, c’était… Trop étrange. Pourquoi avoir tant insisté pour le faire venir si c’était pour qu’il trouve un appartement entièrement vide ? Avec aucune trace de ses parents et la présence d’une personne qu’il ne connaissait pas ? Ça titillait sa méfiance plus que de raison. Mais il prit une attitude normale en s’adressant à la blonde qui était entrée. Il n’appréciait pas vraiment l’idée que n’importe qui puisse entrer dans l’appartement mais il devait se montrer civilisé, car après tout, elle était également invitée à dîner comme elle l’avait dit. En notant que plus tôt, elle avait utilisé le terme de «coup fourré». Dans le genre pas net…

Si Maritza avait invité deux personnes à dîner et n’était pas présente, alors ça voulait dire que… Non. Elle n’avait pas osé ? Elle n’avait pas fait ce coup qu’elle lui avait déjà fait des années en arrière ? La blonde dont il ne connaissait pas le nom expliqua qu’elle pouvait dire qu’elle les connaissait. C’était la réponse qu’il lui fallait. Pendant qu’elle déposait sa veste sur une chaise, Gabriel saisit son téléphone à nouveau. Il savait pourquoi elle ne répondait pas. Pourquoi ils ne répondaient pas. Ils étaient tous les deux dans le coup. Il aurait dû le parier que le coup de «Papa qui implore le fiston de venir à ce repas pour faire plaisir à belle-mère» était trop étrange pour être honnête. Son père ne lui demandait jamais rien. Et surtout, il n’implorait jamais. S’ils croyaient qu’ils allaient échapper au sms bien senti qu’il était en train de leur envoyer à tous les deux, ils se fourraient le doigt dans l’oeil. « Venir pour la paix de ton ménage, hein ? J’ai compris, papa.» Il envoya ce message à Martin et un autre, plus sarcastique à sa belle-mère, dans la même veine. Invitation à dîner mon cul. Il avait compris. Il n’y avait qu’à regarder l’invitée pour comprendre. Blonde, un an de plus que lui. Pas très bavarde… Le calcul se faisait rapidement dans sa tête. A tous les coups, Maritza essayait de le caser avec des gens, pour faire écho à la conversation qu’ils avaient eu plus tôt. Et son père était dans le cas. Traitre. Quand il pensait qu’il avait fait l’effort de venir, alors qu’il n’en avait pas envie, rappellons-le, dans le seul but de lui rendre service et que monsieur Vakarian se tirait avec sa femme en laissant son fils dans cette panade… Oh, ils allaient être reçu. Maritza avait promis de ne plus lui faire ça. Elle l’avait déjà fait, des années en arrière et le fiasco que ça avait été - principalement parce que Gabriel n’y avait pas mis du sien - elle lui avait promis, non, juré, qu’elle ne referait plus jamais ça. Et pourtant, visiblement…

La blonde demanda à Gabriel s’il restait de la bière. Il ouvrit la porte du frigo pour vérifier. Il était de mauvaise humeur à cause de ces conneries. Il allait les tuer. Tous les deux. Il n’arrivait pas à croire qu’il était en train de faire ça, parce que l’un de ses deux parents n’étaient pas capable de se tenir éloigné de sa vie privée. Soit Maritza pensait que Gabriel était célibataire et avait besoin de quelqu’un pour se poser, soit elle savait qu’il n’était pas aussi libre qu’il le disait et voulait l’obliger à l’avouer. Dans un cas comme dans l’autre, il n’allait lui donner aucune satisfaction. Et la blonde qui était avec lui dans l’appartement était une victime de cette machination. Donc il n’allait pas se montrer désagréable avec une potentielle alliée dans sa guerre contre belle-maman. « Ça lui arrive de faire ça. Je pensais qu’elle avait arrêté ces conneries mais autant parler à un mur avec elle. Comme tu l’as sans doute remarqué, Maritza est…spéciale. » Il attrapa deux bières et ferma la porte de sa main libre. Tout en cherchant le décapsuleur dans l’un des tiroirs, il continua. « Elle ne peut pas s’en empêcher, c’est plus fort qu’elle. » Il avait enfin mis la main sur le décapsuleur et avait ouvert les bouteilles. Il en tendit une à la blonde. Elle se présenta et il connut enfin son prénom. Carter. Il garda ce nom en mémoire, cherchant dans un coin de sa tête s’il n’avait pas déjà entendu parler d’elle par le biais de ses parents. Avaient-ils mentionné une Carter en sa présence ? Pas à son souvenir. Ceci dit, il ne connaissait pas sur le bout des doigts la liste des amis de la famille donc… « Enchanté. » Et maintenant, il disait quoi ? Il se retrouvait comme un idiot, à ne pas savoir quoi dire. On allait rester sur Maritza et Martin, hein ? C’était un bon plan. Et il tenterait de ne pas être trop sarcastique, même s’il était énervé contre eux, là, tout de suite. « Tu les connais depuis longtemps ? Par le travail ou… Juste comme ça ? »

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 11 Avr - 21:41

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Je lui demande assez vite si Maritza lui fait régulièrement ce genre de plan. Pour être honnête… ca fait un an que je me demande quand elle va me faire le coup. Mais jusqu’à lors j’avais toujours réussi à y échapper. Je veux entraînement commando et tout, on échappe à pleins de trucs. Mais les manipulations de belle maman, c’est plus fort que ça. C’est plus traître. Juste quand j’avais commencé à croire qu’elle lâchait le morceau. Juste quand je commençais à me détendre en leur présence et à ne plus être sur mes gardes à toutes les secondes. C’était tout gagné. La prochaine fois qu’elle me proposera de venir j’y réfléchirais à deux fois. Enfin… c’était même pas la première fois qu’elle me faisait un coup fourré. Je veux dire elle m’avait invité une fois pour me présenter le fils d’un collègue à Martin. Je crois qu’elle avait vite compris qu’elle ferait mieux de ne pas recommencer. Peut être parce que j’avais expliqué au jeune homme que mon métier c’était de foutre des balles dans la tête des gens. Du coup depuis cet évènement je me méfiais pas. Mais elle avait du prévoir son coup. Endormir ma méfiance. Et là paaaaf elle recommence. Parce qu’elle savait bien que je pourrais pas me barrer en courant alors que l’autre victime c’est Gabriel. Je lève les yeux au ciel quand il me confirme que Maritza lui fait ce genre de coup aussi. J’ai moins de mal à raisonner un mur que Maritza. Je glousse en disant cela imaginant une discussion avec un vrai mur. Puis surtout, je sais que c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité parce que Martin m’avait fait remarqué que j’étais peut être encore plus prise de tête que sa femme. Ca m’avait vexé sur le moment mais je devais reconnaître qu’il n’avait pas totalement tort. Spéciale ? Maritza spécial c’est un peu un euphémisme. Elle me fout à moitié les chocottes oui. Ouais Carter, mercenaire, ex-militaire, a peur de sa belle-mère. Qui pourtant s’est montré plus agréable et gentille avec moi en un an que ma mère durant toute la durée de ma vie. Ou que ma grand mère pendant toutes les années où j’ai vécu chez elle. Cette sympathique personne qui m’a renié quand je suis entrée dans l’armée. Pas s’empêcher de faire des coups fourrés ? Ouais, j’ai cru comprendre. Mais je m’attendais pas à ce que Martin y participe. Mais bon, depuis que j’étais rentrée chez moi pour y trouver la table mise, un petit repas préparé et Maritza qui m’attendait pour passer la soirée avec moi, plus rien me surprenait. Je pense qu’elle avait pas conscience que j’avais failli lui tirer dessus ce jour là. J’attrape la bière qu’il me tend et me présente. Un instant de silence passe pendant que je porte ma boisson à mes lèvres et que je me délecte du goût de la liqueur. Je soupire un coup. Hum, au moins j’avais bien bu. Et j’étais prête à parier qu’ils nous avaient laissé un petit plat cuisiné tout bien et tout. C’était en partie pour la bouffe que je venais oui. Soudain Gabriel me demande comment je connais ses parents. Je manque de recracher ma bière de surprise. Oh putain, pas cette question là… Je le regarde, espérant qu’il ne m’ai pas vu tiquer. Je passe une main dans mes cheveux un peu gênée. Crois moi, vaut mieux pas me connaître par le travail. Parce que généralement ça se finissait mal d’une manière ou d’une autre. Moins qu’au sien de travail. D’ailleurs moins impression que Maritza mais son boss là aussi il est impression, Murdock truc chose. Mais quelque chose me dit qu’il ne va pas se contenter de ça et que je veux pas trop qu’il pose des questions sur mon travail. Que dire ? Huuum… Martin connaissait ma mère quand ils étaient… jeunes ? Quand j’ai fait le rapprochement bah.. bref, ça fait environ un an que je les connais. Quand j'ai vu qu’il avait le même nom de famille que mon père, le même prénom et la même tronche, j’ai fait le rapprochement entre lui et moi. Mais ça se dit pas. Je réfléchis à comment détourner la conversation de tout ça. Parce que j’allais pas céder et dire à Gabriel qui j’étais non plus. Oh je sais ! Tu penses qu’on pourrait se venger du plan foireux de Maritza ? Rien de méchant mais juste lui passer l’envie de recommencer.

