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 Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}

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Asgardien

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MessageSujet: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Ven 2 Mar - 8:01


Non. Non. Non. à LA MANIFESTATION !
Lorna & Erik
♠ ♣ So, I lost my head a while ago; But you seem to have done no better ; We set fire in the snow ; It ain't over, I'm not done ♥ ♦

Plus le temps passait et plus la situation semblait empirer. Avec les jours, le nombre d’émergés semblait augmenter et, par conséquent, le comportement de la Garde Rouge devenait de plus en plus répressif. Une sorte d’ambiguïté semblait s’installer, partageant d’un côté ceux qui avaient peur de l’inconnu et prônait la sécurité de « tous » - ce terme ne concernant en réalité que ceux qui demeuraient de simples humains aux yeux des forces de l’ordre – et de l’autre, ceux qui ne voyaient pas les émergés comme un danger mais tout simplement comme des citoyens aux capacités fascinantes, qui méritaient autant le respect que le reste de la population.

La peur n’avait jamais mené à des solutions très logiques, l’Histoire l’avait déjà bien assez prouvé, mais elle se montrait toujours aux moments opportuns, s’immisçant dans le cœur de certains et se nourrissant de peurs enfouies. Erik savait bien que dans une histoire il y avait toujours au moins deux récits. Tout dépendait de qui voulait bien vous le raconter. Aussi, l’homme prenait un soin tout particulier à peser le pour et le contre dans ce genre de situations délicates pour apporter un maximum d’informations véridiques à ses lecteurs mais aussi à ses proches. Pour lui, vérité rimait avec sécurité. La violence n’était qu’une énième forme de répression, cette censure qu’il haïssait au plus haut point.

Aux vues des évènements tragiques qui semblaient se cumuler ces temps-ci, Erik se sentait dans l’obligation d’apporter un maximum de clarté à tout le monde et il n’avait pas fallu bien longtemps avant que le Bugle lui demande plus ou moins cordialement de prendre ses affaires et d’aller râler ailleurs. Mais il en fallait bien évidemment plus pour décourager une personne aussi bornée et ce fut sans surprise que le brun avait continué ses recherches et la publication d’articles sur différents supports afin d’éviter au mieux d’être passé sous silence. Les écrits étaient ses meilleures armes mais le journaliste savait que les actions parlaient plus que des mots, aussi il n’était pas rare qu’il prenne part à des évènements plus concrets, à l’instar de cette fameuse après-midi sur le campus de l’université.

L’université était un lieu de savoir qui se devait d’être partagé. C’était là que les jeunes étudiants apprenaient de leurs enseignants mais se montraient également capables de remettre intelligemment en question ce qui avait toujours été pris pour acquis. Dans un lieu où l’apprenant pour devenir le professeur, les langues se déliaient et il ne fut donc pas étonnant que la violence de la Garde Rouge soit abordée menant inexorablement à ce que les étudiants aimaient souvent bien plus que les beuveries du Vendredi soir : les manifestations sauvages. Nombreux avaient été ceux qui avaient répondu à l’appel, certains pour marcher en signe de soutien, d’autres clairement prêts à en découdre avec les autorités et enfin, sans surprise, ceux qui venaient à cet évènement avec une seule idée en tête : foutre le bordel.

Erik songeait cependant que chaque groupe avait son rôle à jouer dans cette manifestation. Comme dans beaucoup d’autres situations semblables, il y avait les porteurs du message, ceux qui s’assuraient que justice soit faite si les mots devenaient inutiles, et ceux qui – sans même le savoir – jouaient le rôle de distraction pour des actions plus discrètes mais néanmoins efficaces. Il fallait simplement savoir se trouver dans le bon groupe au bon moment. Vêtu de son éternel veste en cuir posée sur une veste tout aussi foncée donc la capuche reposait sur sa tête, le journaliste se mêla à la foule d’étudiants et de personnes externes bien décidées à faire entendre leurs voix. Un mouvement qui prônait le pacifisme mais aussi et surtout le statut de citoyen qu’avaient les émergés. Si les émergés avaient des devoirs, ils avaient donc par conséquent des droits.

Quasi invisible parmi cette bande de fêtards, l’homme observait, écoutait et analysait. Le moindre mot prononcé pourrait lui révéler des informations essentielles pour un article. Aussi, il n’hésita pas bien longtemps avant de se joindre à un groupe de militants pour leur poser des questions sur leurs visions du système et de la répression, notant tout dans un coin de sa tête pour ne pas se faire reconnaitre en tant que journaliste. Alors qu’une partie s’assurait de faire un sitting à l’université pour bloquer le fonctionnement de l’établissement, l’autre moitié avait décidé de descendre un peu plus bas en ville pour protester dans les rues afin de se rendre utiles. Suivant ces derniers, Erik se doutait que la confrontation ne serait pas des plus agréables mais, complètement détaché de la situation, il continua de suivre le mouvement pour voir de lui-même la réaction de la garde qui ne tarda pas à montrer le bout de son nez… et clairement pas pour distribuer des câlins.


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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Ven 9 Mar - 18:20



non. non. non. à la manifestation !
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Il est difficile de se dissimuler dans une foule lorsque l’on est l’un des têtes connues de Genosha. Pourtant, elle passe inaperçue. Capuche sur la tête, main dans les poches, elle se fond dans la masse. A ses côtés, Miles, ou plutôt Grudu comme elle se plait à l’appeler à cause de ses excès de zèle, peste. Il n’est pas à l’aise, parce qu’il y a trop de monde autour de Lorna. Lui, dont le rôle est de veiller à ce que personne ne la touche, le voilà en train de ronger son frein. Elle lui lance plus d’une fois un regard pour qu’il se calme. Il est obligé de rester là et elle est obligée de le supporter. Ce n’est pas faute d’avoir tenté de s’en débarrasser en usant de stratagème divers et varié. La diversion, la corruption… Rien ne fonctionne sur lui. Tant que Magnus estimera que Lorna aura besoin de protection, elle devra supporter Miles pour son plus grand déplaisir. « Avec tout le respect que je vous dois, Lorna, je pense qu’on devrait sortir de là. »  Lorna grince. « Non. » « Votre père ne va pas apprécier s’il apprend que vous êtes allée à une manifestation anti-gar.. » «  Je m’en fiche. » Chaque enfant finit par traverser cette période de rébellion. Lorna, elle, a attendu d’avoir vingt-trois ans.

Elle avance parmi les étudiants en colère et des personnes qui se sont joints aux hostilités. Elle n’est pas censée être là, vu sa position, mais elle n’a pas pu s’en empêcher. Trop de ses proches ont été touché par ces évènements. Et ce, même si sa famille en est responsable. Elle a bien tenté de faire entendre ses revendications. Mais c’est comme si elle se heurtait à un mur. Wanda reste fermée à la discussion et son père… Lorna ne le reconnaît plus. Elle trouve son seul soutien en la personne de Pietro, qui comme elle, a assisté à la rafle géante de l’Ultimate. Lui aussi est affecté par ce qu’il a vu. Il le vit peut-être mieux que sa plus jeune sœur qui se renferme dans sa rage et son envie d’envoyer valser cette garde rouge à la noix.

Miles la colle de près, lui répétant les mêmes avertissements. Lorna n’écoute plus. Elle s’en fiche. Elle veut participer à la manifestation. Elle veut faire quelque chose pour aider les siens. Le peuple de Genosha est aussi sous sa responsabilité. Elle n’est qu’une princesse, pas la reine. Elle n’est que la troisième héritière dans la liste mais elle s’en fiche. Elle veut être autre chose qu’une porte-parole. Elle veut montrer à Genosha qu’elle les comprend. Et qu’elle est également concernée par le sort des émergés. Elle se glisse entre deux grands gaillards, ce qui ralentit Miles. Elle sourit de plus belle en l’entendant l’appeler par son prénom et pas par son titre pour éviter que toute la foule ne sache que la princesse de Genosha est ici. « Lorna ! Revenez ! » Elle lui adresse un signe de la main, un petit sourire victorieux et disparait à nouveau. Capuche sur la tête, prenant bien garde à ce qu’on ne voit pas son visage tout de suite. Elle la retirera quand elle sera au bout de la file, là où seront braquées les caméras. Oh, Magnus ne va pas apprécier ce petit coup de pub. Il va être furieux.

Le groupe avance, emportant Lorna avec lui. Elle se glisse entre les manifestants avec agilité. Rajoute sans cesse de la distance entre Miles et elle. Le choix de ses vêtements lui rend service. Elle n’est pas la seule à porter un blouson en cuir et une capuche. C’est parfait pour se faire oublier. Elle plaint presque son garde du corps qui n’a certainement pas demandé à devoir veiller sur les arrières d’une Lorna en pleine crise d’adolescence tardive. Elle est presque en tête de file quand elle sent l’agitation alentours augmenter d’un cran. Comme elle l’avait prédit, la Garde s’est pointée. Lorna n’hésite plus et fonce, retirant par la même occasion sa capuche pour montrer son visage. C’est le moment. Les médias vont s’emparer de l’affaire. Elle qui les déteste depuis qu’ils s’intéressent un peu trop à elle, elle trouve en eux des alliés improbables pour le coup. Elle arrive à côté d’une jeune fille qui tient la banderole et lui tapote doucement sur l’épaule. « Hey, salut ! Je peux la tenir ? » Devant l’expression qui se décompose lentement quand son interlocutrice comprend qui lui parle, elle a un petit sourire qui se veut rassurant et confiant. « Je veux aider. » Elle finit par avoir cette place de choix à côté de la pauvre étudiante qui se demande si elle n’est pas tombée sur la tête. Bien visible aux yeux de tous. Ils passent devant un groupe de garde qui bloque une rue et Lorna leur adresse un sourire qui pourrait s’apparenter à un doigt d’honneur en continuant à avancer. S’ils l’ont vue, ils vont devoir changer de stratégie pour venir à bout du cortège. De quoi faire gagner de précieuses minutes aux manifestants. Elle les imagine sans mal en train de paniquer et de demander aux supérieurs quels sont les ordres, à présent. Dans quelques secondes, Magnus sera informé que sa fille cadette est en train de défiler avec une bande d’étudiants dans les rues d’Hammer Bay.


