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 What Your Soul Sings [Taïs]

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MessageSujet: What Your Soul Sings [Taïs]   Jeu 11 Mai - 0:33



What Your Soul Sings
Taïs et Alexia
J’étais là tapie dans mon coin, me balançant d’avant en arrière, une personne rentrant dans la chambre. Tristesse, mélancolie, chagrin, je serais mes jambes un peu plus fort, espérant que tout ceci disparaisse, que cette personne s’en aille comme elle était arrive. Mais, elle s’approcha de moi, et les larmes coulèrent sans même que je ne le veuille. Je lui intimais de partir de me laisser tranquille, je lui demandais pourquoi ils s’acharnaient ainsi sur moi alors que tout ce que je demandais, c’était cette paix que je méritais. J’avais bien trop souffert, bien trop subit, je connaissais les cœurs de chacun d’entre eux, je savais ce qui se cachait dans chacun de leur cœur. Elle s’approchait de moi doucement, lentement me parlant d’une voix douce comme si j’étais un animal apeuré. Mais ce n’était nullement ça, mon cœur souffrait, mon âme était meurtrie, mon esprit était perdu, pris dans ce tourment incessant. Cette personne vêtue d’une blouse blanche me prenait le bras, j’eus un mouvement de recul, ne voulant qu’une chose resté dans mon coin, dans cet espace qui était le mien.

Elle continuait à me parler doucement, me disant que c’était le jour, celui où tout allait se jouer. Elle essayait de ne pas me brusquer, mais alors qu’elle me prenait délicatement les bras, je fondis en larmes. Je pouvais le sentir avec une telle intensité cette tristesse, ce sentiment que le monde n’avait plus de saveur, que plus rien n’avait de sens. Je sentais cette douleur au cœur, ce vide immense, cette impression que je n’avais plus ma place ici, complètement perdue comme si j’avais perdu la chose la plus importante à mes yeux. Pourtant, ce n’était pas moi, je pouvais le sentir, tout ceci n’était pas mes sentiments, il ne m’appartenait pas, ils étaient à elle et non à moi.

Mes larmes continuèrent à couler, sans que je ne puisse rien faire, je me confondais en excuse face à cette infirmière de mon intrusion dans ses sentiments, je m’excusais pour toute cette douleur qui faisait partie d’elle, de ce mal-être qu’elle ressentait. Je pouvais voir à la fois son incompréhension et la ressentir, sentant le mal que la vision que j’offrais provoquait en elle, cette pitié de voir ce que j’étais devenue aux files des ans dans ce lieu. Elle me parlait toujours avec cette voix douce et compatissante « Ta sœur va te sortir de là. »

Ma sœur, elle ne pouvait rien faire, ce que je ressentais, elle ne pouvait l’effacer, elle ne pouvait arrêter tout ceci. Il n’y avait qu’une solution, je lui avais demandé, je l’avais supplié, mais elle me le refusait. Pourquoi, voulait-elle tant me faire souffrir, pourquoi voulait-elle m’obliger à continuer à ressentir ce que les autres ressentaient. Je ne voulais plus de tout ceci, ne voulait plus savoir ce que les autres avaient au fond d’eux.

L’infirmière essayait de me faire bouger, essayant de m’entraîner près du lit pour m’habiller, non sans mal. Marchant dans les couloirs, mes yeux se baladaient partout, j’essayais de ne pas succomber à tout, je fronçais les sourcils, m’arrêtais plusieurs fois me collant au mur, suppliant qu’on me ramène dans cette chambre. Il y avait bien trop, bien trop de ressentis, bien trop e haine, de culpabilité, de tristesse, trop de choses se chevauchaient. J’avais envie de hurler, de crier au monde entier de cesser d’avoir d’émotions, de me laisser tranquille. On me forçait à avancer, de plonger de plus en plus dans ce tourbillon qui ne cessait d’augmenter.

Puis dans cette voiture, un moment de répits, même si je ressentais toutes ces choses venaient de ceux qui étaient dans cette voiture avec moi, ainsi que ceux de Taïs. Mais cela était plus supportable. Mais arrivé en ville, un flot d’émotions me submergeait à nouveau, je prenais ma tête entre mes mains, j’avais cette impression que je ne pouvais m’échapper, cette impression de me perdre, de ne plus savoir qui j’étais. Et enfin, nous arrivions dans cet endroit où on voulait m’emmener de force. M’obligeant à sortir de cette chambre, je regardais encore autour de moi, le regard apeuré, m’arrêtant pour me retourner vers ma sœur « Non, non, non, je t’en pris. Il y a beaucoup, beaucoup trop. » le regard suppliant, la tête se tournant vers les gens qui passaient près de nous nous observant avec gêne et mépris. « Allons-nous-en je t’en supplie. » Je n’eus pas le temps de dire quoi que soit qu’on entendit une voix bien familière, que je ressentisse tant de honte, de dégoût, de tristesse, de mépris ainsi que de colère. Je me retournais et murmurais à Taïs alors que je m'approchais d'elle tête baisser « ils sont là. Père est en colère contre moi, je lui fais honte…. Taïs Partons, je t’en pris. Je te promets que je faire ce que tu voudras. Mais pars pitié, je ne peux pas les voir… Je les dégoûte. »


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Communication avec les oiseaux. Depuis qu'elle s'est plus ou moins "vendue" à la science, Taï arrive à communiquer avec les oiseaux. Elle les comprends, peu parler avec eux et se lient facilement avec. Ce sont ses amis, ses confidents. Et ils sont également de formidables alliés ou messager. D'ailleurs, son plus grand ami est un faucon. Il lui arrive de ne pas le voir pendant plusieurs mois mais quand ce dernier est là, ils sont presque inséparable.
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MessageSujet: Re: What Your Soul Sings [Taïs]   Dim 14 Mai - 20:24

What Your Soul Sings
Alexia & Taïs
••••

Aujourd'hui, tout allait se jouer. J'avais la ferme intention de ramener Alexia à la maison, chez moi, loin de cet hôpital psychiatrique qui lui faisait bien plus de mal qu'autre chose. Ma décision s'était faite le jour où j'étais venu la voir la première fois. A mon retour au pays. La trouver comme ça, perdue, désorientée, détruite au point de me supplier d'abréger ses souffrances, m'avais profondément attristée, choquée. Je ne pouvais décidément pas la laisser ici, au risque de la perdre à tout jamais.

Alors oui, j''en avais fais des erreurs. J'en avais des regrets. Comme celui par exemple d'avoir quitté le domicile familiale, il y avait des années de cela. J'aurai dû l'emmener avec moi. J'aurai dû la prendre sous mon aile au lieu de la laisser à nos parents, qui n'avaient rien de trouver de mieux à faire que de l'interner, lui privant ainsi de sa liberté. Je n'aurai pas dû couper les ponts avec elle, prendre peur et tout bazarder alors qu'elle avait eu besoin de moi. Besoin de mon soutien. Même si à l'époque, j'étais encore incapable de lui en donner.