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 11 Avr - 22:31

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Quand Carter lui avoua que Maritza lui foutait les chocottes, Gabriel se retint d’éclater de rire. Il ne pouvait que comprendre. Elle foutrait les chocottes à n’importe qui. Surtout quand elle était énervée. Il avait l’habitude, depuis le temps qu’il la connaissait. Il avait vécu chez eux avant de prendre son propre logement à l’université. Elle était flippante quand elle s’y mettait. Dès qu’elle commençait à s’exprimer en espagnol, ça voulait dire qu’il valait mieux se faire tout petit. Et là, c’était chacun pour soi. Il se rappelait de la fois où elle l’avait surpris en train de fumer devant son lycée comme si c’était hier. Elle lui avait passé un savon comme jamais Gabriel n’en avait reçu dans sa vie. Et devant tout le monde. La honte. Clairement. Ceux qui riaient en voyant Gabriel se faire incendier par sa belle-mère ont beaucoup moins ri quand elle s’était tournée vers eux en disant qu’elle connaissaient leurs parents et qu’ils seraient avertis. Étrangement, ça les avait tous calmés. Alors ouais, il comprenait sans mal que Carter puisse avoir peur d’elle. Maritza était tout un phénomène, ce qui poussait Gabriel a s’interroger sur les goûts en matière de femme de son père. Parce que bon. Maritza était peut-être la plus équilibrée du lot, surtout quand on connaissait Lilianne. Il ne connaissait pas les autres mais il avait déjà un très bon élément de comparaison. Il n’empêchait que même si là tout de suite, il était furieux contre sa belle-mère, il gardait en tête qu’elle s’était comporter comme une véritable mère avec lui depuis le début. C’était elle qui avait remarqué en premier que quelque chose n’allait pas chez le gamin de six ans qu’il était. C’était elle qui avait rassuré Gabriel quand Martin avait décidé de confronter son ex-femme sur les hématomes qu’il avait un peu partout et les brûlures de cigarettes qui ornaient ses bras. C’était elle encore qui avait passé toute une nuit avec aux urgences quand sa véritable mère lui avait fait un super accueil devant sa chambre universitaire en deuxième année de droit. Et encore une fois, c’était elle qui avait fait en sorte que son retour à la vie normale après ce qu’il s’était passé au Pegasus se passe pour le mieux. Maritza avait été présente depuis le départ et ne cessait de répéter que même s’ils ne partageaient pas le même ADN, il était son fils. Elle ne plaçait jamais le mot «beau» devant quand elle le présentait à ses amies.

Mais là, même en gardant ça en tête, il était furieux contre elle. Il se retrouvait face à Carter, qu’il ne connaissait pas, à se demander ce qu’il allait bien pouvoir dire et surtout faire pour laisser passer le temps. Les bières, c’était bien sympa pour passer le temps, mais ça n’allait pas faire la soirée. Et comme il soupçonnait ses parents de ne pas rentrer avant trois bonnes heures, voire plus… Il fallait bien trouver une occupation. Comme il l’avait deviné, elle avait testé les coups fourrés de Maritza. Il compatissait très fort avec elle, son visage se muant en une grimace. « C’est son truc, je crois…» Il ignorait la nature exacte de la relation de Carter avec ses parents, ni les raisons pour lesquelle Maritza en faisait une de ses victimes, mais ce n’était jamais marrant de venir en pensant qu’on allait dîner chez eux pour se retrouver avec un inconnu ici et devoir trouver des points communs avec pour tenir le temps qu’ils arrivent.

Il avait cette impression sournoise que Carter le connaissait mieux qu’il ne la connaissait. Que même si c’était la première fois qu’il la voyait, elle, de son côté, elle en savait davantage sur lui qu’elle ne voulait le laisser paraître. Il fit taire cette petite voix qui lui soufflait qu’elle cachait quelque chose. Il avait décidé d’arrêter de lui accorder du crédit. Elle ne faisait que le rendre plus parano qu’il ne l’était depuis sa sortie de l’hopital. Il était chez ses parents, qu’est-ce qu’il pouvait bien lui arriver de pire que de passer la soirée avec Carter ? Et encore, pire, ça allait quoi. Il avait connu des rendez-vous arrangés pire que ceux-là. Là, au moins, ils discutaient. Lors du précédent piège de Maritza, Gabriel n’avait pas décroché un mot de toute la soirée. Alors bon. N’empêche que ça l’interpellait, ça. D’où elle les connaissait ? Et quand il avait posé la question, la réaction de Carter le surprit un peu. Sa réponse aussi. « Ah ouais ? Tu bosses dans quoi, exactement ?» demanda-t-il en portant sa bière à ses lèvres. C’était étrange, cette réaction, non ? Non, t’es juste parano, Gabriel. Carter continua, expliquant que Martin connaissait la mère de Carter. Donc elle était la fille d’une amie de son père. Très bien. Il n’avait jamais entendu parler d’elle mais il ne pouvait pas en vouloir à son paternel pour ça. Il était, certes, plus bavard que Gabriel, mais il ne palabrait pas pendant trois heures sur sa vie passée. Le blondinet se contenta donc d’hocher la tête avant de boire une gorgée de bière et de reposer la bouteille sur la surface de l’ïlot central auquel il était appuyé. L’idée de Carter était séduisante mais vouée à l’échec. Gabriel eut un petit rire en secouant doucement la tête. Lui faire passer l’envie de recommencer. Comme si ça allait marcher. « Crois-moi, même si on trouve une vengeance, elle recommencera quand elle le pourra. Comme s’introduire chez toi quand t’es pas là, pour soit-disant vérifier que t’es en vie et te questionner sur ta vie sentimentale. Ça aussi, c’est son truc. »

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 11 Avr - 23:00

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Gabriel me confirme que c’est le truc de Maritza de faire ce genre de coup fourré. Et une partie de moi se demande à quel point c’est normal. Je veux dire, je n’ai jamais eu de famille avant ça du coup j’ai pas tellement de point de comparaison. La plus part de mes proches sont des militaires ou autres également, d’anciens contact ou des plus récents depuis mon arrivée sur l’île, et généralement on est pas tout à fait la normalité incarnée dans ce genre de profession. Alors je ne savais pas trop. J’aurais bien demandé à Gabriel son avis… mais en fait non et de toute manière j’en savais assez sur le garçon pour savoir qu’il ne savait pas plus que moi ce genre de chose. On avait pas spécialement la famille la plus équilibrée je crois même s’il ne savait pas tout. Oh je savais pas tout non plus mais moi je savais qui il était. Je hausse les épaules devant la réponse de Gabriel du coup. C’était le truc de Maritza, on en la changerait pas et ça je le savais très bien. En même temps… j’adore ma belle-mère, même si elle me faisait un peu peur. Au moins ma mère fait pas ce genre de chose. Pour ça faudrait déjà qu’elle me parle… ou qu’elle sache que j’étais toujours en vie. Parce que j’étais pas spécialement sure qu’elle sache que j’étais toujours envie pour être tout à fait honnête. Bref… j’avais pas envie de m’attarder sur le sujet. J’aurais même pas du faire cette remarque-là. Enfait, je crois que je préfère encore répondre au question de Gabriel et autant dire que j’en ai pas spécialement envie. Sinon j’irais pas essayer de passer une main dans mes cheveux attachés. Surtout que bon, vu la remarque sur mon taff, forcément qu’il allait relever. J’hésitais trente seconde. J’étais militaire. Je suis devenue mercenaire. Disons que généralement on fait pas appel à moi pour faire le ménage. Sauf si vous demandiez à Malik mais personne en a rien à foutre de l’avis de l’autre attardé de Malik. Sans trop lui laisser le temps de poser plus de questions sur mon travail, j’enchainais sur comment j’avais connu Martin et sa femme, tout avec une clareté d’expression des plus pathétiques. Mais je pouvais pas lui dire. Je pouvais pas lui balancer. Bah en fait, il s’avère que ton père est également mon père. Qu’il a foutu enceinte ma mère quand ils étaient jeunes, que cette conne ne lui a jamais dit et qu’elle a voulu élever l’enfant toute seule pour l’abandonner chez sa mère à elle quelques années plus tard. Non évite de dire cela Carter. Propose lui de se venger de Maritza, c’est une bien meilleure idée d’ailleurs ! Mais d’après Gabriel elle recommencera qu’on se venge ou pas. Ca m’étonne pas. Il m’explique tout et je rigole. Elle s’introduit chez moi aussi quand j’appelle pas de la semaine. Je crois que c’était à cause de mon taff. Je contiens difficilement mon gloussement. Parce que j’imagine bien que Gabriel doit avoir des amis, éventuellement une petite amie, qui viennent chez lui et que tout ça doit pas toujours l’arranger. Je soupire et laisse ma tête tombée contre l’îlot. On peut pas se venger tout de même ? Juste parce que ça fait du bien et ça me donne l’impression d’avoir un minimum de contrôle. Je sais c’est stupide. Je rigole toute seule, vaguement euphorique. Je suis pas sans savoir que la présence de Gabriel doit vaguement y être pour quelque chose. Et que la conversation se passe bien y est pour autre chose. Est-ce qu’elle te laisse de la bouffe dans ton frigo ? Non parce que je suis pas un chef mais j’ai survécu genre 28 ans avant de la connaitre, j’ai pas besoin qu’on me nourrisse. Je crois que je ne dois pas réellement contrôler ce que je dis. Parce que je ne dirais pas tout cela sinon. Je dirais pas toutes ces choses qui prouvent bien que je suis pas seulement une étrangère invitée par Maritza pour un piège. Mais je me rend pas vraiment compte. Je sais jamais trop où est la norme de toute manière. Puis ca fait trop d’émotion pour moi.

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 11 Avr - 23:55

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« Au moins, ma mère ne fait pas ce genre de chose.» Gabriel aurait aimé en dire autant de la sienne, mais à choisir, il préférait les pièges que lui tendait Maritza que ceux de Lilianne. Avec ceux de sa belle-mère, au moins, il n’en sortait pas avec quelque chose de cassé ou un oeil au beurre noir. Mais ça, Gabriel le garda pour lui. Parfois, il enviait les gens qui avaient de bonnes relations avec leur deux parents. Il ne savait pas si c’était le cas pour Carter. Il ne savait rien d’elle et c’était ça qui l’embêtait. Elle avait l’air de bien connaître ses parents et pourtant, c’était bien la première fois qu’il la voyait ici. Encore une fois, la petite voix casse-bonbon continua de le titiller mais il la fit taire, comme toutes les fois d’avant. Il lâcha juste « Si ma mère était comme Maritza, j’aurais sans doute moins de problèmes aujourd’hui. » en fixant le motif du plan de travail et en jouant avec le décapsuleur qui se trouvait devant lui. C’était plus une remarque qu’il se faisait à lui-même que pour Carter. Il reprit le contrôle de ses gestes et de ses émotions pour afficher un visage amical et plus engageant dans la conversation.