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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Jeu 5 Avr - 16:48


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Cette satané garde ne se faisait jamais attendre lorsqu’il s’agissait de répression et, encore une fois, les membres de cette soi-disant sécurité montraient le bout de leur nez. Reconnaissant leur accoutrement habituel, Erik ne put retenir ce fameux sourire aussi arrogant que suffisant tout en glissant à d’autres manifestants, « Et voici les stars du show, dans toute leur gloire…  » Bien caché sous sa capuche – comme beaucoup de gens ici d’ailleurs – Erik aimait à se comparer à un de ces personnages de jeux vidéo capable de se faufiler parmi la foule pour mieux échapper à ses ennemis ou pour, au contraire, leur asséner le coup de grâce en jouant de la folie environnante. Les mouvements de foule avaient en effet beaucoup d’avantage pour les créateurs de chaos. Cela avait été prouvé maintes fois, menant à des destructions inutiles et parfois même l’intervention des secours. Pourtant nombreux étaient encore ceux qui pensaient que manifester était la meilleure façon de se faire entendre.

Après avoir gagné l’avant du cortège, plus ou moins volontairement, Erik manqua de se figer lorsque la manifestante en face de lui retira sa capuche et glissa quelques mots à une étudiante au visage décomposé par la surprise. Captant uniquement les trois derniers mots qu’elle énonçait, le journaliste arqua un sourcil, répétant dans un murmure, « Je veux aider ?  » Mais qu’est-ce que la princesse pouvait bien fouttre ici ? Peut-être avait-elle des envies suicidaires. Ou alors peut-être était-ce une simple forme de rébellion contre papounet chéri. Rien n’était moins sûr avec cette famille aussi surprenante qu’imprévisible. Sans vraiment réfléchir à ses actions et ignorant un court instant ce qui l’entourait, Erik saisit le poignet de la jeune femme pour la forcer à se retourner. Son sourire arrogant toujours présent, il ne manqua pas de la regarder de la tête aux pieds – non sans noter qu’ils portaient le même déguisement – et lui lança d’un ton presque autoritaire, « Mais vous-êtes folle ou quoi ? Vous voulez vous faire lapider sur place ?!  » Toujours dissimulé sous sa capuche, la tête baissée pour ne pas être reconnu par la garde… oui parce qu’il y avait ici des gens avec un sens de la survie.

Certains gardes semblaient en pleine conversation avec leurs supérieurs via des oreillettes bien dissimulées, scrutant la foule d’un air un peu perplexe. Les gardes ne toucheraient pas à la princesse, c’était une évidence. Cependant, chaque acte avait ses répercussions. Sans s’en douter, Erik venait de déclencher une réaction en chaîne des plus délicates. Certes, la garde n’attaquerait pas la princesse… mais encore fallait-il la garder sous les yeux pour s’en inquiéter. Une fois retournée, la jeune femme n’était finalement plus qu’une manifestante parmi tant d’autres, affublée de cette éternelle veste et de sa capuche. On ne faisait clairement pas mieux niveau camouflage.

Aussi, ne voyant plus Lorna dans cette masse informe d’étudiants, la garde sembla se sentir pousser des ailes… ou plutôt des cornes et des griffes puisque que certains membres commencèrent à faire preuve de violence envers les personnes en première file. Agissant par instinct et non par choix, Erik avait tiré la jeune femme vers lui pour éviter le coup qui manqua de s’abattre dans son dos. « Et ils attaquent dans le dos en plus, bande de lâches.  » La foule s’agite, les protestations s’élèvent et rapidement ce fut un mouvement de panique qui s’empara de cette marée humaine forçant le binôme nouvellement formé à se déplacer vers un endroit plus en sécurité. Portés par les actions de chacun, Erik et Lorna étaient comme portés par des vagues dangereuses les rapprochant tantôt de la Garde, tantôt du centre de la mêlée. Ce n’était visiblement pas ici qu’Erik allait pouvoir recueillir des témoignages, pas avec toute cette agitation et un risque certain pour sa vie. Aussi puissante que fut sa soif de vérité, le journaliste savait également qu’une fois au sol ou sous terre, il n’aurait plus d’histoires à raconter, des complots à briser. Pour obtenir sa pitance, pour détruire le mensonge, il fallait qu’il apprenne à fuir et à éviter les coups. Ce ne fut qu’au bout de quelques minutes de course inconsistante le menant dans une ruelle que l’homme se rendit compte qu’il tenait encore la princesse par le poignet et l’avait donc menée ici contre son gré. « Ah… euh… désolé ? » lui dit-il simplement en la lâchant soudainement comme si le contact avec sa peau était semblable à un électrochoc mêlé à du dégoût à peine dissimulé.


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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Mer 11 Avr - 22:59



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Ce plan lui parait parfait. Sans la moindre faille. En première ligne, bien visible. Affichant son soutien pour les manifestants et leur permettant de gagner du temps. Qu’est-ce que tu dis de ça, cher papa ? Vas-y, ordonne à ta milice d’attaquer maintenant. Lorna est sûre de son coup. Tant qu’elle est visible, les gardes n’iront pas attaquer cette foule. Sauf si on leur en donne l’ordre. Mais ça ferait une mauvaise presse. Encore plus que la présence de la fille cadette de la famille royale à la manifestation. Tout est amplement calculé. Son garde du corps va mettre un moment à la chercher, vu qu’elle est habillée comme n’importe qui. Une brune avec une veste et une capuche ? C’est pas ça qui manque dans tout cet amas de gens en train de faire valoir leur argument. Avant de se lancer dans ce magnifique bordel, elle a demandé des conseils juridiques à son avocat de meilleur ami dans l’optique où elle pourrait se faire arrêter ou si jamais elle devrait se trouver à argumenter en étant témoin de violence de la part de la garde. Elle ne se lance pas dans l’aventure sans préparation. Tout est calculé, elle dit.  Sauf qu’en fait… Non. Il y a bien une chose qu’elle n’a pas prévu.

Alors qu’elle agite la banderole affublée du slogan #FreeYourPower, une main se referme sur son poignet et la force à se retourner. Lorna fronce les sourcils et serre le poing par réflexe. Elle est prête à frapper la personne qui la touche, dans un geste purement défensif quand elle s’arrête net dans son élan. Le visage familier de ce journaliste lui fait face. Au fond, elle n’est pas vraiment surprise de le trouver là, puisqu’il s’est donné cette vocation de sauver la veuve et l’orphelin en voulant rétablir la vérité à tout prix. Mais ce qui l’étonne, c’est qu’il se permette de la toucher et de la traiter de folle. Son visage d’ordinaire doux devient plus dur en une fraction de seconde. Le cortège avance, sans se soucier de l’échange entre les deux protagonistes. « Je sais ce que je fais, merci bien ! » lance Lorna d’une voix furieuse en retirant son poignet de la prise de ce cher Erik. Un jour, peut-être, on cessera de la prendre pour une entêtée qui ne réfléchit pas. On ne peut même plus manifester pacifiquement, maintenant ?

Visiblement non, puisque la garde a saisi l’opportunité de ne plus voir Lorna à la tête du cortège pour foncer dans le tas. Et vu qu’elle est de dos, donc pas reconnaissable, il s’en faut de peu pour qu’elle se prenne un coup de matraque venant de derrière. Merci Erik pour le coup, car ce dernier l’a tiré in extremis. Une protestation vers le garde s’échappe de la bouche de Lorna, avec une insulte par-dessus le marché. « Hey ! On manifeste pacifiquement, espèce de débile ! » Elle veut s’interposer, quitte à s’en prendre une car elle déteste voir la Garde user de la force contre des gens désarmés. Elle a déjà donné au festival. D’ailleurs, cet instant lui rappelle exactement combien elle avait été impuissante. Encore une fois, elle ne peut que s’égosiller dans le vent pour tenter de calmer le jeu. Il est dur de se faire entendre dans une foule en train d’hurler. Elle est tellement énervée qu’elle ne s’est pas rendue compte qu’Erik la tient toujours par le poignet.

