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 So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past. (Peggy)

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Steve RogersHumain modifié
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Captain America.
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Ses sens, son agilité, sa puissance, sa vitesse, ses réflexes ont atteint un niveau inégalable pour des humains non modifiés. Egalement, les toxines produisant la fatigue sont aussitôt éliminées par son organisme, d'où son endurance extraordinaire.
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MessageSujet: So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past. (Peggy)   Ven 9 Juin - 20:16


So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past
Peggy & Steve

Une rue minable de New-York, quelque peu désinfecté et dont l’odeur vous agresse aussitôt les narines. Dans la pénombre se dessine une silhouette fluette tachant de rester debout malgré les coups qui pleuvent. L’énième chute sonne comme un bruit sourd qui extirpe le lieutenant de son sommeil d’un bond. Quelques secondes suffisent pour lui faire comprendre que de nouveau, ces flashs étranges reviennent l’assaillir. Il se rendort, dans les bras de Morphée. Son esprit divague encore et toujours. Cette fois-ci, c’est un paysage de chaos, de guerre, avec des tenues et des armes méconnues. Son réveil sonne, une délivrance mais aussi le début d’une journée où ses yeux voudront se fermer sans interruption. L’inquiétude règne en maître quant à ses rêves dont il ne connait rien de la provenance. Est-ce son esprit qui lui joue des tours ou des souvenirs ? La première hypothèse est pour l’heure privilégiée car la seconde lui paraît inconcevable. Comment avoir des souvenirs d’aventures que l’on n’a théoriquement pas vécues ? Sa vie, le blond la connaît et jamais il n’a fait face à de telles choses. Alors oui, il ne comprend rien à ce qui peut clocher dans sa tête pour qu’il subisse ça. Son sommeil habituellement calme est maintenant parsemé d’insomnies.
La tête encore dans le brouillard, il s’assoit dans son bureau du SHIELD, la hauteur des documents en attente n’a pas baissé depuis hier. Et elle ne s’amoindrira pas aujourd’hui non plus puisqu’une opération sur le terrain a lieu. Une opération concernant des adolescents turbulents dans la ville de Fenyick. Ces derniers, malgré leur petit nombre sont parvenus à semer le trouble. Sans doute un peu trop que le SHIELD doive y intervenir. Levant le nez de ces feuilles volantes pour saluer Peggy entrée également, il ne peut retenir un sourire presque niais. « Bonsoir…Euh bonjour. » Dit-il maladroitement, tentant de se rattraper mais la bourde est bien là. L’agent Carter a le don de lui faire perdre ses moyens. Dans ces cas-là, le grand gaillard régresse, prenant l’apparence d’un adolescent voyant une femme pour la première fois. Elle l’apaise aussi par ses mots sensés et sa voix mélodieuse. Son sourire est un véritable baume, tous ses maux s’envolent pour ne laisser place qu’à un bien-être silencieux. De toute évidence, Peggy est plus que jamais importante dans sa vie. Les mésaventures des infectés l’a largement prouvé. Enfermé à l’Alpha House, c’est là qu’il a pris conscience de cela. Un manque viscéral et un soulagement lorsqu’il la sent, lorsqu’elle l’épaule et est présente tous les jours.

Des phrases banales échangées et ils partent sur le lieu en question, accompagnés de quelques agents, bien loin de se douter de ce qui les attend réellement. Des gamins possédant des pouvoirs exceptionnels. Tout a dérapé, et dans la vitesse des actions, Steve ne se souvient de rien à son réveil dans un lit d’hôpital. Les murs blancs l’aveuglent tandis qu’il tente de trouver un repère. Où est-il ? Où est Peggy ? Se redressant d’un coup sec, ce geste brusque débranche tous les fils captant ses signes vitaux. Ce tapage attire les infirmières s’empressant de le calmer, de le recoucher. Ses prunelles apeurées se posent alors sur le lit d’à côté où se trouve sa collègue. Et instantanément, il s’apaise, soulagé de la voir saine et sauve, encore endormie. Les blessures sont superficielles, il y a plus de peur que de mal. Un sourire, rassuré tandis qu’il tente d’attraper sa main qu’il saisit avec délicatesse. « Peggy. » La brune cligne des yeux, émergeant de son inconscience en douceur loin de la brutalité de Steve quelques secondes plus tôt.
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Agent 13 mais Peggy ou Agent Carter suffiront
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Peggy n'a pas de pouvoir à proprement parlé mais elle maîtrise les arts martiaux, sait tirer avec une arme, parle français et anglais, sait manipuler les mots à son avantage et est une experte en stratégie.
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MessageSujet: Re: So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past. (Peggy)   Mar 4 Juil - 18:17