La question qu’il avait posé sur le travail de Carter sembla la gêner et il se demanda s’il n’avait pas été trop curieux. Surtout en voyant le temps d’hésitation qu’elle eut pour lui répondre. Merde, il aurait sans doute mieux fait de garder sa question pour lui. Les gens aimaient bien parler de leur boulot d’habitude. Sauf quand c’était un job de merde qu’on assumait pas trop. La réponse qu’elle lui donna manqua de lui faire cracher sa bière. Mercenaire ? Elle était sérieuse, là ? Genre mercenaire comme… les gens qui se faisaient payer pour faire des trucs qui frisaient l’illégalité ? Merde alors. Voilà qui n’était pas habituel. Gabriel n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer des personnes qui faisaient ce métier. Il en avait seulement entendu parler et il se doutait qu’entre ce que disait les gens et ce qui était la réalité, il y avait tout un monde. Mais il était mal placé pour juger, vu qu’il avait… fait quoi au juste ? Hein ? Cette pensée, sortit de nulle part le pétrifia quelques instants. En quoi était-il mal placé pour juger ? Il n’était qu’un assistant juridique, les lois, c’était son domaine. Il n’avait rien fait de ce genre, si ? Pourquoi il se mettait à douter de ça, maintenant ? Il secoua la tête en rebondissant sur ce que disait Carter à propos de vengeance. Il mit toute son attention dessus pour éloigner le sentiment de malaise qui le saisissait. Vous connaissez cette impression d’être complètement ailleurs ou que quelque chose ne va pas ? Elle se manifeste souvent comme une boule à l’estomac et accapare notre esprit le temps qu’on se rassure mentalement. Et bien, c’était ce que ressentait Gabriel à cet instant précis. La petite boule à l’estomac. La sensation que rien n’était normal. Ça lui arrivait de plus en plus fréquemment. Comme si un souvenir voulait remonter mais ne pouvait pas. On lui avait expliqué que ça s’appelait la dissociation et que c’était normal, étant donné qu’il avait survécu à une putain de prise d’otage il y avait quelques mois de ça. Le cerveau supprimait certains souvenirs qu’il jugeait traumatisant et c’était un symptôme typique du stress-post traumatique. Rien de plus normal, donc. Mais alors… pourquoi cette réponse ne lui allait pas ? Pourquoi avait-il l’impression que c’était autre chose à chaque fois qu’il ressentait ça ?

Se concentrer sur Carter lui permit de reléguer son trouble en arrière plan. Il lui répondit que ça n’empêcherait jamais Maritza de recommencer, parlant de cette manie qu’elle avait à envahir son appartement. Et à sa grande surprise, Carter vivait exactement la même chose. Un indice de plus qu’elle connaissait très bien Maritza. Ou du moins que Maritza l’aimait beaucoup. Jusque là, Gabriel pensait qu’il était le seul à avoir cette chance de découvrir sa belle-mère chez lui ou une preuve qu’elle était passée en son absence. Genre de la bouffe dans le frigo, par exemple. Il retint un rire en la voyant laisser tomber sa tête sur l’îlot central. Le rire de Carter était contagieux et il se joignit à elle. Quand il retrouva son calme, il répondit en poussant un soupir « On peut toujours essayer. Peut-être qu’en s’y mettant à deux, on pourrait trouver quelque chose.» La sensation de malaise qui l’avait saisi plus tôt n’était plus qu’un vague souvenir. Il grimaça quand elle parla de la nourriture dans le frigo, sans la regarder. « Ouais…» Il jouait à nouveau avec le décapsuleur, accoudé au plan de travail, son menton au creux d’une de ses paumes. Il leva les yeux vers elle. « Après… C’est parce que je suis une vraie catastrophe culinaire. J’arrive à laisser cramer le petit déjeuner quand ma cop… une de mes amies me demande de le surveiller. » Il devait vraiment surveiller les mots qu’il employait quand il parlait de Cindy. Surtout dans cet appartement. Non pas qu’il doutait de Carter pour ça, mais imaginons qu’il parle de Cindy comme étant sa copine sans s’en rendre compte devant Maritza ? Cette dernière s’imaginerait déjà le mariage et organiserait la cérémonie dans l’euphorie du moment sans laisser à son fils le temps de s’expliquer. « Sérieusement, si tu veux survivre vingt-huit années de plus, ne mange jamais ce que je cuisine. C’est juste immangeable.»

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mer 12 Avr - 9:26

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Sauf trop faire attention je lâchais une petite remarque sur ma mère. Qui était vrai : ma mère ne faisait pas ce genre de chose. Mais j’étais pas sure de devoir m’en réjouir en y pensant bien. Parce que même si là le plan de Maritza me tapait sur le système dans le fond, il y avait quelque chose de sympathique à ce qu’elle se comporte de cette manière avec moi. C’était une preuve qu’elle tenait à moi. Que Martin la laisse faire, et même je crois qu’il l’encourage parce que ça lui permet de me voir un peu plus, était tout aussi plaisant. Mais ça je m’en rendrais compte qu’une fois calmée je suppose. J’entends Gabriel répondre à ce que je n’avais pas tellement réaliser dire à voix haute et je grimace. Sa mère… Martin m’avait touché quelques mots à son sujet rapidement, sans trop s’étendre. Avant de me préciser qu’il serait très malvenu que je lui mette une balle dans la tête. Ce qui avait fini de me convaincre que je risquais d’avoir très envie de mettre une balle dans la tête de cette sale bonne femme. Il suffisait de voir l’inquiétude sur le visage de Martin et Maritza, avec un peu mélange de haine, quand ils m’en avaient parler pour comprendre. Et l’expression de Gabriel à ce moment là était toute aussi parlante. Désolé. Je ne dis rien de plus, ne voyant pas trop ce que je pouvais dire. Surement pas dire que je savais ou que je comprenais. Quelque chose me soufflait que sa réaction pourrait être un peu violente. Alors il ne me restait pas d’autres solutions que de répondre à sa question sur mon travail. Je vis bien la surprise se poser sur son visage. Même au début, j’eus peur d’y voir une forme de jugement. Parce que quelque chose me disait qu’il avait compris sans mal le sous-entendu derrière le mot mercenaire : la personne qui fait le sale travail. Ca va encore je n’avais pas dit que j’étais tueuse à gage ce qui était surement plus proche de la vérité que mercenaire. Qu’est-ce qui le surprenait ? Que quelqu’un fasse ce métier ? Ou qu’on le dise aussi ouvertement ? Généralement c’était à peu près autant la seconde option que la première qui choquait. Et après souvent c’était un “toi, tu es mercenaire ?”. Genre je suis pas un si petite format. Je suis pas très grande mais c’est que du muscle. Et.. bon ok, les escarpins que j’ai là font pas trop pensé à une tueuse en série. Ou alors le style veuve noire femme fatale peut-être. Mais bon… un sujet comme un autre sur lequel je n’avais pas envie de m’attarder et l’air perturbé de Gabriel, sans que je sache de quoi il retournait et ayant vaguement l’impression que ce n’était pas lié à la conversation, me convaincu de changer de sujet. Je proposais très vite de se venger de Maritza. Gabriel finit par me dire qu’on peut toujours essayer, qu’à nous deux on trouvera bien quelque chose. Mais il me dit qu’il penser que ça ne changera aucunement le fait que Maritza continuera de faire ce genre de plans. Et étrangement j’ai la même impression mais comme une enfant j’ai envie de faire un sale coup en retour. Des années à l’armée, ça marque croyez moi. Parce que j’avais jamais laissé une blague de mes camarades invengée. La tête posée sur le plan de travail, je demande à mon petit frère si notre belle-mère planque aussi de la bouffe dans son frigo. Je crois que dans le fond je connais déjà la réponse. Si elle me fait ça à moi, elle doit bien le faire à d’autres personnes. Il confirme rapidement et je me redresse pour écouter l’histoire qui suit. Une vraie catastrophe culinaire ? Et Maritza ne lui avait pas appris à cuisiner ? Finalement il avait peut être tout gagné ! Je note qu’il se reprend dans sa phrase et je rigole doucement. Et ta petite amie ne te fait pas trop la gueule quand tu fais ça ? Je lève un sourcils, le mettant au défi silencieusement de me dire que ce n’était sa petite amie. Parce que je n’étais pas stupide et quand on commençait pas “cop…” avant de changer pour une amie, souvent c’était pas qu’une amie. Et je serais curieuse de savoir combien d’amies restent pour le petit dej… non à tout bien y penser c’est les détails de sa vie que je n’ai pas envie de connaître. Mais je prend note, je mangerais jamais ce que tu cuisines. Je tiens à la vie. Contrairement à ce qu’on pourrait penser. Maritza n’a jamais essayé de t’apprendre à cuisiner ? Vu que c’est un peu un cordon bleu. Je suis bien placée pour le savoir : je viens ici pour la bouffe j’ai dit. Enfin aussi pour ma famille. Parce que je reconnais, d’expérience, qu’apprendre seul c’est compliqué. Mon talent culinaire s’arrête vaguement au steak-pâtes. Ca doit être pour ça que Maritza me planque de la bouffe dans le frigo. Parce que bon… j’étais pas très douée en cuisine non plus. De bonne volontée c’est sur. Mais je n’avais pas beaucoup de talents et pas mal de flemme alors je faisais rarement des trucs compliqués à cuisiner. Du coup quand un petit sauté de porc finissait dans mon frigo, je ne disais pas non. Même si l’idée que Maritza s’occupe de moi me plaisait. Je la soupçonne de faire ça aussi pour m’espionner à moitié mais bon je suppose que c’est ça la famille. Oh merde… J’ai pas dit ça ? Si j’ai dit ça. J’ai parfaitement dit ça. Faisons comme si de rien n’était Carter. Enfin je suppose parce qu’au vu de la mienne, j’ai pas tellement d’éléments de comparaison. Je rigole en avalant une nouvelle gorgée de bière. Puis je me lève de mon tabouret et comprenant que de toute manière, il avait du comprendre que j’étais plus ou moins une habituée des lieux je me dirigeais vers le frigo. Tu penses qu’elle nous a laissé genre un truc à mi-chemin entre l’apéro et l’entrée ? J’ai faim et parlais de sa bouffe n’a pas aidé.

