Partagez | 
 

 The end has no end + Ezran

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar


2 / 52 / 5
1 / 51 / 5
0 / 50 / 5
Dylan à la capacité d'enfermer les autres personnes dans une illusion qui parait plus que réelle. Les personnes subissant des dommages à l'intérieur de l'illusion peuvent être blessés dans la vie réelle, toutes fois le temps de maintiens de cette illusion est limités à quelques minutes.
Raven; Isaak; Spencer; Jessica & Romy
297
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: The end has no end + Ezran   Jeu 13 Juil - 18:31





The end has no end

Dylan & Ezra

Vous avez perdu votre enfant madame Miller, je suis désolée... Les mots tambourinent douloureusement dans ses tympans, venant s’entrechoquer avec éclat dans son esprit encore trop faible. La main qu’elle porte doucement à sa bouche n'a jamais été aussi lourde. La belle à la chevelure de flamme sent quelque chose qui s'échappe de son corps. Quelque chose d'immatériel, une sorte de principe vital. C’est incontrôlable… Beaucoup trop douloureux à supporter. Comme si on pompait son âme. Toute fois elle ne comprend pas encore ce qu’il lui arrive. Ne réalise pas qu’à cet instant son enfant… Leur enfant… N’est déjà plus. Pourtant lorsqu’elle baisse son regard avec difficulté vers son ventre elle l'aperçoit. Cette forme légèrement arrondie sous sa robe d’un rouge carmin. Il est vivant. Il est en train de lui donner des petits coups comme lorsqu’elle prend un bain. Depuis qu’elle est enceinte, la belle a retrouvé la fragilité des gosses. Son visage enfantin rayonne d’une toute autre lumière et son sourire réchauffe les cœurs avec une bienveillance infinie. Votre enfant est mort... Un enfant ne peut pas mourir. Il peut vieillir, perdre avoir des peines de coeur, des tracas d’adolescents qui signifierons beaucoup sur l’instant, même, mais il ne peut pas mourir. On se prépare à l'idée qu'il va partir, on se dit même que le moment venu notre cœur se serrera, que ça signifiera qu’il a bien grandis, mais ce ne sont que des mots. On se dit que ça va durer encore longtemps. Et puis les accidents arrivent....Comment l’annoncer à celui qui devait être père ? Comment lui dire qu’elle a faillis à sa tâche ? Qu’elle n’a pas pu le protéger comme une mère aurait dû le faire… Comment peut-elle encore lui susurrer des je t’aime. Des tout ira bien après ça… Mon amour, c'est fini. Il est mort. J’ai perdu notre enfant. Tout devient irréel. Oui, elle a compris qu'il est mort et elle commence à pleurer. A crier. A frapper de ses petits poings la première personne qui s’approche d’elle. Elle a faillis à sa tâche de maman et ne pourra plus jamais revenir en arrière. La colère gronde mais une force, en elle, résiste et ne veut pas savoir. Elle lui dit que ce n'est pas vrai. Quelque chose s'effondre silencieusement, doucement, douloureusement, dans son intimité, comme si un parasite siphonnait sa force vitale. Peut-être le calmant que l’on vient de lui injecter. Peut-être que la volonté n’est plus là. Peut-être que lutter ne sert plus à rien après tout. Alors que l’émotion bloque sa respiration, les bras la retiennent comme les sangles d’une camisole. Ne sombre pas, chuchotis. Igloo qu’elle ne quittera pas.

Elle secoue la tête comme pour se réveiller de ce mauvais rêve. Regarde autour d’elle et ne voit que les grands murs blanchâtres de son appartement. De leur appartement. Papillonne des yeux avec tristesse alors que ses mains plissent doucement ses vêtements. Elle tâte son ventre, la peur y a élu domicile. Ce n’est pas la même chose de se l’entendre dire que de prononcer soi-même les mots, des preuves accablantes. « Je l’ai perdu… » Dylan voudrait fuir les paroles humaines, la compassion, cette délicatesse que les gens emploie si rarement. Ce n’est pas pour elle. Déjà l’Égarée entend ces femmes de sa génération parler de cet accident comme d’une vieille histoire que l’on se chuchote sur son passage agrémentés de « Pauvre femme » «  elle est si jeune » « elle va si mal » « où est passé son beau sourire ? » « Elle a tout perdu » tandis que pour elle, leur futilités n’est qu’une foutue malédiction supplémentaire, une condamnation au bûcher. Pas envie d’en parler. On devra probablement la tuer pour qu’elle daigne l’envie d’aller mieux un jour. Amputez ça de mon corps.

