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 MIGUEL - When your place is nowhere in this world

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MessageSujet: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Dim 10 Juil - 23:04



Miguel O'Hara

Saving people for saving yourself

27 ans
Spiderman (2099)

Pompier
Civilians

Hétéro - En couple
Humain modifié


pouvoirs


La nature même des pouvoirs de Miguel provient d’un incident de laboratoire qui a vu, sous son engeance, son ADN être génétiquement imprégné de celui des araignées.

Dans un premier lieu, les réflexes de Miguel se sont nettement améliorés. Il est désormais capable de réagir au quart de tour, au sens propre comme au figuré. Un quart de seconde lui est effectivement suffisant pour pouvoir cerner l’approche d’un danger ou bien l’éviter de justesse. En l’occurrence, il est d’ailleurs à noter que Miguel fait aujourd’hui preuve d’une souplesse nettement supérieure à la normale. Ses acrobaties et les mouvements qu’il effectue, tant en marchant qu’en sautant, peuvent plus d’une fois se comparer à une contorsion pleinement calculée et maîtrisée. Ainsi peut-il se targuer d’avoir hériter des réflexes rapides et de l’habileté dont font preuve les araignées en la matière.

L’homme-araignée de 2099 se veut également beaucoup plus fort et résistant qu’avant sa modification génétique. Jouissant d’une force colossale, Miguel est à même de déployer une force capable de soulever jusqu’à 10 tonnes, lorsqu’il se veut en forme optimale et en pleine possession de ses moyens. Ce qui, pour ses adversaires, est loin d’être une partie de plaisir lorsqu’il se retrouve en plein cœur d’un affrontement. Cependant, il faut tout de même observer que sa force de frappe pure connait une limite loin d’avoisiner les 10 tonnes susmentionnées. Premièrement parce qu’il a appris à doser la force de ces coups. Et, de deux, car soulever jusqu’à 10 tonnes demande un effort considérable et un minimum de concentration. Chose qu’il est souvent difficile d’avoir concrètement au cœur de la fureur d’un combat.

Si son corps montre une plus grande résistance à la douleur, il jouit surtout d’un sens de la guérison accélérée. Récupérant plus rapidement qu’un humain normal, la guérison en tant que telle se veut bien évidemment plus ou moins longue en fonction de la gravité de la blessure. Une simple nuit de repos peut suffire à Spiderman pour récupérer des blessures d’un combat, si ces dernières ne sont toutefois pas trop importantes et nombreuses, ni même mortelles. Après tout, malgré ce facteur guérisseur, Miguel est loin d’être en possession d’une guérison hyper accélérée à l’image d’un Wolverine ou d’un Deadpool. Disons que cette capacité serait d’avantage un pont, en termes de niveau, entre ces deux surhumains et le reste des humains lambda.

Si les sens de Miguel se veulent accrus, que cela soit dans le cas de l’ouïe, du toucher ou encore du goût et de l’odorat, c’est bien sa vision qui s’est affinée d’avantage. Ceci dit, cette dernière a surtout évolué afin de pouvoir discerner d’avantage les environnements sombres et obscurs. Le prix à payer ? Celui de la lumière du jour, du soleil qui, en contrepartie, le rend beaucoup plus sensible à sa luminosité que tout humain lambda. Sans être réellement aveugle, il distinguera d’avantage des ombres et des flous que des silhouettes concrète et bien définie. A l’image d’un myope, il ne discernera concrètement que tout ce qui lui est proche.

Au niveau des doigts et des orteils, il possède de petites griffes, pour ainsi dire invisible à l’œil nu, qui lui permettent de grimper sur n’importe quel type de surface solide. Essayer de grimper sur de l’eau, avec ou sans griffes, et je vous garantis que vous ne ferez pas long feu ! Il peut également se déplacer en hauteur, capable d’effectuer des sauts allant jusqu’à dix mètres. Et porte bel et bien son propre surnom de tisseur puisqu’il est à même de projeter une toile adhésive, dont la texture est propre à celui des toiles d’araignées, afin de se balancer dans les airs ou même d’handicaper ses adversaires d’une quelconque manière. Avec un peu d’imagination, la maîtrise de la toile vous permet de faire beaucoup de choses !

Pour finir, et non des moindres, Miguel possède sur ses avant-bras des formes de crocs allongés, qu’il a appris à maîtriser pour pouvoir les camoufler lorsqu’il ne porte pas son costume. Par ces derniers, il est à même de répandre un venin dans le corps de ses adversaires. Ledit venin n’est nullement mortel mais paralysant. Un des dangers de plus que peut représenter cette araignée venue du futur, venue d’une autre dimension, afin de prendre l’ascendant sur ses adversaires… Bien que de telles capacités sont belles et bien loin de lui assurer un statut invulnérable et intouchable. Miguel pourra vous le confirmer de par les affrontements qu’il a déjà dû mener jusqu’à présent…