Les choses partent trop vite en sucette à son goût. Elle se retrouve hors de la foule, à courir à en perdre haleine en suivant Erik. Ses pensées se bousculent dans sa tête. Sa fureur ne fait que redoubler encore et encore à mesure qu’ils s’éloignent de toute cette violence et que les cris des autres résonnent dans leurs dos. Elle a échoué. Peut-être même que c’est de sa faute à elle si les choses ont mal tourné. Lorsqu’ils s’arrêtent enfin dans cette ruelle, elle se demande si sa présence n’a pas fait empirer la situation. Elle baisse les yeux sur la main d’Erik qui la lâche enfin en s’excusant. Il est désolé. Désolé, hein ? La colère de Lorna est dirigée contre lui, cette fois. Non, c’est de sa faute si la situation a dégénéré. Parce qu’elle n’était plus visible, les gardes se sont sentis pousser des ailes pour tabasser leurs semblables. Elle pose brusquement ses paumes à plat sur son torse et le pousse furieusement en le foudroyant du regard. Un geste impulsif, qu'elle ne se serait jamais permis dans d'autres circonstances. « Désolé ?! » Elle tend un bras furieux vers l’endroit d’où ils sont venus. « J’avais la situation sous contrôle ! Si vous n’étiez pas intervenu… ! » Sa propre colère l’étouffe. Si bien qu’elle n’arrive pas à terminer sa phrase. Elle secoue la tête, prend une grande inspiration pour tenter de retrouver son calme et braque ses yeux inquisiteurs en direction d’Erik. « Maintenant, toute l’île va penser que c’est de ma faute alors que j’étais justement en train de montrer que je soutiens les émergés ! » Et ouais. Elle vient de dire à un journaliste, qu’elle a rembarré quelques semaines plus tôt, qu’elle est contre la politique de sa famille. Si c’est pas magnifique.



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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Dim 15 Avr - 10:51


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Sans grande surprise et éternelle à sa réputation de jeune femme entêtée et bornée à souhait, Lorna avait démarré au quart de tour. Il avait suffi d’un simple moment de calme pour que la fameuse princesse quitte son envie de « protester pacifiquement » pour finalement devenir un berserker verbal choisissant le journaliste comme victime. Elle prétendait avoir la situation sous contrôle et lui reprochait désormais à LUI, oui à lui, d’avoir tout fait rater. Mais dans le genre buté, on pouvait dire qu’Erik n’était pas non plus à plaindre puisqu’à l’instar de Lorna, Monsieur pensait toujours avoir raison et campait sur ses positions. Ainsi, aussi arrogant que cela fut, le journaliste se contenta de lui répondre par un rire moqueur, sa langue passant doucement sur sa canine tandis que sa bouche s’étirait dans un sourire arrogant.

La princesse avait même été jusqu’à le pousser, lui faisant faire un pas en arrière sous le coup de la surprise mais ne déclencha finalement chez lui que cette éternelle réaction : du dédain. Erik ne portait pas la famille royale dans son cœur, c’était un fait bien connu qui lui avait même valu d’avoir été renvoyé du Bugle. Fort avec les écrits, il n’était pas en reste niveau conversation surtout lorsque son interlocutrice se trouvait être justement une personne qu’il méprisait à cause de ce qui arrivait aux émergés et à ceux voulant les aider.

Répétant les propos de Lorna sur un ton ridicule et prenant des mimiques exagérées, Erik montrait à quel point il pouvait se montrer détestable quand il ne voulait pas faire d’effort : « Oui euh j’ai tout son contrôle… c’est pas ma faute mais la vôtre… moi je suis une princesse alors tout ce que je fais est parfait d’abord. » Oui, là clairement le niveau de respect envers la concernée frôlait le négatif. Porté par l’énergie de la foule qu’ils venaient de quitter, Erik se montra à son tour un brin trop tactile, poussant l’épaule de la jeune femme à l’aide de son index et son majeur comme si elle n’était qu’une enfant. « C’est vrai que notre chère princesse est bien connue pour son amour envers les émergés. Alors dites-moi, c’est quoi cette fois ? Vous avez changé d’avis parce que papounet n’a pas voulu vous offrir la dernière collection de votre créateur préféré ? Ou vous avez juste cherché à vous retrouver pile au milieu de ceux qui vous détestent afin de leur faciliter la tâche pour qu’ils vous tabassent ? »

Le journaliste ne pouvait s’empêcher de chercher la raison qui avait poussé la jeune femme à se retrouver à un tel endroit. En soi, un groupe de manifestants n’était pas l’endroit le plus sûr, surtout quand on faisait face à la Garde… mais se pointer et montrer son visage alors que l’on faisait parti des gens haïs par les manifestants, c’était tout bonnement du suicide ou de la stupidité pure. Du moins c’était ce qu’Erik se disait, aveuglé par sa soif de vérité et son besoin de justice l’empêchant de réaliser que la jeune femme en face de lui disait vrai. Pour lui, il paraissait tout bonnement improbable que Lorna veuille aider les émergés puisqu’elle était bien la fille du grand Magnus. Comparer les enfants à leurs parents n’était jamais une bonne chose mais en tant de crise il semblait que les pensées allaient bien souvent au plus simple.

Mais même les meilleures conversations avaient une fin. Rapidement les bruits lourds de soldats de la garde se firent entendre, forçant les deux comparses à se cacher furtivement derrière une benne à ordure couverte de déchets. Clairement, certaines personnes n’avaient pas saisi que les ordures allaient dans les poubelles et pas sur les parois. Parfaitement répugnant. Mais entre avoir la tête près d’immondices et le visage enfoncé dans le pavé froid à coups de matraques et de moonboots, le choix était étrangement vite fait. Toujours aussi autoritaire par pur instinct, Erik fit signe à Lorna de rester silencieuse et d’écouter.

« J’te jure qu’elle commence à me saouler c’te princesse. » disait l’un des gardes au visage bien dissimulé derrière un casque de protection anti-émeute, « Au pire si on la voit, on s’en occupe mais on dit que c’est ces encu*és de manifestants qui ont fait ça… non ?» proposa-t-il à ses collègues dont le silence semblait indiquer un acquiescement.

Erik se massa doucement l’arête du nez tout en fronçant les sourcils alors que les gardes s’éloignaient. « Vous disiez donc ? » demanda-t-il sarcastiquement à la princesse avant de se relever et de s’éloigner de ce container horrible.


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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Dim 15 Avr - 16:23



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Là, tout de suite ? Elle a envie de l’étrangler. Très fort. Ce n’est pas très royal mais on est plus à ça près. Qui viendrait se plaindre ? Personne.  Vraiment plus. Ses sourcils se froncent et son visage prend une mine colérique. Oh oui. C’est pas l’envie de l’étrangler à main nues qui lui manque, en le voyant se foutre de sa tronche en répétant ce qu’elle dit, détournant ses paroles et prendre une mimique exagérée. Elle serre les poings, et les mâchoires par la même occasion. Elle le déteste, c’est officiel. Elle le foudroie de plus belle du regard en sentant son majeur et son index entrer en contact avec sa peau. Le pire, ça reste quand il lui parle de ses raisons pour soutenir la cause des émergés. Là, clairement, elle a envie de lui foncer dans le lard et lui taper dessus. Il lui suffirait d’une pichenette pour la faire voler ceci dit. Il ne la connait pas. Il ne sait pas qui elle est vraiment. Et elle n’a pas envie de lui faire un argumentaire détaillé pour lui expliquer qu’il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’aux coudes concernant ses intentions. Pour qui se prend-t-il, celui-là ? Et surtout, pourquoi a-t-il pris la peine de venir la déranger alors qu’elle était occupée à manifester s’il la déteste tant que ça, vu ce que ses paroles laissent entendre. Elle croise les bras et lève les yeux au ciel. Encore une fois, on la prend pour une idiote superficielle et capricieuse.

« Ne me parle pas comme si tu savais vraiment qui j’étais. » Le vouvoiement n’est plus de mise. Elle est bien trop remontée pour ça. Ses yeux verts irradient de sa fureur qu’elle contient du mieux qu’elle peut. Elle se reprend, repassant au vouvoiement. « Croyez bien ce que ce que vous voulez, je m’en fiche bien de ce que vous pensez tous de moi. Seulement, ne me dites pas que je fais ça par caprice. J’étais présente au festival, j’ai tenté d’empêcher les gardes de rafler ces gens mais personne ne m’a écouté. » A cette pensée, elle sent une boule de haine se former au creux de son estomac. Elle se sent tellement incomprise. Elle sait bien que la population la déteste, juste parce qu’elle s’appelle Lehnsherr. Payer les soins des victimes des gardes n’a rien changé. Soutenir les infectés a été vu comme une manœuvre politique. Tout ce qu’elle fait, alors qu’elle veut juste faire ce qu’elle estime juste, est perçu comme une façon de vouloir redorer son blason. Alors ce journaliste peut bien penser ce qu’il veut, elle s’en fiche. Elle ne fait pas ça pour elle.

Un bruit de botte se fait entendre. Lorna se tend, jetant un bref regard dans la direction d’où ils proviennent. Toujours là quand on ne veut pas d’eux, ceux-là. Elle se retrouve avec Erik à se planquer comme si elle était une émergée recherchée par la garde, sans vraiment savoir pourquoi elle se cache de ceux qu’elle est censée avoir sous ses ordres. Parce qu’ils ne l’écouteront pas ? Parce qu’ils la ramèneront au palais ? Parce qu’ils n’écoutent que Wanda ? Elle se tasse, un peu trop près d’Erik à son goût alors que les pas se rapprochent. Elle sent son cœur tambouriner dans sa poitrine, un peu trop fort à son goût. Elle retient sa respiration quand les gardes sont tout près. Lève les yeux au ciel devant le signe que lui fait Erik. Vraiment ? Il croit qu’elle a besoin de lui pour savoir quand se taire ? Elle manque cependant de s’étouffer en entendant les propos qui sortent de la bouche de ces gardes. Elle qui les ne les porte pas dans son cœur depuis le festival, elle les déteste clairement, là. Elle reste immobile, serrant les mâchoires à s’en faire mal.  Très bien. Elle a compris.

Elle se redresse en même temps qu’Erik, luttant contre l’envie d’aller confronter les connards en rouge. Elle ne connait pas leur visage mais fort heureusement, elle a un ami à la garde qui pourrait l’aider à les débusquer. C’est probablement le seul garde rouge que Lorna apprécie, même s’il a son caractère. Elle ne relève pas la remarque sarcastique d’Erik. Forcément, elle devait s’y attendre. Elle ne brosse pas les gardes dans le sens du poil et suite au festival, avait demandé à son père d’en faire virer plus d’un. Elle s’était égosillée dans le vent, pour changer. Et Wanda, qui doit probablement savoir tout ça. Là, Lorna ne s’est jamais sentie aussi seule. Parce qu’elle ne peut même pas en parler à son père sans que sa sœur ne vienne lui couper l’herbe sous le pied. Et Pietro… Pietro ne la croira peut-être pas. Sa fureur atteint un nouveau niveau quand elle abat son poing sur la benne à ordure. C’est probablement la première fois qu’elle se laisse aller de la sorte. La douleur qui lui traverse les phalanges n’est rien du tout, pour elle. Elle se sent dépassée par la situation. Elle ne peut pas lutter seule.

En un sens, c’est tout de même rassurant de voir que les gardes pensent ça d’elle. Ça veut dire qu’elle est perçue comme une menace pour leur fesse. Du moins, c’est ce qu’elle essaie de se dire. Si elle les affronte publiquement, c’est mauvais pour leur affaire. « Oui bon, ça va. » grogne-t-elle en ouvrant et fermant doucement le poing alors que la douleur se faisait sentir. Nul doute qu’il fait référence à la situation qu’elle avait soi-disant sous contrôle. Elle grogne de plus belle en remettant sa capuche sur sa tête. Elle n’est pas à l’abri que les gardes passent une nouvelle fois. « Ils doivent faire parti de ceux que j’ai voulu faire virer après le Festival. C’est rancunier, ce genre d’animal. » Elle soupire. Elle devra peut-être demander à Keith davantage de conseil pour mettre ces enfoirés hors d’état de nuire, légalement parlant. Elle n’aime pas ces excités de la matraque. « Vous allez faire quoi, maintenant ? Ecrire un de ces papelards disant que la princesse est une écervelée qui se jette dans une foule en colère parce qu’elle fait sa crise d’ado ? Faites-vous plaisir, je m’en fous. » Lorna se renferme en croisant les bras. Elle va devoir rentrer chez elle, un moment donné. Même si elle n’en a pas envie, parce qu’elle ne veut pas voir Wanda dans son état de nerf actuel. Elle est tellement furieuse qu’elle serait capable d’insulter sa sœur ainée, voire pire. Lorna ne comprend plus sa famille. Elle ne comprend plus ce qui se trame sur cette île. Les preuves qu’elle a sous les yeux sont flagrantes. Il y a quelque chose de bien plus gros que des histoires d’émergés.

Elle laisse ses bras retomber dans le vide en cherchant son téléphone portable. Elle devrait commencer dès maintenant à contacter le peu d’alliés qu’elle a. Alors qu’elle fouille dans ses poches, elle est surprise de ne trouver que du vide. « Cette journée ne peut pas être pire, je crois. » dit-elle pour elle-même. Elle peste en constatant que son téléphone a disparu. Tant pis. Elle a largement les moyens de s’en payer un autre après tout. Il a dû glisser de sa poche quand les choses ont dégénéré dans la manifestation. Un petit chanceux aura le téléphone de la Princesse. Il faudra juste qu’elle aille changer ses identifiants sur les différents réseaux sociaux pour éviter que quelqu’un ne vienne encore plus semer la zizanie dans sa réputation déjà bien entachée. Elle trouvera bien un moyen de se faire entendre.



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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Mer 18 Avr - 14:56


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Une chose était certaine, les propos d’Erik avaient fait mouche. Jet de dés parfait, réussite critique, parfait vous avez attiré la fureur de la princesse Lorna Lehnsherr et perdez 15 points en subtilité. Déjà pas bien enjouée auparavant, Lorna le dévisageait désormais de ce regard haineux laissant à penser qu’un coup risquait de partir à tout moment. Malheureusement pour la jeune femme, ce cher Erik avait l’habitude de mettre les gens en rogne et de les mener à bout. C’était bien là le propre du journaliste qui cherchait à pousser les gens dans leurs derniers retranchements afin de leur faire dire absolument toute la vérité. Il n’était pas facile d’avouer certaines choses mais la majeure partie des gens avaient cette tendance à délier leurs langues sous le coup d’émotions fortes… et il fallait bien avouer que le grand brun avait un talent certain pour s’attirer la foudre de ses victimes. Le langage corporel de la princesse ne faisait que le conforter dans son idée alors qu’elle continuait de froncer les sourcils, allant même jusqu’à croiser les bras et lever les yeux au ciel. Système de défense typique, elle cherchait à créer une barrière entre eux afin d’occulter ses propos mais aussi probablement pour tenter de se contrôler elle-même. Classique. Un comportement tellement prévisible qu’il en était presque décevant.

Mais se contenir avait toujours une limite, aussi il arriva forcément un moment où Lorna décida de répondre avec ferveur. Elle le tutoyait. Une preuve évidente qu’il venait de toucher un point sensible. Cette simple phrase énoncée aurait pu sonner comme une remarque typique d’adolescente mais Erik sentait comme une retenue, un malaise présent dévoilant un problème sous-jacent. Laissant la demoiselle libérer verbalement sa colère sur lui, le journaliste analysait non seulement le choix de ses mots mais surtout la façon dont sa voix semblait changer alors qu’elle évoquait les tristes évènements passés du festival. Malgré sa réputation générale de demoiselle enjouée et positive, Lorna montrait cette fois-ci un ensemble de sentiments divers et surtout contraires à ce que beaucoup pouvaient voir en elle. De la colère, allant jusqu’à la rage et un clair sentiment d’incompréhension semblaient se chambouler derrière son regard émeraude exacerbé par la situation.

Bien qu’il conservât son comportement exécrable au possible, Erik ne pouvait s’empêcher d’imaginer ce que Lorna pouvait bien ressentir en cet instant. Rejetée d’un côté et, désormais, visiblement également par l’autre, la princesse se retrouvait entre deux feux. Être rejetée de tous ne devait pas être chose facile, principalement à un âge comme le sien où beaucoup persistaient à la percevoir comme une adolescente en pleine crise. Transportée par ses émotions, elle était allée jusqu’à frapper cette pauvre benne à ordures sans défense, se blessant très probablement au passage vu la couleur de ses phalanges qu’elles dépliaient et repliaient tout en grommelant comme si les deux comparses n’étaient finalement qu’un vieux couple se cherchant des noises.

Malgré la gravité de la situation et l’impact des mots prononcés par ce garde, Erik ne pouvait s’empêcher de trouver la situation assez cocasse. Qui aurait pu penser qu’un jour il se retrouverait à discuter avec la princesse elle-même, faisant une partie de cache-cache géant avec la Garde ? L’homme ne put s’empêcher de lâcher un petit rire doux alors que Lorna parlait de la rancune de « ce genre d’animal » tout en acquiesçant à ses propos. Ces gens-là étaient comme des loups, prenant leur temps pour vous atteindre quand vous étiez le plus faible.

La voilà qui continuait de râler et de se renfermer sur elle-même dans cette éternelle position. On ne changeait pas une méthode qui marchait, hein… Honnêtement, Erik se disait que s’il n’avait pas tant de raisons de la mépriser, elle et toute sa famille, ce genre de comportement aurait pu lui paraître des plus adorables. Le journaliste n’eut cependant même pas le temps de répliquer que son interlocutrice cherchait désormais quelque chose dans ses poches, en vain. « T’as perdu quelque chose Princesse ? » s’amusa-t-il à demander, se penchant un peu pour croiser son regard tout en la tutoyant à son tour non sans trouver la formulation assez paradoxale.

