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 ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey

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MessageSujet: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Lun 25 Avr - 13:49


 
❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
Dans la vie d’un détective, il y avait deux types de journées à ne pas rater. En général, on chérissait celles où on recevait de nouveaux clients. Les nouvelles affaires ne couraient pas les rues, la concurrence était rude, et une seule mission pouvait suffire à payer les factures d’un seul mois, en fonction de sa difficulté. Celles où l’on pouvait se reposer étaient tout aussi précieuses. Les filatures, les planques, les infiltrations, tout ça était bien joli et très excitant, mais dormir jusqu’à midi n’avait pas de prix.
La veille, Remy LeBeau avait récolté cinq cent dollars pour toute une nuit à crapahuter à Emman, derrière une ado amoureuse. L’avantage de travailler la nuit, outre le fait que se déplacer sur les routes ne relevait plus du parcours du combattant, c’était que ça payait double : il gagnait beaucoup mieux sa vie avec des horaires décalés. Le temps de remettre les photographies au père de la fêtarde, et il était rentré chez lui épuisé mais plus riche. La nuit suivante s’était révélée salutaire. Il n’avait même pas vu une minute du film du soir : de vingt-heures trente à dix heures, Remy avait dormi comme un bébé dans son vieux canapé défoncé.
Il profita de sa matinée de repos pour prendre une bonne douche. Le visage que lui renvoyait le miroir conservait un air fatigué, mais toujours plus présentable que la tête de déterré qu’il affichait en rentrant hier. Se sentir propre, rasé, reposé : voilà ce qui faisait des journées de repos des journées parfaites. Hélas, en voulant prendre un petit déjeuner correct, il s’aperçut que son réfrigérateur criait lui aussi famine. Un passage au supermarché s’avérait nécessaire…

Il faisait un temps magnifique, ce jour-là, et Remy jugea préférable de partir à pied. L’air restait frais en dépit du soleil printanier, et Hammer Bay était déjà plongée dans l’effervescence. Remy adorait cette ville toujours en éveil, ses rues animées, ses habitants souriants et vifs, la mer pour arrière-plan. Il était ici chez lui. Après chaque mission, le retour en ville et à son appartement le ressourçait complètement.
Et pourtant…
Pourtant, il subsistait toujours ce vide, cette étrange sensation de manque. Remy était heureux, ici, sans conteste. Il avait tout pour l’être : des amis, un boulot passionnant, un appartement à deux pas de tout ce dont il pouvait avoir besoin, et autant de filles qu’il pouvait en rêver. Mais… il manquait toujours quelque chose, sur laquelle il ne parvenait pas à mettre le doigt et à laquelle il s’efforçait de ne pas penser, au risque de voir son humeur s’assombrir. Il n’en parlait jamais – même pas à Scott, qu’il considérait pourtant comme son meilleur ami. Une fois, il avait évoqué ce vide devant quelqu’un ; Sigyn l’avait écouté avec son empathie habituelle, mais Remy ne s’était pas senti mieux pour autant. Se sentir seul dans une aussi grande ville, quand il pouvait ramener une fille chaque soir s’il le voulait, n’était-ce pas un comble ?
Il scruta les rayons du supermarché d’un œil intéressé. Une fois, il avait croisé une jolie brune, ici. Elle n’était jamais revenue – du moins pas en même temps que lui – mais Remy aurait volontiers passé une partie de sa journée à la courtiser, si elle lui en avait laissé l’occasion. Ce ne serait pas pour aujourd’hui… dommage.

Vers midi, ses emplettes terminées, le détective remonta la rue, les bras chargés de paquets. Son portable n’ayant pas encore sonné, il avait tout l’après-midi devant lui. À dire vrai, l’ennui menaçait de pointer rapidement : Remy détestait rester à se tourner les pouces. Scott travaillait, Sigyn aussi, et il n’avait rien de particulier à faire. Même pas un rapport à taper. Rien. Une petite virée en bord de mer ? Non, il en revenait justement. Une balade en ville, pour dépenser ses cinq cent dollars durement gagnés ? Pas vraiment son style, mais après tout…
Il dut se contorsionner pour réussir à taper le code d’entrée dans l’immeuble – un luxe qu’il appréciait tous les jours – et rusa entre doigts et pieds pour ouvrir la porte. Au moment où il rentrait, quelqu’un d’autre approchait ; il reconnut presque aussitôt la masse de cheveux flamboyants qui ondulaient dans la légère brise. Ah, au moins, il n’aurait pas tout perdu en sortant !
Remy se fendit de son sourire le plus courtois tout en retenant la porte, permettant ainsi à sa charmante voisine de rentrer elle aussi.

« Bonjour, Jean ! » lança-t-il, ravi de pouvoir échanger quelques mots avec quelqu’un – et une jolie fille, de surcroît.

Son sourire disparut dès qu’il fixa son regard sur le visage de la jeune femme. Une large trace violacée s’enroulait autour de son œil gonflé : elle aurait beau dire ce qu’elle voudrait, Remy avait pris suffisamment de coups de poing dans sa jeunesse débridée pour en reconnaître la marque. Le détective refit surface dans son esprit et il oublia immédiatement sa journée de repos.

« Qu’est-ce qui t’es arrivé ? demanda-t-il, soudain sérieux. Qui t’a fait ça ? »

 
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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Lun 25 Avr - 18:35




I’ll tell you how to fight

Remy & Jean

Jean apposa les dernières lettres à l’encre sur les documents qu’elle devait signer avant de pouvoir s’en aller de la garde rouge. D’un geste brusque elle ouvrit les dernières portes qui la séparaient de l’extérieur. Un soleil radieux l’éblouit, le temps de quelques secondes, que ces yeux s’y adaptent. Elle aurait certainement adoré cette journée, ce serait sûrement balader, cherchant à profiter de la moindre douceur printanière. Seulement, pas aujourd’hui. Aujourd’hui elle était habitée par une telle colère qu’elle préférait aller s’isoler chez elle, loin du monde extérieur. Elle l’avait pourtant bien senti en se levant : cette journée était vraiment pourrie !

L’envie de prendre le bus lui traversa l’esprit, mais d’un côté une petite marche lui permettrait peut être de se calmer. Elle traversa la grande rue et commença son petit chemin habituel jusqu’à chez elle. Elle avait l’avantage de ne pas loger très loin des locaux de la garde rouge, d’ici moins de 15 min elle devrait certainement être arrivée chez elle. Au bout de quelques enjambés seulement elle constata que de nombreuses personnes lui jetaient des drôles de regard. Elle se rappela immédiatement la trace que le poing de Summers avait laissée sur sa joue. Quoi ? Ils n’avaient jamais vu un cocard de leur vie ? Sentant la colère remonter, elle lança des regards noirs à tous ceux qui la dévisageaient et accéléra le pas. Comme ci ça ne suffisait pas d’avoir eu droit aux regards de ses collègues, il fallait que les inconnus s’y mettent à leur tour. Elle se mit à penser qu’il aurait peut être mieux valu qu’elle reste un peu plus longtemps sur le terrain d’entraînement. Cogner des sacs en pensant à ce crétin de Scott aurait peut être calmé son exaspération.

La marche qu’elle voulait calme et apaisante c’était transformé en une fuite effrénée, aux allures de cavalcade. À présent elle courait presque, circulant entre les passant qui profitait du beau temps. Bien loin de s’être calmé, ses pieds martelaient fermement le sol, ne faisait qu'augmenter son agitation. Elle tourna finalement au coin de la dernière rue qui la séparait de chez elle. En s’approchant elle vit que la porte d’entrée était légèrement encombrée par un habitant de son immeuble, chargé comme une mule. Un soupir franchit ses lèvres avant qu’elle ne le reconnaisse : Rémy, son charmant voisin. Elle ne connaissait pas grand chose de lui mais il dégageait quelque chose de chaleureux. Jean aimait les quelques échanges qu’ils avaient quand ils leur arrivaient de se croiser. Le voyant se faufiler à l’intérieur, et de peur qu’il ne lui referme la porte au nez elle cria : « La porte ! ». Jean prit soin de laisser ses cheveux tomber devant sa joue, cherchant à cacher son bleu même si elle savait qu’il finirait bien par le voir.

Quand elle arriva à sa hauteur elle fit soulager de constater qu’il l’avait attendu, lui tenant galamment la porte. Face à la salutation de son voisin, elle y répondit, cherchant à masquer sa mauvaise humeur : « Salut Rémy, merci pour la porte. ». À peine avait-elle croisé son regard qu’elle comprit que sa minable tentative pour dissimuler sa joue avait lamentablement échoué. Bien sure qu’il avait vu son cocard… Son expression avait changé à la seconde où il l’avait remarqué. Il était passé d’un sourire jovial à une rigidité qu’elle n’avait encore jamais vue sur les traits du jeune homme. « Qu’est-ce qui t’es arrivé ? Qui t’a fait ça ? ». Sachant que c’est le genre de questions qu’on lui poserait plusieurs fois ces prochains jours, elle se força à sourire et ajouta : « Oh ça ? Ce n’est rien du tout. »

Jean devait être discrète concernant son travail, et il était délicat de sa part de révéler à quelqu’un qu’elle connaissait à peine que c’était une situation qu’elle avait rencontrée plus d’une fois, professionnellement parlant. Voyant néanmoins que Remy ne lâcherait pas l’affaire, elle inventa rapidement un petit mensonge : « C’est à mon boulot, on à un club de boxe… ». Elle espéra intérieurement qu’il n'essayerait pas d'en savoir davantage sur son travail, la poussant à inventer d’autres mensonges, chose à laquelle elle n’était vraiment pas douée. Elle tenta de changer de sujet, voyant qu’il était largement dépassé par le nombre de sacs qu’il avait. « Un coup de main pour tes courses ? »


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Mar 26 Avr - 0:28


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
Elle se comportait exactement comme une femme battue, baissant la tête pour dissimuler l’hématome autour de son œil et tentant d’en minimiser la gravité. Le détective avait déjà vu des femmes maltraitées. S’il devait en retenir une seule chose, c’est qu’il détestait leur façon de vouloir taire leur situation.

« Oh ça ? Ce n’est rien du tout », affirma Jean avec un sourire forcé, confortant ses pires craintes.
Rien du tout ? »

Remy posa ses paquets sur la première marche de l’escalier, avec tant de vigueur qu’il entendit un « crac » à l’intérieur de l’un d’eux. Peut-être les œufs... Tant pis, ça n’avait pas la moindre importance. Saisissant le menton de Jean entre le pouce et l’index, il l’obligea à lever la tête vers lui pour observer son œil. C’était récent. Le choc avait dû être violent et la douleur plutôt vive. D’ailleurs, elle devait encore avoir mal, vu la couleur de la tache.

« Ce connard t’a pas loupée, remarqua-t-il.
C’est à mon boulot, compléta la jeune femme pour détourner son attention, on a un club de boxe...
Sérieux ? Un club de boxe ? »

Il s’apprêtait à rétorquer quelque chose, avant de se rendre compte qu’il ne savait pratiquement rien de Jean, hormis son nom. Du travail qu’elle faisait, des gens qu’elle fréquentait, de sa vie, en somme, il ignorait tout. À présent qu’il y songeait, il n’avait jamais vu aucun homme rentrer chez elle. Il l’avait toujours pensée célibataire – bien qu’une fille aussi belle, seule, paraissait surréaliste. Alors, qui pouvait bien l’avoir frappée comme ça ? Un collègue indélicat ? Un petit ami jaloux ? Un père mécontent, un frère surprotecteur ? Remy n’était pas détective pour rien : la curiosité était sa plus grande qualité, et Jean avait beau inventer une belle histoire pour le convaincre, il n’était pas dupe : elle lui cachait quelque chose. Mais il n’accepterait pas un tel bobard aussi facilement.

« Un coup de main pour tes courses ? » s’enquit-elle, espérant pouvoir changer de sujet.

Il jugea préférable de laisser tomber pour l’instant. Il ne servait à rien de la braquer inutilement. Mieux valait y aller doucement, petit à petit. On obtenait beaucoup plus de choses par la douceur plutôt que par la force, surtout avec les femmes – le type qui lui avait fait ça aurait dû apprendre cette règle élémentaire.
Remy acquiesça donc en silence et confia le paquet le plus léger à Jean, pour prendre les deux plus lourds. Ils étaient voisins de palier au deuxième étage, pas si loin, donc, mais tout de même assez pour qu’il apprécie l’aide apportée. Ils gravirent les marches côte à côte. Le regard de Remy ne cessait de revenir sur sa droite, pour observer le profil de la jeune femme. Ce connard ne perdait vraiment rien pour attendre. Si Jean lâchait un seul mot, un seul nom, le détective se ferait un plaisir d’aller lui expliquer sa façon de penser. Mais pour le moment, il fallait ruser auprès de sa ravissante voisine afin de lui tirer les vers du nez.
Arrivé devant sa porte, Remy posa l’un des sacs sur le sol pour chercher la clé dans sa poche – et, bien sûr, elle se trouvait dans l’autre –, la glissa dans la serrure et ouvrit la porte de son antre. Par chance, il était rarement là : le bazar n’avait pas le temps de s’installer. D’un geste de sa main libre, il invita Jean à entrer, une première depuis qu’il avait emménagé dans cet immeuble.

« Pour te remercier, j’t’offre un verre, d’accord ? Et pas question de refuser. »

Il ramassa son sac sur le sol et ouvrit la marche, laissant la porte grande ouverte pour inciter Jean à entrer. L’appartement, bien que propre et rangé, était sobre, presque impersonnel : il lui manquait la touche de chaleur qui aurait pu rendre l’endroit définitivement accueillant. Remy s’y sentait bien, cependant.
Après avoir déposé les sacs sur le comptoir de la cuisine, il entreprit de fouiller les placards pour en tirer des verres, qu’il remplit de jus de raisin tiré du réfrigérateur. Il y avait un gros stock de bières au fond du bac à légumes, mais son invitée préférerait sans doute quelque chose de plus sobre.

« Sérieux, il y a vraiment un club de boxe dans ton boulot ? Qu’est-ce que tu fais, d’ailleurs ? On est voisins depuis un moment, maintenant, et j’sais même pas ce que tu fais dans la vie. »

Il lui décocha son traditionnel sourire enjôleur, la regardant par-dessus son verre, qu’il avait ramené contre ses lèvres. Il espérait bien pouvoir l’amener à se confier à lui, et pour ça, elle devait avoir foi en lui.

« Non, attends, laisse-moi deviner ! Voyons... tu es... »

Il ne l’avait jamais vue à l’hôpital, en allant voir Sigyn, ni au poste de police, en allant voir Wade. Il  ne l’avait pas non plus vue au S.H.I.E.L.D. Alors...

« … juriste ? Avocate ? Journaliste ! »

En réalité, il n’en avait pas la moindre idée, mais s’il parvenait à la détendre, elle laisserait sûrement tomber le bouclier. De nouveau, le regard du détective se posa sur l’œil gonflé de sa voisine. Oui, vraiment, s’il mettait la main sur ce type...


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Mar 26 Avr - 14:28




I’ll tell you how to fight

Remy & Jean

Par bonheur le jeune homme acquiesça, tâchant d’ignorer le sujet pour le moment et lui tendit l’un de ses sacs. Elle le vit prendre soin de lui donner le sachet le moins lourd mais elle s’abstient de tout commentaire. C’est ensemble qu’ils se dirigèrent vers l’escalier qui les menait sur leur palier commun. Il était assez large pour qu’ils puissent s’y engouffrer à deux. C’est en silence qu’ils grimpèrent, marche après marche. Les jambes de Jean la tiraient légèrement après l’entraînement matinal qu’elle avait eu mais elle repoussa cette douleur dans un coin de sa tête. Elle fut distraite par autre chose. Son voisin ne cessait de lui jeter des petits coups d'oeil et elle en savait très bien les raisons : il observait son cocard.  

Bien que son geste l’agaçât elle tâcha de ne rien dire, de peur d’empirer sa journée et de s’en prendre sans raison à Remy. Devant la grosse porte en bois, il déposa ses sacs au sol avant de farfouiller dans ses poches à la recherche des clés. La porte finit par s’ouvrir sous les efforts du jeune homme. Il lui désigna l’intérieur de son appartement, l’invitant à entrer. « Pour te remercier, j’t’offre un verre, d’accord ? Et pas question de refuser. » Son le ton faussement autoritaire, Jean lui sourit. L’envie était plutôt tentante. Ça lui ferait sûrement oublier sa journée. « Avec plaisir ». Elle resta en retrait, ne cherchant pas à rentrer la première. Il ramassa les sacs au sol et pénétra dans sa demeure, Jean sur ses talons.

L’appartement était assez simple : pas de décoration superflue. L’aménagement et le rangement de ses biens laissaient penser à la jeune femme qu’il ne devait pas être souvent chez lui. Comme elle d’ailleurs. Elle passait la majeure partie de ses semaines dans les locaux de la garde rouge, et du coup elle ne vivait que très rarement chez elle. C’est la même impression qu’elle avait à cet instant : Remy ne vivait pas tout à fait chez lui, lui aussi. L’imitant, elle déposa son petit sac sur le comptoir de la cuisine. Elle l’observa sortir deux verres des placards et une brique de jus de raisin du frigo. Le liquide semblait bien rafraîchissant mais c’est une autre boisson qui aurait apaisé Jean. Cependant l’heure n’était peut-être pas assez avancée pour cela.

