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 Comme sur un tableau [Danny Rand]

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MessageSujet: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Lun 19 Mar - 18:37


Hier soir, j'avais fais la fermeture et ce matin j'ai bossé dès le début quand même. Un grand merci du patron plus tard, me voilà avec l'après-midi de libre.Du coup, la question, que faire de ce temps. En sortant de la boutique j'ai été prendre un sandwich à côté, puis je suis rentré chez moi. A la base je voulais simplement en profiter pour passer un peu de temps sur mon dessin en cours, ou pour vider les deux bouteilles entamées qu'il me reste.

J'ai repris mon dessin, jusqu'à ce que des bruits venant de l'étage du dessous ne viennent m'emmerder. Des travaux, putains, pourquoi ça arrive qu'à moi ça ? J'ai mis en pause mon dessin et je suis descendu gueuler un peu sur ces voisins à la perceuse facile. Forcement, ils ont gueulés en retour, comme quoi ils faisaient ce qu'ils veulent, blablabla. Cette bande de guignoles a continué à faire ses conneries, malgré mes demandes expresses.

Impossible de bosser dans une telle ambiance pour moi, malgré mes écouteurs. Tant pis. Je voulais pas rater mon dessin, alors très bien, je l'ai laissé en plan, j'ai choppé mon manteau, mon bonnet, ma flasque et un petit pot de peinture, puis j'ai quitté les lieux, je reviendrais quand ce sera plus calme. En descendant je suis passé devant l’appartement des emmerdeurs, pot de peinture à la main. Ce groupe de petits cons... J'ai toqué.

« Oh c'toi... Qu'est-ce que tu veux encore. »
« Oh pas grand chose, je voulais m'excuser pour tout à l'heure, je comprends qu'on puisse faire des travaux chez soi, c'est la déco ? »
« Ouais ? »
« Ok. »


J'ai attrapé mon petit pot de peinture, j'ai enlevé le couvercle et je lui ai balancé l'objet dans les pattes. Le sol et les murs en ont récoltés un peu au passage, pendant qu'il gueulait, je lui ai fais un signe distinctif du majeur puis je me suis cassée.

« Considère ça comme ma contribution, connard. »

Tandis que je descendais les escaliers j'entendais ce petit con gueuler depuis son appartement. Tant pis pour lui, il n'avait qu'à pas être une espèce d'erreur de la nature. Bon, les rencontres dans les couloirs allaient être tendues pendant quelques temps, mais ça fait plaisir de le voir gueuler comme un poulet après le boucan qu'il a put foutre. Enfin bon, c'est pas tout mais je me suis retrouvé dehors, encore une fois, mais cette fois je savais pas trop quoi faire.

Dans le doute, j'ai commencé à marcher vers le centre ville, je trouverai bien un truc à faire là-bas. Après plus d'une heure à errer et à boire je me retrouve devant un musée d'art. De mémoire je ne l'ai jamais visité celui-là. Bon, quitte à être en ville autant aller voir un peu de peinture des autres. Bizarrement je prends jamais vraiment autant de plaisir à observer les tableaux d'autrui, je n'éprouve pas le même calme que celui que je peux avoir quand je créé mes œuvres, mais ça me donne des idées au moins.

La galerie est vachement classe, sans doute le genre d'endroits ou le gratin vient se réunir, ou regarder des tableaux modernes, chacun sa façon de dessiner et de peindre, mais franchement j'ai jamais pigé l'intérêt d'avoir juste un fond de couleur. C'est juste le moyen de peindre comme une feignasse et de gagner de l'argent sur le dos de quelques riches en manque d'intérêt. Comme celui-là d'ailleurs. Ce tableau là, un grand fond noir avec un point blanc.

Je reste plantée devant, je ne comprends pas vraiment l'intérêt que certains portent à ce genre de choses. Un tableau, normalement, ça représente quelque chose, ça expose, ça démontre, ça vit. Ça c'est... Vide.
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Lun 19 Mar - 21:43

« Un enfant touché par le feu. »



Daniel sursauta, reprenant repaire sur son fauteuil de bureau, il s'y accrocha vivement comme s'il éprouvait une immense crainte de lâcher prise. Il laissa s'échapper un bref cri de panique qui fit sursauter son père adoptif, Philipp Owen, qui pianotait silencieusement sur son ordinateur portable. Déboussolé et comme arraché de ses rêves tumultueux, le jeune PDG regarda autour de lui, se jurant d'avoir été en présence d'un autre homme à un autre endroit. Et il s'agissait soit de ce visage grave à la voix rauque, soit de cette immense ombre bestiale tapis dans l'ombre. Encore ces rêves qui s'alternaient, et qui ne signifiaient strictement rien. De simples cris, des portraits approximatifs qui ne lui évoquaient aucun souvenir. De vulgaires inconnus venus pour le hanter.

En tant que patron responsable, la première question de Danny était de savoir pendant combien de temps il s'était endormi. " Cela fait une demie heure, Danny. Une micro sieste nécessaire au milieu de cette dure journée. D'ailleurs, des rendez-vous sont prévus cet après-midi. " Rassuré, le jeune homme soupira et s'empara confusément du document que lui tendait son adjoint. Secouant promptement la tête de gauche à droite pour lever le voile brumeux qui obstruait sa vision, il prit connaissance de ses obligations. Philipp commenta :

" Afin de toujours un peu plus attirer la sympathie des médias et de nos collaborateurs, j'ai jugé bon que vous vous rendiez à l'inauguration d'un nouveau musée d'Hammer Bay. Une remise de chèque en main propre, entre vous et le directeur de cet espace sera retranscrit aux prochains journaux télévisés. "

" Tu sais bien que je n'apprécie pas l'art moderne... "

" La société Rand sera au moins engagée au sein de la culture du patrimoine dans laquelle elle s'est imposée. Cela prouvera votre loyauté à la ville. "

" Vu comme ça... " Sourit-il en se levant calmement de sa chaise, craignant le contre-coup d'une nouvelle migraine, et surtout tiraillé entre ses obligations et ce nouveau rêve si éloquent, si réel. Comme une convocation, un appel envoûtant s'emparant du temps et de l'espace. Comme si ce rêve avait emporté avec lui une partie de lui, le laissant alors évasif.

" Vous semblez encore un peu endormi. Dois-je demander au standard de vous préparer un café ? "

Suite à cette question, l'héritier de la famille Rand se résolut à partir, resserrant sa cravate et ajustant le col de sa chemise pour immédiatement quitter la pièce. " Oui, avec deux sucres ! " lança-t-il avant de bondir dans l’ascenseur, pour finalement rejoindre le parvis de l'entrée du siège social devant lequel un chauffeur l'attendait déjà.

Durant le trajet, le temps était à quelques recherches sur son smartphone. A chaque nouvelle rencontre étrange avec les individus peuplant ses rêves, il tentait quelques opérations dans le but de rationaliser ce type d'apparition. La voix grave de l'homme au profil asiatique atypique d'ancien moine reclus avait prononcé la phrase " un enfant touché par le feu ". Si Daniel s'attendait à quelques indices spécifiques, il n'y en avait que pour des citations de films ou d'extraits musicaux. Rangeant alors frénétiquement son téléphone pour s'accouder nerveusement au rebord de la vitre du véhicule, son chauffeur le questionna :

" Quelque chose semble vous déranger, Monsieur Rand. Est-ce ma conduite sur la route ? "

" Non, votre conduite est irréprochable. Seulement quelques idées qui cogitent encore... "

La voiture stationna dix minutes plus tard face à l'entrée du musée d'art. Une troupe de journalistes attendaient la venue du fils prodigue, à la tête d'une société bientôt plus grande qu'elle ne l'était déjà autrefois. A la fois effrayé et amusé par la conduite acharnée du troupeau à l'extérieur de la luxueuse Audi, Daniel demanda un souhait de bon courage à son chauffeur.

Cela faisait environ un mois que Daniel Rand ne s'était pas rendu en personne à un quelconque événement, et son soutien culturel semblait être très bien accueilli, si bien que très peu de journalistes issus de la presse à scandales faisaient encore acte de présence, cédant alors la place aux médias les plus consultés de Genosha. Sortant tout juste de la voiture et s'assurant brièvement de sa bonne présentation, l'homme d'affaire s'apprêta à rentrer dans le musée, ignorant les micros qui circulaient autour de lui, privilégiant quelques cordialités en guise de réponses à des questions souvent vagues ou intrusives.


A l'intérieur du musée, dans le grand hall donnant sur différentes galerie, un pupitre attendait Daniel qui devant la foule, ajusta sa voix avant d'allumer le micro se présentant face à lui. Dérangé par un léger larsen, il grimaça et recula le visage comme pour amortir le choc auditif qui s'en émanait. Il s'excusa discrètement avant de donner un discours devant plusieurs caméras.

Après ces quelques longues minutes passées, il pu remettre en main propre un grand chèque qui allait permettre quelques subventions et faciliter quelques actes de mécénats, afin d'offrir toujours plus à ce nouvel édifice. Beaucoup de visiteurs attirés ou non par l'événement circulaient déjà dans les allées. Pour prouver la sincérité de son geste, le jeune homme rajouta :

" C'est désormais avec plaisir que je compte visiter ce musée. En espérant que les plus passionnés d'entre-vous en fasse de même. "

Daniel se sépara du pupitre avant d'esquiver un plateau de coupes de champagne. Scène que certains journaux s'empressèrent de capturer, définissant ce moment comme étant la preuve irréfutable de l'assagissement et de la sainteté d'esprit retrouvée du dernier membre de la famille Rand.