souhait

Il y a bon nombre de souhaits que Miguel ait pu avoir durant des années. Deux d'entre eux se démarquent de tout le reste, autant par la force et la symbolique même qu'il représente, que pour l'impact que cela a pu avoir sur la vie de Miguel. Le premier, et non des moindres, aurait été de ne jamais réellement devenir Spiderman. En effet, O'Hara n'a jamais eu pour ambition de devenir un héros se devant de sauver le monde. Certes, il se faisait un point d'honneur à veiller à la bonne évolution de sa science, de ses recherches et de la manière dont cela aurait pu changer le quotidien des citoyens de 2099. Mais jamais il n'a voulu se voir conférer de supers pouvoirs, ni même de grande quête de justice héroïque et j'en passe. La simplicité d'une vie normale est tout ce qu'il désirait, attendait et souhaitait... Même s'il lui était impossible de revenir en arrière et que, paradoxalement, la graine héroïque sommeillait au plus profond de sa véritable personnalité. Son autre souhait, tout aussi puissant et légitime, aurait été de ne jamais perdre celle qu'il considéra comme le grand amour de sa vie : Dana d'Angelo. Certes, ce n'est pas elle qu'il a épousé en 2099, ni même celle avec qu'il partage sa vie dans son époque d'origine... Celà lui est devenu tout bonnement impossible depuis le jour où le Bouffon du futur a pris la vie de la femme qu'il aimait plus que tout au monde. Une perte douloureuse, dont il préférait parfois en oublier le souvenir mais sans jamais y parvenir. Un souvenir qui torture, mais un souvenir qui lui rappelle l'essentiel et l'importance de son combat d'aujourd'hui, encore et encore. Toutefois, si de tels souhaits peuvent jouer dans la balance, celui qui prime sur tout est un souhait récent. Un souhait survenu dés lors de son arrivée sur cette terre et dans cette époque. Le souhait d'un homme égaré et incapable de trouver un moyen de rentrer chez lui. Non pas le souhait de changer de vie, mais bel et bien celui de pouvoir regagner son époque et retrouver sa vie d'avant... Cependant, les pouvoirs de Genosha et de la Sorcière Rouge ont leurs limites... Sans doute est-ce la raison pour laquelle Miguel se retrouve désormais dans une vie totalement différente, là où se recoupe trois de ses souhaits les plus puissants et les plus intenses qu'il n'ait jamais pu formuler dans son esprit ! Reste à voir comment le 'réveil' de son véritable passé influera sur cette nouvelle vie 'de rêve' qu'il pense vivre et mériter depuis plusieurs semaines... Car, si l'on peut réellement tricher avec les souvenirs et la mémoire, peut-on réellement changer la nature de quelqu'un? Encore plus lorsque que, techniquement, sa vie n'a pas à se dérouler dans l'époque même où il se trouve...?

émergence

À l'heure d'aujourd'hui, l'existence de Miguel se déroule sans le moindre incident, sans le moindre phénomène étrange ou dérangeant. Son esprit ne se concentre que sur les faux souvenirs qui lui ont été fabriqué, loin de toute image, de toute réminiscence et de toute émergence quelconque. Pas de visage suffisamment familier, pas de lieu symbolique capable d'éveiller une réaction particulière. Le monde de cette époque est diamétralement opposé à celui qu'il a toujours connu. Aucune structure, aucun bâtiment, aucune entreprise ne se rapproche de près ou de loin de là où il vivait dans son monde. Sa véritable réalité est précieusement cadenassée et verrouillée à double tour. Et, de lui même, il ne se sent pas l'envie de plonger dans des réflexions ou des prises de tête pouvant éveiller gratuitement une quelconque vérité bien enfouie. Miguel vit heureux dans son quotidien et ne se sent pas le désir de le changer d'une façon ou d'une autre. C'est une existence à la fois heureux, banale, légère et unique en sa façon, répondant totalement à ses critères d'être quelqu'un de normal et d'unique à la fois.



want to know more

Avez-vous entendu parler de ces rumeurs sur l'émergence de certains pouvoirs ? Si oui, qu'en pensez-vous ? Vous trouvez ça excitant ? Malsain ? Improbable ?

Des rumeurs devenant quelque peu persistante. Mais mon esprit logique et rationnel demande à voir avant de croire en réalité. Est-ce que cela est impossible ? C'est une bonne question... D'un point de vue purement pragmatique, lesdites rumeurs ne deviendraient pas aussi persistantes si ce n'était pas le cas. Mais, d'un autre côté, je ne peux m'empêcher de dire qu'il est facile de vouloir tomber dans le fantasque et l'irréel qu'au lieu d'étudier toutes les pistes plausibles et rationnelles pouvant expliquer ce que l'on nomme 'pouvoirs'. Après tout, quand on regarde toutes ces histoires d'ovnis qui n'ont jamais su être prouvée... Et pourtant, ça fait des décennies que ce sujet se fait vendre, non ? Peut-être un nouveau phénomène de mode, je n'en sais rien. Pour ma part, je sais que je suis parfaitement normal et qu'il n'est pas question de pseudo pouvoirs à l'ordre du jour !

Avez-vous déjà été témoin d'une rafle de la garde rouge ? Pensez-vous réellement qu'ils recherchent des personnes à pouvoirs ou ce ne sont que des bruits de couloir ? Le contrôle de la population serait-il un mal nécessaire ?

Toute population a besoin d'être contrôlée. C'est un 'mal' nécessaire pour qu'une civilisation ne court pas à la dérive, ou encore à l'anarchie. De là, est-ce qu'une police, un corps de sécurité ou une milice doit-elle s'octroyer les pleins pouvoirs pour autant ? Je ne dirais pas ça. Je n'ai pas assisté personnellement à l'une de ces fameuses rafles. Ce que j'espère simplement, c'est que cela se fait dans un certain respect des règles et des personnes touchées par lesdites rafles. Aucun d'entre nous n'est du bétail. Et même si l'être humain a besoin de, effectivement, être encadré... Il se doit avant tout d'être traité comme un véritable être humain, et non un vulgaire animal ou un simple numéro. Car, si tel est le cas, ce n'est plus face à un système de sécurité que nous faisons face, mais face à un outil de dictature pourri jusqu'à la moelle.

Dans une autre vie, qui auriez-vous aimé être ? Pour quelles raisons ?

Cela peut sembler étonnant quand on voit ma vie actuelle mais, si je n'avais pas pris la décision d'arrêter mes études si tôt, je me serais bien vu en grand scientifique ou grand historien. Sans doute est-ce l'effet du nombre de bouquins que j'ai pu lire et m'enfiler durant mes anciens temps libre !



pseudo

Bat-soul

sexe/age

H/29

pays

Belgique

DC

---

personnage marvel, scénario ou inventé

Marvel  

niveau d'émergence

0

niveau de maitrise

0

Désirez-vous un parrain/marraine

Oui

vous nous avez connu...

via PRD  

un dernier aveu

Je vous aimes déjà...?    