so we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past
STEVE & PEGGY



Fin de journée. Le pont de Brooklyn est presque vide à cette heure. Les voitures sont anciennes, rétros et l’air semble moins pollué qu’aujourd’hui. Je me retrouve pourtant sur ce pont, au bord des larmes, presque sûre de ce que je compte faire. Je sors la fiole et verse le contenu rouge dans l’eau, les yeux tout aussi rouges, le cœur remplit de peine. Un deuil que je me force à faire, voulant une dernière fois avoir de l’espoir qu’il revienne. Mais l’espoir a disparu alors je lui dis au revoir…
Je me réveille d’un coup, les joues humides. Mon réveil indique 5h du matin et mon cœur bat la chamade. Je laisse mes yeux s’habituer à la faible luminosité ambiante et commence à cogiter. Comment un rêve peut-il être aussi réel ? Mon cœur palpite et une tristesse immense m’envahit comme si j’ai déjà vécu cette scène, il y a très longtemps. Cette sensation de déjà-vu me rappelle ces flashs de réunions d’une guerre que je n’ai clairement pas pu connaître. Le surmenage ne te sied pas, Peggy, pensé-je en changeant de position, dans l’infime espoir de me rendormir.

J’ai l’impression d’avoir à peine fermé les yeux quelques instants lorsque mon réveil sonne. Les images de mon rêve me reviennent en tête, persistantes, me font froncer les sourcils. Je suis perturbée par des rêves et cela ne fait pas sens. Peut-être faut-il que je le note quelque part ? Tu dérailles ma pauvre Peggy, lève-toi et va te préparer au lieu de croire que tes rêves sont autre chose que des rêves, crie mon cerveau tout en me rappelant qu’aujourd’hui il n’est pas question de rapports mais d’une mission avec Steve. Mission que nous préparions depuis sa sortie de l’Alpha House – ou presque. Je ne sais pas ce qui est mieux : laisser mes idées dériver vers ce rêve plus que perturbant ou vers Steve et ses complications. La meilleure solution serait probablement vers aucun des deux sous peine de me perdre intérieurement et d’arriver en retard.

J’arrive au QG du S.H.I.E.L.D. à l’heure et ouvre mon bureau avant d’aller saluer Steve. Ma pile de rapports a diminué depuis le retour de mon coéquipier mais reste malheureusement encore bien trop présente à mon goût. Et avec la mission qui nous attend, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle bougera. Je dépose quelques affaires avant de m’aventurer dans le bureau d’à-côté. Je toque à la porte tandis qu’un sourire s’esquisse sur mon visage à la vue de Steve, perdu dans ses feuilles volantes. « Bonjour. » Je ris doucement alors qu’il me répond distraitement un bonsoir, avec l’impression de ne pas avoir été aussi apaisée depuis longtemps. Pendant une grande partie de son enfermement à l’Alpha House, je n’ai été qu’une boule de nerf, désespérant dans mon coin de ne pouvoir les aider, cherchant une faille dans les rapports. Alors revoir ce petit garçon maladroit dans ce corps d’homme loin d’être désagréable à regarder me redonne du baume au cœur, m’apaise et quelque part me fascine. « J’espère que tu es prêt, rendez-vous dans dix minutes pour le briefing pré-mission ! » lui dis-je, toujours avec un sourire. Je l’observe sans m’en rendre compte avec cette impression moi aussi de perdre quelques années, avec la promesse de discuter avec mon binôme lorsque cette mission impliquant des adolescents turbulents sera terminée.

C’est sur cette image que j’ouvre les yeux, doucement mais ankylosée de partout. La lumière vive m’aveugle quelques secondes, les murs blancs m’agressent et mon cœur bat légèrement vite. Que venait-il de se passer, bon sang ? Des flashs de souvenirs s’imposent dans ma mémoire alors que je refuse de bouger – est-ce que ces gamins avaient des pouvoirs ? Comme à la fête foraine de l’année dernière ? Comment cette foutue mission avait pu tourner à notre désavantage ? Et comment va Steve ? – Rien ne fait sens, exceptée la pression de la main de Steve sur la mienne peut-être. Rassurée de le savoir en bon état, bien qu’entouré d’infirmières ou presque dans le lit d’à-côté, je m’apaise et lui souris, sans le lâcher. « Steve. Tu vas bien… Je… » Je grimace légèrement en voulant me tourner vers lui. Quoiqu’il se soit passé, ils ne m’ont pas raté. « Est-ce que tu te souviens de ce qui s’est passé ? » Mon regard se perd dans ses iris bleutés. Nous sommes en vie. J’essaye de retrouver un semblant de souvenir sur cette mission que l’on peut considérer comme ratée et sur la manière dont nous nous étions retrouvés dans cet hôpital. « D’ailleurs, on est où exactement ? » Cette question, que je ne comptais pas dire à voix haute dans un premier temps, sort toute seule. « Vous êtes à l’hôpital de Fenyick madame. On vous a transporté en urgence après qu’un appel anonyme nous a donné votre localisation. » Je fronce les sourcils et m’intéresse de nouveau à Steve, en espérant qu’il ait une meilleure réponse. Que nous était-il arrivé, bon sang ?


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MessageSujet: Re: So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past. (Peggy)   Jeu 27 Juil - 21:04


So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past
Peggy & Steve

D’où peuvent provenir ces rêves ? Pourquoi sont-ils si persistants et réalistes ? Des tenues anciennes dignes d’une autre époque accompagnées également de tout le reste. L’esprit du lieutenant ne peut avoir tout inventé, c’est tout bonnement impensable. L’inconscient s’inspire de ce qu’il a déjà vu et non l’inverse. Loin de se douter que ces rêves sont des réminiscences d’un passé, il tente tant bien que mal de ne pas y songer. Mais l’intensité de ces apparitions sont inquiétantes, l’empêchant de trouver le sommeil tant son corps en ressort perturbé. Un réaliste à couper le souffle, dans cette rue vide et sombre, les coups qui lui sont portés sont ressentis par le blond qui a la sensation de se réveiller parsemé de bleus. De toute évidence, le surmenage ne peut être la seule cause. Plusieurs fois, il peut également apercevoir Peggy dans une tenue bien différente de l’actuelle. Mais toujours avec son caractère de femme forte, cette détermination qu’il admire tant. Sa douce voix se mêle aux images et son cœur rate un battement à chaque fois. S’en suit un déchirement incompréhensible. Puis plus rien, le réveil brutal. Dur retour à la réalité et au fait que sa vie n’a rien à voir avec ce que peuvent montrer ces flashs. En plus de l’inquiéter, ces derniers réduisent considérablement son temps de sommeil. Des cernes conséquents apparaissent sous ses yeux tandis qu’il peine à sortir de ses draps. Si la fatigue est bien là, elle est néanmoins balayée par l’impatience de se rendre sur le terrain. Une mission a lieu, en préparation depuis des mois. Le plan est ficelé du début jusqu’à la fin. Tous les scénarios ont été imaginé mais pas celui auquel ils feront face. Rien ni personne ne pourrait présager que ces gamins possèdent des dons hors du commun.

Sa tête qui tombe presque sur le clavier, le blond peine à rester dans son travail. Bien que la journée ne soit pas réservée uniquement à la paperasse, il lui faut avancer au maximum afin d’être tranquille à son retour. Un coup de vent fait voler les feuilles, alertant le lieutenant qui tente vainement de tout ranger. Son bureau est un véritable carnage qui le restera le temps que la mission ne se termine. Espérons que des pauvres malheureux n’auront pas l’idée de s’y aventurer. Ils risquent d’être fortement surpris par le désordre inhabituel chez Steve. D’ailleurs, sa camarade ne peut contenir un sourire face à la situation cocasse. Ses prunelles claires se posent sur la silhouette élancée de la jeune femme. Aussitôt, un sourire prône sur ses lèvres. Son regard le trahit quant à ses intentions, mais incapable de faire le premier pas. Jusqu’à quand ? Personne ne le sait, mais un jour viendra où la tentation sera trop forte pour la contenir. L’Alpha House lui a permis déjà d’ouvrir les yeux sur ses sentiments, reste à savoir comment s’y prendre. Inexpérimenté, maladroit, il craint de la perdre à cause de cela. Le bruit des battements de son cœur sont tels qu’il craint qu’elle ne les entende de là où elle se tient. A chaque apparition, son organe vital réagit de manière disproportionné. En se réveillant dans cette chambre d’hôpital, il songe à son acolyte avant de se soucier de sa propre santé. Un besoin viscéral de la sentir auprès de lui, encore une fois, l’incompréhension le plonge dans un état de panique que les infirmières doivent gérer. La voyant là, allongée, il s’apaise. Ses angoisses disparaissent pour laisser place à un immense soulagement. Pour s’enquérir de son état, sa main vient chercher la sienne et délicatement il la serre. Ce contact est agréable au-delà du raisonnable. Le bonheur de ses retrouvailles est néanmoins teinté par les derniers événements et cette amnésie concernant ce qu’il a pu advenir là-bas. « Tu vas bien aussi. J’ai eu si peur. » Cette déclaration cachée est venue instinctivement sans que Steve n'ait pu réfléchir. Ses sentiments ont parlé avant sa raison. Une phrase sincère alors qu’il ne la quitte pas des yeux tout de même anxieux. Là, sa pseudo-timidité n’est plus balayée par l’urgence de la situation, sans sa présence, il ne sait pas comment tout cela se serait déroulé. Encore plus mal probablement. Ses sourcils se froncent face à la réponse donnée par l’infirmière. « Cet inconnu n’a rien dis de plus ? » Elle secoue la tête puis s’éclipse, et son attention se reposer sur l’agent Carter. « Je ne comprends rien, que nous ont fait ces gamins ? » Maintenant seuls, Steve s’approche un peu, sans pour autant tirer les fils afin de ne pas les alerter. Son étreinte autour de sa main ne faiblit pas, et presque naturellement ses doigts s’entremêlent. Son pouce caresse sa peau. Encore une fois, la sentir contre lui le calme, permettant d’être plus lucide, plus fort. « Est-ce que tu penses que ça à voir avec les Rafles de la Garde Rouge ? »
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