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 Food and Binary language

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Un humain parmi tant d'autres, sans pouvoirs
Gavin L. Parson/Alkis K. Mordoh/Richard Harvay
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MessageSujet: Food and Binary language    Mar 4 Juil - 20:48

Cela faisait que quelques jours que Lorenzo avait reprit les rennes du Hell's Kitchen. C'était à la demande de l'ancien proprio, qu'il avait récupérer les clés. Le vieux bougre n'avait pas trouvé repreneur et sa fille ne voulait absolument pas s'encombrer d'un restau dont elle n'avait strictement rien à faire. Au début, l'italien refusa, n'ayant absolument pas les moyens de se l'offrir, de l'entretenir ou même de payer un personnel mais bien vite les deux hommes trouvèrent un juste milieu. Grâce à Keith,  Lorenzo avait pu avoir un prêt de la banque pour acheter à moitié prix l'établissement en échange de l'autre moitié versée à l'ex proprio tous les mois. Certes, cela prendrait du temps pour payer totalement le somme mais le restaurateur comptait bien faire tout ce qui était en son pouvoir pour faire marcher la cuisine et remplir les caisses. Grâce à Henry et Elijah, la cuisine avait était remplacée, les travaux finalisés pour rendre au Hell's Kitchen sa gloire passée.

L'endroit n'avait pas encore ouvert officiellement que Lorenzo avait organisé une dégustation privée. Que des amis pour goûter à ses différentes compositions en tout genre. Il avait déjà quelques serveurs, rien de bien fous, juste quatre, chacun affilié à un coin de l'établissement, un second, un plongeur et un cuistot sans se compter lui-même. Deaky lui avait recommandé un responsable de salle qu'il payait de sa poche pour éviter à son meilleur ami de débourser un peu plus. Tout était parfait, selon l'italien qui réalisait un rêve fou. Concilier son travail dans son nouvel établissement et à la maison M semblait compliqué, surtout s'il devait aussi penser à sa vie de famille entre Cameron et Luca mais il se sentait prêt pour tout ça.

Alors il avait ouvert et en très peu de temps, son temple gustatif avait trouvé une clientèle. Il fallait croire que le style du lieu plaisait. Familier, tourné vers la tranquillité pour que chacun, que ce soit quelqu'un aux poches lourdes comme l'étudiant galérien, y trouve son compte. A la bonne franquette comme on disait. Ceci dit, ce qui le tracassait était de trouver deux menus spéciaux, en l'honneur de ses amis. Le "Fraser" et le "Deacon". Pour les remercier, comme il pouvait, de leur implication dans la réalisation de son rêve. Enfin, ça c'était avant que des agents du Shield débarquent chez lui pour lui parler d'un souci. En effet, Enzo mettait à disposition des clients un code internet pour profiter de la wifi. Ainsi, chacun pouvait s'amuser à changer les couleurs des lumières ou mettre la musique qui lui plaisait, c'était aussi ça, le Hell's Kitchen, une ambiance amicale. Pour autant, les agents de protection expliquèrent au nouveau patron qu'une personne s'était servie, à plusieurs reprises, de la connexion pour déranger d'autres clients, volant leurs identités bancaires et s'affairait à d'autres crimes dans le genre.

La nouvelle avait bouleversé le restaurateur. Sérieusement, qui pouvait commettre de tels actes alors que le lieu ne s'y prêtait absolument pas. Qui donc pouvait faire ça ? Durant des jours, l'italien avait passé des heures en salle, à fixer chaque personne qui passait son temps sur un pc ou une tablette, téléphone ou tout ce qui servait à réaliser les méfaits. Son regard était tombé à de multiples reprises sur un jeune asiatique aux airs sympathiques.  Amadeus. Un chic type, en réalité. C'était le genre de gamins à avoir une vie tranquille, un menu par jour et des jours dans la semaine prévue à chaque chose. Enfin, c'est comme ça que le cuisinier le voyait puisqu'à chaque fois que venait le jeune, c'était toujours les mêmes jours pour prendre toujours le même menu. Le père avait rit en constatant la chose, s'amusant de ce fait. Mais pas aujourd'hui.

Lorenzo avait lui-même cuisiner le repas et l'avait lui même porté jusqu'à la table du jeune homme, s'installant face à lui, l'air grave. "Il faut qu'on parle, fiston." fit-il dans un chuchotement. "C'est très important et j'aurais besoin que tu me répondes en toute franchise." Les sourcils d'Enzo se froncèrent légèrement. Il n'aimait pas du tout ce qui suivrait mais il fallait qu'il en ait le coeur net, d'autant qu'il appréciait vraiment ce bout d'homme. "Est-ce que tu utilises la connexion gratuites pour..." Compliqué à dire.... "... Commettre des crimes ?..." finit-il par lâcher avec une appréhension folle. Purée, il n'aimait vraiment pas cette situation...
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MessageSujet: Re: Food and Binary language    Ven 7 Juil - 16:04


Food and binary language
Ft. Lorenzo & Amadeus

S’il y avait bien un moyen d’occuper Amadeus Cho, c’était en remplissant son estomac. Grand et longiligne, il était difficile d’imaginer la quantité astronomique de nourriture que l’étudiant pouvait ingurgiter… et tout ça, sans grossir. Amadeus avait toujours été un de ces jeunes hommes qui s’empiffraient à l’adolescence et avaient constamment faim. Même à dix-neuf ans, le phénomène ne se calmait pas vraiment surtout en ce qui concernait l’apport en sucre nécessaire à son organisme. Très tôt repéré comme génie, les médecins avaient remarqué une corrélation directe entre son intellectuel hors-norme et sa dépense d’énergie. Son cerveau fonctionnait tout bonnement trop vite pour que son corps suive la cadence avec une alimentation de base. Comme il aimait le répéter, Il faut nourrir la bête.

