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 For Queen and country | ft. Peggy

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Hunter
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MessageSujet: For Queen and country | ft. Peggy   Lun 1 Mai - 14:33

For Queen and country
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Affalé devant son bureau, les pieds posés sur le meuble, Lance lisait un rapport particulièrement ennuyeux, qui ne l'aidait en rien par rapport à l'affaire sur laquelle il était. Depuis l'attaque du Pegasus, débusquer les types d'HYDRA était devenue la priorité de la majorité des effectifs du SHIELD, et Hunter faisait bien évidemment partie de ceux qui étaient presque en train de se tuer à la tâche en essayant de mettre la main sur ces foutus terroristes. Il fallait dire qu'il avait été aux premières loges pour voir ce que ces crétins avaient fait au Pegasus, et comment ils avaient réussit à retourner la moitié des agents et à les transformer en marionnettes fidèles et obéissantes. Presque toute son équipe s'était retournée contre lui, et il avait passé deux bonnes semaines à avoir mal dès qu'il respirait. Dès qu'il avait pu reprendre le service actif, il s'était plongé dans le travail. Il n'avait rien d'un scientifique, d'une de ces grosses têtes qui passaient des mois à essayer de trouver un remède à la saloperie qui pouvait avoir contaminé tous ces gens, alors il fallait qu'il se contente de faire ce qu'il savait faire le mieux. Courir après des types et les cogner jusqu'à ce qu'ils se mettent à cracher le morceau. Mais encore fallait-il réussir à les trouver, et ça... c'était une autre paire de manches.
Soupirant, le britannique jeta le dossier sur son bureau, avant de jeter un coup d’œil dans l'open space pour voir si la patronne était là. Constatant que la voie était libre, Hunter sourit avant d'ouvrir le tiroir du bas de son bureau. Et il grogna quand il constata qu'il était totalement vide. Il ne pouvait quand même pas s'être sifflé toutes les bières qu'il avait planqué dans son bureau? Mais il n'eut qu'à jeter un œil dans la poubelle près de la porte d'entrée pour voir que si, il avait bel et bien sifflé toutes ses bières. Retirant les pieds de son bureau, le brun se leva, avant de se diriger vers la sortie de la pièce. Passant la porte, il s'arrêta, avant de repasser la tête dans la salle qu'il venait à peine de quitter « Euh... si la patronne revient, je suis allé aux toilettes. » Il n'eut que quelques vagues grognements en guise de réponse, et il se dirigea d'un pas vif vers l'ascenseur, avant d'appuyer sur un des boutons. Lorsque l'ascenseur s'arrêta quelques secondes plus tard, Hunter rentra dans le réfectoire désert, et prit aussitôt la direction des cuisines « Je fais que passer, j'ai besoin d'un ravitaillement. » « T'es au courant que vous avez des frigos là-haut? » Demanda un des cuistos en levant la tête « Et prendre le risque de me faire piquer mes bières? T'es malade! C'est la jungle là-haut, tu te fais agresser pour un M&M's! » S'exclama Hunter en attrapant un pack de six. Ses bières sous le bras, Hunter prit le chemin du retour, mais il s'arrêta en passant devant un des bureaux alloués aux lieutenants de sections. Une de ses collègues était assise à son bureau, visiblement bien décidée à se décider à la tâche comme lui le faisait. Et il ne savait que trop bien pourquoi elle faisait ça. Si lui avait eu la chance de ne pas voir beaucoup de ses amis se retrouver en quarantaine, ça n'était pas le cas de tout le monde. Et il savait que Peggy avait été pas mal touchée par les conséquences de la soirée au Pegasus. Elle n'était pas enfermée avec les infectés, mais il savait que certains de ses proches n'avaient pas eu cette chance.
Bien décidé à ne pas la laisser broyer du noir toute seule, Hunter se dirigea vers elle, avant de poser son pack sur le bureau « Je sais pas ce que tu fais Carter mais c'est l'heure de la pause! » Tirant une chaise jusqu'à lui, le britannique s'assit avant d'attraper une bière. La décapsulant d'un geste expert, il la posa devant sa collègue, avant de s'ouvrir sa propre bière « Longue vie à la reine. » Lança Hunter en trinquant avec son amie. Portant sa bouteille à ses lèvres, le brun but une gorgée de bière, avant de faire claquer ses lèvres « Allez, qu'est-ce qui te tracasse? » Il en avait bien une idée, mais mieux valait qu'elle déballe son sac elle-même.
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MessageSujet: Re: For Queen and country | ft. Peggy   Lun 8 Mai - 18:27

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Je passais une main sur mon visage, fatiguée. J’allais devenir folle à force de lire rapport sur rapport pour essayer de ne trouver ne serait-ce qu’un indice pour retrouver des ordures d’HYDRA. Mais rien. Rien ne semblait fonctionner. Je sentais ma patience s’effriter de minutes en minutes, au bord du craquage. Depuis l’attaque du Pegasus, tout avait changé et je m’en voulais, pour ne pas changer. Un an auparavant, je me blâmais pour le bras de Barnes. Aujourd’hui je me blâmais de ne pas avoir été là pour les aider à combattre les terroristes. En mission à l’extérieur de Genosha en compagnie de Maria et d’autres, nous n’avions été mis au courant de toute cette histoire qu’a posteriori. Des hommes et des femmes avaient été contaminés par le virus d’HYDRA, qu’ils soient civiles ou agents. Personne n’avait été épargné, l’attaque ayant été lancée sur n’importe qui. Et il avait fallu que je connaisse plusieurs personnes sur cette liste, dont Barnes, Kara, Jennifer et Steve.

