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 I'm not running for my life, I'm running for you. | Spider[s]

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Gwen StacyHumain modifié
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Spider-Gwen
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- Force surhumaine
- Vitesse, endurance et agilité accrues.
- Facteur de guérison.
- Sens de précognition, dit sens de l'araignée.
- Lance-toiles donnés par Janet Van Dyne.
- Capacité à adhérer à quasiment toutes les surfaces.
- En possession d'un gadget lui permettant de réaliser des voyages inter-dimensionnels.

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MessageSujet: I'm not running for my life, I'm running for you. | Spider[s]   Lun 2 Oct - 18:14


Peter & Gwen

I'm not running for my life, i'm running for you


Si on m’avait dit qu’un jour, je m’en remettrai à un réseau social pour guider mes prochains mouvements… Le monde n’est plus ce qu’il était. Genosha n’est plus l’île pacifiste et idéale du début non plus. Et ça, ce n’est pas un vulgaire compte twitter qui me l’aura appris. Non, ça, on l’aura tous subi : grâce à la fête foraine, à la prise d’otage au Pegasus, à la rafle géante de Prenova. Trois gros événements, censés avoir un impact positifs sur les habitants de Genosha. Tous pris pour cible. Au moins, on peut dire que ces événements ont eu un impact concret, ça c’est clair. De balle, de boulet de canon. De tout ce qu’on veut. Mais on repassera pour le côté positif. Tout ça pour dire que, Genosha, ce n’est plus une utopie où il fait bon de vivre. Désormais, nos proches ont leurs têtes placardées sur les murs. Les Gardes se multiplient dans les rues de l’île. Les habitants sont divisés. Et moi, je suis là, à lire les tweets déblatérés par le Whisperer. Et le pire, c’est que ce twitter, je le prends au sérieux. Sinon, je ne serais pas précisément là, en cette seconde, à me faire bousculer de tous côtés, alors qu’une manifestation dite pacifique est en train de se dérouler sous mes yeux. Si mes collègues de St-Magnus me voyaient, il n’y a pas à douter que je serais radiée de l’enseignement. Je doute que le grand Magnus apprécie d’avoir dans son équipe enseignante une blonde en train de prendre part à une manifestation pro-émergés. Même si, concrètement, je ne sais pas ce que je fous là. Je suis le mouvement, mais de là à dire que je prends part à quoi que ce soit…

Je ne sais pourquoi, mais j’ai un mauvais pressentiment. Cela fait plusieurs dizaines de minutes que les gens ici présents brandissent leur pancartes, essaient de marcher dans les rues en argumentant pour les émergés. De mon côté, j’ai la tête dans mon foulard, les mains dans les poches de mon sweet à capuche. Et je suis. Mais je n’arrête pas de tourner la tête dans tous les sens, comme si je sentais un danger imminent. Comme si j’espérais croiser ceux qui font partie des Onze. Ou plutôt, quitte à être honnête, comme si j’avais l’espoir de repérer Peter. Mais c’est ridicule. Qu’est-ce que Parker viendrait faire ici alors qu’il est recherché hein ? Une part de moi ne peut pas s’empêcher d’y croire. C’est un reporter photographe, qui n’a jamais manqué de me dire sa façon de penser des Gardes Rouges, tout en restant diplomate. Une manifestation comme celle-là, il n’aurait jamais voulu la louper. Si les circonstances le lui permettaient, du moins. Je soupire, doucement, abattue. J’ai l’impression de me tourner les pouces. Et j’ai surtout le sentiment que cette manifestation ne sert à rien et que je perds mon temps. Soudain un mouvement de foule me surprend, et je lâche une exclamation irritée. « Hé, la marche avant c’est de l’autre côté ! » Pour toute réponse, je manque de me prendre un coup de coude que j’évite prestement. Je n’ai pas le temps de me questionner sur mes réflexes efficaces que des cris retentissent de toute part, m’inquiétant. Ces cris ont des intonations tendues, frustrées, offensées, colériques, horrifiées même, pour certains. En bref, tout ce qu’il y a de plus rassurant. Je lève un peu les yeux, pour comprendre, mais de nouveaux mouvements de foule me font dégager sur le côté. Je manque de heurter un trottoir, mais je me reprends prestement alors que je siffle : « Mais ça va pas non ?! » Une main s’agrippe à moi, un homme à deux doigts de s’étaler à terre. Je le rattrape aussitôt, et il m’explique en pointant la tête de la manifestation : « Les flics, les gardes… ils… ils sont là, putain, ils sont là, ils viennent nous abattre ! » L’inconnu essoufflé ne perd pas de temps à se barrer alors qu’il me laisse pantoise. Ok, je veux bien que l’autorité de l’ïle laisse à désirer, mais mon petit doigt me dit que l’homme vient à peine d’exagérer les faits.

