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 Cupid Carries A Gun {Marwen}

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On l'appelle souvent l'autre connard.
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Il manipule les ombres. En gros, il se sert d'ombres déjà existantes pour en faire ce qu'il veut : déplacer les objets, blesser des êtres vivants, etc.
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MessageSujet: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Dim 28 Mai - 23:15

Cupid Carries A Gun
Mai & Marc
Pound me the witch drums, the witch drums. Better pray for hell, not hallelujah. I'm a coat of fists, dead and hardened spiders. Like two mangled crowns
Or the widest of the meanest coiled snakes

Il avait toujours su que tôt ou tard, on finirait par lui demander des comptes. On ne pouvait décemment pas mener la vie qu’il menait depuis toujours sans se retrouver face aux conséquences un jour ou l’autre. Marc n’était pas pressé de voir ce moment arriver et pourtant. Et certainement pas sous les traits d’une gamine de quinze ans qui lui demandait une chambre où dormir. Mercy. Sa fille. Le mot «fille» et «sa» mis côte à côte sonnait étrangement dans sa tête. Tout comme l’idée d’être son géniteur. Bordel.  Il avait clairement besoin d’un verre. Et pas seulement d’un verre. Toute la putain de bouteille, s’il le fallait.  Mais ce ne serait pas assez. Pas avec tout ce qui avait besoin de sortir. Pour la première fois depuis longtemps, Marc ressentait le besoin viscéral de parler à quelqu’un. Il devait trouver une solution à ce problème. La gamine était à la rue s’il ne faisait rien et… Ce n’était pas un endroit pour elle. Pas sûr que vivre avec lui soit une meilleure idée et il fallait encore annoncer la nouvelle à Mai. Un bon gros paquet de noeud duquel Marc ne voyait aucun moyen de s’extirper, qui envoyait l’essence même de sa façon d’être. Des responsabilités.  Des foutues responsabilités, ce que Marc avait fui toute sa vie durant. Donc ouais. Il avait besoin d’en parler. De demander des conseils à une personne qui le connaissait bien et qui savait comment il fonctionnait.

Et qui le connaissait mieux que sa plus ancienne amie et colocataire ? Elle était présente dans sa vie à l’époque où il fréquentait Meryl. Elle aurait peut-être un bon conseil à lui donner ou éventuellement une claque à lui mettre. Dans un cas comme dans l’autre, Marc en avait besoin. En poussant la porte du Jarvis, il ne s’attendait pas à voir autant de monde. Il avait oublié, l’espace d’un instant que c’était l’endroit le plus fréquenté de Genosha le soir. Et l’un des rares bars où il n’était pas interdit de séjour. Vivre avec la propriétaire aidait. Il dut jouer des coudes pour arriver au comptoir, en tant d’apercevoir la crinière brune de Mai. Il marmonna dans sa barbe en ne la voyant pas. Vu l’ambiance qu’il y avait, il devait y avoir une soirée spéciale ou quelque chose comme ça. Marc préférait le Jarvis quand il n’y avait plus personne. Donc quand il se pointait au moment où Mai fermait et qu’ils discutaient. Pas quand c’était noir de monde. Il sonda une nouvelle fois la foule, son regard passa rapidement sur la nana sur scène qui mixait, avant de localiser enfin Mai près de l’estrade. Ce qui voulait dire qu’il devait refaire le chemin en sens inverse. Quand il fallait y aller, hein… C’était bien la preuve qu’il n’était pas dans son état normal. Un Marc Bowman au top de sa forme se serait contenté d’envoyer un SMS à Mai à l’autre bout de la pièce pour lui dire de ramener son cul vers lui - et se serait probablement fait envoyer chier par Mai, au passage. Alors que là, il ne se posait même pas la question de laisser parler sa flemme et son dégoût des bains de foule pour rejoindre Mai.

Et vu la surprise qu’il pouvait voir sur ses traits en le voyant arriver, elle ne s’attendait pas à le voir là. Ou peut-être était-ce dû à l’expression qu’il avait sur le visage. Enfin, bref. Il dut se rapprocher le plus possible pour se faire entendre sans avoir à crier. « Il faut que je te parles. » Il ne savait même pas comment lui dire qu’il avait reçu la visite de sa fille. Encore le moment de gêne devant ces deux mots juxtaposés. Il devait vraiment s’y faire. Vraiment. Mais d’abord, il avait besoin de Mai.  