Arpentant les allées et s'attardant quelques fois sur certaines œuvres, l'absurdité d'autres courants ne cessait d'amuser Danny, masquant son léger sourire tout en recherchant les regards complices d'autres visiteurs. A sa droite, une jeune femme d'environ une vingtaine d'années semblait également peu captivée par la peinture qu'ils observaient tous deux.

" Super, j'ai contribué à financer un sacré blagueur... " Lui murmura-t-il, la tête légèrement penchée à sa hauteur, avant de se redresser, tentant encore de faire preuve de prestance, craignant la présence d'un quelconque paparazzi.

Ignorant quel public pouvait s'intéresser à son activité, il se présenta aimablement par son surnom; chose que Phil ne cessait de lui déconseiller, estimant que ceci pouvait décrédibiliser son image de PDG. Toutefois, songer à être un inconnu aux yeux de quelqu'un le réconfortait. Cela lui permettrait peut-être de changer d'air et de cesser de ne penser qu'aux deux choses qui rythment ses journées : sa société, et ses rêves étranges lui donnant de terribles migraines.  

" Je m'appelle Danny. J'espère que vous avez pu voir de belles toiles, en passant outre cette évidente... vue de fond de cuvette. "
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Lun 19 Mar - 23:20


Son pinceau était malade ou quoi ? En tant qu'artiste je trouve ça bizarre d’être fier d'une telle connerie. Et je ne comprends pas trop qui voudrait acheter ces merdes, même les exposer c'est un défi pour moi. Enfin, point positif, ça m'occupe suffisamment longtemps pour éviter un discours en fond, ces démonstrations de foule c'est pas mon truc. Tant mieux si il y en a qui aiment ça, moi je préfère rester tranquille dans mon coin.

Ça évite pas mal de choses mine de rien. Bon, la contrepartie c'est qu'il faut trouver une excuse. Et cette fois l'excuse elle craint un peu, une espèce d’ode au papier peint, mais que certains petits riches aiment appeler art. Quelle bande de cons. Je secoue la tête de gauche à droite, nan décidément il n'y a rien à sauvé là-dedans, mais il faut saluer la performance : certains se font quand même pigeonner à acheter ce genre de trucs.

Perdue dans mes pensées je ne vois pas un type venir taper l'incruste à côté de moi à observer le chiffon au mur. J’esquisse un petit sourire lorsqu'il engage la conversation, financer ? Un des donateurs philanthropes sans doute, mais au moins reconnaît-il le fond de cet œuvre d'art à laquelle nous faisons face. Je hoche la tête doucement, l'air presque blasée par cette toile sans réel fond. Puis je réponds sur un ton similaire.

« Pas la meilleure blague que j'ai connu. »


L'homme se redresse, je me tourne vers lui. Blond, assez grand, un peu plus vieux que moi je pense, en costume. Un petit richou qui donne ? Fort probable, mais pas des pigeons qui vont acheter les morceaux de papier comme celui-là. Il se présente, Danny. Il est avenant, moi un peu moins. Tout le monde est intéressé en débutant une conversation, la première chose que je me demande, c'est qu'est-ce qui l'intéresse lui. Enfin, je hausse les épaules puis je réponds, presque nonchalamment.

« Lynda. C'est sur que ce n'est pas la meilleure œuvre de ton musée ça. »

On m'a toujours dis que je n'étais pas très douée pour l'étiquette, tant pis. Je pointe du doigt l'oeuvre en question, il y a bien des trucs sympa dans ce musée, mais bon faut bien admettre que ça baisse sacrément le niveau un truc dans ce genre là. Le type devant moi se tient bien droit, il a une certaine prestance pour sur. Moi à côté j'ai encore le bonnet sur la tête, à peine coiffée, une tenue plus banale, plus simple. Moins chère aussi, sans-doute. Je regarde rapidement autour de moi, pas mal de personnes l'observent.

C'est qu'il est soit connu, soit il a une grande gueule. Ou peut-être les deux. Ou peut-être juste que le gratin se montre particulièrement curieux ? Peut-être aussi, mais je penche plutôt pour les premières  idées. D'autres m'observent moi, curiosité sans-doute, je ne suis pas vraiment de la haute société. Certes, je ne suis pas la seule ici, mais je réplique aux regards intrigués par une grimace peu engageante. Nan mais c'est vrai quoi, ils peuvent pas s'occuper de leur cul ?

Doucement je secoue la tête de gauche à droite, je regarde encore une fois l'oeuvre avant de tourner le dos à ce chef d’œuvre de la basse-cours. Du doigt je pointe un tableau, un peu plus loin, un immeuble bizarrement dessiné mais avec un jeu de couleurs plus intéressant que ce qui trône fièrement derrière nous.

« Là-bas, c'est assez sympa. Le coup de pinceau est particulier, mais les couleurs vont bien. »

Puis je baisse le bras, un type passe pas très loin, avec un plateau de champagne, j'hésite un instant... Quitte à venir dans un endroit de la haute, autant en profiter. En un large pas je le rejoins, puis j'attrape une coupe. Je me retourne et fait quelques pas vers l'homme, tout en buvant une première gorgée de champagne, ou plutôt la moitié du verre. Je le fixe un instant, les yeux dans les yeux, puis je bouge un peu la tête pour regarder un journaliste, avec un appareil photo.

« Génial, je vais me retrouver sur quoi comme photo moi encore ? »

Là par contre je suis dépitée, j'ai jamais vraiment aimée être prise en photo, encore moins par des inconnus. Je finis le verre, histoire de passée le goût un peu amère, puis je reporte mon regard sur le grand blond qui se tient devant moi. Je bats brièvement des cils en me posant deux trois questions, puis je reprends la parole.

« Ils ont l'air de bien t'aimer en tout cas Danny. Tu fais souvent la tournée des musées ? »

Je me souviens pas vraiment avoir déjà vu sa trogne, ou peut-être que si... Ou peut-être que non, de toute façon ce n'est pas comme si je m'intéressais à toutes les têtes que je croisais.
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mar 20 Mar - 18:36




" Lynda. C'est sur que ce n'est pas la meilleure œuvre de ton musée ça. "


L'indifférence et l'attitude complètement détachée de Lynda amusait Daniel, comprenant rapidement d'après son style vestimentaire qu'elle n'était pas venue dans un but particulier : ni d'essayer d'ajouter l'un de ses tableaux, ni de saluer l'héritier de la société Rand, et encore moins de se lier d'amitié avec quelques pontes. Il s'agissait d'une simple visiteuse et peut-être d'une amatrice d'art. Détournant un instant le regard, il pivota sur les talons, constatant d'avantage d'influence. S'avançant d'un pas pour espérer se couvrir derrière la foule de passage, il répondit avec calme et disponibilité :

" Je n'ai pas acheté ce musée. Il appartient au monsieur à l'autre bout de l'allée, qui boit son champagne avec le directeur du département culturel de la mairie. "

Une réelle envie d'échapper au quotidien semblait rendre Danny plus enclin à passer des moments simples allant contre les principes de la haute, celle-ci ne se mélangeant que très rarement aux personnes les plus ordinaires. Après tout, sans ce nom de famille, jamais il n'aurait pu obtenir une si grande place au sommet de la hiérarchie de Genosha. De plus, cela pouvait s'avérer être une bonne clé de son enquête : car autour de lui, personne ne mentionnait les sujets tabous actuels. Ces faits à la fois mystérieux et sordides qui s'enchaînaient d'une manière bien trop définie pour qu'il ne s'agisse de simples coïncidences. Puis ces maux qui ne voulaient pas disparaître, qui au final ne résultaient peut-être pas de ses multiples excès passés.

Il y avait bien sûr ces rêves mystérieux, si percutant, mais également cet état d'esprit qui émergeait peu à peu chaque jour, après chaque nuit. Il n'était apparemment pas le seul à vivre de pareils tourments, mais pour cause de son statut, sa priorité était de rester discret, tout en se donnant l'opportunité de devenir spectateur de la conduite générale des autres au moment où la Maison M semblait perdre de sa notoriété, dans un contexte de tensions multiples sur bien des fronts. Aussi, pour pérenniser son activité, Daniel avait la certitude que connaître le monde extérieur l'aiderait à bien mieux cibler les besoins et les attentes de différents profils.

" Là-bas, c'est assez sympa. Le coup de pinceau est particulier, mais les couleurs vont bien. "

L'homme d'affaire suivit le doigt de Lynda pointant un tableau bien plus fourni en couleur ainsi qu'en talent. Il acquiesça tout en demeurant silencieux, surveillant toujours sa conduite pour ne pas se faire remarquer, ni se faire trop entendre.
... Et ce ne fut pas très réussi, puisque qu'avant lui, la jeune femme avait remarquée avoir été prise en photo en sa compagnie. Agressant du regard le photographe alors fuyant, il soupira, tapant brièvement du pieds, ne souhaitant que personne en sa compagnie figure sur des clichés aussi inutiles qu'insignifiants. Être surveillé pour les moindres faits et gestes était une chose qu'il devait prendre en compte dans sa volonté d'obtenir certaines réponses, mais également dans sa volonté de vouloir pendant seulement quelques instants fuir ses trop nombreuses responsabilités.