Je ne sais ce qui me prends alors que je tente de me remettre au sein de la foule. Mais cela devient impossible de la rejoindre. Les gens se sont éparpillés de toute part alors que les forces de l’ordre sont en train de … foutre le désordre, quelle ironie. Sous mes yeux ébahis, les gens partent dans tous les sens : ça court, ça hurle, ça frappe, ça pleure, ça se lamente, ça provoque. « Uh oh. » Un avertissement m’échappe et je baisse la tête, d’un coup. Un sifflement similaire au vent qui bruisse résonne dans mes oreilles alors que je vois une matraque voler au-dessus de ma tête. On dirait bien que je viens d’éviter de me faire assommer par inadvertance. Les actes de violence commencent à se faire nombreux, et je me retrouve mêlée à tout ça, sans savoir comment. De la même manière, je me retrouve à bloquer un bras vengeur pour ne pas me prendre un coup alors que je veux me dégager d’ici. Trouver un chemin, une sortie. Mais j’ai beau avancer, reculer, aller à gauche ou à droite, je ne vois que des obstacles. Des Gardes qui accueillent chacun leur tour les manifestants. Des participants à ce rassemblement qui se bloquent eux-mêmes et qui préfèrent rester immobiles plutôt que de réagir. D’autres qui balancent leurs pancartes ou leurs poings dans la tronche des forces de l’ordre, qui le leur rendent bien. Le spectacle est atroce, et il brille, sous mes yeux. Soudainement, je le sens. Ou plutôt, je vois un représentant de l’autorité foncer sur moi. Sans réfléchir, je tourne les talons et je me mets à courir. Jouant des coudes et des épaules pour pousser sans douceur les gens sur mon chemin. Pas question que je me fasse arrêter parce que je me suis montrée soucieuse et concernée par les événements de mon île. Je cours, et je ne cesse pas de courir. Je me heurte à des murs, à des objets qui me rentrent dans les jambes. Je regretterai presque de ne pouvoir grimper aux façades des buildings tant ça me sauverait la mise en l’instant présent. Et plus je cours, plus j’ai l’impression d’avoir les flics sur le dos. Quand je tourne la tête, je remarque qu’en effet, on me pointe du doigt alors que les gardes se rejoignent pour me courir après. Merde, j’ai une araignée géante sur le crâne ou quoi ? Je n’ai pas le temps de me questionner plus qu’une voix masculine et essoufflée, comme la mienne, me salue. Je ne m’arrête pas de courir, mais je souris. De toutes mes dents. Peter.

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MessageSujet: Re: I'm not running for my life, I'm running for you. | Spider[s]   Ven 17 Nov - 5:29

C’est pas la plus intelligente des décisions, mais je me sens obligé de la prendre. Je ne peux pas lutter contre cette force qui m’appelle. Je dois me rendre sur place et montrer au reste de l’île comment ça se passe. Depuis les événements du Festival et mon entrée dans la résistance, d’autres horreurs ont eu lieu et dès qu’un groupe de manifestants se fait entendre, ça se termine de la même manière. Et il faut bien que quelqu’un soit là pour attester de la vérité. De plus, ça me fera des photos pour le Whisperer, le cas échéant. Avec un petit envoi anonyme, je peux faire passer mes idées et les répandre sur Genosha. Bien sûr, maintenant, il m’est difficile de rester objectif. Mais les faits ne le sont pas eux-même. Comment rester objectif devant la Garde Rouge, alors qu’ils raflent sans vergognes les émergés sans même une seule considération pour les civils éventuels pris entre deux feux ?... C’est aussi mon combat, d’ailleurs. Depuis que j’ai appris que j’étais moi aussi une de ses personnes dotées de dons particuliers...

Je suis en train de grimper sur le toit d’un immeuble qui me donne une belle vue sur la manifestation en cours. Pour l’instant, tout se passe pour le mieux. Dans le pire des cas, ça me permettra de prouver qu’une manifestation pacifique est possible. Peut-être que ça amènera une discussion entre les différents partis et que nous pourrons cesser de nous cacher. Mais j’en doute… Je finis par arriver en haut, avant d’aller me poser sur le rebord de pierre qui longe la rue. Me penchant un peu dans le vide, je règle mon appareil photo et commence à mitrailler la foule. J’observe le monde à travers mon objectif, comme je l’ai toujours fait, et malgré le danger, ça reste une sensation étrangement grisante. J’essaie de repérer quelques têtes connues dans la foule, sans succès. J’avais espoir d’apercevoir Daisy, mais après réflexion, je ne vois pas pourquoi elle serait venue. Je lui ai dis de rester à l’écart et même si j’ai le sentiment qu’elle a mieux à faire que de m’écouter, j’aimerais qu’elle n’ait pas d’ennuis.