Ezra est là pour toi. Visualisation fabulée. Idylle sur laquelle elle crache. Elle ne veut même pas évoquer l’idée sordide d’un possible-potentiellement-viable-potentiellement-aimable. Ça n’existe pas, déni total. Pourtant, un plaisir et un décès sont enfouis dans les tréfonds de la voix du père.  Elle secoue la tête, le menton tremble imperceptiblement. Ce n’est pas qu’elle ne veut pas, mais elle ne peut pas. Ça la tuerait sans doute, cette chose… Elle n’écoute plus. Cette fois, elle ne peut pas sourire avec lui. Ces énormités la consternent. Ô femme déchue. Voilà des mois que la vie est monotone… pas de sa faute à lui. Mais elle se sent tellement coupable de le priver d’être père qu’elle ne peut plus croiser son regard sans avoir des hauts le cœur et les yeux rougies par les larmes. Elle s’en veut… tellement. Elle aurait pu faire des efforts. Lui prendre la main. Lui offrir de tendres baisers… Laisser une ouverture et ne pas le rejeter comme elle s’évertue à le faire. Un soupire passe la barrière de ses lèvres et elle passe une main sur son visage aux traits fatigués. Rien ne va plus entre eux depuis ce soir là. Depuis le soir de l’attentat au Pegasus et même si au début Ezra tentait des approches avec sa fiancée, ce n’est aujourd’hui plus le cas. Tout deux bien trop profondément affecté par ce malheur. Elle se relève avec difficulté et se traine jusque dans la cuisine où elle se sert une tasse de thé bien fumante. Elle passe un temps inimaginable à observer la boisson ambrée sans bouger. Les larmes roulants doucement sur ses joues pâles. Alors que les clés raisonnent dans la serrure de l’entrée la belle relève doucement la tête sans prendre la peine de sécher les trainées d’eaux qui dévalent les traits de son visage. A quoi bon n’est-ce pas ? Elle se fige alors qu’elle fait face à celui qu’elle a toujours considéré comme l’homme de sa vie. Serre doucement les poings jusqu’à en planter ses ongles dans ses paumes. « Il faut qu’on parle Ezra… » elle lâche ça de but en blanc. Sans lui laisser le temps de la saluer. Son regard azur glisse sur celui du brun à l’inquiétude visible. « Il faut qu’on parle… »

by tris

___

    bitch better have my money

    Dans la vie, il y a parfois des gens sortis de nulle part qui marquent à jamais votre existence. Le destin les place sur votre chemin et, comme par magie, ils influencent votre comportement parfois au point de changer votre façon d'être.Ils tissent sur vous une toile qui vous retient prisonnier de leur essence. ©endlesslove
Revenir en haut Aller en bas
Ezra AndrewsHumain modifié
avatar

Ezra
3 / 53 / 5
2 / 52 / 5
0 / 50 / 5
Il peut contrôler le sentiment de peur. Une simple peur peut alors devenir une réelle phobie qu'il peut déclencher avec des hallucinations visuelles ou sensorielles.
Max, Kitty, Teddy, Leo, Arthur, Jake, Poppy et Altaïr
304
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: The end has no end + Ezran   Mer 26 Juil - 12:32

