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 The fire's out but still it burns | Marc

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Tenebris
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MessageSujet: The fire's out but still it burns | Marc   Dim 18 Juin - 2:21



The fire's out but still it burns

You're in the darkness all alone


Le vent soufflait fort ce soir, et faisait voler le long manteau noir que je portais juste derrière moi. Il glissait entre mes cheveux désordonnés et me tiraillait la peau tandis que je marchais vers le point de rendez-vous. Je me grattais doucement la joue, sentant la repousse chatouiller la pulpe de mes doigts, avant de fourrer ma main dans ma poche. J'attrapais du bout des doigts une des cigarettes que j'avais roulée ce matin et l'apporta à mes lèvres. Entrouvrant la bouche, j'encerclais le tube empoisonné avant de chercher mon briquet, tâtonnant mon jean. Après quelques secondes et après avoir buté sur le canon de mon flingue, je le sentis dans la poche arrière. Lâchant un léger soupir, je le sortis et fit glisser mes doigts sur la pierre, l'étincelle jaillissant pour éclairer faiblement mon visage. Je cachais la flamme avec ma paume, l'observant briller quelques secondes, mes iris ancrés sur la lueur éclatante. Mais elle brûlait toujours et sa chaleur me tirait un grincement. J'embrasais alors la cigarette, le feu léchant le papier, consumant la drogue alors que les cendres s'envolaient autour de moi. J'inspirais un bon coup, retenant la fumée dans mes poumons. Ma gorge avait cessé de me brûler depuis bien longtemps, mais le poison coulait encore dans mes veines. Je fermais les yeux doucement, avançant lentement en soufflant la fumée. Les volutes glissaient sur ma langue et mes lèvres, et je contemplais les arabesques blanchâtres qui dansaient devant moi. Les empreintes du voile opaque en pleine nuit noire s'envolaient doucement, avant d'être étouffées par l'épaisseur de l'obscurité. La lumière ne jaillissait plus, elle mourrait à petit feu. Les ombres s'effritaient également, avalées par les ténèbres. Le froid s’engouffrait à travers mes vêtements, me faisant presque claquer des dents si je n'avais pas déjà une clope au bec. Il devait être deux heures du matin, et la seule lueur que je pouvais discerner c'était l'astre laiteux qui brillait plus haut. Je plissais les paupières en levant les yeux, m'arrêtant quelques instants. La fumée obstruait légèrement ma vue, mais je fus tout de même soufflé par la beauté des étoiles scintillantes ornant l'encre noire déversée dans le ciel. Je me perdais quelques secondes devant le spectacle, avant de ramener à nouveau la cigarette à mes lèvres. Rabaissant la tête, je me remis en marche, m'aventurant de plus en plus dans l'obscurité, laissant l'opacité m'entourer et m'engloutir au creux de son étreinte glaciale.

Au bout de plusieurs minutes silencieuses, et sans croiser la seule âme en peine, j'arrivais devant une bâtisse délabrée. Une atmosphère austère régnait sur les lieux et l'herbe poussait déjà bien haut, témoignant de l'entretien inexistant dans ce quartier. Je lâchais un genre de ricanement, avant de faire vite fait le tour du propriétaire, vérifiant que j'étais bien seul avant de m'adosser à l'un des murs encore un peu stable du bâtiment. Cette fois je ne vérifiais pas un énième document pour avoir des infos. J'avais la cible en tête et c'était le plus important. Pas besoin de s'encombrer, j'avais tout ce qu'il fallait pour ce soir, et rien en trop. Les minutes défilaient sous mes yeux, alors que je laissais mon regard se perdre dans l'obscurité. J'avais déjà terminé ma clope que j'avais balancée d'une pichenette et la fumée s'effritait encore un peu plus loin lorsque j'entendis quelque chose. Des bruits de pas claquant contre les pavés, la mélodie caressant mes tympans, me faisait me redresser subitement. Décroisant mes bras, je les laissais pendre contre mes flancs. Le vent fouettait toujours mon visage et je plissais les paupières, scrutant le nouvel arrivant d'un air impérieux. Sa silhouette se découpait dans l'obscurité, jetant des ombres glissant jusqu'au sol alors qu'il s'avançait. Comme d'habitude c'était lui qui arrivait en dernier. Il avait pas l'air d'être en pleine forme et en vérité, je m'en foutais un peu. Même si je le connaissais bien et que je partais souvent avec lui, s'il avait des problèmes c'était pas ma merde. Tant pis pour sa gueule, mais ça risquait d'être problématique pour la mission. Je soupirais doucement lorsqu'il s'arrêta devant moi et je le toisais alors, lèvres pincées et le regard dur. Je croisais à nouveau mes bras contre mon torse, me décollant du mur pour lui faire face. L’obscurité nous entourait toujours et je pouvais entendre son souffle rendu hachuré. Il semblait bouillonner, je sentais la chaleur émaner de son corps alors même qu'on ne se touchait pas. C'était assez surprenant, surtout que j'étais habitué à son air froid et renfrogné. Enfin bon. Je haussais les épaules comme pour chasser l'ombre d'intérêt que j'ai porté à sa santé et me raclais la gorge, revenant à mon air nonchalant et blasé habituel.

« Marc. »

Simple et efficace, pas de formalités trop poussées, juste un fond de cordialité entre collègues. En vérité je n'aimais pas les salutations, il n'y avait jamais rien à dire, c'était un pur réflexe, rien de concret. Rien d'intéressant quoi. Rien de personnel. Bref, tout le monde s'en fichait et moi avec. Je continuais de le regarder, fronçant les sourcils. J'espérais quand même qu'il n'allait pas tout foutre en l'air. Manquerait plus que ça, que tout parte en couilles à cause d'un connard comme lui. Et que la cible s'échappe. Pinçant les lèvres, je me retenais de soupirer face à cette alternative. Je ferai mieux de ne penser à rien, oublier Marc et de me concentrer sur la mission. Tant pis pour les conséquences et les séquelles qui attendaient au tournant, sagement, dans l'ombre. Dans cette obscurité glaciale qui transcendait les âmes à la dérive et les corps meurtris. Les esprits glissaient dans les ténèbres, se laissant engloutir par la nuit obscure. Je passais le poids de mon corps sur mes talons, avant de faire claquer ma langue contre mon palais. Réveillant les esprits endormis par la même occasion, et les quelques chats de gouttières qui traînaient dans le coin. Tournant doucement la tête, je montrais du menton le chemin que nous devions emprunter, avant de reporter mon attention sur lui. Ma voix glissait sur mes lèvres, s'envolant dans les airs, claquante et toujours aussi peu avenante. Fallait pas pousser non plus.

« C'est quand tu veux que tu te bouges le cul. »

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Pride
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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Dim 18 Juin - 22:12

The fire's out but still it burns
Morgan & Marc
I'm only human, I make mistakes. I'm only human, That's all it takes to put the blame on me. Don't put the blame on me

Son téléphone avait sonné. Depuis deux jours, il n’arrêtait pas. Mais Marc ne répondait pas. Son humeur était trop instable pour faire autre chose que de serrer les dents pour retenir ces émotions qui le submergeait. Et boire comme un trou aussi. Pendant deux jours, black out total. Il ignorait que ce qu’il avait bien pu foutre et il s’en foutait pas mal. Il se souvenait vaguement de la veille où il avait compris qu’il avait pas assez d’alcool dans les veines pour supporter la journée qui se pointait. Il avait donc recommencé. L’autre souvenir qui remontait aussi, c’était ces rêves étranges le concernant. Une vague impression de déjà-vu ainsi que des situations dont il ne se souvenait pas - quoi de plus normal, c’était un rêve. La descente faisait mal. La gueule de bois du siècle. L’impression d’être passé sous un camion. Mais c’était toujours mieux que d’avoir l’impression d’être une bombe sur le point d’exploser. Il se connaissait suffisament pour savoir ce que ça faisait quand c’était comme ça. Ça ne finissait jamais bien. Jamais. Sa route vers l’autodestruction ne connaissait jamais d’arrêt.

Mais il avait un job à accomplir. Donc pas de beuverie ce soir. Juste de quoi tenir. Soigner le mal par le mal en contenant ses émotions destructrices. Une rapide douche, un changement de fringue et voilà. Il n’était pas rentré à l’appartement depuis deux jours et avait attéri dans cette chambre d’hôtel on ne savait comment. L’avantage d’avoir le style de vie qu’il avait, c’était qu’il avait toujours un sac contenant des affaires de rechange dans sa voiture. En vérité, ce sac était destiné pour le moment où l’envie de prendre la tangente le traverserait. Mais depuis qu’il vivait avec Mai, il restait. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il restait à Genosha, au lieu de partir comme il en avait l’habitude. Enfin, il devrait bien trouver un autre endroit où vivre, s’il devait être responsable d’une gamine de quinze ans, maintenant. Comme beaucoup de chose, Marc devait maintenant dire adieu à sa vie de marginal. Se ranger, prendre un appartement, élever un gosse. Bordel, il n’était pas fait pour ça. Il ne l’avait jamais été. Ça lui tombait dessus comme ça. En fermant le coffre de sa voiture après y avoir rangé ses affaires, Marc se demanda ce qu’il se passerait s’il décidait de partir de Genosha maintenant, en laissant toutes ces conneries derrière lui. Rien de bon, c’était certain. Et pour la première fois de sa vie, sans doute, il en avait quelque chose à faire. Il alluma une cigarette, marcha jusqu’à la portière du conducteur et s’engouffra dans la voiture. Il resta un instant figé devant le volant, les mâchoires serrées. Il n’avait qu’une chose à faire. Conduire jusqu’à l’aéroport et se casser d’ici. Tant pis pour Mercy, cette pauvre gamine qui n’avait rien demandé -et surtout pas à avoir un père comme lui. Tant pis pour Mai, pour Amélia, pour Jake et Elijah. Tant pis pour Aidan, qui n’avait pas daigné donner le moindre signe de vie depuis un moment. Au diable tout ça. Au diable Hydra et Genosha. La stabilité, ça n’avait jamais été son truc après tout. Et il était resté bien trop longtemps à Genosha.

Le cuir de sa veste craqua quand il tendit le bras pour allumer le contact. Il n’avait qu’à rouler jusque là-bas et embarquer dans le premier vol hors de l’île, peut importait la destination. Salut la compagnie. Au lieu de ça, bien sagement, les mains serrées sur le volant, Marc se rendit au lieu de rendez-vous. Un nouveau job pour lui, avec Morgan. Ce bon vieux Morgan qui allait certainement râler parce qu’il était en retard. Pour changer. Morgan qui ne lui râlait pas dessus, c’était bien trop rare. Il gara la voiture assez loin pour ne pas se faire cramer mais assez près pour ne pas mettre trois heures à arriver. Quand il fallait y aller, hein. S’extirpant du véhicule, il fourra les mains dans les poches de sa veste. Il ignorait pourquoi mais le fait de se retrouver dans l’obscurité l’apaisait un peu. Il s’était toujours senti dans son élément quand il ne faisait qu’un avec les ombres. Et durant la distance qu’il parcourut pour rejoindre Morgan, il se laissa aller dans les ténèbres qui l’entourait. Une sensation familière vint le chatouiller. Comme un petit picotement au bout des doigts. Il ne savait pas ce que c’était mais il avait impression de connaître ça. Ce fourmillement. Ce fourmillement qui courait sur sa peau. Il serra le poing en avançant plus vite. Il se voyait mal expliquer à Morgan qu’il avait trainé pour une raison que lui même n’arrivait pas à comprendre.

Il discerna la silhouette de Morgan, perçut sa voix et le ton très cordial avec lequel il l’accueillit. Marc garda le silence, n’ayant même pas le coeur à lui envoyer ses habituels sarcasmes à la tête. Il était là pour le boulot. Ils trouvaient la cible, s’en occupaient et ils repartaient chacun de leur côté. Simple comme bonjour, sans accroc et basta. Il n’était pas là pour faire la conversation avec Morgan - quand bien même, le dialogue tournerait court. La voix sèche de Morgan résonna à nouveau et Marc se mit en marche, haussant les épaules, gardant les mains dans les poches. Contrairement à toutes les fois d’avant, il ne demanda pas à Morgan après qui ils en avaient. Il ne demanda aucun détail. Il se contenta de le suivre, sans dire un mot, sans la moindre expression sur le visage. Le job. Juste le job. La cible qui ne serait plus qu’un vaste tas de cendre quand ils en auraient terminés avec elle. De l’argent sur ce compte qu’il ne touchait jamais. Et son amertume, une fois que tout serait terminé. L’avantage de bosser avec Morgan, c’était que le job serait rapidement. Mais aussi que Morgan s’en branlait des états d’âmes de ses coéquipiers. C’était juste parfait. Il n’aurait pas besoin de parler, pas besoin de se justifier. Ni d’expliquer pourquoi il se pointait en retard ou qu’il avait cette tête de déterré. Juste faire le job pour lequel il était payé et dans lequel il était doué. Seulement au bout de quelques minutes de long silence et de marche, Marc demanda enfin, à voix basse : « On va où, au juste ?»  


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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Mar 27 Juin - 22:06



The fire's out but still it burns

And no one cares, there's no one there


Il n'avait rien dit, simplement haussé les épaules et avait fourré les mains dans ses poches. Il n'avait même pas esquissé l'ombre d'un sourire narquois. Même le sarcasme n'avait pas glissé sur le coin de ses lèvres. J'haussais lentement un sourcil en le regardant consciencieusement, croisant les bras contre mon torse. Je pinçais les lèvres distraitement, mes iris toujours rivés sur lui. En temps normal, il ne serait pas resté aussi silencieux et se serait empressé de m'en lancer une en plein dans la gueule avant que je ne le stoppe d'un regard. Bon, il pouvait bien ne pas se sentir au meilleur de sa forme, après tout, cela arrivait aux meilleurs. J'haussais également les épaules avant de soupirer doucement, décroisant mes bras. Je calais mes mains au niveau de ma ceinture, et mes pas foulèrent alors les pavés assombris. Mon souffle se perdait dans la nuit et l'opaque voile noir étouffait le moindre des bruissements que j'émettais. Je discernais vaguement la silhouette de Marc dans l'obscurité et celui-ci me suivait sagement, presque tranquillement. C'était agréable de pouvoir marcher en peine nuit sans se préoccuper du danger alentours, ou devoir composer avec les chuchotements des autres qui ne cessaient de titiller mes tympans. Avec Marc, cela arrivait assez souvent, et j'avais l'impression de faire cavalier seul jusqu'à ce que je remarque à nouveau sa présence. Il est d'un naturel si discret quand je suis là, c'est presque dérangeant. Mais bon, la situation était bien trop belle pour durer, et il finissait toujours par l'ouvrir. Comme maintenant. Sa voix était presque comme un murmure qui étouffait sous la pression de l'atmosphère. Je l'entendis à peine et me contentais de tourner rapidement la tête en sa direction. Il semblait déjà un peu plus enclin à la coopération, et je pinçais doucement les lèvres avant de reporter mon attention sur les pavés. Mon souffle glissait lentement dans les airs, et le silence oppressant alentours faisait battre mon sang contre mes tempes. Je le sentais pulser en un écho imperturbable, ordonné, et la pression me transcendait parmi l'obscurité ambiante.

« On va où, au juste ?
_ Un chef de gang aurait mis à mal la couverture du QG. On va juste s'assurer qu'il n'a rien dévoilé de trop discriminant et dans le cas contraire, on aura carte blanche. »

Le regard embrumé par les ténèbres qui picoraient ma peau, je parvenais tout de même à me diriger dans le quartier. La nuit était propice à la tension et à l'attente, au sein de ces bâtiments délabrés qui menaçaient de s'effondrer. L'air était frais, et s'engouffrait sous mon manteau, faisant picoter ma peau. Je grimaçais sous l'inconfort, plissant les yeux pour mieux me repérer. Encore quelques minutes et on y serait. Tandis que mes pas me transportaient, je vérifiais que Marc me suive toujours avant de lever les bras devant moi, enlaçant mes doigts pour les faire craquer. Le bruit résonna dans le silence oppressant et un sourire narquois s'étira alors sur mes lèvres. L'écho du craquement retentissait encore légèrement derrière moi, alors que j'abaissais mes mains, les fourrant dans mes poches. J'abaissais la tête rapidement, la secouant de droite à gauche avant de la relever, la basculant en arrière pour la faire craquer également. Je me dégourdissais consciemment avant d'aller rendre une petite visite pas vraiment courtoise à ce chef de gang totalement barré. Ce gars était bien malsain quand il fallait et même si j'adorais ce côté bestial et sanguinaire en lui, je devais avouer que ce mec n'avait même pas de plan d'attaque. Il faisait tout sous le coup de l'émotion, et c'était loin d'être un chef d'oeuvre. Autant dire que Malik, quand il avait planté sa femme par impulsion, c'était beaucoup plus proche d'un Michel Ange que le pseudo tas de bouse pas du tout artistique du mafieux. Enfin, ce gars, je me ferai un plaisir de le lacérer en temps voulu. De toute manière, on était bientôt arrivé et Marc devait sûrement vouloir se défouler lui aussi. J'allais pas tout garder pour moi non plus, sinon il n'y aurait pas de fun. On ne pourrait pas s'amuser et on n'obtiendrait sûrement aucune réponse si tout se faisait dans la hâte.

Mieux valait garder une distance de sécurité. Je glissais doucement ma main à l'arrière, passant dans mon dos, et buttant contre la ceinture. Je souriais, étirant mes lèvres alors qu'un air carnassier imprégnait mes traits. Le flingue était bien là, toujours aussi lourd dans ma paume, et chargé. Garder ses distances, ok, mais toujours avoir sur soi un moyen de pression, surtout dans ce milieu. Je retirais ma main de ma ceinture et remis mon manteau en place. Il fendit les airs en claquant contre ma jambe et j'en profitais pour remettre les mains dans les poches. Au bout de quelques minutes de marche intensive en plein milieu de la nuit, je commençais à entendre des éclats de voix. Je ralentissais le pas et apercevais une lueur blafarde quelques mètres plus loin. Ils étaient là, tout proches, dans la lumière. Et nous, encore enfouis dans les ténèbres, entourés par l'obscurité silencieuse. J'avançais doucement avant de m'approcher d'un mur, le longeant lentement, m'arrêtant avant le tournant. Ils étaient juste à quelques mètres, je pouvais les sentir. Personne ne surveillait cette entrée, et ainsi, je penchais la tête pour jeter un coup d’œil, en surplomb de la zone dangereuse. Les paupières plissées, je laissais mes iris scruter les moindres recoins et notais les informations utiles quelque part dans ma tête. Silencieusement, jusqu'à ce que j'entende Marc s'arrêter près de moi. Je soufflais doucement, la buée s'envolant dans les airs, alors que je collais mes flancs contre le mur.

« Nous y voilà. »

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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Ven 14 Juil - 22:31

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Tête baissée, les épaules rentrées, les lèvres scellées. C’est peut-être un Marc bien différent de celui que Morgan connaissait qui marchait à présent à ses côtés. Pas le moindre sarcasme ne sortait de sa bouche. Presque quarante-huit heures de cuite non-stop, ça laissait des traces. Et Marc n’avait plus vingt ans. Juste dix de plus, mais c’était suffisant pour qu’il sente le contrecoup de son ivresse. Il sentit un instant le regard perçant de Morgan sur lui. Il se retint de lui demander ce qu’il offrait de si intéressant pour que Nitmaeër se décide à le fixer de la sorte en croisant les bras. Il avait besoin de quelque chose ? Il avait un commentaire à faire ? Marc se retint, encore une fois. Ne pas lever les yeux au ciel, ne pas lui demander s’il voulait sa photo. Ce n’était pas parce qu’il était complètement paumé qu’il devait s’approcher à ce point de la mort. Fort heureusement, son collègue se mit en route et Marc le suivit, les mains fourrées dans ses poches et les yeux rivés sur le sol. Il bénissait ce silence et cette obscurité qui les entouraient. A nouveau, il sentait ce petit fourmillement qui l’avait saisi plus tôt. Cette sensation familière qui lui venait d’on ne savait où. Ça semblait venir du plus profond de lui-même. Il le sentait parcourir ses veines sans comprendre ce que ça signifiait. Il fronçait les sourcils, baissant les yeux vers ses mains. Fermant et ouvrant le poing pour que ça s’en aille.

Enfin, il consentit à ouvrir la bouche, tant pour occuper son esprit ailleurs que vers ces sensations étranges que pour savoir exactement où ils allaient. Et la réponse de Morgan ne se fit pas attendre. Marc grimaça légèrement. Il n’aimait pas les gangs. Il avait eu quelques ennuis avec certains d’entre eux. La véritable question était probablement avec qui Marc n’avait-il pas eu d’ennui. Vu sa facilité à se mettre les gens à dos, c’était une question piège. Il se contenta d’hocher la tête, en se demandant de quel gang il s’agissait. Morgan le savait et les menaient droit vers le trou à rat où ces weirdos se terraient. Au moins, il avait pensé à prendre une arme avec lui, si jamais les choses tournaient mal. Et elles tournaient souvent mal. Particulièrement quand Morgan et Marc bossaient ensemble. Les gens prenaient peur, donc certains avaient la sagesse de parler directement. D’autres tentaient de résister. Ils résistaient en se battant. Les gens travaillant de près ou de loin avec Hydra finissaient pas entendre parler de ce duo improbable. Et pour sa défense, Marc dirait bien qu’il n’était pas le plus dangereux du lot.

En retrait, il suivait Morgan, se murant dans ce silence amer. Il devrait être dans un avion en dehors de Genosha, pas ici. Pourquoi n’avait-il pas écouté son instinct qui lui disait de partir tant qu’il le pouvait ? Quitte à laisser tout le monde derrière ? La réponse, il la connaissait mais il refusait de mettre des mots dessus. Parce que pour la première fois de sa vie, Aidan mis à part, il se souciait de quelqu’un d’autre que sa propre personne. La gamine. Cette maudite gamine. Sa…fille. Il savait qu’un gosse changeait tout, c’était pour ça qu’il s’était toujours refusé l’eventualité d’aller pondre un gosse à une grognasse quelconque. C’était des responsabilités. Et les responsabilités, Marc les fuyait comme la peste. Quel choix s’offrait à lui, maintenant ? Arrêter tout et se ranger pour élever cette gamine ? Tout ça parce que Meryl n’avait pas réfléchi avant de lui faire ce sale coup ? Une minute, on parlait de Meryl, bien entendu qu’elle y avait réfléchi. Et plutôt deux fois qu’une. Ça lui faisait toujours aussi mal de penser à elle, de s’imaginer qu’elle était en train de croupir dans ce maudit asile et qu’il ne pouvait rien faire pour l’en sortir. S’il pouvait, peut-être qu’il la tirerait de là, qu’ils trouveraient un moyen. Marc endosserait sa responsabilité de père et resterait avec elles. Meryl et Mercy. A trois.

Il secoua la tête. Une baffe pour Bowman. Depuis quand il songeait à des trucs pareils, lui ? Tout plaquer et devenir le parfait père de famille ? A en crever de rire. C’était plus le truc d’Aidan, ça. Pas lui. S’il vivait jusqu’à quarante ans, ce serait un putain d’exploit. Jusque là, il allait faire ce qu’il savait faire de mieux : se démerder. Et ça, il savait très bien le faire. Trop bien, même. Il leva la tête en entendant Morgan dire qu’ils y étaient. Marc n’avait pas fait attention à l’itinéraire et il eut une sale surprise en découvrant l’endroit. Putain. Et dire qu’il s’était juré de plus y remettre les pieds… Il retint son souffle en se plaçant à côté de Morgan. « Avant qu’on y aille, faut que je te dise un truc. » Autant lui dire dès le départ, qu’il ne tombe pas de haut. Parce qu’aucun doute que les types qu’ils allaient voir ne se priveraient pas de faire savoir à Morgan qui était le type qui l’accompagnait. Il se massa la nuque une seconde avant de tourner les yeux vers son collègue. « Ces types-là… Ils m’aiment pas beaucoup. Ça risque de compliquer les choses. Leur chef va pas lâcher un mot s’il voit que je suis là. »


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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Ven 1 Sep - 22:13



The fire's out but still it burns

Someone's out there, sending out flares


Accolé au mur bétonné, je croisais les bras contre mon torse tout en scrutant la scène en contrebas. Je plissais légèrement mes paupières, voilant quelque peu mon regard. Les lèvres pincées, je mâchouillais ma mâchoire. C'était un geste devenu presque automatique depuis le temps. Concentré dans ma tâche, je laissais mes iris glisser d'un individu à l'autre. Ils étaient tous éparpillés et ne devaient donc pas avoir grand chose à foutre en cette soirée. A part garder un probable butin. Avec un peu de chance, on pourrait en tirer quelque chose. Enfin, faudrait déjà savoir si ce connard de mafieux était déjà impliqué dans le coup, ce que je soupçonnais fortement. Je grognais alors doucement, entrouvrant mes lèvres et décroisant les bras. Je serrais le poing droit avant de l'enfoncer dans ma poche, jouant avec mon briquet pour m'occuper. La pulpe de mon doigt raclais contre la pierre et je me faisais violence pour ne pas enclencher la flamme et la balancer sur le territoire du gang. Putain. Problème réglé en deux secondes, et comme ça je serais tranquille. Je soupirais en penchant la tête de côté, la reposant sur le mur. Me détachant du spectacle quelques secondes, je posais mon regard sur Marc qui semblait assez surpris de se retrouver ici. Same dude. Il s'approchait tandis que je relevais le visage, soufflant silencieusement. Les volutes s'envolant dans les airs dansaient devant mes iris assombris. Le souffle de Marc se mêlait à l'obscurité ambiante tandis que sa voix résonnait. Fébrile et grave, sombre et rauque. J'haussais un sourcil, sans le regarder, attendant la suite. Lorsqu'il se remit à parler, ses paroles virevoltant dans l'atmosphère, ma main stoppa ses pressions sur la pierre et je me figeais. Bloquant ma respiration, brûlant ma gorge, picotant mes yeux. Je n'entendais alors plus rien, comme plongé dans le silence, du coton coincé à même les tympans. C'était étrange, d'autant plus que cela ne m'étonnait aucunement. Marc avait un passé assez chargé et ce n'était nullement une surprise de le savoir impliqué dans ce genre d'affaires.

Perdu dans les méandres de mon esprit, je ne me rendais pas compte du temps qui défilait au dehors. Je ressassais les quelques souvenirs de mes missions passées avec Bowman, et me rendais de plus en plus compte que quelque chose n'allait pas ce soir-là. Retrouvant ma mobilité, je pinçais les lèvres et fermais les paupières, imprégné dans ces fresques opaques et fluides qui encerclaient mon esprit. J'inspirais un bon coup, l'air frais et la brise légère du vent me caressant le visage. En expirant, je libérais cette sorte de tension qui m'avait pesé sur les épaules, avant de recommencer à m'occuper avec le briquet. Ma main appuyant à nouveau sur la pierre sans la faire rouler. J'ouvrais alors les yeux, posant mon regard sur les traits étirés de Marc. Aucune émotion ne transparaissait au travers de mes iris sombres, contrairement à lui. Il semblait mitigé. Sur la marche à suivre ou sur le fait d'être coincé ici. Enfin, ce n'était pas mon problème, tant qu'il ne causait pas d'emmerdes. C'était mal le connaître que d'assumer qu'il ne ferait rien de stupide. Je soupirais. Au moins il a eu la décence de m'en parler, maintenant il ne restait plus qu'à aviser, même si ça entraînait un contretemps important. Je me décollais du mur en inspirant bruyamment, me redressant brusquement. Ma main gauche frôlait mes flancs au travers de ma veste alors que je me tournais enfin vers mon acolyte. Ce n'est pas vraiment un challenge vu que tu n'es pas aimé par beaucoup de monde. Je reniflais dédaigneusement. Je vais le faire parler, te préoccupes pas de ça. D'un geste souple du poignet, je lui indiquais la marche à suivre et soupirais en avançant vers la zone en contrebas. T'as qu'à rester en arrière. Dans l'ombre et à l'écart de ce putain de lampadaire qui sert de projecteur.

Je jurais en lui faisant signe de me suivre. Fourrant ensuite les mains dans mes poches, je laissais mes pas me guider. Mes rangers crissant contre la terre légèrement mouillée. L'obscurité ambiante commençait doucement à se retirer. Le voile ténébreux se détachait de nous, nos silhouettes se découpant du tableau. Le bruit de mes expirations résonnait bruyamment à mes oreilles, cognant presque contre mes tympans. Mon sang pulsait au creux de mes veines, frappant mes tempes à mesure que je m'approchais du centre de la cour. Les quelques membres du gang présents se retournaient sur mon passage, jetant des regards noirs et crachant presque leur hargne pour prouver leur supériorité inexistante. Je ricanais doucement, avant de fermer complètement mon visage, me donnant l'air le plus condescendant possible. Ou le plus naturel. Un des gars se détachait du lot et s'avançait légèrement, l'air plus narquois qu'autre chose. Autant le maître était un trou du cul de première, autant les enflures derrière n'étaient pas plus avancées cognitivement parlant. Ça allait être rapide. Le gars se mit à m'interpeller, et je m'arrêtais finalement à quelques pas de lui. Je tournais doucement la tête pour vérifier que Marc se tenait à l'écart. Et je remarquais aussi que les membres du gang se mettaient à nous encercler. J'haussais un sourcil devant cette démonstration de force plutôt ridicule et je retournais à nouveau vers le dirigeant. Sa tête typée m'exaspérait au plus haut point et pourtant, je me trouvais à lui faire face. Sans bouger. Sans broncher. C'était le moment de lui tirer les vers du nez, et même si la tâche s'annonçait assez ardue vu sa tête de con, je n'allais pas en démordre. Opiniâtre comme j'étais, je n'allais pas me faire remballer par cet enfoiré. Il allait prendre cher. Je souriais alors, narquoisement, un air carnassier peint sur mes lèvres. Après tout, c'était bien l'une de mes parties préférées, manipuler, pour obtenir ce que je voulais.

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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Dim 17 Sep - 18:41

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S’il n’était pas Marc, il se serait offusqué de la remarque de Morgan. Mais il avait raison. Ce n’était pas un challenge. Il savait qu’il avait pas mal d’ennemis dans le coin et c’était logique, vu son comportement en règle général. Prêt à accepter n’importe quel job pour un salaire. Toujours dans la provocation, dans l’insolence et dans la violence gratuite. Guère étonnant qu’il se trainait une sale réputation et ce, avant même d’être un membre à part entière d’Hydra. Une réputation qui le précédait, car il voyait toujours le visage de ses interlocuteurs changer du tout au tout quand il disait son nom. Bowman, l’ouragan d’emmerdes. Ça avait toujours été ainsi et ça le serait toujours. Pauvre Mercy. Si elle savait la vérité sur ce père qu’elle voulait tant retrouver, elle déchanterait vite. C’était la préserver que de vouloir s’enfuir loin d’elle. Marc écarta sa fille de ses pensées. Il avait autre chose en tête, là, maintenant. Et Morgan lui lançait des directives pour éviter qu’il fasse tout foirer. Il se contenta d’opiner du chef sans dire un mot, sans même émettre la moindre protestation. C’était assez drôle de voir combien il savait filer droit en présence de Morgan. Et c’était peut-être parce que c’était lui. Avec un autre, Marc aurait tendance à en faire qu’à sa tête, quitte à se faire détester par la suite. Mais non. Avec Morgan, il était comme un enfant sage qui suivait les ordres et qui ne faisait pas de vagues.


Il fourra les mains dans les poches de sa veste, rentra les épaules et laissa Morgan y aller en premier. A nouveau, Marc sentit la douce caresse des ténèbres autour de lui et cette fois, ça l’apaisait. Il est toujours tendu et avec l’impression d’aller droit dans la gueule du loup - quelle idée de se pointer dans un endroit où les trois quarts des pélos voulaient sa peau, aussi ? - mais beaucoup moins que lorsqu’il s’était aperçu vers où ils se dirigeaient. Tant qu’il suivait les consignes de Morgan, ça allait aller. Rester à l’écart. Ne pas faire l’idiot. Ça devrait, aller, non ? Il le suivait de près, sans pour autant se montrer tout à fait, laissant à Morgan le loisir d’imposer le respect à tous par sa simple présence. C’était à se demander comment il le faisait aussi naturellement. Marc gardait le silence, les yeux baissés. Alors qu’il avançait avec Morgan parmi le groupe, il les voyaient se regrouper autour d’eux pour les encercler, certains d’entre eux lui lançant des regards furieux. Qu’est-ce qu’il leur avait fait, déjà ? Ah oui. Il en avait arnaqué plus d’un à une soirée poker. Pour sa défense, ils trichaient et il n’a fait que leur rendre la pareille en empochant le pactole. Plusieurs d’entre eux avaient été arrêtés à cause de la bagarre que ça avait déclenché et à laquelle Marc s’était échappé pile avant que les flics ne rappliquent. Etonnament, ils lui en voulaient encore. Et on ne pouvait pas les blâmer pour ça.

L’un d’eux s’avança et Marc préféra ne pas montrer sa gueule. Il vit un des gars près de lui faire se passer le doigt sous la gorge en guise d’avertissement pour lui et tout ce que ça déclencha chez lui, c’était une envie de rire. Il secoua la tête avec un rictus pour lui faire comprendre à quel point il était ridicule. Mais le summum du ridicule. Il se prenait pour un pirate ? Il leva les yeux au ciel et commença à explorer du regard les issues possibles, par simple sécurité. Des fois qu’ils doivent se barrer en vitesse. Même s’il doutait fort d’en arriver là avec Morgan. Il patientait pendant que Morgan faisait le Morgan avec le chef, parlant de son ton grave et inquiétant. Il sentait la tension monter au sein des membres du gang. Marc en arrière, parmi ceux qu’il avait arnaqué, forcément. Autant dire que Marc était l’allumette et que les autres étaient la dynamite. Ce serait plus simple. Un mélange dangereux. Très dangereux, surtout quand l’allumette pouvait devenir la dynamite en une fraction de seconde. Exemple avec ce type random qui crut drôle de bousculer Marc en provocation. Pour la défense du pauvre bougre, il ne connaissait pas Marc et donc ignorait son caractère imprévisible. Il ne s’attendait certainement pas à ce que Marc passe la main dans son dos pour attraper la crosse de son arme à feu qui se trouvait à sa ceinture, bien caché sous sa veste. Et il s’attendait encore moins à ce qu’il lève son bras armé vers lui et presse la détente. La scène dura une seconde. L’instant d’après, ce type random se retrouva au sol, avec un trou encore fumant au milieu du front alors que la détonation résonnait dans l’air. Marc eut un rictus en laissant son bras retomber. Le canon était chaud contre sa cuisse. « Dommage, t’as mal choisi ton jour pour me faire chier, buddy.» Il leva les yeux vers les autres, des yeux plein de folie pure, souriant de plus belle. « Y’en a un autre qui veut jouer ?» Il espérait qu’un d’eux s’avance encore pour qu’il puisse lui vider son chargeur sur la gueule. Et quand il n’aurait plus de balles, il le tabasserait jusqu’à ce qu’il ne ressemble plus à rien. L’appel du sang l’avait gagné et il avait l’impression de renaître. Pourquoi s’en faire ? Il avait toujours été comme ça. Créant des problèmes. Vivant des problèmes. Il était lui-même un problème. Il se mit à rire devant la tête effaré de certains. Un rire un peu incontrôlable. Il avait essayé d’être quelqu’un de bien. Songé à protéger sa fille de l’être abject qu’il était. Etre un bon père, tout ça. Mais chassez le naturel et il revient au galop. Il secoua l’arme à hauteur de son visage, canon pointé vers le haut, en riant toujours. Il l’abaissa en cherchant ses cigarettes de sa main libre. Il avait essayé et il avait échoué. C’était bien la preuve que ce n’était pas pour lui.


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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Ven 22 Sep - 23:34


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L'atmosphère était des plus tendue, l'aversion palpable si bien qu'au moindre de mes expirations, je pouvais sentir mon corps se figer. Presque comme un instinct de survie que je ne me connaissais pas. A vrai dire je n'avais jamais vraiment eu affaire à des personnes se qualifiant d'imposantes et le peu que j'en avais vu, autant dire que je n'avais pas été impressionné le moins du monde. Ils me semblaient tous aussi ridicules les uns que les autres, sans fonds, sans harmonie. Rien qui ne méritait le respect. Et là, ce chef ressemblait tout bonnement à un mafieux de pacotille qui allait appeler sa clique au moindre soucis pour ne pas se salir les mains. Comme c'est beau l'esprit d'équipe en surface alors que dans le fond, il ne fait cela que pour protéger son gros cul de péteux. Je n'avais qu'une seule envie face à lui, ricaner. Juste ricaner, laisser libre court à mon euphorie devant ses grands airs, et lui apporter le plus beau cadeau que je pouvais lui faire. Une balle de mon Sig Sauer juste au niveau de la poitrine. Aaaah, je pouvais déjà sentir l'odeur du sang et le liquide carmin qui glisse hors de sa cage thoracique pour éclabousser toutes ces faces de cons. Quel magnifique tableau. Malheureusement tant que je n'avais pas confirmation que ce fils de péripatéticienne avait vendu le QG de la base, je ne pouvais pas me déchaîner. Et je bouillonnais. J'en avais terriblement envie, mon doigt me picotait et la pression fantôme de la queue de détente ne faisait que me conforter dans cette idée. Peu importait au final qu'il ait foutu le bordel, fallait trouver un bouc émissaire, et il avait la tête parfaite pour le rôle. Et j'allais quand même faire ça dans les règles. Si sa réponse ne me plaisait pas, je ne garantissais pas qu'il sortirait vivant de son trou à rats. J'espérais juste que Marc ferait pas de conneries en arrière plan en attendant. Enfin, le temps d'avoir les infos dont j'avais besoin, après il pouvait très bien faire exploser du C4 dans les hangars du gang, je m'en fichais complètement. On ne devait laisser aucunes traces de toute façon.

Le gars ne m'inspirait déjà pas confiance de base, alors avec son sourire étincelant, dû à ses dents en or, encore moins. Sa dentition provenant d'argent certainement non blanchi, il n'était vraiment pas imposable au respect. Malgré tout, je continuais de parler avec lui, la voix grave et le ton dur. Je n'avais pas l'intention de me laisser marcher sur les pieds, surtout avec toutes ces têtes d'abrutis qui se croyaient tout permis. Y avait rien qu'à voir celui juste derrière le boss, en train de tailler un pieux avec un couteau à peine bon marché. Le regard plein d'arrogance et le sourire beaucoup trop narquois à mon goût. Mec, va clairement te faire empaler par ton pieux de mes deux. Il ricanait en plus ce trou du cul. Beaucoup trop con putain. Enfin, je finissais par poser la question qui turlupinait assez l'organisation sur les agissements du gang. Le mec perdait lentement son sourire, avant de le retrouver. Sauf qu'il était moqueur, joueur, trop superficiel. Il levait les mains, regardait ses gars pour les questionner du regard. Je voyais bien qu'ils étaient tous au courant, de mèche dans la même affaire. Une sorte de tension s'empara de moi et je me retrouvais à bloquer ma respiration pendant un court instant. Une détonation venait de retentir juste derrière. Putain. L'air ravi du chef de gang sembla complètement se défaire. Son sourire fanait à vue d’œil et je n'avais même pas besoin de me retourner pour comprendre. Marc. Encore. Mais bordel pourquoi il a fait le con ? Je fermais les yeux, les paroles de mon collègue caressant mes tympans. Quelques secondes de répit avant l'explosion.