Tout à coup, tout s’accélère. Un mouvement de foule et des cris. Je suis déjà en train de prendre des photos de la Garde. Ca fait quelques secondes que je les ai repéré, un peu à l’écart de la manifestation. Mais maintenant, ils sont là, et ils ne font pas dans la dentelle. Ils frappent, ils foutent le bordel, la panique s’empare des personnes présentes. Putain… Ils n’ont jamais appris à coordonner une opération correctement ces gros cons ? Ce n’est qu’une bande de brutes sans cervelles, j’ai l’impression de voir une cour de récré. Je cible quelques endroits dans la foule, là où l’activité des gardes est la plus importante, quand mes sourcils se froncent.

Je me redresse, en ayant l’impression d’avoir halluciné. Attends. Je remets mon oeil derrière l’appareil photo avant de zoomer. Non, je n’ai pas rêvé. C’est bien Gwen. Putain de merde. Elle vient d’éviter un coup de matraque de justesse. Merde. Je n’avais pas prévu de m’impliquer, mais si la blonde risque quelque chose, je suis obligé d’y aller. Mon coeur se serre. Je n’ai pas envie qu’il arrive quelque chose à mon amie…

Je me lève et cours sur le toit pour rejoindre l’escalier de secours en priant pour que la jeune femme ne fasse pas de folies et détale sans demander son reste. Je dévale les marches en ferraille pour me retrouver rapidement dans la ruelle, légèrement essoufflé. Je commence à courir en mettant la capuche sur ma tête pour ne pas être repéré, avant de me diriger vers la manifestation. Et je vois Gwen de l’autre côté de la chaussée, en train de courir, prise en chasse par une poignée de gardes. Je longe la route, parallèle à sa position, avant de me décider à traverser. Les voitures roulent au ralenti à cause du mouvement de foule. Je finis par me retrouver à quelques mètres derrière la belle blonde, les gardes derrière moi. Et j’accélère pour me retrouver à sa hauteur. Ma voix, sifflante, s’élève.

“- Alors ma belle, on a décidé de faire son exercice quotidien ?

Je vois son profil sourire, alors que je continue.

“- T’as pas besoin de ça, tu es largement assez sexy ! Mais si tu y tiens… Je me penche pour saisir sa main avant de l’obliger à bifurquer dans une ruelle. Je connais un chemin de footing plus sympa pour éviter les mauvaises rencontres !

Je ne lâche pas sa main avant quelques secondes, avant de me retourner pour constater qu’ils ne nous lâchent pas. Avec leur matos, ils ne sont pas aussi rapides que nous, mais j’ai mon appareil et même si mon cardio s’est accéléré depuis que je suis un fugitif, je reste l’opposé d’un sportif. On a intérêt à les semer vite fait parce que je vais être rapidement à court de jus.

“- On les perd dans les ruelles, ça te tente ?

Je lui pose la question au moment où je donne un coup dans un gros tas de cartons qui s’amoncellent, les faisant tomber derrière nous pour ralentir un peu la course de nos poursuivants.
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MessageSujet: Re: I'm not running for my life, I'm running for you. | Spider[s]   Lun 27 Nov - 4:45


Peter & Gwen

I'm not running for my life, i'm running for you


Mon coeur fait un bond quand le profil de Peter se dessine à mes côtés. J’ai du mal à réaliser que l’un des Onze recherchés se trouve juste à côté de moi, comme s’il partageait un footing avec son amie, l’air le plus naturel au monde. Je ne peux que sourire de le savoir ici, bien qu’il est également mis en danger en se découvrant ainsi. Par chance, il a eu la présence d’esprit de se cacher le visage, comme moi, et au final, je me dis que c’est bien le seul détail qui pourrait nous sauver la mise. Même si, de ce côté là, rien n’est moins sûr. Mon ami grince quelques mots à côtés de moi, et je retiens un petit rire. Ce n’est pas le moment d’user de nos souffles pour rien, alors qu’une bande de grosses brutes ne nous lâche pas d’une semelle. Littéralement, ils nous collent au train. Enfin non, pas tout à fait, l’image serait bizarre, mais disons qu’ils n’ont pas vraiment l’air décidé à nous laisser en paix. Je ne sais pas ce que j’ai fait pour m’attirer cette malchance en ce jour, mais je vais finir par croire que mon karma est vraiment maudit. Même si, sous certains aspects, il est plutôt bienveillant. Après tout, Parker est à mes côtés, non ? « Et toi, t’es venu dans l’espoir de me battre enfin au marathon ? » Je finis par répondre à Peter, un brin essouflée, alors qu’on bifurque dans une nouvelle ruelle. Son compliment qui suit me ferait presque rougir, si je n’avais déjà pas pris des couleurs par l’intermédiaire de mon sport improvisé. Je ne réponds pas à ses propos, je risquerai de  raconter encore une bêtise, et je le suis, alors qu’il nous entraîne à l’écart de la manifestation, les gardes toujours à nos trousses.