Il éteint le moteur de la voiture alors que son regard se pose sur sa propre maison. Il l'a acheté il y a quelques années de cela après une sélection farouche. Il avait besoin d'un endroit à lui, où il se sente bien, où il pourrait tomber les barrières et être enfin en paix. Un lieu comme celui-là, il n'en a jamais eu. Le début de sa vie, il l'a passé dans un grand manoir froid où il a connu la souffrance physique et mentale d'un père tyrannique qui prenait un plaisir malsain à le ruiner. Son corps avait souffert certes, mais lui aussi. Lui. Ezra. Un moins que rien. Un petit con. Un fauteur de trouble. Une honte. Un boulet. Un imbécile. Un enfant non désiré. Une épine dans son pied. Un caprice de sa mère. Un monstre qui ruine sa vie et son mariage. Son père n'avait jamais manqué de mots durs à lui asséner chaque jour à chaque recoins de la maison familiale. Des petits rien qui l'avaient construit et qui faisaient, sur le long terme, bien plus de mal que les coups et les os brisés. Mais ces mots s'étaient tus en même temps que ce père intraitable qui les avait haï du plus profond de son être. L'orphelinat leur avait ouvert ses portes, pour les couver entre ses murs austères où ils n'étaient que trois parmi tant d'autres. Il n'était alors qu'un anonyme dont personne ne voulait entendre parler, ni même voir. Un fantôme. Dès qu'il avait été majeur il avait pris le premier appartement venu. Un endroit assez grand pour eux trois, pour qu'ils puissent enfin commencé leurs vies. Il avait fondé Unknown et tout s'était emballé rapidement. Beaucoup de travail, beaucoup de projets, beaucoup de problèmes et de soucis en majorité à cause d'Archer, son petit frère très complexe. L'appartement n'avait été qu'une zone de transition pour en arriver ici, à cette maison, celle où il avait pensé enfin avoir un chez lui. Avec elle. Mais, ces derniers temps, le simple fait de passer le pas de la porte s'accompagne d'appréhension et de nœuds à l'estomac. Parce qu'il sait qu'il va la voir, se forcer à sourire, feindre un bonheur envolé et ça lui serre le cœur à en vomir.

Les minutes passent et il ne bouge pas, toujours assis à la place du conducteur de sa belle Audi. Ezra serre le cuir du volant et hésite, une nouvelle fois, à enfin se mettre en route pour son chez lui. Son regard a quitté l'extérieur de la villa, pour se concentrer sur l'intérieur de ce cocon qui lui offre quelques instants de répit. Ca fait déjà quelques semaines qu'il ne fait que subir la situation à la maison et il a peu à peu perdu cette conviction qu'ils pourraient affronter cette tempête. Il s'en veut de voir les choses de cette manière mais c'est bien vrai. Il a beau l'aimer plus que tout au monde, Ezra en vient à vouloir la fuir. Il le fait tous les jours de la semaine, prétextant d'énormes projets au travail. Des projets qui lui demandent de rallonger encore et toujours plus ses journées et ses semaines, pour ne lui laisser que peu de temps. Mais il revient toujours ici et voit les minutes défiler dans cette voiture. Le temps de trouver le courage de mettre son faux sourire. Le temps de construire le bouclier qui lui permettra d'affronter tous les rejets. Son regard, ses caresses, ses baisers, il n'en reste plus rien et ca le blesse plus que tout le reste. Même elle, au final, en vient à le détester. Quand il est chez eux, pour éviter tout ca, Ezra passe le plus clair de son temps dans son atelier où s'entassent les toiles, toutes plus médiocres les unes que les autres. Elles sont sinueuses et inintelligibles, chaotiques et torturées. A son image.