Contre toute attente, Erik ne chercha pas à enfoncer le clou en l’assénant de répliques acerbes. Au lieu de ça, le journaliste se contenta d’ajuster sa capuche et se retourna pour faire face à la ruelle dans laquelle ils discutaient depuis quelques minutes déjà. Les mains dans les poches, détendu mais néanmoins attentif, il proposa sur un ton calme : « Le mieux, à mon avis, ce serait de passer par les ruelles, voire les bâtiments. » Alors qu’il se dirigeait vers une échelle de secours d’un bâtiment en briques il enchaîna, « Le grand méchant journaliste que je suis te propose de survivre sans se faire tabasser par la garde. Alors, à moins que tu aies peur de te salir cette jolie petite tenue - » précisa-t-il en la pointant du doigt et en la détaillant de A à Z, « - pourquoi ne pas continuer cette conversation tout en se mettant à l’abri ? »

Egal à lui-même, Erik ne perdait en effet pas de vue qu’il avait face à lui une source intarissable d’informations essentielles concernant la Garde Rouge et la Maison Magnus. Certes, lui sortir les vers du nez n’allaient pas être chose aisée mais à quoi bon avoir tout de servi sur un plateau d’argent ? La facilité n’amenait pas l’intérêt et c’était avec une certaine excitation enfantine que le journaliste songeait au prochain article qu’il allait pouvoir écrire. Il n’était également pas improbable que la jeune princesse lui fournisse des informations importantes concernant des faits liés à la mort tragique de sa mère, raison même de son attrait poussé pour le journalisme et la vérité… à moins que cela ne fut pour autre chose ? De toute façon, il n’y avait pas trente six mille moyens pour obtenir des informations. Il n’était pas télépathe après tout.


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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Sam 21 Avr - 23:12



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Ce n’est qu’un téléphone portable. Elle peut s’en racheter un quand elle le souhaite. Ce n’est pas son compte en banque qui l’en empêchera. Elle prend cette perte avec pragmatisme, même si elle aurait bien aimé avoir son petit téléphone sous la main pour contacter ses alliés. Elle veut retrouver ces gardes car elle en fait une affaire personnelle. Ils ont cru que personne ne les écoutait quand ils parlaient d’elle. Manque de chance pour eux, elle était là, bien dissimulée derrière cette benne avec le journaliste le plus agaçant de toute la création. Elle a vraiment besoin de ça dans sa vie actuellement, tiens. Elle ignore quels sont les projets d’Erik et elle se contente de le fusiller du regard quand elle l’entend lui demander si elle a perdu quelque chose. Ouais, elle a perdu son innocence et sa joie de vivre dans la même année. Pourquoi ? « Rien d’important » maugrée Lorna en fourrant les mains dans ses poches et en haussant les épaules. Elle n’est plus à une déception près aujourd’hui. Et d’ici demain, elle aura probablement oublié cette affaire de téléphone. Par contre, elle voudrait bien savoir quelle est la suite des évènements ? Ils se séparent et elle continue sa route toute seule, comme une grande ? C’est une idée. Et alors qu’elle se prépare mentalement à couper court à cette entrevue, elle voit le journaliste mettre sa propre capuche sur sa tête.

La suite la surprend un peu. Pourquoi il dit ça comme s’il allait venir avec elle ? Parce qu’il compte visiblement l’accompagner, pardi. Elle baisse les yeux quand il parle de sa tenue – eh oh, qu’est-ce qu’il a contre sa tenue ? Elle est très bien. Un jean, une veste et des converses, on ne peut pas faire plus simple – et redresse la tête devant sa proposition. Survivre sans se faire tabasser, ouais… C’est une idée. Une très bonne idée. Mais Erik va exiger des réponses, sans doute. Des réponses aux questions qu’il lui a posé la dernière fois. Elle l’a envoyé paître sans répondre, mais c’était à un autre moment de sa vie. Elle était certaine, alors, qu’il y avait une méprise et que les gardes n’ont pas agi sur les ordres de sa famille. Elle a bien vite déchanté. En quelque mois, Lorna a l’impression d’avoir vieilli de dix ans, tant ses préoccupations ont changés. Va-t-elle accepter de suivre quelqu’un qu’elle connait à peine alors qu’elle n’a aucun moyen de communication à portée de main ? Elle n’a pas vraiment le choix, en fait. C’est le chaos dans les rues. Elle soupire et rentre sa tête dans ses épaules. « Je te suis. De toute manière, j’ai rien d’autre à faire aujourd’hui. » Si c’est de la nonchalance qui transparait sur sa voix, Lorna est tout sauf nonchalante. Elle serre les poings dans ses poches, se plantant presque les ongles dans la peau. Ses phalanges, celles qui ont heurté la benne, la lancent légèrement. Elle déteste cette situation. Elle soupire à l’intention d’Erik et l’invite à lui montrer le chemin d’un mouvement du menton.

Eviter les gardes s’avère un peu plus compliqué que prévu. Comme elle ne connait pas les visages des gardes qu’ils ont croisés tout à l’heure, tout le monde est suspect à ses yeux. Et elle se méfie comme la peste du moindre bruit de botte. S’ils veulent la tabasser et faire passer ça pour un crime des manifestants, il faudra se lever tôt car elle est bien déterminée à rentrer chez elle en un seul morceau. Et à trouver qui sont ces enfoirés. Elle les soupçonne toujours d’avoir été présent à l’Ultimate. Peut-être même qu’il s’agit d’un des gardes qui a tenté de la frapper quand elle s’est interposée entre l’amoureux d’Amélia qui tenait un gamin dans ses bras et ceux qui voulaient mettre la main dessus. A moins que ce soit ceux qu’elle a insulté dans la foulée. Elle l’ignore. Elle tente de recouper les évènements, de faire des liens, tout en suivant avec attention le chemin qu’Erik emprunte et en se tenant prête à se cacher au moindre bruit suspect. Se tasser contre un mur, ce n’est pas franchement la façon dont elle a prévu de passer l’après-midi mais mieux vaut ça que de se manger un coup de matraque dans la tête, non ?

Elle se tient bien, Lorna. A croire que la mauvaise princesse était avec Erik. La princesse entêtée qui n’écoute jamais et qui rétorque avec véhémence. Une vraie petite peste quand elle s’y met. Ses proches ont rarement l’occasion de la voir comme ça, sauf sa famille ces derniers temps – mais ceci est encore un autre détail. Là, elle se contente de suivre les instructions données par Erik car il semble connaître les lieux bien mieux qu’elle. C’est un peu la honte de ne même pas connaître les ruelles de la ville dans laquelle elle a grandi. Il parvient à les mettre à l’abri dans un endroit un peu plus tranquille, là où personne ne peut venir les déranger et surtout où ils pourront se planquer en cas de besoin. C’est une sorte d’entrepôt vide, à l’exception de quelques palettes disposées en tas au centre. Elle baisse sa capuche et se hisse sur une pile pour s’assoir en tailleur. Et savoure ce moment où elle n’a pas à se soucier des conventions et des protocoles à la con. « Vas-y, pose tes questions et je tâcherais d’y répondre. Juste… Je veux la garantie que mon nom ne sera pas lié à ça et que mes proches n’auront pas de problème. » Elle pense surtout à ses amis et à Pietro. Elle ne peut plus se fier à Wanda, ni même à son père. Si Erik fait en sorte qu’on ne sache pas que sa source vient de la Princesse elle-même, elle est prête à rétablir la vérité. Les mensonges ont assez duré sur cette île.


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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Ven 4 Mai - 10:16


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La ville et ses multiples ruelles étaient un peu comme un immense jeu de cache-cache dont certains étaient les grands vainqueurs. Là où certains aimaient se cacher dans des lieux évidents, d’autres au contraire préféraient chercher toujours plus original, se mettant parfois même en danger. Quand le « loup » de l’histoire se trouvait être la garde cependant, le danger devenait tout relatif. C’était soit finir sous les coups de ces hommes violents ayant perdu tout le soutien des habitants… ou être assez astucieux pour les éviter et ainsi rester en vie. Et quand il s’agissait de trouver des possibilités inattendues, Erik savait sortir du lot.

En regardant la carte officielle de la ville, tout semblait prévisible mais l’homme – qui avait grandi ici - avait appris à passer d’un bâtiment à l’autre par des recoins généralement non indiqués car bien trop exigus ou difficile d’accès pour être perçus comme des chemins. Porté par l’adrénaline, le journaliste se surprit à s’imaginer en train de voler à l’intérieur de bâtiment. Cette sensation de liberté qui lui manquait tant ces temps-ci. Cette impression de passer à côté de quelque chose. Pas étonnant que l’homme se réfugie autant dans son travail pour ne pas sombrer dans ses propres pensées obscures. Erik n’était pas un combattant. Il ne l’avait jamais été. Toute sa vie, il avait démontré qu’observer et analyser pouvait se révéler être une arme redoutable, un peu comme une seconde nature pour celui qui avait perdu sa mère dans des circonstances tragiques. La vérité, le savoir, la sagesse. Trois mots devenus obsessions depuis bien trop longtemps.

Suivi de très près par la princesse aux cheveux noirs comme les ailes d’un corbeau, Erik avançait d’un pas rapide mais précis afin de leur frayer un chemin loin du danger certain qu’était la Garde. Celle envers qui il portait une haine injustifiée était finalement devenue une sorte de comparse d’excursion. Quelle ironie. Un duo de têtes de mule parfait et qui haïssait la garde, voilà ce qu’ils étaient. Les soldats étant cependant bien organisés, il leur fallut parfois patienter calmement avant de passer au prochain bâtiment. Pas de point de sauvegarde ni de chance de respawn quelque part s’ils leur tombaient dessus. Alors autant ne pas jouer les casse-cou, pour une fois. Heureusement pour Erik, Lorna ne semblait pas particulièrement suicidaire et joua le jeu afin de ne pas se faire remarquer par la garde ou des autres manifestants probablement désireux de lui mettre la main dessus. Comme quoi, l’instinct de survie existait même chez les Lehnsherr… Pas étonnant pour une famille avec si peu d’humanité. songeait le journaliste sans se rendre compte du nombre de préjugés qu’il pouvait avoir en réalité envers Lorna. Elle n’était qu’une enfant gâtée à ses yeux, une personne qui avait l’habitude de tout recevoir sans qu’on ne lui dise jamais non. Pourquoi aurait-elle soudain décidé d’aller à l’encontre des directives de son propre papounet ? Encore un mystère que le barbu se voulait de résoudre.