Je croisais les bras alors que les mecs aux alentours braquaient tous leurs armes en notre direction. Je pouvais les entendre. Soupirant alors, je laissais mes épaules s'affaisser, avant de rouvrir les yeux. Lorsque je remarquais les canons tournés vers ma tronche, je levais les yeux, haut dans le ciel, jusqu'à ce qu'ils roulent dans leur orbite. Marc... Je me tournais lentement, beaucoup trop doucement au goût des autres qui s'impatientaient déjà. T'es pas sérieux là ? Je m'approchais d'un pas, pointant la face de connard du mafieux de mon index inquisiteur. Il me matait très bizarrement et on aurait dit qu'il allait m'arracher la main cet enfoiré. J'étais à deux doigts de... Je soupirais sans terminer ma phrase, frappant mon front avec la paume de ma main en le voyant chercher une clope dans ses poches. Je le connaissais peu, mais je savais qu'il avait quelques manies avec les cigarettes. Après un coup pareil, il fallait bien faire retomber la pression, ou au contraire, faire remonter la flamme de la folie en embrassant la mèche. Le déclencheur était activé, maintenant fallait juste espérer que la déflagration n'allait pas nous emporter avec. Façon de parler, parce que là, j'étais très clairement en train de succomber à l'impulsivité, la brutalité. Un frisson avait parcouru ma colonne vertébrale et je plongeais ma main au niveau de mon holster afin d'attraper mon flingue du bout des doigts. Cette sensation délicieuse coulait en moi alors que mon sang battait à mes tempes. J'étais déjà cramé depuis bien longtemps, et il avait fallu que Marc pète un plomb pour que je m'enflamme à mon tour. Il suffisait d'un rien parfois. Levant le bras et pointant un court instant en la direction du mafieux, je pressais la queue de détente sans ménagement, alors que le corps tombe au sol. Raide. Le respect est mort ce soir. Les autres, encore trop soufflés par la brutalité de Marc et par l'image de leur chef démuni et déshérité, en train de baver son sang sur la terre noire ne bougeaient plus. J'en profitais pour courir et attraper brutalement Marc par un pan de son manteau, serrant les dents. Mâchoire tendue, je l'attirais derrière une caisse un peu plus loin alors que les sbires reprenaient peu à peu conscience de la réalité. Les balles sifflaient à présent et je pouvais les entendre hurler des insanités. Tant pis pour leur chef et les règles, maintenant c'était la guerre.

Putain mec, qu'est-ce qui t'a pris ? Reprend-toi, merde quoi ! Je lui sifflais presque, un venin coulant sur ma langue. Le poison glissant sur mes lèvres. Ma gorge se serrait alors qu'une balle me frôlait la tempe lorsque je risquais un coup d’œil vers les adversaires. Je levais la main en direction du lampadaire pour tirer sur l'ampoule et ainsi faire régner l'obscurité sur les lieux. Les ténèbres repoussant la lueur désagréable et faiblarde, nous pouvions à présent être à notre avantage. J'étais plus à l'aise dans le noir et je pense que Marc aussi, vu toutes les missions réalisées ensemble une fois la nuit tombée. C'était comme si l'obscurité nous accueillait, c'était une sensation étrange. Et je ne pouvais pas m'empêcher de repenser à cette intervention au Pegasus, lorsque ce voile noir avait éclaté juste devant moi. Il ne m'avait fait aucun mal, il m'avait même protégé, et je ne m'étais pas questionné sur le coup, mais putain c'était carrément chelou. Secouant la tête, je grognais, les lèvres pincées en me tournant vers Marc. J'étais énervé envers lui, mais aussi très intéressé par la tournure des événements. La pulpe de mes doigts agrippa le canon et en vérifiant mon chargeur et mes munitions je notais que je devais en disposer encore suffisamment pour en dégommer au moins la moitié en face. Maintenant j'espérais juste que Marc serait aussi efficace qu'avant, qu'on puisse faire disparaître jusqu'à la dernière de ces enflures. Et qu'on s'en sorte indemne, accessoirement.


Ayaraven



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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Dim 1 Oct - 21:36

The fire's out but still it burns
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Une telle action avait ses conséquences. Conséquences que Marc avait volontairement ignorées. A présent, alors qu’il se retrouvait avec une quinzaine d’armes braquées en direction de sa face et qu’il se heurtait à l’expression blasée et ennuyée de Morgan, il ne pouvait qu’hausser les épaules, le canon de son arme contre sa jambe. A deux doigts de quoi ? De le faire parler ? Le chef du gang posait son regard furieux sur Marc qui avait envie de rire à nouveau. Il ne lui avait fallu que ça pour craquer. Un pauvre idiot qui trouvait drôle de le bousculer. Un acte anondin qui avait suffit pour embraser son être. Toute sa hargne, toute la haine qu’il gardait enfermée en lui depuis quelques jours. Bam. Une explosion. Une explosion qui allait emporter Morgan avec elle.

Une autre détonation et le chef de gang s’effondra au sol, un trou béant au milieu du visage. Un sourire se dessina sur les lèvres de Marc à la vue de la flaque de sang qui grossissait autour du cadavre. Tout ce qu’il y avait de plus malsain. Il avait définitivement craqué. Il ressentait cette satisfaction intense à la vue de tout ce sang, de toute cette violence qu’il touchait de près et qu’il avait provoqué sur un coup de tête. C’était ce visage qu’il dissimulait habilement au reste du monde. Ses proches ne voyaient que Marc, la grande gueule. Marc, le type qui s’en foutait. Mais personne, à part Morgan, ne connaissait cette facette de sa personnalité qui se délectait du sang versé. Qui se baignait dans la violence et qui en ressortait au meilleur de sa forme. Une petite promenade dans les bas-fond de la société, pour Marc, c’était l’équivalent d’une cure thermale. Peu lui importait les regard furieux dans sa direction ou les flingues en direction de sa tête. Peu lui importait même que le sang du bâtard qu’il venait de descendre allait tâcher ses précieuses rangers.

Il se sentait revitalisé. Un regain d’énergie aussi soudain que bienvenue. Mais pas le temps de le savourer, car Morgan l’attrapait déjà par la veste pour le tirer derrière lui. Le rire de Marc mourut dans sa gorge. La seconde d’après, ils se retrouvaient à l’abri pendant que les balles sifflaient autour d’eux. Les remarques de son partenaire lui montaient aux oreilles. Ce fut seulement à cet instant que Marc comprit qu’il avait déconné sévère. Ouais bonne question, ça. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Il se contenta d’hausser les épaules et de compter ses balles. Il n’en avait utilisé qu’une mais en supposant qu’il fasse mouche à chaque tir, il n’en aurait jamais assez pour chacun de ces connards. Morgan avait bien toujours le sien en plus mais… il venait de tirer - et donc de gâcher une balle - en direction de la seule source de lumière dont ils bénéficiaient tous. Clac. Ténèbres. Noir complet. Et à nouveau, cette sensation familière et déroutante qui couraient le long de ses veines. Malgré lui, Marc eut un sourire. Pourquoi, alors qu’il se trouvait dans le noir complet, il se sentait plus puissant que jamais ? Pour quelle raison se sentait-il comme s’il venait de prendre quinze injection d’adrénaline ? Invincible.  Une lueur faiblarde éclaira un peu les lieux. Il en déduit qu’un de ces abrutis avaient eu un éclat de génie et activé la fonction lampe de poche de son téléphone. Il maintenant le faisceau braqué vers leur abri. Marc fit le calcul rapidement dans sa tête. « Ils vont nous encercler. J’ai un plan. » Il avait une idée et Morgan devait être en train de se demander ce qu’il allait bien pouvoir faire comme connerie. Il n’avait pas idée.

Marc se redressa vivement en s’extirpant de l’abri, pour attirer l’attention sur lui. « Hey, les connards, je suis là. » Le faisceau de la lampe de poche l’éclaira et il fondit sur le côté, dans un autre abri au moment où une autre volée de balles sifflaient. Il les entendait et serra les dents en se plaquant contre la paroi. Avec le peu de lumière qu’il y avait, les ombres étaient projetées contre le mur. Sans savoir pourquoi, il se sentait foutrement attiré par elles, comme si elles représentaient un quelconque intérêt pour lui. Ce n’était que des ombres pourtant, rien d’intéressant. Il avait autre chose à penser, pas vrai ? Comme des types armés qui voulaient venger leur pote et leur chef. L’important était ne de pas rester là et d’empêcher les autres de les prendre, Morgan et lui, à revers. Il bougea donc à nouveau de sa place. Longeant la paroi. Et comme il l’avait deviné, l’un des gars se pointa à l’autre bout de son abri. Il n’eut pas vraiment le temps de faire autre chose que de pousser un hoquet de surprise quand Marc lui asséna un coup en plein visage, faisant rebondir sa tête contre le mur. L’arme tomba au sol. Il s’en saisit sans attendre, ignora le corps du type et continua d’avancer. Sa petite diversion de tout à l’heure avait pour but d’attirer l’attention sur lui et de laisser à Morgan l’occasion de faire… de faire son Morgan, quoi. Le type flippant et mortel.

Il se sentait tellement invincible, alors qu’il évoluait dans les ténèbres. Pourtant, à force de se sentir trop sûr de lui, Marc fit une connerie. Il se retrouva alors trop exposé. Avec la lumière braquée sur lui et aucun endroit où se cacher car les abris étaient trop loin. Se prendre une balle, c’était ce qui était supposé arriver. Tous les paramètres étaient là. Marc, exposé. Bien en vue. La cible idéale. Sauf que… Même les statistiques, c’était un truc que Marc ne respectait pas. Cette sensation qui lui brûlait les veines s’intensifia au point de prendre le contrôle momentané de son bras. Sans savoir comment, ni pourquoi, il visa une des ombres. L’ombre d’une caisse. Un mouvement sec du bras plus tard, cette caisse qui avait pourtant l’air bien lourde fut balancée avec autant de facilité que si elle était un carton vide contre le petit groupe qui était face à lui. S’effondrant avec fracas sur deux d’eux, poussant les autres à reculer en se demandant ce qu’il se passait. Et laissant à Marc pour digérer l’info. Ça, c’était nouveau. Bien nouveau. La surprise créée par cette attaque soudaine de caisse qui volait lui offrit quelques instants pour coller une balle dans la tête de l’un de ses crétins et se barrer à nouveau. Il se retrouvait à nouveau plaqué contre une paroi, la respiration haletante. Il n’arrivait pas à comprendre ce qui venait d’arriver et ne voulait pas le savoir. C’était juste arrivé. Tant qu’ils étaient dans cette situation, il ne pouvait pas se permettre une crise existentielle de plus. En tout cas, il venait d’en avoir trois grâce à cette manifestation paranormale et il n’allait pas cracher dessus. Il en restait encore à tuer.


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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Mar 10 Oct - 18:23


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Les ténèbres nous entouraient et je pouvais presque déceler des formes dans l'obscurité. Sûrement un tour de mon esprit, mais je n'en prenais guère garde. Préférant contrôler ma respiration afin de rester calme malgré la situation plus que problématique. Putain Marc... Vraiment, j'en avais jusque là de ses conneries. Mais pas le temps de merder, fallait qu'on se tire d'ici en vitesse. Et je comptais bien emporter le plus de ces gars dans la tombe avant de filer. Je grognais en osant jeter un coup d’œil vers la dernière position des ennemis, et seules leur silhouettes se découpaient grossièrement dans la nuit. Je ne les discernais pas clairement, malheureusement et je soupirais en retournant ma tête vers les caisses qui nous servaient de planque. Un des gars alluma subitement la lumière, avec une lampe de poche sans doute, et braqua le faisceau lumineux vers nous. Marc reprit contenance presque immédiatement, oubliant son air narquois et son sourire vainqueur ayant disparu de son visage. Il avait enfin retrouvé la raison ce con, putain. Et en plus il avait un plan. Bah voyons. J'espère qu'il n'avait pas besoin d'avoir ses putains de plombs qui sautent à chaque fois pour avoir un plan qui germe dans son esprit. Manquerait plus que ça. J'osais imaginer que son plan état digne d'intérêt et qu'il allait pas rejouer au con d'ici peu, vu dans quoi il nous avait embarqué déjà. Il se redressa, se décalant un peu et se mit à crier, me forçant à me frapper le visage avec la paume de ma main. J'ai eu tort de lui faire confiance mais au moins il avait attiré l'attention sur lui. Ainsi, je pus m'extirper de derrière les caisses pour filer dans le sens inverse et me plaquer contre un rempart en tôle. C'était pas bien mieux, mais c'était ça ou je finissais troué de partout. Et j'avais pas spécialement envie de ressembler à un cadavre ce soir.

Mon pouls était bien trop imposant et je tentais de calmer ma respiration devenue erratique, trouble et hachurée. Les gars se dispersaient dans tout le camp, et Marc devait déjà affronter sa part de connards en rogne. Il ne me restait plus qu'à m'occuper de ceux qui me courraient après et on serait bon. J'inspirais un grand coup, bloquant ma respiration lorsque j'entendis des pas non loin. J'osais glisser un regard de côté, et vis une silhouette s'approcher dangereusement de ma position. Avec un peu de chance, je pouvais encore le prendre par surprise et le cogner contre le mur en béton juste en face. Ça devrait l'assommer juste assez pour que je puisse avoir un semblant de contrôle sur la situation. J'attendis alors qu'il soit à l'intersection avant de foncer sur lui, tête rabattue, et les épaules rentrant en collision avec son torse. Il valdingua sur une courte distance et percuta le mur avant que je vienne le frapper au visage. Sa tête tomba en arrière et craqua contre le béton, un éclat carmin giclant alentour. Un de moins. J'entendis un autre approcher, alerté par les cris de ma dernière victime et me retourna juste à temps pour être aveuglé par sa lampe torche. Je bondis sur le côté pour éviter de me prendre des balles un peu partout au moment où ce con se mit à me sauter dessus. Je fermais les yeux, serrant les dents, me préparant pour l'impact inévitable. Qui n'arriva jamais. Je me sentais soudainement très nauséeux, ma tête tournait et j'avais l'impression d'être un peu déphasé avec l'instant. Peut-être était-ce l'adrénaline qui pulsait dans mes veines qui me donnait cette sensation. Toujours était-il que je sentis quelque chose me traverser, et quand mes pieds claquèrent contre la terre, je rouvris les yeux, cherchant le type du regard. Il avait atterri non loin de moi, la tête la première ayant mangé le sol terreux. J'en profitais pour placer ma main au niveau de l'endroit où j'avais senti quelque chose me transpercer, mais je ne percevais aucune plaie, pas de liquide vermeil et chaud coulant sur mes doigts, aucune crevasse, pas la moindre égratignure. Je fronçais les sourcils, ne comprenant strictement rien à ce qui venait de se passer.

Je fus tiré de ma transe par les grognements de l'autre connard. Me tournant vers lui, je pouvais remarquer qu'il se tenait la tête avec ses deux mains. Son flingue était juste à côté de lui, éclairé par le faisceau de la lumière. Pourquoi il ne prenait pas son arme ? Qu'est-ce qu'il lui arrivait au point qu'il en oubliait qu'il voulait me tuer ? Putain mais qu'est-ce qu'il se passait, bordel de merde ? Alors que j'approchais, je pouvais sentir une vive douleur dans mon crâne, et une image atroce explosa dans mon esprit. J'avais beau fermé les yeux, je la voyais toujours et c'était vraiment crade, gore à souhait. Je secouais la tête, m'approchant toujours, ouvrant les yeux difficilement. Je grimaçais en le regardant, voyant toujours son arme à portée de main. Il la cherchait à tâtons à présent. Il va se tirer une balle. C'était plus une constatation qu'un ordre, mais le gars attrapa vivement la crosse et pointa le canon sur sa tempe. J'eus à peine le temps de cligner des yeux que la détonation retentit, me coupant le souffle et libérant mon esprit. J'étais complètement figé, fasciné par ce spectacle morbide. Le gars venait de se donner la mort. Il m'avait fait économiser une balle en plus, c'était presque beau en fait. Mais je repris contact avec la réalité un peu trop brutalement, sortant de cette transe étrange en entendant des hurlements non loin. Mes jambes étaient lourdes, mais je parvins tout de même à contourner le mur en tôle pour aller à l'arrière du camp. Je me plaquais contre un autre mur en béton, mon arme fermement agrippée à mes doigts, inspirant longuement. Il devait rester encore la moitié du gang à décimer si on voulait se casser en paix, en laissant les cendres du camp s'envoler, les âmes perdues dans les flammes et la fumée. Et je n'avais toujours pas utilisé de balles en plus, autant dire qu'on était pas mal pour l'instant. Dans l'hypothèse où Marc était toujours vivant, bien entendu. S'il devait crever ici, je sais même pas si je reviendrai pour chercher son cadavre. De toute manière, il avait pas intérêt à crever, on devait terminer cette putain de mission et rentrer tous les deux.

Un nouveau grognement vibra dans ma gorge, alors que deux gars arrivaient dans ma direction. Je me décalais brusquement, visant la tête du premier avant d'appuyer sur la gâchette. Il tomba à la détonation et je glissais ensuite le canon sur le deuxième, visant cette fois le cou. La balle brillait sous les rayons de la lune et son éclat attira mon attention un court instant, ce qui me permis de discerner un gars dans le fond, qui venait de me remarquer Les éclaboussures du liquide carmin complètement oubliées, je lançais un regard noir vers lui, alors qu'il commençait à lever son arme vers moi. Une sensation de picotement parcouru mes mains, mes bras, mes épaules, mon torse même, et la seconde suivante, le temps s'était comme figé. Un voile noir s'étirait sous mes yeux ébahis, étincelant de quelques points blancs, comme les astres brillants dans le ciel obscur. Ma gorge était serrée, ma main me tiraillait, au point de brûler ma peau. Et pourtant, je ne pouvais que me concentrer sur l'opaque rideau noir qui se dirigeait à toute vitesse vers le gars. Alors que je le voyais s'éloigner, la sensation devint fade, se dissipant de plus en plus. Je clignais des yeux et en un instant, le temps repris son cours, m'oppressant de sensations contradictoires. La fatalité se déversa sur le gars, qui fut englouti par ce truc étrange. J'abaissais ma main, reprenant ma respiration dont je n'avais pas eu conscience d'avoir retenue. Je tremblais presque devant ce qui venait de se passer, et mes yeux brillaient devant ce spectacle absurde qui venait pourtant de me sauver la vie. Comme au Pegasus. Je ne comprenais plus rien, j'étais complètement ailleurs, et totalement démuni. Ma respiration devenait bien trop chaotique pour que je puisse me calmer. C'était totalement dingue, de la folie. Merde. De la magie carrément. Putain. Je pouvais pas rester là, il fallait qu'on se tire au plus vite. Je devais retrouver Marc et on devait se barrer de ce lieu infesté. Putain de bordel de merde.


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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Lun 23 Oct - 20:28

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Il compta ses balles. Il n’en aurait jamais assez. Il entendait les détonations et les sifflements autour de lui et dans une accalmie, il y eut un vacarme non loin, précisément dans la direction où Morgan s’était dirigée. Il se mordit la langue. Il devait rejoindre son collègue, même s’il n’en avait pas particulièrement envie car il savait que le creepy de service allait lui en coller une pour ses conneries. Mais c’était lui qui avait foutu la merde, à lui de la réparer. Il contourna l’obstacle derrière lequel il s’était planqué. Les gars qui avaient tenté de le piéger étaient encore sonné par l’attaque étrange qui avait eu lieu. Cette caisse qui volait, comme ça. Il ne savait même pas comment il avait fait. C’était bien la première fois que ça se produisait. Il avait ce truc avec son bras et c’était tout. Comme si son corps avait réagi de lui-même. Et il n’avait clairement pas le temps de se poser des questions. Ils allaient reprendre leur esprit alors, c’était maintenant ou jamais. Ils étaient trois encore debout. Marc prit une grande inspiration et bondit de derrière l’obstacle en tirant une autre balle. Pas en pleine tête, mais il toucha quand même sa cible, au vue du cri de douleur qu’elle poussa. Un de moins. Les deux autres eurent tout juste le temps de se retourner quand Marc en toucha un deuxième à la jambe. Il n’en restait plus qu’un et Marc décida d’y aller directement. La balle le frôla de peu mais ce n’était pas suffisant pour l’arrêter. Il se jeta sur le tireur pour le plaquer au sol. Un coup de crosse direct sur la mouille et on en parlait plus. Rapidement, il saisit l’arme et vérifia qu’elle était chargée. Plus de balle que son propre flingue. Il vida le chargeur pour le mettre dans sa poche et se redressa. En passant, il asséna un coup au visage de celui qui hurlait comme un goret à cause de sa blessure à l’épaule pour qu’il se taise.