Il trouve enfin le courage de sortir de sa bulle sans savoir d'où il tient cet élan. Ezra fait le tour de sa voiture pour en ouvrir le coffre duquel il sort une énorme pochette qui contient les plans d'un nouveau set d'effets spéciaux qu'il compte peaufiner si il en a le temps, plus tard. C'est son excuse pour s'enfermer dans son atelier.  Il se dirige ensuite vers la porte d'entrée dans laquelle il glisse ses clés pour l'ouvrir, tombant ainsi presque directement sur Dylan qui semble l'attendre là. Il lève les yeux et les voit tout de suite, elle, ses yeux rougis et les sillons qu'ont tracé les larmes sur ses joues. Son cœur se serre. Alors qu'il s'occupait au travail pour échapper à tout cela, elle a été seule avec son ogresse de tristesse qui la dévore un peu plus chaque jour, jusqu'à ce qu'il ne reste rien de son soleil. Il a envie de laisser tomber sa pochette et ses clés pour aller la prendre dans ses bras. Pour lui montrer qu'il est là pour elle, toujours. Mais quelque chose le retient. C'est le souvenir de toutes les fois où elle a eu ce mouvement de recul, comme si il était le mal en personne, comme si il était ce monstre que son père à tant de fois dépeint à la simple vue de son fils. Ezra remonte ses lunettes de soleil sur le haut de sa tête. Il ne cédera pas à ce besoin impérieux de la protéger du monde en l'entourant de ses bras. Parce qu'elle ne veut plus de lui. « Il faut qu’on parle Ezra… » Son cœur rate un battement, puis deux, puis trois, et se serre à nouveau. Son ventre se retourne. Ses poumons ne se remplissent plus. Ses jambes se font molles. Ses muscles se contractent. Il se sent mal. Ils ont longtemps joué les autruches. Depuis ce jour-là, depuis qu'ils ont perdu ce fils qu'ils n'ont jamais pu voir. Ezra n'a jamais voulu y croire. Il pensait qu'il arriverait à lui redonner le sourire sans trop savoir comment mais il aurait dû savoir que c'était couru d'avance. Il n'est pas de ces êtres lumineux qui font fuir les nuages de la vie. Il est cet oiseau de mauvais augure qui provoque les orages d'un seul battement d'ailes. « Il faut qu’on parle… » Ezra sait très bien ce que cela veut dire. N'importe qui l'aurait deviné. Ces quelques mots signent toujours la fin. Leur fin. Il aurait pu prévoir que les choses finiraient comme ca, mais n'a jamais voulu y croire. Elle est son soleil.

Ezra déglutit. Il n'est pas du tout prêt à affronter ça. Il a la sensation que son monde s'écroule autour de lui et qu'il le regarde s’effriter de loin. C'est à lui que tout cela arrive ? Lui qui, il y a quelques mois de cela n'avait à se soucier que de son petit frère un peu particulier ? Ils étaient fiancés. Ils étaient heureux. Lui, il n'a jamais connu ça auparavant et il lui semble qu'un tel état de grâce n'est possible qu'avec elle dans sa vie. Son cœur s'emballe maintenant alors qu'il voit les ténèbres se rapprocher de lui. Il n'est pas prêt à affronter ça et pourtant, il n'a pas le choix. « On se met dehors ? » Il a besoin d'un cigarette. Il pose sa pochette dans l'entrée et se dirige vers la belle terrasse sur laquelle donne l'espace à vivre. Ezra cherche machinalement son paquet de clopes dans l'une de ses poches. Il tourne de plus en plus à la nicotine. C'est la seule drogue qu'il se permet et il en use et abuse. Il fait glisser la baie vitrée et retrouve l'air d'hiver de Prenova. Le temps est pourtant chaud et clément, comme sur toutes les îles paradisiaques du genre et c'est agréable. Pourtant Ezra ne pense pas qu'il va apprécier ce qu'il va se passer sur cette terrasse. Il allume sa cigarette avant même d'avoir poser le pied dehors et une fois que c'est chose faite il peine à trouver un endroit où se fixer. Il s'avance vers le mobilier de jardin mais reste debout. Il pose ses yeux sur elle est a quelque chose de misérable. Depuis des mois, ses traits se tirent, son air se fatigue et il y a comme un voile funeste sur son visage, un voile qui ne le quitte plus depuis le Pegasus. Mais maintenant, ajouté à tout cela, l'appréhension le tourmente et ca se voit comme un nez au milieu de la figure. Il n'est pas prêt à affronter ça.

___


   
Si le bateau coule, si le bateau sombre, je te suivrais, je serais comme ton ombre. Tu me trouveras toujours dans ton sillon, dans les sales moments comme dans les bons. Et si le ciel s'écroule, si les continents plongent, je te suivrais même jusque dans tes songes. — Fauve.
Revenir en haut Aller en bas
 
The end has no end + Ezran
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
House of M :: GENOSHA :: PROVINCE DE PRENOVA :: Habitations-
Sauter vers: