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 Stalker, Deal & Associés

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Sinnamon
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MessageSujet: Stalker, Deal & Associés   Ven 15 Déc - 13:34

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Beaucoup redoutaient le fait d’avoir un jour à travailler de nuit. Pour la plupart des gens, avoir un train-train quotidien, des horaires normaux et tout le reste était une priorité. Marie-Jacqueline appréciait le fait de se lever tous les matins à six heures pour amener ses jumelles à la crèche. Jean-Bernard s’installait au même bureau, devant le même écran, buvait le même café et faisait exactement les mêmes tâches tous les jours jusqu’à dix-huit heures et cela lui convenait parfaitement. Le moindre changement dans leur emploi du temps se révélait être une source de stress difficilement gérable aussi tout se devait d’être prévu longtemps à l’avance.

Et puis il y avait ceux qui, à l’instar d’Alexander, adorait cette idée que chaque journée pouvait apporter son lot de surprises. Certes, les soirées commençaient plus ou moins de la même manière mais le déroulement en soi changeait constamment, pour le plus grand plaisir de cet homme payé pour juger les gens sur leur apparence et pour s’entendre parler.

Ouais mais bosser de nuit ça décale tout… tu te couches quand les autres se lèvent et tu peux pas voir tes amis, ta famille et tout. aimait à expliquer certains avant d’avoir l’éternelle réponse de cet homme arrogant à souhait, « Pas de famille, pas de morveux à surveiller. Et mes potes bossent aussi de nuit. Donc je m’en tape. » Même sans ces détails superflus, Alexander appréciait certains détails de sa vie en décalé comparé au reste de la société. La simple idée de se dire que les gens travaillaient pendant qu’il se la coulait douce était une source de satisfaction concrète pour lui. Le café avait toujours meilleur goût quand on savait que les autres se cassaient le cul à bosser à l’intérieur sans pouvoir profiter de la lumière du soleil. N’étant pas un grand dormeur, Alexander passait ainsi généralement ses après-midis à vaquer à ses diverses occupations : s’occupant du ménage et autres détails concernant son logement en priorité, il n’était pas rare de le voir déambuler en ville vers seize heures, frais comme un gardon.

Les gens tendaient aussi à oublier que travailler de nuit était bien payé pour celui qui veillait à faire respecter les droits qui lui incombait. Aussi, Alexander avait droit à des jours de repos qu’il savait toujours bien utiliser pour se détendre et pour observer la vie des habitants de cette ville. Ce jour-là, ses larges lunettes de soleil cachant ses yeux bleus malgré un temps grisâtre, l’homme marchait tranquillement tout en fumant une énième cigarette. Cela faisait bien longtemps que le concerné avait cessé de calculer sa consommation et ce n’était certainement pas la hausse des prix du tabac qui allait le déranger. Replaçant machinalement le paquet de cigarettes dans la petite poche de sa veste en jean, il inspira à nouveau calmement et scanna les environs d’un regard patient. Levant un sourcil derrière ses verres fumés, Alexander traversa la route en trottinant et atteint rapidement l’entrée d’un café dont des odeurs de pâtisseries et de lait chaud s’échappaient.

Finissant sa cigarette avant de l’écraser sous la semelle de sa chaussure, Alexander poussa finalement les portes de ce lieu chaleureux et gratifia les employés d’un large sourire accompagné d’un clin d’œil charmeur. Se dandinant gaiment sur le rythme de la musique aux sonorités 80s qui passait en cet instant, Alexander passa sa commande avant de finalement tendre sa carte bancaire sans manquer de scanner l’employée de la tête au pied – ou du moins ce qu’il pouvait voir d’elle de l’autre côté du comptoir. Un chemisier aux boutons tous attachés mais prêts à glisser, des cheveux attachés joliment mais clairement sur le point de s’échapper de la large pince qui menaçait de tomber à tout moment… encore une qui avait probablement dû se lever en catastrophe mais qui ne supportait pas de ne pas avoir l’air impeccable. Aussi, alors qu’il récupérait sa carte du bout des doigts, il lui glissa comme si de rien n’était, sur un ton qui semblait indiquer qu’il avait l’habitude de lui faire remarquer ce genre de détails, « Deuxième bouton du haut, ta pince. » Les joues de la demoiselle rougirent de gêne mais elle se dépêcha de le remercier en arrangeant aussitôt ces petits détails que seul un regard attentif pouvait relever. Déformation professionnelle. « Pas de souci princesse. » lui répondit-il sans même se retourner, attendant à l’autre extrémité du comptoir que sa commande arrive.