Il servit les deux verres et lui tendit l’un des deux. Elle le prit en main en s'appuyant sur les meubles de cuisine. « Sérieux, il y a vraiment un club de boxe dans ton boulot ? » Elle avait été stupide de croire qu’il allait lâcher l’affaire si facilement… « Qu’est-ce que tu fais, d’ailleurs ? On est voisins depuis un moment, maintenant, et j’sais même pas ce que tu fais dans la vie. ». Ouch, question piège. Il lui décocha un sourire enjôleur par dessus son verre. Il l’a scruta avec insistance tandis qu’elle buvait une gorgée de son jus. L’envie de rougir la prit et elle se sentit aussitôt mal à l’aise. Elle ne voulait pas parler de son boulot, encore moins à ce moment. Elle devait en savoir plus sur lui. Pourrait-elle lui faire confiance ? Elle voyait bien qu’il lui faisait les yeux doux, mais pour quelles raisons ? Voulait-il simplement qu’elle lui crache le morceau ou .. ? En tout cas elle se rendait compte de son petit manège et ce qu’il ignorait c’est qu’elle pouvait y jouer aussi…

« C’est vrai, on ne connaît pas grand chose l’un de l’autre... ». Elle passa une main dans ses cheveux et lui sourit en retour. Elle s'apprêtait à enchaîner quand il la coupa : « Non, attends, laisse-moi deviner ! Voyons... tu es... »

Attendant qu’il commence à chercher, elle se pencha un peu plus en avant, patientant sagement. S’il trouvait qu’elle faisait partie du S.H.I.E.L.D, elle serait impressionnée mais elle n’y croyait pas trop. Il fit mine de réfléchir quelque peu avant de poursuivre : « … juriste ? Avocate ? Journaliste ! ». Un léger rire franchit les lèvres de Jean, amuser par ses fausses pistes. « Non, non et non ! ». Dit-elle d’un ton malicieux. Elle but encore quelques gorgées et déposa le verre vide à côté d’elle. Elle le fixa un court instant se rendant compte qu’elle avait envie d’autre chose. « On devrait s’amuser un peu et en profiter pour faire connaissance ! ». Elle se redressa avant de se tourner vers son voisin « Sans vouloir passer pour une alcoolique ou quoi… Surtout vu l’heure.. mais j’avoue, un peu d'alcool serait pas de refus ». Elle accompagna ses propos d’un clin d’oeil. Elle n’avait pas réussi à se calmer de la journée, alors peut-être qu’un peu d’alcool y parviendrait.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Mer 27 Avr - 8:43




rafle 1

Hammer Bay - centre-ville & habitations

Le centre-ville d’hummer Bay se pare soudain d’un voile sombre, les nuages couvrant les pâles rayons du soleil. Dans les rues, un silence de plomb s’installe au passage de la brigade, le rythme de leurs pas réglé comme une partition. Le rouge vif de leurs uniformes se détache brutalement de l’horizon noirci par l’orage qui s’approche. Peu à peu, le groupe se disperse ; d’une trentaine d’individus, ils passent à des packs de trois ou quatre gardes, se séparant de la brigade mère comme s’il avait répété cette scène depuis des semaines. Leur chorégraphie est parfaite ; chacun connait son objectif à la lettre. Les premiers coups sont donnés contre les portes, les premières arrestations arbitraires se déroulent en pleine rue. Ils fouillent les corps et observent les visages en quête de culpabilité. Ils recherchent quelqu’un.

L’une des sections se détacha du reste du groupe et pénétra dans les immeubles environnants. Deux d’entre eux se dirigèrent directement à l'étage, provoquant un vent de stupéfaction parmi les habitants. Certains d'entre eux passèrent la tête par les fenêtres, d'autres entrouvrirent leur porte pour distinguer l'origine des bruits sourds, facilitant l'intrusion de la garde dans leur appartement. « Du calme ! Nous sommes là pour veiller à votre sécurité. Nous repartirons dès que nous aurons trouvé notre suspect. Nous vous prions de collaborer dans le plus grand calme et nous repartirons dès notre travail fini. » C’était l’homme qui avait parlé tandis que sa collègue s’était approché des premiers habitants, plaquant un trentenaire contre le mur et tenant son visage en l’air pour le dévisager. Elle fit de même avec le suivant, passant d'étages en étages, défonçant parfois les portes de ceux qui refusaient d'ouvrir, s’attardant de temps en temps sur certains visages. Sur deux d’entre eux, elle entreprit de les fouiller, avant de secouer la tête en direction de l’autre garde. Puis son regard acéré se retourna vers le prochain appartement ;  le nom de Remy Lebeau s'inscrivait en petites lettres au-dessus de la sonnette. La jeune femme poussa la porte laissé ouverte et son regard acéré repéra rapidement les deux personnes qui se trouvaient à l'intérieur. Un homme et... L'une de ses collègues, Jean. Un sourire moqueur éclaira son visage. «Hey, Grey. C'est un joli coquard que t'as là. Tu t'es fait ramassée en mission ? T'inquiète, on assure en ton absence. On va juste devoir t'emprunter ton petit copain un instant, » susurra-t-elle en s'emparant du menton de l'homme et planter son regard dans le sien, comme si elle cherchait une preuve de sa culpabilité. «Nom, prénom, profession ? »

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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Mer 27 Avr - 14:13


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
La journée prenait une tournure inattendue, et pas forcément désagréable. Jean avait un regard doux et un visage ingénu, mais elle se révélait bien moins innocente que Remy ne l’avait cru de prime abord. Bien loin de répondre directement, la jeune femme se prêtait au jeu des devinettes, éludant ses questions avec une grâce digne d’une Mata Hari. Soit elle était joueuse, soit son boulot était inavouable. Ou les deux.
Mais elle n’était pas seulement encline au mystère : voilà qu’elle suggérait d’aller plus loin. De l’alcool, à l’heure où tout le monde allait déjeuner, rien que ça ! Dire qu’il avait hésité à lui servir une bière, pensant qu’elle n’apprécierait pas ! À présent, c’était elle qui lançait l’idée. Un point supplémentaire pour elle. Remy n’allait quand même pas se laisser distancer... mais il approuvait sans réserve.
Ne voulant pas lui faire l’affront de la traiter une fois encore en innocente, le détective ôta sa veste puis ouvrit la porte d’un meuble de la cuisine, d’où il tira une bouteille de whisky. La clarté du verre laissait percevoir un liquide ambré, cristallin, qui augurait un vrai moment de dégustation, pas une alcoolisation gratuite. C’était le dernier cadeau d’anniversaire que lui avait offert son père, et Remy n’était pas du genre à boire un tel whisky tout seul. L’occasion était parfaite. Il en servit deux verres ; les doses étaient d’une précision de professionnel.

« Glace ou pas ? »

Il pensait déjà connaître la réponse. D’un signe du menton, il invita Jean à prendre place sur l’un des tabourets et poussa le verre dans sa direction.

« Très bien, j’dois donc deviner ce que tu fais dans la vie, reprit-il en commençant à ranger ses achats. Quel genre de boulot peut bien proposer un club de boxe à ses employés ? J’te vois pas flic, t’es trop maline. »

Elle aurait pu être détective, pourquoi pas ? Elle se révélait beaucoup plus complexe qu’elle ne le laissait tout d’abord paraître, plus retorse, aussi. S’il y avait réellement un club de boxe à son travail, et qu’elle en était membre, cela la rendait un peu plus étonnante aux yeux de Remy. Une détective aurait pu faire tout ça, sauf que les privés étaient souvent indépendants : la probabilité que Jean appartînt à une association de détectives était mince, et l’existence d’un club de boxe quasi-nulle. Qui plus est, Remy en aurait forcément entendu parler, et il connaissait bon nombre de ses collègues de Hammer Bay. Pas ça, donc.
Il gardait toutefois à l’esprit que tout ceci ne servait peut-être qu’à détourner son attention de ce qui l’intéressait réellement : qui lui avait donné ce coup de poing ? Il devait l’amener à se confier là-dessus, et non à digresser sur tout et n’importe quoi.

« J’peux pas deviner comme ça, concéda-t-il enfin. J’ai besoin d’un indice. »

Il se pencha au-dessus du comptoir, les coudes appuyés sur le meuble, et sourit en coin. Si proche de Jean, il avait une vue imprenable sur la marque disgracieuse qui ornait son beau visage. La tâche variait du rouge sombre au violacé : elle datait de quelques heures à peine, une journée au maximum. Sa taille indiquait que le poing qui l’avait frappée était plutôt large... celui d’un homme, à n’en pas douter.
L’idée qu’un homme eut pu porter la main sur Jean le révoltait. Certes, Remy LeBeau était un homme à femmes, mais s’il n’avait pas encore trouvé celle qui lui donnerait envie de se poser définitivement, il estimait être parfaitement respectueux de ses partenaires. Certaines d’entre elles avaient d’ailleurs manifesté bien moins d’égards à son sujet qu’il n’en avait eu envers elles... Quoi qu’il en soit, il réprouvait toute violence faite à l’encontre des femmes, et si ce type lui tombait sous la main, Remy se ferait un devoir de lui expliquer son point de vue sur la question.
Il se redressa, plongea le bras dans le dernier sac en papier kraft. Un liquide poisseux inonda ses doigts : les œufs. Remy retira la main et se rabattit sur l’évier.

« Et si on jouait à un petit jeu, histoire de faire connaissance ? J’te pose une question et, en échange, tu peux m’en poser une. Si on ne veut pas répondre, on doit vider un verre, cul-sec. Ça te va ? »

Elle accepterait, il le savait. Trop fière pour décliner. Déjà prête à jouer, même : elle avait tendu la première perche.
La main à nouveau propre, Remy dégagea le comptoir mais, alors qu’il s’apprêtait à prendre place en face de Jean, la porte s’ouvrit sur une femme que le détective n’avait jamais vue. Son uniforme, en revanche, ne lui était pas étranger : il avait déjà croisé ces types, et ce dont il avait été témoin alors ne lui avait pas du tout plu.

« Hey, Grey ! lança l’intruse, goguenarde. C'est un joli coquard que t'as là. Tu t'es fait ramasser en mission ? T'inquiètes, on assure en ton absence. On va juste devoir t'emprunter ton petit copain un instant. »

Remy fronça les sourcils, interloqué. Cette femme connaissait Jean ? Pire encore, elle lui parlait comme à... une collègue ? Il n’eut pas le temps de s’étonner plus, cependant. La femme en rouge s’était rapprochée, comme si elle se trouvait en terrain conquis, et avait glissé ses doigts sous le menton du détective pour mieux l’observer. Le jeune homme soutint son regard sans ciller. Il n’avait rien à se reprocher. Quoi que puissent chercher ces types, ils ne le trouveraient sûrement pas dans son appartement. Néanmoins, il détestait leurs manières et leur façon de s’introduire chez les gens sans y avoir été invités. La liberté valait cher à ses yeux. Rien que pour cela, le sang chaud du cajun se mit à bouillonner dans ses veines.

« Nom, prénom, profession ? s’enquit la femme, sur un ton qui ne laissait aucune place à la discussion.
Ma chère*, j’vous aurais volontiers donné jusqu’à mon numéro de téléphone, répondit Remy sans un sourire, le regard plongé dans le sien. Mais là, j’suis occupé. Si vous voulez mon nom, il est sur la sonnette, juste à côté de la porte – vous savez, celle sur laquelle vous avez oublié d’appuyer avant d’entrer ? Et si vous cherchez sur internet, vous trouverez ma profession rien qu’avec mon nom. En attendant, j’aime pas qu’on rentre chez moi sans mon autorisation, donc si vous avez pas de mandat, vous allez devoir faire demi-tour. Revenez quand vous aurez l’accord d’un juge. Au revoir. »

Il ne détourna pas un seul instant les yeux. S’il y avait bien une chose qu’il savait faire, c’était se montrer persuasif, et il comptait bien en profiter pour la faire déguerpir de chez lui. La plupart de gens devaient se coucher devant ces types simplement parce qu’ils avaient l’air sûrs d’eux. En réalité, rien ne les autorisait à pénétrer chez les citoyens de Genosha et à bafouer leurs droits les plus élémentaires. En temps normal, lors d’un contrôle dans la rue, Remy se serait plié aux règles et aurait décliné son identité. Chez lui, en galante compagnie – même s’il allait devoir poser quelques questions désagréables à Jean –, il était hors de question de ployer le genou devant ces clowns écarlates. Même s’il fallait en payer le prix après coup.


*Nota : dans les dialogues, les mots en italique sont prononcés en français.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Mer 27 Avr - 23:33




I’ll tell you how to fight

Remy & Jean

Remy la fixa un court instant et elle s’interrogea sur les pensées qui étaient en train de se formuler dans sa tête. La jugeait-il ? Pensait-il qu’elle était folle ou quelque chose s’y approchant ? Généralement Jean ne buvait pas en journée : c’était réservé aux soirées entre amis et tout autre événement qui le permettait. Enlevant sa lourde veste, certainement pour être plus à l’aise, il se dirigea vers la cuisine. Il farfouilla quelques secondes dans ses placards, secondes pendant lesquelles Jean l’observa en silence. Deux verres firent bientôt remplit d’à peine un tiers de leur contenance : tout juste ce qu’il fallait. « Glace ou pas ? » Même si elle en était de mauvaise humeur elle ne pût s’empêcher de jouer avec ses mots : « Si j’en prends ça ne sera pas pour mon whisky ». Elle sourit cherchant à amuser son voisin. Il plaça le verre en face d’un tabouret qui se trouvait dans la cuisine. Comprenant l’invitation qu’il lui faisait, elle s’y installa avant de reporter son attention sur lui.

Il semblait toujours décider à trouver comment elle gagnait sa vie, et elle le laissa faire: Il finira bien par se lasser. Tout en conversant, il s’activa dans sa cuisine pour ranger les courses qu’ils venaient de ramener. « Quel genre de boulot peut bien proposer un club de boxe à ses employés ? J’te vois pas flic, t’es trop maline. » Un léger sourire filtra sur les lèvres de Jean. Ce petit jeu l’amusait beaucoup et elle prenait un certain plaisir à le voir chercher ainsi ce qui occupait la majeure partie de son temps. « Hum hum » prit-elle quand même la peine de lui répondre, goûtant une petite gorgée de son verre. Parfumé et corsé : exactement ce qu’il lui fallait. Son voisin semblait perdu dans ses réflexions. Il prenait le contenu des sacs et les rangeait à leur place de façon automatique. Il semblait trop occuper à réfléchir pour réaliser ce qu’il faisait.

Après plusieurs allés et retours en direction des placards et du comptoir il ajouta : « J’peux pas deviner comme ça. J’ai besoin d’un indice. ». Un large sourire s’étira cette fois sur les lèvres de la rouquine tandis qu'elle jouait avec une mèche de ses cheveux. Sourire partager avec son voisin qui venait de se pencher vers elle, appuyer sur le meuble entre eux. De ce simple mouvement il avait réduit l’espace entre eux de moins d’1 mètre et elle voyait clairement son regard se poser sur sa joue. Il l’étudiait méticuleusement et elle se demanda une nouvelle fois ce qui traversait l’esprit de Remy. Pourquoi son cocard semblait avoir une quelconque importance pour lui. Comment pouvait-elle lui dire que c’était monnaie courante pour elle ? Une sensation de malaise l’engloba sans qu’elle ne sache si c’était la distance entre eux ou son observation qui la troublait autant. D’un coup sans prévenir, comme s’il avait senti sa gêne, il se redressa et plongea sa main dans l’un sac presque vide. Une expression étrange lui traversa le visage et elle n'en comprit qu’après la raison : il venait de plonger sa main dans un sac remplit d’omelette. Elle étouffa un rire.

« Et si on jouait à un petit jeu, histoire de faire connaissance ? J’te pose une question et, en échange, tu peux m’en poser une. Si on ne veut pas répondre, on doit vider un verre, cul-sec. Ça te va ? ». Jean considéra la proposition quelques secondes. Cette histoire pouvait s’avérer marrante, sauf si, il la harcelait de questions à propos de son bleu et de son boulot. Elle finirait rapidement saoule… et vu l’heure ça n’était vraiment pas une bonne idée. D’un autre côté, cela lui permettrait d’en apprendre plus sur lui elle aussi et de pouvoir enfin savoir s’il est digne de confiance... ou non. Bien trop curieuse et aimant le goût du risque, elle se laissa tenter : « Ça me semble être un bon compromis…  ». D’un geste rapide il fit de la place sur le comptoir.

Un bruit étouffé de pas et de paroles échanger interpella Jean. Que se passait-il dehors ? Qu’est-ce que c’était tout ce grabuge? Avant même qu’elle ne puisse se poser davantage de question la porte s’ouvrit d’un coup en grand. D’abord surprise, elle reconnut rapidement l’uniforme rouge qu’elle arborait souvent elle aussi. Pourquoi étaient-ils là ? Jean n’avait été prévenue d’aucune mission. Un agacement naquit en elle quand elle se rappela un détail important : elle était suspendue. Summers… tu ne payerais rien pour attendre. Une femme s’avança dans la pièce les scrutant tous les deux. Elle reconnut immédiatement Davis, une femme arrogante de la garde. Celle-ci ne manqua pas de lui adresser un sourire narquois avant de prendre la parole « Hey, Grey !». Bravo. La Jean ne pourrait plus s’en sortir face à Remy… « C'est un joli coquard que t'as là. Tu t'es fait ramasser en mission ? » Sale garce pensa Jean « T'inquiètes, on assure en ton absence. On va juste devoir t'emprunter ton petit copain un instant. » Pétasse. Une forte rancoeur déferla sur la jeune femme. Elle n’aimait décidément pas cette bonne femme et son air supérieur.