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mer 12 Avr - 20:23

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« C’était toujours casse-bonbon quand des souvenirs pénibles remontaient en plein dans une conversation. Il détestait surtout l’air gêné que les gens avaient quand il ne contrôlait pas ce qui sortait de sa bouche à propos de sa génitrice. C’était plus fort que lui. Heureusement, après le «Désolé» de Carter, ils avaient pu rebondir sur autre chose. Mais là, ce ne fut pas les souvenirs de sa mère qui le pétrifièrent mais cette impression de malaise qu’il avait un peu trop souvent ces temps-ci. Le manque de sommeil n’aidait pas, non plus. Résultat, il produisait des blancs dans la conversation qui était pourtant agréable sans même le vouloir. Mais Carter était l’interlocutrice idéale pour ça, car elle rebondissait sur des sujets plus confortables qui pouvaient permettre à Gabriel de ne pas se laisser submerger par tout ça. Se concentrer sur Maritza la Terreur était la distraction parfaite, juste celle qu’il lui fallait.

Comme il comprenait Carter. Comme il compatissait à sa peine. Bien que le fait que Maritza s’introduise chez elle indiquait qu’elle connaissait sa belle-mère depuis plus longtemps qu’elle ne voulait le laisser croire, il comprenait combien c’était pénible. Il imaginait sans mal les yeux qui se levaient au ciel en apercevant un signe du passage de Maritza et le petit sourire de contentement en découvrant un plat déjà préparé dans son frigo. Parce que lui, c’était ce qu’il faisait. Il râlait en silence en premier lieu avant de finalement s’avérer heureux d’avoir quelque chose de comestible dans ce frigo constamment vide. Les rares fois où il pensait à le remplir, il n’achetait que le strict minium. Et surtout. Des choses qu’il n’avait pas besoin de cuisiner. La phrase sur Cindy lui avait échappé et il pensait qu’il avait réussi à se reprendre et que ça passerait comme une lettre à la poste. Mais que nenni. Gabriel devint presque écarlate - comme Jennifer devant Matt quand ce dernier lui faisait un compliment - en baissant la tête. Mais quel crétin il faisait.« Si. La bouffe avec elle, c’est sacré. Donc j’ai maintenant interdiction de m’approcher des fourneaux. Et si Maritza te demande, je n’ai personne. Sinon, elle va sauter de joie, vouloir rencontrer l’heureuse élue et elle va plus me lâcher.»  Et le pire… C’était qu’il n’exagérait pas.  Et il savait que Cindy risquerait de flipper. Etre invitée à manger par la belle-mère de son mec, ça faisait trop couple. Et l’un comme l’autre voulait éviter ce genre de choses. Peut être un jour. En supposant qu’il y ait un futur pour eux et pas simplement laisser passer les mois en restant ensemble.

« Sage décision. Ne manges pas ce que je prépares. Même moi je ne suis pas assez fou pour le faire. » Là encore, il exagérait à peine. La plupart du temps, il regardait la tronche du plat avec un air dubitatif avant de décrocher son téléphone et de commander quelque chose. Ou alors il ne mangeait pas, ce qui lui arrivait aussi. C’était souvent en fonction de son humeur. « Elle a essayé mais je suis incurable.» Il se mit à rire. « Du coup, elle essaye même plus. Quand j’ai pris mon appart’, elle craignait que je foute le feu ou que je me laisse mourir de faim. » Et il la comprenait très bien. Parce que lui aussi, il pensait qu’il allait foutre le feu ou crever de faim, voire carrément s’intoxiquer comme le dernier des crétins en ne regardant pas la date de péremption. Carter s’en sortait bien mieux que lui. Elle savait au moins cuisiner des pâtes. Il hocha la tête en buvant une nouvelle gorgée de bière. La famille ? Gabriel fronça un sourcil. Pardon ? Elle continua en disant que c’était une supposition, parce qu’elle n’avait pas d’élément de comparaison. Ah. D’accord.  « Non mais… Avec elle, tu peux pas garder tes secrets bien longtemps. J’ai essayé. Le respect de ta vie privé, c’est une notion inconnue pour elle. Les moindres prétextes sont bons pour se pointer chez toi et s’assurer que tu ailles bien. J’en ai un peu marre depuis quelques mois, là.» Tu ne dois pas rester seul, Gabriel, disait Maritza avec son accent espagnol qui ressortait, comme à chaque fois qu'elle était inquiète. Imagine que tu te perdes l’équilibre avec ta jambe ? Ça, ça avait été l’excuse numéro 1. La numéro 2, c’était Tu dois manger et comme tu n’as pas le temps de faire les courses, je dépose de la nourriture chez toi. Mais cette raison là, elle s’en servait depuis qu’il s’était installé à Hammer Bay, donc ça ne comptait pas vraiment. N’importe quelle excuse suffisait, au final. Peu importait ce qu’il faisait ou disait.

Il se décala un peu sur la gauche quand Carter s’approcha du frigo pour regarder si leur sujet de conversation préféré n’avait pas laissé de quoi manger. « Regarde. C’est fort possible, vu qu’elle a tout prévu.» Et pendant que Carter fouillait à la recherche de nourriture, Gabriel en profita pour zieuter son téléphone. « T’en prends pas à moi, mais à ta belle-mère. C’est son idée.» Disait Martin. Il leva les yeux au ciel. Mais bien sûr. Il reconnaissait volontiers que Martin se laissait faire quand sa femme avait des idées farfelues mais qui l’avait attiré dans ce piège ? Hein ? Il soupira en commençant à taper sa réponse. Bon, il allait faire un effort pour ne pas se montrer désagréable. « Te fatigue pas, c’est bon. Carter est sympa. » Répondit Gabriel. Il rangea son téléphone dans sa poche, attrapa une nouvelle fois sa bière et se tourna vers Carter pour lui demander « Tu trouves ?» A l’instant où il termina sa question, la lumière de la cuisine clignota une fois, puis deux, avant de s’éteindre. Celle de la cuisine mais également celle du salon et du frigo. Ils étaient seulement éclairés par les lumières de l’extérieur. Gabriel soupira en extirpant son téléphone une nouvelle fois. « Putain…» Il chercha l’application qui permettait au flash de son appareil photo de faire lampe de poche et l’activa. « Ça doit être les plombs, je vais vérifier. » Comme s’ils avaient besoin d’une panne de courant maintenant.



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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mer 12 Avr - 23:14

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Je demande à Gabriel s’il ne se fait pas pourrir par sa petite amie quand il fait cramer le petit dej. Parce que j’imagine rapidement si quelqu’un fait cramer ma bouffe au petit matin, je vais pas du tout être de bonne humeur. Genre même je pourrais taser quelqu’un pour ça. D’ailleurs Gabriel confirme rapidement que sa copine n’avait pas du tout apprécié. Ah bah si en plus la bouffe c’est sacré je n’eus pas besoin d’attendre pour comprendre qu’il n’avait plus jamais eu le droit d’approcher des fourneaux le matin quand sa copine était là. Je rigole doucement. En même temps, je peux comprendre. Si elle lui avais juste demander de surveiller la cuisson, surement pendant qu’elle allait se préparer à aller travailler ou quoi. En même temps, elle bouffait quoi le matin pour avoir besoin de surveiller la cuisson. Elle pouvait pas se contenter de biscottes avec de la confiture comme tout le monde. Non mais quelle nana compliquée qu’il doit avoir là. Je suis pas folle, je vais rien dire à Maritza. J’aimerais pas qu’on me fasse ça. Bon déjà pour cela, il faudrait que j’ai quelqu’un ce qui n’était pas le cas et me mettait donc totalement à l’abris qu’on me fasse le coup. Mais imaginez une seule seconde que… Pwah ! Déjà que Maritza m’avait fait toute une scène quand un ami de l’armée avait passé la nuit chez moi alors qu’il était de passage en ville et qu’il ne s’était absolument rien passé. Brrrrr ! Je frissonnais à l’idée qu’elle découvre que j’avais quelqu’un pour plus d’un nuit. Mais bon, moi en couple… non, on avait qu’à dire que ça n’arriverait pas. Dans mon métier, c’était pas vraiment le truc de base et j’en étais assez satisfaite pour le moment on va dire. Très sérieusement, je confirme à Gabriel que je ne mangerais jamais ce qu’il cuisine. Mais je suis pas sure qu’il cuisine de toute manière donc je prends pas trop de risque de manger quelque chose par accident. Et puis de toute manière, je suis pas sure qu’on se revoit prochainement. Enfin qu’il me revoit, moi je le reverrais parce que je… tain c’est un peu glauque en fait. Je rigole quand il me confirme que Maritza a bien essayer de lui apprendre à manger. J’en étais certaine ! Elle n’aurais pas pu laisser passer ça. Fallais qu’elle essaye. Et visiblement, elle a sacrément bien rater. Pour que la copine de Gabriel lui interdise de cuisiner le matin. Je rigole en imaginant la situation J’ai encore jamais foutu le feu à rien du tout, sauf des cigarettes. Et pourtant je cuisine tous les jours ! Alors y a pas de raisons que tu ais moins de chance que moi. Parce que la chance n’est certainement pas ma première qualité. Tiens c’est quoi ma première qualité ? Aucune idée mais la maladresse doit être assez haut dans la liste. C’était d’ailleurs parce que j’étais extrêmement maladroite que je plaçais le mot famille dans la conversation. Avant de réussir à me reprendre et dire que je supposais que la famille était comme ça. Gabriel ne sembla pas remarquer et enchaina en racontant que Maritza était décidément une sacrée fouineuse. La majeur partie de mon taff consistant à observer mes contrats, je peux confirmer qu’un secret ça se garde pas longtemps. Bon courage pour garder ta copine loin de Maritza. Je vais fouiller dans le frigo sur conseil de Gabriel. J’attrapais quelques plats pour regarder ce que je trouvais. Hum, des petits cookies salés. J’étais entrain entrain de sortir le bol du frigo quand je me retrouvais dans le noir avec un bruit. J’aurais du comprendre que les plombs sautés. Je lâchais le bol et attrapais mon arme glisser à ma taille instinctivement. J’entendis Gabriel juré et me dire que ce n’était que les plombs. Qu’il allait vérifier. Je tentais de réguler ma respiration en me rattrapant à l’îlot central, marchant au milieu des débris de verres sans trop y faire attention. Je posais mon arme sur le plan de travail et sortais mon téléphone. Je comptais rapidement le numéro de Martin mais c’est Maritza qui décroche. Carter ? J’accepte de venir manger et… bordel Maritza ! Je l’entends rire au téléphone mais moi ça me fait pas rire. Les plombs ont sauté et… merde Maritza. Je vois Gabriel revenir dans la pièce et regardais l’arme poser sur le plan de travail. J’ai pété un de tes bols. Et je compte repartir avec le whisky. Pour me noyer dans l’alcool après vos plans foireux. Je raccroche aussi sec. Je tourne la tête vers Gabriel et je grimace. Désolé c’est juste que… bwah ex-militaire et les plombs qui sautent c’est pas top on va dire. Et du coup y a plus de cookie salé. Enfin ils sont aux morceaux de verre. Je tends la main et vérifie qu’elle ne tremble plus. Je récupère mon arme que je reglisse dans ma ceinture. Tu sais où sont ranger les balais ? Je vais nettoyer.
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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Lun 17 Avr - 18:12