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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Dim 10 Juil - 23:05



Before Genosha

we all have to start somewhere

"Je ne suis pas de ce monde. Je ne suis pas de cette année. Et pourtant, si je suis bloqué ici, c'est parce que nos deux époques sont en danger. Parce que le présent et le futur sont menacés. Jouer avec le temps et les dimensions est quelque chose de bien trop dangereux que pour tenter de s'y essayer. Toutefois, des personnes avides, égoïstes et aux grands idéaux de domination et de pouvoir sont prêtes à prendre ce risque afin de satisfaire leurs plus noirs desseins. Je suis le Spiderman de l'an 2099, et je suis parmi vous pour les en empêcher. Rentrer chez moi ? C'est ce que je souhaite plus que tout au monde... Mais tant que nos dimensions demeureront en danger, je ne pourrai satisfaire cette envie, et je me devrai de neutraliser cette menace et d'annihiler ses obscurs présages qui s'annoncent pour l'avenir de nos deux mondes !"

Miguel O'Hara

Devenir un nouveau Spiderman, telle a été ma destinée. Et, pourtant, lorsque j’étais enfant, je n’avais absolument pas pour lubie ou pour but de devenir un super héros. Je pense plutôt pouvoir dire que j’aurais fait toutes les prières du monde pour que cela n’arrive jamais. Un simple enfant de Nueva York, voilà ce que j’étais. Un simple enfant parmi tant d’autres… J’ai grandi au cœur de cette grande ville en compagnie de mes parents, George et Conchata O’Hara. Autant je pouvais m’entendre à merveille avec ma mère, que mon père était un homme violent dont l’ensemble des contacts que j’avais en sa compagnie se résumait à l’ampleur des coups qu’il me destinait. Qu’il me destinait à moi ou Gabriel, mon jeune frère. L’entente était souvent taquine entre nous deux : comme tous frères, nous aimions nous engueuler et nous chamailler pour un oui ou pour un non. Mais une fois que mon père arrivait avec ses grands sabots dans l’intention de cogner l’un de nous, je me mettais toujours en avant pour protéger Gabriel. Il était hors de question que je fasse supporter le moindre coup de cet homme à mon petit frère, qu’importent les différents que nous pouvions avoir à l’époque. Autant dire que la vie de famille était assez mouvementée mais, en fin de compte, Gabriel et moi savions comment nous serrer les coudes. Et puis, dès que George était parti, notre mère adoucissait les mœurs de par ses gestes, ses mots et toutes les autres formes d’affection dont elle savait faire preuve à notre égard. Seulement, cette vie de famille aléatoirement heureuse, je n’en n’ai pas réellement profité longuement. Non pas qu’il fut question de décès ou de perte tragique, bien loin de là… Et même si je n’aurai absolument pas regretté la mort de mon père. Non, si je fus ‘privé’ de cette vie de famille, c’était uniquement pour raison scolaire.

Garçon très éveillé, intelligent et pour le moins précoce, je décrochai suite à des tests une bourse d’étude pour intégrer l’école d’Alchemax. Cette dernière se tenait sous la forme d’un institut qui, selon les manuels d’histoire, avait autrefois servi de refuge et de centre pour les jeunes mutants. Charles Xavier, tel était le nom de l’instigateur de ladite 'école'. Bien sûr, tout cela remontait à près d’un siècle. Et sans entrer dans les détails, je peux simplement vous dire que l’héritage de cette ancienne école alla de propriétaire en propriétaire avant d’être laissé à l’abandon… Avant qu’Alchemax n’en prenne possession et y instaure son école pour jeunes surdoués. Sans doute était-ce pour la valeur symbolique d’un tel endroit... Mais soit ! Je n’avoisinais que l’adolescence à l’époque et, déjà, je montrais un très grand intérêt pour les sciences. Au départ, mon dada était avant tout la génétique. Ce qui m’attirait dans ce domaine, c’était de pouvoir comprendre l’entièreté du fonctionnement des organismes. Comprendre comment se développait la vie, comment se réparait-elle, comment mourait-elle. Les travaux de recombinage génétique dans le cadre médical. Le mélange interracial ou, encore, interespèce faisaient partie des choses qui me fascinaient le plus. Ce besoin d’apprendre pour comprendre. Ce besoin de comprendre pour m’y essayer. M’y essayer pour manipuler et user de cette ‘science’ si particulière. Toutefois, mes études au sein de cette école ne se limitèrent pas qu’aux traitements génétiques. Biologie, physiologie, chimie, physique moléculaire… Et, non des moindres, la physique quantique ! Là où je trouvai une certaine forme d’émerveillement, c’était dans le traitement de la gestion spatiale et la gestion temporelle. Souvent, durant ces cours, je me surprenais à rêver de voyage temporel et dimensionnel, éveillant une part aventureuse en moi. Mais tout cela n’était bien évidemment que de l’ordre du fantasme. Celui de l’adolescent rêveur et juvénile, facilement impressionnable bien malgré lui.

Impossible toutefois de parler de l’école d’Alchemax sans parler de Xina Kwan. Une autre élève. Un autre génie scientifique en devenir. Nous avions noué connaissance lors de mon arrivée. Et autant dire que le courant passa rapidement entre nous deux ! Elle représentait un peu mon interlude scolaire. Bien que, ironiquement, nous passions la plupart de nos temps libre à parler de physique et de génétique. De véritables passionnés ! Bien qu’avec le temps, je me dis aujourd’hui que nous avions certainement dû inventer des théories à en faire bondir n’importe quel scientifique digne de ce nom. Plus qu’une amie, Xina était également une forme de protectrice contre mon bourreau de l’époque : Kron Stone ! J’étais quelque peu couard à cette période de ma vie et puis, je dois bien avouer que le statut de Kron n’était pas non plus pour m’aider dans la considération que j’avais de l’élève. Et pour cause, ce dernier n’était autre que le fils du vice-président de la section recherches et développements de chez Alchemax : Tyler Stone. Autrement dit, le genre de personne privilégiée qu’il valait mieux prendre avec des pincettes si on voulait éviter d’hypothéquer son avenir au sein de l’école. Seulement, Xina fut bien plus maline que la suffisance de Kron, ainsi que de ma timidité. C’est avec son concours que nous sommes parvenu à mettre suffisamment de bâton dans les roues de Kron, tout en finesse, au niveau des différents cours et des professeurs afin qu’il nous lâche la grappe comme on dit. Hormis cette tension omniprésente avec le jeune Stone, je ne peux pas dire que ma scolarité a été réellement difficile. A passer tout mon temps entre les cours et Xina, il faut dire qu’il n’était pas difficile de rester en retrait et de se contenter de mener son petit quotidien tranquillement. Cela me suffit. Et cela me réussit. Autant parce que nous concrétisions nos rapports avec Xina pour une relation plus aboutie qu’une simple amitié, et que je fus diplômé à l’aube de ma majorité. Une aubaine. Une balle que je devais saisir au bond ! Mes notes jugées excellente, et mes connaissances/compétences en génétique ayant plus que fait leurs preuves durant mes années de formation, j’eus une opportunité de rêve que je n’allais certainement pas laisser passer ! Sans savoir que c’est de par cette opportunité que ma vie allait totalement basculer…