Elle se dirigea droit sur son voisin avant de lui demander le baratin habituel. Tient, ça lui permettra d’en apprendre plus... Il resta bien sagement assit, soutenant son regard. L’impassibilité du jeune homme et le répondant qu’il sortait à Davis impressionna Jean. Il semblait sûr de lui et n’avait clairement rien à cacher. Une exaspération se reflétait tout de même dans ses paroles et dans ses actes. Commençant à s'agacer tout autant que son voisin, Jean prit quand même soin d’attendre qu’il finisse sa tirade. Dans tes dents, héhé ! rigola Jean dans sa tête une fois qu’il eut finit de parler. Sa collègue se tourna vers elle, surprise le temps d’une seconde. Puis un éclat, qu’elle connaissait trop bien, la traversa : elle allait le pousser à bout, volontairement. S’énervant pour de bon, la rouquine se redressa d’un bond, faisait crisser les pieds de son tabouret. « C’est bon maintenant ! » aboya-t-elle. Elle prit fermement le bras de Davis et la tira jusqu’à la porte. Arrivée sur le palier elle la poussa légèrement dehors. « Y’a rien à voir ici. », puis elle ajouta plus bas pour pas que son voisin ne puisse l’entendre : « Si c’était le cas je m’en serais rendu compte ! ». Elle claqua la porte sur ses derniers mots. Quand elle se retourna elle savait qu’elle n’arriverait pas à détourner son compagnon de boisson vers un autre sujet. Pas après la scène qui venait de se passer. Elle prit soin de ne pas le regarder dans les yeux avant de retourner s'asseoir. Elle prit son verre et le bu cul sec, attendant les nombreuses questions qui allaient très bientôt jaillir de sa bouche.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Jeu 28 Avr - 17:11


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
C’était bien ce qu’il pensait. Les agents de la Garde Rouge agissaient avec une telle assurance que personne n’osait leur tenir tête. Avec le temps, les gens en étaient venus à croire que tout ceci était parfaitement normal, que ces hommes et ces femmes avaient tous les droits, et en particulier celui de bafouer les leurs. Mais si quelqu’un osait leur contester ce pouvoir, tout à coup, leur monde s’écroulait : la femme en rouge le dévisageait, visiblement hésitante, incapable de prendre une décision par elle-même. Elle jeta un bref coup d’œil à Jean, comme pour chercher un soutien. Remy eut la satisfaction éphémère de constater que sa voisine n’envisageait pas d’aider la garde – avant de se rappeler, mortifié, qu'elle appartenait probablement elle aussi à ce corps.
Mais alors que la femme s’apprêtait à insister, Jean se leva, repoussant son tabouret en arrière.

« C’est bon maintenant ! »

Le ton n’invitait pas à la réplique. La garde le comprit car elle ne broncha pas. Remy vit sa voisine saisir le bras de l’agent et la jeter dehors sans plus de cérémonie. D’accord... ça ne pouvait vouloir dire qu’une seule chose : le rang de Jean parmi la Garde Rouge devait être plus élevé que celui de sa collègue. Bonne ou mauvaise chose, il n’aurait su dire, même si pour l’instant, ça faisait une victoire pour lui.
Remy attendit une minute, mais la porte ne se rouvrit pas. Soit l’autre s’était résignée et avait tourné les talons, soit elle allait rameuter du renfort. L’un comme l’autre, le nom de Remy LeBeau risquait d’apparaître en gras sur les listings de l’unité. Allait-on le surveiller ? Bien qu’il n’eut strictement rien à cacher, l’idée le dérangeait tout de même : le détective avait toujours chéri sa liberté. Songer qu’on pût l’observer, l’épier, dans sa vie privée ou professionnelle – alors qu’il devait faire preuve d’une discrétion absolue pour ses clients – l’agaçait au plus haut point.
Il se leva et appuya ses deux mains sur le comptoir. Jean était revenue s’asseoir. Elle n’avait pas osé lever les yeux vers lui, sachant pertinemment qu’il avait compris et, à l’écoute de sa tirade, qu’il n’approuvait pas les agissements de ses collègues. Une sourde colère menaçait d’exploser en lui. Il ignorait ce qu’il l’énervait le plus : l’irruption de la Garde Rouge dans son appartement, le fait de se savoir ennemi potentiel de l’organisation, celui de savoir quel travail exerçait réellement sa voisine... Il prenait presque cela pour une trahison, alors que Jean ne lui devait absolument rien. Ils auraient pu être amis, mais songer qu’elle se comportait de la même façon que sa collègue avec d’autres que lui le révoltait.
Les poings serrés pour empêcher ses mains de trembler, Remy conserva les yeux fixés sur Jean, attendant qu’elle daigne enfin lui accorder un regard. Elle s’était contentée de vider son verre, et restait maintenant silencieuse. Savait-elle quelle tempête s’agitait dans l’esprit de son voisin ? Redoutait-elle sa colère ? Il aurait sans doute dû la jeter dehors. Durant quelques instants, il envisagea sérieusement de le faire, avant de décider qu’il pouvait tout de même lui accorder le bénéfice du doute – plus parce qu’elle avait dégagé l’autre de son appartement que parce qu’elle était très jolie.

« Alors ? finit-il par lâcher, comprenant qu’elle ne prononcerait pas le premier mot. C’est ça, que tu fais de tes journées ? Tu rentres chez les gens et tu les sors manu militari de leur maison, en les bastonnant s’ils répondent pas à tes questions ? J’comprends mieux le coquard, maintenant. C’était quoi, une mission ? Un exercice ? »

Le ton était sec, tendu, vibrant de colère contenue. Elle ne méritait sans doute pas cela ; peut-être même avait-elle d’excellentes raisons de faire ce travail ou... Non, personne ne pouvait avoir de bonnes raisons de se comporter ainsi. Et d’ailleurs, que cherchaient-ils, ces agents ? Pourquoi pénétraient-ils ainsi chez les gens et repartaient-ils avec certains individus, qui parfois paraissaient totalement inoffensifs ?
Il attrapa son verre et le vida d’un trait. Le whisky, corsé à souhait, lui remit les idées en place, et il expira longuement avant de reprendre d’une voix plus neutre :

« Pourquoi ils sont là ? »

Le « ils » indiquait clairement qu’il essayait encore d’exclure Jean de la Garde Rouge. La connaître vaguement, la croiser tous les jours, la saluer sur le perron, lui tenir la porte, la dépanner en sel ou en beurre... tout cela la rendait beaucoup plus humaine que ces automates répugnants qui se complaisaient à terroriser la population. Remy avait bien du mal à imaginer Jean agissant comme cette femme. Pourtant...

« Qu’est-ce qu’ils cherchent ? demanda-t-il encore. Y’a rien, ici, tu le sais parfaitement. Tu vis ici autant que moi. Qu’est-ce que... à quoi ça sert, tout ça ? »

Jamais personne n’avait osé poser la question à un Garde Rouge, et pour cause : tout le monde les craignait. Remy tenait peut-être là l’unique chance de comprendre ce que voulaient ces types et pour quelle obscure raison ils procédaient à ces rafles. En un sens, il cherchait aussi une bonne raison de ne pas jeter Jean dehors, comme elle l’avait fait un instant plus tôt avec sa collègue.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Ven 29 Avr - 10:40




I’ll tell you how to fight

Remy & Jean

Le silence devenait de plus en plus pesant à mesure que les deux voisins restaient muet. Le grabuge derrière la porte avait disparu : ils avaient dû partir. Pourquoi étaient-ils venus dans son immeuble ? Pourquoi aujourd’hui, pourquoi à ce moment ? C’était ça la mission que Logan voulait lui confier ? Elle n’aurait jamais pu le faire. Pas face à des gens qu’elle croisait régulièrement… Une pensée lui traversa immédiatement l'esprit. S’ils étaient ici ce n'était pas pas hasard… Quelque chose clochait. Un truc s’était-il produit pas loin d'ici ? La ramenant à l’instant présent, il se leva d’un mouvement et plaqua ses mains sur le comptoir. Elle n’avait pas besoin de le regarder pour sentir qu’il irradiait littéralement de colère. Il allait bientôt exploser et elle en ferait les frais. Elle payerait l’intrusion de la garde rouge chez lui. Il avait de quoi être en colère, elle s’en rendait parfaitement compte. Ce n’était pas toujours évident de faire des rafles. Déranger les gens dans leurs intimités, dans le seul endroit où, normalement ils sont en sécurité est plus dur à supporter qu’elle ne l’aurait jamais pensé. Cependant elle ne s’en était jamais plainte, à personne même pas à Gamora. Elle avait bien trop peur des différentes représailles qui pourraient lui tomber dessus : on ne plaisante avec la garde rouge. Elle aimait vraiment son travail. D’une certaine manière ça lui prouvait sa valeur et ça lui donnait l’impression d’être utile, d’avoir une place dans ce monde. Mais les rafles étaient une partie qu’elle n’arrivait pas à supporter. Elles venaient d’ailleurs souvent la hanter la nuit. Particulièrement ces derniers temps.

À mesure que le temps passait, elle sentait le regard furieux qu’il lui adressait. Elle se serait enflammée si ses yeux auraient pu lancer des éclairs, elle en était sûre, sans même prendre la peine de le regarder. Que pouvait-il bien penser dans sa tête… Sûrement qu’elle était un monstre de participer et de cautionner de telle chose… C’était sûrement ce qu’elle penserait à sa place. Elle l’aurait peut être même cogné. Et mit à la porte. Peut être était-il en train d’envisager cette option ? « Alors ? » Sa voix claqua dans l’air, sèche et froide. Sa colère était perceptible et elle ne savait même pas quoi lui répondre de peur qu’il ne s’énerve davantage. « C’est ça, que tu fais de tes journées ? Tu rentres chez les gens et tu les sors manu militari de leur maison, en les bastonnant s’ils répondent pas à tes questions ? J’comprends mieux le coquard, maintenant. C’était quoi, une mission ? Un exercice ? ». Elle voulait qu’il s’arrête. Qu’il arrête ce flot de paroles blessantes et méprisantes. Il ne comprenait pas, il ne pouvait pas. Si elle ne faisait pas partie de la garde, elle les détesterait, elle aussi. Évidemment qu’elle l’aurait fait : elle n’aurait pas connu la vérité derrière tous ça. Et bien sûre,  elle ne pouvait absolument pas lui en parler. Après avoir vidé son verre d’un trait, il reprit de manière plus calme : « Pourquoi ils sont là ? ». Elle répondit à mi-vix, autant pour lui que pour elle : « J’en sais rien... ».

Elle se tourna enfin vers lui. Un agacement mêlé à de l’incompréhension marquait ses traits. Elle voyait bien dans ces yeux qu’elle avait perdu toute estime. Tout cela commençait à peser sur Jean. Cette journée devenait vraiment éprouvante et elle pria pour que tout cesse. Il reprit la parole, continuant à la questionner : « Qu’est-ce qu’ils cherchent ? demanda-t-il encore. Y’a rien, ici, tu le sais parfaitement. Tu vis ici autant que moi. Qu’est-ce que... à quoi ça sert, tout ça ? ». Elle s’apprêtait à lui répondre mais elle savait que ça ne servait à rien. Peu importe ce qu’elle lui dirait : ça ne suffirait pas à le convaincre et à le raisonner. Elle n’avait aucune envie de se justifier face à quelqu’un qui semblait l’avoir condamné avant même qu’elle ne puisse se défendre. Il fallait néanmoins qu’elle commence à parler, à dire quelque chose. « Quoi que je puisse te dire, est-ce que ça changera quelque chose ? Ne m’as tu pas déjà condamné ? Regarde toi ! Tu m’as méprisé à la seconde où tu as fait le lien entre eux et moi. Je ne suis pas comme eux. ». Elle ne voulait pas se disputer avec lui, et son ton était monté sans qu’elle ne s’en rendre compte. Quand elle le regardait elle voyait toujours en lui le voisin sympathique avec qui elle avait eu envie de boire un verre, relayant au second plan son boulot. Elle voulait simplement passer du bon temps avec lui, pensait trouver un peu de réconfort et de distraction. Elle aimait beaucoup leurs bavardages et à cet instant elle ne pouvait pas se résoudre à les perdre. Elle tâcha de maîtriser sa voix avant de reprendre : « Tu voulais savoir où je bosse ? Je m’occupe de la sécurité de Genosha. »

Elle hésita quelques secondes avant de poursuivre : « J’aime mon métier. Pas cette merde… » elle désigna brièvement la porte, faisait allusion à l’incident qui s’était produit il y a quelques minutes. « Ce n’est pas toujours facile, les ordres sont parfois difficiles à exécuter. C’est violent et traumatisant, mais c’est nécessaire ! Tu ne peux pas comprendre… » C’est la première fois qu’elle se justifiait et qu’elle exprimait son opinion sur certaines parties de son boulot. Avait-elle raison d’en dire autant ? Se rendait-il compte que si quelqu’un apprenait ce qu’elle venait de dire… Elle s’emporta soudainement, dominer par un mélange de peur, d'appréhension et un brin de colère d’être jugée de la sorte : « Tu ne sais rien ! Ça va beaucoup plus loin que simplement toi, ou moi ! Ça va plus loin que ça, ça concerne beaucoup plus de monde. Tu ne peux pas comprendre...  » Elle le dévisagea, attendant une réaction. Néanmoins avant de lui laisser le temps de faire quoi que ce soit elle enchaîna : « Et toi, d’ailleurs. En quoi es-tu meilleur que moi ? Que fait tu dans la vie ? Qu’est-ce qui fait de toi un être profondément meilleur que moi ?  ». Elle se sentit complètement déboussolée et désemparée. Pourquoi était-elle affectée à ce point ? Pourquoi l’idée que quelqu’un la pense mauvaise, mauvaise à cause de son travail la dérangeait à ce point ? Un violent sanglot lui échappa et elle se rendit compte qu’une larme roulait sur sa joue. Elle l’essuya rapidement, se ressaisissant. Maudite journée. « Mon travail ne reflète pas la personne que je suis.. Si tu ne comprends pas ça… »

Elle n’avait pas envie de se battre. Elle n’avait plus envie de se trouver là. Pas pour être prise à partie. Surtout pas quand elle n’avait aucun moyen de changer les choses. Ce n’était qu’un agent après tout. Ce n’est pas elle qui donnait les ordres. « Je dois partir, j’en ai déjà trop dit... » Elle ne savait pas si elle s’adressait à lui, ou à elle même. Elle se releva rapidement et se pencha pour récupérer son sac par terre. Une fois debout, face à son voisin elle s’immobilisa. Une seconde larme roula sur sa joue. Elle soupira avant d’ajouter : « Je… Désolé. »



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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Ven 29 Avr - 15:35


❝I’ll tell you how to fight❞
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Jean mit un temps fou à lever les yeux vers lui. Remy savait pourquoi : il ne manifestait aucune aménité envers elle depuis qu’il avait compris, et soit elle éprouvait de la honte face à lui, soit elle cherchait une échappatoire à cette situation. Ses réponses laconiques n’arrangèrent cependant rien. Il aurait aimé qu’elle lui offre une explication, qu’elle se défende, qu’elle justifie son travail avec des arguments solides, mais elle préféra retourner la situation en l’accusant, lui :

« Quoi que je puisse te dire, est-ce que ça changera quelque chose ? Ne m’as-tu pas déjà condamnée ? Regarde-toi ! Tu m’as méprisée à la seconde où tu as fait le lien entre eux et moi. Je ne suis pas comme eux. »

Mal à l’aise, Remy baissa les yeux un instant. Elle avait raison. Il l’avait immédiatement jugée, sans même lui laisser la possibilité de s’expliquer. Quelles que pussent être ses raisons d’appartenir à la Garde Rouge, elles valaient moins que l’opinion qu’il s’était déjà forgée, et ça n’était absolument pas juste. Pour autant, comment Jean pouvait-elle cautionner les agissements de ses collègues ? Comment pouvait-elle les approuver au point d’y participer ?
Il la regarda à nouveau, fixant son visage tuméfié et, à cet instant, figé par un mélange de colère et de déception. Remy se sentait aussi mortifié qu’elle. Quand il l’avait invitée à prendre un verre, c’était pour en apprendre plus sur elle et sur le sale type qui l’avait frappée. Ils n’avaient jamais eu l’occasion de discuter réellement – le couloir n’étant pas le meilleur endroit pour ça. L’occasion était parfaite, ce jour-là. Et voilà que tout dérapait...

