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 Cupid Carries A Gun {Marwen}

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MessageSujet: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Dim 28 Mai - 23:15

Cupid Carries A Gun
Mai & Marc
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Il avait toujours su que tôt ou tard, on finirait par lui demander des comptes. On ne pouvait décemment pas mener la vie qu’il menait depuis toujours sans se retrouver face aux conséquences un jour ou l’autre. Marc n’était pas pressé de voir ce moment arriver et pourtant. Et certainement pas sous les traits d’une gamine de quinze ans qui lui demandait une chambre où dormir. Mercy. Sa fille. Le mot «fille» et «sa» mis côte à côte sonnait étrangement dans sa tête. Tout comme l’idée d’être son géniteur. Bordel.  Il avait clairement besoin d’un verre. Et pas seulement d’un verre. Toute la putain de bouteille, s’il le fallait.  Mais ce ne serait pas assez. Pas avec tout ce qui avait besoin de sortir. Pour la première fois depuis longtemps, Marc ressentait le besoin viscéral de parler à quelqu’un. Il devait trouver une solution à ce problème. La gamine était à la rue s’il ne faisait rien et… Ce n’était pas un endroit pour elle. Pas sûr que vivre avec lui soit une meilleure idée et il fallait encore annoncer la nouvelle à Mai. Un bon gros paquet de noeud duquel Marc ne voyait aucun moyen de s’extirper, qui envoyait l’essence même de sa façon d’être. Des responsabilités.  Des foutues responsabilités, ce que Marc avait fui toute sa vie durant. Donc ouais. Il avait besoin d’en parler. De demander des conseils à une personne qui le connaissait bien et qui savait comment il fonctionnait.

Et qui le connaissait mieux que sa plus ancienne amie et colocataire ? Elle était présente dans sa vie à l’époque où il fréquentait Meryl. Elle aurait peut-être un bon conseil à lui donner ou éventuellement une claque à lui mettre. Dans un cas comme dans l’autre, Marc en avait besoin. En poussant la porte du Jarvis, il ne s’attendait pas à voir autant de monde. Il avait oublié, l’espace d’un instant que c’était l’endroit le plus fréquenté de Genosha le soir. Et l’un des rares bars où il n’était pas interdit de séjour. Vivre avec la propriétaire aidait. Il dut jouer des coudes pour arriver au comptoir, en tant d’apercevoir la crinière brune de Mai. Il marmonna dans sa barbe en ne la voyant pas. Vu l’ambiance qu’il y avait, il devait y avoir une soirée spéciale ou quelque chose comme ça. Marc préférait le Jarvis quand il n’y avait plus personne. Donc quand il se pointait au moment où Mai fermait et qu’ils discutaient. Pas quand c’était noir de monde. Il sonda une nouvelle fois la foule, son regard passa rapidement sur la nana sur scène qui mixait, avant de localiser enfin Mai près de l’estrade. Ce qui voulait dire qu’il devait refaire le chemin en sens inverse. Quand il fallait y aller, hein… C’était bien la preuve qu’il n’était pas dans son état normal. Un Marc Bowman au top de sa forme se serait contenté d’envoyer un SMS à Mai à l’autre bout de la pièce pour lui dire de ramener son cul vers lui - et se serait probablement fait envoyer chier par Mai, au passage. Alors que là, il ne se posait même pas la question de laisser parler sa flemme et son dégoût des bains de foule pour rejoindre Mai.

Et vu la surprise qu’il pouvait voir sur ses traits en le voyant arriver, elle ne s’attendait pas à le voir là. Ou peut-être était-ce dû à l’expression qu’il avait sur le visage. Enfin, bref. Il dut se rapprocher le plus possible pour se faire entendre sans avoir à crier. « Il faut que je te parles. » Il ne savait même pas comment lui dire qu’il avait reçu la visite de sa fille. Encore le moment de gêne devant ces deux mots juxtaposés. Il devait vraiment s’y faire. Vraiment. Mais d’abord, il avait besoin de Mai.  


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I'm not a good man. Remember that. I'm not into have a good situation, a good house, wifey, kiddos and all theses bullshits. Don't put all your hope in me, because I will disappoint you once, twice... I'm not a good person and i think you should know that.

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Mai FraserSorcier
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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Mer 7 Juin - 23:20