À mon époque, Alchemax est l’entreprise par excellence ! Afin de vous donner une idée plus concrète quant à sa situation et sa renommée, on pourrait la comparer sans aucune difficulté à la légendaire Oscorp d’antan. Alchemax était le bastion scientifique ultime: entreprise à la pointe de la technologie en perpétuel développement, possédant une multitude de laboratoires autant que de domaines de recherches, pionniers dans la recherche et le développement génétique, moléculaire, cybernétique, robotique et j’en passe. Certes, je n’étais qu’un petit nouveau dans la grande marée d’expert travaillant dans les labos. C’est donc dans le bas de l’échelle que je commençai ma nouvelle vie de laborantin. A la fois considéré comme un apprenti, un stagiaire et un assistant, je pus en apprendre plus sur le fonctionnement du travail génétique en conditions réelles. Et autant dire que j’en étais pleinement aux anges. L’endroit où je travaillais répondait à toutes mes attentes. J’avais une petite amie avec une relation pour ainsi dire parfaite. Et je m’épanouissais de jour en jour, me plaisant à penser que mon avenir était déjà totalement tracé au cœur de ce monde, au cœur de cette époque et au cœur de cette entreprise. Pourtant, sans que vous ne vous en rendiez compte, les jours, les mois et les années passent. Tout vous semble identique. La routine du métro-boulot-dodo est un véritable plaisir puisque vous faites ce que vous aimez réellement. Et que votre privée se veut la plus heureuse. Puis, du jour au lendemain, en un claquement de doigts, tout se met à changer. Tout vient à être bouleversé… Par un simple élément perturbateur et totalement imprévu !

Dana d’Angelo. La première fois que je fis sa rencontre, ce fut au cours d’un dîner en compagnie de mon frère Gabriel et de ma petite amie Xina. Autant n’avais-je plus de véritables contacts avec mes parents, en grande partie à cause de mon père, que je retrouvais ponctuellement mon frère avec qui nous nous amusions à reprendre nos taquineries habituelles. Cependant, je dirais que l’entente était plus ou moins au beau fixe. Mais, autant tenait-il sincèrement à me présenter sa nouvelle petite amie, que j’aurais préféré éviter cette rencontre… Tout du moins, pour le bien de notre relation fraternelle. Dana était d’une beauté époustouflante. Sans surpasser le charme de Xina, elle avait cette étincelle, ce petit quelque chose en plus et de différent qui m’attira inévitablement. J’aimais le fait qu’elle ne soit pas une grosse tête. J’aimais le fait qu’elle ne soit pas une scientifique. Tout comme j’aimais le fait que nous puissions nous parler pendant des heures sans jamais trouver le temps long ou manquer de conversation. Je pense que les choses ont commencé à déraper à partir du moment où nous nous sommes vus en tête à tête. De prime à bord, cela n’avait rien de bien méchant. Il y avait même tout intérêt à ce que je m’entende avec ma future belle-sœur. Sauf que, rapidement, elle est passée du stade de belle-sœur à celui d’amante. Et incapable de lutter contre le feu de notre passion, j’ai mis fin à ma relation avec Xina tout comme elle rompit avec Gabriel. Nous nous mîmes ensemble, le chagrin de Xina se voulant aussi profond que la rancœur de mon frère à mon égard. Je lui avais volé sa petite amie. Je lui avais pris son trésor. Et même à sa place, je pense que je n’aurais tout simplement pas pardonné que mon frère me fasse une telle chose. Perdant l’ensemble de mes contacts avec Xina, et me retrouvant avec un frère me détestant au plus haut point, je n’arrivais toutefois pas à me dégager de l’épanouissement que je vivais auprès de Dana. Une histoire passionnelle et intense qui nous a petit à petit mené vers une cohabitation et, ensuite, à des fiançailles digne de ce nom. Dana m’a apporté plus que de l’amour. Elle m’a aidé à trouver enfin l’assurance qui me manquait. Elle m’a transmis le courage de gravir les échelons, afin de faire dignement honneur à mes capacités scientifiques. Et involontairement, me plaça pleinement sur cette voie qui ferait de moi l’araignée de 2099…

Plus hardi et plus assuré, je parvins à me décrocher une place hautement désirée et convoitée au département génétique : celle de chef de projet ! Je ne me contenterais plus seulement d’analyser des données et de taper des rapports. J’allais pouvoir conduire mes propres expériences, conduire les projets et assurer les responsabilités qu’on allait me transmettre. De plus, pour un chercheur de ma trempe, quelle ne fut pas la joie de me retrouver sur des expériences ayant pour sujet référence le Spiderman des livres d’histoire ?! L’un des pères involontaires de la modification génétique et de l’association parfaite entre deux espèces ! Le but du projet était de pouvoir créer un remodelage génétique parfait tout en gommant les imperfections. Il y avait plusieurs projets similaires avec d’autres sujets phares : le but d’Alchemax était de pouvoir créé un protocole à même de pouvoir offrir des capacités aussi surhumaines que parfaites pour les forces de l’ordre. Et si cette sphère ne m’enchantait guère, le goût du défi l’emporta et j’entamai cette phase de projet. Mes travaux ? Je les conduisis main dans la main avec le père de mon ancien bourreau d’école : Tyler Stone en personne. Un homme qui en imposait, avec cette pointe de charisme capable de vous encourager autant que de vous manipuler. Il y avait ce je ne sais quoi qui me fascinait chez cet homme… Mais qui me mettait continuellement en alerte. Un loup déguisé en agneau… Car c’est ce qu’il était dans le fond. J’en eus la preuve lorsque je découvris la nature même de nos cobayes. De pauvres âmes infortunées, tantôt criminels, tantôt de pauvres clochards dont personne ne pleurait la mort. Jusqu’alors, j’avais naïvement cru que l’ensemble des expériences de projets menés n’était réalisée que sur des animaux. Certes, ce n’est pas guère plus louable mais j’acceptais d’avantage les traitements sur eux que d’utiliser de pauvres cobayes humains. Mais ce qui me révolta le plus, c’est que l’ensemble d’entre eux était présent contre leur plein gré. Je découvris alors l’autre visage, plus inhumain, de la belle et grande Alchemax. Sous le coup de la révolte et du dégoût, je voulus tout plaqué. J’eus une sévère conversation avec Tyler Stone qui fut très loin d’être amicale. Hors de moi, choqué, je ne voulais pas rester une seconde de plus dans cette entreprise… Même si j’aurai certainement changer d’avis quelques jours plus tard. Mais c’était une pulsion, un besoin sur le moment. Toutefois, personne n’échappe à Alchemax, et encore moins à Tyler Stone !

Le Rapture est une drogue extrêmement violente et profondément addictive. Il s’agissait d’un cancer qui gangrénait les rues de Nueva York. Les états secondaires du manque étaient comparable au manque de la cocaïne mais hautement plus forts et plus puissants. Et il n’y avait que deux moyens pour s’en procurer : soit en faisant affaires avec les hors-la-loi qui peuplaient les coupes gorges des bas de la ville. Soit travailler dans les murs d’Alchemax, concepteur de cette drogue, et dont certains membres n’hésitaient pas à abuser pour leur profit personnel. Cette drogue ? J’en fus empoisonnée à mon insu par ce satané Stone. Etant donné qu’il ne voulait pas se priver de mon talent, et encore moins me voir quitter Alchemax, il avait fait appel à cette situation qui m’enchaînerait entièrement à cette entreprise, que je le veuille ou non. Et je tenais bien trop à ma vie, à ma liberté et à ma fiancée que pour vivre tel un prisonnier n’ayant plus en main les cartes de son propre destin. Je n’avais pas le choix, pour éviter un tel désagrément à venir, pour éviter de me rendre esclave, je devais purger mon organisme du Rapture. Et seule la génétique pouvait m’y aider!

Être jeune, avoir un gros cerveau ainsi qu’un poste à responsabilité attire souvent des jalousies et des convoitises. J’en viens parfois à me demander si ce sabotage n’a pas été mené de front avec le concours de Tyler Stone. Mais l’homme qui changea radicalement ma vie était un de mes rivaux du département génétique : Aaron Delgato. Ce dernier, toujours prêt à saisir la moindre opportunité sur mes travaux, m’espionna ce soir-là. J’avais programmé les machines et les ordinateurs. Ma purge pouvait commencer. J’entrai dans un énorme tube de métal, pouvant être qualifié de réencodeur génétique humain. J’enclenchai le processus. Mais là où l’expérience ne devait être qu’une simple manipulation de routine se transforma en profond cris de douleurs et de rage de ma part. Le matériel commença à s’embraser sous forme d’explosion. Une gigantesque surcharge des appareils. Je sentis mon organisme être saturé. Saturé génétiquement sans comprendre le pourquoi du comment. Le réencodeur explosa, faisant voltigé mon corps meurtri contre le sol. J’avais mal. Mon corps tout entier n’était que souffrance. La pire de toutes fut celle que je ressentis au niveau de mes avants-bras. Des griffes, des crocs qui apparaissaient et poussaient insupportablement. Ce qui me ramena à la réalité, ce fut le bruit tonitruant des alarmes du labo se mettant brusquement en route. Quelques explosions se succédèrent au sein du local et, au cours de l’une d’entre elle, je vis le corps de Delgato être projeté à travers une vitre. Voilà comment j’ai su. Voilà comment mon cerveau a compris qui était à l’origine de cet échec et de ce carnage qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Terreur, panique, peur. Je pris la voie des airs également pour échapper aux patrouilles de sécurité de l’établissement… En sautant par la fenêtre ! Si j’atterris lourdement sur le sol aux côtés du corps sans vie de Delgato, je pouvais néanmoins me targuer d’avoir survécu à ladite chute mais je ne savais pas par quel miracle. Toutefois, cette nuit infernale n’était qu’au début de ses surprises. Les griffes qui étaient sorties de mes avant-bras n’étaient que le sommet de l’iceberg...

Le Public-Eye : milice privée travaillant à la solde d’Alchemax et, accessoirement, la première bénéficiaire des travaux génétiques de l’entreprise. Tel fut le nom de cette patrouille qui commença à traquer le meurtrier présumé de Delgato. Autant avais-je la chance de ne pas avoir de nom sur ma tête, de ne pas avoir été identifié, que je me retrouvais à devoir faire face à des hommes surentraînés et suréquipés pour traquer des fugitifs tel celui que j’étais devenu. Ce fut une véritable course-poursuite… Et un véritable apprentissage de ce que j’avais subi dans le réencodeur génétique. Une capacité à pouvoir sauter plus habilement. Réussir à enchaîner des acrobaties tel qu’aucun humain normal ou gymnaste n’était capable. Cette capacité à user de toiles sortant de vos poignets pour vous balancer dans les airs. Tout demeure confus quant à l’ordre dans lequel ces facultés me sont apparues. Je sais simplement que, malgré leurs présences, je dus jouer d’une grande chance pour parvenir à réellement fuir mes poursuivants. Car, pour être gauche, j’avais été plus que gauche et plus que maladroit dans la maîtrise de ces pouvoirs dont j’ignorais tout. Comme mentionné précédemment, j’avais toutefois la chance que mon identité demeurait encore inconnue, autant pour le Public Eye que pour Tyler. Néanmoins, je n’eus pas beaucoup de temps pour découvrir qu’un chasseur de primes avait été mis sur cette affaire afin de comprendre qui était le responsable, à la fois du sabotage du laboratoire mais, également, de la mort de Delgato. De plus, étant donné mon aversion grandissante pour Stone ainsi que par les circonstances qui ne plaidaient pas en ma faveur, j’abandonnais toute éventualité d’aller me présenter à lui pour lui expliquer la situation. Au pire, il m’aurait disséqué vivant, comme un rat de laboratoire. Et, au mieux, il m’aurait tué avant de me disséquer ! Et ces deux solutions étaient tout bonnement inenvisageables pour moi !

Presque vingt-quatre heures s’étaient écoulées avant que je ne découvre l’existence de ce chasseur de primes traquant sa proie. Revenant alors chez moi, je n’avais qu’une seule solution : réveiller Dana et l’emmener avec moi. Toutefois, je ne supportais pas l’idée de la mêler à toute cette histoire, tout comme je ne tenais pas à ce qu’elle risque sa vie. Et, en contrepartie, je ne me sentais pas non plus de partir en l’abandonnant. Mais étais-je réellement capable de me battre ? Je ne savais pas, je n’en savais rien… Dans ma perdition, je me dirigeai vers ma penderie pour y rassembler quelques affaires. Après tout, qu’advienne que pourra. Je ferai moins souffrir Dana en m’évanouissant dans la nature qu’en la guidant sur la voie d’une mort certaine. Le destin en décida toutefois autrement : un simple souvenir, ce n’était que ça jusqu’alors. Mais un souvenir qui prit le doux son d’une évidence contre laquelle je ne pouvais lutter. Un vieux costume. Un vieux costume d’un précédent Halloween, de confection mexicaine en l’honneur de cette fête des morts. C’est alors que la véritable solution germa dans mon esprit : grâce à ce costume, je pourrai masquer ma véritable identité. Je pourrai éviter de condamner Dana aux problèmes que je traversai. Et je serai à même de pouvoir mettre en lumière toute cette affaire sans me corrompre sous l’identité de Miguel O’Hara. Non, je ne voulais pas jouer au super-héros. Je ne voulais même pas en être un en réalité. Ce qui devait être fait devait l’être. Et c’est en cette nuit précise que j’ai, pour la première fois, enfilé ce costume qui deviendrait ma seconde peau !

Je fus confronté à ce fameux chasseur de primes. Et, en réalité, ma seule chance fut de le neutraliser… En le tuant. Le combat ne se fut pas sans mal. Je n’étais pas encore totalement à l’aise avec mes nouveaux pouvoirs. Et, pour couronner le tout, ma première apparition costumée fit de moi un assassin aux yeux des autorités. Autrement dit, j’avais vraiment tiré le numéro gagnant en me retrouvant plongé au cœur de ce bordel sans nom. Néanmoins, je ne tenais pas à enfiler une seconde fois ce costume. Je n’y tenais pas. J’étais un scientifique, et non un voltigeur de la trempe du tout premier Spiderman. Je ne sortirai pas qu’un pouvoir implique de quelconques responsabilités. Non, pour moi, ce qui avait été fait devait être défait. Telle fut l’une des raisons qui me poussa à retourner au cœur d’Alchemax. Après une semaine d’absence, que j’avais faite habilement passé sous le couvert de maladie, je retrouvai les laboratoires en chantier. Quelques travaux de réparation étaient encore nécessaires, notamment pour réparer le réencodeur génétique. Ainsi me faudrait-il quelques jours de plus pour procéder à l’opération qui me permettrait de redevenir normal, comme avant. Ce qui m’amusa toutefois autant que cela m’excéda, ce fut de recroiser Tyler Stone qui me regardait avec une telle indifférence. C’est comme si rien ne s’était jamais passé. Comme si je n’avais jamais eu cette altercation avec lui. Ou même qu’il ne me rendit jamais dépendant au Rapture. Soit ! S’il voulait jouer à ce petit jeu, j’en aurais tout autant à son honneur car, en fin de compte, je n’avais que faire de cet homme… Seules ces horreurs me mettaient hors de moi !

Tout en reprenant mon poste au sein d’Alchemax, je profitai des réparations au sein du laboratoire pour me concentrer d’avantage sur l’ampleur des recherches d’Alchemax. Et bien évidemment, des différentes conditions de travail et de traitements pour l’ensemble des cobayes humains. Ce fut plus que ça que je trouvai durant mes recherches informatiques. Ce qui s’afficha sous mes yeux, ce fut des preuves marquantes qu’Alchemax n’était pas qu’une société scientifique indépendante oeuvrant pour le bien de la recherche et l’avancée scientifique. Non, elle était à la solde du pouvoir, à la solde du gouvernement et de quelques multinationales douteuses. Derrière ses masques enjôleurs, Alchemax n’était pas un paradis, mais bien un enfer de corruption et de manipulation en tout genre où la seule importance était la conquête du véritable pouvoir. J’étais aussi révolté que je me sentais impuissant face à cette découverte. Comment abattre une entreprise intouchable ? Et surtout, comment démanteler un empire qui s’était insinué dans tous les domaines technologiques possibles et imaginables ? Alchemax était présente partout, dans le quotidien de tous. Et ce Colosse était bien trop gros et imposant pour qu’un pauvre chercheur comme moi puisse en faire trembler et sombrer l’édifice. Non, mon unique solution était de simplement attendre de pouvoir effectuer ce réencodage génétique, de quitter l’entreprise et de partir aussi loin que je le pouvais avec ma fiancée. Il n’y avait que ça qui était réellement faisable et envisageable pour moi. Je préférais mourir que continuer de travailler ici. Qu’importe que l’histoire me voit comme un lâche. Je n’avais rien demandé, je n’avais rien souhaité. Et il était hors de question que je me mette à jouer les héros par simple accident génétique ! Non, inutile de l’envisager !

Il ne restait qu’une journée, selon le responsable du chantier, pour que le laboratoire et tout son équipement soit de nouveau entièrement intact et opératonnel. Une journée avant ma libération ! Je revois encore l’étonnement de Dana de me voir si enthousiaste et enflammé ce soir-là. Par choix, je ne lui avais rien dis pour l’accident, pour les pouvoirs, pour le costume. C’est donc en jouant les amoureux d’autant plus transi que je dissimulai ma joie et mon excitation… Jusqu’à ce que Gabriel vienne sonner à la porte de mon appartement ! Autant avouer que je ne m’attendais pas à le voir. Dans ma tête, s’il se pointait, c’est qu’il y avait quelque chose de grave… Et j’avais raison de le penser : victime d’une agression, sa nouvelle petite amie avait été enlevée par les membres d’un gang du bas de la ville. Il était perdu, désemparé, ne sachant plus quoi faire. Il était de notoriété publique, même en vivant dans les hautes sphères, que ces gangs étaient les plus infâmes qui soient. De plus, pour une fois, je repensais à notre lien de sang, à notre lien fraternel sévèrement malmené depuis que j’étais avec Dana. J’avais peut-être là une chance de pouvoir retrouver mon frère… Au même titre que je ne pouvais décemment pas rester indifférent à son appel. Ce ne fut pas un merci mais bien des considérations d’un homme ne voyant en moi qu’un être fou et stupide. Dana se joignit d’ailleurs à lui lorsque je répondis que je me chargerai d’aller chercher sa copine. Bien sûr, pour eux je n’étais qu’un humain lambda. Pour moi, les choses étaient différentes. Et quitte à me débarrasser de ces pouvoirs le lendemain, je pouvais bien en user une dernière fois. Qu’importent les faits, j’avais toujours protégé mon petit frère depuis son plus jeune âge. Je ne le laisserai pas tomber cette fois-ci. Parvenant à me libérer de leurs discours moralisateurs, je les laissai ensemble et quittai l’appartement. Il était temps pour moi de me travestir une dernière fois…

La ville-basse était vraiment miséreuse. Moi qui avait toujours connu le monde d’en haut, je n’imaginais pas un tel désordre, une telle horreur, une telle infamie et un tel chaos. Là où nous avions principalement l’harmonie dans les hautes sphères, les rixes ne faisant que s’accumuler, les cris s’élever et les bagarres se succéder ici. Tentant de me faufiler discrètement, afin de ne pas attirer l’attention des forces de l’ordre sur ma présence, je fis aider par des thorites. Des espèces de fanatique qui priaient et attendaient pour le retour de leur Dieu Thor sur terre… A chacun ses croyances j’ai envie de dire ! Mais ils furent mes guides à travers les méandres de la ville-basse. Et ils furent également les premiers à me donner cette appellation qui m’arracha un rictus bien malgré moi sous mon masque : Spiderman ! De par leur aide, j’avais pu retrouver le gang responsable de l’enlèvement de la petite amie de Gabriel. Affrontant les groupes qui se succédèrent, la nuit fut longue et difficile pour que je parvienne à atteindre mon objectif… Qui se trouvait derrière un obstacle de taille ! Le chef de gang ! Une forme d’humain au visage difforme, aux crocs particulièrement acéré. Un cannibale répondant au nom du Vautour. Son monologue de présentation ne m’intéressait pas : je voulais simplement récupérer la petite amie de Gabriel ! Ainsi, sans attendre et sans perdre de temps, engageais-je la lutte avec cette forme de monstre. Je ne parvins pas à le tuer mais réussit toutefois à arracher la victoire au cœur de cet affrontement. Seul, laissé dans sa défaite, je ne me formalisai pas d’avantage de son état. Je récupérai le corps inanimé, mais en vie de la petite amie de Gabriel. Je regagnai les hauteurs de la cité et, au petit matin, mon frère eut la joie de s’éveiller dans le canapé aux côtés de sa moitié. Pour ma part, je quittai la chambre avec Dana, rejoignant tout deux l’heureux couple enfin réunis. Gabriel me remercia comme jamais. Sa petite amie semblait gêner pour sa part, ne sachant trop que dire. Alors que Dana me regarda droit dans les yeux en essayant de comprendre comment j’étais parvenu à un tel miracle. Je ne répondis rien, me contentant de l’embrasser furtivement avant de retrouver mon frère pour une accolade fraternelle telle que nous n’en n’avions jamais connue. Tout était arrangé, tout était fini de notre ancienne ‘guerre’ !

C’était le jour J pour moi. Le jour où tout allait rentrer dans l’ordre. Pourtant, lorsque je fus au labo face au réencodeur génétique, je repensai à la nuit que je venais de passer. A cet affrontement avec ce gang, à cet affrontement contre le Vautour. Au sauvetage de la petite amie de Gabriel. Perdu, égaré et incertain, je décidai de ne pas rentrer dans la machine immédiatement. Ma rationalité scientifique m’intimait de peser le pour et le contre durant quelques jours de plus. Des jours à tout remettre en cause, des jours à ressasser le passé et à ce que pourrait être demain. Une fois de plus, non, je ne voulais pas être un héros… Mais si, à défaut de jouer les sauveurs du monde, je parvenais à user de mes nouveaux talents pour enrailler Alchemax et ses corruptions ? Enrailler Alchemax et ses méfaits ? Ne pourrais-je pas avoir en main un outil pour faire cesser quelques horreurs de cette entreprise et, finalement, fragiliser ce gigantesque colosse de pierre invincible ? En tant que Miguel O’Hara, je n’étais qu’un simple chef de département mais, en tant que personne costumée, en tant que Spiderman, pour reprendre l’appellation des thorites, ne serais-je pas capable de plus ? Ainsi n’entrais-je finalement pas dans le réencodeur génétique pour me libérer de ces pouvoirs. Le réencodeur ne bougerait pas après tout. Et d’ici quelques temps, je pourrai très certainement être certain que je pourrai me débarrasser de ces pouvoirs avec certitude et efficacité. Alors, tant qu’à faire, en attendant…