« Tu voulais savoir où je bosse ? Je m’occupe de la sécurité de Genosha. »

Remy faillit rétorquer qu’elle avait une étrange conception de la sécurité. Pénétrer de force chez les gens et leur soutirer leur identité, parfois en les frappant, relevait plutôt de la milice que d’une organisation bienveillante.
Il se tut, cependant, sachant pertinemment que ça ne donnerait rien de bon. Déjà de sombres nuages semblaient s’amasser au fond de ses yeux noisette : Jean paraissait prête à exploser de colère. Remy n’avait pas voulu ça. Tiraillé entre ses convictions profondes et l’estime qu’il avait porté à la jeune femme jusqu’à présent, il hésitait, incapable de lui tendre la main pour arrêter cette débandade, et encore moins capable de l’attraper par le bras pour la jeter hors de chez lui. Elle profita de son indécision pour poursuivre, comme si le fait d’avoir enfin prononcé un mot avait ouvert la vanne pour le reste :

« J’aime mon métier. Pas cette merde… soupira-t-elle. Ce n’est pas toujours facile, les ordres sont parfois difficiles à exécuter. C’est violent et traumatisant, mais c’est nécessaire ! Tu ne peux pas comprendre…
T’as raison, acquiesça-t-il, amer. J’peux pas comprendre. »

Imaginer Jean se comporter ainsi, faisant sauter des portes de leurs gonds, menaçant des innocents pour leur faire avouer Magnus savait quoi, penser qu’elle pût frapper des hommes, des femmes, parfois des gosses tout juste adolescents, ça dépassait Remy. Qu’est-ce que des ados pouvaient bien avoir à faire avec la sécurité de Genosha ? Quels crimes leur reprochait-on ? Pouvait-elle réellement affirmer que tout ça avait un véritable sens, et qu’elle assumait sans réserve les actes de la Garde Rouge ? À l’entendre et à la voir, ce n’était pas l’impression qu’elle donnait. Au fond, peut-être sentait-elle que tout ça n’était pas bien, pas juste, et sûrement pas nécessaire...

« Tu ne sais rien ! Ça va beaucoup plus loin que simplement toi, ou moi ! Ça va plus loin que ça, ça concerne beaucoup plus de monde. Tu ne peux pas comprendre... Et toi, d’ailleurs. En quoi es-tu meilleur que moi ? Que fais-tu dans la vie ? Qu’est-ce qui fait de toi un être profondément meilleur que moi ? »
J’ai jamais dit que j’étais meilleur que qui que ce soit, rectifia-t-il, levant les mains en un geste d’impuissance. Mais j’rentre pas chez les gens pour les frapper, moi, et j’les emmène pas de force... quelque part ! T’arrêtes pas de dire que j’peux pas comprendre, mais si, j’peux : il suffit juste que tu m’expliques. Qu’est-ce que vous cherchez ? Ces gens, que vous emmenez, qu’est-ce qu’ils ont... »

Le sanglot lui coupa toute envie de continuer. Surpris, Remy s’interrompit dans son interrogatoire. Ah, non ! les larmes, c’était parfaitement injuste. Les femmes avaient trois avantages indéniables sur les hommes : elles étaient belles, beaucoup plus intelligentes, et elles avaient cette faculté de vous mettre à genoux juste en pleurant, c’en était déloyal. Il regarda Jean essuyer sa joue, ramasser ses affaires, et ses yeux embués, ses pommettes humides et son coquard violacé eurent raison de sa colère.
Étouffant un juron derrière ses dents, Remy leva la main pour la poser sur la joue de la jeune femme. Son pouce essuya le sillon brillant laissé par la larme sur son passage, tandis qu’il cherchait le regard de Jean. L’intrusion de la garde avait gâché ce qui promettait d’être un moment plutôt agréable. Voir sa voisine pleurer le culpabilisait pour sa réaction. Il était en colère contre l’organisation, pas contre elle, et l’absence de logique à tout ça le frustrait.

« Arrête, soupira-t-il, la voix radoucie. J’ai... T’as raison : j’ai pas le droit de te juger. Mais c’est un peu déroutant de voir quelqu’un entrer chez soi comme ça, et encore plus déroutant de penser que tu... J’t’imaginais vraiment pas faire ça. »

Il y avait un fossé entre Jean et la Garde Rouge, et un autre entre la Garde Rouge et Remy. Existait-il une autre voie pouvant relier la jeune femme au détective, sans passer par cette unité détestable ? Pouvait-il occulter son appartenance à la Garde et faire comme si de rien n’était ?

« Explique-moi. Qu’est-ce que vous cherchez ? Pourquoi interpeller ces gens ? Si tu m’expliquais, j’pourrais comprendre. J’suis pas aussi bête que j’en ai l’air. »

Une ébauche de sourire revint sur le visage de Remy. Ce n’était pas son habituelle expression charmeuse, plus un air d’excuse ou de rabibochage, mais il se forçait, et cela se voyait sans doute. Pourtant, l’intention était sincère : il ne voulait pas la voir franchir cette porte dans cet état, et encore moins qu’ils se séparent fâchés.

« Bon, au moins, ça t’économise un verre de whisky, hein ? Plus besoin de boire pour éviter la question sur le job, maintenant. Mais tu sais quoi ? J’crois qu’on va en reprendre un quand même. On en a tous les deux besoin. »

Sans même lui laisser le temps d’acquiescer ou de refuser, il versa deux doses de whisky et attrapa son verre. Une petite chose le chiffonnait toutefois et, en définitive, avoir une amie dans la Garde Rouge pourrait peut-être s’avérer plus utile qu’il ne le pensait. Car il était désormais un contestataire officiel des méthodes et de l’action de l’organisation – et il se doutait bien que ça ne resterait pas sans conséquence. Mais ce que ça signifiait, concrètement, il redoutait d’y penser.

« Alors… je vais avoir des problèmes, pour ça ? » s’enquit-il en désignant la porte.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Ven 29 Avr - 22:55




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Remy & Jean

Les paroles de Remy passaient à travers elle. Elle n’avait qu’une envie se sauver. Elle se sentait prise au piège. Il n’arrêtait de demander des explications, il ne comprenait rien à ce que Jean essayait de lui dire. Lui en parler revenait à lui mettre une épée de damoclès au dessus de la tête. Et la sienne en prime pour avoir délié sa langue. Un juron résonna dans la pièce et elle détacha ses yeux des siens, incapable de continuer à le regarder. Il s’avança vers elle, qui s’était préparée à une nouvelle vague de colère. Il leva une main pour la poser sur sa joue et balayer la dernière larme qui s’y échappait. « Arrête » ajouta t-il à son geste. Sa voix était calme et douce. Elle s’était attendue à son courroux et s’est sa tendresse qu’il lui offrait. Pourquoi ? Pourquoi faire une telle chose ? Elle savait très bien qu’il devait encore être en colère. Elle n’était plus habituée à ce qu’on la console de la sorte pour quelques larmes. Ce n’était pas un principe de base au sein de la garde rouge. Elle avait déjà pleuré lorsqu’elle avait reçu des coups trop violents, ou leurs des rites de passage… « Explique-moi. Qu’est-ce que vous cherchez ? Pourquoi interpeller ces gens ? Si tu m’expliquais, j’pourrais comprendre. J’suis pas aussi bête que j’en ai l’air ». Elle esquissa un sourire et releva la tête, le regardant une fois de plus. Un sourire tentait aussi de se former sur son visage mais la chaleur n’y était pas. Il n’avait pas envie de faire ça, et d’un côté elle ne voulait pas qu’il le fasse, pas quand ça n’était pas sincère. « Ça n’a rien à voir, tu le sais… » Pourquoi ne voulait-il tout simplement pas laisser tomber ? Il tenta une petite blague à propos de leur jeu qu’il n’avait même pas pu commencer. Oui c’était sûr qu’elle n’aurait pas à vider ses verres pour cacher la vérité. À présent elle voulait les vider pour oublier la vérité.

Sans prendre la peine de lui laisser le temps de répondre il lui avait déjà servi un autre verre du liquide ambré. Le verre plein au tiers comme précédemment faisait de l’oeil à la jeune femme. Elle était restée debout, immobile, son sac à la main. Remy ne l’avait pas attendu et avait déjà récupéré le sien, fraîchement remplit aussi. Elle déposa délicatement son sac sur le comptoir. Elle n’osait pas faire de mouvement trop brusque, comme si la colère de son voisin pouvait se réveiller à tout instant. Elle ne savait pas non plus si elle souhaitait vraiment rester, ou s’il voulait vraiment qu’elle reste. Fixant son verre elle l’attrapa et le vida d’une traite. L’alcool lui brûla la gorge, mais la réconforta aussi, d’une certaine façon. « Alors… je vais avoir des problèmes, pour ça ? ». Elle resta muette, ne comprenant pas trop ce qu’il voulait dire. « À cause de la rafle ? Ou ce que t’as dit ? » C’est ça qui l’inquiétait ? De subir des représailles? C’est plutôt elle qui en aurait pour avoir mis Davis à la porte. « Non, bien sûre que non. C’est moi qui risque d’en avoir… J’ai de la chance finalement qu’il ne m’ai pas arrêté moi ! » Elle rigola ouvertement ne savait pas vraiment la raison. Ah si : l’alcool. Était-elle déjà enivrée ? En tout cas elle rigola jusqu'à ce que l’envie lui passe, évacuant en même temps toute la tension qui était montée il à quelques minutes de cela.

Elle repensa à toutes les interrogations qu’il venait de lui faire. Une partie d’elle, cherchait un confident qui l’écouterait sans ciller. Il semblait assez costaud pour encaisser ce qu’elle aurait à lui dire. Mais elle ne pouvait raisonnablement pas le faire. C’était un risque pour lui et pour elle. « Remy, si je pouvais tout t’expliquer je le ferais. Tu dois juste savoir qu’il ne t’arrivera rien. Tu n’es pas quelqu’un de dangereux. C’est ce qu’ils cherchent : les gens dangereux pour la société. Ils ont… On a une manière spéciale de le faire…. » Jean se laissa emportant, perdant toute notion de l’endroit où elle était. Ses pensées défilaient dans ses souvenirs, les souvenirs de ses anciennes rafles. Elle pensa à tous les gens qu’elle avait un jour arrêté. Une tristesse, violente, la submergea, avait-elle eu raison de faire cela ? Elle repensa immédiatement à son absence de ce matin. Que lui arriverait-il si elle devenait, à son tour, quelqu’un de “dangereux” ? Ses pairs l’arrêteraient-ils sans états d'âmes ? Gamora lui tournerait-elle le dos ? Cette pensée lui brisa le coeur. Était-ce dû à cette peur grandissante ou simple au whisky mais elle ajouta : « Ça me hante chaque nuit… ». Elle sortit de sa trance et le fixa d’un air grave : « Je ne peux rien ajouter, pour ta sécurité. Je pourrais déjà me faire arrêter pour ça... »

Une pensée, furtive, traversa son esprit. Celle de Remy, se faisait arrêter car elle lui aurait confié un détail de trop, finissant ses jours dans les cellules de la garde. Elle devait impérativement taire les paroles qui sortaient de sa bouche sans qu’elle n’arrive à les retenir. « Je te fais confiance -du moins assez pour une personne dont je ne connais rien- et je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose par ma faute... ». De ce qu’elle avait pu apercevoir elle savait, d’une certaine manière, que son voisin poserait encore des questions. C’était quelqu’un de persuasif et de curieux. Comment était-il devenu ainsi ? Était-ce le premier de la classe, débordant de soif de découverte, posant des millions de questions ? Elle ne savait vraiment rien de lui. Même pas ce qu'il faisait pour gagner ça vit, ayant lui aussi, éludé la question. Une nouvelle idée germa dans son esprit : « Si tu veux, on peut reprendre le jeu des questions, à condition que je puisse éluder celles qui te mettraient dans une situation délicate, ok ? »



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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Sam 30 Avr - 9:21


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
Jean hésita quelques instants avant de revenir vers le comptoir. En silence, elle attrapa son verre et le vida ; Remy l’imita. Le feu du whisky inonda sa gorge. Quelques instants plus tard, il sentit la chaleur du liquide se répandre dans ses veines et lui monter à la tête, non en embrumant ses pensées, mais en les démêlant et les dissociant. Il aurait l’esprit un peu plus clair : ce qui n’avait pas d’importance fut relégué au fin fond de son cerveau, là où ça ne le dérangerait plus.

« À cause de la rafle ? demanda Jean en réponse à sa question. Ou ce que t’as dit ?
Pour m’être opposé à elle. D’ordinaire ces types n’aiment pas trop qu’on leur résiste.
Non, bien sûr que non. C’est moi qui risque d’en avoir… J’ai de la chance finalement qu’ils ne m’aient pas arrêtée, moi ! »

Il l’observa en silence. Elle riait, mais ça n’avait rien de naturel. Elle semblait plutôt au bord de la crise de nerfs. Ça aurait pu être une mascarade – elle jouait peut-être la comédie pour donner le change, pour retrouver sa confiance. Non, Remy ne croyait pas en cette théorie fumeuse. Jean paraissait sincère, sans doute trop pour appartenir à la Garde Rouge, et plutôt ébranlée par tout ce qui venait de se passer. Et si elle était réellement en danger, le jeune homme aurait volontiers fait ce qu’il pouvait pour la protéger. Encore eût-il fallu qu’elle se confiât à lui…
Les explications qu’il espérait ne vinrent pas, néanmoins. Pourquoi souhaitait-elle tellement garder le secret sur les agissements de ses collègues ? Que cachaient-ils de si terrible ? Plus elle s’obstinait à se taire, plus Remy se persuadait d’avoir découvert quelque chose d’énorme, d’effroyable, un sujet qui aurait fait le bonheur de Fandral. D’ailleurs, il serait peut-être bon d’en toucher deux mots au journaliste. L’esprit investigateur du détective restait en alerte et échafaudait toutes les hypothèses imaginables – certaines même à la limite de l’inconcevable. Recherchaient-ils des terroristes ? Des trafiquants ? Des hackers ? Des informateurs, mais de quoi ? Des gens dangereux, prétendait Jean. Comment un adolescent de quinze ans pouvait-il être assez dangereux pour être traîné hors de chez lui ? Comment une mère de famille pouvait-elle présenter un risque pour Genosha ?
Jean restait songeuse, mais elle en avait trop dit, ou pas assez. Néanmoins, Remy ne pouvait pas la forcer à parler si elle ne le souhaitait pas, à moins de lui mettre un couteau sous la gorge – et il n’était pas certain de pouvoir gagner un combat face à une femme bien entraînée. De nouveau, le regard du cajun se posa sur le coquard qui ornait l’œil de sa voisine. Elle paraissait tellement loin de l’image que renvoyaient les autres membres de la Garde Rouge…

« Ça me hante chaque nuit… reprit tout à coup la jeune femme, avant de lever les yeux vers lui. Je ne peux rien ajouter, pour ta sécurité. Je pourrais déjà me faire arrêter pour ça... Je te fais confiance – du moins assez pour une personne dont je ne connais rien – et je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose par ma faute…
J’sais me défendre, objecta-t-il en haussant les épaules. Par contre, savoir ce que tu risques me plaît pas vraiment. Mais… si tu veux pas me parler, j’peux pas t’y forcer. »

Il en était mortifié. La curiosité le rongeait, à présent. Remy LeBeau n’était pas détective pour rien : il avait toujours été beaucoup trop curieux pour être un simple magistrat, et trop peu respectueux des règlements pour être agent de police, ou s’inquiéter d’une petite menace planant au-dessus de sa tête.
Mais il pouvait découvrir certains de ses secrets, s’il mettait suffisamment de subtilité dans ses questions. Jean finirait bien par relâcher la garde à un moment ou à un autre. Il avait toujours su se montrer persuasif et connaissait très bien ses atouts pour obtenir les réponses qu’il cherchait. S’il se montrait assez malin, elle se confierait à lui, peut-être même sans s’en apercevoir.

« Si tu veux, on peut reprendre le jeu des questions, à condition que je puisse éluder celles qui te mettraient dans une situation délicate, ok ?
Les plus croustillantes, hein ? sourit Remy. Ça perd un peu de son charme. »

Il jeta un coup d’œil furtif en direction de la porte. Chez lequel de leur voisin les collègues de Jean se trouvaient-ils, en ce moment ? Qui intimidaient-ils ? Et qui allaient-ils emmener avec eux ? Remy s’approcha de la fenêtre, un pli soucieux barrant son front. La rue était calme, mais les gros hummers de la Garde Rouge étaient toujours stationnés en bas. Ils n’étaient pas encore partis ; le risque qu’une nouvelle équipe pénètre dans l’appartement du détective n’était donc toujours pas écarté. Et s’ils ne trouvaient personne à emmener, cette fois, c’était probablement ce qu’ils feraient ; Remy préférait toutefois être emmené pour rien, plutôt que de voir un de ses voisins embarqué de force.
Il revint s’asseoir au comptoir, une partie de son attention fixée sur Jean, l’autre en alerte. Le couloir était silencieux. Si les gardes se trouvaient toujours dans l’immeuble, ils demeuraient discrets, ce qui pouvait être autant positif que négatif.

« Très bien. J’commence : tu me dois bien ça. Donc… ton œil, c’était vraiment au cours d’un entraînement de boxe ? »

Il remplit le verre de Jean, avant de plonger son regard dans le sien. Il ne lâcherait pas l’affaire. En était-elle consciente ?


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Sam 30 Avr - 19:52




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Remy & Jean

Elle voyait bien la frustration du jeune homme dans ses paroles : « Les plus croustillantes, hein? Ça perd un peu de son charme. » Tant pis pour lui dans ce cas. Après tout c’était bien lui qui n’arrêtait pas de la harceler de questions, pas l’inverse. Il déposa ses yeux vers la porte et elle suivit son regard. Avait-il un si grande crainte de ses compères ? « Ils ne reviendront pas tu sais… ». Elle essayait tout autant de s’en persuader. Ils l’auraient déjà fait pensa-t-elle. Il ne représentait aucun danger, elle s’en serait rendu compte, surtout avec le cirque que ses collègues venaient de provoquer. S’il était hors de contrôle il ne serait pas resté assit, calmement, à converser avec Davis. C’est ça aussi qu’on apprenait dans les rafles. Les coupables ne restaient jamais assit tranquillement. Finalement il se faufila près de la fenêtre pour observer la rue en contrebas. Que cherche t-il ? Son attitude, craintive, réveilla les instincts d’agent de Jean. Avait-il finalement des choses à cacher ? Avait-elle manqué les signes évidents qui révélaient des dons particuliers ? Cela pourrait expliquer pourquoi il cherchait à savoir la vérité sur la garde. Et aussi pourquoi il ne pouvait pas lâcher l’affaire. En effet récolter des informations pouvait certainement l’aider à passer entre les mailles du filet de la garde rouge.