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Je ne savais pas ce qui faisait le plus de bruit à cet instant présent : l’intérieur de ma tête et les gens dans le bar. Les gens. Bien entendu que vous dites les gens parce que l’autre solution c’est vous et que vous avez pas envie que ce soit vous ! Quoique j’ai de plus en plus l’impression qu’il n’y a pas seulement les voix dans ma tête qui posent problème. Y a aussi ses foutues impressions de déjà vue que j’ai l’impression de me trimballer depuis mon plus jeune âge. Tu veux dire que t’es folle depuis ton plus jeune âge ? Non je veux dire qu’aussi loin que ma mémoire arrive à remonter je trouve toujours qu’il y a quelque chose d’étrange. Comme s’il manquait quelque chose. Déjà, il n’y a pas vous alors maintenant ça me fait bizarre, je ne suis pas habituée. Et il y a ces sortes de rêves, de flashback de choses qui n’ont jamais eu lieu. Genre… bref, vous voyez c’est un peu le bordel dans ma tête. On est bien placé pour le savoir ça. Et y a ce bruit de fond, comme quelqu’un qui hurlerait en permanence mais d’assez loin. Je soupirais. Et y avait pas mal de bruit aussi dans le bar là. Il faut dire que ce n’est pas n’importe quel soir au Jarvis. Déjà n’importe quel soir mon bar est assez animé, à croire qu’il n’y a plus que le mien d’ouvert sur l’ensemble de Genosha. Et pourtant, pour suivre les histoires de Marc qui se fait virer de tous les bars de l’ïle, je suis plutôt au courant que ce n’est pas le cas et qu’il y a pleins d’autres bars sur cette foutue île. Alors pourquoi tout le monde vient au mien ? Tu te plains ? Non, je m’interroge sur les raisons. Et puis merde je me plains à l’intérieur de ma tête si j’ai envie. Un peu agacée par moi-même… quoique est-ce que les voix sont moi ou pas ? Bref, agacée, je fends la foule à l’intérieur de mon bar pour essayer de rejoindre la scène. Avec le retour de la belle saison… Il fait beau toute l’année à Genosha Pas faux. Avec la présence de la belle saison, la scène était presque installée de façon permanente à l’intérieur du bar. Je la retirais à l’occasion mais pas en ce moment, ayant des artistes presque toutes les semaines pour ne pas dire presque tous les soirs. Souvent c’est pas grand-chose, un petit groupe locale qui fait quelques chansons pour animer la soirée. Et parfois c’était quelqu’un comme Katsu. Une star, la DJ qu’il fallait suivre en ce moment. Le genre où y avait la queue devant le bar pour assister à son set. Le genre qui s’excusait pour le bazar occasionné par ses fans dans mon bar. Trop polie. Ouais trop polie. Je rejoignais d’ailleurs la jeune femme derrière la scène. Pour le moment c’était un petit jeune qu’elle avait repéré qui mixait et chauffait une salle déjà bien chaude. J’échangeais quelques mots avec elle en lui disant qu’elle pourrait commencer dès qu’elle serait prête. Et que par contre, j’irais surement derrière le bar pour aider à assurer le service. Même si j’avais pris une serveuse supplémentaire en la personne de Kayleen et je savais bien que je n’avais pas à m’inquiéter une seule seconde. Ouais en fait tu veux aller picoler. Peut être bien. Et les aider. Maman poule avec ses serveurs. Même ceux plus vieille qu’elle ! J’ai pas serveurs plus vieux que moi. J’étais en train de repartir vers le bar quand j’aperçus une chevelure que je connaissais très bien : celle de Marc. Je fronçais les sourcils parce que je me souvenais pas qu’il devait venir mais surtout parce que je venais de voir aussi son visage et l’air perturbé et grave qu’il y avait dessus. Une vague de panique me traversa tout de suite alors que je me souvenais du même air sur son visage, plus jeune inquiet, une pièce blanche comme un hôpital. Reviens à toi Mai… Encore un de ces déjà-vu. Je secouais la tête pour me remettre les idées en place quand il arriva à ma hauteur. J’attrapais son bras quand il m’annonçait qu’on devait parler pour essayer de lui transmettre quelque chose de positif. Autre que ta panique. Ouais. Viens, on va chercher un truc à boire en même temps. Je tirais Marc du bras vers le bar, je me glissais derrière en lui faisant signe de faire pareil pour avoir plus de place. J’attrape deux verres et la première bouteille de whisky que je trouve. J’ai souvenir que Marc était lui aussi écossais et donc lui aussi amateur de whisky. Je nous sers un verre et lui donne le sien. Bande d’alcoolique. Vos gueules. Aller raconte, qu’est-ce qui s’est passé ?
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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Jeu 15 Juin - 19:59

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Il essayait de chercher la dernière fois qu’il avait bien se sentir comme ça. Aussi désamparé et désarmé. La nouvelle coup de massue de Mercy avait ce petit truc inédit. Elle apportait son lot de responsabilité et il n’était pas prêt pour ça. Il n’avait jamais été prêt. Les responsabilités, c’était ce truc qu’il avait toujours fui. Comme la foutu peste. Il ne pouvait que se répêter une inlassable litanie comportant toujours le même mot : « Bordel.» Ouais, bordel, c’était ça. C’était un immense bordel qui venait de tout chambouler. L’imprévu qui allait l’obliger à revoir ses plans. Il était au bord de la panique interne, en train de se demander comment il allait faire pour ça. C’était pour cette raison qu’il avait besoin de Mai. Déjà, primo, elle l’aiderait à se remettre les idées en place. Secundo, c’était Mai, elle le connaissait mieux qu’il ne se connaissait lui-même - et cette affirmation le faisait chier, très clairement. Alors certes, se pointer au Jarvis là maintenant, en pleine soirée, c’était loin d’être l’idée du siècle mais à situation désespérée, mesure désespérée. Voilà donc Marc qui fendait la foule, pour rejoindre sa plus vieille amie à l’autre bout du bar. En voyant son expression, il comprit que sa tronche devait faire peur. Il cligna des yeux deux secondes avant de se souvenir que sa dernière mission s’était soldée par un demi-passage à tabac. L’arrivée de Mercy lui avait fait oublié ce détail. Et en prime, il devait avoir une drôle de tête avec tout ce qui lui passait par la tête, là maintenant.

Et il sut qu’il avait bien fait quand les premiers mots qui sortirent de la bouche de Mai parlaient d’alcool. Un verre, ouais. Un bon verre de whisky. Il hocha simplement la tête en la suivant, gardant les lèvres scellées, à court de remarques ou de phrases pleine d’humour dont il avait le secret. Marc Bowman qui la fermait. Il connaissait un tas de type qui auraient bien voulu que ça arrive un jour. L’ironie. Il suivit Mai, donc, sans prononcer le moindre mot, ne se rendait même pas compte de ce qu’il était en train de faire. Là tout de suite, Mai était un peu le phare en pleine nuit qui éclairait le navire en perdition qu’était Marc. Et s’il commençait à penser en métaphore, c’était qu’il avait clairement besoin d’aide.