« Large caramel macchiato extra creamy et… deux cookies. C’est bien ça Alex ? » demanda rhétoriquement l’employé en charge de préparer les commandes.

Le concerné acquiesça, un large sourire naissant sur son visage. Après avoir ôté ses lunettes de soleil et les avoir accrochées à sa veste, le gourmant attrapa son plateau et lança gaiment, « Tu m’connais, le sucre c’est ma vie. »

« Si y’avait que le sucre… » ajouta mystérieusement son interlocuteur en faisant bien évidemment référence au multiples excès qui accompagnaient la vie du physionomiste.

Toujours autant de bonne humeur, Alexander s’installa prêt d’une fenêtre, remarquant les gouttes qui commençaient à tomber à l’extérieur. Le moment parfait pour rester à l’intérieur à boire une boisson chaude et sucrée. A peine assis et voilà que quelqu’un s’asseyait en face de lui, ne manquant pas de lui faire hausser un sourcil interrogateur. Pas de boisson, pas de gâteaux. Okay, donc soit le gars voulait lui parler, soit il voulait lui piquer son macchiato… la deuxième option n’étant clairement pas envisageable.
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MessageSujet: Re: Stalker, Deal & Associés   Lun 18 Déc - 13:07


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Alexander Stern. Cela fait des semaines que je le suit. Pour dire la vérité, depuis presque un mois maintenant. Non pas parce qu'il s'est mit les Alquilae à dos. Oh non. Il serait mort depuis longtemps sinon. Mais parce que j'ai entendu, disons, des choses intéressantes à son sujet. En plus d'être employé au Sleipnir en tant que physionomiste, ce qui pourrait nous être utile à bien des égards, il semblerait que ce dernier cache un petit "marché" de drogue qui pourrait bien intéresser nos affaires. Il ne semble pas être le genre de petite racaille qu'on peut trouver dans les ruelles les plus malfamées de Genosha. Ceux qui ne représentent absolument rien pour nous. Je ne sais pas comment le dire, comment l'expliquer mais oui, je sens qu'il pourrait être d'une grande utilité. A notre famille. A notre empire qui s'étend sur tout Genosha. Jusque là, j'ai toujours eu une bonne intuition sur les personnes qui m'entoure et autant dire que je ne tiens pas à laisser filer cette opportunité. Je pourrai m'en mordre les doigts.

Je n'en ai pas encore parlé à mon frère. J'attends le bon moment pour le faire. D'ailleurs, je projette enfin de le rencontrer, aujourd'hui même pour avoir une petite discutions avec lui. J'ai déjà tout prévu. De A à Z. Je sais qu'il rejoindra ce café d'ici très peu de temps et c'est là que je créerai le premier contact. Je l'ai décidé. Après, je verrais bien où cela mène. S'il est vraiment disposé à m'écouter et si j'ai eu raison de suivre ma première impression à son sujet. Si c'est le cas, alors je le mènerai à Altaïr en me portant garant pour lui. Je lui proposerai une offre intéressante qui, bien évidemment, servira nos propres intérêts. Il aura même la protection des Alquilae. S'il fait bien ce qu'on lui demande. Car la loyauté, chez nous, est sans faille et vaux mieux nous avoir comme allié que comme ennemi. C'est une question de survie, d'honneur aussi.

Bref. Pour l'heure, je prépare mentalement mon discours et je l'observe, à bord de mon véhicule. Il est en train de marcher, avec nonchalance. Il fume une unième cigarette et finit par traverser la route, pour entrer dans ce café.

Parfait. Il est temps pour moi de quitter ma voiture. Après avoir fermé les portes et jeter un bref coup d'oeil autour de moi, me voilà à mon tour dans ce lieu neutre. Tout d'abord, je regarde ce qui s'y passe. J'écoute, j'observe, j'apprends, je prends quelques dispositions et je décide même de commander un café serré au comptoir avant de me diriger, cette fois, vers ce fameux Alexander.