Il observait un point précis et elle eut l’envie de le rejoindre pour découvrir de quoi il s’agissait. Lui poser la question n’était pas envisageable, elle n’en ressentait pas l’envie… Elle se contenta de ses devinettes. Peut-être, voyait-il encore ses collègues ? Ou bien une arrestation ? Ou tout simplement leur imposant 4x4 était-il toujours ranger dans l’allée ? Jean prit une profonde inspiration. Ces moments étaient violents, c’était normal qu’il réagisse de la sorte après tout. Il avait sûrement besoin de quelques minutes supplémentaires pour faire passer le choc. Elle devait s’y être habituée, d’une certaine manière. Tout ça n’était qu’une partie de son travail, mais une partie d’elle aussi. Elle avait dit ne pas être comme eux, mais s’était faux. Elle était pareille. On l’aurait appelée elle aurait répondu présente sans ciller. C’est ce qu’on lui demandait. Ça devait être fait, c’est tout. Elle pouvait supporter la colère des gens autour d’elle qui ne comprendrait jamais…

Après un long moment d’observation, planqué derrière sa fenêtre il la rejoint à nouveau près du comptoir de la cuisine. Bien qu’il lui fît face et la regardait elle voyait bien qu’une partie de son attention était concentré sur le moindre signal qui pourrait provenir de l’extérieur. Il finit par briser le silence et ajouta : « Très bien, J’commence: tu me dois bien ça. » Son sourcil se redressa : Elle ne voyait pas trop pourquoi c’était à elle de subir son interrogatoire en premier. Elle était dans la garde rouge, c’était ça la raison ? Elle ne fit aucune réplique le laissant poursuivre. Il bredouilla quelques mots à propos de son oeil. Encore, retour à la case départ on dirait. Elle lui avait menti avant, et elle allait devoir revenir dessus. C’était un petit mensonge qu’il comprendrait certainement. Elle lui répondit le plus naturellement du monde : « J’ai dit boxe ? C’était tôt ce matin, j’étais en entraînement… Corps à corps… Et voilà. J’me suis pris un coup. ». Elle faillit ajouter que ce n’était rien comparer à ses missions mais se retint de justesse.

Elle était décidée à en dire le moins possible sur son métier et sur leurs agissements. Pendant qu’elle lui avait répondu Remy en avait profité pour remplir à nouveau son verre. Elle voyait clair dans son jeu, il allait essayer de lui faire consommer une dose assez élevée d’alcool pour qu’elle puisse cracher le morceau. Elle n’était cependant pas dupe, et elle se força à ignorer le whisky qui attendait dans son verre. « Tu vas répondre à mes questions ? Car tu en poses beaucoup… Tu serais pas flic par hasard ? ». Elle comprit que ça ne se pouvait pas. S’il l’était il ne se serait pas indigné de la sorte face à l'intrusion de la garde. De plus, il n’aurait jamais élevé le ton de la sorte avec elle s’il était réellement flic. « Non attends. Tu semble bien connaître les limites de la légalité, mais t’es certainement pas flic. » Quel genre de personne, pouvait correspondre ? Journaliste ? Elle pria que ce ne soit pas le cas. Elle pouvait faire une croix sur son avenir si elle venait de trouver la bonne réponse. Elle n’envisagea même pas de lui demander si c’était bien là son métier. Ne sachant pas vraiment quoi penser d’autre, elle reprit la parole : « Et donc ? Ton travail ? ». Attendant la réponse, une appréhension, plutôt légère serra le ventre de Jean. Elle le fixait dans l’attente de voir des mots sortir de sa bouche, des mots pouvant la rassurer. Ce qu’elle avait dit avant, bien que vague pouvait déjà changer pas mal de chose… et elle avait peur de s’être trompé quant à la confiance qu’elle lui conférait.



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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Sam 30 Avr - 23:50


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
La moue de Jean arracha un sourire à Remy. Et pourtant, il estimait être tout à fait dans son bon droit, de lui poser la première question : elle refusait de lui parler de ce qu’il voulait savoir, elle devait donc concéder le tour initial. Tant pis pour elle ! Il se serait volontiers plié à la galanterie – les dames d’abord, tout ça – mais son refus de jouer pleinement le jeu lui retirait certains droits.
Elle céda cependant la première manche et répondit sans détour à la question. Un entraînement, bien. Voilà qui devenait plus plausible que le simple « club de boxe » qu’elle avait initialement prétendu. Très bien, si elle acceptait de jouer le jeu, Remy rentrait plus volontiers dans la compétition. Il ne tomberait pas tout de suite. D’ailleurs, ils n’avaient pas décidé du gage du perdant : il faudrait remédier à cela avant que l’alcool ne fasse trop son effet.

«Tu vas répondre à mes questions ? Car tu en poses beaucoup… Tu serais pas flic par hasard ? »

Il éclata de rire, amusé par l’analogie. Flic, il aurait pu l’être, oui, mais il était bien trop rétif à l’autorité pour ça. Il n’aurait jamais pu supporter de devoir suivre les ordres d’un supérieur ou du procureur. Il œuvrait à sa manière, selon ses propres envies, suivant seulement son instinct, pour apporter des réponses à ses clients et à personne d’autre. C’était peut-être cette soif d’indépendance qui l’avait contrait à refuser l’ordre de cette garde, quelques minutes plus tôt.
Il s’apprêtait à répondre quand Jean l’interrompit. Manifestement, elle en était venue à la conclusion logique à la question et ne voulait pas perdre son tour. Il lui laissa une chance de poser une question plus appropriée, et bien entendu, elle finit par opter pour la plus simple :

«Et donc ? Ton travail ? »

Il sourit, attrapa le verre, juste pour lui faire croire qu’il ne comptait pas répondre. Finalement, il riva son regard dans celui de Jean et reposa le whisky sur la table.

« Je suis détective privé, avoua-t-il enfin. Mais j’te rassure, ma belle : ce que fait la Garde Rouge n’entre pas dans mon champ de recherches. Les gens viennent me voir pour que j’les aide quand la police ou le S.H.I.E.L.D. peuvent rien pour eux : je cherche des gens, des preuves, la vérité… Les complots, ça m’intéresse pas. »

Remy aimait profondément ce qu’il faisait. Depuis l’ouverture de son cabinet – un bien grand mot pour un bureau qu’il louait ponctuellement en centre-ville –, il avait réellement l’impression de servir à quelque chose. Les personnes qui composaient son numéro de téléphone, ou qui lui adressaient un mail, avaient déjà cherché de l’aide auprès d’autres instances, dont les portes s’étaient refermées devant eux. Lui pouvait encore changer le cours des choses. Voir le bonheur sur le visage d’une mère retrouvant son enfant en fugue, la résignation dans les yeux d’un mari bafoué, le soulagement dans ceux de quelqu’un accusé à tort, tout cela le confortait chaque jour dans son choix de vie.
Néanmoins, dire que les complots ne le concernaient pas n’était pas tout à fait juste. Certes, cela n’avait rien à voir avec son travail, mais Remy s’interrogeait tout de même. La curiosité le rongeait. Si personne ne le mandatait pour mener l’enquête, il se sentait prêt à s’engager lui-même. Ce qui se tramait là, dehors, concernait manifestement tout Genosha. Jamais Remy n’y avait été directement confronté, jusqu’à maintenant, mais avoir vu une garde pénétrer dans son appartement venait de changer la donne.
Faisant glisser le bout de son index sur le bord de son verre, le détective passa outre ses questionnements et soutint le regard de Jean. S’était-elle attendue à quelque chose de plus étrange que ça, « détective privé » ? Il trouvait, lui, que c’était le job idéal pour lui – mais ils se connaissaient encore bien peu.

« À mon tour, donc… Voyons… »

Il l’observait sans se détourner, se demandant quelle question il pouvait bien lui poser. Quelques idées pointaient déjà le bout de leur nez, mais ils n’étaient pas encore assez ivres pour partir sur des interrogations plus intimes.

« D’où viens-tu, ma belle ? Tu n’es pas née à Genosha, quand même ? »

Lui-même se souvenait de son enfance à La Nouvelle Orléans, où son père tenait un bar. Non, un restaurant. Quelque chose comme ça… Tout le monde n’était pas insulaire, mais chacun avait trouvé ici de quoi satisfaire ses besoins. Mais d’où une jeune femme comme Jean venait-elle ? Pour apprendre à se connaître, c’était un bon début, de parler de ses origines.

« Alors ? Une réponse ou un verre ? Au fait, je ne t’ai pas dit, mais le premier qui tombe invite l’autre à dîner. Et je tiens très bien l’alcool. »


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Lun 2 Mai - 9:07




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Remy & Jean

L’atmosphère était nettement plus détendue qu’avant. Dans l’attitude de Remy, elle sentait que sa colère s’était éclipsé et qu’il commençait à se détendre. Petit à petit elle retrouvait son charmant voisin, avec qui elle appréciait converser de temps en temps. Elle attendait toujours qu’il lui répondre. Il avait éclaté de rire quand elle était partie sur la piste du flic, ce qui l’avait troublée davantage quant à l’activité qui occupait ses journées. Elle avait toujours les yeux posés sur lui attendant enfin réponse. Il joua avec son verre quelques instants puis le reposa. Il devait bien s’amuser apparemment. La faire languir devait lui procurer un certain plaisir, une sorte de vengeance sur les questions qu’elle avait laissé en suspens. Finalement il se décida à parler: « Je suis détective privé » . Quoi ? QUOI ? Était-il sérieux ? Les oreilles bourdonnantes, elle n’écouta qu’à moitié la suite de sa réponse. Il déballa sa petite histoire, Remy le bon détective qui aide les gens dans la détresse. Des conneries, oui ! Comment pouvait-il se plaindre de la garde rouge, qui faisait irruption chez les gens, pour les protéger soit dit en passant, alors qu’il en faisait presque de même ? C’était d’une manière bien différente, évidemment, mais il fouillait le passé des gens, épluchait leurs courriers certainement, et les épiait jour et nuit. Sa façon de faire, était aux yeux de Jean, une intrusion dans la vie des autres tout aussi brutale que celle de la garde rouge.


Elle ne supporterait pas que quelqu’un fouille dans son passé. Elle n’avait rien à y cacher, mais savoir qu’on pouvait se renseigner sur le moindre moment de sa vie passé lui hérissait les cheveux sur la tête. Avait-il déjà enquêté sur elle ? Comment ne pouvait-il pas se rendre compte de cela ? « Les complots, ça m’intéresse pas. »  Quels complots ? Un agacement enveloppa la jeune femme. Il voyait d’un oeil tellement mauvais la garde rouge qu’il s’imaginait n'importe quoi. Il n’y avait aucun complot. On cachait juste à la population une réalité difficile à comprendre. Elle respira lentement, deux, puis trois fois pour se calmer. Après tout, il lui avait accordé le bénéfice du doute, même si les larmes en étaient la raison. Elle devait en faire autant et peut être qu’elle en apprendrait plus sur lui et ses façons de faire. Du temps pour réellement le cerner, c’est ce qu’il lui fallait. Une partie d’elle était soulagée qu’il ne soit ni journaliste, ni du monde de la presse. Décider à lui faire tout de même la réflexion, pour qu’il sache ce qu’elle pensait, elle ajouta : « Suivre les gens, se renseigner sur eux, éplucher leurs faits et gestes… C’est de la violation de vie privée, non ?  »  Elle leva à nouveau son sourcil en terminant sa phrase. Son ton était calme et posé et elle n’attendit pas vraiment de réponse, elle souhaitait juste qu’il soit au courant du cours de ses pensées.

Il s’apprêtait à lui poser sa deuxième question. Que voulait-il savoir d’elle ? Il la dévisagea sans plus de mesure, scrutant chaque aspect de sa personne, pesant le pour et le contre de la meilleure question à lui poser. « D’où viens-tu, ma belle ? Tu n’es pas née à Genosha, quand même ? »  Son interrogation désempara complètement Jean. Elle ne s’était pas attendue à ce qu’il chercher des informations de ce côté là. Sur son passé, son enfance et compagnie. Après tout c’était peut-être un réflexe de détective, rien de plus. Elle se plongea dans ses souvenirs d’enfance, du moins le peu qu’elle avait. Elle ne savait rien sur sa naissance, ni même ses parents. Les plus vieux souvenirs qu’elle avait remontaient à l’époque de l’orphelinat. Orphelinat qu’elle n’avait d’ailleurs jamais quitté avant sa majorité. Elle avait toujours cette impression d’avoir grandi dans une belle et grande maison, entouré de parents qui l’aimait. Était-ce le fruit d’une grande solitude d’enfant ? Avait-elle tellement souhaité avoir une famille que cette idée s’était imprégnée au plus profond d’elle ? Elle ne le saurait certainement jamais. Tout ça remontait à si loin maintenant... Elle ne devait plus s’en préoccuper. « Alors ? Une réponse ou un verre ? »  La voix calme de Remy la sortit de ses réflexions. « Au fait, je ne t’ai pas dit, mais le premier qui tombe invite l’autre à dîner. Et je tiens très bien l’alcool. »  

Elle sourit à sa plaisanterie. Elle aussi, elle tenait plutôt bien l’alcool et il ferait mieux de ne pas en douter une seconde. S’il savait toutes les épreuves qu’elle avait passé pour entrer dans la garde rouge…il ne serait pas aussi confiant. Évidemment s’alcooliser fortement n’en faisait pas partie, mais leur résistance à certains sérums l’était et jusque-là, elle s’en tirait plutôt bien. Alors un peu de whisky? Ça ne l’effrayait pas. « Hum, on verra jusqu’à quel point »  plaisanta-t-elle aussi. Réponse ou un verre. La réponse semblait simple et elle préférait jouer la carte de la franchise que de commencer par l’alcool. « Je vais choisir la réponse pour celle là. »  Elle le gratifia d’un clin d’oeil et continua sur sa lancée : « Je ne sais pas vraiment où je suis née, mais j’ai grandi ici, à Genosha. Enfaite j’ai passé toute ma vie ici. Pas très extraordinaire, hein?  »  Faisant le parcours de sa vie, elle pensa que sans Gamora elle se sentirait vraiment seule. La jeune femme était sa famille, même si elles n’avaient aucun lien de parenté.

La question avait éveillé la curiosité de Jean à propos du passé de Remy. Avait-il vécu dans une famille heureuse ? Avait-il beaucoup de frères et soeurs ou était-il fils unique ? Était-il seul, lui aussi ? Craignant de le blessé, elle se résigna à ne pas lui poser de questions sur ses parents, même si elle savait que le sujet ne serait pas tabou étant donné qu’il avait commencé avec ce sujet là. En observant l’appartement elle ne remarqua aucune photo, rien qui la mettait sur la voie… Avait-il une copine ? C’était un séducteur. Ça se voyait dans son attitude, dans ses regards… Tout ça ne déplaisait pas à la jeune femme mais elle se demandait tout de même si quelqu’un s’était emparé de son coeur ou s’il passait de femme à femme. Reportant à nouveau ses yeux sur le jeune homme, elle se l’imagina en longue cape, disparaissait dans la nuit à la recherche d’indices. Cette pensée la fit rigoler mais elle reprit rapidement son sérieux, ayant finalement trouvé la bonne question : « Qu’est-ce qui t’as poussé sur cette voie ? Être détective je veux dire. Quels genres d’études ou autres t’ont poussé sur ce chemin là ? » Connaître les motivations de l’homme pouvait l’informer sur qui il était vraiment.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Lun 2 Mai - 10:12


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
Manifestement, le romanesque de la situation échappait à Jean. À voir le regard dont elle le gratifia, Remy devina qu’elle n’approuvait pas l’idée qu’il soit détective privé. Il pouvait comprendre ses réticences. Effectivement, il s’introduisait dans la vie des gens, allait chercher leurs secrets cachés, mais jamais pour son propre plaisir ou pour satisfaire sa curiosité.

« Suivre les gens, se renseigner sur eux, éplucher leurs faits et gestes… C’est de la violation de vie privée, non ? fit remarquer Jean.
C’est vrai, concéda-t-il d’une voix douce, le regard plongé dans celui de la jeune femme. J’prends des photos à l’insu des gens, j’les suis, j’les épie. J’rapporte tout ce que j’vois à celui qui m’a engagé pour ça. Des fois, on est témoin de choses qu’on préférerait pas voir, mais c’est le travail qui veut ça. »

Son explication ressemblait à celle de Jean, à peu de choses près. Ils faisaient tous les deux les choses telles qu’on leur demandait de les faire, ni plus, ni moins. À la différence près que Remy était libre de refuser une mission, s’il sentait que ça dépassait les limites de sa morale – élastique, certes, mais tout de même. Jean avait-elle la liberté de s’opposer à un ordre de sa hiérarchie ? Pouvait-elle dire que non, elle n’entrerait pas chez une personne pour lui poser des questions ? Remy repensa à la femme qu’elle avait mise dehors, quelques minutes auparavant. Elle avait dit qu’elle aurait probablement des ennuis pour ça. Il se prit à espérer que ce ne serait pas trop grave...
La réponse de sa voisine à sa question suivante l’étonna. À la voir ainsi, si épanouie, si droite dans ses chaussures, si sûre d’elle, on n’aurait jamais pu imaginer qu’elle ne connaissait pas ses parents. Remy l’imaginait plutôt avec une famille harmonieuse, vivant dans une grande maison sur la baie, allant au lycée en discutant de garçons avec ses copines, et suppliant pour pouvoir emprunter la voiture du paternel. Penser qu’elle eut, au contraire, passé son enfance sans des parents aimants, c’était plutôt déroutant. Comme tout ce qui touchait à la jeune femme, Remy commençait à trouver ces paradoxes fascinants – et ce qui le fascinait, irrémédiablement, l’attirait.
Il fit la moue pour marquer son étonnement, puis hocha la tête.