Il se laissa tomber sur la première place libre qui s’offrit à lui, tête basse en attendant le verre qu’elle lui servait. Il cherchait par où commencer. Meryl ? Mercy ? Lui, qui venait d’apprendre à la fois qu’il avait une gosse et que la seule femme qu’il avait vraiment aimé et dont il aurait été prêt à revoir ses notions d’engagement pour elle était à présent internée ? Il saisit le verre tendu vers lui et s’en avala une rasade. La sensation de brûlure dans sa gorge était si familière qu’elle en était rassurante. Il soupira à la question de Mai, jouant avec la boisson qu’elle lui avait donné avant de lever les yeux vers elle. « J’ai…» J’ai une fille. Il prit une grande inspiration pour chasser ses doutes et lui parler à coeur ouvert. « Une gamine s’est pointée à l’appart, aujourd’hui. Elle s’appelle Mercy Leroy. Et c’est ma fille.» Allez, bim, la subtilité n’avait jamais été son fort. Il avala une autre gorgée pour se donner l’impulsion de continuer. « C’est la fille de Meryl, aussi. Et elle s’est fait internée, du coup la gamine n’a plus que moi.» C’était beaucoup à digérer. Énormément, si bien qu’il comprenait que Mai se sente perdue à son tour par toutes ces nouvelles. « Je sais pas ce que c’est le pire, en fait. Que je découvre quinze ans après qu’elle m’a menti en disant qu’il n’y avait jamais eu de bébé ou qu’elle soit dans un asile de fou, maintenant. J’ai l’impression de l’avoir abandonné.» Il se massa une tempe en fermant les yeux avant de laisser retomber sa main sur le comptoir. « Je dois m’occuper de cette gamine mais… Je sais pas quoi faire. Je la prends avec moi et on prend un appart en ville ? Je la confie à quelqu’un en lui envoyant une pension tous les mois ? Je fais quoi ? » C’était un regard perdu qu’il lança à Mai. Il n’était pas idiot, il savait bien qu’elle n’aurait pas toutes les solutions pour le sortir de ce pétrin. Mais il espérait qu’elle puisse l’aider à trouver des réponses. Et le calmer un peu. « Je suis… père. D’une gamine de quinze ans. Et j’ai vraiment besoin de ton aide. » 


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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Sam 15 Juil - 0:37

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Marc qui me dit qu’il faut qu’on parle ça a quelque chose d’irréaliste. Mais je veux dire… toute la situation là a l’air irréaliste. Parce que cet air sur le visage de Marc ça crée une espèce de sentiment de panique en moi. Respire. Je sais que j’ai déjà vu cet air sur le visage de Marc même si l’espèce de souvenir que j’avais revu ne correspond à aucun réel souvenir que j’ai. Je me retiens de secouer la tête pour chasser cet étrange souvenir qui me collait la nausée. Histoire de pas passer pour encore plus folle que tu ne l’es. Et je prends directement la décision de dire à Marc qu’on allait prendre un verre. Parce qu’entre sa tête et ces drôles d’écho en moi, je savais, je sentais qu’on allait tous les deux réellement avoir besoin de ce foutu verre. Il hoche simplement la tête en guise de réponse et reste silencieux sur tout le chemin jusqu’à mon bar. Enfin l’endroit où on sert dans le bar. Et Marc qui reste silencieux… Ca fait peur. Bordel ça fait une 30aine d’année que j’attends de trouver un moyen de le faire taire et maintenant qu’il le fait je ne fais que flipper à l’idée que ça arrive. Parce que mon conscient et mon inconscient se sont mis d’accord sur le fait que cela n’était pas normal, pas rassurant et probablement pas annonciateur de bonnes nouvelles. Je pense que malheureusement ils ont raisons. Je sais… En même temps, Marc est rarement annonciateur de bonnes nouvelles. Pour moi si. Parce que je savais très bien la place de Marc dans ma vie. Et l’avoir dans ma vie c’était une bonne nouvelle à mes yeux. Surtout quand on comptait qu’aucun de nous deux n’étaient nés à Genosha et que c’était une heureuse coïncidence qu’on s’y retrouver une fois adulte. Irréel ouais. Je me mords les lèvres presque jusqu’au sang pendant que je remplis deux verres d’un bon whisky venus de par chez nous tout en lui disant de vider son sac. Il bug sur la première phrase et je lui souris pour l’encourager. Comme il semble retrouver sa capacité à parler, je porte mon verre à mes verre. Avant de recracher la gorgée que j’étais entrain de prendre. Il a bien dit ça ? Non… Non non c’est pas possible. C’est juste inimaginable. Marc a un enfant. Marc a un gosse. Une gosse. Mercy Ler… OH PUTAIN DE MERDE. Quoi ? Meryl m’avait dit qu’elle avait une fille qui s’appelait Mercy. Elle me l’avait dit. Et je n’avais… je n’avais fait le rapprochement. J’avais jamais vu que sa fille aurait pu être cet enfant dont elle m’avait dit avoir avorté. Oui je savais que c’était la fille de Meryl. Et que Meryl était internée. Et que donc c’était entièrement ma faute si cette petite se retrouver seule. Comment ça ? J’avais fait interné Meryl. Et bah bravo. Je soupire devant ce qu’il me dit et je vide d’une seule et unique gorgée ce foutu verre. Ce qui était le pire ? J’optais réellement pour l’option mensonge. Grandir sans un de ses parents. Ca faisait remonter des souvenirs pas des plus cools. Inspire un grand coup. Elle avait sa mère la petite. Grandir avec Meryl comme mère ? Ca avait du être l’enfer. Et c’était ma faute. Je savais qu’il y avait vraiment eu un gosse, je pensais juste qu’elle avait vraiment avorté. Je me sers un autre verre, vérifiant au passage que celui de Marc n’était pas vide pendant qu’il continuait de parler. Jusqu’à ce que j’entende la plus grosse connerie qu’il ait jamais dit. Stop ! J’ai reposé mon verre et je vois un Marc, visiblement content que je finisse par l’ouvrir, lever les yeux vers moi. Tu es vraiment con parfois. Tu restes à l’appartement et la gosse vient vivre avec nous. What ? Je vais pas pouvoir me passer de Marc. Pourquoi ? Parce que je perds la tête moi aussi. Pas comme Meryl mais je le sais pas. Ces images, les voix dans ma tête et tout cela. Je peux pas sans Marc. Je peux pas recommencer à vivre loin de lui. Et… tu… tu seras un bon père Marc. Je soupire. Je suis aussi paumée que lui. Mais je dois être là pour l’aider. On a vu tous les deux ce que c’était des mauvais parents et tu sais bien que tu seras pas comme cela. Et déjà, tu vas être son père… elle aurait aussi pu ne pas en avoir du tout. Et je n’ai pas besoin de lui rappeler à quel point c’était nul. Parce que je savais qu’on s’en souvenait tous les deux. Je porte de nouveau mon verre à mes lèvres. Je… je savais qu’elle avait un gosse mais elle m’a dit qu’elle avait son père. Je… j’aurais pas sinon. Je suis désolé Marc. Je savais pas que Mercy était ta fille. Ca c’était peut être pas la chose la plus maligne à dire mais je le pensais réellement. Elle m’avait laissé croire que c’était pas l’enfant de Marc. Elle m’avait laissé croire que le père de sa fille était encore présent. Sinon… sinon je l’aurais surement quand même faite internée parce qu’elle était un danger pour sa fille, pour tout le monde et pour elle-même.
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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Jeu 20 Juil - 17:05