" Je suis navré, Lynda. N'hésitez pas à me faire signe si vous rencontrez des inconvénients. je peux toujours demander à ce photographe de renoncer à ses prises. "

Ce fut alors que Lynda se tourna vers Danny, le fixant droit dans les yeux. Peut-être essayait-elle de le situer ou d'insister sur son mécontentement. Réellement gêné, il pensa bon de se présenter sous sa véritable identité -ce qu'il aurait peut-être dû faire de suite afin d'éviter tout quiproquo.

" Ils ont l'air de bien t'aimer en tout cas Danny. Tu fais souvent la tournée des musées ? "

" C'est la première fois. La société Rand souhaitait offrir quelques dons à ce nouvel établissement pour permettre quelques subventions et la promotion de nouveaux artistes. Un point clé pouvant assurer l'ouverture d'esprit et l'excentricité des habitants d'Hammer Bay. Et je suis le directeur de Rand... "


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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mar 20 Mar - 21:10


Ce type là ? Ok. Et lui aussi il est important ? Diable, me voilà avec des gens importants aujourd'hui. Bah, au pire ce n'est pas parce qu'ils ont plus d'argent que je ne pourrai jamais en avoir qu'ils étaient plus importants. Tout du moins pour moi. En tout cas le blond avait l'air de bien les connaître. Les privilèges de l'argent ? Nan, pour moi ça serait plus chiant qu'autre chose de côtoyer ce genre de péteux de première.

Bilan : je suis bien à être une inconnue au milieu de cette foule d'artistes, d'amateurs et de faux connaisseurs. Du coin de l’œil je repère un petit vieux qui s’extasie devant le moindre tableau, n'hésitant pas à y aller de son petit commentaire sans queue ni tête. Vas-y que je te parle de violence devant un paysage, de fébrilité devant un carré moche, enfin voilà quoi, le genre de type à penser comprendre une peinture en la regardant, un beau con tiens.

Au moins le blond n'avait pas l'air d'être dans cette veine là, je reste méfiante, car bon, on ne sait jamais ce qu'un type comme lui peut vouloir, ni ce qu'il est réellement... Mais il a l'air un peu plus réaliste que les perdus au sommet de leur montagne de pouvoir, d'argents et de fantaisies. J'ai connu la rue et l'orphelinat, eux ils s'imaginent que la vie c'est un truc simple qui tombe dans le creux de sa main à la naissance. Un tas de conneries aussi.

Lorsque l'autre abruti de journaliste vint prendre sa photo, me dépitant un peu au passage, il s'excuse, conscient que la photo était surtout pour lui. Ça doit être une habitude bien chiante mine de rien d'être pris tout le temps en photo, personnellement je pense que j'aurai fracassé quelques appareils à force d'être tout le temps photographiée. Sympa comme un petit homme Danny se propose de demander au journaliste de renoncer à ces photos.D'un signe de la main je lui signifie ma réponse négative.

« Pas la peine, ne t'inquiète pas je suis assez grande pour lui dire d'effacer ses merdes s'il me gonfle trop. »

Et pas de la plus polie ni la plus subtile des manières, pour sur. Mais bon, faut au moins signaler son initiative est sympa, même si je me demande s'il ne va pas croire que j'ai besoin de son aide pour faire dégager cet emmerdeur de première. En tout cas si je le revois traîner par là, je lui ferai comprendre ce que je pense de sa tendance à tout photographier, surtout si je suis dessus. Et au pire, je m'assurerai directement qu'il n'ait plus de photos.

Première fois qu'il visite un musée, puis il se présente tel que dirigeant de la société Rand. Je lève un sourcil, Rand ? Je connais. Enfin, vaguement, de nom, je sais que c'est pas une boîte de pécore. Je me demande si j'ai pas déjà piqué un ou deux trucs à eux dans ma jeunesse, je vais tout de même éviter le sujet, sait-on jamais.Même si ça pourrait être drôle de le voir vérifier ses poches en partant. Enfin. Je crois les bras et le fixe d'un air intriguée.

« Hmm-hmm... Rand, ça me dit vaguement quelque chose ouaip. J'espère que tu ne t'attends pas à ce que je te dise à quel point je suis contente de te rencontrer ? »

Je hausse les épaules, dans tous les cas je ne le ferai pas,je m'en fou un peu de ce qu'il pense après tout. Tant pis pour lui s'il voulait que je sois heureuse de le voir, moi je m'en moque un peu. Je le regarde de la tête au pied, puis je jète un coup d'oeil au musée en lui-même, avant de reprendre la parole.

« Dommage pour les musées. Tu aurais put trouver mieux pour une première visite. Même mon petit frère pourrait faire mieux que certaines des œuvres autour. »

Petit frère ? Façon de parler. Je n'en ai aucun, ni de famille d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mar 20 Mar - 23:40




" [...] J'espère que tu ne t'attends pas à ce que je te dise à quel point je suis contente de te rencontrer ? "

" Oh non, bien au contraire. Je compte profiter de ce genre d'événements pour un peu me soulager de ce poids. Vous m'avez l'air prête à sortir vos griffes, et c'est ce que je m'apprête à faire si les médias ne me lâchent pas. Mais ça, je ne peux plus me le permettre. " Grommela Daniel à voix baffe, lorgnant sur les quelques autres journalistes tentant de le prendre en photo. Parmi eux, des influenceurs, des internautes désireux d'alimenter en clichés chanceux leurs blogs. La présence d'une personne de renom suffisait apparemment à accéder à d'avantage de visibilité auprès de certaines communautés. Ignorant tout de cette dimension sans vraiment vouloir en connaître ses aspects, le jeune homme d'affaire leur tourna le dos pour entamer la marche au milieu des tableaux, s'attardant généralement sur des interprétations de paysages inconnus.

" J'espère juste que cette preuve d'engagement entraînera d'autres initiatives. Ça change des concepts technologiques et pharmaceutiques. Et je présume que l'art stimule l'esprit critique, tout comme la fascination... "

La fascination envers ce qui est inconnu. Peut-être était-ce en partie ce facteur qui donnait l'envie à Daniel de croire en ses rêves sombres et énigmatiques. Cette simple idée retint un instant son intention, en même temps que quelques paysages impressionnistes qu'il se plaisait à tenter de déchiffrer.

" Condamnée à parler avec un mec portant un costume de marque offert par son père adoptif, au milieu de pareils requins doublés d’ignares prétentieux. Je suis navré de vous faire subir cela. Vous semblez tout de même intéressée par les arts. Vous réalisez quelques pièces ? "

Conscient de son cruel manque de référence en la matière, Daniel était cependant ce rêveur s'interrogeant sur certaines intentions lorsque celles-ci étaient identifiables. Sa volonté à trouver des réponses au travers du regard des autres l'emmena à questionner Lynda, qui avec son fort caractère, avait réussi à susciter sa curiosité. Revendiquant discrètement sa personnalité pleine de volonté de découvertes et de réponses, il marqua un léger temps d'arrêt lorsque face à eux, le photographe de la galerie tenta de prendre quelques photos pour alimenter le contenu du site du musée, en ce jour spécial d'inauguration. Se tournant volontairement à l'opposé de quelconques objectifs, Daniel reprit :

" J'aurais sans doute pu trouver mieux, mais j'ai un rôle à jouer. Un rôle qui ne me plaît pas toujours. Et là, c'est la partie de mon job que je préfère : fuir un peu ce quotidien cafardeux, enfermé entre quatre murs blancs. Cette atmosphère à la fois luxueuse et carcérale... accorder de l'importance à la culture est ma façon de connaître autre chose que ce qui m'est donné. "








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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mer 21 Mar - 13:51


Au contraire ? Bon au moins il ne s’attend pas à ce que je lui lèche les pompes. Apparemment il vouait que ce genre d’évènement l’aide à sortir des rencontres pompeuses, être un peu classique. Ça, je pouvais l’aider, personnellement je n’étais pas vraiment le genre à respecter plus quelqu’un parce que son nom était affiché sur des bâtiments, des publicités et parce que des journalistes aimaient à le prendre en photo n’importe où.

Mais il avait raison sur un point, je suis prête à sortir mes griffes si les espèces de bigorneaux de journalistes viennent encore m’emmerder, apparemment il aimerait bien aussi, mais son statut l’empêche d’aller jusque-là. Je hausse les épaules. S’il le dit, je ne vois pas trop pourquoi ça change quoi que ce soit… Tant qu’à faire autant lui signifier ça. Nonchalamment je commente ces mots.

« Bah, c’est pas parce que tu as un joli costume et une petite trogne de riche que tu ne peux pas envoyer chier un ou deux de ces connards. »

Je ne mâche pas mes mots, nul doute que certains journalistes doivent même entendre mon franc parler. Danny semble également agacé par cet afflux de photos, ce manque de vie privée aussi en un sens. Je le comprends, moi ça commence que depuis qu’il est venu me parler et j’en ai déjà plus que marre. Moi qui n’aime pas être affichée, ou notée, voilà que ces cons vont m’envoyer en photo avec un type célèbre. Pour qui ils se prennent ?