Il s’était débarrassé du groupe à sa poursuite, il devait prêter main forte à Morgan qui se débrouillait très bien de son côté. Il n’y avait qu’à suivre les cadavres. En prenant soin d’être hors de portée d’un potentiel tireur, Marc évolua dans la direction de son collègue. Il craignait de le trouver dans un sale état mais vu ce qu’il voyait en avançant, c’était lui qui leur faisait passer un mauvais quart d’heure. Un petit rappel de ce qui arrivait quand on était pas de son côté et quand on l’agaçait. Il n’avait pas trop envie d’y aller, en fait. Il avait fait foirer la mission et Morgan allait lui faire payer. C’était jamais trop tard pour se casser d’ici et le laisser se débrouiller. Ce ne serait pas la première fois que Marc abandonnait quelqu’un pour sauver ses fesses. Il était presque prêt à faire demi-tour et se barrer d’ici en vitesse. Mais quelque chose le retenait. Il ne savait pas ce que c’était. Il y avait comme une impression qui le poussait à rester. Zéro instinct de survie, Marc. Zéro. Tant pis, au diable tout ça. Il soupira en jurant entre ses dents et se mit à courir. Il y avait du grabuge vers un coin de la zone. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que Morgan était par là. Marc tomba nez à nez avec un type qui déboula en sortant de derrière une grosse caisse. Il esquiva le coup en se baissant et lui attrapa le bras pour lui tordre dans le dos. Il leva d’un coup sec et un craquement se fit entendre. Il l’assomma avant son arme avant qu’il ne se mette à hurler et le laissa glisser au sol sans un regard. C’était vraiment pas le jour pour lui casser les couilles. Un autre arriva sur la droite mais Marc n’eut pas le temps de tirer, cette fois-ci. L’adversaire était plus rapide. Et la balle aussi.

La douleur fulgurante qui lui parcourut l’épaule le fit presque chanceler. Bordel de… Il jura. Pour être honnête, il s’était déjà pris une balle mais il n’avait pas hâte que ça recommence. Et pas le temps de se morfondre sur sa douleur. Il glissa entre les obstacles pour se mettre à l’abri. Bien joué, Marc. Bravo. Il se maudissait, maudissait ce sale enfoiré trop rapide et maudissait le sang qui s’échappait de sa blessure. Comment il allait s’en sortir, ce coup-ci ? Heureusement, il avait toujours son arme. Il était coincé. La respiration haletante à cause de la douleur, il écarta doucement un pan de sa veste pour voir l’état de sa blessure. Ce qui était difficile dans la semi-obscurité. Il ne discernait rien. A part le fait qu’il était en train de saigner et que ça faisait mal. Très mal. Il serra le canon de son arme avec sa main valide. Il allait lui faire payer. Clairement. Il n’y avait nul doute que ce batard attendait juste qu’il sorte de son trou. Il risqua un oeil et se replaqua contre la surface au moment où une balle sifflait au niveau de sa tête. C’était pas passé loin. Okay, il ne lui restait plus qu’une chose à faire. Merci la technologie. Marc serra les dents, car il allait avoir besoin de ses deux mains. Il réussit à extraire son téléphone de sa poche, salopa l’écran tactile avec son propre sang mais parvint quand même à faire ce qu’il voulait. Il activa la fonction lampe de poche de l’appareil qui éclaira son environnement. Il posa rapidement le téléphone à plat en se baissant, lumière vers le ciel. Et d’un rapide coup du bras, l’envoya glisser au sol en direction du type qui attendait. Une diversion efficace qui permit à Marc de se redresser presque aussitôt, de lever son bras valide et de coller une balle dans la tête de cet enfoiré qui regardait le téléphone glisser vers lui. Maintenant, il allait enfin pouvoir rejoindre Morgan, dont il venait d’apercevoir la silhouette à quelques mètres de là.


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Tenebris
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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Jeu 2 Nov - 18:31


The fire's out but still it burns
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C'était un putain de gros bordel. L'écho de ma respiration saccadée se répercutait alentours avant d'être étouffée par l'obscurité ambiante. Je lançais de rapides coups d’œils autour de moi, vérifiant qu'aucun autre membre du gang n'avait eu la merveilleuse idée de me suivre. Manquerait plus que je gâche encore une de mes balles pour leur sales gueules. Un vide oppressant prenait place dans ma poitrine à chaque pas que je faisais, les souvenirs de ce voile ne cessant de vriller mon esprit. Putain. Je ne comprenais rien à cette mascarade, mais elle m'avait tout de même sacrément servie. Ce tour de passe-passe, de magie, tout droit venu de nulle part était tombé à point nommé. Mais, comment ce truc avait-il pu m'arriver ? Pourquoi était-il apparu juste devant moi ? C'était totalement insensé, presque impossible, et pourtant. Je n'arrivais plus à me focaliser sur ce qui m'entourait, j'étais trop perturbé par ces conneries. Me plaquant contre un mur, je pouvais sentir mes doigts se crisper autour de mon arme, et contre le béton. Je restais ainsi quelques secondes, respirant bruyamment, prenant de longues inspirations, pour calmer cette pression qui pulsait en moi. Serrant le poing, je le frappais contre le mur avant de me redresser, secouant la tête. Je devais me reprendre et me casser d'ici. Sans oublier de retrouver Marc, parce qu'il allait pas tenir tout seul face à tous ces connards. Des bruits de lutte se firent entendre un peu plus loin, et en me décollant du mur, je commençais à courir en leur direction. Oubliant temporairement l'incident précédent, je me laissais guider par mes pas, battant la terre à chaque impulsion que je prenais pour m'élancer.

J'arrivais bien vite devant Marc et son petit spectacle de force brute. Il avait réussi à en buter un avant que je ne débarque, et je devais avouer qu'il avait pas raté son coup. C'était du beau boulot. Pour l'instant. A croire qu'il avait pu compenser son pétage de plomb d'avant avec toutes ces victimes. Je doutais qu'on ait pu tous les avoir, et j'étais persuadé que certains s'étaient terrés plus loin ou carrément barrés pour se cacher le temps de reprendre des forces. Triste pour les racailles du gang. Mais ça me faisait quand même rire. Ils jouaient les durs mais n'étaient pas plus solides que de la porcelaine. Lançant une œillade sceptique à Marc tout en triturant l'arme que je tenais, je serrais la mâchoire, appréhendant la suite. Il doit en rester peut-être trois ou quatre. On peut aller cramer l'entrepôt pour leur faire passer l'envie de nous retrouver. J'expirais bruyamment, jouant avec le canon de mon flingue, tout en regardant Marc récupérer son téléphone en grimaçant. Fronçant les sourcils, je comprenais qu'il était blessé, le con. Je grimaçais avant d'examiner ça rapidement, ce qui lui tira un sifflement désapprobateur. Bouge pas, Marc. Avec la lumière de son appareil, je pouvais voir que la balle était sortie sans trop de problèmes. Mais il saignait toujours et je n'avais pas grand chose pour cautériser les plaies. J'avais espéré qu'on puisse terminer ça et se casser fissa par la suite. Mais non, Marc était blessé et il n'allait pas pouvoir faire grand chose à part rester caché et grogner. Lâchant un soupir, je regardais mon t-shirt en dessous de mon manteau, avant de m'écarter et d'en arracher un bout. Cette merde allait causer ma perte vu le nombre de hauts que je devais racheter à la fin de chaque mission. Agrippant le tissu du bout des doigts, je l'appliquais sur la plaie de mon collègue, afin de stopper le saignement. Il hurlait presque et c'était pas vraiment agréable, ce que je comprenais. Vu toutes les fois où je m'étais rafistolé à la va-vite, c'était jamais la meilleure sensation au monde.

Mec la balle est sortie, ça aurait pu être pire. Gardant une expression neutre sur le visage, je ne repensais même plus à ma colère envers lui. Ce qui était un avantage, vu que j'essayais de l'empêcher de se vider de son sang. La plaie à l'arrière de son épaule saignait beaucoup moins, du coup je préférais me concentrer sur l'autre. La balle était entrée par là et son champ d'impact avait été impressionnant vu les traces laissées sur sa peau. J'ai pas d'alcool pour désinfecter. Il devra quand même passer chez un médecin, ou juste à l'infirmerie du QG, histoire de vérifier qu'il n'y ait pas plus de risques pour lui. C'était moche mais c'était comme ça. Appuie le plus fort que tu peux. En lui disant cela, je fouillais dans mes poches à la recherche de mon briquet. En m'accroupissant, j'en profitais pour récupérer le couteau caché dans ma chaussure, et me redressais. Il allait pas aimer, mais c'était ça ou crever sur le territoire du gang. Le choix était vite fait. Allumant la flamme du briquet, je sortis la lame du couteau avant de la passer au dessus du feu. Comme hypnotisé par la chaleur et les arabesques de la flamme, j'en oubliais presque Marc et ses grimaces. Seulement, une plainte plus bruyante que les autres me fit tourner la tête vers lui, et je rompis le contact avec la roulette, éteignant la flamme. J'espérais qu'on n'allait pas attirer l'attention sur nous, à cause de ce contre-temps. Mais je pouvais pas le laisser comme ça. Avec précaution, après avoir rangé mon briquet, je tendis la main pour appuyer sur le tissu qui faisait office de compresse, et regarda Marc dans les yeux. Ça va faire mal. Retirant doucement le bout de T-shirt, j'appliquais alors d'un coup, brusquement, la lame échauffée et stérilisée sur sa plaie. Les hurlements, cris, plaintes de Marc, furent rapidement étouffés, alors que je pressais le couteau encore quelques secondes. Grimaçant, je retirais finalement la lame, la rangeant rapidement, ainsi que le bout de tissu, avant de passer son autre bras par dessus mes épaules et de le faire tenir debout.

Allez, respire, on a bientôt terminé. Je soufflais, la respiration hachurée, en le faisant marcher à mes côtés en direction de l'entrepôt. On a juste à s'occuper de ceux qui restent. Détournant le visage, je laissais mon regard percer la nuit, sans voir grand chose. Cependant, je pouvais discerner des voix dans le silence qui nous entourait. Ils ne devaient pas être loin et j'espérais qu'ils allaient pas nous capter alors que je traînais Marc à l'arrière de l'entrepôt. Une fois devant la porte arrière, verrouillée bien évidemment, je grognais en déposant mon collègue contre le mur. D'une pression rapide et brusque, mon pied rentra en collision avec la porte et celle-ci s'ouvrit à la volée, avec un bruit très désagréable. Prenant rapidement Marc avec moi, je l'entraînais à l'intérieur, derrière des panneaux métalliques où il ne risquerait pas de se faire avoir. Je pouvais entendre les autres rappliquer, et déposais alors mon collègue au sol. Marc, eh. Je claquais des doigts pour attirer son attention. Je vais m'occuper des derniers, alors fais pas de bruit. Je sifflais bruyamment. Et surtout, tu tires qu'en dernier recours. Me relevant rapidement, je partis en direction des voix. Les genoux légèrement pliés, je marchais discrètement vers elles, mon arme tenue fermement et tournée vers le haut. Coudes repliés également, j'apportais mes bras le plus près possible de mon torse, en me collant au mur. Je jetais un rapide coup d’œil, sans rien voir, mais en plissant les paupières, je pouvais discerner deux individus qui couraient en ma direction. Reprenant ma position, collé au mur, j'attendis quelques secondes qu'ils arrivent à mon niveau. Je sentis plus que je n'entendis le premier me frôler et d'un geste rapide, je lançais mon bras autour de sa gorge pour l'attirer contre mon torse en guise de bouclier. L'autre me remarqua et se mit à tirer sur son pote sans réussir à me toucher. Lorsque je le sentis vaciller, je le lâchais et leva mon arme droit sur mon assaillant. En deux secondes, l'écho de la détonation retentissait à mes oreilles et le corps encore chaud tombait au sol. Expirant un bon coup, mon bras retomba le long de mon corps et je me remis en route pour trouver le restant des membres du gang. Ce n'était que lorsqu'une détonation au loin retentit que je me rendis compte de la situation. Le dernier était avec Marc. Putain.


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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Mar 14 Nov - 13:48

The fire's out but still it burns
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Le trou laissé par la balle saignait. Marc sentait le liquide chaud couler le long de son bras. Quelques gouttes commençaient déjà à tomber sur le sol, se frayant un chemin à travers les tissus pour glisser le long de ses doigts. Et ça l’énervait, d’avoir été aussi bête. Il s’était fait avoir comme un bleu.  Un foutu débutant au royaume des bleus. A ce train-là, il allait devenir un Nav’i. Il fixa le cadavre encore chaud du type qui lui avait fait ça et qu’il venait de descendre. Un éclat de rage saisit Marc et il lui asséna un coup dans la tronche avec le bout de sa ranger. Il était mort et il ne sentait rien. C’était peut-être gratuit, mais ça lui faisait du bien aux nerfs. Un peu plus et il se mettait à lui cracher dessus, à cet enfoiré. Il leva la tête en direction de Morgan qui venait de se matérialiser à côté de lui. Il ne l’avait pas vu arriver alors qu’il avait aperçu sa silhouette un peu plus tôt, trop occupé à pester et à passer ses nerfs sur l’espèce de pourriture qui se vidait de son sang dégueulasse sur le sol tout aussi propre que lui.

Il hocha la tête à l’idée soumise par Morgan. Cramer cet endroit ? Volontiers. Au mieux, les quelques connards qui restaient planqués brûleraient vifs dans le brasier. Au pire, ils sauraient à présent qu’il ne valait mieux pas se lancer à leur poursuite ou ne pas les croiser. Voilà qui n’allait pas arranger la réputation de Marc auprès des gangs du coin, ça. Ce n’était pas comme s’il y accordait la moindre importance, ceci dit. Tout en écoutant Morgan et en se laissant séduire par l’idée, Marc se baissa pour ramasser son téléphone, non sans difficulté. Ouais, il avait mal. Ouais, il regrettait son geste et non, il ne voulait pas que ça se voit. Mais il était difficile de rester de marbre à cause de la douleur qui le tourmentait. Il faisait son possible pour rester indifférent – histoire de laisser Morgan suivre son plan jusqu’au bout et de ne pas être un frein – mais même ça, il n’arrivait pas à le faire. Et avant même qu’il n’ait pu émettre une protestation ou sortir un mensonge, Morgan était déjà en train de l’observer. Il siffla car le geste attisa un peu la douleur qui lui rongeait l’épaule. Il cessa de protester et ne songea à pas se défaire quand son collègue lui ordonna de ne pas bouger. A quoi ça servait de protester, de toute façon ? Il aurait été capable de l’assommer pour regarder. Même si Marc aurait préféré qu’il l’assomme parce qu’il ne voulait pas montrer sa blessure. Sa fierté en avait pris un coup et ça, ça faisait plus mal que toutes les balles du monde.

Il s’écarta, non sans grogner quand Morgan le lâcha enfin, ramassant les morceaux éparpillés de ce qui était son orgueil. Marc et son sens des priorités. Une balle ? Pas de problème. Montrer qu’il est blessé ? Plutôt crever.  Il pensait que l’affaire allait en rester là mais non, voilà que Morgan arrachait un bout de son tee-shirt. Marc écarquilla les yeux. « Wowow, tu fais quoi, là ? C’est pas que je veux pas te voir à poil mais… » Sa phrase se changea en hurlement, l’empêchant de balancer son petit sarcasme made in Bowman.  Mais c’était que ça faisait mal, p’tain. Il serra les mâchoires et les poings par la même occasion. Il se détestait pour ça et il détestait presque Morgan de l’obliger à jouer les patients. Grey’s Anatomy, avec Morgan dans le rôle du Docteur Maboule et Marc dans celui du patient un peu con qui veut pas être soigné. Il se concentra sur la voix de Morgan et suivit ses instructions. Franchement… Il n’y avait pas de quoi en faire un fromage, ce n’était qu’une balle. Il avait connu pire au cours de sa misérable existence. Alors à quoi bon s’attarder ici ? Ils pouvaient très bien se barrer et lui, il se rastifolerait tout seul comme un grand quand il serait dans un endroit calme.  « Fantastique, ravi de savoir que la balle est sortie. On peut se casser, maintenant ? » Il n’était pas super à l’aise, à l’idée que Morgan joue les infirmières. Déjà parce que c’était inédit. Il avait plus vu son collègue aider des types à mourir que les empêcher de passer l’arme à gauche. Alors autant dire que le voir à s’improviser médecin, ça avait de quoi lui couper la chique et pas qu’un peu. Il était déjà prêt à se mettre en marche mais la main de Morgan s’abattit sur son épaule valide pour le forcer à rester immobile. Non mais il était sérieux ? Il allait vraiment… ? Marc soupira exagérément. D’accord, d’accord. Ça pouvait pas être pire, de toute façon.

Et putain que si. Il n’avait pas pris en compte le fait que Morgan avait eu l’idée de cautériser la plaie pour l’empêcher de se vider de son sang. Et ni que ça faisait plus mal que le reste. Il n’arrivait pas à contrôler les cris qui sortaient de sa bouche malgré toute l’énergie qu’il mettait pour les retenir. Il était sur le point de tourner de l’œil à cause de la douleur. Il dût se tenir à une des caisses, tête baissée pour ne pas flancher. Le calvaire se termina au bout de longues secondes au cours desquelles Marc songea intensément à ses choix de vie. Et quand ça s’arrêta enfin, Marc douta de ses capacités à marcher jusqu’à la sortie. Pour la première fois de sa vie, il allait avoir besoin d’aide pour se sortir d’un merdier qu’il avait lui-même créer. Il serrait les bords de la caisse comme s’il s’agissait d’une bouée de sauvetage, à s’en faire blanchir les jointures. Il n’eut même pas à le dire à voix haute car Morgan prit l’initiative de l’aider à se faire tenir debout. Il le remercia mentalement. Ses jambes n’auraient pas été capable de le soutenir jusqu’à ce qu’ils sortent de là. Cependant, une question demeurait. Pourquoi Morgan avait gaspillé tant de temps et d’énergie pour lui sauver la peau ? Pourquoi ne s’était-il pas barré ? En restant là, il s’était exposé. Ils auraient pu se faire trouer de balles au moins vingt fois, car ils étaient vulnérables. Morgan aurait pu partir loin d’ici et laisser à Marc le soin de gérer ses conneries. Mais non, il était resté et avait sauvé ses fesses. Pourquoi ?
La plaie le faisait atrocement souffrir, surtout depuis que Morgan avait appliqué une lame chauffée à blanc sur lui. Marc, qui détestait tant l’idée de devoir dépendre de quelqu’un, n’avait pas d’autre choix que de se reposer sur son collègue qui l’aidait à marcher et qui prit un instant pour le déposer contre le mur avant de défoncer la porte. S’occuper de ceux qui restaient. C’était ça, le plan. Morgan allait devoir se passer de lui pour la fête, car il doutait d’être capable de faire autre chose que de rester éveiller. Ce n’était pas tant la balle, le sang qu’il avait perdu et tout ce que ça impliquait. C’était la douleur, provoqué par les soins de Morgan et l’énergie qu’il avait mis à ne pas hurler comme un possédé qui le faisait se sentir mal à cet instant. Il avait juste envie que Morgan le laisse dans un coin et ne le touche plus.  Il suivait ses indications, respirant, avançant, mais il sentait qu’il n’allait pas réussir à aller jusqu’au bout. Pas cette fois. Il remarqua à peine quand Morgan le remit debout une nouvelle fois pour le trainer à l’abri. Il discerna seulement son claquement de doigt pour attirer son attention et être certain qu’il n’était pas en train de s’évanouir. Marc bougea difficilement la tête pour lever les yeux vers lui. Ne pas faire de bruit, ne tirer qu’en dernier recours. Compris. Avant que Morgan ne l’abandonne, Marc eut le temps de marmonner d’une voix rauque « Défonce-moi ces enculés » Un petit sourire se dessina au coin de ses lèvres et Morgan disparut, laissant Marc seul avec le flingue.