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Il devait avoir un air misérable. Vraiment. Entre l’énorme oeil au beurre noir qui ornait son visage, plus son expression de condamné à mort et son silence, il y avait vraiment de quoi faire flipper quelqu’un qui le connaissait. Sa langue finit néanmoins par se délier, mis en confiance par la présence de Mai et aussi par ce verre qu’il s’envoyait. Un verre, ce ne serait pas assez. Il était bien trop sobre pour ces conneries. Surtout devant le silence de son amie de toujours, qui le laissait parler sans le couper et ça, ça le faisait un peu paniquer. Si elle ne disait rien, c’était mauvais signe, non ? Si elle ne trouvait pas de réponse à lui donner, alors il devrait adopter la solution Bowman et tout le monde savait que cette solution n’était jamais la meilleure. Le dire à voix haute lui faisait prendre conscience de la merde monumentale dans laquelle il se trouvait à l’heure actuelle. Mercy, Hydra et tout un tas de trucs dont il ne pouvait pas parler à Mai. Il ne s’était jamais retrouvé dans un situation pareille et il s’en serait bien passé. Pourquoi sa vie ne pouvait pas rester simple ? Bosser, Boire, Baiser. Les trois B qui étaient les fondements de son existence. S’il fallait ajouter une gamine à l’équation, il ne savait pas comment il allait réussir à gérer ça.

Enfin, Mai ouvrit la bouche. Le « Stop» manqua de le faire sursauter. Enfin, elle parlait. Marc n’aimait pas rester suspendu aux lèvres de quelqu’un mais Mai était la personne dont il avait besoin. Dans tout Genosha, elle était probablement la seule personne à pouvoir le canaliser et l’empêcher de partir en roue libre. En revanche, il ne s’attendait pas à la suite. Rester à l’appartement qu’il squattait depuis trop longtemps, avec une gosse en plus ? Mai avait-elle conscience de ce que ça allait donner ? Bien sûr qu’elle le savait. Puis ils savaient tous les deux que ça donnait quand une famille d’accueil était merdique. Ils avaient vécu ça ensemble, non ? Il secoua la tête. N’importe quoi. Voilà qu’il s’inventait une vie, maintenant. Mai avait eu de la chance avec les Fraser. Marc un peu moins avec les Bowman qui avaient toujours préféré Aidan. Mais globalement, ils s’en étaient mieux sortis que des gosses de leur connaissance. Il n’empêchait qu’il craignait de ne pas être un bon père. Non, il savait qu’il ne serait pas un père à la hauteur des attentes de cette gamine. Il n’avait jamais songé à avoir la responsabilité d’un gosse un jour. Et maintenant qu’il n’avait plus le choix, il ne savait pas ce qu’il devait faire. Comment s’occuper d’un enfant dont on avait manqué les quinze premières années ? Et c’était la fille de Meryl en plus. Si elle était comme sa mère, Marc aurait-il la patience ? Question stupide. Marc avait supporté chacun des crises de folie de son ex. Chacune de ses crises de jalousie, chacune de ses agressions. Si la gamine était comme Meryl, c’était faisable. Si elle était comme lui, en revanche… Il ne préférait pas imaginer. Aucun gosse au monde ne devait être comme lui. Et avoir un père comme lui. Un père qui n’était pas foutu de faire des plans sur le long terme, qui préférait sa liberté à tout et n’importe quoi. Qui bossait pour Hydra et qui n’était absolument pas quelqu’un de fréquentable. Prendre le premier avion pour se tirer de Genosha lui traversa l’esprit trente secondes. Il ne savait pas quoi répondre à Mai. Elle pensait qu’il serait un bon père. Il savait que ce ne serait pas le cas.