J’en vois un qui prépare son appareil un peu plus loin, je lève mon majeur et le plante droit dans sa direction, agacée par ce qu’il prépare. Mon image je m’en moque un peu, je veux juste éviter de me retrouver affichée partout. Surtout si en plus ils viennent à s’imaginer des trucs, ou à faire naître des rumeurs qui pourraient me faire chier encore un peu plus loin. Moi je veux juste qu’on me laisse tranquille, alors si une bande de cons pensent que je connais un petit riche comme Danny, alors c’est mort.

Pour me répondre le PDG vient à me sortir une jolie phrase, pleine d’espoir et peut-être bien écrite à l’avance par un type habitué à faire parler des célébrités. Initiatives, esprit critique, stimule, pleins de jolis mots mit ensemble pour donner un ensemble tout à fait charmant montrant l’engagement du directeur de Rand dans ce secteur d’activité. Je mine une tête impressionnée et je siffle pour appuyer mon air.

« Eh beh, tu as bien retenu ta leçon en soit. »

La discussion continua, pendant qu’il parlait moi je traquais du regard les journalistes, fusillant même du regard ceux qui semblaient avoir une envie soudaine de photo. Bande de pecnos. Lorsque le Rand vint résumer la situation que je vivais je ne pus qu’acquiescer, je n’étais pas vraiment dans le milieu que je préférais, il faut bien l’avouer. Il s’excusa de m’entraîner là-dedans, puis vint à se demander si je réalisais moi-même, se basant pour mon intérêt sur l’art.

Pendant un instant je baisse le regard, hésitante. Je ne sais trop quoi répondre, me demandant un instant où cette discussion allait nous mener. Finalement j’opte pour une réponse assez franche, sans pour autant oublier de paraitre aussi détachée que possible. Faudrait pas qu’il croit que je suis comme ces artistes à faire de petites bouses juste pour un peu de visibilité et d’argent. Et puis de toute façon au pire il peut penser ce qu’il veut.

« Ouais, un peu. Je peins et je dessine sur mon temps libre, ça me calme. Et puis faut bien une occupation moins chère que… »

Je passe la main dans ma veste et j’en ressors ma flasque. Je l’ouvre et prend un coup d’eau-de-vie, avant de la reboucher.

Ça. »

A côté je n’expose pas moi, ou peu, ouais j’ai déjà fait ça une ou deux fois. Mais ça reste exceptionnel, ce n’est pas le genre de la maison de se perdre en expositions et musée pour se faire du fric. Ça attirerait trop l’œil et les intentions, j’entrepose quasiment toutes mes toiles chez moi et puis c’est tout. Je range ma flasque en me disant que c’est mieux, finalement, de peindre tranquille depuis mon appartement que de devoir supporter des types s’intéressant trop à moi.

Le Rand continue, pour lui-même si ce musée n’est pas le meilleur c’est déjà une libération en elle-même. Là il était sur une partie plus agréable de son boulot, la culture était un peu une échappatoire à sa vie. Je hoche les épaules. Oui, peut-être… Moi je ne me suis jamais trop posée la question. Tandis que mon regard se perd sur les toiles autour, je réfléchis un instant. Du coin de l’œil je l’observe un peu.

« C’est si difficile que ça d’avoir de l’argent ? »

Peut-être un peu de dédain dans cette phrase, peut-être trop. Sans-doute même, mais il m’ait difficile de voir les riches se plaindre alors qu’ils ont un petit nid douillet tranquille au sommet d’un bâtiment. Ouais, ils ont des journées longues, ouais, ça a des inconvénients. Mais bon, je trouve ça un peu bête de se plaindre de son travail. Enfin bon, je soupire puis je complète.

« Si un truc te plait pas, pourquoi tu le fais ? »


Question bête en soit, je n’aime pas vraiment aller au boulot le matin, mais je le fais qu’il me faut bien de l’argent. Mais bon, difficile de me dire qu’il en manquerait s’il décidait de sauter une journée de boulot. J’ai difficilement
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mer 21 Mar - 17:00



Il y eut soudainement un fait déclencheur, mais lequel ? La même image qui figurait dans les rêves de cette nuit avait soudainement jailli des souvenirs de Daniel qui, complètement ailleurs, n'entendait que la voix de Lynda comme un bruit noyé sous l'eau. Était-ce cette flasque qui soudainement, lui rappela tout le parcours fait, tout ce travail sur lui-même l'ayant conduit jusqu'à une meilleure santé ? Était-ce ce besoin de liberté qui s'accentua suite à cette simple rencontre en dehors du cadre du travail ? Le fait de tomber le masque ?

Qui était donc cet " enfant touché par le feu " dont cet inconnu parlait ? Pourquoi Daniel se sentait si concerné par cette vague phrase résonnant comme un mythe perdu ? Devant tant de questions sans réponses, il se tînt inconsciemment la poitrine, associant le feu avec le dragon.
Alors peut-être était-ce lui, cet enfant touché par le feu. A ce moment, cet étrange rêve pourrait être bien plus, comme un véritable appel. Il serait alors l'un de ces infectés, ces gens jugés malades qui furent à la source d'un récent drame.

Une pensée effrayante pétrifia un instant Danny, qui venait alors de mettre un pied vers un terrain inconnu dangereux et complexe. Et si les pouvoirs existaient réellement, dans quelle mesure était-il proche de cet homme mystérieux ainsi que de ce menaçant dragon tapis dans l'ombre ?

Sur le point de ressentir une bouffée de chaleur montant jusqu'à son coeur et faisant trembler sa main solidement agrippée au milieu de sa chemise, une question de Lynda l'arracha de ses songes. Comme si sa conscience jugeait bon d'y répondre; une réponse à même d'en amener d'autres. Alors, émergeant violemment en sursautant soudainement dans un mouvement d'épaules vif et violent, il s'attarda un instant sur la jeune artiste, la fixant comme pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'elle et de personne d'autre. Il lui fallait être persuadé de ne pas être à nouveau saisi par une nouvelle image.

" Si un truc te plait pas, pourquoi tu le fais ? "


Comme confronté à une importante vérité, Daniel esquissa un léger sourire énigmatique. La réponse était tellement évidente, mais également très difficile à reconnaître son poids ainsi que sa légitimité. Pour l'héritier de la famille Rand, il était désormais certain qu'il inspirait à autre chose; qu'il était plus que ce riche milliardaire né dans un milieu plus qu'aisé. Quelque chose l'appelait à s'éveiller, à comprendre, et même si il était encore très loin de quelconque indice relatant de ce mystère, il se jura d'aller de l'avant et de ne plus jamais rebrousser chemin. Il était peut-être temps pour lui de suivre sa propre voie, de fonctionner autrement que ses parents. Il espérait à ce moment être plus qu'un gosse de riche.

" Ce qui est difficile, c'est de ne pas en être aveuglé. Je suis contraint de faire ce qui ne me plaît pas car je ne sais pas si la véritable voie que je dois emprunter est la bonne, ou existe réellement. "

Une réponse volontairement vague qui nécessitait d'être traitée sérieusement pour la comprendre. La vision de cette flasque avait peut-être donner à Danny l'envie d'abandonner définitivement cette dépendance, lui rappelant par ailleurs que depuis ces derniers mois, les rêves continuaient de se succéder même dans un état tout à fait sobre et après d'efficaces cures. Un rappel douloureux qui semait définitivement le doute et le désordre dans cet esprit enchaîné à de solides responsabilités.
Daniel prit aussi conscience que sa phrase pouvait être mal interprétée par d'éventuelles oreilles baladeuses. Comme pour se rattraper de cette soudaine saute d'humeur et pour détourner le sens profond ses paroles, il ajouta, avec plus d'éloquence :

" Être PDG d'une grande société n'est pas aisé. J'ai perdu mes parents jeune et j'ai été éduqué par leur plus proche ami, qui est mon parrain et associé, Philipp Owen. Je lui doit énormément de choses, mais il va de soit que nos nombreuses préoccupations nous laissent souvent douter. Alors, nous pensons à ce que mon père, Wendell Rand, aurait fait. L'avenir de Rand est constitué de vieux et de nouveau... "
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mer 21 Mar - 18:29

Je fronce les sourcils, le milliardaire semble perdu, absent tandis que je range mon alcool. Quel drôle de type. Il paraît en ce moment que certaines personnes ont des rêves étranges, peut-être est-ce ça, qui cause cette absence. Sa main se crispe sur sa chemise, je détourne le regard mais non, je ne suis pas folle, il ne fait pas si chaud que ça.Qu'est-ce qui lui arrive à ce type bordel ? Quelques secondes je reste immobile, puis j'avance doucement la tête pour essayer de capter son regard.

Un drôle de type. Peut-être a-t-il ces rêves. Moi je peux m'estimer heureuse, je n'ai pas ce problème, la nuit je dors sans problème. Alors oui, peut-être que l'alcool y aide, je n'en sais rien. Toujours est-il que je n'ai jamais eu ce genre de problèmes. Des flashs étranges par moments, comme des images incompréhensibles. Des impressions de déjà vu sur certains visages, certains mots, certains sons. Mais rien de tout cela n'est vraiment important.

Je mets ça sur le compte de la fatigue, de l'alcool ou de connards de clients qui se pointent au mauvais moment, avec les mauvaises envies. Après cette absence le PDG revient à lui, lorsque je lui demande pourquoi il fait des trucs qu'il n'aime pas. Je reprends ma contenance, soufflant intérieurement, il aurait plus manqué qu'il fasse une crise d'un truc bizarre, ça aurait suffit à ruiner ma journée ça tiens.