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« Bon courage pour garder ta copine loin de Maritza.» qu’elle disait. Clair qu’il lui en faudrait du courage. Et pas qu’un peu. Il y avait une possibilité qu’elle soit déjà au courant qu’entre Cindy et lui, c’était plus que de l’amitié depuis un bon moment. Peut-être qu’elle le savait et pour éviter qu’encore une fois, ça ne vire au conflit avec un Gabriel qui lui disait poliment de se mêler de ses oignons. Il préférait ne pas réfléchir à ça. Pas besoin de davantage de prise de tête. Il était en train de demander à Carter si elle trouvait son bonheur dans le frigo quand les plombs sautèrent. Un juron s’échappa de ses lèvres alors qu’il cherchait de quoi s’éclairer. Il sursauta néanmoins en entendant un énorme fracas juste à côté et le faisceau de la lampe de son téléphone éclaira les débris d’un bol en porcelaine et des morceaux de ce qui étaient sans doute des cookies. Le bruit qu’avait fait le bol en rencontrant le sol avait fait accélérer sensiblement son rythme cardiaque. « Merde ! ça va ? » demanda-t-il à Carter avant de s’éloigner de quelques pas. Il garda le faisceau de la lampe baissée, pour ne pas aveugler la blonde. Lâchant une seconde fois qu’il allait vérifier, il s’éloigna en direction de l’entrée, la laissant dans la cuisine non sans une pointe d’appréhension.

Il connaissait ce genre de réaction, bien plus qu’il ne le voudrait. S’éloigner lui éviter de se voir lui-même en regardant Carter. Il mobilisa son attention dans la recherche du compteur. Il avait déjà vu son père regarder dans le boîtier. Il en connaissait donc l’emplacement. Il l’ouvrit avec précaution, observant les fusibles pour trouver le problème. Sauf qu’il n’y avait aucune anomalie visible. Enfin, difficile de savoir d’où ça pouvait venir, puisqu’il ne connaissait pas assez le compteur de l’appartement de ses parents pour localiser la source de la panne. Pris d’un doute, il ouvrit la porte d’entrée pour regarder dans le couloir. A part les néons qui indiquaient les sorties de secours, il n’y avait aucune lumière. Cela voulait probablement dire que la panne était générale dans l’immeuble. Le meilleur moyen de s’en assurer serait de frapper chez les voisins pour leur demander mais... Il n’allait pas faire ça. Il préférait s’en remettre à sa première impression.  Non sans lâcher un énième soupir, Gabriel referma doucement la porte. La voix de Carter parvenait à ses oreilles de là où il se trouvait. Elle parlait à quelqu'un au téléphone. Revenant vers la cuisine sans solution à proposer pour rétablir le courant, Gabriel s'aperçut qu'elle téléphonait à Maritza. Il garda le silence, en avançant doucement. La lampe du téléphone éclaira quelque chose qui lui avait échappé la première fois.

Une arme. Une putain d'armes. Elle avait sérieusement sorti son flingue et l'avait posé sur le plan de travail. Il resta figé un instant, sans pouvoir quitter l'arme des yeux. Il ne ressemblait pas à ceux qu'il avait eu sous les yeux pendant des heures quand il se trouvait au Pegasus mais il avait le même potentiel mortel. Il déglutit, serrant davantage les mâchoires pour contrôler le tremblement qui commençait à le saisir. Il devait rester de marbre, pour ne pas attirer les questions.

Il ferma les yeux, compta mentalement jusqu'à dix en se répêtant qu'il n'y avait aucun danger dans cette pièce. Ou pas. Après tout, il ne connaissait pas vraiment Carter. Il ne savait pas qui elle était. Elle avait de bon contact avec ses parents, ça devrait suffire, non ? Non. Non, ça ne suffisait pas. Pas dans le cas où elle s'était pointée ici, avec une arme. Et qu'il se retrouvait seul avec elle, dans un immeuble plongé dans le noir. Les mots restèrent coincés dans sa gorge quand Carter raccrocha à la fin de l'échange qu'elle avait eu avec Maritza - était-ce bien Maritza au bout du fil, hein ? - et en voyant sa réaction, s'empressa d'expliquer. Ex-militaire - était-ce vrai, ça aussi ? - plus plombs qui sautaient, ça provoquait chez elle quelque chose qu'elle qualifiait de pas top. Un rire nerveux s'échappa de la gorge de Gabriel qui commençait à ressentir le même malaise qui l'avait saisi plus tôt.  

Il détacha enfin les yeux de l'arme au prix d'un dur effort et battit des paupières pour essayer de reprendre contact avec le monde réel. Le monde réel où un canon d'arme pointé dans sa direction n'était plus qu'un souvenir. Un souvenir marquant, certes, mais un souvenir. Sa jambe commençait à lui faire mal, à l'endroit précis où la balle l'avait traversé. Voilà bien des jours qu'il ne ressentait plus de douleur à cet endroit mais la vue de l'arme avait réveillé ça. On sous-estimait beaucoup l'impact du cerveau sur de vieilles douleurs passées. Et Gabriel, qui jusque là n'avait jamais eu à en faire les frais, s'en rendait tout particulièremet compte. Il secoua la tête, ignorant cette blessure et avança jusqu'à Carter, qui avait récupéré son arme. « Dans le placard sur ta gauche. Je vais t'aider. »

Il garda la lampe braquée sur Carter qui fouillait à la recherche d'un balai. « C'est une panne générale, au fait. Maritza doit garder des bougies dans le salon. J'irais les chercher après. » Il aida ensuite Carter à rassembler le plus possible de débris. Evidémment, ça aurait été plus facile s'ils avaient une lumière plus puissante que celle de son téléphone. Mais on faisait avec ce qu'on avait, pas vrai ? « Je crois qu'on ferait mieux d'attendre que le courant revienne. » il parlait avec une voix calme, mais il n'arrivait pas à s'ôter de la tête que Carter avait une arme sur elle. « Hum... ça te prend souvent de te pointer à un repas avec une arme ? » demanda-t-il sur le ton de la plaisanterie.  Là, il donnait l'impression d'être détendu même s'il ne l'était absolument pas. Quelque part, savoir qu'elle avait apporté son arme dans l'appartement de ses parents ne lui plaisait pas vraiment. La maison de Maritza et Martin, Gabriel l'avait depuis longtemps associé à l'endroit où il pouvait se sentir en sécurité. Et savoir que Carter avait... bref, ça gâchait un peu l'image "havre de paix".

Il prit sur lui pour ne pas être désagréable. Après tout, si elle était bien ancienne militaire, comme elle disait - pourquoi en douterait-il ? Fichue parano - elle devait avoir ce genre de stress post-traumatique qui habitait certains soldats. Et ça, il n'avait aucun mal à le comprendre. Quand on voyait l'état mental avec lequel il était sorti du Pegasus, il comprenait que vivre ce genre de chose au quotidien devait laisser des sequelles bien plus importantes. Et ça, il le respectait. Oh oui, il le respectait. C'était juste le fait de savoir qu'une arme était à quelques centimètres de lui qui le rendait nerveux.  « T'es pas obligée de m'en parler, si tu ne veux pas. Après tout, on se connait à peine, donc je dois probablement être la dernière personne avec qui t'as envie de partager ça. » Il se redressa pour balancer le peu de débris qu'il avait réussi à rassembler dans la poubelle. Il se sentait obligé de devoir expliquer la réaction qu'il avait eu devant l'arme de Carter. Soupirant, il se tourna vers elle, fixant le sol. « C'est juste que... les armes me rendent nerveux. » Une explication simple, claire et dont il n'avait pas besoin d'en dire plus. Les gens nerveux en présence de flingue, ça courrait les rues. Carter n'avait pas besoin d'en savoir davantage.