Mais désormais, tout ça c'était du passé. Je pouvais dorénavant revenir en arrière et réparer mes erreurs. Lui montrer que j'étais là et que plus jamais, je la laisserai tomber. Dakshi m'avait bien apprit une chose : celui de garder espoir. D’avancer plutôt que de reculer dans la vie. Il m'avait apprit à m'accepter, à m'ouvrir, me permettant ainsi d'aider les autres sans ne plus avoir à m'aider moi-même.

Je lui devais tout. Et aujourd'hui, plus encore. Parce que je n'avais plus peur d'affronter mère et père en face. En leur faisant bien comprendre que c'était moi qui gagnerais, et qui aiderais Alexia à s'en sortir. Ou du moins, à lui permettre de retrouver un semblant de sérénité. Je n'avais plus peur de me confronter à eux ni de croiser leur regard. Ils pensaient que ma sœur était folle? Que sa place était dans un hôpital psy plutôt qu'auprès de sa famille? Parfait, ils n'avaient donc plus besoin de l'avoir à leur charge.

Déterminée à vouloir changer les choses, je m'étais présenté à l'hôpital. Les infirmières m'avaient ramené Alexia dans un état de profonde détresse. Elle regardait partout, anxieuse, suppliant le personnel de retourner à sa chambre. Durant tout le long du trajet, j'essayais au mieux de la rassurer, de ne surtout pas la brusquer et encore moins, de lui montrer à quel point j'étais inquiète pour elle. Mon cœur battait dans ma poitrine mais je gardais le sourire, lui prenant la main à chaque fois qu'elle se crispait, pour lui montrer que j'étais là, auprès d'elle et que je comprenais sa douleur.
- Tout va bien se passer Alexia, murmurais-je d'une voix douce tandis que cette dernière me suppliait de nous en aller. Essayes de te concentrer sur ma voix. Respire. Doucement, calmement. Dis-toi que ceux qui t'entoure ne sont pas là. Focalise ton attention sur ta respiration et seulement sur elle.

Je marquais une courte pause, mes doigts entrelaçant les siens dans un geste à la fois léger et protecteur. C'est là que père intervint, avec son air grave et ses sourcils froncés. Il ne s'approcha pas de nous mais il se permit tout de même de lancer un: "ça ne se passera pas comme ça." avant que notre mère vint le prendre par le bras, nous fusillant du regard par la même occasion.
- J'aimerai vraiment pouvoir le faire et t'emmener tout de suite mais c'est impossible. Il faut que nous gagnions ce procès si on peut enfin te ramener avec moi. N'écoute pas Papa. Il n'en vaux pas la peine. Il est seulement animé par la colère mais ne rentrons pas dans son jeu. Je te promets qu'une fois fini, nous partirons d'ici. Une bonne fois pour toute. Me fais-tu confiance?

Sur ces mots, je posais ma main sur sa joue, lui offrant un sourire. Puis, tandis que nos parents rentrais dans la salle, je la pris délicatement dans mes bras, lui murmurant à l'oreille.
- Je resterai à tes côtés, quoi qu'il arrive. Tu peux compter sur moi.


••••

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MessageSujet: Re: What Your Soul Sings [Taïs]   Mar 16 Mai - 13:40



 What Your Soul Sings
Taïs et Alexia
Les sentiments sont une chose étrange, elles sont si variées, si chaotiques, qu’on ne peut vraiment toute les discerner. Mais moi, je pouvais les sentir, pouvait faire ceux des autres, les miennes, je pouvais savoir la vérité au plus profonde deux sans même qu’il le sache. Et là, je pouvais sentir tout ce dégoût que j’inspirais à mes parents, ce sentiment que je n’étais pas leur fille, cette colère que je ne sois pas une personne normale, que ce monstre que j’étais à leurs yeux. Je pouvais sentir ces sentiments en racines en eux, avec une conviction indéfectible. Rien ne pourrait changer ce que je suis. Un monstre capable de lire dans leur être, pour qui ils ne peuvent avoir de secret.

Bien sûr que non une telle personne ne pouvait être humaine, une telle personne ne pouvait être qu’un suppôt de Satan lui-même. Alors, ils ne pouvaient qu’haïr cet être qu’ils avaient engendré. Ma mère avait honte, oh oui, elle avait honte, et était dans cette incompréhension. Pourquoi elle, elle qui est si pieuse, si respectueuse envers Dieu, elle qui n’avait jamais failli dans sa foi. Comment avait-elle pu donner naissance à une fille qui n’est qu’un monstre. Taïs avait beau me rassurer, tout ce que je voulais, c’était de ne plus ressentir tout cela. Je voulais qu’elle soit capable de faire taire toutes ses émotions qui n’étaient pas miennes, qu’elle puisse me rendre les miennes afin que je puisse exister. Car je n’avais pas besoin de les entendre pour connaître cette atroce vérité qu’il tapissait en eux. « Il n’a pas besoin de le dire… Non… il le ressent. Je le dégoûte. Oui oui… Sa fille, le dégoût…. L’effraye….Je suis un monstre pour lui. Et pour notre mère… Ce n’est pas humain… Je...»

Je blottissais presque contre ma sœur lui murmurant ces choses, lui disant tout ce qu’il ressentait. J’essayais de lui faire comprendre, de lui expliquer que son inquiétude, sa tristesse, sa culpabilité faisaient partie de moi, que je pouvais ressentir la moindre trace de peine qu’elle éprouvait pour moi, la moindre douleur ne lui appartenait pas rien qu’à elle en ma présence, qu’elle était aussi mienne. Alors à force, les ressentiments que mes parents avaient de moi faisaient écho, j’étais bien un monstre, un monstre capable de tout ressentir «  Un monstre … un monstre.» J’enfuyais mon visage dans le coup de Taïs, répétant ses mots encore une fois.

Je voulais m’échapper, être dans un endroit où je pouvais être seule, dans un lieu ou rien ne pourrait venir m’assiéger. J’aurais tant voulu qu’on m’accorde cette paix, tant voulut ne pas sentir toute cette folie qui s’emparait chaque jour de moi, me faisant oublié qui j’étais, ne sachant plus ce que je ressentais. Je ne voulais juste que ce répit que je méritais tant. J’avais subi la colère divine dont nos parents nous parlaient que nous étions enfant, je supportais le cœur des hommes depuis trop longtemps, alors pourquoi continuer à me faire vivre cette vie. Je redemandais à Taïs pour partir, lui demandais de me laisser m’en aller encore une fois, lui demandait cette pitié qu’on me refusait à chaque instant. Elle me demandait de lui faire confiance et moi, je ne voulais juste qu’on me libère de ce fardeau. « Je t’en pris…Aie pitié.»