Mais non. Au lieu de cela il me répond avec un petit sourire énervant. Mystérieux, peut-être, cachant quelques mots, mais surtout énervant. J'ai un peu l'impression qu'il se moque, ou me prend de haut avec ça. Je ne dis rien, me contentant de croiser les bras, de froncer légèrement les sourcils et de tapoter d'impatience sur mon bras. Finalement la réponse arrive, une belle réponse pleine de philosophie, pour sur.

Mais guère plus, ou tout du moins je ne vois guère plus là maintenant. Il a l'air de prendre très au sérieux son boulot, sa voix comme il dit. Bah, tant mieux pour lui s'il y croit. Moi ces trucs de voix à suivre, de responsabilité et de toutes ces conneries, je n'y crois pas. Pour moi, un jour on naît, un jour on meurt, entre deux il se passe des trucs. Point. Je ne crois pas au destin, ni que l'on soit fait pour faire quelque chose.

Je vais pas me lancer dans de la philosophie aussi, j'ai horreur de ça, juste... Juste que bon, penser que chacun a sa place dans le monde est con. Ou alors certaines places sont vraiment à chier. Je reste muette lorsqu'il me répond, à écouter juste ses mots un à un. C'est pas un mauvais bougre, pour sur, il a des idées bizarres, mais il ne ressemble pas vraiment à l'idée que j'ai... A certains autres riches souriant depuis le haut de leur palais d'or et d'ivoire.

Il continue, me parle de sa famille, apparemment il a perdu sa famille il y a longtemps, puis il a été élevé par quelqu'un d'autre, un ami, un parrain. Tant mieux pour lui s'il a confiance. De ce que je comprends l'ombre de son père plane toujours sur les décisions qu'ils prennent. Il qualifie de nouveau et d'ancien son entreprise. Je reste immobile et muette, pendant quelques secondes. Je sais ce que j'en pense, pourtant je réfléchis un instant à ces mots... Mais non.

« 'Sais pas. Pour moi il n'y a pas d'hier, ni de demain. Juste aujourd'hui, c'est déjà bien assez. Il n'y a pas d'ancien pour peser dans mes décisions, il n'y en a jamais eu. Et il n'y a pas de nouveau non plus, donc au moins je fais ce que je veux. »

Ni parents, ni tuteur, ni famille, ni quoi que ce soit comme ça restant de mon passé. Pas vraiment de truc que je veux particulièrement faire, ni de but, si ce n'est vivre tranquillement ma vie. Enfin bon. Je secoue la tête doucement, changeant de sujet alors que je reprends la parole.

« Et qu'est-ce qu'il t'es arrivé là, il y a quelques instants ? C'est flippant de se figer comme ça hein ? »

Flippant, pas très rassurant, inquiétant, des détails. Mais bon, il faut se rendre à l'évidence, ce n'est pas le genre de choses que je m'attendais à voir chez un riche homme d'affaire.
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mar 27 Mar - 9:52


Daniel savait que si le message n'était pas passé, il valait mieux rien dire. Au risque d'être pris pour un infecté et d'avoir d'avantage les médias aux trousses, il ne pouvait pas se risquer à faire mention de ses doutes, et ce qu'il venait de se passer était encore une fois une preuve indéniable que ces mystérieuses apparitions n'étaient pas un hasard.

Lynda ne fut pas du tout réceptive au message du PDG de Rand; peut-être n'était-elle tout simplement pas comme lui, voué à découvrir qui il était réellement. Effrayée mais également intriguée face à son comportement soudain, elle le questionna cependant.  

" Je... vous ne me croiriez pas. Et je ne veux pas vous mettre en danger. " Murmura très calmement Danny en s'assurant ne pas être sur écoute ni encore une fois observé par un objectif. Chose faite, il remit sa propre parole en question : pourvu que quelqu'un d'extérieur puisse lui apporter quelques réponses. Pourvu que quelqu'un sache un peu plus ce qui se trame hors du luxe et des buildings.

Pour Daniel, une chose était sûre : l'ensemble de son entourage lui cachait quelque chose. Et s'il ne pouvait qu'en faire part à son parent adoptif, lui-même ne le croirait pas. Il était peut-être même à la source de tout ça. Et si les médicaments pris pendant tout ce temps n'avaient servi qu'à assommer le fils Rand pour s'assurer de sa docilité et de la rationalité de ses investissements ?

" Faites mine de vous occuper à l'opposé de moi. " Coupa-t-il soudainement pour défendre Lynda de quelques nouveaux clichés. Habitué et tentant au mieux de se montrer capable d'endurer quelques pauses, Danny salua brièvement le journaliste, correct au possible, se retirant ensuite avec un sourire emplit de reconnaissance.

L'héritier de Rand revînt aux côtés de Lynda. Si ses pensées venaient à se confirmer suite à d'autres preuves, alors lui-même pourrait courir un certain danger. Il n'y a jamais plus machiavélique qu'un homme d'affaire désirant vouloir dominer les autres par la créance et qu'importait les rêves et les illusions, la nature profonde des hommes demeurait la même. Phil était peut-être à la fois son garant et le responsable de la disparition soudaine de ses parents. Aussi, un homme aussi bien placé, mieux même que son poulain, devait certainement avoir toutes les réponses nécessaires.

" Je ne veux pas vous attirer des soucis, Lynda. Vous avez entièrement le choix de pouvoir m'écouter, ou alors de partir. Vous avez l'air de tenir à votre tranquillité, et je ne veux pas vous importuner d'avantage. Dans le cas où vous seriez curieuse, je serai en revanche contraint de vous amener dans un bar qui propose de vrais spiritueux. Votre piquette empeste votre haleine. " Sourit-il moqueur avant de reprendre une marche lente et calme. Les mains plongées dans les poches de son habit, il observa encore quelques tableaux, s'apprêtant à bientôt partir dans les deux cas.
   
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mar 27 Mar - 18:59


Je hausse un sourcil. En danger ? De quoi il parle celui-là ? Bizarrement il a l'air hésitant, ainsi que très sérieux. Soit il est fou, soit il ment très bien. Difficile de trouver une autre alternative à celle-ci. Le PDG a l'air pas mal touché par... Par quoi d'ailleurs ? Aucune véritable réponse pour moi. Alors je reste dubitative. Je crois les bras et maintient mon regard sur lui, intriguée par sa personne au moins autant que par son comportement.

Pourquoi diable est-il si concerné? Et puis, en danger ? Bordel, il se prend pour un espion ou quoi ? Un mec bizarre quand même. Cette chose qui le perturbe, je me demande quand même ce que cela peut-être. Curiosité dangereuse que celle-ci, en général ça ne me réussit pas trop de chercher à savoir des choses comme ça, faire l'autruche a toujours était plus profitable pour moi. Je plisse les yeux lorsqu'il reprend.

M'occuper loin ? Pourquoi ? D'un petit coup d'oeil je repère des journalistes en approche. Ok. Pour ça. Je hausse les épaules, puis d'un léger je m'éloigne de lui, sans perdre mes questions et mes doutes. Ce type a l'air d'être aussi bizarre que riche, chouette. Putain de voisinage de merde, si seulement j'avais pu simplement passer une après-midi tranquille. Maintenant me voilà piquée par une curiosité mal venue.

Vaguement je l'observe sourire face aux journalistes. Des faux-semblants que je ne pourrais pas encaisser, à sa place l'appareil du fouille-merde aurait déjà éclaté par terre. Enfin, au moins ça m'évite de m'emporter. Je viens replacer mon regard sur le tableau face à moi. Un singe, ou un truc comme ça. Pas le plus phénoménal tableau au monde, mais déjà largement meilleur que le chiffon devant lequel j'ai croisé cette drôle de tête blonde.

Après un peu de temps de réflexion le riche jeune homme me rejoint, il parle à voix basse, ne manquant pas de piquer un peu plus ma curiosité. Il m'offre un choix, s'inquiétant de mon envie de rester tranquille. De quoi il parle ? J'ai du mal à suivre. Ces secrets, ces voix basses, ces journalistes et... Et puis merde ! Grosso modo, il me propose d'aller boire un coup dans un bar pour discuter. Poussée par la curiosité je me dis qu'après tout je risque pas grand chose. Un petit air maligne au visage je réponds.

« Tu me proposes un rancard là ? »

Ou pas. Enfin, il s'éloigne calmement, en regardant quelques tableaux, sans oublier de traiter ma boisson de piquette. Je l'observe quelques secondes avant de dégainer ma flasque et d'engloutir une gorgée. De la piquette... Peut-être, enfin ce n'est pas spécialement le goût que je recherche. Très bien. S'il paie la consommation, je n'y vois pas grand chose à redire. Un soupire plus tard me voilà partie derrière lui, lui glissant un mot en sortant.

« Très bien. Si tu paies l'addition. Je ne suis pas responsable de ce que tu perdras aujourd'hui dans ce cas. »

Et je continue calmement. Foutue curiosité, je sais pas ou ça va me mener mais ça promet d'être relativement étrange comme journée... Foutus travaux.
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mar 27 Mar - 20:48


« Tu me proposes un rancard là ? »

Danny haussa les épaules. Une question qui à son sens n'était pas une priorité, car devait demeurer l'objectif de son enquête. D'ailleurs, jamais le PDG de Rand ne s'était montré aussi déterminé à résoudre quoi que ce soit. Phil lui mâchait d'habitude tout le travail, et le marketing n'était de loin pas complexe lorsqu'il ne s'agissait plus que de l'entretenir d'une façon prédéfinie. Il ne fallait que respecter quelques procédures et quelques conseils familiaux.