Ne pas avoir de père, c’était peut-être mieux pour Mercy qu’avoir un père comme Marc. Il lui fallait quelqu’un capable de la protéger et Marc n’arrivait déjà pas à se protéger lui-même de toutes les emmerdes dans lesquelles il fonçait tête la première, toutes voiles dehors. Quel avenir digne ce nom il pouvait offrir à cette gamine ? Aucun. Il se massa la tempe en fixant le contenu de son verre que Mai avait rempli à nouveau. Il redressa cependant la tête à la dernière phrase qui sortit de sa bouche. Il fronça les sourcils, cherchant à comprendre où elle voulait en venir. Il laissa retomber sa main sur le comptoir sans dire un mot. « Tu n’aurais pas quoi ?» La conversation prenait un tournant qui ne lui plaisait pas. Il déglutit, ferma les yeux avant de les rouvrir et de les poser à nouveau sur Mai. « Qu’est-ce que tu as fait ?»  Au fond de lui, il le savait mais il refusait de le croire. Il espérait vraiment avoir tort.


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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Mer 6 Sep - 22:27

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Ma voix claque dans l’air quand je dis à Marc d’arrêter. J’ai presque l’impression qu’il y a le silence. Pendant quelques micro secondes, je profites de ce qui me semble être le silence. Pas de voix dans ma tête, pas de bourdonnements incessants dans mes oreilles, pas de bruits dans le JARVIS. Juste le silence. Et les yeux de Marc qui me dévoraient en attendant que je dise quelque chose. Pendant quelques secondes je me perds. Je revois les mêmes yeux, sur un visage beaucoup plus jeune avec de l’inquiétude au fond. Je revoie des yeux, sur un visage adulte mais pas exactement identique, avec cette chose au fond que je ne reconnais pas. Je les vois rire. Je les vois triste. Je les vois en colère. Puis bam, le bruit revient. Les rires, les cris, les verres qui claques, les conversations, le brouhaha, le sifflement dans mes oreilles, le souffle irrégulier de Marc. On t’a manqué ? Manquer n’est pas vraiment le mot que j’aurais utilisé. Je lui assène alors qu’il n’est qu’un con. Qu’un con de pas avoir tout de suite pensé qu’il allait rester chez moi avec sa gosse. Il m’énerve. Il m’énerve parce que je sais très bien que, contrairement à ce que je dis régulièrement, je ne veux pas qu’il parte. Je peux pas supporter qu’il parte. Pourquoi ? Je n’en savais rien. J’avais juste fini par admettre que j’avais besoin de Marc. Et il avait besoin de moi également. C’était quelque chose qui allait comme cela et dont je n’avais pas besoin de me préoccuper. J’essaye de le rassurer. Rassurer Marc ? Tout le monde a besoin d’être rassuré. Particulièrement quand on découvre qu’on a une gamine qui doit avoir quoi… seize an maintenant. Mais je savais qu’il ne m’écoutait pas. Je savais qu’il ne se croyait pas capable d’être un bon père. On en avait jamais discuté. On avait jamais discuté de la possibilité qu’un de nous deux ait un jour un enfant tellement cela paraissait stupide et qui n’arriverait pas. J’aurais dit pareil mais visiblement y a erreur. Pour Marc du moins. Pour moi… quelques évènements du passé allaient plutôt dans le sens que je n’aurais pas d’enfants, que j’en serais pas capable. Mais je pouvais le lire sur son visage à cet instant. J’avais toujours décoder Marc. Et là… c’était assez facile de deviner. Je portais ma boisson à mes lèvres. Et je vidais mon sac. Enfin non, je balançais une bombe. Toujours en délicatesse. Mais c’était vrai. Je pensais réellement pas que Mercy était sa fille sinon je n’aurais pas fait les choses dans cet ordre là. Et le regard qu’il me lança. Je sentais mon sang se glaçait dans mes veines. J’avais déjà vu ce genre de regard mais jamais pour moi. Qu’est-ce que j’avais fait bordel ? C’est ce qu’il te demande. C’est aussi ce que je me demande. J’attrape la bouteille posée pas loin de moi et plutôt que de me reservir, je la porte directement à mes lèvres. Y a… seize ans, je crois, quand Meryl est tombée enceinte… elle m’a dit qu’elle avait avorté. Bordel, elle m’a même montré un papier de la clinique d’avortement, un arrêt un truc du genre. Je me souvenais encore de ses cris quand elle me disait que c’était ma faute si elle n’avait pas son bébé, que je lui avais pris quand j’avais rien fait. Elle y était allée d’elle même. Je n’avais que poser la question de si elle le voulait et si elle s’en occuperait. Je… je t’ai pas dit qu’elle avait vraiment été enceinte parce que je pensais qu’elle avait avorté, parce qu’elle m’avait dit qu’elle avait avortée. Parce que crois moi bien que sinon, je l’aurais dit à Marc. Vraiment ? Oui. Il avait le droit de savoir et son gosse méritait d’avoir un père. Y a quelques semaines, j’ai croisé Meryl. On a pris un café. Elle m’a parlé de sa fille, elle m’a dit que sa fille était avec son père ce jour là. Peut être qu’elle disait que Mercy était à la recherche de son père mais j’étais certaine qu’elle n’avait pas dit autre chose que ce que j’avais compris. Et… elle a… elle a eu une sorte de crise. Elle a perdu la tête. Elle a essayé de me… Elle était folle Marc. Dangereuse. Pour elle, pour le monde entier et surtout, bordel, pour sa fille. J’avais pas le choix ! Je frissonnais. Je revoyais Meryl me sauter au cou et essayer de m’étrangler. Comme si ça t’avait perturbée. Ok, elle n’était pas la première et j’avais l’habitude de ce genre de chose. Mais on parlait pas d’un ivrogne de rue là. Je la revoyais hurlant des insanités. Me disant que tout cela était ma faute. Comme si elle n’avait pas décidé d’elle même de quitter Marc. Comme si j’avais voulu lui voler Marc. Elle a besoin d’aide. Je suis désolé. J’aurais su que Mercy était ta fille, je t’aurais prévenu. J’aurais attendu qu’on ait pu faire quelque chose pour elle. Mais la place de Meryl est à l’asile.
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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Lun 18 Sep - 22:38