Marc, qui tentait de ne pas s’endormir. Putain, il valait mieux que ça. C’était pas une putain de balle qui allait avoir sa peau. Jamais de la vie. Plus facile à dire qu’à faire, maintenant qu’il était seul et qu’il pouvait discerner des voix qui gagnaient en force. Si seulement il était capable de tenir sur ses jambes, il serait allé filé un coup de main à Morgan en s’en donnant à cœur joie.  Il ne pouvait que resserrer sa prise sur l’arme, tout en serrant les mâchoires. Difficilement, il se repositionna, cherchant à atteindre son paquet de cigarette dans sa poche quand un bruit stoppa son geste. Il lui fallut une fraction de seconde pour comprendre qu’il n’était plus seul. Dans la vulnérabilité la plus totale, vu qu’il n’était pas capable de se mettre debout. Il retint sa respiration, tendant l’oreille. Il n’avait plus besoin de lutter pour rester éveillé. Il lui suffisait juste de se sentir menacé. Il repéra les potentielles cachettes mais elles étaient toutes hors de portée. En admettant qu’il soit capable de ramper, il n’aurait jamais le temps de se mettre à l’abri pour surprendre l’adversaire. Il ne pouvait qu’attendre que l’enfoiré planqué se pointe devant lui. Et qu’il ne passe pas par l’un des nombreux passages qui lui donnerait plus l’avantage qu’il ne l’avait déjà. C’était quitte ou double, pour ce coup. Marc avait plus de chances d’y passer que de s’en tirer. Il contrôla sa respiration en levant son bras devant lui, contrôla les tremblements qui s’emparaient de lui contre sa volonté. Il n’avait pas le droit à l’erreur. Le bruit recommença, plus discret, comme si l’autre avait compris qu’il n’était pas seul. Inspirer, expirer. Inspirer, expirer. Le pas se rapprocha, cette fois, semblable au couinement d’une souris. Combien avait-il de balle ? Lui en restait-il assez ? Inspirer, expirer. Un mouvement plus tard, juste l’aperçu d’une étoffe de tissu. La détonation manqua de lui faire exploser les tympans quand il appuya sur la détente.  Elle fut suivie d’un bruit mat. Et d’un râle de douleur qui l’informa qu’il avait touché sa cible. Il ne pouvait pas savoir s’il l’avait blessé sévèrement mais il savait que la détonation allait rameuter Morgan. Restait à savoir maintenant s’il allait réussir à survivre jusque-là.  Quelque part, Marc avait toujours su qu’un jour, ça allait se terminer comme ça. Une mort stupide pour un type stupide.



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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Sam 13 Jan - 1:02


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L'adrénaline pulsait au creux de mes veines, telles des vagues déferlant contre le littoral, l'écho percutant la fine membrane organique. Je pouvais entendre mon sang cogner contre mes tempes, douce mélodie à mes oreilles. Clignant des yeux, j'avais l'impression d'être comme transcendé par le contre-coup macabre, entouré d'une bulle de silence salvatrice. Au ralenti, je reculais, mes iris toujours captivés par le spectacle offert sous mes yeux. Les cadavres encore chauds, et pourtant immobiles. L'immuabilité à son apogée, avant que le temps ne ravage les corps sans vie, ne dévore leurs couleurs pastels. Dans la pénombre, je discernais avec précision les tâches de sang, liquide carmin sillonnant le béton de l'entrepôt en des arabesques stylisées. Le hasard de ces dessins funèbres, de la mort m'a toujours intrigué au plus haut point, et j'avais énormément de mal à me détacher de ce spectacle. Pouvoir percevoir l'image défunte, toucher du bout des doigts la perfection morbide, c'était là ma catharsis. Perdu dans mes pensées, je me laissais emporter dans ce tourbillon argenté qui filait dans mon esprit. Savourant les images qui y défilaient en fermant les yeux. Lorsque je rouvris les paupières, un souffle extatique s'échappa d'entre mes lèvres entrouvertes. Clignant alors des yeux, je ravalais ma salive, reprenant doucement une poigne certaine sur la réalité. La bulle qui m'entourait ne fut pourtant brisée que lorsqu'une détonation se mit à retentir au fin fond de l'entrepôt. Au niveau où j'avais laissé Marc quelques minutes auparavant. Putain. Lâchant un grognement je commençais à faire demi-tour, sans jeter un regard en arrière. Sans un dernier aperçu à mon œuvre sanglante et poignante pour les âmes au cœur de la tourmente.

Mes pas m'emportaient, alors qu'ils glissaient sur le béton délabré de l'entrepôt, l'écho de mes chaussures caressant mes tympans. Des pulsations ne cessaient de transcender ma cage thoracique, le sang battant furieusement contre mes côtes. Serrant les dents, je me retenais de grogner à nouveau, bien trop obnubilé par la situation de Marc pour l'instant. Il ne valait mieux pas qu'il se retrouve aux prises avec le dernier des gangsters, malgré le fait que l'envie ne m'aurait pas dérangée quelques minutes auparavant. Ce revirement m'étonnait moi-même, et je n'y comprenais quasiment rien. Sûrement que le genre de voile noir avait dû bousiller un truc dans ma tête, ouais. Ça devait être ça. Et rien d'autre. Jurant silencieusement, je me stoppais pourtant, me calant contre l'un des panneaux métalliques lorsque j'entendis des sifflements tout proche. C'était clairement pas Marc, vu les bruits qu'il faisait, et j'en déduisais alors qu'il devait s'agir du dernier trou du cul à abattre. Il semblait bien amoché, mais je ne voyais rien depuis ma position. Alors avec dextérité et agilité, je m'écartais du panneau et levais le bras, ma paume enserrant la crosse de mon arme. Canon pointé vers la cible. Plissant les yeux, j'analysais la situation en une fraction de secondes. Il était touché au ventre, de ce que je pouvais voir, la balle n'avait pas percuté d'organe vital. Il saignait, une traînée de sang coulait depuis la plaie jusqu'à ses pieds, et ce con patouillait dedans comme le dernier des malpropres. M'enfin, au bord le la mort, on s'en carrait des manières hein. Mon regard se porta sur son visage tordu par la douleur, et c'était à cet instant qu'il me vit. L'horreur illumina ses traits et il rencontra le mur de l'entrepôt, sa main tremblante élevée à mi-hauteur devant lui. Trop tard mon pote. Un rictus se dessina sur mes lèvres, étirant les coins de ma bouche alors que j'appuyais sur la queue de détente. La détonation retentissait bruyamment, percutant mes tympans avec force et puissante, et la balle se logea dans son cœur. Son corps glissa contre le mur en même temps que j'abaissais ma main, l'arme rebondissant légèrement contre ma cuisse.

Une exclamation étouffée attira mon attention et je rangeais rapidement le flingue encore fumant dans mon dos, l'accrochant à la ceinture. Reconnaissant le timbre de voix de Marc, je m'élançais en sa direction, sans un regard vers ma dernière victime et le retrouva complètement éreinté, étalé contre le panneau métallique, à moitié avachi sur le sol bétonné. Marc ? Il avait vraiment mauvaise mine. Le teint blafard et couvert de sueur, de poussière, et d'un peu de sang. Je jetais un coup d’œil à la nouvelle cicatrice que je lui avais laissée, grimaçant légèrement. Peut-être que j'aurais dû le laisser sur place et me casser, peut-être que j'aurais pas dû essayer de l'aider à stériliser sa plaie. Mais, sans que je ne puisse me l'expliquer, je n'avais pas pu m'y résoudre. La mission aurait été compromise. Marc n'aurait jamais survécu face aux membres du gang, et le message ne serait pas passé avec lui aux commandes. Enfin, si, il serait entré comme une balle en plein crâne, mais sorti aussitôt, ne laissant sur son sillage qu'un trou béant dans leurs cerveaux dépareillés. Et avec le cul qu'il avait, il y serait passé aussi cet enfoiré. Bordel. Les yeux écarquillés, je m'approchais de lui silencieusement, m'accroupissant à ses côtés. Je le cherchais du regard, essayant de le faire se concentrer sur quelque chose. Parce que là, il était à deux doigts de divaguer et de sombrer. Ma paume vint instinctivement se poser sur son épaule pour qu'il puisse s'accrocher à la réalité, qu'il puisse s'ancrer à ce contact et éviter de se laisser emporter par les ténèbres de l'inconscience. Marc, eh. Je le voyais relever le visage, avec difficulté, et son regard voilé me fit tiquer. Je ne laissais rien paraître et baissais un peu la voix pour ne pas le brusquer. J'ai fait ce que tu m'as dit. Un petit rictus étira mes lèvres. Je me suis occupé de ces enculés. Un souffle franchit la barrière de mes lèvres, et je détournais le regard un court instant, regardant par dessus les panneaux. Il fallait toujours faire cramer cet endroit, ne serait-ce que pour effrayer les plus craintifs qui s'étaient cachés ailleurs, ou ceux qu'on avait pas encore eu. Et accessoirement, montrer qui avait emporté la victoire et sortait vivant de cette bataille. Puis bon, il ne nous restait pas assez de munitions pour éradiquer un nid à emmerdes pareil, alors autant faire tout péter et se casser de là en deux deux.

Reportant mon attention sur lui, j'ancrais mon regard au sien, ma main toujours sur son épaule. Il faut quand même qu'on foute le feu avant de partir. Un silence, seulement entrecoupé par sa respiration saccadée. Je vais m'en charger mais je peux pas te laisser là. Il allait encore me claquer entre les doigts et se faire surprendre par l'incendie si je le laissais seul. Mieux valait que je le prenne avec moi, même si dans son état, il allait plus faire office de poids mort à la traîne qu'agent d'Hydra qualifié. Tu arriverais à tenir debout au moins ? Je lui demandais doucement, ce qui m'étonnait, mais je ne pouvais pas prendre de risques alors qu'on était à quelques minutes de la liberté salvatrice. Le mieux serait que je le fasse sortir, que je l'emmène assez loin avant de revenir pour faire exploser l'endroit. Mais il y avait toujours une possibilité pour que quelqu'un nous attende à l'extérieur et là, ce serait la fin. Je jurais, retirant ma paume de l'épaule de Marc avant de la passer sur mon visage. Fermant les yeux, je grognais en soupirant, puis passa ma main dans mes cheveux, me tirant quelques mèches au passage. Faut te faire sortir d'ici, j'énonçais, d'un ton sans appel, le regard perdu ailleurs, mon attention figée sur l'objectif. Les conséquences pour moi on s'en fichait, fallait terminer la mission avant tout. Déjà qu'elle était à moitié ratée, valait mieux pas foirer le message de fin. La phrase choc qui servait d'épilogue. Le feu destructeur, la promesse de représailles. Si ce n'étaient pas eux qui avaient refilés des infos sensibles du QG, alors les concernés verraient ce qu'on pouvait leur réserver, rien qu'au travers de cette mise en garde. Et j'allais vraiment m'amuser pour cette partie, bien plus qu'en cet instant.

Du coin de l’œil, je vis Marc essayer de bouger, mais cela semblait tout de même laborieux vu son état actuel. Par réflexe plus qu'autre chose, je l'attrapais par son bras valide alors qu'il faillit glisser une fois de plus au sol. Me redressant rapidement, je l'aidais à se relever, vérifiant bien qu'il n'allait pas tanguer dès que je le lâchais. Pinçant les lèvres devant sa posture quelque peu précaire, je finis par le maintenir d'une poigne ferme, ma paume contre lui, alors que je lançais un regard au loin, vérifiant bien que le coin était désert. Okay, c'est bon. On peut y aller. Je l'approchais de moi et m'abaissais légèrement, le temps de passer son bras par dessus mes épaules, comme avant. Glissant ma paume contre ses flancs, je le maintenais, soutenant le poids de son corps qu'il laissait reposer contre moi, et me mis à arpenter les recoins de l'entrepôt. Bowman tentait de suivre comme il le pouvait, mais je le sentais bien vaciller de temps à autre. Je n'essayais même pas de grogner, mais je serrais pourtant les dents face à la situation. Le tirant en avant, j’accélérais le pas en franchissant les portes métalliques, la liberté frôlant mon visage de sa douce brise. Il faisait toujours aussi sombre à l'extérieur, et Marc grimaçait à mes côtés. Fallait que je trouve un coin pour le déposer, et rapidement. Scannant la zone du regard, j'aperçus d'autres caisses et me dirigeais alors vers celles-ci, entraînant mon collègue par la même occasion. Une fois à proximité, je me permis de me décoller du blond et retira son bras, sans pourtant le lâcher. Je le tenais toujours lorsqu'il s'adossa, juste le temps qu'il puisse trouver un appui stable et correct, et je retirais ma paume. Cette dernière retourna dans mon dos et je récupérais mon arme une fois de plus. Je crois qu'il devait me rester encore trois balles, un truc comme ça. Ça devrait suffire pour faire péter la chaudière de l'endroit. Pinçant les lèvres, je lançais un dernier regard à Marc, paupières plissées et sourcils froncés. J'y retourne. Je grimaçais avant de faire demi-tour. J'espérais vraiment qu'il allait tenir jusqu'à ce qu'on se casse de là.



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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Mer 31 Jan - 0:35

The fire's out but still it burns
Morgan & Marc
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Il en est là, aujourd’hui, parce que ce n’est que la suite logique de tout le merdier qu’il a lui-même créé. Vivre de violence et de sang, ça ne mène qu’à quelques chemins qui sont tous diablement similaires. La plupart ont pour symbole une magnifique caisse en bois, six pieds sous terre. Et Marc a déjà un pied dans l’une d’elle. A quoi s’attendait-il ? S’en sortir sans dommage ? Après avoir perdu son sang froid et abattu quelqu’un sans même chercher à comprendre ? Voilà ce qu’on récolte quand on mène une vie comme la sienne. Ce qui le caractérise bien pourtant, c’est la force avec laquelle il tient son arme, comme se raccrochant à la vie. Il ne compte pas partir comme ça. Oh ça, non. Ce n’est qu’une balle à l’épaule, c’est rien du tout, pour lui. Certes, la cautérisation express effectuée par Morgan l’a affaibli mais ce n’est que partie remise. Plus de fun pour Morgan qui va devoir se charger de ces enfoirés tout seul, pendant que Marc s’occupe de vider son chargeur sur le dernier de ces enculés qui se trouve dans la même pièce que lui.

Un petit rictus se dessine sur son visage quand il entend le petit râle de douleur. Il l’a eu. Il ne sait pas comment, il l’a eu. Tel un magnifique doigt d’honneur en plein dans la gueule du destin, Marc a réussi à toucher le bâtard qui pensait l’achever. Un vrai casse-couille, ce Bowman. Le pire ? C’est qu’il aime ça. Il adore quand toutes les chances sont contre lui et qu’il parvient quand même à avoir le dessus. Il lâche un soupir en laissant retomber le bras qui tient l’arme. Ce qui serait idéal, là, tout de suite ? Qu’il puisse piquer un petit somme. Juste le temps de récupérer. Mais il ne peut pas. Il en a pourtant bien l’envie mais l’endroit n’est pas propice. Rester éveillé, c’est la clé. La menace n’est pas éliminée mais l’autre va réfléchir à deux fois avant de revenir tenter sa chance.

Le temps semble s’étirer à l’infini. C’est toujours long quand on lutte contre le sommeil. Pourtant, il entend bien les pas de Morgan qui a fait son petit massacre dans le plus grand des calmes. Un massacre qu’il n’aurait pas eu à faire si Marc n’avait pas déconné. Trop tard pour revenir en arrière. Si Marc survit, il ne se doute pas qu’il va se faire défoncer par Nitmaeër en deux secondes. Et il ignore si ça vaut le coup de survivre si c’est pour prendre la dérouillée de sa vie juste après ça. Il ferme les yeux quelques instants avant de les rouvrir quand il entend la détonation. Il peut presque sentir la présence de Morgan, comme s’il avait une quelconque intuition. C’est marrant, ça. Il n’a jamais capté mais il y a toujours cette étange connexion entre Morgan et lui. Comme s’ils étaient liés. Il chasse ça de sa tête deux secondes après, parce qu’il comprends qu’il commence à délirer à cause de ses conneries. Ça va vraiment pas mieux dans sa tête. Est-ce qu’il a déjà réfléchi normalement, ceci dit ?

Il ne s’est pas rendu compte qu’il a fermé les yeux à nouveaux. C’est la présence de Morgan devant lui, qui lui fait prendre conscience qu’il a failli se faire avoir. Il sait pas où il a le plus mal. L’épaule ou sa putain de fierté. Si c’est plus flippant de manquer d’y passer ou de voir Morgan en train de… s’inquiéter pour lui ? Ça y est, il est vraiment en train de délirer. Il écarquille des yeux pour les garder ouvert. Ouais, Morgan en train de s’inquiéter, ça ne peut être qu’un délire qui est en train de lui monter à la tête. Marc se base sur sa voix, s’y raccroche comme à une bouée. Le contact de sa paume sur son épaule est assez physique pour qu’il s’y tienne également. Un rire rauque s’échappe de sa gorge devant le sourire de Morgan. Il l’a fait. Il s’est occupé de ces batards. Au moins un des deux s’est amusé. Marc grimace en tentant de se redresser quand son collègue l’informe de sa volonté de réduire ce taudis en cendre. Il manque également de s’étouffer quand il ajoute qu’il ne peut pas le laisser là. Hein ? Depuis quand il se préoccupe de ses collègues, lui ? La surprise se dessine sur les traits de Marc qui n’en croit pas ses oreilles. Dans quel putain de monde Morgan Nitmaeër prend-t-il la peine de sauver son cul ? Non, c’est pas possible, il est vraiment en train d’halluciner complet. Il met quelques instants à comprendre sa question, secouant la tête. Non, apparement, c’est la réalité. Morgan est bel et bien en train de chercher à l’aider. Il a fait foiré la mission, risqué leur deux vies et Morgan l’aide encore. Soit il a le cul bordé de nouilles, soit il va se prendre un méchant retour de bâton avant la fin.

Il s’aide d’une main pour se remettre debout, par fierté parce qu’il ne veut pas être un poid mort mais qu’il veut quand même aussi survivre un minimum. Et comme il n’est qu’un crétin qui n’a pas su voir venir la balle, il a besoin de l’aide de Morgan qui le rattrape avant qu’il s’effondre au sol comme le dernier des déchets.  Quand il le lâche, Marc cherche son équilibre en ajoutant « Ça va. Je peux tenir debout. » Dit-il avant de tanguer dangereusement sur le côté. « Okay, non, j’peux pas.» Bordel de pute à frange. Il est devenu inutile à ce point. Il aurait préféré crever direct d’une balle dans la tête plutôt que de se voir devenir un boulet qu’il faut sauver. Sa fierté est plus blessée que jamais et il est obligé de laisser Morgan l’aider à se tirer d’ici. Il se maudit tellement pour ça.