Dehors, il commence à pleuvoir. On entend les gouttes marteler le toit et les fenêtres. Tout en mettant les mains dans mes poches, je fais encore quelques pas et je m'installe face à lui, ancrant mon regard au sien, un sourire courtois au coin des lèvres :
- Alexander Stern?

Je lui demande même si bon, je sais déjà parfaitement qui il est. Simple formule de politesse. Un silence s'installe et je m'installe plus confortablement sur ma chaise. Pendant ce temps, une serveuse se dirige à nouveau vers notre table et me pose mon café brûlant, que je remercie d'un hochement de tête. Puis, une fois seul, je marque de nouveau un temps d'arrêt, le sondant quelque peu avant de poursuivre, prenant ma voix des plus aimable histoire d'avoir sa confiance, son attention avant d'en venir à ce qui m'intéresse vraiment :
- Je me présente. Aldébaran Aquilae. J'ai disons... une offre qui pourrait bien vous intéresser.

Cependant, une question se pose. Connait-il notre famille? Sait-il déjà qui nous sommes. Je pense que oui. Du moins, notre nom est plutôt répandu ici. La preuve avec Kristina. La belle policière qui m'a tout de suite plu au premier abord mais qui s'attaque à plus fort qu'elle, en tentant de renverser mon frère. Mais là n'est pas la question. Ça, j'en fais mon affaire. Je suis ici pour une autre raison et c'est pour ça que je poursuis, en portant mon café à mes lèvres:
- A voir si cela vous chante de m'écouter.



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MessageSujet: Re: Stalker, Deal & Associés   Mer 20 Déc - 12:29

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La pluie continuait de tomber de plus en plus fort, s’abattant contre cette fenêtre dont le verre refroidissait à vie d’œil. Oh qu’on était bien à l’intérieur. Il en fallait cependant plus pour déconcentrer le physionomiste qui entendit son nom sortir de la bouche du nouveau venu. Bien, il le connaissait et n’était donc pas venu pour lui piquer son macchiato ou ses cookies. C’était déjà ça. Cependant, la situation actuelle soulevait une autre question : d’où le connaissait-il ? L’arrivée rapide de l’homme indiquait qu’il avait probablement attendu son arrivée, menant donc à une conclusion : cet énergumène savait d’avance qu’il se pointerait à ce café, à cet horaire précis. Il l’avait donc suivi. Il n’en fallut pas moins pour réveiller l’ego d’Alexander dont les chevilles auraient pu gonfler au point de ne plus pouvoir marcher. L’homme ne lui rappelait personne cependant. Etant donné ses capacités de mémoire, un visage ne lui échappant jamais, Alexander se demandait comment cet inconnu pouvait le connaître et non l’inverse.

Au lieu de répondre, Alexander observa son interlocuteur afin de remarquer tous les détails essentiels de sa personne. L’homme portait une veste en cuir, lui permettant de se fondre aisément dans la foule tout en restant plutôt élégant. Paradoxalement, une montre et un bracelet en or ornaient ses poignets, preuve qu’il avait néanmoins des moyens ; clairement le genre de personne qui pouvait passer inaperçue tout en ayant des réseaux un peu partout dans la société. On va le garder à l’œil lui. songea aussitôt le physionomiste, focalisé sur le sourire calme de cet inconnu. Des épaules détendues, une position souple sur sa chaise, un visage appelant à la discussion… ouais celui-là était clairement habitué à avoir des discussions avec des inconnus. Etait-il un chasseur de tête ? Ou un messager ? En tout cas, il n’avait clairement pas l’allure d’un tueur… de toute manière, à quoi bon discuter avec quelqu’un devant du monde si c’était pour le tuer après ? Ouais ce type là avait clairement quelque chose à dire à Alexander, et son petit doigt lui disait que ça sentait bon les affaires.

Une tasse de café encore fumant arriva entre eux, déposée gracieusement par une serveuse et l’homme s’expliqua enfin. Sans surprise, l’homme voulait effectivement parler affaires. En revanche, un détail surprit Alexander et non des moindres. Aldébaran… Aquilae ?! La famille Aquilae ?! Malgré son étonnement, il demeura calme, se contenta d’hausser à nouveau un sourcil et mordit doucement dans un de ses cookies. Prenant son temps pour le mâcher – s’il y en avait bien un qui aimait créer du suspens et un air dramatique, c’était bien le jeune Stern – il répondit en souriant lui aussi :

« Une offre qui pourrait m’intéresser ? Je vous écoute. » Avant de boire de ce macchiato qu’il portait à ses lèvres, il ajouta, « ça a intérêt d’être intéressant. »

Alexander avait beau n’être qu’un physionomiste et barman dans une boîte de nuit, cela ne l’empêchait pas d’aimer se faire désirer. Son travail était reconnu par ses pairs et il fallait savoir présenter ses idées tel un cadeau bien envelopper pour l’offrir à un gosse le jour de Noël. Cupide mais surtout très fidèle envers ses employeurs, il n’écoutait que les chiffres, se préoccupant bien peu de ce qu’on lui demandait de transporter ou de qui il devait avoir des informations par la force. Les chiffres avec beaucoup de zéros étaient son petit plaisir, son obsession. Lui promettre des femmes, de la drogue ou des voitures ne fonctionnaient que très peu sur lui. L’odeur des billets en revanche l’attirait comme le miel aux abeilles, comme une part de pizza triple viande à un Labrador trop gourmand.

Cet Aldébaran avait intérêt de faire honneur à son nom de famille. Les Aquilae étaient connus dans la ville, surtout pour ceux qui, comme Alexander, travaillaient avec la mauvaise graine de la société. Leur nom n’était pas forcément souvent nommé, mais tout le monde connaissait l’existence de cette famille et de ses actions sur le marché. Certains parlaient de mafia, d’autres n’osaient pas utiliser de termes aussi directs mais il ne faisait aucun doute : faire affaire avec les Aquilae promettait une source certaine de frics…

Ah, une bien belle journée pour Alexander Stern. Je ferai mieux de m’acheter un jeu à gratter après tiens. se surprit-il à penser en buvant son macchiato tranquillement.

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MessageSujet: Re: Stalker, Deal & Associés   Sam 30 Déc - 12:02


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Assis face à lui, je continue de l'observer. Je ne prends pas mon café tout de suite. Je le laisse soigneusement posé sur la table. Une fumée, d'ailleurs, s'en échappe et je décide de le laisser refroidir un peu avant de le porter à mes lèvres. J'engage la conversation, doucement, en prenant soin de ne pas tout déballer tout de suite. J'essaye de voir si ça l'intéresse de m'écouter. Je me demande aussi si mon nom de famille va lui mettre la puce à l'oreille. Bref. Je tâte le terrain, sans quitter mon sourire le plus avenant, histoire de lui montrer que je ne suis pas ici en tant qu'ennemi mais en tant qu'ami. Ou allié, en d'autre terme.

Mon interlocuteur reste calme, à l'écoute et je vois que notre entrevue improvisée prend plutôt un bon départ. Une bonne tournure. Il ne se braque pas, ne cherche pas à m'envoyer paitre. La discussion est engagée. Ça m'enchante et je me cale plus confortablement sur mon siège. Il me laisse alors la parole et je ne peux m'empêcher de me sentir plutôt satisfait. Oui. Ça part plutôt bien mais j'ai tout intérêt à me montrer convainquant pour que mon offre fonctionne. Pour qu'il accepte. Je dois trouver les mots justes sans pour autant utiliser les termes exactes, étant donné que nous sommes dans un lieu public et que, disons, ce n'est pas très légale. Si on peux dire. Mais c'est mon métier, ce pour quoi mon frère me donne toute sa confiance. Ce pour quoi je suis fais.

Lentement, j'humecte mes lèvres et je réponds, quand ce dernier ajoute que ça a intérêt à être intéressant.
- Sans me vanter, je pense que vous y trouverez votre compte.

Je fais exprès de laisser un nouveau silence s'installer. Juste un peu. Une seconde, peut-être plus, peut-être moins. Je prends enfin ma tasse fumante pour le porter à ma bouche. J'avale une gorgée. Je déguste son goût, sens sa chaleur envahir ma gorge puis je reprends enfin, en reposant la tasse sur la table.
- Je ne cache pas que je vous ai beaucoup observé. Vous semblez être quelqu'un de plutôt compétant. Dans le cadre de votre métier bien sûr mais aussi, pour votre autre activité.

Je laisse le dernier mot en suspens. Je lui lance un regard entendu pour qu'il comprenne ce que je veux dire par là. Sans le quitter des yeux, je marque un temps d'arrêt et je poursuis, toujours d'une voix calme et mesurée :
- Je ne vais pas aller par quatre chemin mais ma famille a besoin d'une personne comme vous pour élargir notre marché. Pourquoi ne pas trouver un compromis? Vous nous servez, en quelque sorte et vous serez grassement payé en retour. En plus d'avoir, disons...

De nouveau, je laisse un silence s'installer. Je ne me détache pas de mon sourire. Je rebois une nouvelle gorgée et je lâche enfin sans détour.
- Notre protection. Ce qui est loin d'être négligeable croyez moi.

S'il ne tenait pas à disparaitre soudainement, sans explication aucune. Laissé ou balancé dans une rivière tel un chien errant. Là dessus, nous sommes très formel. Nous pouvons être loyal, n'avoir qu'une seule parole mais quand quelque chose nous déplait fortement, nous n'hésitons pas à mettre la main dans le cambouis, en ne laissant, bien évidemment, aucune trace derrière nous.
- Nous prenons toujours grand soin de nos "amis". Cela dit, je vous donnerai plus de détail, uniquement si l'offre vous intéresse. Cela va s'en dire.

Tout en disant ces mots, je me redresse. Je hausse les sourcils et hoche doucement la tête, lui donnant enfin l'occasion d'exprimer sa décision. J'espère qu'elle sera de notre côté sinon... il va falloir que j'improvise. Ce qui ne sera pas la première ni la dernière fois. Mais je préfère ne pas en arriver là. J'ose espérer qu'il n'est juste pas assez fou pour refuser une telle opportunité. A voir par la suite.




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MessageSujet: Re: Stalker, Deal & Associés   Mer 3 Jan - 6:57

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Le fameux Aldébaran semblait définitivement convaincu que sa proposition plairait au physionomiste qui ne cessait de l’observer de A à Z. Le jeune négociateur ne cessait de couler dans la tranquillité et le confort au fur et à mesure que la conversation s’installait : chose qui bien évidemment n’échappa pas à son interlocuteur qui s’amusait de le voir autant à l’aise. L’homme cherchait à créer un petit côté théâtral à ses propos – ce qui ne déplaisait clairement pas à Alexander, lui qui aimait tant les situations loufoques et réactions démesurées – pesant ses mots, laissant un long silence entre ses phrases choisies avec soin. Cet homme était fait pour ce job, il avait ça dans le sang. Ou du moins c’était là ce que le barman se disait en observant son langage corporel mais aussi en prêtant attention au ton agréable qu’il utilisait. Un charmeur de serpents qui n’avait clairement pas peur de se faire mordre.

Jouant le jeu, Alexander ne chercha pas à remplir ces moments de silence comme il l’aurait généralement fait avec aisance. Parler était une des choses qu’il savait faire le mieux, mais la discussion actuelle ne relevait clairement pas d’un échange ordinaire et surtout pas avec n’importe qui. Le lieu avait beau être des plus banals, les deux hommes avec leurs boissons respectives donnant l’impression d’un rendez-vous amical mais tout ceci n’empêchait pas le fait qu’ils étaient bel et bien en train de parler business.

Son interlocuteur finit par enfin porter ce café fumant à ses lèvres, s’en délectant presque comme s’il s’agissait du nectar des dieux, menant irrémédiablement Alexander à rouler des yeux alors qu’il cachait son sourire en buvant une gorgée à son tour. Le simple fait de se faire vouvoyer par un homme aussi jeune qu’Aldébaran n’était pas sans l’amuser, lui qui passait son temps à taper des accolades à tout va et à donner des surnoms à des gens qui avaient trois fois son âge.

« Plutôt compétent. » s’amusa à répéter doucement Alexander, se sentant pousser des ailes, tout en jouant avec son gobelet, faisant doucement tourner le liquide encore chaud qu’il contenait. La suite de la phrase faisant référence à ses activités secondaires pour son patron le fit sourire de plus belle. C’est qu’il avait bien fait ses devoirs le fripon !