Je lâchais un soupir désespéré. Des semaines qu’ils étaient enfermés, que je lisais autant de rapports concernant les derniers agissements d’HYDRA et pas l’ombre d’une piste pour les sortir de là. Evidemment, je n’étais pas une scientifique et je savais qu’ils travaillaient d’arrache-pied pour les aider mais ce sentiment d’impuissance m’exaspérait. Je n’avais jamais aimé rester en retrait ou laisser les autres faire du travail à ma place. Je voulais quelque chose et je faisais toujours en sorte de travailler dur – ou non, tout dépendait de la chose – pour l’avoir. Seulement présentement, mis à part avoir trouvé un moyen de contrer les dispositifs de sécurité pour les sortir de là et ainsi exposer tout Genosha à un danger, je n’avais rien. Strictement rien. Et je n’aimais vraiment pas ça.

Je regardais mon téléphone portable. L’heure qu’il m’indiquait était indécente pour la plupart des agents : il ne devait plus rester grand monde dans le bâtiment. Je me surprenais encore à vouloir recevoir un SMS de Steve me demandant si je voulais faire une pause-café ou un simple SMS aléatoire de Jennifer, venant prendre des nouvelles et savoir si, moi aussi, j’étais encore à mon bureau en train de potasser un dossier – ou tout simplement vérifier que j’étais toujours vivante après une mission, accessoirement. Mais il n’y avait rien, à l’image du bureau de Steve désespérément fermé, de la joie de vivre de Kara qu’on n’entendait plus dans les couloirs voire même des râleries de Barnes. Est-ce que la situation aurait été différente si j’avais été là ? Je me posais cette question sans cesse. Peut-être aurais-je réussi à faire en sorte que Jennifer ne se retrouve pas dans cette situation. Car si cela avait été le risque du métier pour Kara, Barnes et également Steve, la donne changeait pour Jennifer. L’avocate, la civile qui était là pour passer un bon moment, pas se faire contaminer. Quand elle sortira, je lui avouerai qu’elle avait raison sur mon cas concernant mon binôme. Quand elle sortira, je lui avouerai qu’il m’avait bien plus manqué que ce que je pensais et que je ne pouvais plus me mentir à moi-même.
Quand elle sortira…

J’étais partie pour une séance d’auto-flagellation – l’expertise de Steve habituellement, mais il n’était pas là pour me dire que d’un, c’était son rôle et de deux, ce n’était pas de ma faute – lorsqu’un bruit de bouteilles s’entrechoquant m’interpella. Le bruit laissa rapidement place à une silhouette masculine à l’accent anglais parfait dans mon bureau et un pack de bières sur mon bureau. « Hunter, qu’est-ce que… ? » La question se perdit dans ma gorge alors que mon collègue britannique, Lance Hunter, s’installait sur une chaise en décapsulant deux bières, dont une pour moi, parce que c’était l’heure de la pause. Je savais pertinemment ce qu’il était en train de faire et ne pus m’empêcher d’esquisser un léger sourire. Beaucoup au sein du SHIELD se demandait comment nous pouvions nous entendre, si ce n’était parce que nous faisions partie du rare groupe d’agents britanniques du SHIELD. Seulement il y avait autre chose derrière ce personnage qui en exaspérait plus d’une. Chose que j’avais réussi à voir alors ce n’était pas qu’une simple histoire de patriotisme pour moi. Je pris la bière fraîche qu’il me proposait et trinqua avec lui. « Longue vie à la Reine, même si j’aurais préféré trinquer avec du whisky. » Je bus une gorgée en gardant le même sourire. D’aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours eu une préférence pour le whisky plus qu’autre chose. Whisky girl avait été un de mes surnoms à l’Académie, même. J’avais d’ailleurs toujours une petite bouteille de whisky dans mon bureau mais la bière ferait l’affaire pour l’instant. Mes iris croisèrent celle de mon compatriote alors qu’il me demanda ce qui me tracassait. Hunter ne tournait que rarement autour du pot, un trait de caractère que j’appréciais chez lui tout en le partageant. Et, encore plus aujourd’hui, je n’avais aucune raison d’éviter de lui répondre. Car s’il savait que je connaissais bien trop de personnes à l’Alpha House, je n’étais pas sans savoir que lui avait été sur place et avait dû combattre une bonne partie de son équipe, voire toute. Et lui aussi se tuait à la tâche pour essayer de trouver ne serait-ce qu’un détail pour mettre la main sur le responsable chez HYDRA. Je pris alors une longue respiration et une autre gorgée « La même chose que toi, je présume. Je me sens dépassée par toute cette histoire d’infectés et je n’aime pas ça. Rester sur le banc de touche car je ne peux rien faire me frustre plus qu’autre chose. » Je regardai quelques instant le sol, bien trop sujette à mes émotions en si peu de temps. Tout était plus facile lorsque j’étais plongée dans le travail et les recherches mais il suffisait d’une simple question pour faire resurgir les émotions. Et cette vulnérabilité me frustrait également.