Puis un homme vient poser la main sur moi, j’eus un mouvement de recul, me dégageais de l’étreinte de me sœur essayant de trouver un endroit ou me réfugier. Alors qu’il disait à Taïs « Il faut y aller Mesdemoiselle.» Je lui inspirais la pitié, la désolation, la peine. Lui aussi me trouvait étrange, folle, me regardait avec le même regard que tous ces gens. On me forçait à rentrer dans cette pièce, alors que je n’en avais aucune envie. On me forçait à nouveau à être avec eux, d’autres personnes. Mon regard se posait partout, un regard inquiète, leur sentiment m’envahissait encore et encore. Je tapais mon crâne de la paume de ma main pour les faire partir disant sans arrêt « Non, non, non. » Je sentais dans cette salle une plus grande colère, plus forte que celle de mes parents, beaucoup trop forte. Je me retournais vers la personne à qui elle appartenait essayait de ne pas succomber. Je me retournais encore une fois vers mon sœur « Fait la partir… Trop de colère… je ne peux… Elle doit partir… » Taïs n’eut même pas le temps de dire quoi que se soit que sans prévenir ma voix résonna dans toute la salle d’audience avec rage « Fait la partir ! » On pouvait voir l’incompréhension dans tous les regards, et la sentir. Alors que je criais encore une fois.



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MessageSujet: Re: What Your Soul Sings [Taïs]   Mar 16 Mai - 18:47

What Your Soul Sings
Alexia & Taïs
••••

Je fermais les yeux, luttant contre les larmes qui montait tandis que les mots de ma sœur résonnaient douloureusement à mes oreilles. Non, je ne supportais pas de la voir comme ça. Je ne supportais pas de la sentir si mal, si effrayé par les gens qui l'entouraient. Je m'en voulais de lui infliger une chose pareille. Si je pouvais faire autrement, je l'aurais tout de suite emmener avec moi. Loin d'ici, loin de toutes ces personnes qui étaient venu juste pour assouvir une curiosité malsaine. Je l'aurais emmené loin de nos parents, loin de ceux qui lui avaient fait tant de mal et l'avaient enfermé pendant que j'étais partis de la maison.

Mais je n'y pouvais rien. Je ne pouvais que la serrer dans mes bras, en lui murmurant que tout allait bien se passer. Qu'elle pouvait compter sur moi, quoi qu'il arrive. Et qu'en aucun cas, je ne la laisserait tomber.
- Mais tu n'es pas un monstre, murmurais-je à son oreille alors que je la serrais plus fort contre moi. Alexia... tu n'es pas un monstre. Non. Tu es une personne formidable. Tu es ma sœur et ensemble, je te promets qu'on va réussir à trouver une solution.

Une solution pour qu'elle arrive à calmer toutes ces émotions qui arrivaient sans cesse. Calmer ce don qu'elle avait reçu à la naissance. Parce que oui, je savais. Oh que oui je savais, qu'elle ne mentait pas quand elle disait ressentir les sentiments des autres.

Moi. Je n'avais pas reçu de don à la naissance. Je n'avais pas eu des pouvoirs qui mettaient tombé dessus sans que j'en comprenne les raisons. J'avais simplement donné mon corps à la science. J'avais permis à des hommes et à des femmes de faire des expériences sur moi. Et c'est là où j'avais développé mes propres pouvoirs. Un pouvoir bien plus léger que ceux que de ma sœur. Un pouvoir que j'aurais tant aimé lui transmettre parce qu'elle ne souffrirait pas autant.
- Je suis désolé ma belle, je ne peux vraiment rien faire. Il faut que nous passons par là. S'il y avait eu une autre solution, crois moi qu'on aurait fait autrement. Mais d'après le juge, tu dois être présente. Chut je t'en prie, calme toi.... calme toi.

Tout en disant ces mots, je lui caressais les cheveux tendrement. De toutes mes forces, j'essayais de ne pas pleurer. De ne pas lui montrer à quel point sa détresse me faisait mal. Je me concentrais sur ma respiration, ne laissant à aucun moment mon souffle se saccader. Elle devait ressentir ma paix intérieure, ma sérénité. Pas mon inquiétude ni ma tristesse. Je pris donc une profonde inspiration, continuant de susurrer à son oreille.
- Calme toi...

C'est alors que le juge vint à notre rencontre. Il toucha Alexia, ce qui la fit immédiatement reculer.
- On arrive, dis-je d'une voix plus sévère, mes sourcils se fronçant légèrement. Laissez lui juste un peu de temps.

Surpris, ce dernier hocha lentement la tête. Je fis de même puis je me tournais de nouveau vers ma sœur, lui prenant la main en guise de réconfort.
- Tout sera bientôt terminer. Je te le promets.

Quand nous arrivions enfin dans la salle d'audience, les personnes présentes se retournèrent sur nous. Je n'aimais pas leur regard. Je n'aimais pas leur présence car plus de la moitié n'avait rien à faire là. Tandis que nous avancions au plus près de la barre, Alexia s'arrêta soudain, me suppliant de faire sortir cette dame à droite qui la regardait avec un peu plus d'insistance.

Sa voix, si tremblante, si tranchante, s'éleva soudain. Je sursautais alors que je cherchais du regard l'avocat pour lui faire signe de m'aider. Celui-ci, que j'avais quand même payer très gracieusement, avec toutes mes dernières économies, toussota et alla voir le juge, froid et sévère en tête de la salle pour lui chuchoter quelque chose qu'on ne pouvait pas entendre.

Au bout d'un moment, le juge se redressa, ancrant son regard vers la dame qui susurrait à sa voisine à la plus proche.
"Pfff, cette petite va pas bien dans sa tête. Ça se voit sur sa figure."

- Parce que vous, vous vous trouvez normal? dis-je à haute voix, pour que tout le monde entende. Vous vous trouvez normal de réagir de cette façon? Regardez-vous. Vous vous permettez de juger ma sœur sans la connaitre. Vous lui jetez des pierres alors que vos enfants. Vos fils, vos filles peuvent se trouver dans la même situation. Elle a été enfermée dans un hôpital psychiatrique sans son accord. Tout ça pour quoi? Parce qu'elle était différente? Où est donc la différence? Où est donc la tolérance dans tout ça?

Me rapprochant un peu plus d'Alexia, pour lui prendre la main, je me tournais cette fois vers le juge, gardant la tête haute.
- Votre honneur. J'aurai une requête à demander. Je souhaiterais que toutes les personnes ici, qui non aucun rapport avec l'affaire s'en aille. Afin que ma sœur puisse en toute liberté s'exprimer sans gêne.