Cupid Carries A Gun
Mai & Marc
Pound me the witch drums, the witch drums. Better pray for hell, not hallelujah. I'm a coat of fists, dead and hardened spiders. Like two mangled crowns
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Mai ne le voyait pas comme les autres le voyaient. Il s’était toujours demandé comment une telle chose était possible. Il était réputé pour être le connard de service et pourtant Mai arrivait toujours à lui trouver des qualités quand lui, ne voyait que ses propres défauts. Même si elle était l’une des seules personnes dont l’avis comptait pour lui, Marc ne voulait pas croire ce qu’elle disait. Il refusait d’accepter que Mai puisse voir quoique ce soit de bon en lui et surtout si ça concernait ses potentielles qualités de père. Il ne serait pas le père qu’il fallait à cette gamine. Ce n’était pas pour lui et ça ne le serait jamais. Mais s’il formulait cette pensée à haute voix, il y avait de fortes chances que Mai s’empare de la bouteille de whisky pour lui éclater sur la tête. Et ce serait triste de gâcher un si bon whisky. Ce serait même un sacrilège. Il se contenta donc de se tairer et d’avaler le contenu de son verre d’une traite, laissant l’alcool lui brûler la gorge. Encore quelques verres et il s’en foutrait de tout ce qui l’entourait. Pile le remède à tous ses problèmes. L’alcool était la solution. Tout se casse la gueule dans ta vie ? Bois. Ça ne s’arrange pas ? Bois encore. Continue jusqu’à ce que t’en ait plus rien à branler et la vie sera belle le temps que durera ton ivresse.

Alors que Mai parlait, il se redressa, allongeant le bras et se saisit de la bouteille de whisky à côté d’elle pour s’en servir un nouveau verre. Le liquide doré qui cascadait du goulon avait quelque chose d’intriguant, mais pas autant que les paroles de Mai. Il reposa la bouteille en levant les yeux vers elle, intrigué par ses mots. Et surtout par ses excuses. Il arqua un sourcil, laissant sa main retomber sur le comptoir. Lui demandant pourquoi elle était désolée et ce qu’elle avait fait, bien qu’il ressentait au plus profond de lui qu’il connaissait la réponse et qu’elle n’allait pas lui plaire. Pas du tout, même. Il posait son regard perçant sur Mai, décryptant les expressions de son visage. Pourquoi était-elle désolée ? La réponse vint doucement. Il ferma les yeux et serra les mâchoires. Elle lui avait dit qu’il n’y avait jamais eu de bébé. Il se souvenait de ses mots et du geste obscène qu’elle lui avait adressé en le traitant de pauvre connard. Il s’en souvenait parce que c’était l’un de ses plus grands regrets. Et aussi la première fois qu’il se faisait «larguer». Elle avait dit à Mai qu’elle s’était fait avorter pourtant. Donc il y avait bien ce bébé. Cette sale menteuse. Il serra le verre dans sa main. Et Mai… Mai lui avait caché ça. Il lui lança un regard glacial, gardant le silence pour qu’elle continue. La suite s’annonçait mal. Il avait ce sentiment profond. Comme une pierre au fond de son estomac.

Non. Ça ne lui plaisait pas. Que Mai ait revu Meryl et lui cache un truc pareil. Elle ne pouvait pas savoir que c’était vraiment sa gosse dont il était question, mais elle savait combien Meryl avait compté pour Marc. Elle le savait. Et pour ça, Marc lui en voulait. Il serra le verre un peu plus fort et baissa les yeux vers le comptoir. Il était en train de se mordre la langue pour ne pas s’en prendre à elle avec des mots qui auraient pu la blesser. Il secoua doucement la tête en fermant les yeux quand elle lui fit part de l’agression de Meryl envers elle et de combien elle était dangereuse. Oh, il savait qu’elle était folle à lier. Bonne pour l’asile. Mais il était aussi persuadé que son état ne s’était pas arrangé en le fréquentant. Il était un peu responsable de la folie de Meryl quelque part. Au lieu de l’aider dès le début, il avait entretenu ses délires et sa possessivité. Pourtant, entendre Mai parler d’elle comme ça le mettait en rage. Et la dernière phrase qui sortit de sa bouche acheva de le mettre en colère pour de bon. Le verre explosa dans sa main mais il s’en fichait. Il ne sentait même pas le bout de verre qui s’était enfoncé dans sa peau. « Tais-toi. » Il ne voulait pas en entendre plus. Il serra son poing tremblant de rage et s’aperçut enfin qu’il s’était blessé. Foudroyant Mai du regard, il défit sa cravate, l’enroula autour de sa main valide et retira le morceau de verre. « De toutes les personnes sur cette putain d’île, Mai, je pensais pas que tu ferais partie de ceux qui me ferait un coup de pute pareil. » Sa voix grave trahissait la fureur qui l’habitait. Il parlait d’une voix calme mais quiconque le connaissait savait très bien ce que ça voulait dire. Il enroula doucement le morceau de tissus autour de sa plaie, sans cesser de lancer à Mai des regards assassins. « Là, tout de suite, tu me dégoûtes. » Il redressa la tête et laissa planer un silence. « Tu peux te les foutre où je pense tes excuses, en fait. » La musique du bar tambourinait dans sa tête. L’atmosphère l’étouffait et il ne voulait pas rester ici plus longtemps. Il se leva de son tabouret, attrapa son portefeuille et en sortit une liasse de  billets qu’il jeta sur le comptoir. « Ton loyer et le prix des verres. » Il ne pensait pas un jour ressentir une telle fureur envers Mai. Sa main valide se referma sur sa veste en cuir. « T’en fais ce que tu veux, c’est plus mon problème. »