A force de tourner et courir de bâtiment en bâtiment, de ruelle en ruelle, le duo improbable parvint enfin à un vieil entrepôt à l’abandon. Connu des adolescents et autres solitaires, le lieu n’avait pas servi depuis des lustres mais portait néanmoins quelques signes de présence humaine tels que des cadavres de bouteille ou des tags sur les murs décrépis. Certes, ce n’était pas leur doux chez-eux mais le lieu avait l’avantage de leur apporter sécurité et surtout du temps pour réfléchir à la suite des évènements. La Garde n’allait pas rester dans ces rues indéfiniment de toute manière, alors autant patienter tranquillement ici. Les mains dans les poches, Erik observait paisiblement ce lieu loin de l’agitation alentour avant d’être sorti de ses pensées par la voix de Lorna.

Celle-ci, désormais installée en tailleur donnerait presque l’impression d’être sur le point de donner une leçon de yoga ou de lui parler du sens de la vie. L’homme ne put retenir un petit sourire en coin à cette idée saugrenue, et écouta ce qu’elle avait alors à lui dire. Désormais amis pour la vie visiblement, la princesse le tutoyait sans gêne, laissant à penser qu’elle tentait réellement d’être honnête… envers lui, mais surtout avec elle-même.

Erik avait l’impression d’être piégé dans un étrange rêve où finalement toutes ces questions recevaient leur réponses. Enfin. Il était dur d’imaginer que, malgré tout la situation était des plus réelles et que tout provenait de Lorna elle-même. Il ne lui avait pas arraché des mots par la manipulation. Il ne lui avait pas posé de questions sous-entendues la menant à répondre malgré elle à d’autres détails. Non. C’était bien elle qui avait décidé de prendre les rennes et de répondre aux questions de ce journaliste téméraire qu’elle avait pourtant rejeté quelques temps plus tôt. Comme quoi, tout venait à quoi à qui savait attendre.

« Je t’assure que je ne citerai pas ton nom et que je ne déformerai pas tes propos. » lui assura-t-il en sortant un calepin et un stylo de la poche intérieure de sa veste. « Je ne cherche que la vérité. Ça serait le comble que je sois celui qui brise sa parole, hein ? » précisa-t-il sur un ton des plus sérieux avant de faire sortir la mine de son stylo par un clic bref.

Erik réfléchit un instant, observant la jeune femme assise en face de lui et lui demanda tout en gribouillant sur son bloc-notes au fur et à mesure qu’il parlait, « Est-ce que je pourrais avoir ton avis sur la Garde ? J’ai l’impression qu’il ne te porte pas dans leur cœur. J’ai la sensation que c’est réciproque. » Le journaliste avait l’impression d’être submergé de questions s’entremêlant dans un ballet incohérent et, pourtant, sa priorité actuelle était étrangement de comprendre ce qu’il pouvait bien se tramer entre Lorna et ces marionnettes de Magnus. En découvrant les problèmes internes, Erik avait l’étrange sensation que cela dévoilera d’autres détails essentiels à sa soif de vérité. Il ne fallait pas laisser passer cette belle opportunité, surtout pas.


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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Mer 23 Mai - 19:48


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Lorna ne supporte plus les mensonges. Elle en a assez qu’on la tienne à l’écart d’une vérité qui serait trop lourde à porter pour elle. Elle le voit de ses yeux. La Garde Rouge part en roue libre et s’octroie plus de droits qu’elle n’en a. Carte blanche sur toute la ligne pour la répression. Parfois, un peu d’autorité ne fait pas de mal. Parfois, seulement. Mais là ? C’est totalement hors de contrôle. Et Lorna ne sait pas vers qui se tourner. Elle se rend doucement compte qu’elle est seule et qu’elle ne peut se fier à personne. La paranoïa plante doucement ses griffes dans l’esprit de Lorna. Elle s’installe vicieusement et la pousse à se méfier de ses proches. Les paroles de Leigh Montgomery la conforte dans l’idée qu’elle est dans son droit et qu’elle fait bien d’afficher clairement qu’elle n’est pas d’accord avec la politique menée sur l’île. Peut-être bien que Lorna n’a pas le recul nécessaire pour voir la situation sous un autre angle. Peut-être même qu’elle se comporte comme une enfant comme on le répète assez souvent. C’est être enfantine que de vouloir la vérité ? Et de s’opposer ouvertement à ce gouvernement autoritaire que sa famille met en place avec la plus grande indifférence quand le peuple de Genosha fait entendre son mécontentement ? Dans ce cas, Lorna veut bien être enfantine. Elle baisse les yeux vers ses ongles peint en noir, cherchant par où commencer.

Elle est sérieuse quand elle parle de répondre à Erik. Vu qu’il l’a aidé à se tirer de ce mauvais pas et à échapper à la garde, la moindre des politesses serait de répondre à ses questions poliment et non sans l’envoyer paître cette fois. Sa haine de la Garde transforme Erik en allié potentiel. Car Lorna saisit l’ampleur du problème que cette milice bien trop sûre d’elle peut poser. Ils se sentent puissants. Avec tous les droits. Ils blâment les émergés des évènements de l’île, les manifestants des débordements et leur matraque quand il y a des blessés. Ils ont quand même tué une civile à la vue de tous et sont repartis l’air de rien. Le Festival, ce chaos monumental, a été occasionné par leur excès de zèle. Lorna l’a vu de ses yeux. Des yeux émeraudes qui délaissent ses mains pour rencontrer ceux du journaliste. Elle veut s’assurer qu’aucun de ses proches n’aura de problèmes à cause de ses réponses. Erik lui en fait la promesse. Elle déglutit doucement. Elle ne sait pas si elle doit le croire, car rien ne lui garantit qu’il tiendra parole mais il semble aussi attaché qu’elle à la vérité et ça leur fait un nouveau point commun. Elle hoche donc simplement la tête sans dire un mot à la vue de ce stylo et de ce calepin. Le pur cliché du journaliste, ce qui ne manque pas de faire sourire Lorna à cette pensée. Elle baisse brièvement le menton, reportant son regard sur la pointe de ses bottines.

Son avis sur la garde ? Elle n’a pas à réfléchir. Ses sourcils se froncent et ses traits se durcissent. « Je veux la dissoudre. » La réponse est sans appel. C’est ça, qu’elle désire le plus actuellement. Dissoudre la Garde Rouge. Que la paix revienne pour de bon sur cette île. « Si ça ne tenait qu’à moi, je les forcerais à s’excuser auprès de chaque personne qu’ils ont martyrisés sur Genosha avant de les renvoyer un à un et de dissoudre la Garde. » Elle a bien conscience que ses paroles peuvent sonner enfantines mais elle n’est plus à ça près. Elle déglutit une nouvelle fois. « Certains ne m’aiment pas car je me suis opposée à eux au Festival. Pour ma défense, y’en a un qui a tenté de m’en coller une quand j’ai voulu les empêcher de rafler des innocents. Il y avait un enfant parmi ces civils et sous le coup de la panique, ses capacités se sont déclenchées. Un membre des Onze m’a écarté de la trajectoire du coup et a cherché à me protéger. Il faisait partie de la Garde avant tout ça et je connais personnellement sa sœur. » Sœur qu’elle a à présent du mal à regarder en face car elle n’a rien pu faire. Elle ne s’est jamais sentie aussi impuissante. Connaissant Amélia, elle ne lui en veut pas. Mais Lorna s’en veut pour deux. Parce que sans Jake, elle aurait pu être blessée par ses propres hommes.

Lorna secoue la tête en regardant Erik, qui prend des notes.« Ils ont blessés tellement de gens, sans raison… Des civils se sont rendus dès le début et pourtant, ils se sont fait roués de coup, gratuitement. Et c’est intolérable, venant de gens qui sont censés nous protéger. Ce n’est pas étonnant que la population ne leur fasse plus confiance. » Elle soupire avec une lassitude certaine et place ses mains derrière son dos en prenant appui dessus, tout en laissant une de ses jambes retomber dans le vide pour commencer un mouvement de balancier. « Ils se croient tout permis avec leur uniforme en rouge et je mourrais d’envie de leur faire perdre leur sale petite fierté. » Elle crache presque avec haine cette dernière phrase. Une haine qu’on ne s’attend pas à voir chez elle, qui parait pourtant avenante et bienveillante quand elle veut bien faire. C’est un nouveau visage qu’elle montre à Erik, car elle comprend qu’elle n’a pas besoin de faire semblant en sa présence. Elle lui adresse un petit sourire. « Tu as d'autres questions ? »



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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Mer 6 Juin - 12:39


Non. Non. Non. à LA MANIFESTATION !
Lorna & Erik
♠ ♣ So, I lost my head a while ago; But you seem to have done no better ; We set fire in the snow ; It ain't over, I'm not done ♥ ♦

La réaction de la princesse aux cheveux de jais était sans appel, renversant tout ce que le journaliste avait pu croire à force de vivre la tête baissée dans sa haine et sa bêtise. Enfin, les deux manifestants – originellement ennemis indirects à cause des gens qui les entouraient – finissaient par se trouver des points communs, une sorte de terrain d’entente menant à une possible compréhension de l’un et de l’autre. Il n’était jamais aisé de baisser ses barrières, laisser l’étranger découvrir ses faiblesses, mais c’était bien là une étape essentielle pour pouvoir avancer malgré les difficultés… ironiquement, se montrer faible menait donc à devenir plus fort. Il aurait été facile d’imaginer une dispute énorme entre les deux individus, au caractère aussi enfantin l’un comme l’autre bien qu’ils jurent l’inverse. Mais finalement, chacun arrivait à mettre ses rancunes de côtés pour arriver à ce qui les obsédait mutuellement : la vérité et la justice.