L’étudiant avait des habitudes bien ancrées, un peu comme un moyen de ne pas se laisser aller à ses pensées trop nombreuses, rapides et complexes. Evitant le silence à tout prix, s’éloignant des moments où il se retrouverait seul, l’américano-coréen persistait à venir manger aux mêmes endroits. Finalement, il était le genre de personne dont on pouvait prévoir l’emploi du temps du lever jusqu’au coucher. Une creature of habit comme on disait. Plutôt que de manger chez Jennifer, dans cet appartement bien trop vide malgré leur collocation, il préférait se rendre dans certains restaurants aux styles aussi variés qu’originaux. Depuis un moment, le jeune homme venait de façon régulière dans le restaurant du fameux Lorenzo, un italien charismatique aux allures de nounours auquel Amadeus s’était rapidement attaché. Le lieu donnait envie de se poser après une longue journée, de demeurer plus longtemps que prévu quand on se sentait seul ou tout simplement de revenir la semaine suivante pour goûter à nouveau à cette cuisine familiale qui donnait du baume au cœur.

Une fois encore, Amadeus avait donc poussé la porte du restaurant, laissant les effluves agréables s’échapper des cuisines pour voler jusqu’à ses narines. Souriant gaiment comme il le faisait toujours, Amadeus salua poliment le personnel et s’installa à une table dans un coin. Bizarrement, bien qu’il soit très sociable, l’étudiant n’aimait pas vraiment avoir des gens assis dans son dos lorsqu’il mangeait. Il préférait de loin être près de ces deux murs, contre lesquels il se laissait parfois aller lors des journées trop longues. Les autres clients préférant être près des fenêtres ou aux tables bénéficiant de plus de place, il pouvait ainsi profiter d’un calme certain, disparaissant des yeux de tous, se mêlant malgré lui aux meubles. Passant sa commande rapidement sans même avoir à demander la carte – puisqu’il commandait toujours la même chose – il remercia le serveur et l’observa s’éloigner avant de reporter son attention sur son sac d’où il sortit un ordinateur portable compact. Certes, il ne pourrait pas faire des parties d’Overwatch ou de Leagues of Legend avec ça, mais l’appareil était tout à fait correct pour ce qu’il en faisait à l’extérieur : suivre son fil d’actualité sur les diverses applications et sites, mettre à jour ses divers jeux de gestion au design adorable, répondre aux messages de ses amis sur Skype, et tout ce qui concernait l’université telle la rédaction d’articles universitaires pour ses professeurs qui n’avaient pas mis bien longtemps avant de l’intégrer au groupe de recherche de l’université.

Installant son ordinateur sur le côté de la table, laissant la place pour le plat qui arriverait bientôt, il vérifia que celui-ci s’était bien connecté à la wi-fi du restaurant. La wifi gratos, c’est juste parfait pour les étudiants. Pas besoin de se ruiner avec des données. songeait-il, absent. Sentant la présence qui se rapprochait doucement de lui, Amadeus fut surpris de voir Lorenzo en face de lui, son plat à la main. Depuis quand il fait lui-même le service ? Y’a un problème avec le serveur ou– se demanda-t-il avant d’être coupé dans sa réflexion par le chuchotement de l’italien qui le toisait d’un air sérieux. Sentant la tension qui s’installait, Amadeus comprit vite que le propriétaire du restaurant n’était pas là pour lui conter fleurette ou lui proposer un plat gratuit. Dommage. Il lui demandait de répondre avec franchise, annonçant de cette façon que le sujet de la conversation n’allait pas être pour lui plaire. Fixant le plat chaud qui ne demandait qu’à être dévoré, il hésita avant de reporter son regard sur Lorenzo, « Euh je… oui… qu’est qu’il y a ? » balbutia-t-il. L’air sérieux, presque énervé de l’homme n’était pas vraiment pour le mettre à l’aise. Jouant inconsciemment avec le bout de sa veste, preuve du stress qui montait doucement, il manqua de s’étouffer quand il lui demanda s’il utilisait la wifi pour « commettre des crimes ». L’étudiant ne put s’empêcher d’échapper un rire, se tenant les côtes et s’aplatissant presque contre le mur dans son hilarité avant de comprendre que Lorenzo était complètement sérieux. « Oh. » commenta-t-il simplement, se sentant bête. « Désolé, je voulais pas vous manquer de respect m’sieur. Je pensais que vous me faisiez une mauvaise blague. » avoua-t-il, honteux, tentant d’éviter le regard du concerné. Prenant une inspiration profonde, il tourna l’ordinateur vers Lorenzo et dit d’un ton déterminé, « Vous pouvez checker mon ordi si vous voulez hein. J’ai rien à cacher... Faites juste pas attention au fond d’écran quoi… » avait-il ajouté en pensant à la photo où l’on pouvait voir deux gobelets Starbuks et deux mains aux doigts entrelacés tendrement, les siens et ceux de Mercy. Amadeus aurait bien voulu mettre une photo mettant sa petite amie en valeur, mais quiconque tomberait sur cet ordi aurait pu alors être au courant de leur relation qui ne serait clairement pas du goût des autres. Et pourtant, des photos dossiers, dieu sait qu’il en avait des tas !

© Belzébuth
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