••••

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MessageSujet: Re: What Your Soul Sings [Taïs]   Mer 17 Mai - 16:18



What Your Soul Sings
Taïs et Alexia
Je pouvais encore sentir sa colère, sentir les regards effrayer sur moi, ce fut un réflexe de me coller à Taïs, comme si je cherchais sa protection, pendant qu’elle demandait qu’on fasse sortir les gens de la salle. Je pouvais sentir l’agacement de juge, comme s’il se demandait si tout cela était bien nécessaire. Et sa voix s’éleva, une voix puissante, grave qui couvrait tous les bruits de la salle. « Et pourquoi ferais-je ça mademoiselle… » L’avocat de ma sœur s’éleva et répondit sur un ton sûr qui n’allait pas flancher. Alors il expliqua la situation, lui parlait de moi. Je n’aimais pas qu’on parle de moi, pourquoi parler de moi. « Wheeler, votre honneur. Elle demande ceci, car sa jeune sœur est une mutante votre Honneur avec un pouvoir d’empathie. Il y a trop de monde pour ma cliente, elle est capable de ressentir la moindre émotion et la présence de toutes ces personnes est beaucoup trop importante pour elle. »

Le juge me regardait, je pouvais sentir son regard sur moi, il m’examinait, me passait au crible. Que voulait-il ? Pourquoi prenait-il tout ce ce temps ? Je me blottissais encore plus dans les bras de ma sœur cherchant ce bouclier dont j’avais tant besoin. Puis un soupir se fit entendre, un léger, pas un de ceux qui se trouve être agacé. Cela ressemblait plus à un soupir compatissant, qui partageait la peine que j’avais en moi « Mhh… Très bien. Faites sortir toutes ces personnes de la salle d’audience. » Et les agents firent sortir toutes les personnes dans cette salle, ne laissant que les personnes concernées par tout ceci.

Et les choses pouvaient commencer à se dérouler. On avait pris place à sur dans les fauteuils. Je me ratatinais dans sur mon siège, regardant autour de moi, ainsi que derrière moi vers cette porte par ou les gens s’en étaient aller. Même si cela était moins fort je pouvais quand même les sentir, touts ces sentiments outrer, cette colère qu’ils ressentaient de ne pas pouvoir assister à tout ce spectacle. Certains étaient indignés qu’on ne laisse pas voir la folle que j’étais. Je ne m’étais même pas rendu compte que l’avocat de mes parents avait appelé ma mère à témoigner. Je continuais à regarder cette porte, puis passait sur notre avocat qui tournait sa tête vers moi me donnant un sourire. Cet avocat qui au début ne voulait pas de cette affaire et qui avait été convaincu parce que j’avais révélé à ma sœur son attirance pour elle. La question commençait à être posée à ma mère, demandant le pourquoi de ces actes « Madame Wheeler. Pourquoi avoir mis votre fille dans cette institution » Je n’aimais pas leur avocat, il était arrogant, présomptueux et un monsieur, je sais tout. Il avait en lui un fort sentiment de supériorité prenant les autres inférieurs à lui. Et quand il posait ses yeux sur moi, il y avait toujours ce sentiment de consternation, comme si je n’avais pas le droit d’exister. Je me penchais vers Taïs, tournais la tête nerveusement en lui disant « Il ne m’aime pas… » Ma mère répondit, me regardant, puis regardant son avocat. Encore une fois, je pourrais sentir tout le mépris que ma mère avait pour moi, cette colère qu’elle avait à mon encontre ainsi qu’envers Taïs. JE n’aimais pas être ici, cet endroit et nos parents me rendaient nerveuse « Ma fille…Elle avait des sautes humeur. Parfois, elle riait, et d’autre moment, elle rentrait dans une rage folle. On lui a fait voir un psychiatre, et celui-ci à diagnostiquer comme étant bipolaires. Mais aucun traitement qu’il avait prescrit ne fonctionnait pas. Alors on la mise dans cette institution. » Mais elle avait raison, je ne contrôlais rien du tout. « Et quand vous dites qu’elle rentrait dans une rage folle, lui arrivait-elle d’être violent. » Parfois, j’avais ressenti tellement de colère que tout avait explosé, j’avais porté la main sur mes parents, jetant les assiettes sur eux, criant à leur encontre « Oui, elle a frappé plusieurs fois son père et moi-même. »

Puis ce fut autour de mon père. Ces sentiments à lui étaient plus forts que celui de ma mère, j’avais cette impression qu’ils sortaient des touts son corps voulant m’engloutir dans leurs propres ténèbres. « Monsieur Wheeler. Croyez-vous que votre fille soit une mutante et qu’elle soit capable de ressentir ce que vous ressentez ? » Ce regard qu’il posait sur moi ce mépris qu’il ressentait, cette honte, qu’il avait en lui tout ce dégoût… Je fermais les yeux essayait de ne pas me frapper la tête essayant de ne pas me laisser submerger par tout ceci. Pendant ce temps, mon père exprimait son mépris pour Taïs la traitant d’ignorante « Non. Ma fille n’est pas une mutante contrairement à ce que ça sœur prétend. Ma fille aînée n’était pas là, elle ne sait pas ce dont sa sœur est capable, ni même ce qui s’est passé… » Les questions continuèrent, il déversait sa colère sans aucune honte, il montrait son dégoût pour nous ses filles.

Puis ce fut à notre tour, notre avocat commençait par interroger Taïs me laissant seule. Je n’avais qu’une envie m’enfuir de cet endroit, car il me rendait nerveuse. Alors mon regard se posait encore partout, je ne restais pas tranquille sur ma chaise. Pendant ce temps, les questions continuèrent à se déverser, « Mademoiselle Wheeler. Parlez-moi de votre vie de famille. Était-elle heureuse ? Aviez-vous des parents aimant ? » L’avocat posait des questions intrusives sur notre vie, il demandait comment c’était chez nous. Comment nos parents se comportaient avec nous quand nous faisions une bêtise. Comment notre père s’était comporté avec moi la première fois où j’ai commencé à tout ressentir. Ainsi pourquoi elle était partie tout ce temps en Inde. Puis il lui posa encore une question sur mes soi-disant capacités « Maintenant pourquoi croyez-vous que votre sœur n’est pas bipolaire, mais ressent ce nos émotions ? » Puis vient une question que tout enfant redoute, même s'il ne s’entendait pas avec ses parents « Une dernière question. Comment vos parents qualifient votre sœur ? »

Et maintenant, c’était mon tour. Cela me rendait encore plus nerveuse, je cherchais taïs des yeux comme pour trouver un soutien et une force qui me manquait cruellement. C’est la voix de notre avocat qui me fit porter le regard sur lui, le regard un peu perdu et peut sur de moi « Alexia, je peux vous appelez Alexia. » Je hochais la tête pour lui donner mon approbation. Il m’accorda ne sourire reprenant la parole « Très bien, Alexia. Dites-moi ce que Mr le juge ressent à cet instant. » Je me tournais vers cet homme qui était dans sa toge noire, tournait la tête vers l’avocat peut sur de moi « Heu .. Je .. » Puis posant à nouveau mon regard sur le juge. Je n’étais pas sûre qu’il fallait que je dise tout ce qu’il ressentait, il avait de la peine pour moi, ainsi que de la tristesse. Mais surtout, je pouvais sentir de la compassion cela était un sentiment qui me faisait du bien quelques part. Mais je le regardais, puis encore l’avocat et ainsi que ma sœur, pour revenir à cet homme en noir qui dans un sourire essayait de me rassurer « Allez-y mademoiselle. N'ayez pas peur. » Je le regardais encore avec se regarder perdu, alors qu’il me faisait un signe que je pouvais y aller. Je répondis donc à la question sans détourner mon regard du juge « De la peine…Il est triste pour moi. De la compassion. Il est aussi agacé… de l’inquiétude… » Mais j ne savait pas si cette inquiétude était pour moi ou pour une toute autre raison. « Les gens peuvent vraiment sentir tout ça en même temps ? » Cette question me fit revenir sur tout cet avocat. Mes réponses étaient hésitantes, voire même peureuses. On pouvait sentir toute cette crainte qui était en moi «…Ils… n’ont … pas conscience. » Les questions continuaient « Et vous pouvez sentir tout ça en permanence ? » Et je répondais, parfois en m’arrêtant cherchant du regard Taïs « …Oui… Tout le temps…Je peux sentir leur détresse, leur folie, leur peine, leur incertitude.. Je peux tout sentir...Mes parents » Je m’arrêtais regardant mes parents, leur regard si sévère me laissait imprégner par tout ce qu’ils avaient en eux. « Ils…Je…Leur fait honte… je…ils…ne m’aiment pas. Je…suis un monstre pour eux.» On pouvait entendre ma mère s’indigner, mon père dire que je n’étais qu’une petite ingrate. Leur avocat essayant de les calmer alors que le juge tapait de son marteau pour instaurer le calme. Je regardais Taïs avec un regard apeurer, alors que notre avocat arrivait près de moi pour me rassurer. Cet homme avait un bon fond, je pouvais le sentir, il était touché par tout ceci. À croire que notre histoire était triste. Je lui demandais si tout était fini, car je n’avais qu’une envie de repartir « … On a fini. » Il m’offrit encore un sourire « Une dernière question et après, c’est fini. Ça va aller ?»Je hochais légèrement la tête, puis il me posa sa dernière question « Que ressentez-vous, vous quand vous captez toutes ses émotions. » Ce que je ressentais moi, mes sentiments n’avaient plus d’importance, elle était noyée, submergée ensevelie sous celle des autres. Je n’existais plus, je n’étais plus moi-même. Je ne ressentais plus rien hormis ces sentiments étrangers. Alors, la, Alexia que j’étais n’était plus vraiment de ce monde une fois qu’il y avait trop de choses. « Je n’existe plus… Tout…m’envahit…Et je n’existe plus…. » Mais comment explique cette sensation de disparaître, de devenir une autre personne sans qu’on ne puisse rien faire. « Elle… Elles prennent dessus…C’est comme si je disparaissais que mes propres sentiments n’ont aucune importance comparée aux autres. Quand quelqu’un est en colère…JE me mets en colère à sa place… Ou bien, je peux être euphorique à la place d’une autre…Je n’ai pas d’importance… Je … heu.. On a fini ».


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MessageSujet: Re: What Your Soul Sings [Taïs]   Ven 26 Mai - 17:38

What Your Soul Sings
Alexia & Taïs
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J'essayais de garder mon calme. J'essayais de garder à l'esprit ce que Dakshi m'avait appris : à savoir, la patience, le calme et surtout la maitrise de soi. Car la colère ne menait qu'à la haine. Elle n'arrangeait pas les situations, ne réglait pas les problèmes. Bien au contraire. Elle était néfaste. Elle altérait les jugements et te faisait du mal, tellement de mal.

Tandis que le juge me demanda pourquoi une telle faveur, je restais silencieuse, pensive. Je cherchais mes mots. Je cherchais quoi dire exactement pour protéger ma sœur. Pour la protéger de toutes ces personnes néfastes, qui la regardait avec mépris et méfiance. Mais lorsque je m'apprêtais à répondre, l'avocat prit les devants et parla à ma place. Je le remerciais d'un sourire, ne pouvant que me montrer reconnaissante envers lui. Je serrais plus fort la main d'Alexia, mes yeux cherchant brièvement à capturer les siens en guise de réconfort.

C'est alors que le procès pu enfin commencer. Assise à ma place, j'écoutais l'avocat de nos géniteurs parler. Et ma mère, répondre à ses questions. Bien sûr qu'elle avait des sauts d'humeur mais ce n'était en rien une maladie. Ce n'était en rien sa faute. Parce qu'elle éprouvait seulement, les émotions négatives que représentaient notre maison, notre foyer. Ceux qui se prétendaient être nos parents alors qu'ils n'étaient que haine et arrogance. Ils auraient pu l'aider, chercher à la comprendre. Mais non. Leurs esprits étriqués leur faisait croire qu'elle était "bipolaire". Mes sourcils se froncèrent légèrement, ne pouvant m'empêcher de tourner la tête à plusieurs reprises.

Alexia se pencha vers moi. Elle me dit d'une voix inquiète, nerveuse que leur avocat ne l'aimait pas. Toujours dans l'objectif de la rassurer, je lui offrais un sourire, ma main glissant sur sa joue tout en murmurant en retour :
- Parce qu'il te connait pas.

Et parce qu'il n'avait qu'un son de cloche. Celui du camp adverse. Je baissais légèrement la tête, quand ma mère informa le juge que ma sœur les avaient frappé à plusieurs reprises. Et leur coup de ceinture, ils en parlaient? Ils en parlaient de toute ces fois où on était puni parce qu'on avait eu le malheur de manger avant la prière ou parce qu'on refusait d'aller à la messe?
"Calme Taïs... ne pas laisser la haine t'aveugler."

Les questions s'enchainaient, toujours. Cette fois, ce fut notre père qui se trouva à la barre. Bien évidemment, il refusa de croire qu'Alexia était une mutante. Il la prenait pour folle. Il rejetait même la faute sur moi de ne pas avoir été là et d'être partit de la maison. Alors oui, je n'avais rien vu. J'étais partis sans rien dire, en claquant simplement la porte derrière moi. Mais comparé à eux, j'avais écouter ma sœur. J'avais cherché à la comprendre et lui avais prêté une écoute attentive tandis que eux, s'en était simplement débarrassé en la mettant dans une hôpital psychiatrique.

Je redressais donc la tête, fière, ne voulant à aucun moment leur faire l'honneur de montrer une quelconque culpabilité. Bientôt, ce fut à mon tour d'être emmené à la barre. Je regardais l'avocat, droit dans les yeux, répondant d'une voix calme et neutre :
- Nous n'avons jamais vraiment eu de vie de famille. Pour eux, la religion passait avant tout. Nous avons été élevé à la dure, au point de recevoir des châtiments quand ils estimaient qu'on faisait honte à dieu. Nous avons reçu beaucoup de coup de ceinture, des coups de règle. J'ai même encore une cicatrice sur le bas du dos après avoir reçu des coups de cravache. Tout ça parce que j'avais ramené une mauvaise note à la maison.

Les questions s'enchainaient et j'y répondais sans broncher.
- Je la crois parce que j'ai moi-même développé un pouvoir après avoir donné consciemment mon corps à la science. Ils ne sont pas aussi fort que les siens mais je peux communiquer avec les oiseaux. Et puis, ma sœur n'a jamais été une menteuse. Plusieurs personnes autre que moi peuvent en témoigner.

Aucune honte à dire notre différence. Leur avis m'importait peu. Cette fois, la dernière question se porta sur l'avis qu'avaient nos géniteurs à l'égard d'Alexia. Je tournais légèrement la tête sur le côté, les regardant droit dans les yeux tout en parlant fort et distinctement pour qu'il puisse bien entendre :
- Ils la qualifient de monstre. Ils croient même que le diable l'habite.

Je manquais de rajouter un : "Quel genre de parent peuvent-ils penser ça de leur enfant" mais je me retins. Ça ne serait pas trop judicieux. Je devais juste répondre aux questions, non pas donner mon avis là-dessus.

Après moi, le juge demanda à Alexia de s’avancer. Afin de l'encourager, j'ancrais mes yeux aux siens et lui adressais un léger hochement de tête. Elle pouvait tout dire, de ses ressentis à ce qu'elle éprouvait au plus profond de son cœur. Ce qu'elle fit, avec hésitation ce qui me rendais malgré tout fière d'elle. D'ailleurs, sous la demande de l'avocat, elle exprima les émotions du juge. Ce dernier toussa légèrement, baissant la tête une demi-seconde comme s'il s'en trouvait gêné. Mon cœur se serra cependant quand elle avoua ne plus exister, se laissant envahir par son pouvoir sans un temps soit peu les contrôler. C'est là que je me fis la promesse de lui apprendre à canaliser ses ressentis, revenir à soi afin d'expulser tout ce qu'elle avait à expulser.

Enfin, les questions s'achevèrent, laissant un lourd silence peser dans la salle.
"Oui, on a fini. Merci Mademoiselle Wheeler d'avoir répondu à nos questions. Vous pouvez regagner votre place."

Le juge se leva, jetant un regard à moi, ma sœur et à nos parents qui avaient l'air extrêmement tendu.
"Voilà l'heure de la délibération. Le jugement sera rendu d'ici une heure. En attendant, vous pouvez sortir. Nous vous appellerons une fois que nous aurons terminé. Pour le moment, je déclare le procès en suspens."

Notre avocat et moi-même nous levons de nos chaises. J'accourais vers Alexia, lui prenant les main en m'exclamant d'un sourire :
- Tu as été parfaite. Tu peux être fière de toi. Allez viens, on va prendre un peu l'air dehors. Comment te sens-tu?


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MessageSujet: Re: What Your Soul Sings [Taïs]   Sam 27 Mai - 17:40



What Your Soul Sings
Taïs et Alexia
Je n’aimais pas cet endroit, il y avait bien trop de monde, bien trop de choses qui étaient présentes ici et le simple fait être là me rendait nerveuse. Quand les questions se finissaient, je sentais une pointe de soulagement et je n’attendais qu’on m’autorise à me lever pour sortir de ce box. J’allais rejoindre ma sœur d’un pas quelque peu précipité, venant m’asseoir là où était ma place. JE fuyais le regard des parents, ne voulant surtout pas croire cette sensation de honte et de dégoût qu’on leur inspirait. Le juge prit la parole, disant qu’il rendrait son verdict d’ici une heure. Taïs me demandait comment je me sentais et à dire vrai pas très bien. Je n’avais qu’une envie partir d’ici ne plus avoir à faire à tous ces mondes.

Je voulais retourner dans ce coin de ma chambre, celui ou quelques parts, je me sentais en sécurité même si cet hôpital me rendait folle. Après tout, il était devenu mon refuge pendant ses 8 ans et dans un sens, je n’avais qu’une envie, c’était d’y retourner. Alors je ne cachais pas à ma sœur que je voulais partir d’ici, loin de nos parents, loin de cet endroit que je n’aimais guère « Je veux partir d’ici. Je n’aime cet endroit.»

On commençait à sortir de la salle d’audience en premier, Taïs à mes côtés avec l’avocat nous ouvrant le passage. Il tentait de nous rassurer disant que tout, c’était bien passé, que le juge semblait être de notre côté. Quand soudain, on pouvait entendre notre mère commencer à déverser toute sa haine et sa colère sur Taïs. Elle parlait d’une voix froide, sans appel comme si ma sœur était responsable de tous ses malheurs « Comment oses-tu nous traiter de là sort. On vous a élevé du mieux que nous pouvions. Je vous ai porté pendant 9 mois. Comment osez-vous dire qu’on ne vous aime pas. » Elle crachait tout son venin sur Taïs, mon père la retenant par le bras, lui disant que cela ne servait à rien. Mais elle continuait encore en encore affublant ma sœur de tous ces maux de cette période qui avait été si dure pour elle. « Tout ce qu’on a fait, c’était pour vous ! On a voulu vous donner la meilleure éducation possible et c’est ainsi que vous nous traitez. Comme des parents indignes ! » Elle lui reprochait de la considérer comme des gens mauvais, de croire que c’était eu qui était en tort. Alors qu’elle savait que cela n’était pas de leur faute. Après tout, ils avaient les pires filles au monde, des filles avec des déviances que même leur dieu ne pouvait concevoir. Parfois, j’étais même sûre qu’elle se demandait pourquoi Dieu leur avait infligé de telles épreuves et souffrances. Je sentais sa colère montée petit à petit, comme une tornade balayant tout sur son passage. Elle fonçait droit sur moi, devenant de plus en plus intense accompagner par un déluge de haine.« Vous n’êtes que des petites ingrates. » Je me prenais la tête essayant de me concentrer pour ne pas me laisser emporter par toute cette rancœur qu’elle éprouvait, par toutes ses peines qu’on lui infligeait. Mais cela devenait de plus en plus intense. « Et toi comment peux-tu nous juger, tu n’étais pas là ! À notre place, tu aurais fait la même chose. Tu nous as laissés du jour au lendemain, tu l’as laissée. Et maintenant que tu reviens, tu oses nous juger, alors que tu ne sais pas ce qu’on a vécu chaque jour avec elle ! »