Non Erik et Lorna n’étaient pas des super-héros mais ils en avaient tout à fait le raisonnement. La seule chose semblant leur importer, si l’on suivait leur petite discussion jusqu’ici, était bel et bien de détruire la corruption qui s’était installée parmi la Garde Rouge mais aussi les autres parties de la cité. Grouillant comme un virus, un cancer malicieux, la ville semblait se faire doucement avaler par la colère, la peur et l’ignorance menant à une violence sans borne. Beaucoup prenaient comme exemple ultime le fameux festival mais d’autres, malheureusement visés directement par ce mépris, savaient que ce n’était pas le seul évènement tragique ayant touché Genosha. Les journalistes le savaient mais étaient passés sous silence, contrôlés par les autorités. Pas étonnant qu’une créature aussi bornée qu’Erik ait été virée. « Fais profil bas Erik. » lui disait-on. « Ne t’attire pas les foudres de la Maison Magnus. » répétait-on à cet homme aux cheveux aussi sombres que les ailes d’un corbeau. Mais même sans son poste au journal, Erik persistait, bien décidé à donner toute son énergie dans cet effort qui non seulement pourrait éclaircir les évènements liés à la mort de sa mère, mais aussi pourrait aider de nombreux inconnus n’ayant rien demandé à part vivre loin du danger. Ces pauvres gens ne demandaient pourtant pas la Lune, alors pourquoi s’acharner sur eux ? L’espèce humaine avait toujours eu cette fâcheuse tendance à détester celui qui était différent. Mais n’étions-nous pas tous différents les uns des autres au final ?

Autant qu’il y réfléchisse, retournant ces questionnements dans son esprit, Erik ne parvenait pas à comprendre pourquoi les gens persistaient à se haïr pour des raisons aussi futiles. Unis, l’Homme aurait pu accomplir tellement de choses. Comme maudits par les dieux, l’être humain ne faisait que se diviser, se punissant soi-même par sa bêtise et son innocence disparue. Un gâchis total et complètement inutile à part pour celui ou celle se nourrissant de ce chaos, se forgeant un trône sur les restes des espoirs de chacun, se baignant dans les pleurs des innocents et du sang coulé sans raison.

Mais derrière toutes ces sombres pensées, une lumière s’élevait par la simple présence de cette fameuse princesse incomprise par beaucoup. Elle parlait de faire s’excuser les coupables et les renvoyer… Le journaliste nota ses propos, non sans se mordre l’intérieur de la joue pour retenir quelque remarque sarcastique concernant ce traitement trop doux à son goût. Menacer, torturer et même tuer des gens ne devrait pas être simplement puni par une tape sur la nuque et un sermon. Mais Erik comprenait son raisonnement malgré tout. Elle représentait la classe dirigeante et, malgré des propos plein d’une rage enfin libérée, Lorna savait se montrer en contrôle de ses pulsions et faisait preuve d’une maturité certaine. Celle-ci expliquait avoir était elle-même sujette à la violence de la garde lors du festival alors qu’elle cherchait à protéger un émergé.

Il continuait de griffonner sans la couper dans ses propos, réfléchissant à tout ceci sans ne savoir réellement quoi en penser. Etait-elle sincère ou était-elle en train de le manipuler pour qu’il lui ponde un joli petit article l’éloignant de la haine des manifestants et autres vengeurs solitaires ? Rien n’était moins sûr. Cependant une remarqua l’interpella et, bien qu’il reste de marbre face à la princesse, Erik ne put s’empêcher de se dire qu’il tenait quelque chose de croustillant et nota mot pour mot : « Il faisait partie de la Garde avant tout ça et je connais personnellement sa sœur. » Intéressant… La belle brune enchaîna sans se faire prier. Du pain béni pour le journaliste qui n’avait qu’à noter les informations qu’elle lui donnait librement et sans filtre. Elle parlait de violence gratuite, de faits intolérables, semant à nouveau le doute chez le journaliste qui avait l’impression d’entendre ses propres pensées énoncées à voix haute. Après un discours bien construit, Lorna lâcha une dernière remarque plus acerbe mais qui révélait parfaitement son état d’esprit actuel, confortant Erik dans son sentiment d’être face à quelqu’un d’honnête.

Alors qu’il levait les yeux de son carnet, elle lui sourit, manquant de le surprendre avec cet air qu’il n’avait jamais vu chez elle. Animal sociable malgré sa haine persistante qui menait sa vie d’orphelin, Erik lui sourit à son tour afin de montrer qu’il approuvait ses dires mais aussi pour lui prouver qu’elle n’avait pas à se sentir en danger avec lui. Il lui avait fait une promesse et il comptait bien la tenir.

D’autres questions?  Oh oui il en avait tellement que son cerveau semblait sur le point de surchauffer en cet instant. Cependant, tout bon moment avait une fin et ce lieu qui semblait jusqu’ici si calme et sûr finit par perdre de sa sérénité alors que des voix extérieures se faisaient entendre, raisonnant dans l’entrepôt. « Et merde. Ils sont là… » marmonna Erik, tout juste assez fort pour que la princesse l’entende. Rangeant son stylo et son calepin dans sa veste d’un geste rapide, le journaliste fit signe à Lorna de se taire et de le suivre. Il était peut-être encore temps de s’enfuir.

Les pas des gardes sur les taules, bien que lents et précis, faisaient un vacarme monstre à l’intérieur du bâtiment quasiment vide. Bien décidé à s’éloigner de la Garde, Erik commença à s’éloigner du bruit qui se rapprochait doucement mais sûrement. Face à lui, une fenêtre brisée semblait donner sur le toit d’une vieille bâtisse. Le temps étant compté, le journaliste n’y réfléchit pas à deux fois et invita Lorna à le regarder faire pour qu’elle le suive. Après s’être faufilé doucement à travers cette fenêtre, se coupant légèrement au passage au niveau de la joue – une petite prise de sang ne serait pas de refus en rentrant – il marcha calmement sur la charpente vieillissante de cette habitation accolée à l’entrepôt. En se dépêchant, ils pourraient échapper à la garde. Mais en allant trop vite, ils risquaient tout simplement de finir deux étages plus bas parmi les gravats. Pas le temps de faire son testament, il fallait savoir sauver sa peau.

« Allez princesse, il est temps de montrer nos talents de gymnaste. » lança-t-il à l’intéressée dans l’espoir de faire descendre la tension et le stress.


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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Mar 17 Juil - 23:44


non. non. non. à la manifestation !
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Sa langue se délie et Lorna a l’impression de se libérer d’un poid. Elle peut parler librement, donner son opinion qui est loin d’être nuancée sans avoir l’impression de ne pas être écoutée. Assise en tailleur sur un tas de palette dans une posture qui n’a rien de noble, jouant avec ses ongles peints en noir et laissant sa jambe se balancer, comme si elle n’avait jamais fait partie de la famille royale. Pour la première fois depuis bien longtemps, Lorna a l’impression d’être elle-même. C’est étrange, comme quoi, ça ne tient à pas grand chose. Elle se prend au jeu, d’ailleurs. Parlant avec véhémence, y allant de ses petites remarques acerbes sur la Garde et manifestant son désir de la voir démantelée. La Lorna bien sage de l’année passée est loin. Elle a disparue le jour où Wanda a laissé Pietro se faire enfermer à l’Alpha House.  Elle redresse la tête en direction du journaliste qui est devenu son plus improbable allié de la journée. Avoir un ennemi en commun semble forger des alliances inconcevables. Elle le regarde prendre des notes avec une aisance que des années de cursus universitaires n’auraient pas pu donner à Lorna. Et pourtant, elle est une élève assidue quand elle n’est pas dans la rue.

Elle attend les questions qu’Erik doit mourir d’envie de lui poser. Mais ces questions ne viendront jamais. Les voix qui se font entendre font se crisper Lorna qui se redresse vivement en tendant l’oreille. Elle retient son souffle pour mieux les percevoir et avant même qu’Erik n’énonce l’évidence, elle se remet debout en pestant. Forcément, à force de parler du loup, on finit par le voir sortir du bois avec ses grosses bottes et son uniforme rouge. S’ils la trouvent ici, il y a deux options. Soit elle retombe sur les imbéciles qui mourraient d’envie de la tabasser plus tôt, soit elle tombe sur des gardes qui la ramèneront au palais. Erik risque d’avoir davantage d’ennui car il n’a pas la carte « Famille Royale » pour lui accorder l’immunité. Pour peu qu’on trouve ses notes, c’est fichu. Alors Lorna le suit pour ne pas le ralentir. Elle pense tout d’abord à le laisser filer tout seul pour retenir l’attention des gardes mais si elle n’est pas présente et qu’il se fait attraper, il y a grande chance d’avoir bavure. Elle préfère garder un œil sur la situation. Elle n’a pas le contrôle sur la garde mais elle compte bien éviter le plus de casse possible.