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I'm not a good man. Remember that. I'm not into have a good situation, a good house, wifey, kiddos and all theses bullshits. Don't put all your hope in me, because I will disappoint you once, twice... I'm not a good person and i think you should know that.

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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Sam 23 Sep - 19:52

Cupid carries a gun


Y a vraiment des choses que j’aurais voulu ne jamais avoir à dire. Il fallait pas les faire. Comme si j’avais décidé de beaucoup de choses dans cette histoire. Je voyais bien dès que j’avais repris la parole que ce que je disais ne plaisait pas à Marc. Je lisais une fureur et une déception dans ses yeux que je savais m’être en partie destinée. Il va se calmer. Non je connaissais Marc mieux que cela, il se calmerait pas. Il me pardonnerait pas d’avoir su pour cette histoire de bébé et de ne rien avoir dit. Mais quel choix avais-je à l’époque ? Celui de dire à Marc que son bébé avait été tué dans le ventre ? Franchement, je préférais n’avoir rien dit plutôt que de lui avoir dit un truc qui faisait mal et qu’il n’avait pas besoin de savoir. Qu’est-ce que ça aurait changé ? Rien… Du moins c’était ce que j’avais pensé. Et lui dire que Meryl avait été folle… il n’avait jamais voulu l’entendre. C’est pas très étonnant… Quoi ? J’arrive bien à attendre que moi j’étais folle, il pouvait admettre que l’autre connasse dont il supportait les crises allait mal. Qu’elle avait besoin d’aide, sujet sur lequel on s’était suffisamment battu dans le passé. J’avais pas voulu recommencer. Quant à lui dire que j’avais vu Meryl y a quelques temps ? T’as bien fait de rien dire. Je pensais pas qu’il le saurait un jour, je lui aurais dit sinon. Ca aurait été une erreur. Non, ça aurait été bien. Et lui dire aussi qu’elle t’appelle “la pute qui lui a volé Marc” ? Il aurait été capable de te foutre ça sur le dos. Non pas ça. Marc ne m’aurait jamais mis ça sur le dos. Parce qu’il connaissait aussi bien que moi la vérité. J’entends le verre exploser alors que je parle et je sursaute. Petite nature. Je sursaute parce que je sais que ce n’est que le début de l’orage. De la tempête même plutôt. Que je me taise ? Je hausse un sourcil, gardant mon calme quand cette simple phrase me donne envie de hurler. Comment peut-il me dire ça de cette manière ? Que je me taise ? Qui est-il pour exiger ça ? Mais au fond… je sais que j’ai bien mérité qu’il me dise au moins ça. Non. J’aime pas qu’il dise ça. Toi, t’aime rien. T’es la voix la plus féminine, celle que j’entends le plus fort, et tu n’aimes jamais rien. J’aime bien Marc le reste du temps.  Et la claque arrive. Pas physiquement, il n’oserait pas. Mais moralement c’est encore pire. Coup de pute. Je me mords la lèvres et je n’arrive à me contenir. Un coup de pute d’empêcher Meryl de mettre en danger TA fille ? Ma question n’attend pas réellement de réponse. Elle est sortie sous le coup de la colère, de la blessure que c’est de l’entendre dire ce genre de chose. Même si je sais que finalement… il n’a probablement pas tort. Je déglutis difficilement en l’écoutant parler. Je le dégoute ? Je le dégoute… Il a tort. Non il a raison. Je sens mes yeux s’humidifer comme je n’aurais cru qu’ils pouvaient le faire en entendant ce genre de chose. N’importe qui aurait pu me dire ça sans que ça m’atteigne. Mais Marc n’est pas n’importe qui… Non c’est pas n’importe qui. C’est Marc. C’est mon Marc et je le dégoute. Je baisse la tête et attrape la bouteille de whisky un peu plus loins sur le bar, je la porte à mes lèvres, rejette ma tête en arrière et avale une longue gorgée. J’aurais voulu ne plus entendre. J’aurais voulu le silence mais la musique résonne dans mes oreilles. Les sons dans ma tête tambourine. Je le regarde jeter des billets sur la table et je n’en reviens pas. Tu peux te le coller où je pense ton argent ! Je n’en ai jamais voulu et pas plus aujourd’hui ! Je suis… scandalisée. Je sais qu’il a raison. Je sais que j’ai mal fait. Mais j’ai tout de même fait pour le mieux. Ca l’excuse pas. Peut être… Mais je suis blessée et pas en état de réfléchir. Pour qui tu te prend ? Pour qui tu me prend ? Je n’attends pas la réponse, j’y tiens pas forcément en fait. Meryl aurait fini par manquer de tuer ta fille si ce n’est la tué ! Et pas par accident ! C’est pas par accident qu’elle a essayait de m’étrangler dans un café ! Tu crois quoi ? Que ça me fait plaisir d’en venir là ? Elle était aussi MON amie ! Discutable comme amitié. Elle l’était plus peut être mais elle l’avait été. J’attrape ma bouteille d’alcool et me tourne vers lui. Fais ce que tu veux Marc mais fous pas ta gamine au milieu de ça. Maintenant dégage si c’est ce que tu veux. Je reporte la bouteille à mes lèvres et me dirige vers la pièce derrière le bar, là où personne me verra quand je pleurerais. Nous on te verra. Vous je m’en fous.