Je commençais à me frapper là tête essayant de ne pas succomber me répétant que ce n’était pas moi. Ma mère continua à déverser toute cette rage qui la consumait, malgré son avocat qui essayait tant bien que mal de la calmer. Je murmurai d’une voix à peine audible « Non… Assez… » Elle continua sans écouter les autres qui lui demandaient d’arrêter, la voix devenant de plus en plus haineuse envers Taïs « Tu te crois tellement mieux que nous, la fille parfaite, qui n’a rien à se reprocher, qui a des parents indignes… » Tout ce qu’elle voulait, c’était de lui faire mal, de nous blesser et rien d’autre. Cela sonnait comme une vengeance pour nous faire payer notre différence. Le juge tentait de calmer notre merle en frappant de son marteau « Madame Wheeler, ça suffit maintenant… » J’implorai à ma mère de s’arrêter, sentant petit à petit ses ténèbres m’envahir, les larmes commençant à couler redoutant de ce moment où je ne pourrais plus résister « Arrêtes.. . » Mais rien n’y faisait, elle continuait me persécutant de toute cette rage, de cette haine qu’elle avait en elle, laissant explose sa colère et son aversion à notre égard. Elle regardait mon aînée avec dégoût comme si toute sa personne la répugnait.« Tu n’es pas mieux que nous ma petite, tu es tout aussi détestable. C’est toi qui la condamnes à cet asile en partant. Tout ça, c’est de tes fautes ! Si ta sœur est ainsi, c’est à cause de toi. Je te… » Et soudain, les ténèbres m’engloutissaient. Cette haine et cette rage étaient miennes, elle faisait partie de moi, ne faisant plus qu’un avec mon être. Je repoussais violemment Taïs, la regardant avec tant de haine et d’aversion. Je lui criais toute cette haine que ma mère avait pour elle, lui exprimait tout ce dégoût qu’elle ressentait. Je faisais écho à tous ses sentiments. « JE TE HAIS ! Tout n’est que de ta faute, tu m’as abandonnée, tu m’as laissée seule avec eux. Tout est de ta faute, pour laquelle t’es revenue ?! T’aurais dû rester là-bas ! Si je suis un monstre, c’est à cause de toi ! Ils hontent de toi ! Tu n’es qu’une déception de plus ! Comment tu peux être leurs filles. Qu’est-ce qu’ils ont fait pour mériter une fille telle que toi !» J’accusais ma sœur de tous ses maux, lui renvoyant cette image si atroce de notre mère, le fond de ses sentiments pour nous. Mon père essayait de retenir sa femme, celle qui nous avait données vie et qui pourtant était censée nous aimer d’un amour inconditionnel. Notre avocat se retourna vers le vigile, comprenant la situation « Éloignée là de ma cliente ! Immédiatement. Éloigné là tout de suite ! » Le juge donna le même ordre. Alors le vigile fit sortir notre mère de la salle. Mais cela était trop tard, ses sentiments étaient en moi et soudain ses pires noirceurs sortir de ma bouche. JE regardais toujours ma sœur avec tant de cruauté, alors que je lui disais sur un ton des plus glacial « J’aurais préféré ne jamais vous avoir eu ! » Notre avocat cria encore une fois au vigile avant de les voir, disparaître « Éloigner là, le plus loin possible ! »

Je continuais à accabler ma sœur, jusqu'à ce que ces tourments se dispersent. Puis mon regard qui n’était que haine se changea petit à petit en cette peur qui m’accompagnait depuis toujours, ce culpabilité d’avoir dit de telles choses, cette inquiétude qu’elle puisse ne serait-ce qu’une seconde pensée que tout ceci venait de moi. Des larmes coulaient les de mes jouées peine de ces mots que je venais de prononcer, peine d’avoir dû ressentir tout ceci. Je demandais pardon à Taïs, avec une voix étranglée « …. Taïs… Pardon… Pardonne-moi…Je ne voulais pas…. Je suis désolée. » Je m’approchais de ma sœur, fis un mouvement, mais m’arrêtai dans mon geste, honteuse de ce qui venait de se passer. Je suppliais ma Taïs de ne pas m’en vouloir, sans savoir retenir ses larmes « Je t’en pris… Pardonne-moi » Mais le mal était fait.

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MessageSujet: Re: What Your Soul Sings [Taïs]   Ven 2 Juin - 10:30

What Your Soul Sings
Alexia & Taïs
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Un triste sourire étira mes lèvres quand Alexia m'avoua vouloir partir d'ici. Elle n'aimait pas cet endroit. Elle voulait que ça se termine et quitter cette salle au plus vite. Je ne pouvais pas la blâmer. Moi-même, j'avais hâte que ça se finisse. Tout en gardant précieusement ses mains dans les miennes, je les serrais un peu plus, murmurant d'une voix basse :
- C'est bientôt fini, ne t'inquiètes pas. Ensuite on pourra partir. Je te le promets.

J'espérais vraiment pouvoir l'emmener avec moi. Et lui apprendre du mieux que je pouvais, à canaliser ses émotions, ses ressentis. L'apaiser tout en restant près d'elle pour la protéger. Je n'avais pas peur. Je n'étais pas terrifiée à l'idée de l'avoir à ma charge. Au contraire. J'aspirais à lui faire découvrir le calme et la sérénité d'esprit. Et bien que je savais déjà que ça allait être difficile, je ne comptais pas baisser les bras. C'était ma sœur, mon sang. Quoi qu'il arrivait, je me battrais pour qu'elle se sente le mieux possible.
- Allons déjà respirer un peu d'air frais, ça nous fera du bien.

Or, alors qu'on s'apprêtait à quitter la salle d'audience, pour souffler un peu et prendre l'air, notre mère décida d'intervenir. Elle parlait avec colère, haine. Elle s'adressa à moi comme si j'étais responsable de tout ça. Je me crispais, redressant la tête pour affronter toutes les horreurs qu'elle avait à me soumettre. De toute façon, ça me passait au dessus. Oui, je me sentais coupable d'avoir quitté la maison. Mais uniquement, parce que j'avais laissé Alexia toute seule avec eux. Sinon, je n'éprouvais aucun regret. Ça avait beau être mes parents. Pour moi, ils n'étaient rien. Ils n'étaient plus que mes géniteurs, incapable de nous donner, ne serais-ce, qu'une once d'amour et d'affection.

J'aurais pu répliquer. J'aurais pu rentrer dans son jeu et lui balancer aussi tout mes reproches à la figure. Toutefois, je savais que ça ne servirait à rien. Je restais donc immobile, les yeux fixés sur ma mère, la défiant simplement du regard. Qu'elle comprenne, qu'elle voit que je n'éprouvais aucune honte. Qu'elle sache qu'elle ne me fera pas culpabiliser d'avantage. Dakshi m'avait appris à m'accepter, avec mes qualités et mes défauts. Il m'avait enseigné la patience, l'amour et le respect de soi. Ce n'était pas elle qui allait me l'enlever. Oh non. Je ne le lui laisserais jamais plus ce plaisir.

Soudain, je sentis ma sœur se crisper à côté de moi. Elle suppliait d'arrêter. Elle gigotait, se tenait la tête entre ses mains, murmurant d'un ton bas que cela cesse. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Je me mordis la lèvre inférieure tandis que mes yeux se posèrent sur notre avocat. Il fallait qu'on la sorte de là, au plus vite. Ma mère n'avait pas idée de ce qu'elle lui faisait. Elle lui communiquait sa haine, sa rage. L'homme qui nous défendait hocha vivement le menton et posa une main hésitante sur l'épaule d'Alexia.
"Venez avec moi, Mademoiselle."

Mais il était déjà trop tard. Bientôt ce fut au tour de ma petite sœur de me balancer toutes ces horreurs à la figure. Je ne la reconnaissais plus. J'essayais de toute mes forces de rester forte, pour elle, et de me convaincre que ce n'était pas vraiment elle qui parlait. Toutefois, c'était beaucoup plus dur, insupportable. La violence de ses mots me frappa de plein fouet. Les larmes me montèrent vite aux yeux tandis que je supportais sa colère, ses propos me poignardant un peu plus à chaque seconde.
- Alex...