Il a l’impression qu’ils mettent une éternité à franchir la distance qui les sépare de l’extérieur alors qu’il sait très bien qu’au top de sa forme, ils auraient mis quelques secondes à tout casser. Mais comme il est un débile qui n’a rien trouvé de mieux que de se prendre une balle après avoir cherché la merde, il doit se raccrocher à Morgan qui l’aide à avancer. Il garde la tête baissée en direction du sol, prenant bien garde à ne pas tomber. Il en doit une à Morgan. Une belle. Il ne sait pas comment il pourra s’acquitter d’une dette pareille. Il ressent à nouveau cette bien étrange connexion entre eux. Il n’y a bien qu’avec lui qu’il en arrive à un résultat pareil. Comme si leur relation datait de bien avant qu’ils ne partent en mission ensemble. Il a toujours eu cette impression de connaître Morgan davantage qu’en tant que collège mais il ne l’a jamais ressenti aussi fortement que maintenant.

A l’extérieur, l’air frais est bien agréable. Il sent une brise soulever ses mèches de cheveux quand Morgan le lâche pour qu’il s’adosse à un mur. Sans dire un mot, il le regarde saisir son flingue et annoncer qu’il y retourne. « D’accord.» Fais gaffe, se retient-il d’ajouter. Malgré lui, Marc sent quelque chose se serrer en lui quand il le voit s’éloigner d’un air déterminé. Les secondes défilent et il tente de se remettre de la surprise causée par ce sauvetage improvisé de la part du type qui est bien loin d’être un héros. Il n’en revient toujours pas et il n’en reviendra sans doute jamais. C’est tellement improbable et pourtant, c’est en train d’arriver. L’atmosphère électrique autour de lui le maintient éveillé et sans qu’il ne comprenne comment, il a l’impression que se retrouver dans le noir l’aide à aller mieux. Il a moins de mal à garder les yeux ouverts et à s’adosser de façon plus confortable. C’est pas maintenant qu’il va courir un marathon car il a toujours la respiration saccadée et il sent une vilaine sueur froide dans son dos, mais au moins, il arrive à tenir debout. Grâce au mur. Cette electricité qui parcourt ses veines s’estompe quand il entend l’explosion. Il redresse vivement la tête pour voir les flammes s’élever. Il scrute l’endroit en proie aux flammes, gardant dans son champ de vision l’endroit où Morgan a disparu. Il se met à compter les secondes et sent l’angoisse le gagner en voyant que Morgan ne revient pas. Non mais… Sérieux ? Il commence à craindre le pire, tout en étant choqué de se voir en train d’angoisser. Mais qu’est-ce qu’il a ce soir, bordel de merde ? Il ne se laisse jamais gagner par ses émotions comme ça. C’est bien la première mission où il est la victime de ses propres émotions et où il se retrouve incapable de les contrôler. Même le soulagement qu’il ressent en voyant enfin la silhouette de Morgan lui semble irréelle. Putain. Sérieusement. Cet enfoiré vient de lui faire peur.




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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Dim 4 Fév - 2:48


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Sans un regard en arrière, je laissais mes pas me guider à nouveau à l'intérieur de l'entrepôt. L'air frais de l'extérieur, telle une caresse se stoppa brutalement et c'était comme si je prenais un coup en pleine tronche une fois passé les portes. L'atmosphère tendue, l'air saccagé par les cadavres frais n'aidaient en rien et m'oppressaient plus que de raison. L'obscurité ambiante dans l'entrepôt était la seule source de réconfort. Malgré cela, je parvenais tout de même à me diriger dans les couloirs, les allées et je passais devant les salles plongées dans la pénombre. Le silence m'étouffait, et l'écho de mes pas me semblait si lointain. Cet endroit était lugubre à souhait. Entre deux cadavres il pouvait bien se trouver des nuisibles que cela ne m'étonnerait pas. Enfin, c'était pas le problème, malgré l'état insalubre du bordel. Non, le soucis, c'était que cette putain de chaudière était à l'autre bout du complexe. J'avais déjà parcouru la moitié de l'édifice, et j'avais toujours rien trouvé. Lâchant un soupir, j'enserrais plus fermement mon arme de ma paume, et continuais d'avancer dans la semi-pénombre. Quelques éclats de lumières jaillissaient ça et là, me permettant de discerner les recoins sans avoir besoin d'utiliser de lampe de poche. Jusqu'à ce que j'arrive devant des escaliers. La chaudière devait se trouver au sous-sol, et à cet endroit il n'y avait aucune fenêtre. C'était bien ma veine. Avec empressement, j'attrapais mon téléphone et mis en route la lumière du flash pour m'éclairer. Je descendis les escaliers, l'écho de mes pas sur le métal résonnant doucement à mes tympans.

Je déambulais dans le sous-sol, me laissant guider par un instinct quelconque. Là où il y avait le plus de chance que se trouve l'objet convoité. Suivant mon intuition, j'avançais dans les couloirs jusqu'à me retrouver devant une porte métallique rouge. Coinçant le téléphone entre ma joue et l'épaule, je visais la serrure avec le flash. Les traits tirés, je fronçais les sourcils en essayant de l'ouvrir. Elle était verrouillée, et je n'avais rien pour crocheter. Pinçant les lèvres, et grommelant doucement, je finis par me passer la main libre dans les cheveux. Je ne voulais pas utiliser une de mes balles restantes pour une pauvre porte, mais en même temps, c'était certainement la seule salle restante où pouvait se trouver la chaudière. Un soupir s'échappa du fond de ma gorge, glissant sur mes lèvres et je me mis à les mordiller, confus. Le poids de l'arme était un ancrage contre ma paume alors que je laissais mon esprit s'épancher. Toutes les possibilités fusaient en quelques secondes, et il ne m'en fallu pas plus pour prendre une décision. J'enclenchais la sécurité sur le flingue et le rangea dans ma ceinture. Je fis de même avec le portable, le rangeant dans ma poche arrière, sans éteindre la lumière, avant de faire craquer mes articulations. Serrant les poings, épaules relevées, je reculais jusqu'à rencontrer un mur. J'inspirais un bon coup en fermant les yeux, et alors que je rouvrais les paupières, l'adrénaline pulsait à nouveau dans mes veines. M’élançant vers la porte, je me décalais légèrement avant de la percuter de mon épaule gauche. Mon souffle s'échappa de ma gorge à l'impact et finit étouffé par l'atmosphère pesante. Les répercussions faisaient trembler jusqu'à mes omoplates, et je pouvais sentir ma peau picoter, mes muscles se tendre. La peau était sensible, elle me tiraillait et j'amenais l'une de mes mains sur mon bras pour apaiser l'inconfort.

Je recommençais encore deux fois, et la porte finit par s'ouvrir. Dévoilant une salle assombrie par l'obscurité. Reprenant le téléphone, je pointais le filet lumineux vers les coins de la pièce. La chaudière se trouvait là, et elle était assez imposante. Je ressortis mon flingue de ma ceinture et visais directement le conduit de fumée avant de tirer. Abaissant légèrement le canon, je visais cette fois-ci le réservoir. Deux balles en plein dans le mille. Une détonation retentit suite à l'impact, percutant mes tympans. La chaudière se mit à exploser, et le trou dans le conduit de fumée pris feu. Les flammes jaillirent dans tous les sens et la force de la déflagration me fit perdre l'équilibre. Je tombais carrément sur le dos, expulsé en arrière à cause du souffle chaud. Le choc me fit claquer des dents, et je grognais en sentant une douleur au niveau des flancs. Me redressant, je tâtonnais et remarqua qu'un morceau de métal s'était incrusté. Putain... Je n'eus pas le temps de faire quoique ce soit que la chaudière faisait encore des siennes. Alors je me fis rouler pour échapper au pire. Le souffle coupé, je me tournais sur les flancs en serrant les dents. Un sifflement s'échappa d'entre mes lèvres tandis que j'essayais de me redresser. Un pan du mur s'était effondré, la moitié de la pièce était en ruine, et je jonchais entre poussière et flammes. Mon pied glissa et je me rattrapais comme je le pus à un tuyau en cuivre qui traînait là. Mes muscles étaient si tendus qu'ils en étaient douloureux, et je ne cessais de grimacer en retrouvant l'équilibre. Mes oreilles sifflaient, ma tête tournait et ma vision était trouble. Jetant un regard à mon flanc, je remarquais une tâche de sang qui se formait, qui grandissait. C'était pas bon du tout. Mais au moins, en gardant le shrapnel dans la peau, j'avais moins de risque de faire une hémorragie et de tomber dans les pommes sur les lieux de notre crime. Je décidais alors de ne pas y toucher et de retrouver le reste de mes affaires.

Dans l'explosion, j'avais lâché mon flingue et mon téléphone, et je ne pouvais pas partir sans eux. Hors de question de laisser des indices par ici. Avec difficulté, je repérais mon flingue et le portable non loin, et me dirigeais vers eux. J'attrapais mon arme et la rangeais sans plus de cérémonie. De toute façon je n'avais plus aucune munition. Agrippant mon téléphone, je remarquais qu'il avait bien morflé. Des rayures partout et l'écran pété. Bordel. Je grognais en le foutant dans ma poche, et me dirigeais vers la sortie. Seulement guidé par les souvenirs flous que j'avais. Je mis bien plusieurs minutes à remonter sans me casser la gueule, et en évitant de prendre des débris dans les pieds. Les flammes commençaient déjà à monter, léchant les murs et je pouvais encore entendre quelques petites explosions au sous-sol. Il devait y avoir encore quelques appareils électroniques dans le coin, ce qui expliquerait les détonations continues. Lorsque je fus enfin au rez-de-chaussée, je me mis à accélérer la cadence, pressant le pas. Mes jambes étaient encore douloureuses, et je grimaçais à chaque impulsion, serrant les dents ainsi que le poing. Mon autre main couvrant la zone touchée par le débris métallique. Mes phalanges en étaient blanches, et je pouvais sentir quelque chose couler sur ma tempe. Je n'y avais pas fait attention au début, mais il y avait une sensation qui me tiraillait le visage. Me stoppant un instant, j'apportais une main à ma tempe, palpant la peau. Peau ouverte, une plaie se trouvait sous la pulpe de mes doigts. Et du sang s'écoulait doucement. La texture était chaude et visqueuse contre ma peau et je soupirais en essuyant ma main sur mon T-shirt. C'était quedal face à la plaie que j'aurais aux flancs. La tâche s'étendait encore d'ailleurs, et je commençais à me sentir vaseux. Merde. Relevant la tête, je continuais d'avancer, tanguant de temps à autre. Je manquais de trébucher en arrivant devant les portes menant vers la sortie. Avec une ultime impulsion, j'arrivais à me dégager de l'entrepôt pour de bon, l'air frais claquant sur mon visage. Récompense salvatrice.

Les membres tremblants, je m'avançais vers Marc, non sans grimacer. Retenant des râles de douleurs entre mes dents serrées, je finissais par avoir mal à la mâchoire. Je voyais des points blancs et des points noirs dans mon champ de vision, et ça me rappelait presque cette histoire de voile. Chassant cette pensée de mon esprit, je m'arrêtais non loin de Bowman, et soufflais un bon coup en enserrant le shrapnel. Il sortait assez pour que je puisse tirer dessus sans qu'il ne reste de fragments à l'intérieur. Un halètement s'échappa de ma gorge alors que je commençais à le déloger, et je fermais les yeux instinctivement. Je finis par serrer les dents, mes grognements filtrant tout de même au travers, tant la sensation était désagréable et épouvantable. Je pouvais entendre Marc déblatérer mais sa voix semblait si lointaine. Mes oreilles bourdonnaient encore, et lorsque je sortis enfin le bout de métal, c'était comme si le temps avait été figé. La libération, l'adrénaline, le contre-coup, le silence. Mais le sang se mit à couler plus abondement, et on devait à tout prix rentrer au QG. J'aimerai autant éviter de faire un syncope sur le territoire du gang qu'on avait dilapidé. Ce serait bien con quand même. Marc... Je sifflais, grimaçant tout de même, en rouvrant les yeux. Rangeant le bout de métal dans ma poche, je déchirais un nouveau pan de mon T-shirt déjà bien en lambeaux et couvert de ce voile carmin. Il faut qu'on parte... Appliquant le tissu sur la plaie pour faire pression, j'haletais, ma voix craquant à la fin de ma phrase. Je tremblais subrepticement et je pouvais sentir mes jambes prêtes à me lâcher sur le coup. Je pris le temps d'inspirer et d'expirer pour faire passer la chose. La gorge serrée, je pouvais sentir ma voix se briser tandis que je ricanais de la situation. Bowman et Nitmæër, agents de l'Hydre, complètement à la ramasse. Je me raclais la gorge pour éviter que ma voix ne me fasse à nouveau défaut et me baissais pour récupérer mon couteau. C'était laborieux. Mhpf.. Un silence, le temps que je reprenne contenance alors que je fouillais dans mon manteau pour retrouver mon briquet. Faisant rouler la pierre, j'allumais la flamme et la passais sur l'autre côté du couteau afin de stériliser comme je le pouvais. Le cliquetis retentissait en un écho étouffé à mes oreilles alors que la flamme s'éteignait. Rangeant le briquet, j'apportais ensuite la lame vers la plaie, en soufflant bruyamment. Je clignais plusieurs fois des yeux, le regard perdu, fuyant, alors que mes mains tremblaient. Je pouvais sentir mes muscles se tendre par anticipation et ma peau me tirailler. Les tremblements allaient jusqu'à mes épaules et des frissons glissaient sur mon échine. Je sifflais, mon souffle incontrôlé, ma voix brisée. J'espérais que j'allais pouvoir faire ça avant qu'on ne se barre de cet enfer. Sinon je ne donnais pas cher de ma peau.



Ayaraven


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Pride
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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Dim 4 Fév - 23:50

The fire's out but still it burns
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Il est bien là, contre le mur. Reprenant un semblant de contenance et d’énergie. Il n’est pas au meilleur de sa forme mais ça, ce n’est qu’un insignifiant détail. Il a plus important à s’occuper. L’explosion qui vient rompre le silence pesant qui règne depuis le départ de Morgan, obligeant Marc à lever les yeux. Le bruit est retentissant. Les mâchoires serrées au point d’en avoir mal, Marc scrute le bâtiment, dans l’attente anxieuse. Les secondes s’étalent et son collègue n’est toujours pas revenu. Peu à peu, la panique commence à le gagner et il ne sait pas s’il ressent véritablement de l’inquiétude pour Morgan ou s’il flippe parce qu’il sait que les flics vont débarquer. Et comme Marc aime bien se mettre des oeillères, il se dit que c’est à cause des flics. Ouais, rien que ça. C’est magnifique le déni. Il est dans l’attente et il ne s’autorise à souffler que lorsqu’il voit enfin son collègue se ramener. Une fumée noire s’élève dans le ciel. Et Morgan avance difficilement. Marc plisse les yeux parce qu’il pense un instant que ce n’est qu’un effet d’optique. Après tout, ça parait impensable. Pourtant, non. Morgan est bien en train de revenir en clopinant. La tête contre le mur, Marc se redresse un peu pour le regarder arriver. Il n’a pas l’air d’être dans un bon état. Loin de là. Il ne discerne pas les détails car il fait sombre mais il est amoché. Et pas qu’un peu. Medusé, il le regarde, la respiration haletante et les grognements de douleurs sortant de sa gorge, s’arrêter un peu plus loin et saisir quelque chose qui dépasse de son manteau. Marc peut enfin voir le sang et la blessure. Les yeux écarquillés, il se décolle du mur. « Qu’est-ce que t’as foutu ?» demande-t-il avec une voix plus rauque que d’ordinaire.

Ils sont dans la merde. Clairement. Si même Morgan est amoché à cause de cette mission qu’il a lui-même foiré, ils vont avoir du mal à s’en sortir. Oh, Marc pourrait s’en vouloir à mort pour ça. Mais ce n’est pas le genre de la maison. Les remords, ça maintient pas vivant. Ce sont les actes qui priment. Pas les excuses sorties de la bouche d’un connard qui galère à se remettre droit parce qu’il a été assez stupide pour être la cible parfaite. Il reste figé, se contentant juste d’hocher la tête quand Morgan balance qu’ils doivent se tirer. Ben ouais, ce serait pas plus mal, mais on fait comment, Coco ? Ils tiennent à peine sur leurs jambes. Et la voiture est à une distance insurmontable dans leur état. Il roule des yeux et bat des paupières pour ne pas s’endormir et lâche un grognement pour répondre à Morgan. Ouais, faut qu’ils se barrent, mais encore faut-il qu’ils arrivent à bouger de là. Il entend le bruit de la pierre d’un briquet et aperçoit la lueur de la flamme chauffant une lame. La cautérisation, encore. Marc songe avec humour que c’est drôle le karma. A son tour de douiller. Puis il se rappelle que c’est aussi à cause de lui et chasse les sarcasmes qui lui montent en tête aussi vite que la nicotine au cerveau. Il n’a que quelques pas à faire pour se rapprocher de Morgan. Ses tremblements sont visibles ainsi que le mal qu’il a à rester concentré et parfaitement éveillé. Ils vont jamais s’en sortir si Marc ne fait pas quelque chose. « Laisse-moi faire.» Il referme sa main sur celle de Morgan qui tient la lame, soulève le tissu qui recouvre la plaie de l’autre sans même lui demander son avis. Il regarde son collègue avec détermination et se prépare mentalement à s’en prendre une. « Ça va faire mal.» Il bat à nouveau des paupières pour garder sa concentration et prend une grande inspiration. Puis sans prévenir Morgan, il pousse la lame contre la plaie béante qui saigne abondamment. Il saisit le bras du brun en même temps qu’il garde l’objet contre la peau, pour l’empêcher de se débattre. Le début de son hurlement est vite étouffé, laissant place à des grognements. « C’est presque fini, bouge pas. » Enfin, Marc décolle la lame de la plaie. Une odeur de chair grillée s’élève et cette fois, c’est à Marc d’empêcher Morgan de vaciller en le retenant par le bras. Il ne sait que trop bien ce que ça fait quand on se retient d’hurler. Quand toute son énergie est déployée à retenir les cris de douleurs. Ça épuise. Et pour une fois, il fait preuve d’un minimum de compassion. « Reste avec moi. Faut qu’on se casse.» Il s’écarte, le lâche enfin et vérifie que Morgan arrive à aligner deux pas sans tomber. Il titube et il a besoin parfois d’un coup de main, mais c’est déjà ça. Marc a récupéré un semblant d’énergie sans savoir le pourquoi du comment et est à présent capable de se tenir debout tout seul et de marcher. Lentement, certes, mais il y arrive. Il peut donc aider Morgan à avancer, se gardant bien d’ajouter quoique ce soit. Parce que là encore, il sait ce que ça fait. La fierté blessée, tout ça.

Ils repassent par le même chemin qu’à l’arrivée. Plus lentement, plus difficilement. Chaque mètre parcouru semble insurmontable et Marc a parfois besoin de s’aider du mur quand il empêche Morgan de se casser la figure. Il grogne. De douleur, d’effort, de rage. Il grogne parce que la mission est un fiasco par sa faute. Ils sont beaux, les agents d’Hydra qualifiés. Un beau duo de cassos, voilà ce qu’ils sont. Ils vont devoir faire un détour par la case infirmerie du QG. Ça va être un magnifique défilé de vannes pour sa pomme, parce que personne ne serait assez dingue pour vanner Morgan. Sans compter le tas de preuves qu’ils ont laissé derrière eux. Un bâtiment en flamme, un gang éradiqué. Paie ton message. Il jure entre ses dents quand il doit à nouveau s’aider du mur pour ne pas tomber. Il a la rage. Il se remet en marche, vérifiant que Morgan suit, hésitant à lui venir en aide quand il galère, lui venant en aide parce qu’il ne peut pas le laisser là, le lâchant quand il se prend un regard noir. Bref, ils parcourent la distance avec difficulté. Derrière eux, ils peuvent entendre les sirènes. Les pompiers et les flics se sont pointés. Les lueurs des gyrophares éclairent le bout de la ruelle quand Marc se retourne pour voir si personne ne les suit. Ils mettent trop temps à se tirer de là. Bientôt, ils vont se faire cueillir. Fort heureusement pour eux, la voiture de Marc est juste là, sous leurs yeux. Il aide le brun à se positionner contre la portière côté passager et manque de se casser la figure en contournant le véhicule pour s’installer au volant. « On s’arrache.» grogne Marc. L’effort a épuisé le vif regain d’énergie qu’il a eu quand ils sont parti. Si bien qu’il galère à mettre les clés dans le contact. Le moteur ne fait pas de caprice - il manquerait plus que ça - et se met à ronronner au premier essai. Ouais, ils s’arrachent.