L’homme marqua une énième pause, les yeux fixés dans les siens comme pour y chercher une quelconque information ou quelque faiblesse que ce fut. Habitué à ce genre de personnage – bien qu’il n’ait jamais eu directement affaire à la famille Aquilae – Alexander ne flancha pas non plus, appréciant ce jeu de regards qui le mettait à l’aise plus qu’autre chose. Parler avec quelqu’un au charisme semblable à celui d’Aldébaran était toujours intéressant et il ne se privait bien évidemment pas de le montrer, s’installant toujours plus confortablement sur sa chaise. Jouant avec le feu, le barman savait qu’il fallait se montrer infaillible pour recevoir les faveurs de cette famille. Ce n’était clairement pas monsieur et madame tout le monde qui auraient pu prétendre travailler avec eux, ni même les approcher de si près. Il leur fallait des gens de confiance, des personnes à la fidélité sans pareil. Et quand il s’agissait d’être fidèle en affaire, on faisait rarement mieux qu’Alexander. Un véritable petit toutou, toujours heureux de rendre service, surtout si ces mêmes services étaient pour ennuyer quelqu’un d’autre.

Ecoutant attentivement son interlocuteur, Alexander hocha doucement la tête lorsqu’il lui proposa un compromis. L’intéressé n’ayant visiblement pas fini son monologue efficace, il le laisse enchaîner sur cette notion d’ « amis » si spécifique à la mafia. A y réfléchir sérieusement, le physionomiste n’était clairement pas contre le fait de travailler pour des gens aussi influents. Avoir leur protection n’était pas non plus une idée des plus désagréables, surtout quand on voyait comment la vie ici commençait à partir en sucette. Certes, les Aquilae auraient du coup tout le loisir de le faire bosser sur des affaires louches, peu conventionnelles, pour leur propre business… mais le jeune homme n’avait guère des soucis qui pouvaient lui arrivaient – tant qu’il était grassement payé et baignait dans le rayonnement funeste de la mafia. Enfin une récompense digne de lui.

L’homme s’était finalement redressé, indiquant ainsi qu’il avait fini de parler. Ses sourcils froncés indiquaient une attention réelle, peut-être même une légère tension quant à la réponse tant attendue d’Alexander. Arrêtant de jouer avec sa tasse, qu’il posait doucement en face de lui, il s’éclaircit la voix, le regard impassible :

« Vous m’avez eu à ‘grassement payé’. Le reste je m’en fous. » Oui, tant qu’il ne finissait pas six pieds sous terre, ligoté et avec dix minutes d’oxygène, ça pouvait le faire, « Tout ce que je vous demande, c’est des objectifs clairs, sans entourloupe, sans mensonge par omission. On me dit ce que je dois faire, à qui je le fais, grosso modo pourquoi je le fais. Je ne pose pas de questions, et tout le monde est content. »

Après s’être un peu avancé au-dessus de la table pour se rapprocher de ce négociateur, il continua d’une voix plus mielleuse, « Si vous êtes venus jusqu’ici pour me parler, c’est que vous savez probablement qui je suis, comment je bosse et tout ce qui va avec. » Un sourire carnassier se dessina sur son visage alors qu’il enchaînait tranquillement, toujours aussi malicieusement, « Il faudra juste vous arranger pour que mon boss actuel vous donne sa… bénédiction –. » Un rire lui échappa. Oh ouais son patron était un vendu jusqu’aux os, aussi il ne faisait aucun doute que la famille Aquilae n’aurait aucun souci à convaincre cet homme de lui emprunter Alexander, tout en lui faisant croire que tout ceci était bon pour son propre business. Et le mieux dans tout cela, c'est qu'il n'avait même pas besoin de travailler contre son patron. Il ne se contentait que de développer son influence et ses activités, « Les affaires c’est les affaires. Mais en ce qui me concerne, je serai parfaitement réjoui d’avoir… de nouveaux amis. »

Accentuant ce dernier mot comme s’il s’agissait d’une phrase ridicule, Alexander se redressa à son tour et porta son macchiato à ses lèvres tout en fixant Aldébaran de ses yeux clairs. Le barman n’avait jamais eu de remords concernant ses activités secondaires, c’était bien là ce qui plaisait tant à son employeur actuel. Il suffisait de lui donner les informations nécessaires à sa mission, et il la menait à bien sans rechigner. Le business c’était comme s’occuper d’une voiture : il fallait savoir se salir les mains.