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J'ai bravé le ciel, j'ai bravé le temps. Plus rien n'a de sens à présent. Faire des enfants pour sucrer l'amer, ce ne seront que des traîne-misère qui se tordront le cou vers les grands, a l'arrière en nous regardant car l'arrière est un passé vers l'avant.+ ms.palmer
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Mai FraserSorcier
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Nemain
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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Mer 7 Juin - 23:20

Cupid carries a gun


Je ne savais pas ce qui faisait le plus de bruit à cet instant présent : l’intérieur de ma tête et les gens dans le bar. Les gens. Bien entendu que vous dites les gens parce que l’autre solution c’est vous et que vous avez pas envie que ce soit vous ! Quoique j’ai de plus en plus l’impression qu’il n’y a pas seulement les voix dans ma tête qui posent problème. Y a aussi ses foutues impressions de déjà vue que j’ai l’impression de me trimballer depuis mon plus jeune âge. Tu veux dire que t’es folle depuis ton plus jeune âge ? Non je veux dire qu’aussi loin que ma mémoire arrive à remonter je trouve toujours qu’il y a quelque chose d’étrange. Comme s’il manquait quelque chose. Déjà, il n’y a pas vous alors maintenant ça me fait bizarre, je ne suis pas habituée. Et il y a ces sortes de rêves, de flashback de choses qui n’ont jamais eu lieu. Genre… bref, vous voyez c’est un peu le bordel dans ma tête. On est bien placé pour le savoir ça. Et y a ce bruit de fond, comme quelqu’un qui hurlerait en permanence mais d’assez loin. Je soupirais. Et y avait pas mal de bruit aussi dans le bar là. Il faut dire que ce n’est pas n’importe quel soir au Jarvis. Déjà n’importe quel soir mon bar est assez animé, à croire qu’il n’y a plus que le mien d’ouvert sur l’ensemble de Genosha. Et pourtant, pour suivre les histoires de Marc qui se fait virer de tous les bars de l’ïle, je suis plutôt au courant que ce n’est pas le cas et qu’il y a pleins d’autres bars sur cette foutue île. Alors pourquoi tout le monde vient au mien ? Tu te plains ? Non, je m’interroge sur les raisons. Et puis merde je me plains à l’intérieur de ma tête si j’ai envie. Un peu agacée par moi-même… quoique est-ce que les voix sont moi ou pas ? Bref, agacée, je fends la foule à l’intérieur de mon bar pour essayer de rejoindre la scène. Avec le retour de la belle saison… Il fait beau toute l’année à Genosha Pas faux. Avec la présence de la belle saison, la scène était presque installée de façon permanente à l’intérieur du bar. Je la retirais à l’occasion mais pas en ce moment, ayant des artistes presque toutes les semaines pour ne pas dire presque tous les soirs. Souvent c’est pas grand-chose, un petit groupe locale qui fait quelques chansons pour animer la soirée. Et parfois c’était quelqu’un comme Katsu. Une star, la DJ qu’il fallait suivre en ce moment. Le genre où y avait la queue devant le bar pour assister à son set. Le genre qui s’excusait pour le bazar occasionné par ses fans dans mon bar. Trop polie. Ouais trop polie. Je rejoignais d’ailleurs la jeune femme derrière la scène. Pour le moment c’était un petit jeune qu’elle avait repéré qui mixait et chauffait une salle déjà bien chaude. J’échangeais quelques mots avec elle en lui disant qu’elle pourrait commencer dès qu’elle serait prête. Et que par contre, j’irais surement derrière le bar pour aider à assurer le service. Même si j’avais pris une serveuse supplémentaire en la personne de Kayleen et je savais bien que je n’avais pas à m’inquiéter une seule seconde. Ouais en fait tu veux aller picoler. Peut être bien. Et les aider. Maman poule avec ses serveurs. Même ceux plus vieille qu’elle ! J’ai pas serveurs plus vieux que moi. J’étais en train de repartir vers le bar quand j’aperçus une chevelure que je connaissais très bien : celle de Marc. Je fronçais les sourcils parce que je me souvenais pas qu’il devait venir mais surtout parce que je venais de voir aussi son visage et l’air perturbé et grave qu’il y avait dessus. Une vague de panique me traversa tout de suite alors que je me souvenais du même air sur son visage, plus jeune inquiet, une pièce blanche comme un hôpital. Reviens à toi Mai… Encore un de ces déjà-vu. Je secouais la tête pour me remettre les idées en place quand il arriva à ma hauteur. J’attrapais son bras quand il m’annonçait qu’on devait parler pour essayer de lui transmettre quelque chose de positif. Autre que ta panique. Ouais. Viens, on va chercher un truc à boire en même temps. Je tirais Marc du bras vers le bar, je me glissais derrière en lui faisant signe de faire pareil pour avoir plus de place. J’attrape deux verres et la première bouteille de whisky que je trouve. J’ai souvenir que Marc était lui aussi écossais et donc lui aussi amateur de whisky. Je nous sers un verre et lui donne le sien. Bande d’alcoolique. Vos gueules. Aller raconte, qu’est-ce qui s’est passé ?
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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Jeu 15 Juin - 19:59