Lorna garde les yeux rivés sur lui, admirant la vitesse à laquelle il réfléchit pour se tirer de cette situation. Elle le regarde se faufiler vers la fenêtre brisée avec une moue intriguée. Elle a passé l’âge de passer par les fenêtres mais bon, on s’enfuit comme on peut, pas vrai ? Elle se hisse à son tour avec agilité - merci à sa taille fine - en prenant soin d’éviter les éclats de verre comme elle le peut mais cela s’avère bien plus compliqué que prévu quand elle sent un morceau s’accrocher à sa veste et l’entailler. Au moins, ce n’est pas sa peau. Elle ancre une nouvelle fois ses iris vers la silhouette d’Erik qui marche avec prudence sur la charpente. En se mordant la langue, la jeune femme se demande si ce n’est pas trop dangereux. Puis elle secoue la tête et rassemble son courage pour s’écarter enfin de la fenêtre et poser un pied sur ce qui lui semble être bien trop instable pour couvrir leur fuite. La Garde se rapproche et si elle traine trop, elle va causer leur perte à tous les deux. Elle rattrape Erik en regardant où elle met les pieds. Les mâchoires serrées, elle s’arrête pour éviter qu’ils se retrouvent à deux sur la même planche. « Je n’aurais pas dû sécher les cours de gym. » chantonne Lorna pour elle-même avant de se sentir un peu idiote. C’est vraiment le moment de se prendre pour Mulan, tiens. « T’es sûr de ce que tu fais ? » Ce n’est pas qu’elle ne lui fait pas confiance. C’est qu’elle veut s’assurer que leur tentative de fuite ne va pas se résumer à se briser la nuque.  Et visiblement, il est sûr de ce qu’il fait car ils arrivent de l’autre côté sans encombre. « Je n’ai rien dit. » lâche-t-elle en retenant son envie d’embrasser le sol stable à leur pied. Il leur faut passer à nouveau à travers une fenêtre qui n’est pas en meilleur état que celle qu’ils ont emprunté un peu plus tôt et les voilà… face à des gardes.

Lorna écarquille les yeux, se demandant si tout n’est pas une vaste blague. Su-per. Tout ça… pour ça. Les pros de la fuite. C’est à pleurer. Elle déglutit. Oy, elle va avoir des problèmes. Elle ne sait pas à quoi s’attendre.  L’un des gardes s’avance et Lorna recule d’un pas. Elle note que la matraque n’est pas sortie, sur celui-ci. « La balade est terminée, Princesse. Le roi nous a demandé de vous ramener. » Elle soupire en roulant des yeux. En passant pour une gamine ennuyée, elle en profite en réalité pour regarder les autres gardes. Il y en a deux de chaque côté et le plus proche d’Erik n’a pas l’air joyeux. Elle s’écarte du journaliste pour le dépasser et se planter devant lui. « En réalité, je n’avais pas besoin de vous pour rentrer puisque ce charmant jeune homme derrière moi était en train de m’escorter pour s’assurer qu’il ne m’arrive rien. » Elle désigne Erik d’un geste. Ce qui n’est pas un mensonge, si on regarde. « C’est fou comme il existe encore des personnes serviables dans ce monde. » Elle croise les bras avec un petit sourire qu’elle veut innocent, jouant sciemment le rôle de princesse écervelée qui semble lui coller à la peau. Là, elle a deux cas de figure qui s’offrent à elle. Ça passe ou ça casse. Elle espère ne pas aggraver le cas d’Erik. Ou qu'il ne va pas aggraver son cas de lui-même.




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MessageSujet: Re: Non. Non. Non. A la manifestation ! {PV Lorna}   Ven 31 Aoû - 3:09


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Fuir faisait partie des instincts que l’être humain avait gardé malgré sa soi-disant évolution l’éloignant du rang de simple animal. Depuis son plus jeune âge, l’Homme apprenait comment se cacher, s’échapper, le tout grâce à de simples jeux, système terriblement efficace et ancré depuis toujours dans la mémoire collective. Pour beaucoup d’espèces, apprendre à fuir faisait partie des enseignements essentiels à la survie des plus petits face à des prédateurs cherchant un casse-croûte facile. Cependant, l’être humain conservait étrangement cet instinct. Lui, l’Homo sapiens sapiens qui se disait en haut de la chaîne alimentaire et donc logiquement sans prédateur, se trouvait être une espèce parfaitement équipée pour s’échapper… à moins que cela soit l’inverse, l’Homme n’étant pas du tout taillé pour le combat. Au fond, l’espèce humaine demeurait un prédateur tout autant qu’il pouvait être une proie… pour lui-même. Comme le disait tristement le dicton : l’Homme est un loup pour l’Homme. Et visiblement être une princesse ou un journaliste déchu ne permettait pas d’échapper à cette prédisposition naturelle. Fuir, encore et encore, tel deux lièvres poursuivis par des chiens de chasse un peu trop agressifs.

Tout semblait parfait. Etape après étape, les deux comparses se glissaient dans des interstices bien pratiques afin de gagner d’autres bâtiments. Aucun des deux ne trébucha. Pas un seul membre du duo ne se tordit la cheville comme le faisait si souvent les héroïnes de film d’horreur à petit budget. Leur téléphone ne sonna pas non plus, n’indiquant donc pas leur position à leurs poursuivants. Et pourtant, malgré tous ces efforts, Erik et Lorna se retrouvèrent bel et bien face aux gardes qui semblaient eux aussi connaître le coin sur le bout des doigts. Ces types ne leur lâcheraient donc jamais la grappe ! Ayant perdu à son propre jeu de cache-cache, le journaliste se sentait impuissant et déçu… Déçu de sa propre incapacité à parvenir à une échappatoire alors que tout poussait à croire qu’ils s’en sortiraient sains et saufs.

Lorna ne semblait pas apprécier non plus la situation, son corps tout entier indiquant la surprise qui s’emparait d’elle alors qu’un des gardes tentait une approche. A première vue, l’homme ne semblait pas agressif, les mains bien en évidence alors qu’il expliquait à la jeune femme que les ordres de la ramener venait directement du roi. La réaction de la princesse fut également celle du journaliste : un soupir, un roulement des yeux et un scan complet de la situation loin d’être positive. Inutile d’être un génie pour comprendre que les gardes présents n’étaient pas là pour faire du tricot avec Erik. Le regard malsain sur le visage de certains donnait à penser que ceux-ci pouvaient se montrer moins calme que leur leader actuellement en pleine discussion avec la princesse.

Cette dernière n’hésita cependant pas à répondre au garde, décrivant Erik comme le parfait chevalier que Genosha méritait. Se retenant de rouler encore plus des yeux, le journaliste se contenta de croiser les bras sans réaliser que la jeune femme aux cheveux de jais faisait également de même. Silencieux pour laisser Lorna régler la situation qu’il ne ferait qu’empirer en ouvrant la bouche, Erik patientait tout en fixant les gardes qui tentaient de raisonner la princesse. Vue comme une enfant malgré son âge, la jeune femme avait tenté d’apaiser la situation mais les ordres étaient les ordres. Qu’elle le veuille ou non, les gardes la ramèneraient donc chez elle. L’un d’eux prit même soin de lui rappeler qu’un coup de taser pouvait se révéler très persuasif pour ne pas faire d’esclandre.

Aussi, bien conscient que les gardes ne changeraient pas d’avis – et ceci malgré les remarques de la princesse qui se montrait posée et mature – Erik finit par énoncer « Rentrez chez vous Princesse. » Le regard fuyant, le journaliste montra ses poignets à l’un des gardes, attendant qu’on le menotte. Il était temps de faire profil bas afin d’éviter tout débordement. Se faire tabasser dans la rue par simple bêtise n’étant pas dans ses plans du jour, Erik préférait donc se montrer coopératif, assurant à la princesse que tout irait bien et qu’il respecterait les termes de leur accord, comme prévu.

Un coup dans le dos l’invita à avancer alors qu’il s’éloignait doucement de la Princesse, elle-même escortée par le garde calme mais autoritaire. Marchant en silence, le journaliste se surprit à penser à ce qu’il adviendrait de Lorna. Quelles seraient les conséquences de leur fuite ? De leur discussion ? La jeune femme avait su lui montrer un côté d’elle-même qu’il ne soupçonnait pas, en partie à cause de sa propre ignorance et de sa colère envers le système en place. Seul alors qu’il rentrait dans cette cellule froide l’invitant à patienter, l’homme se retrouva avec ses pensées… Allaient-ils un jour se recroiser ? Être en garde à vue ne semblait pas le tracasser plus de raisons. Après tout, ce n’était pas la première fois que des journalistes se confrontaient à la garde pour lutter face à la censure. Il fallait simplement attendre. Attendre, et réfléchir.


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