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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Lun 17 Avr - 23:13

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Je raccroche au nez de Maritza avec humeur. Parce que je sens encore tout mon corps trembler de peur. Parce que c’est la merde. Parce que je suis nulle pour gérer mon PTSD. Je le sais très bien. Et sortir une arme dans la maison de mon père devant mon petit frère. C’était la merde. Je le savais bien. Alors je m’excusais, je bredouillais quelque chose sur le fait que j’étais une ex-militaire et que voilà, les plombs avaient sauté et que c’était la merde. Et voilà. J’attrapais mon flingue dans mon pantalon. Et je lui demandais où je pourrais trouver de quoi nettoyer mes conneries de saladiers qui a fini par terre. Placard gauche. J’inspire un grand coup et me retourne pour ouvrir la porte du placard. Je soupire en attrapant le balais et la balayette. Je reste toutefois immobile en inspirant à nouveau. Et dans ma tête, je répète cette petite phrase ou plutôt suite de mots qui me permet de tenir le coup quand ça va pas. Timote, Jason, Gabriel, Martin, Maritza Et je recommence encore et encore. Je l’entends me signaler que c’est une panne générale de courant. Et merde, c’est la merde. Je regarde ma main et j’essaye de vérifier qu’elle ne tremble pas. C’était mieux. Pas beaucoup mieux mais c’était mieux. Timote, Jason, Gabriel, Martin, Maritza Gabriel vient m’aider à ramasser tous les morceaux et je tente de me contenir comme je peux mais j’ai peur de la crise qui pourrait venir. Je dis pas non aux bougies franchement. Je supportais pas mal le noir d’habitude. Enfin pas plus ou moins bien que quelqu’un qui n’a pas fait l’armée. Parce que forcément se déplacer dans la cuisine dans le noir c’était jamais franchement top. Mais j’éteignais la lumière tous les soirs pour dormir. Je faisais tout comme il fallait pour quelqu’un de normal. J’avais pas peur du noir. J’avais peur des plombs qui sautent. J’inspire un grand coup à nouveau. Timote, Jason, Gabriel, Martin, Maritza Je hoche la tête quand il me dit qu’on ferait mieux d’attendre le retour de la lumière. Tu as dit que les bougies étaient dans le salon ? On pourrait donc rejoindre le salon avec nos bières. Mais il pose ensuite la question que je sentais venir depuis un moment. Inspire Carter. Expire Carter. Timote, Jason, Gabriel, Martin, Maritza Inspire. Expire. Entre chaque nom. Inspire, expire. Désolé, je voul.. Rapidement, il rajoute quelque chose me laissant pas finir ma phrase et je souris. C’était bien le fils de Martin. Et surement aussi bien le fils de Maritza même s’ils n’avaient pas d’adn en commun. Effectivement on se connaissait à peine mais ça ne me gênait pas. C’était en parler tout simplement en parler qui pouvait poser problème. Euuuuh… j’aimerais te dire que non mais je sors jamais de chez moi sans, ou presque. Désolé. Je voulais pas te mettre mal à l’aise. Je me redresse et ouvre le frigo, éclairant rapidement la pièce. J’attrape deux bouteilles de bière. Direction le salon. Je trouve rapidement le canapé. Et je m’y pose comme un tas avant de décapsuler les deux bières et de lui en tendre une. Je… je suis désolée réellement. Ton père m’a dit pour le Pegasus, j’aurais dû… j’aurais pas dû sortir mon flingue. C’est juste que… Je soupire et je porte la bière à mes lèvres. Je suppose que tu te sens plus à l’aise sans la présence de l’arme non ? Doucement, je sors mon arme et j’en retire le chargeur. Je le pose en évidence sur la table, à distance des bougies que Gabriel a allumées pendant que je nous servais les bières. C’est probablement stupide mais je porte une arme depuis mes 18ans. C’est un peu comme porté des sous-vêtements pour moi. Je rigole de la comparaison. Mais j’aurais pas dû, je suis vraiment désolée. C’est juste que… A l’armée, généralement, quand les plombs sautés c’était… très mauvais signe. Et la dernière fois que la lumière s’est soudainement éteinte chez moi, on a essayé de me tuer. Du coup… c’est comme un réflexe et je… je voulais pas te faire peur. Je soupire. Je suis vraiment une grande sœur merdique. Martin m’aurait dit que tu serais là, je serais venue sans. Non à vrai dire, je ne serais pas venue et c’est pour ça qu’ils m’ont pas dit que tu serais là. Ca fait un an que je leur fais le coup. Je rigole, nerveusement, tout en buvant une nouvelle gorgée. J’étais un cas désespéré.
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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 18 Avr - 11:49

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« C'était... marrant. Enfin, marrant, non. Ce n'était pas vraiment le mot. C'était une situation qui de l'extérieur pourrait paraître assez drôle. Gabriel avait peur des flingues et Carter en amenait un à un repas. Le pire, c'était que sans cette maudite panne de courant, et bien... il ne l'aurait jamais su. Ils auraient continué à discuter tranquillement, en échaffaudant des plans de vengeance et en sirotant des bières. Mais maintenant, ce n'était plus la même ambiance. Carter tremblait et n'était pas dans son état normal. Gabriel se retenait de trembler et était très loin d'être dans son état normal également. Basculer au salon semblait une bonne idée. Ils ne pourraient pas ramasser plus de débris qu'ils ne l'avaient déjà fait sans davantage de lumière de toute manière. Il ne manquerait plus que l'un d'eux se coupe pour améliorer la super ambiance de rigolade qui régnait dans l'appartement. Grosse, grosse ambiance, donc.

Elle ne sortait jamais sans son flingue ? Okay. Au moins, elle était honnête. Il la suivit dans le salon, gardant ses questions pour lui. Il tenta de se souvenir où les bougies étaient planquées. Il les trouva au bout d'un moment. C'étaient celles que Maritza utilisait pour le yoga mais tant pis. Il lui en rachèterait d'autres. Il les alluma avec le briquet qu'il conservait dans sa poche en permanence et il les disposa sur la table basse. Ce n'était pas l'énorme feu de joie qui allait éclairer tout l'appart mais c'était suffisant. Suffisant pour qu'il se sente mieux à la vision des minuscules flammes. La tension qui nouait ses épaules se relâcha au fur et à mesure. Il ne savait pas si c'était l'effet relaxant des bougies, le fait d'avoir un peu de lumière ou juste le résultat qu'il obtenait quand il regardait les flammes. C'était comme s'il se sentait davantage dans son élément.

Il se redressa, quittant la position inconfortable qu'il avait adopté pour allumer les bougies et se plaça sur un fauteuil à côté, en saisissant au passage la bière que Carter lui tendait. Il baissa la tête sans dire un mot quand elle s'excusa pour l'arme. Ouais bon, elle ne pouvait pas savoir qu'il était... Ah bah si. Martin l'avait prevenue. Hu. Il porta sa bière à ses lèvres en gardant le silence. Il s'en voulait un peu pour sa réaction. Il était censé aller mieux depuis le temps. Et pourtant, non. Il se retrouvait tétanisé à la vue d'une arme. Elle sortit son flingue, en retira le chargeur et le posa bien en évidence sur la table. Il se fit violence pour ne pas le fixer. Et se remit mentalement à compter jusqu'à dix en se répêtant toujours la même phrase. Tout va bien. Il se concentra sur la voix de Carter, tournant la tête vers elle et excluant l'arme de son champ de vision. Elle s'excusa, expliqua sa réaction, s'excusa encore et... Quoi ? Gabriel haussa un sourcil. On avait essayé de la tuer... chez elle ? Qu'est-ce que... Gabriel balaya les excuses de Carter d'un geste de la main.  « C'est rien. Vraiment. C'est juste une réaction stupide. Le retour à la vie normale, tout ça, ça s'avère plus compliqué que je ne le pensais et... Vraiment. T'as pas à t'excuser. C'est moi le putain de problème, pour changer » Un rire nerveux. Il aurait bien voulu revenir sur ce qu'elle avait dit plus tôt, sur la tentative de meutre à laquelle elle avait échappé. Mais ce n'était pas raisonnable. Après tout, il ne voulait pas reparler du Pegasus. Donc il ne pouvait pas demander à Carter de faire ça, si ?  Il tendit à nouveau l'oreille sur ce qu'elle disait. Elle ne serait pas venue si elle avait su qu'il était là ? Comment ça ? Un an qu'elle leur faisait le coup ? Hein ? C'était quoi ce délire ? « Com.... Comment ça, un an que tu leur fait le coup ? » La voix interieure qui lui avait soufflé que quelque chose ne tournait pas rond depuis le début se manifesta à nouveau. Et cette fois, il y prêta attention.

Il repensa à tous les détails qu'il avait eu sous les yeux depuis le début. Elle connaissait ses parents. Elle le connaissait lui alors qu'il ne la connaissait pas. Elle s'entendait suffisament bien avec Maritza pour que cette dernière lui fasses des coups fourrés et se pointe chez elle comme elle le faisait avec lui. Elle disait que Martin connaissait sa mère. Les pièces du puzzle commençaient à s'emboiter. Il la fixa de nouveau, marqua un silence et...  « Qui es-tu, exactement ? »

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 18 Avr - 23:55

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Je regarde Gabriel allumer les bougies et je vois tout de suite la ligne de ses épaules se détendre. J’aimerais pouvoir en faire autant mais j’en suis incapable. J’aurais aimé être capable de me calmer. J’aurais aimé trouver quelque chose d’aussi efficace sur mon stresse post traumatique. Timote, Jason, Gabriel, Martin, Maritza Pour essayer de détendre la situation comme je le pouvais je sortais mon arme pour en retirer le chargeur et la rendre inoffensive. Instinctivement, je range tout de même l’arme vide à ma ceinture. Ca me donne un léger sentiment de sécurité. Je tente de me justifier. C’est stupide je sais. Je suis une putain d’ex-militaire. Je suis une putain de mercenaire. Je suis une incarnation de la violence dans mon doigt qui appuie sur la gachette parce que je me contiens d’aller tuer à mains nues. Je suis un foutu danger public. Un foutu danger publique paranoïaque qui souffre de stresse post traumatique. Super mélange ! Le nouveau cocktail à la mode. Bon ok, c’est pas top ça. Mais voilà, j’essaye de faire comprendre à Gabriel que ce n’était pas contre lui. Que c’était plutôt une sorte de réflexe. Que je portais tout le temps une arme. Que j’en portais depuis que j’étais majeur. Que c’était un peu comme mes sous-vêtements, je sortais pas sans. Ok, super comparaison. La plus sexy de l’univers. J’espère pour lui qu’il a pas l’esprit trop imaginatif sinon sa petite copine risque de passablement de me détester avant même de me rencontrer. Il tente de me rassurer et je grimace en rigolant. Le retour à la vie normal ? Je ris jaune. Il était réellement mignon d’y croire. Vraiment trop naif aussi. Y a pas de retour à la vie normal quand tu t’es pris une balle Gabriel. Y a juste des gens qui s’en sortent mieux que d’autres. J’aurais peut-être pas du lui dire cela. Je ne suis pas sure que cela va réellement le rassurer ou l’aider. Mais c’était la vérité et il méritait la vérité non ? C’était mon frangin après tout. Si tu es le problème alors moi aussi je le suis. En fait, je le suis que tu le sois ou pas. Mais j’ai l’habitude. Le problème c’est que je ne m’arrête pas là. Je continue de m’excuse en lui expliquant que j’aurais su qu’il était là, j’aurais pas amener mon arme. Puis j’avouais que je ne serais pas venue à vrai dire si j’avais su. Que ça faisait un moment que je décommandais à chaque fois que Martin me faisait le coup. Et là je vois que je suis allée trop loin. Parce que je vois la surprise sur son visage quand il relève que ça fait un an que je fais ça. Et il me regarde fixement avant de me demander qui je suis. Je suppose que je peux pas juste ré-avaler ce que j’ai dit ? Je grimace mais je suis sure qu’il va pas me laisser ravaler ma phrase de trop. Martin veut nous présenter depuis un an. Et je… je… Je passe une main dans mes cheveux et je porte ma bière à mes lèvres. J’avale la gorgée difficilement. Je suis la fille de Martin. Bim. Bam. Boum. Je repose ma bière et me lève soudainement, cherchant ma veste du regard. Je frotte mes mains sur mes cuisses, super mal à l’aise et toujours secouée depuis que la lumière était off. Désolé. T’as surement pas envie d’entendre ça. Personne a envie de… bordel. Je suis désolé. Je… je vais y aller. Je te gênerais pas plus longtemps. C’était… sympa.
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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mer 19 Avr - 1:05