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MessageSujet: Re: For Queen and country | ft. Peggy   Dim 14 Mai - 23:37

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Hunter sourit quand Peggy laissa échapper qu'elle aurait préféré trinquer avec un verre de whisky. Il savait bien que sa collègue avait toujours eu un faible pour le whisky, et il n'était pas sans savoir que cette faiblesse datait déjà de l'époque ou elle avait fait ses classes au SHIELD. Et Lance aurait parié qu'elle avait une bouteille planquée quelque-part à l'abri dans son bureau. Laissant ses doigts pianoter machinalement sur sa bouteille, Hunter attendit que Peggy réponde à sa question, ce qu'elle ne tarda pas à faire. Et la réponse ne surprit pas un seul instant le britannique, puisqu'il pensait à peu près la même chose qu'elle. Rester là à attendre que les autres fassent tout le boulot, ça n'était franchement pas leur genre. Mais le problème, c'est que toutes ces histoires d'infectés les dépassaient largement. Ils n'étaient pas des scientifiques et n'avaient pas vraiment l'intellect d'un génie. Hunter n'avait jamais vraiment brillé à l'école, et il était bien plus un manuel qu'un intellectuel. Mettre les mains dans le cambouis, bricoler des trucs, fabriquer des explosifs, il savait faire tout ça. Mais résoudre des formules et des équations qui arrivaient à lui donner mal au crâne rien qu'en les lisant... ils étaient des soldats et des espions, ils étaient bien plus à leur place sur le terrain que dans un labo. Même si ça le mettait en rogne de devoir avoir qu'il était aussi... inutile sur ce coup-là « J'essaye de me consoler en me disant que si j'étais là-bas, je passerais mon temps à faire exploser des trucs comme le gamin dans Harry Potter. » Le britannique but une gorgée de bière, avant d'ajouter « On a rien de scientifiques, notre place est pas là-bas. Le mieux qu'on puisse faire pour les aider, c'est mettre la main sur les responsables de tout ça, et les cuisiner jusqu'à ce qu'ils se mettent à chanter comme des stars de la pop. » Ce qui était plus simple à dire qu'à faire, il fallait bien l'avouer. Les gars d'HYDRA n'avaient malheureusement pas une pancarte autour du cou avec marqué « terroriste » en grosse lettres rouges ou le logo de leur organisation tatoué sur le front. Ca pouvait être n'importe qui, et ils savaient comment se cacher. Et les rares fois ou ils arrivaient à mettre la main sur des gars d'HYDRA vivants, ils n'arrivaient pas à en tirer d'infos concrètes.
S'installant un peu plus confortablement sur sa chaise, Hunter posa les pieds sur le bureau de Peggy, avant de porter sa bière à ses lèvres une fois de plus « Des fois, ça me manque d'être chez les SAS. Au moins, on nous disait clairement sur qui on pouvait tirer. La guerre urbaine... ça a jamais été ma tasse de thé. » À l'époque, il n'avait pas à jouer au chat et à la souris dasns une ville grouillant de civils innocents. Quand il partait en mission, c'était pour être balancé dans une zone de guerre, ou tout le monde voulait ta peau et ou sauf cas exceptionnels, tu avait le droit de tirer sur les gens qui t'emmerdaient de trop. Sur Genosha, les règles étaient différentes, et elles étaient limite plus profitables à l'ennemi qu'à eux. Ils passaient leur temps à marcher sur des œufs, alors que des milliers de regards étaient tournés vers eux, attendant qu'ils fassent une bourde pour leur balancer tous les problèmes de l'île à la tronche. Et c'était encore plus vrai depuis l'attaque du Pegasus. Ce qui aurait du être une mission réglée en trois coups de cuillère à pot s'était transformer en un horrible merdier médiatique qui avait fait passer le SHIELD pour des imbéciles. Au moins, dans les Forces Spéciales, quand on faisait une bourde, on pouvait se contenter de l'enterrer sans que ça fasse trop de vagues.
Alors qu'il jouait machinalement avec sa bouteille déjà bien entamée, le regard du brun se porta jusqu'à la porte du bureau d'en face, qui était désespérément fermé. Rogers n'était pas là lors de l'attaque, et pourtant, il s'était retrouvé enfermé avec tous les autres en quarantaine. Cette connerie avec les infectés remontait à bien plus loin que la prise d'otages, et malheureusement, ils ne savaient pas qui avait bien pu être infecté. N'importe qui pouvait être contaminé par cette saleté, et se transformer en gentil petit pantin du jour au lendemain d'un simple coup de sifflet. Portant à nouveau son regard vers sa collègue, il désigna la porte du menton « Et Capitaine Fantastique, il prends ça comment? Ça doit le faire enrager de se retrouver enfermé sans pouvoir rien faire pour sortir ou régler le problème. » Il connaissait Steve beaucoup moins bien que Peggy, mais ils étaient fait du même bois. Ils étaient des hommes d'action, et se retrouver enfermé comme un pestiféré... c'était franchement pas ce qu'il y avait de plus plaisant « Il te manque n'est-ce pas? » La question ne se posait pas vraiment, tellement c'était évident. C'était quand même l'équipier de Peggy, et le lien qui se tissait entre deux équipiers, c'était tout sauf du flan. Hunter savait de quoi il parlait pour le coup, vu qu'il avait le même genre de lien avec Bobbi. Et franchement, il ne savait pas trop ce qu'il aurait fait si on l'avait privé de sa coéquipière sans crier gare.
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MessageSujet: Re: For Queen and country | ft. Peggy   Jeu 15 Juin - 18:16

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Je repris une gorgée de bière alors qu’Hunter se comparait à Seamus Finnigan, essayant de cacher la fierté qui m’envahissait en cet instant. Seamus n’était pas un personnage très développé dans les films, contrairement à dans les livres. Fait que je pouvais enfin énoncer en étant sûre de moi. Car même si j’avais plusieurs trains de retard, comme n’avait cessé de me répéter Jennifer – qui adorait me traiter de fausse britannique à cause de cela – j’avais enfin fini de lire les livres. Une pointe de tristesse se fit ressentir alors que mon esprit me rappelait encore une fois son absence. Je préférais alors réagir aux propos d’Hunter au lieu de laisser mes sentiments me tourmenter – il était venu avec son pack de bières pour me changer les idées après tout. « Rien que pour cette image de toi en Seamus, j’aurais voulu venir te voir là-bas. » Je lâchais un petit rire, l’image s’imposant d’elle-même dans mon esprit. « Mais tu as raison, on ne peut pas aider. Et c’est probablement ça le problème, je n’aime pas ce sentiment d’impuissance. Encore plus quand il n’y a encore personne à cuisiner jusqu’à ce qu’ils se mettent à chanter comme des pop-stars, comme tu dis. » Nouvelle gorgée. Mon regard se posa sur le visage d’Hunter alors qu’il continuait. Et se mettait bien trop à son aise en posant ses pieds sur mon bureau. « Tu fais ce que tu veux avec ton bureau mais sur le mien c’est un non pour les pieds. » Je fis un geste de la main pour agrémenter mes paroles avant de continuer. « Et je vois ce que tu veux dire. Seulement… Ce serait bien trop facile si on savait sur qui tirer avec HYDRA. Même si cela nous faciliterait le quotidien. » Ou nous empêcherait de gérer les crises comme celle des Infectés à l’Alpha House, pensai-je. Je me retenais de soupirer en pensant à cette simple constatation : mon esprit ne voulait décidément pas me laisser tranquille. « Ça se passait comment chez les SAS ? C’était vraiment si différent ? » Cela pouvait être une question bête de prime abord mais contrairement à Lance, je n’avais pas connu autre chose que le S.H.I.E.L.D. J’avais postulé à l’Académie après le lycée et vivais S.H.I.E.L.D. depuis, persuadée d’avoir fait le bon choix. Même en ces temps troublés, je ne me voyais pas ailleurs. La vie tout le temps derrière un bureau n’était pas pour moi, sauf s’il impliquait des responsabilités, probablement. Penser à ce que ma vie aurait pu être n’était pas ma tasse de thé, les regrets n’appartenant pas à mon monde. Même si, quand on faisait le compte, je pouvais en avoir beaucoup.
Reprenant une gorgée de ma bière déjà à moitié consommée, je faillis m’étouffer à l’entente du terme « Capitaine Fantastique » avant de rire. « Capitaine Fantastique, sérieusement ? » Je ris avec l’impression de ne pas avoir ri de cette manière depuis longtemps. Parfois je me demandais où Hunter allait chercher ses surnoms. Rapidement, mon rire s’estompa alors que je réfléchissais à ma réponse. Comment Steve prenait-il son enfermement forcé ? Je n’étais même pas certaine de connaître la réponse. Après tout, Steve n’était pas l’homme le plus expressif, y compris avec moi. Ou surtout avec moi ? J’avais l’impression que beaucoup trop de choses se compliquaient avec Steve en ce moment. Et je n’étais pas capable de décider si cela était une complication en bien ou en mal – merci les non-dits. « Tu décris surtout James Barnes là. Il ne faut pas avoir deux doctorats pour se rendre compte que James commence à devenir de plus en plus fou à l’Alpha House. A être enfermé entre quatre murs sans pouvoir rien faire. C’était d’ailleurs son argument pour que j’arrête de culpabiliser. » Petit rire, avant-dernière gorgée de la bouteille. Décidément, je descendais cette bière bien plus vite que prévu. « Je ne sais pas exactement comment Steve gère le fait d’être contaminé et enfermé. Pas forcément bien mais il n’est pas du genre à s’étendre sur ses sentiments. Avec personne. Il sourit, en disant que ça va aller. Au fond je pense que ça le bouffe d’être impuissant. Il est comme nous, après tout. » Un sourire s’étira sur mon visage alors que j’analysais Steve dans ma tête. Evidemment qu’il était comme nous et qu’il ne vivait pas son enfermement comme la meilleure chose au monde. Evidemment…
Je repris mes esprits au moment où Lance me demanda s’il me manquait. Etais-je trop prévisible ? Pouvait-il me lire comme dans un livre ouvert ou ne savait-il pas qu’il venait de me demander la question à 1 million de dollars ? J’eus l’impression de regarder, hagard, mon compatriote un peu trop longtemps avant de finir ma bouteille d’un coup et de répondre. « Ça se voit tant que ça ? », réussis-je à placer. Je n’arrivais plus à me voiler la face concernant mes sentiments et là, face à Lance qui peut-être ne se doutait de rien, j’avais l’impression de me transformer tout à coup en un livre ouvert. Qu’il arriverait d’ici peu à se rendre compte que je ne le considérais plus comme un simple partenaire. Je me raclai cependant la gorge, essayant de dissiper cette gêne incontrôlable. Je me remettais correctement sur ma chaise de bureau dans la foulée et sortis deux verres ainsi que la bouteille de whisky que je gardais cachée dans un de mes tiroirs. Si la conversation devait virer sur les sentiments alors je me devais d’au moins prendre un verre de whisky. « Sinon, comment va Bobbi ? Connait-elle des gens enfermés ? Et du whisky, ça t’intéresse ? » Bobbi était pour Hunter ce que j’étais pour Steve – d’une certaine manière. Alors j’avais essayé un changement de sujet pour ne pas forcément trop m’attarder sur mon propre cas. A voir si cela allait fonctionner, sinon tant pis.

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Hunter
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MessageSujet: Re: For Queen and country | ft. Peggy   Lun 17 Juil - 20:53

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Retirant ses pieds du bureau de Peggy pour ne pas froisser sa collègue, Hunter porta une fois de plus sa bière à ses lèvres, savourant l'amertume du liquide qui lui coulait dans la gorge. Qu'il ait décrit Barnes, Rogers ou n'importe lequel de leur collègue qui pouvait se retrouver dans cette souricière géante, il ne fallait en effet pas être un génie pour savoir que ça pouvait les rendre barges. Pour la majorité d'entre eux, ils étaient des agents de terrain, occuper à passer de mission en mission comme une insecte passerait de fleur en fleur à la recherche de quelque-chose à manger à se mettre sous les pattes. Ils évoluaient constamment sur le fil du rasoir, et certains étaient tellement impliqués dans ce qu'ils faisaient qu'arrêter du jour au lendemain... c'était comme essayer de décrocher d'une drogue. Encore, ceux qui avaient plutôt le tempérament de fouines, à bosser dans au chaud dans des labos ou ils ne risquaient pas leur cul, ça les perturbaient sûrement moins que ceux qui étaient faits pour évoluer sur le terrain. Tous ceux qui bossaient sur le terrain étaient un mélange plus ou moins habile entre un soldat et un espion, et pour le peur qu'il connaissait Rogers et Barnes... ils étaient comme lui. Bien plus des soldats que des espions. Et l'inaction était le pire ennemi d'un soldat. Bobbi était le parfait exemple de l'espionne d'élite, à être capable de se fondre dans la masse en un clin d’œil et à pouvoir attendre des heures que la situation soit idéale pour passer à l'action. Lui... lui ne tenait pas en place. Il était plutôt du genre à tout faire pour que la situation soit réglée vite fait bien fait. C'était sûrement pour ça qu'ils formaient un si bon duo, parce qu'ils avaient deux approches totalement différentes des choses. Bobbi était un scalpel, alors que lui était plutôt du genre marteau.
Le britannique étouffa un rire devant la réaction de Peggy lorsqu'il présuma sur la relation qu'elle avait avec Steve « C'est ton partenaire Peg', vous bossez ensemble tous les jours. Vous risquez votre peau ensemble. Je m'inquiéterais si jamais il ne te manquait pas. » Il ne savait pas si Peggy avait réagit comme ça parce qu'il y avait autre-chose entre Steve et elle, mais en toute franchise, Hunter se moquait bien des histoires de cœur de sa collègue. Qu'elle en pince ou pas pour Capitaine Fantastique... c'était clairement le dernier de ses soucis. Si jamais il y avait bien un truc entre eux, c'était entre eux et seulement entre eux, et Lance n'allait pas mettre son nez dans leurs affaires sans la permission de Peggy. Même si fricoter avec des collègues... c'était toujours quelque-chose d'assez délicat. Surtout quand le collègue en question se trouvait être la personne qui avait pour mission de couvrir vos arrières dès que vous mettiez le nez sur le terrain. Parce que pour peu que vous vous crêpiez le chignon avec lui, ça pouvait faire toute la différence entre une mission réussie et un aller simple entre quatre planches. Souriant lorsque Peggy opéra un changement de sujet pour le moins évident, Hunter fit tout de même mine de tomber dans le panneau comme un bleu pour ne pas mettre trop mal à  l'aise sa collègue « Bobbi? Bah, elle est égale à elle-même. Elle essaye de faire genre que tout va bien et que ça ne l'affecte pas, mais personne n'est dupe dans le service. Surtout pas moi. Et je crois qu'elle a quelques connaissances enfermées là-bas, mais je suis pas sûr. » Portant une fois de plus sa bière à ses lèvres, il finit sa bouteille, avant de le balancer dans la poubelle de Peggy « Allez, fais donc voir ce fameux whisky. » Rien qu'à en juger par ce qu'il pouvait voir dans la bouteille, Peggy n'avait pas l'air de rigoler quand elle causait whisky, et lorsqu'il fut servi, Hunter trempa ses lèvres dans son verre, avant de sourire. C'était loin d'être de la piquette, ça c'était sûr.
« C'était les Forces Spéciales Carter, on nous envoyait faire le boulot que personne pouvait faire ou voulait faire. » Lança-t-il pour répondre à la question que Peggy lui avait posé quelques instants auparavant. Combien de fois est-ce qu'on l'avait balancé avec son escouade derrière les lignes ennemies, en lui demandant d'accomplir des miracles à chaque fois? Franchement, il avait finit par perdre le compte. Mais la différence avec le SHIELD, c'était la notion de « ligne ennemie. » À l'armée, elle existait, l'ennemi affichait clairement ses intentions lorsqu'il voulait essayer de vous coller une balle entre les deux yeux et on vous disait clairement quand vous entriez dans une zone occupée par des types qui n'allaient pas vous accueillir à bras ouverts. Ici, n'importe quel péquin pouvait être l'ennemi. Le type que tu pouvait croiser à la boulangerie quand tu allais chercher ta baguette de pain pouvait très bien se retrouver de l'autre côté du viseur un jour ou l'autre « Quand t'es soldat, tu sais neuf fois sur dix qui risque de vouloir te tuer, parce qu'ils cherchent pas à le cacher. Quand t'es espion... soit t'es parano, soit t'es mort. » Et encore, lui il bossait dans une branche qui n'était pas si différente que ça de ce qu'il faisait à l'époque ou il était encore au service de Sa Majesté. Il n'osait pas imaginer ceux qui faisaient du pur boulot d'espionnage... ces types-là devaient être être des paranoïaques au dernier degré et avaient fait du mensonge et de la manipulation leur cheval de bataille « J'irais pas jusqu'à dire que ça me manque au point de vouloir y retourner, mais je vais pas non plus dire que je suis pas un peu nostalgique. Ça va faire des années que je suis pas rentré au pays. Mais ça doit être le cas de tous les expatriés, on finit forcément par avoir le mal du pays un jour ou l'autre. » Hunter porta son verre à ses lèvres, avant de boire une gorgée de whisky. Il était plus nostalgique du pays que de la maison à vrai dire. Après tout, il était originaire d'un bled paumé d'à peine quelques milliers d'âmes sur la côte sud de l'Angleterre, alors à part la famille...
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MessageSujet: Re: For Queen and country | ft. Peggy   Lun 18 Sep - 18:39

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J’haussais mes épaules alors qu’Hunter m’expliquait ce qui se cachait derrière sa question concernant Capitaine Fantastique alias Steve. Quelque part j’étais soulagée. Soulagée de réussir à cacher mes réels sentiments. Soulagée qu’on ne puisse pas me pointer du doigt pour me dénoncer à l’intéressé. Et en même temps, je me sentais bête. Cette pensée plus que puérile ne me ressemblait pas. En quoi devais-je être soulagée d’être discrète ? N’était-ce pas le boulot d’une bonne espionne ? D’un bon agent du S.H.I.E.L.D. ? Pourtant, Jennifer n’avait pas été dupe très longtemps… Je retins un soupir ou une réaction me trahissant. Cette histoire d’Alpha House me retournait l’esprit comme jamais et j’imaginais tous les scénarios. Les bons, les mauvais et même les plus stupides, comme maintenant. Je n’étais pas la Peggy Carter de d’habitude, j’essayais simplement de faire bonne figure, y compris face à Lance qui ne s’y était pas mépris non plus. Il fallait se rendre à l’évidence : je n’étais plus que l’ombre de moi-même lorsqu’on me retirait deux des personnes les plus importantes de ma vie. Et ça, je ne l’admettrais jamais à voix haute.

Refusant tout autre pensée de ce genre, ou le malaise s’installer, je sortis le whisky tout en changeant de manière peu subtile de sujet. Faire parler Lance de Bobbi semblait être une évidence pour ne pas trop m’éloigner du thème de départ. Après tout, elle aussi devait être affectée par ce chaos. Elle ne pouvait pas non plus être une exception. « Vous vous complétez bien quand on y pense. », dis-je à voix haute sans m’en rendre compte, perdue dans mes pensées, un léger sourire sur le visage. Parfois, comme en cet instant, je comprenais la comparaison que certains pouvaient avoir en comparant leur binôme avec le mien. Sur la même longueur d’onde, malgré les différences. Expliquant probablement pourquoi Hunter n’avait pas forcément deviné ce qui se tramait dans ma propre tête concernant Steve. On pouvait s’y méprendre et penser à autre chose… Non, Peggy, stop, ça suffit. J’ouvris en deux temps trois mouvements la bouteille de whisky – un whisky britannique tant qu’à faire, qui porte fièrement sa provenance sur son étiquette – avec une volonté de fer pour interdire à mes pensées de divaguer à nouveau. Je ne pris pas la peine de lui demander une quantité que je servis les deux verres sans réfléchir. Hunter n’était pas difficile à déchiffrer lorsqu’il s’agissait d’alcool, encore plus lorsqu’on connaissait sa descente. « Dis-moi ce que tu en penses », rétorquai-je en lui tendant son verre. Je fis tinter ce dernier contre le mien et bus le liquide ambré d’une traite. Pour un whisky conservé dans mon tiroir depuis quelques mois, il n’avait rien perdu de son charme. Ou de sa force. Je grimaçai légèrement quand Lance se décida à me parler des SAS, sentant le whisky faire petit à petit effet. J’écoutai son récit et me servis à nouveau. Ce qu’Hunter me contait était un terrain inconnu, moi qui étais entrée à l’Académie dès que je pus le faire. J’avais essayé quelques années de faire plaisir à mes parents, en Grande-Bretagne, à faire des études de journalisme ou de droit. Mais rien ne me réussissait. Tout ce que je voulais, c’était d’intégrer le S.H.I.E.L.D.. De combattre les ennemis, d’être utile pour ma patrie. Peut-être pas en première ligne, à faire le travail que tout le monde rechignait à exécuter. Ou à être surtout en première ligne pour se faire descendre. Foncer dans le tas n’avait jamais été mon fort, préférant réfléchir à une stratégie en amont. Être un soldat et être un espion étaient en somme deux boulots différents. Avec des ressemblances, certes, mais tout de même différents. Beaucoup de civils faisaient encore l’erreur.

J’écoutais son récit sans broncher et comprenais où il comptait en venir. « Je ne sais pas si je me considère comme paranoïaque mais il est vrai qu’un espion va peut-être trop analyser une situation pour tenter d’obtenir une stratégie parfaite. Même si cette stratégie parfaite n’existe ou, pire, est irréalisable. » Je jouai avec le liquide dans mon verre quelques instants avant d’en boire cette fois-ci qu’une gorgée. « Peu importe le métier, soldat ou espion, il y aura toujours des ressemblances, des avantages et des inconvénients. Un ennemi clairement identifié d’un côté, un autre qu’on arrive à peine à nommer de l’autre. Une stratégie simple à mettre en place d’un côté et de l’autre une qui doit constamment évoluer sur le moment, à cause de l’imprévisibilité de l’action en cours. » Je posai mon verre et croisai les bras sur mon bureau avant de continuer, laissant mes yeux retrouver le visage de mon interlocuteur. « Je pense que c’est pour ces uniques raisons que je les envie, comme maintenant. Ça ne nous ferait pas de mal un peu de « simplicité » pour changer. Non pas que leur métier soit plus simple mais avoir des visages à éliminer plutôt qu’un nom d’organisation pouvant regrouper n’importe qui nous serait bénéfique. Et nous permettrait de nous battre à armes égales. Car peut-être ils n’auraient pas douze longueurs d’avance sur nous. Le combat serait plus équitable.  » Ressasser encore et toujours les mêmes choses commençait dangereusement à devenir ma spécialité. Il fallait vraiment que j’arrête. « Alors je comprends ce que tu veux dire sans pour autant avoir vécu une carrière de soldat et même si je n’échangerai tout de même pas ma place pour rien au monde. » Un sourire en coin s’esquissa sur mon visage. « Le mal du pays, n’est-ce pas ? » Pourtant britannique de souche et fière de l’être, je n’avais pas l’impression d’avoir ressenti le mal du pays depuis bien longtemps. Avais-je oublié à quoi cela ressemblait ? Ou m’étais-je tellement acclimatée à ma vie sur l’île et mes habitudes mi-britannique mi-genoshienne que je ne ressentais pas le besoin de retourner en Angleterre ? Ou était-ce tout simplement dû au chaos de cette dernière année ? « Ça va probablement te paraître étrange mais ça fait longtemps que je n’ai pas eu le mal du pays. » Je lâchai un petit rire coupable. Est-ce que cette admission faisait de moi une mauvaise citoyenne de Sa Majesté ? A force de construire toute sa vie ailleurs, il était bien difficile de penser à comment sa vie était avant. Et d’ailleurs Peggy, elle était comment ta vie avant le S.H.I.E.L.D. ? Me murmurait une petite voix fluette dans ma tête. « Je ne sais même pas si j’accepterai si on me proposait de rentrer au pays pour une longue durée à force. Tu ressens le mal du pays, toi ? Et si tu reveux du whisky, n’hésite pas. » J’imitai Hunter et portai le verre à mes lèvres, terminant la deuxième tournée de whisky. C’était étrange comment une conversation pouvait rapidement partir sur un tout autre sujet. Mais au moins, avoir de la compagnie me permettait enfin de penser à autre chose. En quelque sorte.