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Il essayait de chercher la dernière fois qu’il avait bien se sentir comme ça. Aussi désamparé et désarmé. La nouvelle coup de massue de Mercy avait ce petit truc inédit. Elle apportait son lot de responsabilité et il n’était pas prêt pour ça. Il n’avait jamais été prêt. Les responsabilités, c’était ce truc qu’il avait toujours fui. Comme la foutu peste. Il ne pouvait que se répêter une inlassable litanie comportant toujours le même mot : « Bordel.» Ouais, bordel, c’était ça. C’était un immense bordel qui venait de tout chambouler. L’imprévu qui allait l’obliger à revoir ses plans. Il était au bord de la panique interne, en train de se demander comment il allait faire pour ça. C’était pour cette raison qu’il avait besoin de Mai. Déjà, primo, elle l’aiderait à se remettre les idées en place. Secundo, c’était Mai, elle le connaissait mieux qu’il ne se connaissait lui-même - et cette affirmation le faisait chier, très clairement. Alors certes, se pointer au Jarvis là maintenant, en pleine soirée, c’était loin d’être l’idée du siècle mais à situation désespérée, mesure désespérée. Voilà donc Marc qui fendait la foule, pour rejoindre sa plus vieille amie à l’autre bout du bar. En voyant son expression, il comprit que sa tronche devait faire peur. Il cligna des yeux deux secondes avant de se souvenir que sa dernière mission s’était soldée par un demi-passage à tabac. L’arrivée de Mercy lui avait fait oublié ce détail. Et en prime, il devait avoir une drôle de tête avec tout ce qui lui passait par la tête, là maintenant.

Et il sut qu’il avait bien fait quand les premiers mots qui sortirent de la bouche de Mai parlaient d’alcool. Un verre, ouais. Un bon verre de whisky. Il hocha simplement la tête en la suivant, gardant les lèvres scellées, à court de remarques ou de phrases pleine d’humour dont il avait le secret. Marc Bowman qui la fermait. Il connaissait un tas de type qui auraient bien voulu que ça arrive un jour. L’ironie. Il suivit Mai, donc, sans prononcer le moindre mot, ne se rendait même pas compte de ce qu’il était en train de faire. Là tout de suite, Mai était un peu le phare en pleine nuit qui éclairait le navire en perdition qu’était Marc. Et s’il commençait à penser en métaphore, c’était qu’il avait clairement besoin d’aide.

Il se laissa tomber sur la première place libre qui s’offrit à lui, tête basse en attendant le verre qu’elle lui servait. Il cherchait par où commencer. Meryl ? Mercy ? Lui, qui venait d’apprendre à la fois qu’il avait une gosse et que la seule femme qu’il avait vraiment aimé et dont il aurait été prêt à revoir ses notions d’engagement pour elle était à présent internée ? Il saisit le verre tendu vers lui et s’en avala une rasade. La sensation de brûlure dans sa gorge était si familière qu’elle en était rassurante. Il soupira à la question de Mai, jouant avec la boisson qu’elle lui avait donné avant de lever les yeux vers elle. « J’ai…» J’ai une fille. Il prit une grande inspiration pour chasser ses doutes et lui parler à coeur ouvert. « Une gamine s’est pointée à l’appart, aujourd’hui. Elle s’appelle Mercy Leroy. Et c’est ma fille.» Allez, bim, la subtilité n’avait jamais été son fort. Il avala une autre gorgée pour se donner l’impulsion de continuer. « C’est la fille de Meryl, aussi. Et elle s’est fait internée, du coup la gamine n’a plus que moi.» C’était beaucoup à digérer. Énormément, si bien qu’il comprenait que Mai se sente perdue à son tour par toutes ces nouvelles. « Je sais pas ce que c’est le pire, en fait. Que je découvre quinze ans après qu’elle m’a menti en disant qu’il n’y avait jamais eu de bébé ou qu’elle soit dans un asile de fou, maintenant. J’ai l’impression de l’avoir abandonné.» Il se massa une tempe en fermant les yeux avant de laisser retomber sa main sur le comptoir. « Je dois m’occuper de cette gamine mais… Je sais pas quoi faire. Je la prends avec moi et on prend un appart en ville ? Je la confie à quelqu’un en lui envoyant une pension tous les mois ? Je fais quoi ? » C’était un regard perdu qu’il lança à Mai. Il n’était pas idiot, il savait bien qu’elle n’aurait pas toutes les solutions pour le sortir de ce pétrin. Mais il espérait qu’elle puisse l’aider à trouver des réponses. Et le calmer un peu. « Je suis… père. D’une gamine de quinze ans. Et j’ai vraiment besoin de ton aide. » 


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