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Pas de retour à la vie normale quand on s'était pris une balle. Au moins, ça avait le mérite d'être clair et honnête. Cela changeait du baratin habituel qu'on lui sortait. Comme quoi, il irait mieux avec le temps, qu'il finirait par reprendre une vie on ne pouvait plus normale. Comme si c'était possible.  C'était visiblement l'expérience d'ex-militaire de Carter qui parlait. Et elle savait de quoi elle parlait. Elle avait dû voir des trucs vraiment moches avant. Entre ça et le fait qu'on ait tenté de la tuer chez elle, aussi. Gros - très gros détail - sur lequel il préférait ne pas rebondir.  Elle disait qu'elle était un problème aussi. Ils étaient deux problèmes. Parfait. Deux problèmes, souffrant de stress post-traumatique dans un appartement plongé dans le noir hors de la zone éclairé par les bougies. Une situation tout ce qu'il y avait de plus plaisante. Sacré sens de l'humour, ce hasard, haha.

Mais il y avait des mots dont le sens lui échappait. Des pièces d'un puzzle qui se mettait en place. Des indices dissiménés ici et là et qui mis bout à bout formait un tableau un peu plus complet. Un an ? Un an qu'elle faisait le coup de ne pas venir ? Elle voulait dire quoi, par là, exactement ? Il finit par poser la question, la question qu'il retenait inconsciemment depuis que Carter avait passé la porte d'entrée. Il avait tout ce qu'il fallait sous la main pour arriver lui-même à la conclusion. Il avait juste fallu qu'on lui donne le coup de pied aux fesses nécessaires pour que le cerveau se mette en marche. Et maintenant que l'idée était implantée dans sa tête, il ne pouvait pas voir une autre réponse que celle qu'il attendait. Carter grimaça en demandant si elle ne pouvait pas ravaler ce qu'elle avait dit. Il secoua la tête, la fixant cette fois avec l'expression la plus sérieuse du monde. Il n'aimait pas ça. Mais alors pas du tout. Martin voulait les présenter depuis un an. Pourquoi ?

Et la réponse tomba. Sans appel. Comme un couperet. Gabriel se figea. Quoi ? La fille de Martin ? Ce qui voulait dire que... Sois pas con, Gaby. Tu sais très bien comment ça fonctionne. T'es une bille en biologie mais quand même. Un an ? Un an qu'ils le savaient ? Un an qu'ils étaient au courant et personne n'avait eu la décence de lui dire ça ? Il serra sa bière dans sa main en fermant les yeux. Putain de... Ils étaient tous sérieux, là ? Il fallait qu'on lui apprenne ça, ce soir ? Alors qu'un simple coup de fil aurait suffit. Genre, il savait pas lui, mais un « HEY ! Fiston, faut que je te dises, t'as une soeur. Elle s'appelle Carter. Voilà voilà. Bisous. » leur aurait évité tellement d'effort. Et une perte de temps considérable. Cela faisait un an qu'ils tentaient de les faire se rencontrer. Pas étonnant que Maritza ait pris des mesures radicales. Ce n'était pas pour autant qu'il ne leur en voulait pas. A tous les trois. Tous autant qu'ils étaient. Ils avaient volontairement choisis de le laisser dans l'ignorance. Il rouvrit les yeux et redressa la tête en entendant un mouvement. Carter se barrait. Genre, voilà, elle avait posé sa bombe et elle se cassait. Sa... soeur. Sa sœur se cassait.

C'était tellement... incroyable. Inconcevable, même. Toute sa vie, Gabriel avait pensé qu'il était enfant unique, jalousant même Ezra d'avoir un frère et une soeur. Il avait grandi en étant persuadé qu'il n'y avait que lui et que c'était pas plus mal. Parce que honnêtement, le mélange Vakarian-Deaver était loin d'être quelque chose de fantastique. Il donnait Gabriel, handicapé socialement, avec six premières années de merde à grandir avec une pauvre tarée pour mère. Gabriel, pas foutu de s'exprimer convenablement, ni d'avoir un comportement normal. Et à présent, il avait vingt-six ans et on lui apprenait seulement maintenant qu'il avait une soeur. Comment était-il censé réagir, bordel ? Sauter de joie en sachant qu'on lui avait dissimulé ça pendant un an ? Non. Il ne sautait pas de joie. Il leur en voulait. Oh ça, oui.

Mais laisser partir Carter ? Vraiment ? Non. Hors de question. Il se leva alors qu'elle avait atteint la porte d'entrée. « Attends ! » Et pour lui dire quoi, exactement ? Bienvenue dans la famille ? Lui même, il n'y croyait pas à ces conneries.  « Tu peux pas me dire ça et te barrer comme une voleuse ! » Il se passa une main dans le désordre que formait ses cheveux. Carter était blonde aussi. Est-ce que ça venait de sa mère ? Ou de leur père ? Gabriel ne ressemblait pas à Martin physiquement, à son plus grand désespoir. De ce côté là, la génétique s'était bien foutu de sa gueule. Physiquement, il était plus proche de la personne qu'il détestait le plus sur terre. Il soupira, se raccrochant désespérement aux choses qu'il connaissait.  « J'veux dire... Okay, t'es ma soeur et après ? On fait quoi ? On rattrape le temps perdu ? On... » Encore une situation où il perdait le contrôle de ses émotions. Le calme que lui avaient procurés les bougies s'envola en une fraction de seconde. Il était totalement perdu. Ses pensées s'embrouillaient, ses sentiments se mélangeaient. En somme, un beau bordel. Derrière lui, il ne s'en rendit absolument pas compte, mais une des bougies qui tronaît sur la table eu, durant une fraction de seconde, une flamme plus grosse que les autres avant de reprendre une taille normale. Mais comme il avait les yeux rivés sur Cart... sur sa soeur, il ne le voyait pas.

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mar 25 Avr - 12:34

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Je venais de lâcher une bombe, au sens figuré dans le genre la nouvelle que je venais de lâcher faisait l’effet d’une bombe, si ce n’était pire. A vrai dire j’en avais lâché deux, la première étant d’expliquer à Gabriel avec une vérité dure et frappante que sa vie ne serait plus jamais pareil maintenant qu’il s’était fait tiré dessus. C’était la vérité la plus simple mais c’était le genre de vérité dont on se passerait bien. Comme la seconde que je venais de lui dire formulant cela de la manière la plus simple que je pouvais, posant sur la table l’évidence que j’étais surprise que mes nombreuses gaffes n’aient pas vendues avant. Je m’excusais presque aussitôt et tentait de m’échapper. Parce que je me souvenais comment j’avais réagis quand j’avais fini par découvrir, arrachant l’information à ma grand-mère qui m’avait déjà reniée à l’époque, que mon père n’était pas un militaire mort en mission comme ma mère me l’avait dit gamine. Non mon père n’était pas mort mais bien en vie et totalement ignorant de mon existence vu que ma mère lui avait caché sa grossesse. Mon père s’appelait Martin Vakarian et était devenu une des personnes que j’aimais le plus depuis, l’une des rares personnes à qui j’étais réellement attachée. Oui, je comprenais alors plutôt bien ce que ça pouvait faire. Parce que je me souvenais aussi avoir découvert l’existence de trois de mes frères quand je me croyais fille unique et cela m’avait un peu marqué. Jason et Tim, encore si petits et si fragiles. Et Gabriel avec qui la vie semblait pas avoir été très sympathique non plus. Oui je comprenais l’effet que ça pouvait lui faire et c’était pour ça que je m’excusais avant de commencer à partir. Bon d’accord, je ne partais pas : je fuyais. Je fuyais parce que je n’avais pas envie d’assumer les conséquences de ce que je venais de dire. Je reposais ma bière, j’attraper le chargeur de mon arme ainsi que ma veste dans un coin. Je prenais pas la peine d’aller chercher ma bouteille de whisky. J’avais soudainement besoin d’air. Besoin de quelque chose de familier qui me rassurerait. J’avais besoin de sortir de cette pièce bien trop silencieuse. Je ne m’étais attendue à rien, persuadée que je ne dirais jamais à Gabriel la vérité. Et voilà qu’en quelques minutes en sa présence, il m’avait fait avouer la vérité. Et ne réagissait pas. Et j’étais paumée tout autant que lui. Sa demande de m’arrêter me stoppa nette, comme un coup de poing. Je pivote vers lui et un léger rire s’échappe de mes lèvres quand il me dit que je ne peux pas faire ça. Crois moi Gabriel je peux. Je n’ai pas parlé très fort parce que j’ai tout de même un peu honte de mon comportement. C’était pas ma faute si j’étais câblée comme cela. C’était pas ma faute si j’étais une handicapée social bordel de merde. Il se met à me poser des questions et je le regarde faire, gagnée par la panique. Si bien que je finis par fixer la flamme derrière lui qui grossit et rétrécit. J’inspire un coup. Par définition, le temps perdu se rattrape pas tu sais ? Je tente de sourire mais je dois plutôt faire une grimace. Je soupire à nouveau et reposant ma veste je le contourne pour aller attraper ma bière que je porte à mes lèvres. Franchement, je sais pas ce qu’on doit faire. C’était pour ça que… laisse tomber. Je sais pas… Euh, tu dois avoir des questions ? Je hausse les épaules. J’en avais pleins quand j’ai appris que Martin était mon père. Du genre des centaines oui. Je me souvenais que j’étais arrivée ici dans le courant de l’après-midi et que Maritza nous avait forcé à aller dormir bien tard dans la nuit. Des questions stupides, pas des vraies questions. Et j’en ai eu beaucoup aussi quand il m’a annoncé que j’avais un frère. Alors si tu en as vas-y. Je me laisse retomber sur le canapé. Je suis contente qu’il m’ait retenu. Et après je crois que… je pense que Martin et Maritza veulent qu’on fasse connaissance. Même si… quoique non, on m’aurait laissé le choix je suis pas sure qu’on aurait un jour fait connaissance. Désolé. C’était le moins qu’on puisse dire. J’étais pas la grande soeur parfaite. J’étais même surement la pire qu’il n’aura jamais. Enfin la seule qu’il aura mais la pire sur qui il aurait pu tomber quoi.