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Tenebris
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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Mar 6 Fév - 3:05


The fire's out but still it burns
Marc & Morgan
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Un grognement s'échappait de ma gorge à mesure que j'approchais la lame vers la plaie. Serrant le poing, les phalanges contre le manche, je m'apprêtais à cautériser la peau ouverte, la chair à vif crissant déjà à mes oreilles. A l'instant même où j'allais apporter le coup fatal, où la lame allait toucher la craquelure carmine décorant ma peau, je sentis une pression sur ma main. Un contact fébrile, une paume abrupte et rugueuse, une chaleur légère sur mon derme. Je clignais des paupières, étonné, et me tendis instinctivement alors que la voix de Marc résonnait contre mes tympans. Je ne bougeais plus, seul mon regard suivait les mouvements de mon collègue, guidés par une certaine vigueur. Il souleva le tissu, ce qui tirailla ma peau et me fis grimacer. Sa main tenait toujours la mienne alors que je relevais le visage vers lui. Son regard cherchait le mien, tandis qu'il m'annonçait que ça allait faire mal. Je retins un rictus étant donné que je lui avais sorti exactement la même réplique quelques minutes auparavant. Je savais ce qui allait se passer, et à vrai dire, je n'étais pas prêt à ce que ce soit Marc qui s'en charge. Ni à ce qu'il puisse me voir dans cet état aussi déplorable, à la ramasse comme jamais. J'avais souvent reçu des coups, des blessures, et des morceaux de verre, ou de métal dans la peau. C'était trois fois rien en général, mais là, un putain de bout de la taille de ma paume dans le bide, c'était une autre histoire. Autant dire que j'allais vite déchanter. Et c'était pas mon genre à la base. Un soupir glissa sur mes lèvres et je baissais le regard, hochant la tête. Je n'osais pas regarder Marc, ni même tenter de le raisonner. Il fallait que ça soit fait, d'une manière ou d'une autre. J'aurais tout de même préféré me faire subir l'instant de torture à moi-même plutôt que de le vivre de la main d'un autre. Et je n'avais pas d'autres choix que de lui faire confiance sur l'instant.

Fermant les yeux, je me préparais déjà au pire en soufflant bruyamment. L'impact arriva d'un coup, brutal et dévastateur. Marc n'avait rien dit, juste agi. Et c'était peut-être mieux ainsi. La lame échauffée et rougie rencontra la peau déchirée, couverte d'un liquide carmin épais et la réaction fut immédiate. Un cri s'échappa de ma gorge et je serrais alors les dents le plus brusquement possible. Mâchoire crispée, je rouvris les yeux sur le coup, soufflé par la douleur. Des sifflements filtraient entre mes lèvres et j'oscillais entre grognements et hurlements. Marc apposa sa main libre sur mon bras, le maintenant aussi fermement que possible. Ce n'était qu'à cet instant que je me rendis compte que je tremblais vraiment. Desserrant la mâchoire, je me mordillais les lèvres en clignant plusieurs fois des paupières, chassant le voile de la douleur comme je le pouvais, malgré les quelques perles salées qui se formaient aux coins de mes yeux. Les cris étouffés me montaient à la tête, vrillant mes tympans et un pic bien plus imposant que les autres tiraillait ma peau, me faisant serrer les poings. Je maudissais Marc, le traitais de tous les noms pour ce qu'il me faisait subir. Tout était de sa faute après tout, il nous avait foutu dans la merde jusqu'au cou et maintenant on en était réduis à de vulgaires patients à la limite du raisonnable. Putain je te hais. Je te hais Marc. J'arrivais à siffler entre mes cris étouffés, jusqu'à ce qu'il me dise que c'était bientôt fini. J'avais envie de le croire, j'avais envie que ça s'arrête, que tout reprenne un cours normal. Bordel, j'aurai presque préféré refaire face à ce voile obscur, j'aurai limite eu envie qu'il me prenne plutôt que de me retrouver là, entre les mains de Marc. Et pourtant, j'étais toujours là, sa paume enserrait toujours mon bras. Sa main était toujours sur la mienne, ferme mais quelque peu tremblante. Ce contact se voulait sans doute rassurant, mais je l'utilisais plus en point d'ancrage qu'autre chose. Comme si cette main avait été une bouée en pleine mer déchaînée. Un naufragé à la dérive, qui s'accrochait désespérément à cette ancre salvatrice.

Marc finit par retirer la lame, et je pus enfin respirer. La plaie cautérisée me tiraillait toujours, lançant de temps à autre, mais au moins j'étais libéré de la pression. Je ne sentis même pas les mains de mon collègue se retirer, seul l'air que je respirais importait. Pourtant, je pouvais à nouveau retrouver la sensation de sa peau sur la mienne, quand il m'attrapa le bras une nouvelle fois. Je faillis vaciller, tanguant plus d'une fois en me remettant droit. J'essayais de retrouver contenance, mais je grognais toujours, ma tête tournait et ma gorge était sèche. Mes paupières étaient lourdes sur l'instant, et il m'était difficile de garder une attention constante. Sans m'en rendre compte, je me mis à haleter en me retournant pour ranger la lame. Mes gestes fébriles n'étant pas d'une grande aide, je mis bien plusieurs secondes à la foutre dans ma poche pour pas trop forcer. La voix de Marc résonna à nouveau, telle une caresse à mes oreilles alors que je sombrais malgré moi. Rester avec lui semblait être la meilleure alternative. De toute façon je pouvais pas aller bien loin tout seul. Et ça m'emmerdait bien pour le coup. Je voulus lui répondre, mais seul un râle sortit de ma gorge, alors je finissais par serrer la mâchoire et pincer les lèvres. Soufflant un bon coup, je relevais la tête vers l'horizon, scrutant les ténèbres alentours. D'une impulsion quelque peu précaire, je me mis à avancer vers la direction que prenait Marc. Je titubais parfois, mes jambes me semblaient lourdes, ça vrillait dans ma tête et je pouvais entendre mon pouls au creux de mes oreilles. Le sang gonflait mes veines et cognait à mes tempes, ce qui me faisait tourner la tête plus d'une fois.

Rageant sur une bonne partie du chemin, je me laissais guider par Marc les quelques fois où ça n'allait vraiment pas. J'avais vraiment envie de l'envoyer bouler, parce que toute la situation me faisait bien chier, mais en même temps j'avais besoin de lui pour m'en sortir. Pour nous sortir de là. Je pouvais entendre ses grognements de temps à autre, étouffés par l'atmosphère lourde et pesante, ils se mêlaient parfois aux miens lorsque la douleur était trop importante. Lancinante. Poignante. Prenante. Elle me vrillait la peau, consumait mes entrailles. Tiraillant jusque dans ma nuque pour le pire des cas. Bordel. Alors que je grognais un peu plus bruyamment, Marc vint presque instinctivement à ma rescousse. Avant même que ses doigts n'aient pu attraper un pan de mon manteau ou mon bras, je lui lançais un regard noir, sifflant entre mes dents. Sourcils froncés et paupières plissées, un air menaçant étiré sur mon visage. Il recula directement. Je pouvais alors avancer sans me préoccuper de lui, mais parfois, c'était bien trop insupportable pour y arriver seul. Il revenait malgré tout, en dépit des œillades haineuses que je lui jetais, des grognements qui s'échappaient d'entre mes lèvres. Une grande distance était déjà parcourue lorsque j'entendis au loin les sirènes des pompiers et des voitures des forces de l'ordre. Un ricanement m'échappa malgré moi. Il n'y a plus rien à sauver ici. Au détour d'une ruelle, la voiture de Marc prenait forme, les contours de sa carrosserie tranchant dans la semi-pénombre. Bowman me fit arriver du côté passager, alors que je me collais à la portière. Ma main triturant la poignée jusqu'à tant qu'elle finisse par s'ouvrir. Je me décalais en grimaçant, avant de m'engouffrer à l'intérieur de l'habitacle. Marc s'installa derrière le volant, grognant qu'on allait enfin dégager d'ici. Il était temps qu'on se barre de ce trou à rats.

Je lâchais un grognement en me redressant contre le dossier, tentant de me positionner le plus confortablement possible, malgré la douleur lancinante. Ma paume se referma sur la cautérisation, par réflexe et je sifflais en essayant d'étouffer le bruit, sans grand succès. Marc démarra enfin la voiture et le paysage nocturne défilait devant nous. Penchant la tête sur le côté, j'apposais mon visage contre la fenêtre, papillonnant des yeux. J'avais très envie de me laisser emporter par le sommeil, mais je savais pertinemment que je risquais gros si je lâchais les armes. Alors je tentais de tenir comme je le pouvais, me forçant à rouvrir les paupières de temps à autre. Ce fut laborieux. Et Marc ne cessait de m'interpeller pour pas que je sombre. Je pouvais bien me démerder tout seul, merci bien. Tais-toi... Je grommelais d'une voix fatiguée et rauque, quand il finit par m'agacer pour de bon. La silhouette du QG se dessina bien rapidement au bout de quelques minutes et Marc arrêta la voiture. Ouvrant la portière, je pris une impulsion pour sortir du véhicule, grimaçant en sentant la plaie me tirailler la peau. Me retenant un instant contre la carrosserie, j'entendis les pas de Bowman se rapprocher. Tournant le regard vers lui, je fronçais les sourcils, mon visage se durcissant brusquement, ma voix étant plus tranchante. Me touche pas. Je me décollais de la portière et le contournais sans plus de cérémonie, malgré la difficulté. Pénétrant dans l'antre du QG, j'arpentais alors les couloirs éclairés par des néons blafards, prenant la direction de l'infirmerie.

Les jambes lourdes et la tête en vrac, je me ressassais les événements de la soirée. C'était parti totalement en couille, et tout ça à cause de son pétage de plomb. Je m'étais bien amusé à dégommer ces enfoirés, mais là, la retombée était bien trop néfaste pour passer outre. Je lui en voulais à mort pour nous avoir foutu dans un tel pétrin. On en était sortis, mais pas indemne. Et bordel, qu'est-ce que j'avais envie de le défoncer. De lui balancer mon poing à la tronche et de le secouer pour qu'il se rende compte de sa putain d'erreur. La rage pulsait bruyamment en mes entrailles, gonflant mes veines tandis que je serrais toujours les dents et la mâchoire. Mes poings se serraient, mes phalanges blanchissaient et la colère brûlait dans le creux de ma cage thoracique. Mon esprit s'épanchait sous les souvenirs qui m'assaillaient, ces enflures qu'on avait abattus, ce pétage de plomb de la part de Marc. Sa plaie et le fait que je l'avais cautérisée pour pas qu'il claque. Quand je l'avais pris contre moi pour l'emporter en sécurité. Quand je l'avais presque porté pour le tirer de là afin de ne pas l'abandonner. Mon souffle mourut à même ma gorge et j'étouffais alors. En proie à des tremblements imperceptibles, je ne prêtais aucune attention aux autres agents qui se trouvaient sur notre chemin, dont les murmures nous concernaient. Je ne pensais qu'à Marc, et à ses actions stupides. Je ne pouvais pas me le sortir de la tête. Et penser à lui empoignait ce creux dans ma cage thoracique, l'écho d'un battement raté se répercutant contre mes côtes. J'arrivais toujours pas à croire que j'avais risqué ma vie pour lui. Putain.



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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Mar 6 Fév - 21:14

The fire's out but still it burns
Morgan & Marc
I'm only human, I make mistakes. I'm only human, That's all it takes to put the blame on me. Don't put the blame on me

La voiture s’éloigne de la zone et Marc n’est absolument pas mécontent de décarrer d’ici. Cet endroit restera à jamais la preuve du fiasco le plus monumental de sa vie. Les mains serrées sur le volant, les dents serrées, Marc fulminait. Non seulement il avait été assez stupide pour compromettre cette mission, mais en prime il avait risqué la vie de son collègue. Risquer la sienne, c’est une chose. Il l’a toujours fait. Mais jamais il ne s’est montré stupide au point de mettre en danger ceux qui se trouvent avec lui. Il a retrouvé un semblant de contrôle sur ses émotions pour comprendre à quel point il a merdé et à quel point il est idiot. Il lance un regard dans le rétroviseur pour s’assurer que personne ne les suit. L’attention est tournée vers les flammes qui rongent ce bâtiment de merde. Bientôt, ce ne seront plus que des cendres. Des cendres et des corps carbonisés. C’est tout ce qu’il restera.

Parfois, il jette des regards furtifs en direction de Morgan, s’assurant qu’il est encore conscient de ce qu’il se passe. Il l’appelle quelque fois. Il se mange des regards noirs mais ce n’est pas ça qui l’empêche de s’assurer que son collègue ne sombre pas dans le coma. Il peut bien grogner tant qu’il veut, Marc va le ramener au QG avec ses deux yeux bien ouverts. Ils sont dans un état lamentable. A cause de qui, je vous le demande. Là, alors qu’il voit la distance entre eux et le QG se réduire, il se rend de plus en plus compte de sa connerie. Et c’est parti de rien. Juste d’un crétin qui l’a bousculé. Il n’a suffit que de ça pour que Marc saisisse son flingue et tire dans le tête du crétin en question. Il perd rarement son sang-froid, pas comme ça. Mais il suffit d’une fois. Une seule fois. Et qu’est-ce qu’il va bien pouvoir dire ? La raison qui l’a poussé à agir de la sorte ? Il l’ignore lui-même. Il dira qu’il est dans un mauvais jour mais ce n’est pas une excuse suffisante. Loin de là. Un mauvais jour, ça ne se solde pas par un bâtiment en flamme et une dizaine de mec six pieds sous terre.

Au moins, en voyant les regards assassins de Morgan dans sa direction et sa façon de lui dire de s’écarter quand Marc s’approche pour l’aider, il est quelque peu rassuré de voir qu’il a l’air d’être redevenu lui-même. Et là, Marc voit se profiler à l’horizon la raclée qu’il va lui coller pour ce fiasco. Il baisse les yeux et le suit sans dire un mot. S’il ouvre la bouche, il risque d’empirer son cas. Au moins, la seule chose positive dans ce merdier, c’est qu’ils ne croisent pas grand monde. Le peu de gens qui croisent leur chemin arquent leur sourcil en voyant l’état de Morgan qui fulmine. Ouaip. Il va se faire défoncer la gueule. Et pas qu’un peu. Il s’y attend. Ce n’est pas comme si c’était de sa faute. Mais il ne compte pas s’enfuir. Il compte bien assumer sa connerie. Il revoit toute la scène, le moment où il a pété un plomb pour de bon. Tendant le bras pour coller le canon à quelques centimètres de ce trou du cul. Appuyant sur la détente et ricanant comme un enfoiré en voyant ce bâtard tomber au sol devant les regards médusés de ses comparses. Et Morgan, se retournant comme dans un film au ralentis pour le fusiller du regard. Morgan qui malgré son envie de le massacrer l’avait tiré avec lui avec l’abri, l’avait soigné et trainé hors de ce trou à rat. Morgan, qui à présent, n’a plus de raison de se retenir de le tuer. Il a au contraire toutes les raisons du monde de l’envoyer rejoindre les connards qu’ils ont massacrés ce soir.

Il cligne des yeux, à moitié aveuglé par les néons de l’infirmerie. Il ne connaît pas la personne qui est là aujourd’hui. Enfin, il connaît personne tout court car il ne va jamais à l’infirmerie d’Hydra. Comme quoi, il faut une première fois à tout. D’ordinaire, il va plutôt se rastifoler chez Mai car il n’est jamais dans un état nécessitant de faire un détour ici. Vu qu’il s’était barré et qu’il avait dit à Mai qu’il ne refouterait plus jamais les pieds chez elle - le tout de façon méga classé en lui balançant une liasse de billet à la gueule parce qu’il était grave vénère- il n’allait y aller et encore moins ramener Morgan là-bas. Il va donc devoir se contenter de l’infirmerie du QG. C’est peut-être pour ça qu’il ne reconnaît personne. Il ferait bien demi-tour mais il se prend également une autre réalité en pleine gueule, là maintenant. Il n’a nulle part où aller à part ici. Sauf s’il décide de rouler encore un moment pour aller s’échouer dans cet appartement qu’il loue et qui lui sert parfois de planque. Et il est bien trop épuisé pour prendre un tel risque. Il reste planté comme un débile dans l’encadrement de la porte avant de se décider à entrer. Tant pis, va pour un moment à l’infirmerie, avec Morgan qui veut sa peau. Ça va être un chouette moment à passer.



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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Mer 7 Fév - 3:41


The fire's out but still it burns
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L'écho de nos pas résonnaient en un claquement lointain à mes oreilles. Les murmures, étouffés alors même qu'ils s'échappaient des lèvres de ces autres agents de l'ombre. Le silence était la seule récompense dont j'avais besoin, et ça, l'autre semblait l'avoir compris. Marc n'ouvrait plus la bouche, et c'était sûrement là sa meilleure action de la soirée. Mes lèvres se pincèrent et je grommelais en approchant de l'infirmerie. Les poings serrés, je frappais presque dans la porte pour l'ouvrir, ne jetant aucun regard en arrière. Je savais que si je posais le regard sur Marc, j'allais m'enflammer. Déjà que les souvenirs ne cessaient de m'assaillir et de me faire hurler, au point de m'en arracher les cheveux, si je rencontrais ses yeux, c'en était fini de tout. Clignant des paupières, je remarquais une personne installée au bureau des admissions, et haussais le ton pour l'interpeller. C'était bien plus grave et froid que d'habitude. La faute à qui. Les jambes lourdes, je m'approchais de l'infirmier de service ce soir, qui se relevait brusquement. La paume toujours posée sur la plaie, je soupirais un bon coup tout en le laissant s'approcher. Il nous indiqua d'un mouvement de la main où nous installer et je partis rapidement dans la direction indiquée. Et tandis que je me retournais pour y parvenir, les contours de la silhouette de Marc se dessinaient dans mon champ de vision. Fronçant les sourcils, serrant la mâchoire, je le frôlais sans ménagement, mes pas claquant plus bruyamment contre le sol, comme annonciateurs d'une nouvelle fatalité.

Une fois arrivé sur place, je me mis à retirer mon manteau en grimaçant. Mon épaule était encore endolorie, et ma blessure au ventre n'aidait en rien à la situation. Soufflant entre mes dents serrées, je réussissais à sortir mes bras du vêtement et à le balancer sur l'une des chaises adjacentes. Prenant une impulsion sur mes jambes, je m'installais sur l'un des lits spécialisés en fermant les yeux, non sans jurer entre deux tiraillements. Rouvrant les paupières, je vis l'infirmier commencer à assembler ses instruments à toute vitesse. Marc avait suivi et s'installait sur l'autre lit, et la vision de mon collègue me fit me tendre. Mes mains agrippaient fermement le bord du lit, et serraient de plus en plus au point que mes phalanges en deviennent blanches. Je soufflais bruyamment, le regard noir, les sourcils froncés, la mâchoire serrée. Lorsque je voulus me redresser, le tiraillement repris de plus belle et me fit grimacer. Détournant le regard, j'essayais de reprendre contenance, d'oublier tout ce merdier mais je n'y arrivais pas. L'écho d'une détonation ne cessait de retentir à mon esprit, et l'air euphorique de Marc après qu'il ait tiré s'ancrait sous mes paupières dès que je les fermais. Connard. Si j'avais pas eu ce putain de shrapnel en plein dans le bide, je l'aurais tellement saigné à blanc lui. Bordel. L'infirmier arriva enfin près de moi et je n'eus pas vraiment besoin de lui montrer l'étendue des dégâts. Il pouvait bien voir ça de lui-même. M'enfin, avec les compétences des soignants ici, ça n'irait pas bien loin. Paye ton service low-cost.