« Je m’attendais pas à ça », confessa-t-il.

Elle l’observait, à présent, cherchant sans doute sa prochaine question. À l’évidence, le travail de son voisin ne la poussait pas encore à partir – comme le sien n’avait toujours pas décidé Remy à la renvoyer chez elle. S’ils parvenaient à passer outre, tant mieux.

« Qu’est-ce qui t’a poussé sur cette voie ? s’enquit enfin Jean. Être détective je veux dire. Quels genre d’études ou autres t’ont poussé sur ce chemin-là ? »

Ah ! Ça, c’était la question pertinente de quelqu’un qui voulait dépasser ses préjugés et comprendre. Il aurait sans doute dû en prendre de la graine. Bah, il n’aurait jamais fait un bon flic. L’instinct avait beaucoup plus de place dans sa façon d’aborder les gens, plutôt que la logique rationnelle d’un bon vieil interrogatoire.
Remy ne toucha pas du tout au verre, cette fois-ci. Les mains croisées devant lui, il eut un sourire en coin et haussa les épaules.

« J’ai étudié le droit, à la fac. J’ai même eu mon diplôme ! ajouta-t-il avec un clin d’œil. Mon père me voyait avocat, ma mère flic. Mais j’étais pas prêt à défendre des pourritures ou à suivre les règlements à la lettre, c’est pas mon truc. J’aime bien être libre de choisir, que ce soit pour une mission, pour un client, pour la façon dont j’vais travailler, où j’vais aller, comment j’organise ma journée. Alors j’ai préféré un job où je serais mon seul patron. »

Il s’interrompit un instant, avant d’éclater de rire.

« Tu sais quoi ? Ta copine de la Garde, tu devrais lui donner des cours. T’as été beaucoup plus subtile qu’elle : t’as réussi à me faire dire ce que je faisais dans la vie, sans avoir recours à la force. Ce serait pas ton talent, ça, amener les gens à parler sans en avoir l’air ? »

Il secoua la tête, amusé à cette idée. Depuis le début, il espérait la conduire à se confier à lui, et elle se montrait beaucoup plus habile. Remy mourait d’envie de la questionner sur la Garde Rouge, mais il savait qu’elle refuserait de lui en parler, s’il insistait. La subtilité aurait plus de succès. Comme Jean, le jeune homme devrait gagner sa confiance avant d’espérer obtenir des réponses, mais pour ça, il devrait aussi accepter de lui faire confiance. Et il n’y avait qu’une seule solution pour ça : la connaître mieux, elle, et non son travail.
Passant une main songeuse sur son menton, Remy envisagea les options qui se présentaient à lui. Il n’avait jamais vu d’homme entrer ou sortir de chez elle – bon, il ne passait pas non plus son temps à l’espionner, mais c’était un indice, tout de même. Si elle menait une vie aussi active que le rang de garde le laissait supposer, elle n’avait sûrement pas le temps de se trouver un petit ami. Du gâchis, certes, mais ce n’était pas là la question. Ça signifiait donc qu’elle ne mêlait pas travail et plaisir, ce que Remy approuvait. Mais il ne voulait pas l’interroger à ce sujet, pas pour le moment. Pour la connaître, il devait apprendre plus de choses sur elle, mais des choses véritablement personnelles, qu’elle accepterait de livrer sans batailler. Ses loisirs, ses occupations, ses goûts : voilà des sujets qui aideraient le détective à mieux la cerner, sans pour autant donner l’impression de vouloir tout savoir.

« Qu’est-ce que tu fais, quand tu travailles pas ? T’es pas à la Garde vingt-quatre heures sur vingt-quatre, si ? Donc, quand t’es en repos, comme aujourd’hui, qu’est-ce que t’aimes faire – à part venir boire un verre chez ton voisin le plus sympa ? »


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Lun 2 Mai - 12:37




I’ll tell you how to fight

Remy & Jean

L’ironie de leur situation salariale l’aurait fait rire s’il ne s’était pas pris à elle plus tôt. “Le travail qui veut ça”. Oui, comme le mien songea la jeune femme. Elle vit que son enfance fit tiquer le jeune homme. C’était une réaction à laquelle elle était habituée. Tout le monde réagissait de la même façon quand ils apprenaient qu’elle avait vécu dans un orphelinat. Il marmonna une petite phrase quant à sa surprise, rien de bien spectaculaire et elle espérait que ses prochaines questions ne seraient pas basées sur son enfance. Ayant trouvé ce qui l’intriguait le plus pour le moment, elle lui posa la questions sur ses motivations, après tout, c’était un bon moyen de connaître quelqu’un. Son voisin semblât apprécier la question car il répondit rapidement, sans prendre la peine d'effleurer le verre cette fois. « J’ai étudié le droit, à la fac. J’ai même eu mon diplôme !  » Elle répondit à son clin d’oeil par un grand sourire « Eh bien ! Bravo ! » Elle s’était exprimé sur le même ton de plaisanterie que lui. Elle se concentra sur la suite de sa réponse, trop curieuse pour en manquer une miette. « Mon père me voyait avocat, ma mère flic. Mais j’étais pas prêt à défendre des pourritures ou à suivre les règlements à la lettre, c’est pas mon truc. »  Elle fut surprise de le voir se confier sur l’avis de ses parents. En tout cas cela lui indiquait qu’il avait vécu entouré d’un père et d’une mère qui avaient vécu assez longtemps pour exprimer leur choix de carrière pour leur enfant. « J’aime bien être libre de choisir, que ce soit pour une mission, pour un client, pour la façon dont j’vais travailler, où j’vais aller, comment j’organise ma journée. Alors j’ai préféré un job où je serais mon seul patron. » Elle comprenait tout à fait ça. Le manque de choix dans sa profession était parfois un poids pour Jean. Cependant elle ne se voyait nulle part ailleurs. Elle quitterait la garde rouge quand les années auront eu raison de ses capacités physiques ou alors dans une boîte. C’était un peu horrible de penser ça, mais c’était bel et bien la réalité : son métier comportait de gros risques.

Un rire léger enveloppa l’air autour d’eux. Il venait de s’esclaffer pour une raison qui échappait à la rouquine. Elle s’apprêtait à lui en poser la question quand il précisa : « Tu sais quoi ? Ta copine de la Garde, tu devrais lui donner des cours. » euh? Complètement paumées elle le fixa, les sourcils froncés par l’incompréhension. Lui, poursuivi tranquillement : « T’as été beaucoup plus subtile qu’elle : t’as réussi à me faire dire ce que je faisais dans la vie, sans avoir recours à la force. Ce serait pas ton talent, ça, amener les gens à parler sans en avoir l’air ? » Elle partit d’un rire franc à son tour. Un talent ? Le faire parler ? Elle n’avait jamais pensé à cela. Ne se rendant pas tellement compte de l’exploit que cela pouvait représenter elle précisa : « Oula non, j’suis pas très doué pour être subtile... » Une idée lui traversa l’esprit et elle s’en inquiéta immédiatement. « Tu sais, je ne suis ici en tant que Jean, ta voisine, pas l’agent de la garde… » Était-il assit en face d'elle en tant que Remy, le détective privé ? L’idée qu’elle devait surveiller ses paroles à nouveau calma l’amusement de la jeune femme.

Elle jeta un bref coup d’oeil en direction de son verre. Elle en prendrait bien une petite gorgée. Non ! Pas s’il détaillait chacune de ses réponses, autant ne boire que quand ça la sauve d’une situation gênante… « Qu’est-ce que tu fais, quand tu travailles pas ? » Je dors ? « T’es pas à la Garde vingt-quatre heures sur vingt-quatre, si ? » Si ! « Donc, quand t’es en repos, comme aujourd’hui, qu’est-ce que t’aimes faire – à part venir boire un verre chez ton voisin le plus sympa ? », « Venir chez mes charmants voisins est mon activité préférée en dehors du travail. » Ce fut à son tour de le gratifier d’un clin d’oeil. Elle n’avait qu’une toute petite réponse à cette question. Son temps libre était légèrement restreint. Évidemment c’est une chose qu’il ne pouvait pas savoir… « Je travaille beaucoup. Je suis rarement chez moi en fait… Quand c’est le cas, généralement je récupère…  » Elle ajouta une grimace à ses propos. C’est vrai qu’elle ne faisait pas grand chose. « Après, je pense que comme la plupart des gens, il m’arrive de faire des sortis entre amis, shopping, cinéma, tout ça. » Ces derniers temps elle n’avait cependant pas pu faire la moindre des choses qu’elle venait de lui citer… « Je fais souvent des footings aussi. J’aime bien partir d’ici et aller jusqu'à l’orphelinat qui se trouve à la sortie de la ville, je sais pas si tu vois... Au nord est ? Les gamins sont tellement adorables. » Un sourire s’élargit sur ses lèvres quand elle songea à la dernière fois où elle s’y était aventurée. Ça remontait presque à faire 3 semaines et d’une certaine manière ils lui manquaient. Elle aimait bien y aller, et leur parler. Ça leur faisait du bien, autant à eux qu’à elle. Elle n’était pas sure d’avoir complètement répondu à sa question. Elle ne voyait pas quels autres détails elle pouvait lui donner. « On est rarement de repos. D’ailleurs je le suis pas aujourd’hui. » Elle rigola à sa propre blague, sachant très bien qu’il ne pouvait pas comprendre. Elle attendait qu’il lui pose la question, ça faisait partie du jeu. Elle se dépêcha de poser la sienne, ne lui laissant pas le temps de réagir à sa provocation quant à sa présence ici et non au QG. « Quel est le truc le plus dégeu, sordide ou drôle que t’es jamais découvert ? J’suis gentille je te laisse le choix ». Elle se pencha en avant, se rapprochant de lui, plongeant ses yeux dans les siens.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Lun 2 Mai - 17:47


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
« Tu sais, je suis ici en tant que Jean, ta voisine, pas l’agent de la garde… »

Remy hocha la tête, amusé. Quelque chose, toutefois, lui disait qu’elle était sincère. Jean avait réellement eu l’air surpris quand l’autre était entrée à l’improviste chez son voisin, comme si elle ne s’attendait pas à la voir débarquer. De toute façon, Remy n’avait absolument rien qui puisse intéresser la Garde Rouge – ou alors, il l’ignorait.
Jean semblait cependant prête à occulter l’interruption qu’ils avaient subi. À présent pleinement dans le jeu, elle répondit à sa question sans rechigner. Remy sourit à sa plaisanterie – décidément, elle n’avait rien de commun avec ce qu’il imaginait des membres de l’organisation.

« Je travaille beaucoup. Je suis rarement chez moi en fait… expliqua la jeune femme. Quand c’est le cas, généralement je récupère… Après, je pense que comme la plupart des gens, il m’arrive de faire des sorties entre amis, shopping, cinéma, tout ça. »

Remy se demanda, l’espace d’une seconde, si les amis en question appartenaient à la Garde eux aussi, ou si sa voisine avait gardé des contacts à l’extérieur. Quand on appartenait à une telle arme, difficile de vivre en dehors, supposait le détective. Jean avouait elle-même ne pas avoir beaucoup de temps libre après son travail.
Il garda le silence quand elle évoqua l’orphelinat. Si elle n’avait pas connu sa famille, peut-être avait-elle elle-même grandi là-bas, ce qui aurait pu expliquer qu’elle choisisse d’y retourner. Durant un instant, il se demanda si les membres de la Garde Rouge avaient tous ce profil, ou pas. Étaient-ils tous des enfants perdus, que l’État récupérait pour en faire des supers soldats, chargés de casser des portes et de ramener des gens ? Était-ce plus simple avec des personnes sans attaches ? Parce qu’aucune famille ne viendrait les pleurer au cas où les choses tourneraient mal ?
Il s’efforça de chasser ces pensées de son esprit. La Garde restait un mystère pour lui. Quelles que soient les hypothèses qu’il formulait à son sujet, rien ne disait qu’il avait raison. Et il ne fallait pas compter sur Jean pour confirmer ou infirmer ses suppositions...

« On est rarement de repos. D’ailleurs je le suis pas aujourd’hui.
Ah bon ? Mais...
Quel est le truc le plus dégueu, sordide ou drôle que t’aie jamais découvert ? le coupa-t-elle, visiblement peu désireuse de s’étendre sur le sujet. J’suis gentille, je te laisse le choix. »

La question était intéressante, mais Remy fut vite happé par le regard que Jean posait sur lui. Elle s’était rapprochée et il distinguait les nuances subtiles de ses iris noisette, verts et marrons. Il n’était pas du genre à détourner les yeux le premier.
Des anecdotes croustillantes, il aurait pu en raconter des dizaines. La première à laquelle il songea fut celle de Nudge, l’adolescente malingre que Scott et lui avaient rencontrée dans les souterrains de Hammer Bay. Remy ne cessait de se demander où la jeune fille se trouvait, ce qu’elle faisait, si elle était en sécurité. Les mots qu’elle avait prononcés continuaient de l’intriguer. « Vous ne vous êtes pas encore éveillés. » Qu’avait-elle voulu dire par-là ? Ses paroles n’avaient peut-être aucun véritable sens, mais Remy ne parvenait pas à se les ôter de l’esprit.
Pourtant, à ce qui serait peut-être une déception pour Jean, il saisit son verre et le leva devant lui, comme pour trinquer avec la jeune femme. Il le vida sans la quitter des yeux, puis le reposa sur le comptoir.

« Désolé, ma belle, mais ce que j’vois au travail est confidentiel. Par respect pour mes clients et pour mes cibles, j’peux rien te dire. »

Ce n’était pas tout à fait vrai : il avait déjà raconté des histoires tordantes à Scott, mais il aimait l’idée de faire rager Jean. Chacun son tour. Et puis, après tout, c’était crédible, non ?
Il l’observa à nouveau, songeant à sa prochaine question. La façon de Jean se tenait ne l’aidait pas à se concentrer. Remy avait toujours eu du mal à résister aux attraits d’une jolie femme, et Jean était assurément très jolie. Pourtant, alors qu’il la regardait ainsi, un autre visage lui revint en mémoire. Il ne s’en souvenait que par bribes – de beaux yeux bleu-vert, des cheveux bruns, des lèvres pleines – et pourtant cela suffit à faire disparaître le sourire qu’il arborait. Elle continuait à être là, en dépit de toute logique.
Il se redressa un peu, s’écartant du même coup de Jean. Son regard la quitta enfin et il soupira légèrement, troublé par cette réminiscence inattendue.

« Premier échec pour moi, dit-il, essayant de n’en rien laisser paraître. Question suivante, donc... »

Il passa une main sur son front, comme pour chasser le trouble de son esprit. Il se trouvait en compagnie d’une femme ravissante, et une inconnue occupait ses pensées ? Stupide... Se tournant à nouveau vers Jean, et comblant à sa manière la distance qui les séparait, il reprit sans plus se détourner d’elle :

« Une phobie ? demanda-t-il, espérant que la réponse chasserait son trouble. Qu’est-ce qui peut bien t’effrayer ? »


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Mar 3 Mai - 11:23




I’ll tell you how to fight

Remy & Jean

Satisfaite de voir que son approche avait troublé le jeune homme, elle soutint son regarde. Allait-il détourner les yeux, où serait-ce elle qui craquerait la première ? Bien qu’ils se fixaient mutuellement elle pouvait voir dans ses iris, le défilement de ses pensées. Il revivait certainement une partie de ses découvertes, jugeant laquelle serait la meilleure à raconter. Du moins c’est ce qu’elle pensait. Jusqu’à ce qu’il attrape son verre. Il le tendit en l’air, comme pour trinquer à sa santé, et le vida d’une traite. Ses yeux n’avaient pas lâché Jean durant tout ce temps. Elle l’avait pourtant deviné, mais il refuserait de répondre à la question, justifiant l’aspect confidentiel de la chose. Elle comprenait tout à fait ça, et le respectait. C’était une bonne chose même si elle n’avait jamais envisagé d’avoir des noms ou autres, juste quelques anecdotes croustillantes.

Se replongea dans leur contemplation mutuelle, elle se rendit compte d’un changement sur le visage de son voisin. Une seconde auparavant ils se scrutaient avec malice, se testant l’un l’autre. Remy n’était pas désagréable à regarder et ce genre de moment n'intimidait pas la jeune femme. Cependant, ce jeu prit fin quand elle crut voir une absence dans les yeux du voisin. Son sourire s’effaça et elle se sentit seule dans la pièce, Remy était à un autre endroit, perdu dans ses pensées. Est-ce que ça avait un rapport avec la question qu’elle lui avait posée ? Un mauvais souvenir qui lui était revenu à l’esprit ? Ou bien autre chose ? Que lui arrivait-il ? Elle repensa à son absence à elle, bien plus tôt ce matin. Avait-elle eu la même tête ? Brusquement il se redressa et se détourna. Il semblait légèrement troublé par ce qui venait de se passer. « Tout vas bien ? » Il répondit vaguement et tâcha de se concentrer à nouveau sur leur jeu des questions.