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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mer 10 Mai - 23:22

Sometimes life is messy
EXORDIUM.
Le temps perdu ne se rattrape pas. Il avait presque envie de rire, là. Elle était en train de faire de l’humour pour désamorcer la situation ? Ou c’était lui qui ça absolument marrant qu’elle utilise une définition ?  Et à la limite, il s’en foutait. Il s’en fichait de ça. Il ne pouvait rien faire d’autre que de fixer celle qui venait de lui annoncer qu’elle était sa soeur et qui était sur le point de se barrer comme une voleuse, en le laissant planté là, avec des questions plein la tête et de la colère envers son père qui lui avait caché cette révélation pendant un an. Un an, bordel.  Ce n’était pas un petit secret qu’il apprenait, il était question de sa famille. On ne balançait pas ça à la tête de quelqu’un avant de partir. S’il avait des questions ? Il secoua la tête en lançant un « Ou… Oui !» pendant que Carter haussait les épaules, comme si ce n’était qu’un insignifiant détail. Bien sûr qu’il avait des questions à poser. Il venait de découvrir qu’il avait une soeur, ce n’était pas rien.

Inutile de préciser que c’était le bordel dans sa tête. Le mot bordel était l’euphémisme du siècle, d’ailleurs.  C’était le chaos. Il voyait tout ce à quoi il se raccrochait s’effondrer, petit à petit, morceau par morceau. Balancé dans un océan, avec des repères dysfonctionnels. A croire qu’il n’y avait que sa relation avec Cindy qui était aussi claire, la foutue ironie en passant, quand on savait le temps que ça avait pris pour qu’ils arrêtent de se tourner autour et nier l’évidence. Comment était-il censé de garder pied avec tout ça ? La révélation de Carter était sans doute celle de trop, à un point où Gabriel ne savait plus utiliser le masque d’indifférence derrière lequel il se cachait en permanence. Le masque fissuré. Sans quitter sa place, il observa Carter qui se laissait tomber sur le canapé. Il continua de l’écouter, cherchant par quelle question il pourrait commencer avant d’entendre sa dernière phrase.

Ça avait au moins le mérite d’être très clair. Peut-être trop. Ce côté embarrassant en société, Gabriel le reconnaissait. Il avait le même, à un niveau bien moindre que celui de Carter, mais l’idée était là. Il secoua imperceptiblement la tête avant de reprendre à son tour sur le fauteuil qu’il occupait, les sourcils froncés. « Ta mère connaissait mo… Notre père, c’est ça ? Elle est sur Genosha ? Ou c’était ailleurs ? Non, laisse tomber. Je…» Gabriel soupira en repoussant une mèche de cheveux. « Je ne sais même pas par où commencer. » Là, c’était lui qui devenait embarrassant. Si seulement on l’avait préparé, aussi… Il devait faire ça sur le tard, comme ça, sans préparation. Oui, il stressait. Et oui, il ne savait plus où donner de la tête. Le raz-de-marée d’interrogation qui le submergeait l’empêchait d’y voir clair dans cet immense merdier. « Tu as quel âge, exactement ? T’es plus vieille que moi ? Plus jeune ? » Super la question… Je ferais mieux de me taire, je passe déjà assez pour un crétin comme ça. « Je savais que mon père avait un truc avec les femmes mais… il n’y a que nous deux ou est-ce que j’vais encore découvrir que j’ai d’autres frères et soeurs ? »  Martin allait l’entendre. Gabriel avait presque hâte de le voir rentrer, pour le coup. S’il ne l’avait jamais entendu lui faire la leçon, ce coup-ci, il allait entendre parler du pays. Pour ne pas lui avoir dit la vérité, déjà. Puis pour avoir organisé ce plan foireux avec Maritza. C’était un peu « Voilà, on te laisse seul avec cette fille qui est ta soeur et démerde-toi avec ça.» Sauf que non. Ce n’était pas comme ça que ça marchait. Et qu’il allait se faire un plaisir de leur dire.

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we walk through the fire

⋆ is there a way out ?


I'm always wondering tf it's ever gonna end. I can feel it in my bones, standing in the dust of what's left of us. I can see you in my soul. I try to understand how we're here again in the middle of the storm.There's no way to go but straight through the smoke.
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MessageSujet: Re: Sometimes life is messy (Vakarian)   Mer 7 Juin - 23:15

Sometimes life is messy


Je demande à Gabriel s’il a des questions et sans surprise il me répond que oui. Même venant de Gabriel, qui étant mon frère ne devait pas être ce qu’il y avait de socialement le plus adapté, je m’attendais à ce qu’il y ait des questions. Mais avant qu’il ne les pose, voyant bien qu’il était un peu secoué, je parlais. Je lui dis que moi j’avais eu beaucoup de question en découvrant qui était mon père, en découvrant derrière que j’avais un frère. Je dis que je pense que Martin et Martiza veulent que l’on fasse connaissance. Non, je sais qu’ils veulent qu’on le fasse. Mais je déteste me sentir forcer à faire quoique ce soit. C’était surement la raison qui faisait que j’avais si peu de contact avec des membres de ma famille, Martin et Maritza étant jusqu’à lors les seules exceptions. Je me laisse tomber sur le fauteuil pendant que Gabriel commence à poser des questions. Les premières questions me paraissent évidentes. Savoir comment il s’était retrouvé avec une sœur quoi. Avant d’avouer qu’il ne sait pas vraiment par quoi commencer. Si je pense qu’il savait parce qu’il avait bien commencer par poser des questions. Je comprends assez bien l’impression, crois moi. Mais pour répondre à ta question quand même, ma…. mère vit en Australie. Ca m’arrache la gueule de lui donner le mot de mère à l’autre… bref. Quelque chose, ou plutôt quelqu’un, me disait que Gabriel connaissait la sensation. Martin et elle se sont connues pendant des vacances. Il a jamais su qu’elle était enceinte. Je grimace en disant cela. Parce que franchement, c’était pas la chose dont j’étais la plus fière. Je crois que la seule chose dont j’étais fière en rapport avec ma mère c’était que tout de même je lui devais ma présence dans ce monde. Et l’autre chose, parce qu’il y en avait une autre et plus importante : mes deux petits frères. Timote et Jason. Deux petits anges que je savais que j’aurais envie de revoir bientôt. Parce qu’ils étaient en Australie avec leur mère. Et qu’en dehors d’informations par mes ex-camarades de l’armée qui prenaient des nouvelles pour moi, je n’avais aucun contact avec eux. J’ai 29 ans. Je suis… ton aînée. Je hausse les épaules. Enfin d’âge hein parce que je suis pas sure d’être l’aînée de grand-chose sinon. Je ricane quand Gabriel fait une remarque sur notre père et les femmes. C’était sur que vu comme cela… Entre moi et Gabriel, sa relation depuis avec Maritza. Et bah forcément, ça donnait l’impression qu’il avait un truc avec les femmes. Pour d’autres frères et sœurs… J’ai rien déterré d’autre du côté de Martin. Après ma…, j’ai deux autres petits-frères mais tu as pas de liens avec eux. Je soupire en passant une main dans mes cheveux. Si Martin t’a jamais parlé de moi c’était que y a un an, il savait même pas que j’existais. Ma mère lui avait jamais dit qu’elle s’était retrouvée enceinte et je suis à peu près sure qu’elle le savait la dernière fois qu’ils se sont vus. Je grimace légèrement. Maritza pensait que c’était mieux que tu l’apprennes par moi. Sauf que… bah je suis moi. Je grimace encore et je me cache dans ma bouteille de bière que je vide d’un coup. Mes yeux se portent sur la flamme qui oscille sur la table basse. Je ris jaune. Je suis surement la grande sœur la plus pourrie que tu pouvais avoir. Et probablement pas ce à quoi tu te serais attendu. Sinon c’est que vraiment, tu es étrange je crois. Enfin non… tristement, je suis contente de voir que Gabriel semble un peu comme moi. Je crois que ça me fait plaisir d’avoir des points communs avec lui. Je suis définitivement la pire des sœurs. Qu’est-ce que tu voudrais savoir d’autres ? Euh… je suis vraiment blonde, c’est pas une teinture ? Ok ça c’était stupide. Je prendrais note de pas ramener d’arme à feu la prochaine fois qu’on se verra… enfin si tu veux qu’on se revoit.
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