Prenant d'avantage conscience qu'il ne pouvait pas compter sur sa propre société qu'il soupçonnait alors d'avoir comploté contre lui, son invitation était plutôt une manière de se décharger de ce lourd fardeau et de sortir toujours un peu plus de cette routine ou rien n'avançait réellement. Une succession de jours en matrices, les mêmes histoires se répétant inlassablement. Ces flashs et ce mystérieux appel étaient peut-être un message appelant à en sortir.

« Très bien. Si tu paies l'addition. Je ne suis pas responsable de ce que tu perdras aujourd'hui dans ce cas. »

Le jeune homme d'affaire leva tranquillement le pouce pour confirmer. Rencard ou pas, jamais Daniel ne laissait payer quelqu'un qu'il invitait -un principe simple que se devait de suivre un gentleman, selon lui et Phil.
Le duo quitta le musée et Daniel vit son chauffeur l'attendre. Peut-être n'avait-il pas prit la liberté de rentrer chez Rand, jugeant bon d'attendre le PDG afin de ne s'assurer d'aucun rencard.

" Je reviens. " Fit-il en faisant un signe d'arrêt avec ses mains, pour rapidement rejoindre son chauffeur et lui demander de partir, et en même temps, d'alerter son adjoint de prendre les prochains rendez-vous inscrits sur son planning. Une habitude qui n'étonnait plus son associé qui ne pouvait que s'y contraindre, et sûrement recevra-t-il un appel de celui-ci afin de pouvoir veiller à la santé de l'héritier légitime de Rand.

Rejoignant Lynda en trottinant, Daniel plongea les poches de son habit aussitôt après avoir repris une marche normale.

" Je connais un excellent bar lounge à la quatrième avenue. "

Ce genre de bar qu'aimaient côtoyer les hommes d'affaires : l'archétype même du coin se voulant sobre, chic et décontracté. Le " Hammer Afterwork " était déjà animé de quelques personnes portant le badge de Rand ainsi que de Stark Industries - un concurrent amical dans les affaires. Afin de s'assurer de n'être observé ni écouté par personne, Daniel réserva la terrasse entière située au premier étage du complexe. Une fantaisie qui ne manquait jamais d'étonner les responsables du lieu, s'attendant à un événement d'entreprise créé sur un coup de tête.
En réalité, il ne s'agissait que d'un simple plan capillotracté de la part du PDG pour rebondir sur son apparition dans les médias d'aujourd'hui.

S'empressant alors de sortir son téléphone pour alerter son associé, il expliqua : " Phil, c'est Danny. Je viens de réserver toute la terrasse du Hammer Afterwork. J'aimerais que tu envoies quelques mails aux directeurs ainsi qu'aux contribuables du Musée, puis au comité restreint de Rand. Si quelques associations veulent également participer, t'as qu'à leur dire que c'est un salon de rencontres à l'initiative de Monsieur Daniel Rand. Mais ne te presse pas, et dis que ce n'est que pour vingt-deux heures. "

" Pourquoi un soudain intérêt pour ton image, Danny ? "

" Je ne sais pas. C'est à toi de voir ça en face des micros. Tu es beaucoup plus doué que moi pour m'inventer des arguments. Allez, à ce soir ! " Lâcha-t-il avec le sourire avant de raccrocher soudainement, tout en montrant avec la main les escaliers à monter pour rejoindre le premier étage du bar. Au fond de cette grande pièce, une grande baie vitrée offrait une vue imprenable sur la terrasse.

Une fois assis, un serveur s'empressa de venir, alerté par la présence d'un homme d'affaire important. Commandant un Crown Royal Northern Harvest Rye ainsi qu'un simple cocktail tropical, Daniel desserra aussitôt sa cravate et s'étendit nonchalamment, peu soucieux de son maintient.

" On a le coin pour nous. Pas de chichis. " Promit-il en ouvrant les bras comme pour profiter encore plus de l'espace et de la tranquillité à ce moment. Attendant volontairement que les deux verres soient servi pour reprendre, il but une courte gorgée. Appréciant ce rafraîchissement tout en fermant brièvement les yeux, il se livra ensuite à Lynda.


" Mon associé me disait toujours que c'était le whisky favori de mon père. Il est issu de l'assemblage de plus d'une centaine de whiskies de 10 à 30 ans d'âge... Lynda, je me permets de te tutoyer désormais, si tu le veux bien. N'as-tu jamais eu cette impression que la perfection n'est qu'un voile qui t'empêche de voir ce qui existe réellement ? " Débuta-t-il avant de poursuivre après une autre gorgée de whisky : " Ce que je voulais essayer de te dire au Musée, c'est que je pense être ou avoir été en lien avec une chose que l'on cherche absolument à me cacher. Il se passe des choses bizarres que je ne suis pas capable d'expliquer et lorsque je demande conseil à mon associé, celui-ci réfute tout. "

Tout.
La présence de ces rêves ainsi que ce sentiment d'ordre extrêmement dérangeant au sens de Danny. Après tout, aux yeux du plus vieil ami de ses parents, l'héritier n'était encore qu'un jeune adulte fougueux, un brin irresponsable tout juste ressorti de ses excès. Néanmoins, pour Daniel Rand, il était évident que les flashs qui le percutait violemment avaient un sens et un rapport entre sa situation actuelle et ce qu'il avait connu récemment : Cette récente rencontre avec Clary due à une altercation en était également la preuve. Daniel savait se battre, et ce depuis longtemps, à une période immémoriale de sa vie. Une maîtrise et une connaissance des mouvements qui l'avait surpris avait permis de mettre hors d'état de nuire un homme sans aucun effort, et lui laissait penser par conséquent qu'il était peut-être véritablement cet " enfant touché par le feu ".

Pour illustrer sa pensée, Danny leva le poing droit, et conclut : " Quelque chose sommeille en moi, et je veux savoir ce que c'est. Cependant, je ne peux pas faire confiance à Rand. Je dois m'en éloigner et mener ma propre enquête. Sais-tu quelque chose à propos de ces gens qui perçoivent des flashs, ou des rêves étranges ? Sont-ils nombreux ?  "
   
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mar 27 Mar - 23:29


Ok. Il est détendu, ou presque. Pourquoi je le suis moi ? Bon, dans tous les cas, si la consommation est gratuite ça vaut bien de passer un peu plus de temps avec ce type. Je me confirmais dans mon idée lorsqu'il confirma, il paierait. Tant mieux. Le pauvre, il ignorait encore à quoi s'attendre avec moi, mais une chose était sure j'allais pouvoir en profiter, j'avais l'habitude du vieux whisky fort, voyons ce que donne l'alcool des riches.

Je jette un dernier regard à la salle derrière tandis que je le suis dehors, à la base je venais cherchais un peu d'inspiration. Bon, au final je vais finir avec de l'alcool dans le sang, c'est là bien tout ce qui compte non ? Et puis, il n'y avait pas grand chose de vraiment original dans les restes de cette expédition, quelques jolis tableaux mais pas de pièce digne d'être examinée avec plus d'attention. D'un pas décidée je quitte la salle, jusqu'à le blond m'arrête d'un signe de la main, il revient ?

Nan mais oh, je vais pas l'attendre une heure non plus... Qu'il n'espère pas ça quand même. Mais les choses s'arrange, môssieur va voir son chauffeur et lui donne quelques mots dont je me moque, puis il revient. Bon, c'était bref, aller je passe l'éponge. Un sacré luxe encore que d'avoir quelqu'un simplement pour être conduit d'un point A à un point B. Lorsqu'il revient, sans plus d'expression que cela il ramène le sujet sur un bar, d'un signe de main je l'incite à avancer.

« Eh bien vas-y, je te suis Danny. »

Je mîme un petit signe de tête pour lui laisser le passage, puis, les mains dans les poches, je m'engage à sa suite. Sans plus d'expressions que cela je le laisse ouvrir la voix. C'est bien stupide de suivre un inconnu ainsi dans la rue. Enfin, un petit garçonnet de bonne famille comme lui ne doit pas être bien dangereux dans le fond, pas après ce que j'ai vécu. Au pire, je suis sure de pouvoir courir plus vite que lui. En plus je veux voir ce qu'ils proposent dans ce fameux bar.

A un certain moment il dégaine son téléphone, d'un oreille distraite j'en viens à écouter sa conversation. Juste après avoir réservé une terrasse complète, il invite à celle-ci un paquet de types. Tard en revanche, très bien, je serais partie avant, ou au moins je l'espère. Au pire, je me débrouillerai pour avoir oublier toute cette putain de soirée. Je ne commente pas, il fait ce qu'il veut de son oseille après tout.

Je le suis jusqu'à l'étage, la fameuse terasse qu'il a reservé. Nonchalament je rentre à mon tour, tandis qu'il semble un peu se réjouir de l'espace fourni par son argent. Je tire une chaise, puis je m'affale dessus, en prenant bien garde de ne pas me montrer impressionnée. Je pose sur la table ma flasque, si jamais son cocktail de richesse n'est pas à mon goût, au moins j'aurai toujours ma valeur sure.