Je commence à être agacée par leurs présences, frustrée de les voir s’acharner sur nous, techniquement deux protestants parmi d’autres. « Dis donc Peter, t’as apporté la poisse avec toi ? Parce qu’ils ont pas l’air décidé à nous lâcher. » Je lui fais un clin d’oeil en disant ça, ne pensant pas mes mots. Que la poisse vienne de lui ou moi, ça ne change pas grand-chose au fait que nous sommes poursuivis par des soldats qui ont l’air de perdre de vue leur fonction originelle. De dos, je doute qu’ils aient reconnu Peter, quant à moi, je ne me souviens pas d’avoir émergé soudainement, mais il semblerait que je sois trop attrayante à leurs yeux pour qu’ils nous lâchent la grappe. « Ah non, je sais, c’est ma nouvelle eau de toilette, ça a dû les attirer ! » Je plaisante à nouveau, Peter me tenant par la main, doux contact que j’apprécie, qui me perd quelques secondes, assez étrangement au vu de la situation. Mais le contact en question se rompt alors que nous tournons dans une nouvelle ruelle, et que Peter met en place une nouvelle stratégie. Je souris, hochant la tête face à son idée, et obtempérant de mon côté, jetant ce qui se trouve à portée de mains sur le chemin des gardes. « Allez, on va les avoir ! » Je brandis un poing destiné à finir victorieux, alors que nous accélérons le pas et ne cessons de tourner et retourner dans les ruelles qui s’offrent à nous. Dès que je peux, je tente de ralentir la progression de nos poursuivants en balançant au travers de leur chemin ce qui se trouve sur le mien : allant de poubelles renversées et des vélos non-attachés que je déplace au gré de mes envies, au gré de la course.

Je ne saurais dire depuis combien de temps, exactement, nous nous sommes mis à courir, mais au bout d’un moment, nous commençons à ralentir la cadence, le souffle nous manquant. A bout de souffle, je finis par pousser Peter dans un nouveau coin de rue, ce qui ne semble n’être qu’un cul de sac sombre, avec en tout et pour tout une échelle donnant accès au toit d’un immeuble par l’extérieur. J’ai bien envie de le grimper, mais je nous colle d’abord contre le mur, en mimant un chut à mon ami. Vérifions d’abord si nos admirateurs du jour en ont encore après nous. Rasant le mur, je mets quelques secondes à oser jeter un oeil hors de la ruelle, afin de voir si des hommes vont arriver ou non. J’attends quelques temps, dans cette position, mais je constate qu’aucune ombre inquiétante ne se manifeste. La course semble être finie, du moins pour le moment, et j’ai l’impression que nous pouvons nous reposer. Bien sûr, on n'est pas à l’abri qu’une patrouille se fasse dans le coin, mais pour l’instant, on a bien mérité de faire une pause. Je lève alors ma main pour faire un high-five à Peter, claquant ma paume contre la sienne tout en m’exclamant : « Je crois bien qu’on les a semé ! Enfin, pour le moment ! » On peut se sentir en paix temporairement, et c’est suffisant pour moi. Soudain, je fronce les sourcils alors que le dévisage, accusatrice : « Bon sang Peter, qu’est-ce que tu fous dehors, à t’afficher comme ça en public ? » Je crains soudainement sa réponse, et avant de lui laisser le temps de dire trois mots, je me jette à son cou et le serre contre moi, en proie à des émotions contradictoires, entre énervement, inquiétude et affection infinie pour lui. « Tu m’as tellement manqué Pete. » Je souffle, au creux de son oreille, d’une petite voix. C’était vrai. Depuis qu’il était recherché, je n’avais cessé de penser à lui et de me haïr pour mon impuissance. Et nous voilà, enfin réunis.

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MessageSujet: Re: I'm not running for my life, I'm running for you. | Spider[s]   

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