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Hunter
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MessageSujet: Re: For Queen and country | ft. Peggy   Mer 22 Nov - 19:42

For Queen and country
ft Peggy Carter
Portant son verre à ses lèvres, Hunter goûta à nouveau au whisky, savourant le liquide ambré couler le long de sa gorge. On ne pouvait pas nier que Peggy avait de sacré goûts en matière de whisky, ça c'était sûr. Parce que ça, c'était clairement ce qu'on pouvait appeler une bonne bouteille. Tout en sirotant tranquillement son verre, le britannique écouta sa consœur parler, ne pouvant qu'être d'accord avec elle. Comme le disait une des fameuses lois de Murphy, aucun plan ne survit au contact de l'ennemi. Qu'on soit soldat, espion ou qu'on fasse n'importe quel foutu job qui comportait un tant soi peu de risques, si ça devait partir en cacahuète, ça finirait forcément par partir en cacahuète au bout d'un moment. Il suffisait d'un tout petit accroc pour qu'un plan bien huilé finisse en énorme bordel au potentiel catastrophique. L'avantage avec l'armée, c'est que les plans étaient simples, et les erreurs étaient plus facile à rattraper. Quand on tombait sur une position ennemie trop fortifiée qui n'était pas censée être là, c'était facile, suffisait de la truffer d'explosifs jusqu'à ce qu'elle ressemble à un fromage suisse. Quand on voulait envahir un pays pour son pétrole, on prétextait une petite menace d'armes biologiques et tout le monde regardait ailleurs. Quand on était espion, les erreurs allaient souvent de « merdiques » à « apocalyptiquement catastrophiques » et pour les rattraper... on pouvait toujours s'amuser. C'était bien pour ça que Lance aimait bien bosser avec Bobbi. Elle faisait les trucs d'espions, il faisait les trucs d'espions et lui il faisait les trucs de soldats, et ça marchait très bien comme ça. Sûrement que ça devait être pareil entre Steve et elle. Parce que franchement, ce type transpirait le parfait petit soldat à cinquante kilomètres à la ronde.
Regardant son verre vide, Hunter attrapa la bouteille, avant de se resservir. Est-ce qu'il avait le mal du pays? Bah... il avait passé pas loin de trente ans en Angleterre, à zigouiller des glandus au nom de la Reine. Son père avait passé toute sa carrière à protéger des anglais en tant que flic, et il avait fait pareil à sa façon. Il connaissait une tripotée de gens en Angleterre, même si le britannique n'en avait pas vu la plupart depuis des années et qu'il y en avait plus d'un qui avaient du casser leur pipe depuis « Je suis né là-bas Peg'. J'ai grandi là-bas. Mais j'ai ma vie ici maintenant. Je vais pas non plus dire que ça me manque pas, mais je peux pas non plus zapper plus de la moitié de ma vie. » Hunter porta son verre à ses lèvres, avant d'ajouter en souriant « Ce qui me manque c'est les pubs. Impossible de trouver un vrai pub ici, et les rares qui tiennent un peu la route sont tellement remplis d'irlandais que tu te croirais à une réunion de l'IRA. Ou alors l'IRA Véritable. J'sais plus, ces crétins changent de nom tous les quatre matins. Un vrai pub, avec du vrai foot à la télé, une bonne bière à la main et une horde de hooligans qui te beugle dans les oreilles, ça serait le rêve. » Ça faisait une paye qu'il ne s'était pas posé sur son canapé, une bière fraîche à la main et un bol de chips sur les jambes, pour se faire un petit Arsenal Chelsea ou un match du genre « Je me verrais bien ouvrir un pub quand je serais à la retraite. T'inquiète pas, t'auras droit à ton tabouret VIP et à une conso gratuite par soir. Et on passera du vrai football à la télé, pas cette chiasse immonde que les yankees appellent du foot. » Portant encore une fois son verre à ses lèvres, Hunter en avala une gorgée, avant de le reposer « J'pense que je vais rentrer au pays. Pour les vacances je veux dire. Je vais pas me barrer, ça tourne déjà pas rond ici alors imagine si jamais je me casse du pays. Enfin pour ça, faudrait que j'ai des vacances. Et en ce moment, c'est pas gagné. » C'est clair qu'avec la situation actuelle, il pouvait faire une croix sur ses vacances pour les prochaines semaines. Parce que tant qu'ils n'avaient pas trouvé un moyen de choper ces abrutis d'HYDRA ou de défaire le mal qu'ils avaient fait... ben il allait pouvoir accumuler les heures supp « Et toi alors? Des vacances de prévues? Un petit week-end au spa entre filles peut-être? Si tu fais ça, emmène Bobbi avec toi, ça la détendrait un peu. » Puis il porta son verre à ses lèvres comme si il tentait à moitié de se cacher derrière, avant de marmonner « Lui dit pas que j'ai dit ça. » Non pas qu'Hunter avait peur de sa partenaire, mais plus il pouvait éviter qu'elle lui fasse partager le côté particulièrement explosif de son caractère, plus il était content.
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