Jean ne savait pas si elle devait le laisser faire ou s’inquiéter de ce que venait de se dérouler sous ses yeux. Que lui était-il arrivé? Avait-il un problème, quelconque ou était-ce juste un mauvais souvenir. De peur de rendre l’atmosphère encore plus bizarre elle garda le silence face au détective. Il replongea son regard sur elle avant d’ajouter : « Une phobie ? Qu’est-ce qui peut bien t’effrayer ? ». Des tas de choses avait-elle envie de répondre. Elle cessa de le regarder, se perdant dans ses réflexions : qu’est-ce qui l’effrayait vraiment? Mieux, qu’est-ce qui la terrorisait ? Elle joua inconsciemment avec ses lèvres, farfouillant dans son esprit pour trouver ce qui la tétanisait le plus. « Question difficile… » Hum. En tant que garde elle avait appris à surmonter un grand nombre de peur, tel que la peur de la douleur, de la hauteur et de la noyade. Tout ce qui était dangereux pour sa vie, elle avait appris à le surmonter. Avait-peur de mourir ? La réponse un peu arrogante était non. Bien sure que non, sinon elle ne serait pas dans la garde. Elle ne voulait cependant pas passer larme à gauche pour autant. Ca ne l’effrayait pas mais elle le redoutait quand même. Elle y pensait à chaque mission difficile.

Après presque une minute de réflexion, elle trouvait la réponse qui lui semblait parfaite. « Je pense que ce qui me fait vraiment le plus peur, c’est de perdre le contrôle. Ne plus être moi-même. Je sais pas comment l’expliquer clairement, mais être moi, sans pouvoir contrôler ce que je suis… » Évidemment, il ne pouvait pas comprendre le sens réel de ses paroles. Elle avait peur de développer des dons. Des dons qui la rendraient incontrôlable et dangereuse. Ses compères n’auraient d’autres choix de la jeter en cellule… Elle préférait mourir face un sort pareil… « Je pense aussi que j’ai peur de voir les gens que j’aime mourir… » Elle n’avait pas beaucoup de personnes proches d’elle. Mais d'imaginer perdre ses collègues était douloureux. Elle passait la majeure partie de sa vie avec eux, qu’elle les apprécie ou non, ils étaient une part d’elle. Surtout Gamora. Penser à son amie, agonisante quelque part, la fit frissonner. Elle ne pourrait jamais supporter une chose pareil. Elle fixait à présent le plancher, perdue dans ses atroces pensées. Elle devait se ressaisir, ce n’était pas en train d'arriver. Tout allait bien.

Relevant la tête vers son voisin elle lui adressa un faible sourire, tâchant de cacher la sensation d’étouffement qui l’enveloppait. Le voir l’apaisa légèrement. Il était quelqu’un de charmant et d’une certaine manière elle arrivait à se confier à lui sans trop de difficulté. « Ça va te paraître étrange mais, j’aime bien te parler. J’avais jamais exprimé mes peurs comme ça… C’est bizarre, mais ça soulève un poids.. » Un sourire plus franc étira à nouveau ses lèvres et elle sentit son humeur malicieuse revenir au galop. « C’est mon tour du coup ? » Elle savait à présent, d’une certaine manière qu’elle pourrait lui faire confiance, mais lui ? « Monsieur le détective, m’appréciez-vous vraiment ou suis-je encore un agent de la garde rouge sans coeur à vos yeux ? ». Cette question était un peu direct mais c’était voulu. Elle le mettait face à ses interrogations mais c’était nécessaire. Elle avait besoin de savoir s’ils avaient dépassé le stade de méfiance l’un envers l’autre et s’ils pourraient être amis. Elle aurait adoré pouvoir compter sur quelqu’un comme lui.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Mar 3 Mai - 21:34


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La première partie de la réponse fut pour le moins curieuse. Perdre le contrôle ? Ne plus être elle-même ? Être elle, sans contrôle ? Ses paroles étaient confuses, peut-être comme les idées qu’elle essayait de rassembler.
Remy, lui, était plutôt favorable à la notion de « perte de contrôle ». C’était quand on lâchait prise qu’on se voyait tel qu’on était réellement, et non pas comme le monde voulait nous façonner. Laisser tomber les masques, s’abandonner à sa vraie nature : que pouvait-il y avoir de mal à ça ? On pouvait bien lui répondre qu’il fallait savoir se maîtriser, que les humains n’étaient pas des animaux, mais il y avait une marge entre être soi-même, simplement, et agir compulsivement.
Mais Jean appartenait à la Garde Rouge. Comme ses autres membres, elle devait être formatée à obéir, à penser, à exister. On ne lui laissait pas le choix de ce qu’elle pouvait dire ou faire, de ce qu’elle pouvait être. Ses actes, ses mots, ses idées, tout devait rester sous contrôle, justement. Tout au moins était-ce l’idée que Remy se faisait de ce mystérieux commando de fiers-à-bras, toujours prêts à invectiver et malmener, juste pour impressionner la populace. Et si Jean perdait sa fausse maîtrise et devenait véritablement elle-même, quel mal pouvait-il y avoir à cela ?
La deuxième partie de sa réponse lui laissait à penser que la jeune femme se refusait à vivre le moment présent. Le vrai visage de sa charmante voisine était-il donc celui-ci : celui d’une femme à l’esprit formaté et incapable de se donner toute entière. Quelle pitié ! Que connaissait-elle donc de la vie, si seul le paraître importait à ses yeux ? L’imprévu, la passion, le danger, l’optimisme, le jeu, la possibilité de perdre : voilà qui constituait le sel de l’existence ! Mais sur le visage de Jean, il ne voyait que l’angoisse, l’effroi. L’antithèse de ce qu’il considérait comme nécessaire.

« Ça va te paraître étrange, mais j’aime bien te parler, conclut-elle avec un pâle sourire. J’avais jamais exprimé mes peurs comme ça… C’est bizarre, mais ça soulève un poids.
Tu devrais peut-être te confier plus souvent à quelqu’un », fit-il remarquer.

La Garde Rouge ne semblait pas du genre à offrir un service d’aide psychologique. Remy imaginait très bien le système : seuls les meilleurs peuvent y entrer, il faut écraser les autres, ne jamais flancher, ne jamais faire preuve de pitié ou de peur. Réjouissant, pour les êtres humains moyens.
Sa phrase eut peut-être un effet apaisant sur Jean, car elle sourit à nouveau, avec plus de chaleur et d’entrain.

« C’est mon tour du coup ?
Advienne que pourra ! lança-t-il.
Monsieur le détective, m’appréciez-vous vraiment ou suis-je encore un agent de la garde rouge sans cœur à vos yeux ? »

Il la regarda un instant en silence. La question avait le mérite d’être claire et directe. Juste pour le plaisir, juste pour la faire enrager, il songea une seconde à boire son verre. Qu’en aurait pensé Jean ? Serait-elle sortie, vexée, ou aurait-elle insisté pour connaître la réponse. Remy avait toujours aimé jouer... L’occasion était extrêmement tentante.
Mais la question exigeait une réponse, franche et honnête. Se sentait-il prêt à l’accepter telle qu’elle était, garde et amie potentielle, ou considérait-il l’association des deux comme impossible ? Il lui retourna son regard, scrutant son visage dans les moindres détails. Quelque chose avait changé, c’était un fait. Il ne la voyait plus comme sa « jolie voisine », mais comme quelqu’un de beaucoup plus complexe, de beaucoup plus mystérieux. Pouvait-il cependant passer outre ce qu’il avait découvert ?

« J’crois pas que tu sois sans cœur, finit-il par dire, l’air presque sérieux. Et j’te vois pas comme telle, si c’est ce qui t’inquiète. Quant à savoir si j’vous apprécie, ma belle... c’est une question qui se discute dans d’autres circonstances que celles-ci. »

Il se leva et, penché par-dessus le comptoir, combla pour de bon la distance qui les séparait en posant ses lèvres sur les siennes. Le baiser ne dura qu’une fraction de seconde. Jean lui retournerait probablement une gifle – ou un coup de poing, puisqu’elle s’entraînait à les donner – mais entre les regards qu’elle lui lançait, sa façon de se rapprocher, sa question à mille lieues de l’innocence et l’alcool qu’ils avaient tous deux ingurgités, Remy estimait que c’était peu cher payé.
Quand il s’écarta d’elle, un sourire taquin flottait sur ses lèvres. Il ne l’avait pas vraiment fait pour le baiser en lui-même, plutôt pour lui montrer à quel point ils envisageaient les choses de façons différentes. Elle réfléchissait sans cesse, s’inquiétait beaucoup trop, oubliant de vivre dans l’instant présent ; il ne songeait jamais à l’après, comme si le monde pouvait s’écrouler d’un moment à l’autre, et se lançait tête baissée dans ce qui l’intéressait, au risque de s’attirer des ennuis. Deux conceptions diamétralement opposées de ce que devait être la vie... Qui détenait la vérité ?

« T’es beaucoup trop cérébrale. Lâche-toi ! Si tu passes la porte de mon appartement, ma belle, tu laisses ton uniforme de garde dans le couloir. Ici, t’es juste toi. Tu parlais de perdre le contrôle, tout à l’heure ? Vas-y, perds-le ! T’es un être humain ou une machine ? »

Remy fanfaronnait, mais une partie de lui riait beaucoup moins. Car en embrassant Jean, ce n’était pas à elle qu’il pensait. Et il détestait quand quelque chose virait à l’obsession.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Jeu 5 Mai - 10:43




I’ll tell you how to fight

Remy & Jean

Lorsque son voisin mentionna le fait qu’elle devrait se confier plus souvent, la garde eut envie de rire. Même si elle aurait bien voulu le faire, elle ne pouvait pas. Ce qui se passait en mission où au sein de la garde était confidentiel et il était hors de question d’en parler à qui que ce soit d’extérieur à l’organisme. Quant à en parler à quelqu’un de l’intérieur, c’était encore plus impensable. Si elle émettait le moindre doute concernant leur pratique ou qu’elle dévoilait ne serait-ce qu’une once d’incertitude, elle savait pertinemment ce qui se passerait : Elle en serait exclue définitivement. C’était tout bonnement hors de question pour elle. La garde rouge c’était toute sa vie. Elle y vivait, y mangeait, y respirait. La plupart des gens qu’elle fréquentait en faisaient partie d'ailleurs. Elle ne se voyait pas à un autre endroit, à un autre poste, malgré la rudesse du métier. Bien qu’elle ait employé un ton taquin en s’adressa à son voisin, elle en attendait beaucoup de la réponse. Un court instant elle eu peur de le voir se saisir de son verre pour en vider le contenu une fois de plus. Elle se serait retrouvé bien maligne s’il avait fait une chose pareil. Au grand bonheur de Jean, il finit par déclarer : « J’crois pas que tu sois sans cœur », un soulagement immédiat envahit la jeune femme, « Et j’te vois pas comme telle, si c’est ce qui t’inquiète. » Un sourire inconscient se figea sur les lèvres de la rouquine : « Un peu..  ». Pourquoi ? Elle ne comprenait pas pourquoi l’image qu'elle renvoyait à son voisin avait une espèce d’importance... Peut être avait-elle besoin qu’on puisse la distinguer en tant que Jean et non le soldat de la garde rouge.

Arrivé à la fin de sa réponse, il se pencha vers elle et effaça les dernières limites qui les séparaient. Il l'embrassa d’un geste rapide qui la surpris : elle n’avait même pas eu le temps d’en fermer les yeux. Son rythme cardiaque s’emballa légèrement, et elle sentit le rouge lui monter aux joues. Jean était célibataire depuis longtemps, c’était l'inconvénient de la garde, on n’avait pas beaucoup de temps pour une vie privée. La dernière fois qu’un homme l’avait embrassé remontait à plusieurs mois maintenant. Ce geste tendre lui arracha un sourire béat qu’elle retrouva sur le visage de Remy. « T’es beaucoup trop cérébrale. Lâche-toi ! ». Il venait de formuler exactement l’inverse que ce qu’on lui demander au QG. Il fallait maîtriser tous, tout le temps. Et lui la poussait à l’inverse. Les mots qu’il prononça par la suite la firent réfléchir. Une fois en dehors du boulot, qui était elle vraiment ? Arrivait-elle vraiment à vivre une vie personnelle comme tout le monde où était-elle constamment la garde, même en repos ? Jean savait que la réponse à cette question ne lui plairait pas, mais elle était une garde et le restait même en dehors. Cependant il avait raison. Elle devait apprendre à se détacher de cette partie-là de sa vie, même si on l’avait poussé à ne pas le faire, à rester une combattante à tout instant. « Tu parlais de perdre le contrôle, tout à l’heure ? Vas-y, perds-le ! T’es un être humain ou une machine ? ». Jean tiqua sur le dernier mot qu’il employa. Avait-il vu juste ?

Se sentant perdue dans les questionnements qu’il lui amenait elle était resté figée sur place. C’était une machine. Depuis le début s’en était une. On l’avait entraîné pour devenir insensible à ce qu’on lui demandait. Ça avait marché un temps, mais à présent, était-elle toujours ce parfait soldat ? Il fallait agir, et protéger la population c’était un fait. Mais que devenaient tous ces gens ? Ils restaient humains après tout. Humain. Les mots de Remy résonnèrent une nouvelle fois dans sa tête. “T’es un être humain ou une machine ?”. Relevant les yeux elle croisa le regard du détective. Humain, elle voulait être humaine, là tout de suite. Être elle-même. Être la Jean qui avait disparu quand elle avait rejoint la garde rouge. Elle repéra son verre, arborant toujours le contenu ambré que son voisin lui avait servi un peu plus tôt. Elle en aurait besoin. Elle l’attrapa si vite qu’elle en reversa une partie. « Oups ». Elle leva les épaules d’un geste d’excuse tout en grimaçant. Approchant le verre de ses lèvres elle le vida cul sec. Elle restait persuadée que vu l’heure ce n’était pas une bonne idée… Si ! L’alcool anesthésierait ses pensées. Trop cérébrale c’est ce qu’il avait dit aussi.. Arrête de réfléchir, Jean, agit ! Elle reposa brusquement le verre à sa place. « Tu as raison ! » Elle se releva hâtivement, s’éloignant du comptoir et partie au milieu du salon. Que faissait-elle ? Toujours de dos, elle se retourna légèrement vers son voisin qui la fixait d’un air étonné. Elle lui adressa un sourire malicieux « J’ai envie de danser ». Elle éclata de rire avant d’ajouter plus sérieusement « Danse avec moi ! ». Farfouillant la pièce des yeux elle poursuivit : « T’as de quoi mettre de la musique ? ».

Elle ne se souvenait même plus de la dernière fois qu’elle s’était déhanchée sur une piste. C’était bien triste. Il faudrait qu’elle remette ça très vite, mais à présent c’était là, au bout milieu de l’appartement de son détective de voisin qu’elle avait envie de se lâcher;. Après tout c’est lui qui lui avait demandé, non ? Se sentant euphorique, elle se retourna complètement refaisant face au charmant propriétaire des lieux. Elle se rapprocha doucement de lui, en se dandinant sur une mélodie qu’elle fredonna. Arrivé à moins d’un mètre de lui, elle lui attrapa les deux mains et le tira avec elle jusqu'au milieu de la pièce, là où elle se trouvait il y a tout juste quelques secondes. Tournoyant sur elle même, un éclat de rire lui échappa. Elle s'interrompit, replongeant son regarde dans celui de Remy. Prise d’un élan inattendu, elle s’approcha de lui et déposa à son tour un doux baiser sur les lèvres du jeune homme. « J’aimerais beaucoup que tu me dises dans quelles autres circonstances l’on pourrait être amené à “discuter”... » Elle baissa les yeux, incapable de soutenir plus longtemps le regarde de Remy, un sourire toujours figé sur ses lèvres.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Jeu 5 Mai - 17:46


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
La liberté effraie parfois. La simple idée de pouvoir agir à sa guise, selon ses envies, sa conscience, ses propres choix, pousse souvent les gens à se plier à des ordres parfois ineptes, juste pour éviter de se retrouver seuls face à soi-même.
Remy LeBeau avait toujours désiré être libre. Il avait ignoré les souhaits de ses parents, il vivait seul, il décidait de l’endroit où ses pas le mèneraient... Pour lui, choisir son destin était vital. Laisser quelqu’un d’autre lui dicter ses actes, ses pensées, était inimaginable. Les règles auxquelles devaient se soumettre les policiers l’auraient trop entravé, comme les subtilités du Code Pénal et le respect dû aux juges et aux procureurs. Certes, en tant que privé, il devait s’assurer de rester dans les limites de la loi, mais il était seul maître de ses actions. Personne ne pouvait lui imposer quoi que ce soit. Même pas la Garde Rouge, vu la façon dont Jean et lui venaient de s’opposer à cette descente inopinée...
Le regard rivé sur Jean, il attendait la réponse à sa question. Comment se sentait-elle ? Humaine ? Virtuelle ? Formatée au point de n’éprouver plus aucun désir, ou juste prisonnière d’une gangue de respectabilité imposée par sa hiérarchie ? La coquille pouvait-elle être brisée et l’oiseau libéré ? La jeune femme hésitait, manifestement tiraillée entre les convictions qu’on lui avait mises dans le crâne et les paroles pleines de bon sens de son voisin. Gentil soldat, jeune femme, gentil soldat...
Elle vida tout à coup son verre et se leva, vive et soudain enjouée. Remy haussa les sourcils, un peu surpris. Tiens, tiens ! Aurait-il éveillé quelque chose en elle ?