« Pour la discrétion on repassera. »

Personne ne va entendre, peut-être, mais les questions risquent de fuser à mon grand désarroi. Un serveur vint alors délivrer ce que le Rand a commandé. Perplexe je l'observe prendre un des verres. Très bien. Je vais chercher l'autre puis, timidement, je goûte. Pas d'alcool ? Je suis déçue, je repose le verre sur la table en le fixant un instant. Je hausse les épaules.

« C'est une boisson de gosse. »

Puis je signale du doigt ma flaque.

« Gaffe, pour l'instant je suis plus impressionnée par ma piquette. »

Je redresse le regard lorsqu'il continue. Voilà pourquoi ma curiosité a été piquée, autant en profiter. Il parle encore un peu de lui, puis du Whisky qu'il boit. Apparemment un fin Whisky, hors de prix probablement au passage, le genre de chose que je ne peux pas m'offrir, surtout pour un effet à peu près semblable au miens. Et puis il repart sur sa philosophie, tout en commençant à me tutoyer, d'un haussement d'épaule je lui accorde mon consentement. Il continue en me demandant si je n'avais eu d'impression que la perfection n'était qu'un voile, ou je ne sais quoi. Puis il m'explique que certains dans son entreprise cherchent à lui cacher des choses. Vilain petit monde qu'était celui des affaires. Je réponds, sans plus de conviction.

« Si tu le dis. Personnellement la perfection, je ne l'ai jamais trop vue »

Je ne l'ai jamais cherchée non plus à vrai dire, le regard des voisins serait encore plus insupportable. Et puis il faudrait aller trop loin pour chercher ça, moi je reste dans mon quartier, c'est déjà bien assez. Ces affaires de politique sont bien tristes, mais pourquoi il m'en parle à moi ? Cette question reste fixée dans ma tête un long instant, puis il vint continuer. Il lève son poing, puis se met à expliquer autre-chose. Il cherche à savoir quelque chose sur lui, qui sommeille en lui. De quoi il parle bordel ?

Puis il me pose une question, toute simple. Sur ces gens qui perçoivent des flashs, qui font des rêves. Je reste muette. Que répondre ? Mon regard se fige de longues secondes, les flashs. J'en ai déjà eu. Je baisse le regard tandis qu'une profonde douleur s'empare un bref instant de mon torse, là où j'ai reçu un coup de couteau dans ma jeunesse. Je passe ma main sur mon torse et brièvement, j'ai l'impression de voir quelque chose, le sol, une flaque rouge, un bruit vague... Impossible de dire de quoi il en retourne.

Je souffle, comme pour faire passer la douleur qui disparaît doucement. Une profonde inspiration, puis je souffle à nouveau. Quelle drôle de question il m'a posé là. Perturbée je lui réponds sur un ton plus hésitant, je n'ai pas vraiment de réponse toute prête à ce genre de questions.

« Je... J'en sais rien. Aucune idée de combien ils sont ou de quoi que ce soit d'autre. »

Je souffle à nouveau, puis je ferme les yeux, pour oublier un instant cette image étrange. J'attrape la flasque devant moi et vient en boire une gorgée, pour m'aider à faire passer tout ça.
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mer 28 Mar - 10:31


Cette réaction précise.
C'était certain, des stimulus permettaient à certaines personnes d'accéder à quelque chose d'enfouie en elles, et Daniel venait d'avoir une nouvelle preuve devant les yeux. Tandis que Lynda semblait éprise d'un mal similaire au sien, il cacha son regard perçant derrière une gorgée de son cocktail. Puis comme pour aider son invitée à revenir un peu mieux à elle, il pointa du doigt le verre de whisky qu'elle avait à peine remarqué :

" Tu ne bois pas le verre de Crown Royal Northern Harvest Rye ? Il est pour toi. Fini l'alcool pour moi. Je carbure aux fruits de la passion... " Blagua-t-il en même temps, pour finalement reposer son verre.

Ce nouvel indice semblait l'avoir conforté dans son idée : il n'était ni le seul à subir ces mystérieuses crises, ni le seul à y réagir brutalement. Les habitants de Genosha n'en étaient donc bel et bien pas épargnés, et peut-être que la baisse de la cote de la maison Magnus à Hammer Bay était étroitement liée à cela, parmi d'autres facteurs.

Tout devenait à mesure plus claire pour Daniel, qui n'allait pas tarder à poursuivre ses explications. Si cette impression de vivre sur un chemin déjà tout tracé semblait le préoccupé, il n'en était pas forcément question pour Lynda, dont le caractère bien affirmé devait certainement être une sorte de mode de défense.


" Tu dois peut-être te demander pourquoi un type venu de nulle part viens te parler de choses aussi personnelles, et c'est légitime. Comme je te l'ai dis, je ne peux peut-être pas faire confiance à Rand, et peut-être que c'est faux. Dans quel cas, j'ai besoin de fréquenter des personnes extérieures et d'ouvrir plusieurs dossiers privés. Ma priorité est de savoir à quoi mes visions correspondent, et je sais ce qu'il vient de se passer. Ensuite, si comme je le vois, des personnes innocentes sont frappées de ce mal et que cela a engendrer des violences et des injustices, alors je dois faire quelque chose. "

Daniel, auparavant affalé sur sa chaise, se redressa pour s'accouder sur la table et s'approcher d'avantage de Lynda, confrontant son regard au sien.

" Je ne sais pas quoi en tirer de ces visions. Elles sont toujours soudaines et épuisantes. Mais la vérité se trouve quelque part, et je compte la chercher. Pendant plusieurs mois, je croyais devenir dingue. Phil, mon associé, ne voulait jamais me croire lorsque je me confiais à lui. J'ai été sous traitement pendant un temps avant que tout cela ne reprenne. Et si Rand est susceptible d'être touchée, je n'ai pas le droit de douter encore de moi plus longtemps. Mon nom est tout ce qu'il me reste. "

Et Daniel ne permettrait à personne de porter atteinte à la mémoire de ses parents. Ses doutes quant aux véritables intentions de Philipp à son égard restent vagues, et seul la patience ainsi que l'observation lui permettront d'éclaircir cet autre mystère. Peut-être que son héritage était bien plus convoité que lui-même, et qu'il méritait d'être préserver en s'assurant d'un entier contrôle sur tout ce qui le définissait actuellement. Se sentant à la fois perdu, blessé et n'espérant pas être trahis, son expression s'intensifia, montrant toute sa résolution.


" Tu dois me croire, Lynda. Avant, je ne pensais qu'être un jeune privilégié qui n'avait qu'à tendre les bras pour avoir tout ce qu'il lui fallait, mais il y a des suites de coïncidences étranges, et ces flashs si transcendants. Je sais dorénavant que j'inspire à autre chose. Et si il en vient du sort de ma société, alors je dois savoir ce qu'il se trame en ce moment sur cette île. S'il te plaît, si tu as vu quelque chose, si tu as le moindre soupçon sur quoique ce soit, je dois le savoir. Je ne suis pas comme ces gens que tu vois à la télé. "

Le portable de Daniel sonna un cours instant. Un texto de Phil vînt lui confirmer le lancement des invitations à sa soirée improvisée.

   
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mer 28 Mar - 22:16

Jamais je n'aurai du accepter... Je reprends doucement mon calme, tandis qu'il m'indique le verre de Whisky. Aprèsune brève hésitation je m'en empare, pour venir le vider à moitié, avant de mâcher un petit bruit de soulagement. J'en ai bien besoin sur le coup. Selon les mots du petit riche, il ne touche plus à l'alcool, puis il pimente sa phrase avec une petite blague que je ne relève pas, trop concentrée à essayer d'oublier et cette douleur et cette image étrange.

C'est le moment de boire pour oublier. Je respire lourdement, ce n'est pas le premier flash que j'ai, mais à chaque fois c'est une expérience désagréable, des sentiments peu accueillant. Peut-être que je suis une trop fidèle consommatrice d'alcool. Mais dans le doute, pour le moment, je préfère m'en tenir à mon idée personnelle : ces hallucinations ne sont que des trucs louches que l'alcool fait disparaître. Je n'ai jamais voulu savoir ce qui se cachait derrière, aujourd'hui n'en sera pas le commencement !

Et il reprend la parole, concentré. Il avance des arguments, défend sa position bancale. Il ne veut pas faire confiance à sa boîte car il se demande si quelque chose ne lui est pas caché. Peut-être foutre-dieu, qu'est-ce que j'en sais moi ? Je ne suis pas détective ! Et encore moins flic ou experte en politique ! Je suis juste employée dans un vidéo-store moisi, au milieu d'un quartier moisi, dans une putain de ville de merde, alors pourquoi diable vient-il m'emmerder avec ça ?

Il sait ce qu'il vient de se passer hein ? Qu'est-ce qu'il en sait ? Qu'est-ce que j'en sais ? Il qualifie cet événement de mal, puis prétend vouloir se battre contre pour éviter que des innocents ne soient frapper par ça. Bien le chevalier blanc, je jette un rapide coup d’œil vers lui, il croit vraiment à sa merde en plus... Enfin, peut-être qu'il est sérieux. Mais bon, même, pourquoi ça tombe sur moi ? Merde, je veux pas faire parti de ces tarés qui s'inventent une autre vie !

