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 I ran so far away [Pv Kwan et Aelys]

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Kwan SwanMutant
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Cryokinésie : Kwan maitrise la glace. Il peut par exemple bâtir des objets avec et l'utiliser comme bon lui semble. Il peut également geler une personne ou un objet par le toucher à partir de rien mais cela implique d'utiliser une très grande énergie psychique. D'ailleurs, il se sent très à l'aise dans le froid. Il n'est pas rare de le retrouver torse nu dehors malgré un hiver mordant (ou tout le temps en règle générale) et il supporte difficilement la châleur. Il tombe fréquemment malade durant l'été. Il est insensible au froid.
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MessageSujet: I ran so far away [Pv Kwan et Aelys]   Ven 31 Aoû - 9:57



I ran so far away
Ft Aelys
Il est tôt. Sept heure du matin. Bien qu'il a du temps devant lui, Kwan s'est levé aux aurores. Il n'aime pas trop traîner au lit. L'habitude peut-être de s'occuper de ses sœurs quand il était encore en Corée avec toute sa famille. Ce n'est pas vraiment un gros dormeur. Enfin oui et non. Disons qu'il dort vite et bien. Il peut dormir n'importe où, à de petites quantités et être fin prêt pour la journée.

Là, comme à son habitude, il aimerait venir au cabinet avec des croissants et du café. Alors il s'habille vite fait. Il ne prend pas de petit déjeuné et laisse seulement un message sur la table de la cuisine. A l'attention de Xander, son tuteur qui doit encore dormir à l'heure qu'il est.
"Je suis partis. Passe une bonne journée et à ce soir. Si tu veux que je passe faire des courses en revenant du travail, appel moi."

Puis, il prend les clefs dans la poche de sa veste. Il fait attention de ne pas faire trop de bruit en partant même s'il se cogne méchamment contre le mobilier disposé à l'entrée. Il se retient de gémir. Une grimace de douleur déforme ses traits et il sautille. Il se mord la lèvre. Il se masse le genoux en pestant contre ce fichu mobilier mal placé ou sa maladresse légendaire. Les deux sûrement. Il finit tout de même par quitter l'appartement en boitillant, fermant enfin la porte derrière lui.

Dehors. Il fait frais. Il apprécie l'air glacial qui frappe sa peau, fait vibrer doucement sa boucle d'oreille. C'est bien mieux que quand il fait chaud. Il se sent nettement plus à l'aise. Un soupir glisse lentement d'entre ses lèvres et il retrouve sa voiture sur le parking. Direction la boulangerie. A cette heure, conduire est agréable. Il n'y a pas trop de circulation. Quasiment pas pour ainsi dire. Les mains posées sur le volant, Kwan regarde la route, chantonne, rap aussi au son captivant de son iphone. Il profite, tout simplement, quand enfin, la boulangerie se profile à l'horizon.

Tout semble normal. Calme en apparence. Après avoir acheté ses croissants, le jeune coréen s'incline, remercie la vendeuse chaleureusement et sort à nouveau du bâtiment. Sept heure quarante-cinq. Il a encore du temps devant lui. Il compte peut-être s'installer dans un parc près du cabinet pour lire, écrire aussi. Cela lui arrive parfois même s'il n'a pas de réel passion puisqu'il ne sait toujours pas quoi faire de sa vie. Il vagabonde, de ci-de là. Il aime ses deux petits boulots partiels et il compte peut-être poursuivre dans cette voie. Enfin, il ne sait pas encore. Il y réfléchit. Tout en fermant brièvement les yeux, Kwan prend une inspiration. Il secoue légèrement la tête. Il s'apprête à retourner à sa voiture quand soudain, il entend un cri. Un cri grave, rauque qui le fit sursauter. Des gens sont en train de se disputer. Là-bas, dans la ruelle voisine à la boulangerie. Il entend des voix s'élever, des pleurs aussi.

Le cœur battant, le jeune homme reste immobile. Il ne sait pas quoi faire. Il regarde de droite à gauche dans l'espoir de voir quelqu'un mais personne... Il est seul. Ou presque. Alors il déglutit. Il se pose milles et une question. Il se demande s'il doit intervenir ou non. Oui. Il hésite. Il se mord la lèvre et finit cependant par jeter un coup d’œil. Pourtant, ce n'est pas le meilleur combattant. Il n'est pas faible, peureux. Il sait se battre mais il préfère se tenir généralement loin des problèmes. Pour plus de sécurité. Car il n'aime pas les ennuis. Il est bien trop discret pour ça et puis même. Il n'est pas style à chercher les embrouilles en règle générale. Mais là... il ne sait pas vraiment quoi en penser. Il pressent un danger. Les sanglots deviennent plus fort, plus distinct à présent et il entend :
" Ferme ta putain de grande gueule ! Combien de fois je te l'ai déjà répété !"

Qui le fit écarquiller les yeux. Scène de ménage? peut-être. Il doit faire quelque chose. Il ne peut pas rester inactif. Comme pour se donner un semblant de courage, il se remémore ce que Xander lui répète souvent. "T'es mon fils, agis!" Il l'imprime dans son esprit. Ses jambes tremblent mais il avance. Pas à pas. Il sert le paquet où se trouve ses croissants. La ruelle dans laquelle il s'engouffre est froide, humide. Plusieurs bennes à ordure trônent un peu partout. Il sent une vilaine odeur lui chatouiller le nez. Les yeux plissés, il avance malgré tout et c'est là qu'il entraperçois deux silhouettes dont une qui surplombe l'autre de toute sa hauteur.

Un homme. Une femme. L'homme est debout, le poing levé tandis que la femme, elle, est recroquevillée. Elle a peur. Elle tremble de tout son corps. Elle pleure. Ses mains sont posées de chaque côté de sa tête et elle implore, supplie l'autre de la laisser partir. Kwan n'aime pas ça. Il déteste ce qui se déroule devant ses yeux ébahis. A nouveau, la voix de son tuteur pope dans sa tête et il sert des poings, la mâchoire en se demandant bien ce qu'il pouvait faire. "Allez gamin, lèves toi et tu l'affronte. Tu place un bon coup comme je te l'ai appris". Oui. Oui, il faut qu'il prenne son courage à deux bras. Il faut qu'il intervienne mais alors qu'il s'apprête à se manifester, le type là-bas sort une arme et le pointe en la direction de la fille qui cri de plus belle en reculant.
Il n'a pas le temps de réagir. Tout se passe si vite, trop vite et l'homme tire. La femme bascule. Du sang se répand sur le bitume. Le silence devient oppressant, effrayant. Le souffle coupé, le jeune coréen entrouvre la bouche. Sa respiration est saccadée. Son cœur lui martèle avec force sa poitrine serrée. Ses jambes flageolent, si bien qu'elles veulent se dérober sous lui. Il... Il l'a tué. Il l'a assassiné, comme ça, d'un coup d'un seul. Kwan ne comprend pas ce qui lui arrive. Il a du mal à réaliser ce qui vient de se passer. Il reste immobile, figé, les iris rivés sur le cadavre encore chaud de la pauvre innocence qui gît désormais par terre, sur le dos, une balle entre les deux yeux.

Ses lèvres sont sèches. Sa gorge le brûle, l'irrite. Aucun son ne sort de sa bouche. Il n'arrive plus à parler ni à bouger. Il reste là, seul témoin de la scène jusqu'au moment où l'assassin se tourne vers lui. Il a juste le temps de voir son profil. Son instinct de survie refait surface et il reprend vie. Il lâche son paquet de croissant sur le sol. Il se détourne, fuit, court à toute jambe sans regarder en arrière. Il n'a pas le temps de savoir si l'autre la vu. Si l'autre le suit. Il court, il court jusqu'à en perdre haleine. Il est apeuré, tétanisé. Le regard rivé droit devant lui, il laisse ses membres le guider et il s’engouffre finalement dans le cabinet, seul refuge qui lui soit venu à l'esprit.

La peur l’enivre. La terreur l'englobe. Désormais en sécurité, Kwan ne peut s'empêcher cependant de se planquer dans les locaux. Essoufflé, il plaque son dos contre le mur et se laisse glisser, se laisse tomber lourdement sur le parquet en ramenant ses genoux contre sa poitrine. Il n'arrive toujours pas à parler. La scène se déroule encore sous ses yeux écarquillés et il suffoque, n'arrive plus à respirer. Il tremble de plus belle et il gémit, se débat intérieurement, pose finalement sa tête contre ses genoux et il attend. Il attend.... sans savoir quoi faire à présent.
Ⓒayaraven

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Aelys CantelaHumain modifié
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A savoir :
- des cicatrices, tracées sinueux et en forme de demi-lunes, sont apposées sur tout le corps d'Aelys. Deux sont plus luisantes que les autres, une au niveau du cou et au niveau du poignet. Les autres sont entièrement réparties sur son corps.
- Les cicatrices de morsures des vampires, avant-génosha, ont poussé Aelys à adopter un style pour le moins original. Son bras droit entièrement couvert, à l'inverse du gauche, et son cou toujours orné d'un foulard, par tous temps et toutes saisons.

Moodybloon
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2 / 52 / 5
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Chamane :
- Perception extra-sensorielle
- Visions en lien avec le monde des morts et des vivants
- Connaissance très aiguisée des plantes pour filtres et potions.

Vampire
- Force surhumaine
- Guérison rapide des blessures
- Transformation en loup et chauve-souris
- Hypnose des humains sur quelques secondes
- Ne vieillit pas et garde une apparence de jeune femme de 28 ans



- Dépendante à sa soif de sang
- Ne peut affronter le soleil sans une potion particulière
- Aversion des signes religieux et de l'ail
- Peut-être atteinte par l'argent et le bois si son cœur est touché
- Ne peut entrer chez un humain sans y être invité
Daisy Skye Johnson / Nikki Ren / Kaine Reilly / Santana J. Carpenter / Gwen Stacy / Damian K. Burrows / James L. Howlett / Matthew Denvers / Heather Scarpetta
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MessageSujet: Re: I ran so far away [Pv Kwan et Aelys]   Mar 11 Sep - 17:51

I ran so far awayIl est tard et il est tôt. La jeune femme a abandonné ses draps depuis bien longtemps désormais, et a trouvé refuge dans le seul endroit qui lui semblait, alors, apte à l’accueillir. Ainsi elle est là, la medium, à réfléchir. A espérer un réconfort qui ne tarde que trop à venir. Aelys est assaillie d’images brutales, bien trop vives pour être issues d’un rêve embrumé, bien trop précises pour n’être que songes inventés. Et pourtant, ces flashs qui s’étirent sur plusieurs secondes sont encore incertains aux yeux de la mentaliste. Ils ont beau accaparer son esprit dans sa globalité, elle n’arrive pas à leur adonner un sens. Etrangeté qui parcoure le cerveau presque trop humain de la Cantela, qui ne parvient pas à mettre des mots sur ce qui la hante. Des visions d’un monde différent, d’un passé encore trop abstrait bien que prenant. Le doute corrompt désormais chaque minute écoulée de la mentaliste. L’incertitude la fige, casse ses inspirations mélodieuses, ses chants inexplicablement psalmodiés, et la force à se questionner. La quête de vérité, originaire d’une chasse à l’homme, est en train de déboucher sur une quête d’identité. Plus les jours passent, et plus la gorge d’Aelys la gratte. Courbe qui s’accroit avec le temps. Les larmes noient ses prunelles, tandis que l’obscurité de sa propre existence dessine une ombre à ses pieds. Sa vie s’effrite, et elle ne peut rien faire d’autre que de l’accepter.

Il est tard, donc, parce qu’elle a fuit la nuit, Aelys. Mais il est tôt alors que le soleil se lève à peine, les aurores venant caresser subrepticement le visage quelque peu engourdi de la mentaliste. Celle-ci s’étire quelques instants et abandonne sa position inconfortable sur le sol. Quittant cet assoupissement prématuré et imprévu, ses paumes frottant malgré elle les dossiers étalés tout autour d’elle. La medium secoue la tête alors que ses iris capturent les images de ses proies comme de ses prédateurs, et elle hoquète soudainement, surprise par la tonalité de ses propres pensées. Regrettant aussi certaines définitions qui traversent son esprit pendant qu’elle referme promptement les pochettes garnis de renseignements. La brune consulte rapidement sa montre et constate que l’un de ses deux assistants, le jeune Kwan, ne devrait plus trop tarder. Pas tout de suite, toutefois, ce qui lui laisse quelque peu le temps de se préparer. Au moins de se redonner une contenance. Au moins d’empêcher les questionnements si l’on vient à la surprendre en train de roupiller à même le sol. Si elle peut ainsi se permettre de décrire la chose. Le sommeil de la mentaliste est en effet chaotique. Chaque nuitée apporte son lot de souvenirs enfouis, qui tardent à se réveiller. Se plonger dans les limbes a un prix, et Miss Cantela l’aura payé bien malgré elle. Réalisant bien trop tard que les bras de Morphée ne la protègent pas, mais la jette dans la gueule du loup. La conscience d’Aelys coûte en vérité une éternité d’interrogations, et celles-ci sont encore bien trop abstraites pour acquérir des réponses détaillées.

Ainsi elle se contente de se redresser et de poser ses dossiers sur son bureau, dont l’ordinateur affiche des écrans encore lumineux. La jeune femme a laissé tomber le mode veille dès l’instant où elle a commencé à multiplier les heures de travail à son propre cabinet. Si ses deux assistants seraient là, pas de doute qu’ils la réprimanderaient. Tout comme Silke, qui craindrait un manque de sécurité certain. Mais ce n’est pas tout le monde qui peut accéder au repaire de la medium qui, pourtant, éteint prestement ses écrans. Elle n’a pas envie de penser à la nouvelle journée qui l’attend. Pas immédiatement. Aelys a besoin de se ressourcer, et cela passe par son breuvage fait-maison dont les ingrédients  se distinguent par leur couleur foncée. Sa recette est secrète, l’odeur l’est tout autant, pourtant, étrangement, c’est la seule chose qui aboutit à un état proche du rassasiement. La sensation d’être en manque imprègne de plus en plus le corps frêle de la jeune femme, toutefois elle lutte. Se retient chaque jour de mordre dans son propre poing pour calmer son insatiable faim. Quelque chose d’intense remonte à la surface, en même temps que les mémoires oubliées. Mais là où les souvenirs arrachent, petit à petit, le voile qui les recouvrent, les sentiments et l’inconfort d’Aelys demeurent dans le noir le plus absolu.

Soupirant contre ce fait qu’elle ne peut changer, du moins pour le moment, la medium touille distraitement dans sa boisson. Elle devrait ranger son bureau mieux que cela si elle tient à faire bonne figure, pourtant l’envie de couvrir ses arrières l’a quitté. Préférant se déplacer dans son cabinet pour déployer ses membres endoloris plutôt que de se recoiffer. De toute manière, ses protégés sont bien trop habitués à voir Aelys agir de façon énigmatique. Son monde à elle est tellement à part que plus aucun de ses proches ne trouvent quoi que ce soit à lui reprocher. Ils ont compris : Cantela est ainsi.

Ses articulations craquent en même temps qu’elle masse sa cuisse, quand des bruits de pas brusques la surprenne. La mentaliste en lâche sa boisson et retient un feulement choqué et la voici qui s’accroupit, comme en prévision d’une attaque à son encontre. Mais personne ne vient l’agresser. Seul un silence inquiétant fait suite à l’entrée précipitée d’un inconnu. La brune se redresse alors, et s’autorise à avancer furtivement. Un filet de sueur froide coule le long de son dos. Depuis qu’elle s’est remise, dans le plus grand des secrets, avec l’élue de son cœur, Aelys a peur. Peur qu’IL découvre son jeu, qu’IL cherche, une nouvelle fois, à se débarrasser de l’Inspecteur. Quelque part, la medium a le sentiment qu’IL sait et qu’il n’y a rien à faire pour lutter. Après tout, il a déjà eu accès aux caméras de surveillance du poste de police, alors qu’est-ce qui peut l’arrêter ou le retenir ? Néanmoins, en dépit de ses craintes, elle continue de marcher à pas de loup. L’ironie de la chose ne parvenant pas à tracer sa route dans l’esprit d’Aelys alors que ses yeux accrochent une forme sombre. Une respiration saccadée occupe son attention et c’est sans réfléchir qu’elle court à l’encontre de son protégé. Il lui a fallu quelques secondes pour reconnaître le jeune employé, mais désormais, la voici toute concernée par le garçon. Sa main se pose sur ses genoux et la jeune femme se baisse. Ignorant l’indécision qui aurait pu, et aurait dû normalement, la prendre dans une telle situation, elle tente une approche en douceur : « Kwan ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Elle avait failli hurler son prénom à sa vue, mais la mentaliste avait su se contenir. Concentrant son esprit sur ce qui s’affiche, en l’instant, devant elle. Désormais elle tente de recouvrir son assistant de ses bras pâles, une inquiétude hors norme colorant ses prunelles ténébreuses. « Kwan. Regarde-moi. Respire. Inspire, et expire. Retrouve ton rythme. Inspire, et expire, fais comme moi. » Des procédés rudimentaires jaillissent d’entre ses lèvres alors qu’elle saisit délicatement le menton de son employé. Ancrant ses iris aux siens pour que le jeune Swan ne cède pas à ce manque d’oxygène qui s’opère. « C’est bien, continue comme ça. Tout va bien, je suis là. » Aelys patiente. Sa main glisse du menton de Kwan pour se caler contre son cœur, son autre main libre se mouvant au rythme de leur respiration maintenant partagée. « Hey, ça va aller. Je ne te quitte pas. Raconte-moi tout. » Jamais la mentaliste n’a vu son protégé dans un tel état. Quelque chose d’horrible est arrivé, et elle peut le sentir. Une froideur soudaine l’enserre, comme si la Faucheuse en personne souhaite requérir son attention. L’informer de l’atrocité même qui vient de se dérouler sous les yeux de son employé.

©️ 2981 12289 0

___

    You're the light of my life
    DARKNESS MAY REIGNS INSIDE ME. BUT I KNOW I CAN FIGHT IT AS LONG AS YOU ARE WITH ME. CAUSE BABY, YOU'RE EVERYTHING THAT KEPT ME ON THE RIGHT SIDE OF THIS LIFE. roller coaster
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MessageSujet: Re: I ran so far away [Pv Kwan et Aelys]   Mer 12 Sep - 10:55



I ran so far away
Ft Aelys
Sa respiration s'affole. Ses membres tremblent, simultanément. Il a peur et la peur l’enivre, le transporte dans une spirale infernale. Assis sur le sol, le dos collé au mur, les jambes repliées, il essaye de se reprendre mais c'est impossible. Il sait que c'est impossible. La scène se déroule encore sous ses yeux écarquillés. Il entend encore le corps de cette femme tomber, chuter. Il perçoit encore la silhouette de cet homme se tourner et non. Non. Il n'arrive pas à se calmer. Une crise de panique pointe le bout de son nez. Il la sent monter à l'intérieur de lui. Il n'arrive pas à la contrer. Il aimerait pourtant. Vraiment. Il aimerait être plus fort. Il aimerait être un homme et se relever mais il ne peut pas. Il est comme figé, paralysé. Son souffle se bloque dans sa gorge et il étouffe. Il suffoque. Littéralement.

Cri. Sang. Hurlement. Détonation. Silence. Silence pesant et silhouette qui se tourne. Tout se confond dans sa tête. Il entend même encore le sachet de ses croissants tomber par terre. Oui, ses membres tremblent et au milieu de tout ça. Au milieu de tout ce chaos, il n'entend même pas Aelys arriver. Il reste immobilisé, tremblant de peur et d'effroi. Il attend mais il attend quoi au juste? Rien. Absolument rien. Il attend, c'est tout et il n'arrive plus à réfléchir posément. Il n'arrive plus à parler correctement et lorsqu'il perçoit enfin sa patronne devant lui, il sursaute, lâche un hoquet de surprise sans pour autant parvenir à se calmer.

Avec douceur, Aelys l'appelle, lui demande ce qui s'est passé. Kwan aimerait lui répondre, pleurer sur son épaule. Peut-être. Il aimerait arrêter de trembler et d'avoir peur mais il ne peut pas. il ne peut toujours pas et il garde le menton baissé. Il sert un peu plus ses jambes contre sa poitrine. Il gémit aussi et il secoue la tête, de droite à gauche comme s'il tentait là de se réveiller.
- Je... je peux pas... j'y arrive pas...

Non. Il n'arrive pas à respirer. La crise devient plus forte, plus violente. Son souffle devient saccadé, tellement hachuré que ses épaules tressautent et son corps se crispe. Mais il essaye. Il doit essayer. Il fait confiance à sa patronne alors il lève timidement la tête. Il pose ses yeux brillants dans les siens. Il hoche faiblement le menton et il se laisse guider par sa voix, en inspirant par le nez et en expirant ensuite par la bouche. Il essaye de focaliser son attention sur elle. Sur cette personne qui a toujours su lui accorder sa confiance. Sa douceur aussi, son écoute. Il y met de bonne volonté même si ses respirations sont brouillonnes, vives et lui font tourner la tête. Car il respire trop vite. Il en a conscience.

Avec l'aide de celle qu'il aime appeler sa deuxième maman néanmoins, il parvint enfin à prendre un rythme plus soutenu, plus régulier. Ses vertiges disparaissent et son cœur bat plus lentement contre sa poitrine. Il ne tremble plus, ou moins. La peur est toujours là cela dit et des larmes brouillent sa vue, la rend trouble, humide tandis qu'il susurre, murmure d'une toute petite voix à peine audible :
- Aelys...

Comment lui dire? Comment lui avouer ce qu'il a vu, là-bas dans cette ruelle sombre? Comment mettre des mots sur ce drame? Ce massacre? Ce meurtre? Sa voix reste à nouveau bloquer dans sa gorge et il hésite. Il grelotte. Ses bras entourent ses genoux et il hoquette, pose de plus belle son front sur ses jambes repliées avant de poursuivre, faiblement. Aussi faiblement que possible :
- J'ai... J'ai peur Aelys.

Peur que le tueur le retrouve. Peur de devoir raconter ce qu'il a vu, perçu de ses yeux innocents. Heureusement, Aelys reste prêt de lui, le rassure. Autant qu'elle le peut. Kwan sent sa présence à ses côtés, sent ses mains le toucher, l'inviter lentement à se confier. Il prend alors une nouvelle inspiration. Il avale sa salive et il se lance, pose de plus belle ses iris dans les siens sans pour autant parvenir à calmer cette petite voix, cette peur sournoise et dévastatrice qui crispe son corps, ses membres comme jamais.
- Il l'a tué. J'ai... Il l'a tué et je n'ai rien pu faire pour l'en empêcher. Je... Oui. J'ai peur, aide moi s'il te plaît. Et s'il me retrouve, comment je vais faire moi? Es-ce qu'il va me tuer moi aussi? Es-ce que je dois partir d'ici? Tout dire à la police? Je suis perdu... je suis perdu et j'ai peur...

Tout en lâchant ces derniers mots, le jeune coréen enserre sa tête comme si elle allait exploser. Il se balance légèrement, d'avant en arrière. D'arrière en avant. Il lâche un gémissement et se recroqueville, laissant à présent des larmes couler le long de ses joues en sanglotant à plusieurs reprises.
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Aelys CantelaHumain modifié
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- des cicatrices, tracées sinueux et en forme de demi-lunes, sont apposées sur tout le corps d'Aelys. Deux sont plus luisantes que les autres, une au niveau du cou et au niveau du poignet. Les autres sont entièrement réparties sur son corps.
- Les cicatrices de morsures des vampires, avant-génosha, ont poussé Aelys à adopter un style pour le moins original. Son bras droit entièrement couvert, à l'inverse du gauche, et son cou toujours orné d'un foulard, par tous temps et toutes saisons.

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- Visions en lien avec le monde des morts et des vivants
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- Dépendante à sa soif de sang
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MessageSujet: Re: I ran so far away [Pv Kwan et Aelys]   Ven 14 Sep - 14:59

I ran so far awayLa peur transpire par toutes les pores de la peau de Kwan. Aelys peut le sentir, et c’est ce qui glace son sang. Il n’est pas coutumier pour elle de retrouver son petit protégé dans un état aussi brisé. Le garçon est à terre, et en l’instant, elle ne peut rien y faire. Son toucher, doux, cherche malgré tout à le réconforter. A l’assurer de sa présence qui est, sommes toutes, constante. La medium imite la position du jeune homme, joint ses genoux aux siens. Ses mains survolent son cœur, effleure le tissu qui le recouvre et le protège finement. En l’instant, une pointe de culpabilité monte à la tête de la Cantela. Elle n’a pas su être là quand Kwan en avait besoin. Elle a conscience qu’il s’agit ici de fausses idées. Elle n’aurait rien pu empêcher. Mais au lieu de dormir à même le sol, elle aurait voulu rejoindre Kwan. L’accompagner, lui qui aime tant se rendre pour la gaver de ces viennoiseries, qu’il sait rendre folle sa patronne. Plus d’une fois par le passé, ils se sont stoppés, seulement pour savourer des croissants français, et ce de bons matins. Depuis quelques temps toutefois, Aelys a perdu cette routine. Son goût se faisant plus fade, elle ressent beaucoup moins l’envie de déguster de moelleux petits plats. Mais aujourd’hui, elle s’en mord les doigts. Le battement de son organe vital se ralentissant alors qu’elle patiente aux côtés du garçon, afin qu’il recouvre sa respiration. Elle a le sentiment que sa poitrine s’effrite à la vue de son protégé ainsi désespéré. Pourtant, elle ne se focalise pas sur sa blessure interne. Elle doit se montrer forte, ici et maintenant pour le jeune Swan. Il n’y a que comme ça qu’elle peut l’aider désormais, et elle ne tarde pas à l’assimiler rapidement tandis qu’elle se force à ébaucher un sourire rassurant. « Shhh. Tu vas y arriver. Suis mon rythme. » Délicatement, la mentaliste saisit la paume de Kwan, et la pose sur son propre cœur à elle. L’invitant silencieusement à l’écouter puis l’imiter, sans le quitter un instant des yeux. Des secondes s’égrènent, des minutes s’écoulent. La crise de panique, enfin, est évitée. Retournant d’où elle vient alors que la medium finit par entourer de son bras les épaules frêles du jeune homme. Collant à son tour son dos contre le mur, se calant vers Kwan, épaule contre épaule. « C’est bien, Kwan. Tu as réussi. » La compassion et la fierté emplissent ses traits, pourtant, ceux-ci prennent très vite une forme plus concernée. Bien que la bonté ne délaisse aucunement le visage lisse de la mentaliste.

Kwan doit sentir ses obligations l’appeler car il se penche en avant. Son front rencontre ses jambes encore tremblotantes, et des rides d’inquiétude plissent la peau d’Aelys. Cela lui fait de la peine de voir ainsi son assistant se recroqueviller sur lui. Elle ne sait ce qu’il a vu ou subi, mais elle souffre en silence avec lui. Se main quitte les épaules du jeune homme pour masser tendrement le dos de son employé. Le laissant dire les choses à sa manière, à son rythme. Bien qu’il se confesse peu, les mots qu’il emprunte broie la medium qui hoche la tête, un soupire discret franchissant ses lèvres. « Je sais, Kwan. Je sais. » Elle le sent, elle est traversée par ces mêmes sentiments. Une connexion s’est établie, du moins c’est ainsi qu’elle le perçoit, entre elle et lui. La crainte du jeune Swan enserre la gorge d’Aelys, qui parvient toutefois à prononcer de nouvelles et compréhensives paroles : « Mais tu dois tout me dire. Je ne peux pas calmer ta peur si je ne sais d’où elle provient. » Elle se hait quelque peu à ainsi le pousser à se confier. Mais il n’a pas le choix, et tous deux le savent pertinemment. La mentaliste ne peut parler à la place de Swan, bien qu’il lui est aisé d’imaginer l’horreur à laquelle il vient d’assister. Malgré tout, sans une déclaration certifiée, elle ne possède pas le pouvoir de le seconder. Alors, elle attend. Encore quelques instants. Il n’y a pas besoin de plus, de toute manière. La confiance a toujours été naturelle entre elle et son employé, et bientôt celle-ci paye ses fruits.

Alors à son tour, la medium se courbe vers l’avant. Leurs prunelles se mélangeant, invitation silencieuse de la part d’Aelys qui promet à son protégé de ne pas le lâcher. Jamais. L’aveu ne tarde plus, et si le sang de la mentaliste ne fait qu’un tour avant de se glacer, elle n’en reste pas moins concentrée. Laissant ainsi Kwan exprimer avec ses mots ce qu’il a vu et ce qu’il a vécu. Les frayeurs venant bientôt creuser un chemin au sein du témoignage balbutié, que la jeune femme s’empresse de couvrir de ses paroles soigneusement pesées : « Hey, hey, je suis là. Il ne va pas te retrouver. Tu m’entends ? Je ne vais pas le laisser s’approcher de toi. » L’étincelle habituelle d’Aelys diffère, soudainement. Quelque chose se déchire en elle alors qu’elle prend lentement conscience que l’innocence pure de son employé vient d’être entachée. Un élan de colère la parcourt, qu’elle s’empresse de réprimer aussitôt. « La première chose à faire, c’est de me dire exactement ce que tu as vu. Où est-ce que cela s’est passé quand tout ceci est arrivé, ce que tu faisais à ce moment-là, ce que tu as entendu également. Je sais, ça va être difficile de revivre tout ça, mais tu vas y arriver. D’accord ? » Oui, il va falloir se confier à la police. Mais ce ne serait pas une partie de plaisir. Dans cette optique, la mentaliste doit préparer le jeune homme aux questions. Le ménageant sensiblement afin qu’il n’omette aucun détail de la vision imposée à lui. « Tu vas tout me dire, et moi je ne vais pas bouger. Quand tu m’auras expliquer les choses, on appellera la police. J’ai une amie qui peut nous aider, là-bas. Mais, hey, hey, hey. » Elle ne veut pas que Kwan fuit son regard, renie les actions à venir. Ses iris accrochent les siens encore une fois, et elle poursuit : « Il ne te tuera pas. Il ne te touchera pas. Je serais là avec toi, et tant que cette histoire n’est pas terminée, je ne bougerai pas. » Promesse qu’elle tiendra coûte que coûte. Même si le prix a payer en est sa vie. Elle là pour lui. « Tu me fais confiance ? » Kwan est comme un fils pour Aelys, et une maman se doit de couver les siens. Peu en importe les sacrifices.

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Kwan SwanMutant
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Cutieglace
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Cryokinésie : Kwan maitrise la glace. Il peut par exemple bâtir des objets avec et l'utiliser comme bon lui semble. Il peut également geler une personne ou un objet par le toucher à partir de rien mais cela implique d'utiliser une très grande énergie psychique. D'ailleurs, il se sent très à l'aise dans le froid. Il n'est pas rare de le retrouver torse nu dehors malgré un hiver mordant (ou tout le temps en règle générale) et il supporte difficilement la châleur. Il tombe fréquemment malade durant l'été. Il est insensible au froid.
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MessageSujet: Re: I ran so far away [Pv Kwan et Aelys]   Dim 16 Sep - 11:18



I ran so far away
Ft Aelys
Les mots se perdent dans sa gorge. Ils se mêlent entre eux, partent un peu dans tout les sens. Kwan sent qu'il a du mal à s'exprimer. La peur continue à prendre le dessus sur tout le reste et il tremblotte, enserre sa tête de ses mains moites comme s'il voulait l'empêcher de bouillir d'avantage.

Il ne sait pas comment expliquer. Il sait qu'il peut avoir confiance en Aelys, sa deuxième maman, sa confidente mais là, il est bien incapable de se confier tant la terreur crispe ses muscles, le rend fébrile et désordonné. Alors, il se balance légèrement, d'avant en arrière. Il laisse sa patronne saisir sa main pour la poser délicatement sur son coeur. Il se laisse bercer par sa voix, ses paroles douces et rassurantes. Et il inspire, il expire, en essayant du mieux possible de suivre le flux continu de sa respiration calme et détendue.

L'angoisse passe. Son souffle devient plus soutenu, plus régulier. La peur continue cependant à le tirailler et il sanglote, gémit, se mord la lèvre et serre un peu plus ses jambes contre sa poitrine tandis que sa maman de cœur fait de même de son côté. Elle ne le lâche pas, sous aucun prétexte. Elle reste à ses côtés. Cela le rassure, le calme un peu. Elle le pousse néanmoins à se confier, en l'invitant doucement à lui raconter ce qu'il a vécu, ce qu'il a vu de ses yeux innocents et larmoyants. Il hoche doucement la tête à ses dires. Il inspire mais son souffle reste encore bloqué dans sa gorge. Oui. Il a du mal. Il a tellement de mal à s'exprimer. Pourtant, il sait qu'elle a raison. Il sait qu'il ne pourra pas éternellement rester sous silence après avoir assisté à un tel massacre. Mais la terreur ressenti est telle qu'il se sent perdu et désorienté.

Et si le meurtrier le retrouvait? Et s'il avait eu le temps de voir son visage? De l'imprimer pour suivre ses traces et le tuer à son tour? Oui. Oui, il a peur et la peur l'oblige à se recroqueviller de plus belle. A se renfermer comme une coquille malgré toute l'affection et la confiance qu'il pouvait éprouvé pour Aelys.

Durant ce laps de temps, Kwan reste alors silencieux, muet. Il tremble à nouveau et pose son front contre ses genoux. Il les enserre, se met en boule et se blottit toujours plus pour ne pas se confronter à la réalité. Et il parle enfin. Il prends son courage à deux mains et confie à demi-mot le poids immense qui se trouve désormais sur ses frêles épaules. Rien que d'en parler, il en éprouve des frissons. Des frissons désagréables. Ces derniers le piquent, le bloquent et le confrontent de nouveau à la scène. Son coeur se serre. Sa gorge devient rêche. Des larmes de peur jaillissent de ses yeux et il secoue la tête, se balance de plus belle, hoquette à plusieurs reprises en laissant l'effroi l'envelopper. Sa patronne cherche à le calmer, à le rassurer. Elle lui assure qu'elle ne le laisserait jamais tomber, qu'elle le protégerait, coûte que coûte. Le jeune coréen veut la croire. Il se rattache à ses promesses. Lentement, il redresse le menton et hoche faiblement la tête avant de la reposer sur ses genoux.
- D'accord...

D'accord, il va le faire. Pour Aelys. Parce que oui, il a confiance. Il n'est pas seul. Sa deuxième maman est prêt de lui et il doit se montrer fort. Pour elle, pour ses proches, pour sa famille en Corée et celle qu'il s'est forgé ici. Il peut le faire. Il le doit. Alors il ferme les paupières, très fort. Il prend une nouvelle inspiration. Il déglutit et écoute sagement les conseils avisés de sa patronne, murmurant dans un souffle :
- Oui... Oui, j'ai confiance...

Comme pour se donner du courage, Kwan cherche le contact de sa patronne. Il colle son épaule au sien, allant même à poser sa tête dessus. Il reste ainsi un moment silencieux, muet. Quand, enfin, il retrouve la parole et susurre, les iris rivés au loin :
- J'étais....

Une pause. Un nouveau frisson qui le parcoure. Le jeune assistant tremblotte et se blottit toujours plus contre sa maman de coeur. Il laisse l'air enivrer sa gorge, couler lentement à l'intérieur. Quelques secondes passent et il poursuit, allant cette fois au bout de son histoire insensée :
- J'étais partis chercher des croissants. Tu sais, à la boulangerie qu'on aime bien à côté du parc. Quand je suis sortis... J'ai... J'ai entendu un bruit dans une ruelle tout à côté. Deux personnes se disputaient alors je suis aller voir pour... Enfin, au cas où ils avaient d'aide mais...

De plus belle, les mots restent bloqué. Fermant les yeux, Kwan serre les poings et essaye de vaincre cette terreur qui l'empêche encore d'aller plus loin. Il veut se montrer fort. Il lutte pour ne pas se recroqueviller. Sa voix devient incertaine, faible et il poursuit, revivant la scène avec effroi :
- La femme... elle pleurait. Elle l'implorait mais le type continuait de lui hurler dessus. Alors j'ai voulu intervenir mais... mais...

C'est si dur. Si dur à dire bon sang. A nouveau, ses poings se serrent, sa mâchoire se crispe et il enfouit son visage sur l'épaule d'Aelys, trouvant le réconfort souhaité :
- Il a sortit une arme... Il a tiré et. Et la femme est tombé... Elle est morte... il y avait du sang partout. Je.. je suis resté figé mais quand le type s'est tourné vers moi, je me suis enfui et j'ai couru jusqu'ici... Je ne sais pas s'il m'a suivi. Je ne sais pas s'il a vu mon visage. Tout ce que je sais, c'est que j'ai peur qu'il me retrouve.... Et puis, cette femme... j'ai rien pu faire pour l'aider... Je m'en veux tellement Aelys. Je ne sais pas quoi faire. Et si... Et si on le retrouvait pas? Et si je perd les moyens devant la police et qu'ils ne me croient pas? Je... Tout ce que je voulais, c'était aider. C'est tout...
Ⓒayaraven

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Aelys CantelaHumain modifié
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A savoir :
- des cicatrices, tracées sinueux et en forme de demi-lunes, sont apposées sur tout le corps d'Aelys. Deux sont plus luisantes que les autres, une au niveau du cou et au niveau du poignet. Les autres sont entièrement réparties sur son corps.
- Les cicatrices de morsures des vampires, avant-génosha, ont poussé Aelys à adopter un style pour le moins original. Son bras droit entièrement couvert, à l'inverse du gauche, et son cou toujours orné d'un foulard, par tous temps et toutes saisons.

Moodybloon
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Chamane :
- Perception extra-sensorielle
- Visions en lien avec le monde des morts et des vivants
- Connaissance très aiguisée des plantes pour filtres et potions.

Vampire
- Force surhumaine
- Guérison rapide des blessures
- Transformation en loup et chauve-souris
- Hypnose des humains sur quelques secondes
- Ne vieillit pas et garde une apparence de jeune femme de 28 ans



- Dépendante à sa soif de sang
- Ne peut affronter le soleil sans une potion particulière
- Aversion des signes religieux et de l'ail
- Peut-être atteinte par l'argent et le bois si son cœur est touché
- Ne peut entrer chez un humain sans y être invité
Daisy Skye Johnson / Nikki Ren / Kaine Reilly / Santana J. Carpenter / Gwen Stacy / Damian K. Burrows / James L. Howlett / Matthew Denvers / Heather Scarpetta
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MessageSujet: Re: I ran so far away [Pv Kwan et Aelys]   Mar 23 Oct - 17:05

I ran so far awayNe pas céder à la colère qui monte, qui l’inonde. La mentaliste ferme un instant les yeux, sa main passant toujours sur les épaules de son protégé. Le voir dans un tel état fait gronder une force intérieure, une qu’elle n’avait pas soupçonné être en elle avant l’intervention du chasseur dans sa propre vie. Mais désormais, Aelys sait. Son âme n’est pas aussi pure qu’elle ne l’avait cru au premier abord. Elle est entachée, émiettée, très certainement. Et cette partie d’elle, assombrie, se manifeste alors que son enfant de coeur s’effondre sous ses yeux. Les larmes qui laissent des sillons sur ses joues secouent la fibre maternelle de la médium, qui se mord les lèvres. Pourtant, elle se doit de garder contenance. Elle est l’adulte, le modèle qui a décidé de prendre sous son aile le jeune Swan. Elle doit répondre à ses questions sans faillir. Être impassible comme elle sait si bien le prétendre. Son métier, ses métiers même, force la jeune femme à repousser ses limites. A jouer avec le feu comme avec la glace, à s’imprégner de ces différentes sensations, aussi douloureuses soient-elles. Alors elle se compose un visage calme. Elle s’oblige à ralentir ses battements de coeur, afin que celui-ci cesse de cogner littéralement contre sa poitrine à mesure que son jeune employé recouvre lui-même une respiration plus posée. Aelys apparaît relativement maître d’elle, alors que ses émotions se battent en son for intérieur. Le venin qui coule dans ses veines est pourtant discret. Presque inexistant. Mais la réalité a tendance à prouver le contraire, bien que jamais Kwan ne pourrait se douter des ténèbres qui envahissent la vampire en devenir. La medium n’a peut-être pas encore conscience de sa véritable nature, mais celle-ci se rappelle à elle. Le monstre qui se cache sous son apparence bien trop parfaite n’attend que le bon moment pour reprendre ses droits. L’absence de goût qui perturbe son palais n’est rien encore, comparé à cette soif insatiable, qui a tout instant, risque de la prendre à la gorge. La réalité est imminente. L’illusion se brise, petit à petit, et Aelys ne peut lutter contre ce fait.

La situation actuelle avec Kwan en est la preuve vivante. Sa détresse réveille de sourds sentiments qui grondent à ses oreilles, qui fige l’être de bonté pour faire transparaître, le temps d’un éclair seulement, l’être assoiffé qui demeure. Mais la généreuse Aelys n’a pas le droit de se laisser chambouler. Pas maintenant, pas aujourd’hui. Son employé passe avant tout, la compréhension de ce qui lui arrive et la protection qui doit s’ensuivre n’autorisent pas la jeune femme à se perdre dans des profondeurs qu’elle découvre chaque jour un peu plus. Les attentions attendries qui ont si bien su nouer le caractère sacré de la relation entre l’adulte et le jeune homme les rapproche un peu plus, réfrénant le grognement prêt à fleurir entre les lèvres fines et serrées de la jeune femme. La froideur de son corps n’a pas le temps de percer ses gestes chaleureux qui couvent Swan, envers et contre tout. Le monde cruel a atteint une première fois son protégé, mais Aelys se refuse à ce qu’il le marque une seconde fois. Ses dents pointent, non pas en une morsure exquise, mais en un sourire compatissant, réconfortant. Autant que ses mouvements qui entourent le jeune homme et le cale confortablement contre le corps vif de la patronne, ses instincts maternels devenant prioritaire sur tout le reste. Il est suffisant, alors, pour Kwan de se confier à celle qui est prête à tout pour lui. Pour celui qu’elle considère comme un fils, inconsciemment. Ses proches aident à enterrer la nature maudite qui imprègne le sang non pas chaud mais froid d’Aelys. Kwan permet à la douce brune de s’accrocher à ce qui a toujours su la décrire merveilleusement. Son altruisme en avant, elle écoute donc le jeune homme attentivement. Se laissant bercer par ses confessions chuchotées, l’horreur de la chose lui faisant avaler sa salive difficilement. « Oh Kwan… » Ce sont les premiers mots qui s’échappent alors que le récit se termine. Un instant, une nouvelle fois, la fureur déforme les traits de la mentaliste. Mais elle reprend vite contenance alors que la tristesse emplit son regard voilé de sentiments contradictoires. « Je suis désolée que tu aies eu à subir ça. A … assister à une telle atrocité. » Un meurtre. De sang-froid. Voilà ce qui effrayait tant son presque fils. La medium aurait voulu effacer ça de son esprit. Revenir en arrière. Mais ce n’est pas possible. Elle le sait.

Aelys passe délicatement sa main le long du dos de Kwan. Elle le frictionne, réchauffe son coeur brisé par l’affreux moment vécu. Prononce des propos qui sont honnêtes, fidèles à son image. « Hey, tu n’as rien à te reprocher. Tu as voulu les aider, tu devrais être fier de tes attentions. » Louable, ce garçon. L’altruisme de l’une semble se répercuter sur l’autre. Malheureusement, l’action a été menée sur un chemin qu’il n’aurait pas fallu emprunter. « Personne ne pouvait prédire ce qui allait se passer. Personne. » La medium inspire, puis saisit le menton du garçon pour accrocher ses iris aux siens. « Il ne te fera pas de mal. Regarde, personne d’autre que toi n’est venu ici. Et personne ne peut entrer dans le cabinet sans en posséder les accès. » Du moins en dehors des heures d’ouverture. Heureusement, ils sont encore en fermeture. Il est encore tôt, malgré le flot des événements traversés, aujourd’hui. « Je te protègerai Kwan, tu le sais j’espère ? Je serais à tes côtés à tout instant. Lorsque la police viendra, je serais là. J’ai l’habitude de travailler avec elle, et j’appuierai tes propos. La police te croira. Et tu sais pourquoi ? » Un sourire doux, pourtant tremblant, effleure ses lèvres. « Parce que moi je te crois. » Aelys est tentée de se relever, mais elle accorde des minutes de repos supplémentaires au garçon. Et à elle-même. Tous deux en ont besoin, alors que le plus lourd est encore à venir. Elle patiente donc, avant de sortir son téléphone portable pour déverrouiller son écran. Son visage s’éclaire de brèves secondes à la mention du nom qui s’affiche sur le dernier sms reçu, le bonheur ne pouvant pourtant l’envelopper pleinement en l’instant. « Tu sais ce que je pense, Kwan ? » Soupir, discret. Déjà, elle est prête à l’appeler. « Je pense que tu l’as fait fuir. Et je pense, non je sais, que grâce à toi, on va attraper un meurtrier aujourd’hui. Tu as bien fais, Kwan, tu m’entends ? Tu as bien fait, tu as bien réagi. Je suis fière de toi. » Oui, elle l’est, véritablement. Malgré l’épreuve qui vient seulement de commencer, elle sait. Malgré sa tenace peur, son fils de coeur est envahi par une bravoure sans nom. Et elle ne le lâchera pas tant que toute cette histoire ne sera pas terminée.

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I ran so far away [Pv Kwan et Aelys]
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