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MessageSujet: Re: Stalker, Deal & Associés   Jeu 11 Jan - 13:24


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Ce genre de discussion est toujours un peu délicat. Il demande une grande patience, de diplomatie aussi. On ne connait jamais le dénouement à l'avance et c'est pour cette raison qu'il faut faire preuve de beaucoup de finesse au risque d'aller trop vite et finir par se brûler les ailes. Mais moi, ça ne me gène pas. Bien au contraire. J'aime jouer avec le feu. J'aime ressentir cette pointe d’appréhension. J'aime me poser des questions. Enfin et plus que tout, j'aime observer mon interlocuteur et me demander ce qu'il pense, ce qu'il veux. Bref, je prends mon pied dans la négociation.

Par ailleurs, quand je lui explique brièvement la situation, avec doigté et discrétion, je vois qu'il ne flanche pas. Je remarque au contraire qu'il est à l'aise, que ça l'amuse et qu'il apprécie plutôt bien notre petit échange. Ça ne fais que confirmer ce que je pense de lui depuis le début. J'ai eu raison de me fier à mes instincts. Il est parfait. Il nous le faut dans notre camp. Il me tarde même à présent de connaitre sa réponse et de le présenter personnellement à Altaïr. Car je n'ai plus vraiment de doute concernant cette dernière. Je le sens plutôt bien. Du moins, je l'espère. En règle générale, j'ai de bonnes intuitions mais il ne faut pas cependant que je crie victoire tout de suite, trop vite. Surtout avec ce genre de personne.

C'est pourquoi, je reste attentif. J'observe toujours plus ses réactions. Tout en laissant un silence s'installer entre nous, exprès, je ne le quitte pas des yeux. J'attends. Oui, j'attends qu'il prenne la parole et me dise ce que j'ai envie d'entendre. Sinon, il faudra que j'improvise, d'une manière ou d'une autre.

« Vous m’avez eu à ‘grassement payé’. Le reste je m’en fous. » A ses dires, un rire s'échappe de ma gorge. L'argent a toujours été un bon moyen de persuasion. C'est amusant. Alors que mon interlocuteur prend le monopole de la conversation, je le laisse parler et je me cale plus confortablement sur le siège en tenant ma tasse de café du bout des doigts.

Il veux des objectifs clairs, sans entourloupe ni mensonge ce qui peux parfaitement se comprendre. Un même sourire étire mes lèvres et je me contente donc de hocher la tête, d'un air entendu :
- Cela va de soi. Là dessus, vous pouvez nous faire confiance à une seule condition : celle de ne pas chercher à nous la faire à l'envers. Sinon, cela risquerait d'être problématique si vous voyez ce que je veux dire.

Je marque un temps d'arrêt. J'ancre toujours plus mon regard au sien de telle manière à ce qu'il comprenne le sous-entendu. Puis je rajoute avant de porter ma boisson à mes lèvres :
- La confiance va dans les deux sens, je pense que vous vous en doutez.

Tout en prenant une gorgée, je maintiens mon regard. Je reste détendu et un même rictus éclaire mon visage lorsqu'il se rapproche enfin de la table avec malice.

Oh oui. J'ai pu observer qui il est et je n'en attends pas moins de lui. Sinon, je ne l'aurai pas choisi. Soyons honnêtes. Je n'aurais pas pris la peine de lui accorder de l'importance. D'ailleurs lui et moi, je sens qu'on va bien s'entendre. Quand il fait mention de son patron, je pose la tasse sur la table et je baisse légèrement la tête, la relevant presque aussitôt :
-Ça ne posera aucun problème. J'en fais mon affaire aujourd'hui même. Afin qu'on puisse rapidement signer notre contrat.

Autant ne pas perdre plus de temps. J'ai même l'intention d'aller voir son patron dès lors que je serais sortis d'ici. Tout est déjà planifié.
- Parfait alors ! dis-je dans un sourire alors qu'il me fixe de ses yeux clairs. Il me tarde de travailler avec vous. Soyez sûr que vous aurez rapidement de mes nouvelles. Ainsi, je pourrai vous présenter à mon frère et vous connaitrez tout les détails de ce que l'on attends de vous. Avez-vous des questions?



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