Il se reconcentre, s'approche un peu et plante son regard dans le mien. Je le soutiens à demi de profil, timidement. Une main encore sur le torse. Apparemment il a cru devenir fou aussi, mais est persuadé qu'il y a bien une vérité là-dessous. Ah bon ? Et quelle putain de vérité ? Il veut la trouver pour protéger son nom... Quelle blague ! Le chevalier blanc cherche simplement à occuper ses soirées trop longues ouais ! Pourquoi moi j'en ferais les frais ?

Il continue, il m'implore de l'aider, de le croire, de lui dire des trucs... Qu'apparemment il n'est pas comme les types à la télé, qu'il n'est pas juste un gamin privilégié. De mon point de vue c'est pourtant bien ce que je vois, mon regard tourne un peu au doute, au dédain, pour au déni. Je secoue la tête de gauche à droite, en fermant les yeux. Je sais pas de quoi il parle, mais en quoi ça me concerne putain ?

« Peut-être que c'est juste qu'on est un peu taré. Pourquoi ça serait autre-chose ? »

Je fais une pause, puis je me tourne complètement vers lui, reprenant ma position d'un peu plus tôt. Je plante mon regard dans le sien.

« Pour moi tu ressembles quand même pas mal à un gamin privilégié qui a tout ce qu'il veut parce qu'il est né avec une cuillère en argent dans le cul ! »


Je ne fais pas attention à la sonnerie de son portable, je porte à la bouche le verre de Whisky, puis je me renfonce dans mon siège, avant de reprendre d'un ton peu convaincue.

« J'ai aucune idée de ce que ces trucs sont. Je pourrais bien devenir folle depuis quelques temps que ça serait pas étonnant ! Si tu cherches tant à occuper tes soirées tu peux pas te trouver un hobby plus simple ? »

Je soupire. Puis je me calme un peu, avant de continuer résignée.

« Alors ouais, j'ai des espèces de flash bizarre, mais je me fou de savoir ce que c'est, moins j'en ai mieux c'est ! C'est pas vraiment agréable si tu veux mon envie encore moins quand... »

Je ne termine pas ma phrase, mon regard se baisse et une main vient se poser sur ma poitrine. Encore moins quand j'ai l'impression de ressentir la douleur que j'avais eu à l'époque de ce putain de coup de couteau.
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Mer 28 Mar - 23:10



Comme dans un tableau
爪のない虎

ft. Lynda Heckett



Au fil des contre-arguments de Lynda, Daniel soupira et manqua de se décomposer. Comment était-il possible de ne pas vouloir en connaître d'avantage sur ces mystérieux flashs, probablement évocateurs de quelque chose de perdu, d'enfoui ? Néanmoins, si la jeune femme ne désirait aucune aide, Daniel ne pouvait en aucun cas la forcer. Après tout, il avait obtenu une partie des réponses qu'il cherchait, et il put enfin voir que ce phénomène était bel et bien global. Il existait donc bien de nombreux mensonges à ce sujet tant redouté sur l'île de Genosha.

Ne réagissant ni aux pics lancés par Lynda ni à son manque de discernement quant au sujet évoqué depuis le début de cette après-midi, Daniel s'adossa à nouveau sur sa chaise et croisa les bras. Au moment où il voulut reprendre la parole, son invitée vînt de nouveau à être frappée par un mal soudain et inconnu. Comme une douleur profonde au niveau de la poitrine. Une sensation suffisamment dense pour qu'elle puisse interrompre la parole, et forcer la personne à se concentrer sur un endroit précis de son corps. Tout comme il en fut question avec ce mystérieux tatouage en forme de dragon que Daniel cherchait tant à cacher.


" Tu as le choix, Lynda. Si tu ne veux pas me laisser le bénéfice du doute, je pense que tu finiras par comprendre de toi-même. "

Affirma calmement et bienveillamment Daniel, qui but de moitié son cocktail. Jouant un peu avec son verre et regardant le mélange onduler à l'intérieur, il releva le regard sur Lynda en lui souriant discrètement. S'il cherchait à déjouer ce caractère fort et intransigeant, il se résolut plutôt à l'accepter. Alors, avec la simplicité et la pointe de naïveté qui le caractérisait si bien selon son associé, il poursuivit :

" Pourquoi tu t'es arrêtée soudainement ? Tu allais t'apercevoir que ton caractère était aussi chiant qu'un épisode de Baywatch avec David Hasselhoff, ou tu viens à nouveau d'avoir un flash ? "

Une dernière fois insistant au travers d'une légère moquerie, Daniel desserra sa cravate, enleva sa veste de costume et passa un bras par dessus sa chaise. Comme joueur et prouvant par conséquent n'être absolument pas réceptif quant aux propos expéditifs de la jeune femme, il changea de sujet. Lynda allait-elle revenir sur ses étranges ressentis d'elle-même, ou allait-elle se contenter de répondre à l'héritier Rand de la même manière qu'avant ? Ouvert sur ces deux éventualités, il prit de son autre main son cocktail pour en boire une autre gorgée, pour ensuite ajuster ses vêtements posés sur son dossier.

" Bon, tu sais du coup que je suis un gosse de riche insupportable. Et toi ? T'as l'air déjà toute aussi insupportable que moi, mais d'un autre milieu, c'est déjà ça. Tu fais quoi dans la vie ? "

By Merwyn Arehdel sur Nu
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MessageSujet: Re: Comme sur un tableau [Danny Rand]   Jeu 29 Mar - 19:12

Au moins il n'insista pas plus que ça. Je dois bien admettre, j'ai hésité à quitter les lieux, à aller me saouler un bon coup pour oublier définitivement les « enjeux » de cette rencontre. Lorsqu'il admet me laisser le choix, je respire un peu. Pas un gros lourd qui insisterait pour me pousser dans ses étranges envies de vérité. Ou de folie, personnellement, je penche plus pour la folie quand même. Après tout, comment expliquer autrement ces événements qui arrivent à certains ?

Je sais pas à quels complots certains pensent, mais à la limite on peut parler de l'île avec le plus haut taux de folie au monde, puis c'est bon tout est réglé. De toute manière, moi ça me concerne pas. Même si, bon, ces flashs... Ils sont dérangeants. Alors autant oublier. Je jette un petit regard au verre de Whisky vide. C'est pas comme ça que je vais oublier. Merde, pourquoi j'ai ces flashs moi ? J'ai jamais rien demandé, j'en veux pas

De ses mots, si je ne le crois pas je comprendrai moi-même. Je n'ai rien de plus à répondre. J'ignore totalement s'il a raison ou tord, tout ce que je sais : j'ai pas envie de savoir. Peu à peu je reprends position, ok, je reste. Mais il va falloir boire un peu plus, pour faire passer certains points peu entraînants ce cette étrange rencontre avec ce gosse de riche. Je reviens doucement à l'esprit plus posée, plus blasée que j'avais encore un peu plus tôt.

Il repose une question pourquoi je me suis arrêtée ? Flash ? Ou bien quoi ? Nan mais en plus il se fout de ma gueule le petit con ! Mon visage change, arborant un air volontairement forcé, peu amusé, blasée. Je ne réponds pas, pas de suite. Je hausse les épaules, puis j'avance mon verre vide au milieu de la table, avant de reprendre la parole, sans prendre la peine d'avoir l'air plus sympathique.

« Au lieu de raconter des conneries, t'as bien de quoi me payer un autre verre nan ? »

Le Rand se détendit, changeant drastiquement de l'attitude de petit bourge pour celle d'un gars un peu trop calme. Je m'enfonce dans mon siège, peu persuadée par ses mots ou ses actions. Je le fixe calmement tandis qu'il continue à poser des questions. Il se qualifie lui-même de gosse de riche insupportable, puis cherche à savoir ce que je fais dans la vie, affirmant que j'étais tout aussi insupportable que lui. L'air autant surprise que blasée, je réponds, sur un ton assez hautain.

« Je pigeonne des gosses de riche insupportable pour me faire offrir à boire. »

Je laisse ma phrase planée un peu. Techniquement, pour l'instant, c'est pas totalement faux. Mais bon. Un soupire plus tard je reprend la parole, en le fixant droit dans les yeux.

« Je suis vendeuse dans un vidéo-store miteux, dans un quartier pourri. »

Ca résume bien la situation je trouve. Et puis, c'est toujours mieux que de parler de ces flashs à la con non ? Je baisse les yeux un instant. Si je n'ai pas d'autre flash, difficile de ne pas appréhender le prochain, je porte mon regard vers la marque que je porte toujours sur le torse, concernée par la douleur que j'ai ressentie un peu plus tôt. Saloperie. Les médecins ont dit que j'avais eu de la chance... Si ça se trouve c'est juste que je suis marquée à vie, alors je suis un peu tarée à cause de ça non ?

Possible. J'espère. J'espère juste qu'il n'y a pas anguille sous roche, comme semble le croire le blond. Et puis non, de toute manière, qu'est-ce que cela pourrait vouloir dire alors ? Je comprends rien à ses flashs, ce qui est le plus bizarre c'est les sentiments étranges, les craintes qui arrivent par moment, sans réelles explication.

« J'ai pas d'entourloupe politique ou d'histoire de famille à raconter, navrée. »

En attendant un autre verre, je sors ma flasque et bois un coup.

« De toute façon, j'ai pas vraiment de famille non plus. »

Non, même pas ce frère fantôme évoquée plus tôt. Et puis c'est plus simple, ça évite les emmerdes comme celles dans laquelle il semble être le blondinet.
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Comme sur un tableau [Danny Rand]
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