Il souleva mon T-shirt complètement détruit et je finis par le retirer en râlant, grognant lorsque la douleur était trop fulgurante. Balançant le vêtement au sol, je sursautais légèrement en sentant les mains de l'infirmier sur ma peau. Il regardait la plaie, et tâtonnait pour voir si je n'avais pas de côtes déplacées, ou de saignements internes. Fort heureusement, il ne décela rien de tout cela, ce qui était rassurant en un sens. Sa voix résonna à mes oreilles alors qu'il m'expliquait ce que je risquais de ressentir au cours des prochains jour. Tout ce que j'entendais était du blabla inutile. Je douillais et j'allais encore douiller pendant une semaine. Merci, trouduc, mais j'avais juste besoin des médocs et anti-douleurs que tu allais me filer, pas de ta putain de session psychologique qui était compris dans le menu. Je soupirais pour la forme et aussi parce qu'il m'ennuyait, et me redressais autant que je le pouvais lorsqu'il nettoya la plaie avant de passer un produit pour la désinfecter. A la suite de quoi, il appliqua une sorte de crème sur la plaie. Je grimaçais, sifflant entre mes dents en m'occupant les mains avec le bord du lit. C'était toujours un sale moment à passer, mais quand ça sera fini, j'pourrai enfin aller me poser et oublier le désastre qu'à été cette soirée. Il appliqua un pansement et ses mains quittèrent bien vite ma peau. Je me détendis instinctivement. Je n'aimais pas ce genre de contact, surtout que j'avais l'habitude de me rafistoler tout seul. Mais là, j'avais pas eu trop le choix vu que Monsieur Je-Pète-Un-Câble-En-Mission, qui déjà avait fait foiré toute l'opération, s'était également permis de nous ramener ici sans me demander auparavant si c'était judicieux ou non. Rien ne l'était avec lui de toute façon.

L'infirmier revint vers moi avec un gobelet rempli d'eau et des médicaments. Enfin, les anti-douleurs que j'attendais depuis que l'autre nous avait déposés ici. Les faisant glisser sur ma langue, j'avalais un peu d'eau pour les faire passer en fermant les yeux. Rouvrant les paupières, je terminais le contenu du gobelet et soupirais en me relevant. L'infirmier m'intima de m'asseoir, et lorsque je lui servis mon regard le plus noir en stock, il déchanta. Déglutissant et bafouillant, il baissa la tête et alla s'occuper de Marc. Sans un regard vers eux, je me dirigeais vers mon manteau et commença à sortir les différents objets que j'avais récupéré pour ne pas laisser d'indices. Le shrapnel, les morceaux de tissus ensanglantés, tout passa à la poubelle du QG. Fallait pas perdre le nord si déjà je perdais la tête à cause d'un connard pas possible. Ne gardant plus que ma lame, mon arme au chargeur vidé, mon briquet et mes clopes, je replaçais le manteau sur la chaise. Les lèvres pincées, je ramassais mon T-shirt en grommelant, et le tins en main quelques secondes le temps de voir son état déplorable. Une moue se ficha sur mon visage, étirant mes traits déjà bien marqués. La colère remontait en moi et je mordais mes lèvres en enroulant les restes du vêtement pour les balancer à la poubelle. Revenant vers le lit, je grimpais une nouvelle fois dessus, sortant cette fois-ci le téléphone de ma poche. Il s'allumait toujours mais je ne pouvais plus rien voir du tout. C'était bien ma veine. Je fis une grimace dégoûtée avant de ranger l'appareil dans un renfoncement de mon jean.

A peine avais-je le temps de me remettre, que j'entendis un grognement sortir de la bouche de Marc. Mon regard remonta directement vers lui, aussi rapidement qu'un fouet qui claque, et le sang se mis à pulser dans mes veines, cognant contre mes tempes. Un voile embruma mon esprit, et mon regard se fit aussi noir que les ténèbres. Mes dents et ma mâchoire étaient serrées au possible, mes sourcils froncés comme jamais. Je sentais mes ongles s'enfoncer dans mes paumes, et la colère remonter en vague. Déferlant en moi comme un raz-de-marée, dévastant tout sur son passage. Les tiraillements était déjà bien atténués par les anti-douleurs, alors je ne risquais pas de m'arrêter en plein milieu d'un excès de rage. Je me contenais depuis trop de temps pour faire marche arrière, ou pour encore lui donner l'espoir qu'il allait s'en tirer sans que je ne m'énerve. Marc avait foiré comme un bon gros connard de première et ce grognement, ce petit rien comparé au reste, avait été la goutte de trop. Il avait non seulement mis en péril la réussite de la mission, mais également sa putain de vie et la mienne au passage. Cette pensée me fit fulminer, et le sang pulsait de plus en plus bruyamment dans mes veines, les gonflant d'adrénaline. J'allais exploser, la bombe a retardement allait péter en plein dans la gueule de Marc, et ça n'allait pas être beau à voir. Il grommelait encore, plusieurs fois à la suite, et ces bruits firent vriller la flamme de la haine en mes entrailles. Consumant tout son passage, emportant avec elle les derniers fragments d'un tempérament contenu et posé. C'était terminé, les chaînes étaient rompues. La colère allait se déchaîner, la haine picorant déjà le bout de mes doigts, vrillant mon esprit détraqué par la rancœur.

Les mains tremblantes à cause de la colère, je m'en servis pour m'appuyer afin de descendre du lit en une seule impulsion. En deux pas, je suis à côté du lit de Marc, et l'infirmier semblait en avoir terminé avec lui. C'était bien, parce que j'allais justement commencer à m'occuper de son cas. Serrant les dents, et en prenant mon élan, j'écrasais mon poing contre son visage. L'impact brutal se répercuta jusqu'à mon coude et je secouais rapidement la main avant d'agripper la jonction entre ses épaules et son cou. L'attrapant d'une poigne ferme en le secouant brutalement. C'EST BON MAINTENANT ? Je hurlais, dévasté et complètement ruiné à cause de ses magouilles. T'ES FIER DE TOI ? Je rageais, haussant le ton, la colère se déversant dans mes gestes et mes paroles. T'AS VU L'BORDEL QUE T'AS FOUTU ? C'QUE TES CONNERIES ONT PROVOQUÉES ? Lâchant légèrement la pression sur ses épaules, j'agrippais cette fois-ci son col, l'approchant de moi d'une manière menaçante. Je pouvais sentir son souffle sur mon visage à cette distance, et pourtant, je ne détachais pas mon regard de ses yeux. Le feu contre la glace. Ma voix devint plus grave, et j'abaissais légèrement la voix, sans pour autant baisser le ton. Bordel Marc, mais t'es vraiment qu'un con, putain ! Qu'est-ce qui t'as pris hein ? J'enserrais plus fermement son col, tirant dessus comme un demeuré en quête de réponses. T'as voulu te faire tuer, c'est ça ? Ou faire un doigt à l'orga' ? Lèvres entrouvertes, mon souffle hachuré s'écrasa sur sa peau rougie. Je ne pouvais plus détacher mon regard du sien, la haine s'emparait de moi et déformait mon visage. C'en était presque douloureux. Serrant les dents, je crachais presque pourtant l'ultime phrase. Tu foutais tellement la merde, que t'avais envie de t'foutres toi-même en l'air ? La bombe explosa, et la déflagration était des plus puissantes, ébranlant les quelques restes de la tangible et précaire réalité. L'atmosphère était bien trop lourde, l'air étouffant. La tension trop poignante. Et le temps se figeait autour de nous alors que je le maintenais toujours. Et que mon regard perçait le sien, se plongeant presque dans l'abysse de ses iris afin de toucher son âme pour y trouver des réponses. Je ne pouvais plus respirer, figé dans l'immuabilité, à quelques centimètres de lui, sentant presque la chaleur de son derme contre ma peau bouillonnante de rage.



Ayaraven



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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Mer 7 Fév - 18:48

The fire's out but still it burns
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Toujours en ressassant les évènements de la soirée, Marc reste dans l’ombre de Morgan. Il observe le pauvre infirmier qui doit rien comprendre à sa vie, surtout en les voyant tous les deux ici. Marc meurt d’envie de s’en griller une en attendant. Mais à la place, il fait rouler la pierre de son briquet en attendant son tour. Il sent la tension le gagner au fur et à mesure que les minutes défilent. Au moins, il a ramené Morgan en vie et c’est déjà pas mal. Il s’en serait voulu s’il l’avait ramené dans un cercueil. Et comme c’est pas du tout son genre de culpabiliser, c’est assez rare pour être souligné. Marc attend donc son tour parce qu’il sait qu’il ne va pas y couper. Adossé contre le mur, il fixe un instinct la flamme de son briquet. C’est marrant comme ça lui rappelle des souvenirs enfouis. Des trucs qu’il a carrément oublié et qui reviennent de temps en temps avec la délicatesse d’une baffe dans la gueule. Les différentes situations dans laquelle il s’est fourré, s’en sortant par on ne sait quel miracle. Il en oublie la notion du temps quand il est en train de repenser à tout ça et c’est avec un regard surpris qu’il accueille l’infirmier qui s’adresse à lui. Il lève les yeux au ciel et range son briquet dans la poche de sa veste. Il le suit, en retirant ce blouson en cuir. Ça lui fait un peu mal au coeur de voir le trou laissé par la balle. Il s’asseoit et ne dit rien, se mordant la langue. Et il compte le faire jusqu’à ce que l’infirmier lui applique un truc qui désinfecte et qui arrache sa mère. Là, il commence à grogner en lui lançant un regard mauvais, comme si c’était de sa faute. « Fais attention, putain.» Le pauvre gars aurait du y réfléchir à deux fois avant de faire des heures supplémentaires. Le voilà en train d’essayer de réparer les deux craignos qui tirent une tronche pas possible.

Il crache entre ses dents, balance deux ou trois insultes en direction de celui qui ne fait que son travail et déverse sa mauvaise humeur. Comme s’il était responsable, comme si c’était lui l’enfoiré qui lui avait tiré dessus. Il est sur le point de l’insulter à nouveau quand il voit Morgan bouger. Et le coup qu’il se mange en plein visage le prend de court. Il sent sa tête partir sur le côté, voit quelques étoiles et se demande un instant comment il s’appelle et dans quel endroit il est. Et il est possible que son nez ait craqué dans l’opération car il sent du liquide chaud en couler. Okay, il s’attendait à s’en prendre une mais pas qu’il lui casse le nez, là. « Espèce de…» commence Marc en portant une main à son nez. Il n’a pas le temps de terminer sa phrase que l’autre est déjà en train de l’empoigner par les épaules et de lui hurler dessus. Sous le coup de la surprise, il oublie totalement ce qu’il avait l’intention de lui dire ou même de gémir de douleur. Il a juste les yeux grand ouvert, incapable d’ouvrir la bouche pour encaisser l’engueulade. C’est bien la première fois qu’il l’entend lui hurler dessus comme ça. Morgan l’attrape cette fois par le col et rapproche son visage du sien. Il a fini d’hurler mais limite Marc préférerait qu’il continue de le traiter de con plutôt que d’entendre ce qui suit. Parce que lui fait l’effet de se prendre une deuxième coup de poing dans la gueule. T’as voulu t’faire tuer ? Qu…quoi ? Il écarquille les yeux à nouveau. Non, jamais. Enfin, pas qu’il sache. Pourtant, au plus profond de lui-même, il entend cette petite voix insidieuse qui confirme que oui. Son comportement suicidaire de la soirée en est la preuve. Tirer sur un membre du gang alors que la moitié des flingues était tourné dans sa direction. Foncer sous les balles soi-disant pour attirer leur attention. Le moment de faiblesse qu’il a eu dans la soirée. Et puis tout le reste s’imbrique. Son comportement depuis quelques jours, son état lamentable, ses quarante-huit heures de beuverie intense, les situations dans lesquelles il se met depuis quelques mois. Cherchant toujours le coup le plus dangereux, celui qui lui donnera assez de fil à retordre. Cette colère qui ne le quitte plus. Plus de tout.

Et enfin, l’ultime phrase de Morgan. Se foutre en l’air. C’est ça ? Morgan pensait qu’il était en train de se foutre en l’air ? Mange ça dans ta tête, Bowman. T’es qu’une épave. Tu ne vis plus, tu survis. Et t’as pas même pas les couilles de le faire toi-même. Tu préfères que ce soit un autre qui s’en charge. Parce que t’es trop fier pour seulement assumer que oui, t’as plus la force de continuer à vivre. Plus la force de te battre. Et pourtant, entendre ça de la bouche de Morgan, c’est peut-être le truc de trop. Le petit truc qui le fait craquer pour de bon. Il serre le poing et l’abat sur le visage de son collègue avec force avant de se dégager. « Lâche-moi, connard.» Une fois libre, il le repousse et se remet debout. Il déteste Morgan à cet instant, parce qu'il lui a balancé la vérité en pleine tronche.  « Je t’ai pas demandé de me sauver, okay ?» Oui. Il n'a demandé à personne de le sauver. L’infirmier, qui s’est fait discret depuis le début des hostilités s’avance. « Tu peux pas partir comme ça, ta blessure…»  Marc lui rentre dedans en voulant s’emparer de sa veste parce qu'il se trouve entre lui et la table où elle se trouve. A quelque centimètre seulement du visage de ce pauvre gars qui n'a rien demandé. Il prononce d'une voix grave et lente. « J’emmerde ma blessure, tu piges ? » Il referme la main sur son blouson. « Tu vas faire quoi ? M’attacher à ce plumard ? Ben vas-y, essaie seulement.» Il lui lance un regard mauvais doublé d’un rictus, comme une mise au défi. Ouais, peut-être bien que Morgan a raison mais il veut pas l’admettre. Ça l’énerve plus qu’autre chose. Il tremble de rage alors qu’il se dirige vers la sortie de l’infirmerie. Il va aller s’échouer ailleurs. Ils l’ont tous gavés. Tous. Mai, Mercy, Morgan, cet infirmier de merde, ce gang à la con. Il est bien mieux sans eux. Il est mieux sans personne.



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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   Jeu 8 Fév - 2:40


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Le coup partit tout seul et j'étais tellement aveuglé par la colère que je ne le vis pas avant que son poing ne s'abatte contre mon visage. L'impact n'était pas l'un des plus brutaux que j'ai pu essuyer, mais j'en fus soufflé sur l'instant, relâchant ma poigne sur son col. Il se dégagea bien rapidement alors que je reculais, reprenant un semblant d'équilibre et surtout, contenance. Il m'avait complètement fait sortir de mes gonds, à cause de sa connerie monumentale et de son désir de mort palpable à des kilomètres. Bordel. Jamais je ne m'étais autant énervé contre quelqu'un, et surtout pas contre lui. Il était moins chiant et plus facile à supporter qu'un bon nombre de mes collègues. Je ne comprenais pas du tout ce qui avait pu lui arriver pour qu'il ait réagi de cette manière, pour qu'il ait sorti son arme et qu'il ait tiré sur le premier venu, peu importait la raison. Il avait délibérément foutu une cible sur son dos, sur son visage, et il en avait rigolé comme si ça n'était rien du tout. Le mec était complètement barré, il m'avait l'air d'un dément, d'un fou furieux. Comme si sa véritable nature avait été révélée au grand jour, et pourtant, ironiquement, dans l'obscurité la plus totale. Ça fulminait dans mon esprit, mon crâne était en proie à d'incessantes réflexions sur les agissements de Marc, et je n'arrivais toujours pas à cerner la subtilité, si tant était qu'il y en avait une à la base. Je n'avais pas les mots, alors que je le regardais en silence, renchérir par la colère. Il se laissait submerger lui aussi, ses propos claquant à mes tympans comme un fouet dans les airs. Je pouvais voir que s'il réagissait ainsi, c'était qu'il avait été touché par mes paroles. Que ça l'avait fait tiquer, pour une raison encore inconnue. Au moins la flamme qui animait autrefois son regard avait repris d'assaut son âme.

Reprenant un peu d'aplomb, je me redressais en ne le lâchant plus du regard. Il avait retrouvé un semblant de superbe, de sa répartie, de son sarcasme, made in Bowman. Et la pique qu'il m'envoya en pleine gueule me fit l'effet d'une vague en pleine mer déchaînée. Naufragé dans la tempête, perdant mes repères. Un frisson glacial transperça mon corps, sans que je ne puisse l'expliquer, et un écho silencieux se répercuta contre mes côtes. J'avais presque l'impression que le temps s'était figé autour de moi et que je m'effondrais sur moi-même. C'était une sensation très désagréable, et c'était bien l'une des premières fois où ça m'arrivait. Perdu, le regard dans le vague, comme déconnecté, je suivais ses mouvements sans les reconnaître. Sans les déchiffrer, sans les prendre en considération. J'ouvrais la bouche mais rien n'en sorti, si ce n'était un silence percutant. Clignant des paupières, je retrouvais sensiblement la vue, plus nette, moins éparpillée, et mon souffle se bloqua à même ma gorge, brûlant mes poumons. Déglutissant un bon coup, je repris de ma superbe et fronça les sourcils alors que Marc récupérait ses affaires et râlait contre l'infirmier. Qu'est-ce qu'il foutait encore là seulement ? Casse-toi ducon.

J'avais beau être resté silencieux face à ses caprices, là, ça n'allait juste pas passer. Il se tournait d'ailleurs, en rageant, et commençait à partir. Oh il voulait fuir le danger alors qu'il l'avait confronté tout le reste de la soirée ? Bien bien, quelle maturité. Connard. Casse-toi si tu veux, Bowman. Je m'en foutais totalement. Je n'allais pas le retenir, loin de là. Qu'il se démerde tout seul. Il finira bien par voir la vérité en face, tôt ou tard. Le regard noir, je levais un index accusateur en sa direction, et ma voix s'éleva dans les airs, grave, vibrante et remplie de colère sourde. C'EST CA ! Quelque chose en moi se mit à saigner. BARRE-TOI ! Ça vibrait, et pinçait, et serrait. ET TE RETOURNES PAS ! Cette chose explosa, et je pouvais sentir le moindre des éclats se briser, s'enfoncer plus profondément. DÉMERDE-TOI TOUT SEUL ! Je tremblais, mon corps bouillonnait tant la colère qui résonnait en moi était puissante. Mon sang gonflait dans mes veines, cognant contre mes tempes, pulsant à mes tympans. COMPTE PAS SUR MOI LA PROCHAINE FOIS ! Quelque chose pétilla au bout de mes doigts, contre la pulpe mais je ne pouvais pas le voir. Je ne pouvais que me concentrer sur la silhouette de Marc, sur ses contours qui s'éloignaient de plus en plus et qui passaient la porte. Dans un accès de rage, je hurlais encore plus ma frustration, ma voix me brûlant la gorge. PARCE QUE JE SERAIS PLUS LÀ POUR TOI ! Ma main retomba mollement contre mes flancs, et le silence qui s'ensuivit fit résonner cet écho d'un battement raté au creux de ma cage thoracique. Le paroxysme venait d'être atteint, l'ultime quintessence de la rage que j'avais ressenti envers lui n'était à présent plus qu'un écho entre les murs bétonnés. Le contact à la réalité fut des plus brutal, et je hurlais en me retournant, balançant un coup de pied dans un chariot de l'infirmerie. Reprenant mes affaires d'un geste rageur, je fulminais toujours en sortant de là, poings serrés et paumes endolories. C'était pourtant bien moins puissant qu'auparavant, mais je ressentais toujours cette déchirure qui s'étendait, qui transcendait mon esprit. Putain. Ultime réflexe, mon poing vint percuter le mur en un craquement sonore alors que je prenais la direction opposée à Marc. Je grommelais en arpentant les couloirs, prêts à retourner chez moi. Ce connard pouvait bien faire ce qu'il voulait maintenant. J'en avais plus rien à foutre.



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MessageSujet: Re: The fire's out but still it burns | Marc   

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The fire's out but still it burns | Marc
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