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MessageSujet: Re: Cupid Carries A Gun {Marwen}   Dim 24 Sep - 20:29

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La raison pour laquelle Marc explosait rarement de cette façon, c’était parce qu’il était impossible à raisonner tant qu’il se trouvait dans cet état. Cet état de rage, cette flamme qui l’embrasait et qui le rendait incapable de raison. Ce qui sortait de la bouche de Mai, il ne voulait plus l’entendre. Il ne voulait plus entendre sa voix ni la regarder en face. Il savait que Meryl était dangereuse, qu’elle avait besoin d’aide. Mais il avait toujours considéré ça comme étant son fardeau. Son fardeau à lui seul. Blesser Mercy ? Elle en serait capable. Et il n’y avait aucun doute possible. Mais Marc était insensible aux arguments de Mai, fermé à la discussion. Il prenait chacune de ses paroles comme une attaque personnelle et une trahison. Il lui avait fait confiance. C’était Mai Fraser, pas n’importe qui. Qui d’autre était aussi présente dans sa vie ? Qui d’autre n’avait jamais baissé les bras face à lui ? Même son propre frère avait abandonné. Et pourtant… On y arrivait. On arrivait au moment où Marc montrait son plus mauvais visage. Cette part de lui pleine de colère qui détruisait tout ce qu’elle touchait. Cette rage silencieuse et lourde qui le fermait au monde extérieur.

Il avait toujours les poings serrés pendant qu’il fixait le sol. Il s’était arrêté pour écouter ce qu’elle avait à dire. Mais il ne voulait pas l’entendre. Il ne voulait pas rester plus longtemps ici. La fureur de Mai était justifiée. Marc avait fait son Bowman de base. Il avait encore une fois montré à Mai pourquoi elle ne devait pas trop en attendre de lui. Parce qu’il la décevrait. Il décevait toujours ses proches d’une façon ou d’une autre. Par ses réactions, ses actes… Parce qu’il était lui. Un bordel. Il était un bordel. Un gamin cassé qui n’avait jamais fonctionné comme le commun des mortels et qui n’avait jamais voulu se calquer sur eux. Sa façon d’être le protégeait du monde extérieur mais surtout de lui-même.

Il serra un peu plus le poing à la mention de Mercy. « Ne parles pas d’elle. » Il foudroya Mai du regard. Non, il ne voulait rien entendre. Rien du tout. Même si au fond de lui, ça lui faisait quelque chose de savoir que la mère de sa fille avait tenté d’étrangler Mai. Il n’affichait rien d’autre que de la fureur sur son visage mais il ressentait tellement de chose qu’il avait impression de s’étouffer dans toutes les émotions qui l’assaillaient en même temps. Il avait l’impression de sentir l’atmosphère s’alourdir, qu’un voile gluant s’était collé à sa peau. C’était désagréable au possible. Il sentait aussi cette impression de chaleur qui lui brûlait les veines. « C’est vrai que t’es tellement parfaite, Mai. Que toi aussi, t’es complètement saine d’esprit. » Un rire rauque s’échappa de sa gorge. Il avait enclenché son mode destruction. Un mode qu’il ne pensait pas utiliser contre Mai. Mais il s’en foutait que ça lui fasse mal. Il s’en foutait que ses mots la blessent. Il s’en foutait de tout, à présent.

Parce qu’il n’avait plus le contrôle sur ses gestes et sur ses paroles. Qu’il était celui qu’il n’avait jamais cessé d’être. Un connard. Il ne servait à rien de faire semblant d’être quelqu’un de fréquentable, quelqu’un de bien. Il n’était pas quelqu’un de bien et Mai avait ce douloureux rappel en face d’elle. Ses mots sortaient de sa bouche, comme un poison. « Tu pensais vraiment que je n’avais rien remarqué ? J’ai vécu avec une folle, je te rappelle, j’en connais les symptômes. » Il prenait un plaisir malsain à balancer sa petite bombe. « T’es pareille qu’elle. » Le elle faisant bien entendu référence à Meryl. Là, c’était un coup bas. « Mais ouais. Je vais dégager de ta vie, comme ça t’auras plus à t’en faire. » Il ponctua ses mots d’un dernier sourire en faisant un pas en arrière. S’il restait plus longtemps, il allait craquer et ça ne serait pas beau à voir. « Bonne chance pour la suite... Maiwen. » Il avait sciemment prononcé son prénom, sachant qu’elle le détestait au plus profond d’elle. Tout était bon pour blesser. Ça lui donnait un sentiment de revanche. Il ne voulait plus qu’une chose à présent, fuir loin d’ici. Retourner à ce qu’il savait faire de mieux. Être un sale type.


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