« J’ai envie de danser, dit-elle, juste avant d’éclater de rire. Danse avec moi ! T’as de quoi mettre de la musique ? »

Il se mit à rire à son tour. À cet instant, elle ressemblait effectivement bien plus à une jeune femme de son âge, plutôt qu’à un agent de la Garde Rouge. Bien ! C’était beaucoup plus mieux ainsi.
Jean se rapprocha, l’air aguicheur, fredonnant un air inventé. Remy la laissa l’attraper par les mains, et il se retrouva bientôt lui aussi dans le salon, face à une Jean sans doute un peu pompette. Il n’avait pas l’habitude d’abuser des femmes ivres – et avec les verres de whisky qu’elle avait bus, sa voisine ne tarderait pas à sentir sa tête tourner, même sans danser. Leurs lèvres se rencontrèrent encore, presque trop tendrement au goût de Remy, mais Jean laissait tout juste libre cours à ses envies. Elle ne se lâchait pas encore assez...

« J’aimerais beaucoup que tu me dises dans quelles autres circonstances l’on pourrait être amené à “discuter”...
C’est autour d’un dîner qu’on discute, ma belle. Pas devant une bouteille, et encore moins quand on danse. »

Lui n’avait pas du tout envie de bavarder, pas à cet instant. De toute façon, il parlait rarement de lui, même à Scott. S’épancher sur ce qu’il ressentait, sur ce qu’il souhaitait, ce n’était pas son truc. Une seule personne à Genosha pouvait se vanter d’en savoir plus que les autres sur les états-d’âme du détective – et seulement parce qu’elle avait une faculté d’écoute et de mise en confiance bien supérieure à la normale.
Peu désireux d’évoquer ses petits secrets avec sa voisine, cependant, Remy enroula un bras autour de sa taille pour l’attirer contre lui. S’il n’avait pas envie de parler, il n’avait pas non plus envie de réfléchir ; l’alcool faisait son effet sur lui aussi, comme l’adrénaline qui l’avait tout à coup envahi quand la Garde Rouge avait fait irruption dans son appartement. Les deux courts baisers avaient laissé présager bien plus que ces simples effleurements. Ses doigts remontèrent jusqu’à la nuque de Jean, s’enroulèrent dans ses longs cheveux de feu. Il l’obligea à relever la tête vers lui et l’embrassa, à pleine bouche cette fois, lui offrant bien plus que l’avant-goût proposé quelques instants plus tôt.

Mais les ébats ne seraient sans doute pas pour aujourd’hui. Dans le couloir résonna tout à coup un vacarme assourdissant, mélange de pas, d’éclats de voix, de pleurs. Remy redressa la tête, surpris, pour tourner le regard vers la porte toujours close. L’inquiétude l’avait saisi à nouveau. Il n’avait pas besoin de se trouver dans la cage d’escalier pour savoir que les Gardes Rouges avaient trouvé ce qu’ils étaient venus chercher.
Relâchant son étreinte sur Jean, il pressa son épaule une seconde, avant de se diriger vers la porte. Les pas s’éloignaient déjà vers les paliers inférieurs. Sans hésiter, le détective ouvrit la porte, pour apercevoir la silhouette familière d’un jeune vivant deux étages plus haut, encadrée de deux hommes en uniforme. La mère de l’infortuné gémissait dans les bras d’une voisine, juste au-dessus de Remy.

« Il n’a rien fait ! gémissait-elle, les joues ruisselantes de larmes. Ce n’est pas sa faute ! »

A nouveau, Remy baissa les yeux vers l’escalier. Il aurait voulu s’élancer pour arrêter ces types, pour les empêcher d’emmener le gamin – un pauvre adolescent, qui certes fumait un peu d’herbe le weekend, mais n’en demeurait pas moins poli avec ses voisins. Il aurait dû faire quelque chose. N’importe quoi. Intervenir. Mais le détective resta immobile, incapable de faire un geste. Il s’était déjà opposé à la Garde Rouge, et si ceux-ci avaient consenti à le laisser s’en tirer à si bon compte, sans doute grâce à l’intervention de Jean, une opposition farouche en pleine rue n’amènerait rien de bon.
Totalement impuissant, Remy fixa l’escalier. La mère pleurait toujours ; sa voisine la rassurait à mi-voix. Ca va aller. C’est sûrement une erreur. La main du jeune homme se crispa sur le chambranle de la porte.


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Sam 7 Mai - 9:44




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Remy & Jean

L’alcool avait embrumé son cerveau, annihilant tous les filtres qu’elle s’imposait. Elle avait envie d’agir et de dire tout ce qui lui passait par la tête. À ce moment, c’était danser, danser avec son charmant voisin. L’instant présent était tellement fragile, qu’elle voulait le savourer en tout instant. Il n’émit aucune résistance et aucune objection quand elle l’entraîna avec elle au milieu de son appartement. Aucune musique ne résonnait mais ça ne l'empêchait pas de se trémousser. « C’est autour d’un dîner qu’on discute, ma belle. Pas devant une bouteille, et encore moins quand on danse. » Oui, enfin ici c’était plutôt elle qui dansait. Lui se dandinait à peine sur un air tout aussi imaginaire que le sien. En y regardant de plus près, ça lui était totalement égal. Elle commençait tout juste à lâcher prise et ça lui plaisait. Certains de ces mots lui restèrent en mémoire. Il n’avait pas évoqué l’éventualité qu’ils iraient dîner mais elle le souhaitait cependant. Sans lui donner l’occasion de pouvoir se raviser elle précisa :  « Un dîner tous les deux ? Ok, ça me va. » Le ton était léger et l’ambiance bien meilleure. Elle avait toujours les yeux occupés à tout autre chose qu’à le regarder.

Alors qu’elle allait se décider à finalement poser les yeux sur lui, il la surprit en enroulant un bras autour de sa taille. Le geste était tendre, à l’image du voisin, mais pas sans arrière-pensée. Il en profita pour l’attirer encore plus près de lui, les collant l’un à l’autre. Dans une situation comme celle-ci, ses joues avaient toujours tendance à se colorer de manière incontrôlable mais pas cette fois. Le whisky aidant grandement la jeune femme à garder le contrôle de ce genre d’émotion. Les doigts du jeune homme grimpèrent jusqu’à sa nuque en passant par son dos, lui déclenchant un frisson au passage. C’était agréable et elle se força à ne faire aucun mouvement, sachant très bien ce qui allait suivre. Attrapant finalement ses cheveux il la força à redresser la tête et lui offrit un vrai baiser cette fois. Sans retenue, les deux voisins échangèrent mutuellement un geste bien plus intime que les précédents.

Les réjouissances furent de courte durée, cassant l’instant qu’ils venaient de partager. Derrière la porte se mit à résonner des sons qu’elle connaissait que trop bien. Des cris, des pleurs, des éclats de voix et les pas des lourdes bottes de la garde… Décidément, elle n’aurait pas droit à une once de repos ce jour là. Remy fixa brusquement la porte avant de s’écarter d’elle, la rassurant d’une légère pression sur l’épaule. « Attends ! » Ça ne servait à rien il était déjà sur la porte et l’ouvrait en grand. C’était un homme bon. C’était celui qui s’inquiétait du sort de ses voisins, des gens qu’il ne connaissait peut-être même pas, au risque de s’attirer des ennuis. Il ne fuyait pas devant la garde rouge et cela impressionna Jean. Beaucoup les craignaient, principalement à cause de la réputation qu’ils avaient. Ils n’étaient pas tendres, c’était un fait avéré. Elle entendit les plaintes d’une femme et en s’avançant un peu plus vers l’’encadrement elle constata qu’un jeune gamin était emmené par deux de ses collègues. Elle ne pourrait rien faire… Le regarde de Remy suivi l’infortuné vers le bas de l’escalier et Jean comprit qu’il était tiraillé. Il ne pouvait pas rester ainsi, ça se lisait sur son visage et dans sa posture : sa main était crispée sur la poignée de la porte.

Elle devait réagir, l’empêcher de faire quelque chose qu’il payerait très cher. Elle s’avança pour lui faire face. Ce fut à son tour de placé une main sur la nuque du jeune homme le forçant à la regarder dans les yeux. quand ce fut fait elle lui murmura : « Reste ici, s’il te plaît. Ne t’en mêle pas. » Elle le fixa encore plusieurs secondes pour être sure qu’il avait bien compris le sens de ses paroles. Elle aurait même préféré qu’il rentre carrément chez lui mais elle savait que ce serait peine perdu. Elle s’engouffra alors dans le couloir puis dans l’escalier, à la suite des deux autres gardes. Qu’est-ce qu’elle allait faire ? Elle l’ignorait complètement, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas non plus rester à les regarder faire sagement. Elle dévala les marches quatre à quatre et arriva enfin sur le palier inférieur. Elle faillit perdre l’équilibre mais se rattrapa de justesse au mur. Le sol arrivait bien trop vite, maudit alcool ! Elle s’avança ensuite vers son collègue, un prénommé Heth. « Hé ! oh, salut ! ». Merde, ce n’était peut être pas la meilleure façon de l’aborder… « Euh, qui avons-nous là ? Quel est son crime ? » Voyant bien qu’elle était un peu trop vague elle se pencha plus près du garde et ajouta : « Est-ce qu’il a montré des signes de ... tu sais quoi ? ». L’homme en face d’elle la fixa un long moment et elle se sentit mal une seconde. Venait-elle de dépasser les bornes ou avait-elle juste une drôle de tête ?


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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Lun 9 Mai - 8:57




rafle 1

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Les cris du garçons et de sa mère résonnaient en écho dans la cage d'escalier et rameutaient tous les voisins, passant leur tête à travers le chambranle de leur porte pour savoir qui était tombé durant la rafle. Ils n'avaient pas mis beaucoup de temps à dénicher celui-ci ; ils avaient déjà reçu des témoignages à son encontre et il avait suffit d'un petit coup de pression pour le faire sortir de ses gonds. Une de leur collègue, Vanessa, avait d'ailleurs écopé d'une écorchure à l'avant-bras après avoir maitrisé sa tentative de fuite. Le plus difficile à gérer, c'était sa mère ; elle n'arrêtait pas de pleurer et de crier depuis le pas de son appartement. L'un des gardes était resté à ses côtés et la maintenait pour ne pas qu'elle se précipite sur son garçon. Le gamin, lui, s'était accroché à la rampe de l'escalier et refusait encore d'obtempérer, augmenter l'impatience des gardes. "Avance, t'entends ? Dépêche-toi si tu veux pas que je m'énerve !" "Lâchez-moi ! J'ai rien fait ! Pourquoi vous faites ça ?" Sa voix s'était brisée et il commençait à sangloter, ses doigts lâchant la rambarde comme s'il se résignait enfin à se laisser emmener. Mais ce n'était jamais si simple avec les émergents... L'une des gardes sortit une matraque de sa ceinture au cas où les choses dégénèreraient lorsque sa collègue se rapprocha d'elle. Elle haussa un sourcil devant son visage familier. "T'étais pas censé être suspendue toi ?" Elle fronça le nez. "Tu pues l'alcool, en plus. Reste à l'écart, nous complique pas la t-" Mais sa phrase se termina dans un hurlement. A travers son bras, une énorme épine longue de 20 cm venait de se ficher et en quelques secondes, toute la garde se mouva autour du garçon. Les cris du jeunes hommes se firent étouffer sous les coups qui pleuvaient sous lui et les pleurs de sa mère se transformèrent en hurlement déchirant. "Sale petit bâtard, j'vais t'apprendre à rester à ta place !" "Arrêtez ! JE VOUS EN PRIE !"

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MessageSujet: Re: ❝I’ll tell you how to fight❞ • starring Jean Grey   Lun 9 Mai - 20:51


❝I’ll tell you how to fight❞
Jean Grey & Remy LeBeau
Ne pas s’en mêler ? Ne pas s’en mêler ? Remy avait vu Jean s’éloigner dans l’escalier, elle aussi, et les suppliques de l’adolescent montaient jusqu’à l’étage où le détective rongeait son frein. Que pouvait-il faire ? S’il intervenait, la Garde Rouge lui rappellerait manu militari quelle était sa place. Non pas que Remy redoutât quelques bleus et contusions, mais on ne s’opposait pas à eux ouvertement, si on voulait rester libre. On serrait les dents et les fesses, et on attendait que l’orage passe en priant pour n’être pas le prochain sur la liste.
Mais en bas de l’immeuble, les choses dégénérèrent un peu plus, comme on aurait pu s’y attendre. Le garçon faisait de la résistance. Personne ne lui disait où il allait, personne ne lui expliquait ce qui se passait, et on le traînait dehors de force, sous les regards curieux et horrifiés des voisins et de sa mère dépassée. La Garde Rouge espérait-elle vraiment que cet enlèvement se passerait dans les meilleures conditions possibles ? Les cris montèrent depuis le rez-de-chaussée, puis un hurlement aigu. Remy se redressa. Ça, c’était un cri de douleur, un vrai. Il perçut d’autres invectives, des insultes, et le bruit caractéristique de la chair malmenée. La mère se mit à supplier à nouveau. Ces enfoirés ! Ils étaient en train de battre le gosse ! Dans les veines du cajun, le sang déjà bouillonnant par nature et incendié par le whisky ne fit qu’un tour. Ne t’en mêle pas, avait dit Jean. Il n’allait tout de même pas rester les bras ballants alors qu’un adolescent – peu importe ce qu’il avait fait – subissait un tel traitement !
Sans plus hésiter, Remy descendit l’escalier en toute hâte, pour voir ses pires craintes confirmées. Les membres de la Garde s’étaient réunis et abaissaient violemment leurs matraques sur une forme recroquevillée par terre. Il n’avait pas besoin de voir qui ils frappaient ainsi : les cris du garçon s’élevaient à leurs pieds. Remy ne remarqua même pas Jean, tant la colère obscurcissait sa vision. Il attrapa par les épaules le premier Garde qui lui tomba sous la main. L’effet de surprise joua en sa faveur : surpris, l’homme n’opposa aucune résistance et se retrouva sur les fesses deux mètres derrière. Remy saisit le deuxième et l’écarta à son tour, mais une femme à côté le remarqua enfin.

« Qu’est-ce que tu fais, toi ? beugla-t-elle, la matraque en l’air, surprise dans son geste.
Laissez-le ! » cria Remy sur le même ton autoritaire.

Oh, il savait très bien comment tout ceci allait se terminer. Il allait finir à terre, matraqué lui aussi, et probablement menotté et emmené quelque part. Tant pis. À un moment, on ne pouvait plus fermer les yeux et faire comme si tout ça ne nous concernait pas. Il fallait retrousser ses manches et se jeter dans la mêlée à son tour, quitte à se salir les mains, ou à ramasser quelques coups de bottes bien sentis. Il n’avait pas vu ce qui avait provoqué ce soudain déferlement de violence, mais il pouvait le deviner : le gamin résistait, les gardes en avaient assez, et la force était un moyen rapide de parvenir à ses fins.
La femme était celle qui était rentrée dans son appartement un peu plus tôt, celle à qui Remy avait tenu tête. Elle aussi le reconnut aussitôt. Un éclair mauvais passa dans son regard, alors qu’elle réalisait sans doute qu’elle tenait peut-être enfin sa vengeance.

« Ça commence à bien faire… gronda-t-elle, furieuse. Je vais t’apprendre à t’opposer à la Garde Rouge ! »

Remy vit la matraque s’abaisser dans sa direction. Sans vraiment y réfléchir, il leva le bras pour dévier celui de la femme et attrapa son poignet. Il ne levait pas la main sur les femmes, comme il l’avait dit plus tôt à Jean, mais il refusait de se laisser frapper par galanterie. Elle poussa un juron et tenta de dégager sa main ; Remy la tenait fermement, et il secoua la tête.
Évidemment, les camarades de la garde remarquèrent que quelque chose n’allait pas. Deux s’occupèrent de maîtriser le garçon, tandis qu’un autre venait en aide à la femme que tenait Remy. Il repoussa le bras qu’il enserrait et esquiva le premier coup. Il avait toujours été plutôt doué en bagarre – longue expérience de ses années de lycée mouvementées, à venir en aide à Loki ou à simplement répondre à une insulte peu amène. Eux, cependant, étaient bien mieux entraînés que lui. Une matraque l’atteignit sur le bras gauche. Le choc, violent et direct, irradia jusque dans ses doigts. Remy recula de quelques pas. Son bras engourdi par la douleur pendait le long de son flanc.

« C’est un gosse ! Il n’est même pas majeur ! leur rappela-t-il. Qu’est-ce qui mérite que vous le traitiez comme ça ? »

Bien sûr, personne ne daignerait lui répondre. Un civil n’avait pas besoin de connaître les petits secrets de la Garde Rouge. Un autre cri retentit, cependant. Remy tourna la tête : l’un des hommes qui maintenaient l’adolescent se tenait l’épaule, et sa main était couverte de sang. Blessé ? Le détective fronça les sourcils. Mais que se passait-il, à la fin ?


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