Non, cette fois par contre. Je ne pouvais pas le supporter. Je ne pouvais pas supporter le regard assassin de ma propre sœur. Je ne pouvais pas supporter qu'elle me haïsse et qu'elle rejette aussi la faute sur moi. Mes mains tremblaient. Mon corps tremblait. Mon ventre se nouait et une boule se formait dans ma gorge. Notre avocat hurlait au vigile d'éloigner mes parents, de les sortir de là immédiatement or, je ne l'entendais plus qu'à demi-mot. Mes yeux restaient ancré dans ceux d'Alexia, suppliant presque un dieu inexistant que tout cela cesse.


Et cela cessa. Ma sœur finit par se calmer alors qu'elle me suppliait à présent de lui pardonner. La souffrance que je pouvais lire sur son visage acheva le peu de dignité qui me restait. J'esquissais un sourire mais il était faible, si faible. J'aurai voulu la prendre dans mes bras, lui dire qu'elle n'avait pas à être désolé. Qu'elle n'avait pas à s'excuser car ce n'était pas de sa faute. Or, pour le moment, j'en étais incapable. J'avais besoin de craquer. De me retrouver seule et de déverser mes larmes pour me libérer de toute cette peine qui me tiraillait de part et d'autre.
- Je...

Les mots restèrent coincé dans ma gorge. Ne pouvant plus, j'adressais un regard à notre avocat pour qu'il puisse s'occuper d'elle. Puis, baissant la tête, je me dirigeais vers la sortie et fini par éclater en sanglot, sur les marches du palais de justice en me foutant royalement des regards curieux qui glissaient sur moi.

Je n'en voulais pas à Alexia. Bien sûr que je ne lui en voulais pas. Toutefois, ses mots m'avaient blessé bien plus que je n'aurais pu l'imaginer. J'avais tellement l'impression qu'elle m'en voulait elle aussi. D'être parti sans rien dire, sans même lui avoir dit au revoir. J'avais l'impression d'être de nouveau soumise à de vive inquiétude. A des regrets qui pourtant, ne faisaient plus partit de mon quotidien.

Je levais les yeux vers le ciel, me demandant finalement si j'étais assez forte pour ça. Si j'étais apte à l'aider, à lui donner ce dont elle avait besoin. Une ombre passa au dessus de moi et je reconnus sans mal Falco, mon ami faucon. Son cri, perçant et noble, me fit sourire. Il me redonna courage. Il me poussa à continuer, en me faisant prendre conscience que les épreuves faisaient parti du cycle de la vie et que je n'avais pas le droit d'abandonner.

Je repris espoir. J'inspirais un bon coup, fermant les yeux. Me mettant en lotus pour accueillir le calme en moi. Puis, une fois calmée. Une fois les idées claires et nettoyer de toute peine, je revenais à la salle, cherchant des yeux ma sœur qui était aux côtés de l'avocat. Sans un mot, je me dirigeais vers elle pour la prendre dans mes bras. Histoire qu'elle comprenne que je ne lui en voulais pas et que je continuerais à me battre pour elle. Coûte que coûte. Quoi qu'il puisse arriver.


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MessageSujet: Re: What Your Soul Sings [Taïs]   Ven 2 Juin - 16:20



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Je n’avais pas voulu lui dire tout cela, je ne lui reprochais rien, aucune rancœur envers ma sœur. Mais j’avais totalement disparu, laissé place à toute cette haine que ma mère ressentait pour nous, me perdant au plus profond de ses noirceurs. J’avais cette impression que je ne pouvais y échapper. Je pouvais entendre les ricanements tapis dans l’ombre s’exaltant de ma souffrance de cette malveillance, alors que dans un coin, j’étais comme recroquevillé pleurant ma détresse, suppliant de me libérer de ses chaînes.

Tout ceci n’était qu’une malédiction, un fardeau qu’on m’avait forcé à prendre sans me demander mon avis. J’avais été abandonnée par ce Dieu que mes parents adoraient tant, par qui il jurait. Il m’avait laissée entre les griffes du malin, qui me forçait à chaque instant de ressentir toutes ces choses qui ne m’appartenaient pas. On aurait dit un supplice, une torture applique avec soin. Et plus je me laissais submerger, plus je disparaissais petit à petit n’était plus que des sanglots à peine audibles.

Mais cela n’avait plus aucune importance, je me laisserais volontiers envahir par ce mal qui me ronge, le laisser me faire disparaitre à jamais pour ne plus voir les larmes de ma sœur, pour ne plus sentir cette souffrance que j’avais fait naître en elle et qui me déchirait mon âme. Je laisserais ma conscience s’effacer, mon existant se dissoudre lentement pour qu’elle ne puisse plus ressentir cette peine de par ma faute. Alors je restais là dans un coin de la salle, espérant que ce torrent m’emporte à tout jamais.

L’avocat s’était approché de moi, posa une main réconfortante sur mon épaule. Il me laissait découvrir toute la compassion qu’il éprouvait à mon égard, essayait de me montrer toute la gentillesse qui était en lui, il me parlait d’une voix douce tentant de m’apaiser, essayant de me convaincre que ce n’était nullement de ma faute. Je pouvais sentir le regard du vigile qui était revenu, ainsi que celui de ce juge. Tout eux attristé par cette situation, et dans un sens complètement incrédule face à cette scène qu’ils venaient d’assister. Je ne pouvais empêcher mes larmes glissées le long de mes joues, ne pouvait m’empêcher de souhaiter de ne plus exister, de me dire que le monde serait bien mieux sans moi et surtout Taïs. Je me balançais d’avant en arrière essayant disant ces quelques mots en boucle « Je ne devrais pas exister. »

Je hurlais ma peine, mon désarroi, cette envie de disparaître pour ne jamais revenir parmi les hommes. Ma détresse était à son comble, ne voyant aucune porte de sortie. Notre avocat réussissait néanmoins à prendre dans ses bras, essayant toujours de me calmer. Il se montra d’un calme incroyable, face à toute cette situation. Il me promettait que tout s’arrangerait, que Taïs allait revenir et que tout rentrerait dans l’ordre.

Puis Taïs, revenait, l’avocat me confiait à elle, la laissant me prendre dans ses bras. Même si je ne ressentais pas de colère en elle, je lui demandais pardon dans un sanglot pour ses paroles prononcé. J’enfuyais mon visage dans son cou «Je voulais pas… » Pleurant ma détresse et ma peine de lui avoir dit ses mots qu’elle ne méritait pas « Pardonne-moi… »Je la serrais un peu plus fort comme si j’avais peur qu’elle s’en aille et qu’elle me laisse, continuant mes excuses « Je ne voulais… pas dire ça. ». Je m’accrochais à elle, de manière désespérée pensant qu’après tout ceci, elle ne voudrait plus de moi, priant pour qu’elle me libère de ces tourments.


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