Affinant mes pouvoirs avec le temps, mes premières cibles étaient surtout des gros corrompus et des gros pontes totalement pourris de l’entreprise. Je visais chaque chef de département pouvant se montrer un tant soit peu dangereux. Je visais également des actionnaires véreux, des hommes que la moralité auraient fortement condamné avant que je ne le fasse d’ailleurs. Ce qui, naturellement, ne me fit pas une très belle propagande locale. Je devenais peu à peu l’ennemi numéro un des autorités et, de toute évidence, du Public Eye! Mais je n’en faisais pas plus. Pas de temps à perdre à aller sauver les citoyens lambda et autres victimes d’accidents divers en tout genre. Ce ne fut qu’avec quelques dérapages d’Alchemax et autres situations de dommages collatéraux que je me retrouvai à œuvrer concrètement pour la population de Nueva York. Je pense notamment au Scorpion : une créature infecte et putride, gigantesque. Fruit de plusieurs expériences d’Alchemax, le Scorpion avait totalement échappé aux contrôles de ses ‘chefs’. En liberté, semant un désordre total au sein des infrastructures et des différents laboratoires, j’avais engagé un lourd combat contre ce monstre. Sans nul doute la seule et unique fois où je me retrouvai, une fois de plus malgré moi, à collaborer avec les forces du Public Eye. Il y eut également le retour du Vautour. Mon nom se répandant comme de la poudre à travers les rues et toutes les sphères de Nueva York, ce cannibale avait recouvré ses forces et de nouveaux membres pour son gang. Il tenait à laver son honneur ‘perdu’ en prenant sa revanche sur moi. Un plan. Un piège tendu aux abords d’Alchemax me fit replonger dans la fureur de la ville-basse ou un second round, plus soutenu et beaucoup plus violent que le premier, m’attendit. Malheureusement pour le Vautour, comparé à notre premier affrontement, j’avais plus d’assurance et de maîtrise au niveau de mes capacités. Et ce ne fut plus uniquement la défaite que je lui apportai : mais bel et bien la mort. Fatale. Irréversible. Son gang fut démantelé par les forces de l’ordre. J’avais la satisfaction d’avoir débarrassé la ville-basse d’un de ses plus odieux monstres qui soit!

Mais à un monstre s’en succède un autre. Le Bouffon de 2099. Le monstre qui m’a pris tout ce que j’avais. Une créature cybernétique totalement folle et sadique. A la fois mystérieuse, violente, sadique, diablement dérangée et chaotique à souhait. C’est grâce à lui que le nom de Spiderman ne fut plus uniquement associé à celui d’un assassin, d’un meurtrier, mais bien à celui d’un sauveur. J’ai passé des nuits et des nuits à le traquer. A déjouer ses tours et ses méfaits. A lui rendre la vie infernale autant qu’il rendait la mienne impossible… Mais il fut le plus fort ! Il fut le plus fort et celui à sortir vainqueur car, c’est contre lui que je l’ai perdue… Elle, la femme de ma vie : Dana ! Le Bouffon ignorait qui j’étais derrière le masque. Il ignorait le lien qui nous unissait. Elle fut juste une de ses victimes de plus. Rien qu’une croix sur son tableau de chasse. J’étais acculé, enragé, guidé par la perte et le chagrin. L’affrontement eut lieu mais j’étais trop sous le coup de mes émotions pour me concentrer et me canaliser. Je n’étais pas dans les meilleures conditions pour arriver à le surprendre, à prendre le dessus ou arracher une once d’espoir de victoire. Il gagna. Il me laissa au sol, grièvement blessé, le cœur meurtri et délaissé de toute volonté de vivre et de continuer. Et telle une violente claque surgit de nulle part, je fus de nouveau face à ce visage. Je fus de nouveau face à cette femme que j’avais si bien connue autrefois…

Xian, mon tout premier amour, avait recueilli mon corps meurtri. Elle me délia de mon identité secrète et pansa mes blessures. Elle fut cette main tendue. Elle fut cette branche à laquelle me raccrocher. M’apportant le regain d’énergie pour continuer à vivre et reprendre la lutte, elle m’aida à faire mon deuil et à me remettre en scelle. Nous avions grandi, de l’eau avait coulé sous les ponts et, là où elle aurait pu toujours m’en vouloir pour ce que je lui avais fait, elle partageait au contraire ma peine et fut d’une immense compréhension à mon égard. Tout en me remettant sur les rails de ma traque contre le Bouffon, elle apprit à découvrir le nouveau Miguel que j’étais devenu. Le visage du scientifique, et le masque de l’homme-araignée. Par son aide, j’ai pu retrouver le Bouffon et prendre ma propre revanche. A la fois calme et haineux, notre lutte finale a eu pour scène les hautes sphères de la ville, ainsi que les bas-fonds. Jusqu’à ce jour, je pense pouvoir dire que c’est l’un des plus rudes affrontements que j’ai eu à mener. Et qu’aujourd’hui encore, je ne souhaiterais plus rencontrer tel adversaire sur ma route. La haine me rendait presque plus fort, alors que le calme m’aidait à y voir clair et à garder le contrôle. Je n’ai eu aucune pitié pour ce monstre. Chaque coup que je lui infligeais était un hommage pour tous les moments que j’avais passé auprès de Dana. Chaque blessure n’était qu’un moyen de lui faire payer le nombre de vie qu’il avait prise et, surtout, celle de ma défunte fiancée. Je ne l’ai pas tué, non. J’ai littéralement détruit cette créature infernale qui n’aurait jamais dû voir le jour. Et si cela n’apaisa pas la douleur d’avoir perdu la femme qui m’était si chère, cela me permit au moins de faire mon deuil et de comprendre la réelle importance, et la réelle portée que me donnait mon costume en termes de responsabilités. Lorsque je l’eus détruis, je donna réellement un sens au fait d’être Spiderman et d’aider cette ville… MA ville…

Les semaines, les mois passèrent. Spiderman n’était plus seulement l’ombre dangereuse et funeste planant au-dessus des têtes d’Alchemax. L’ensemble des criminels, des terroristes et des monstres peuplant Nueva York commencèrent enfin à faire réellement connaissance avec l’araignée vengeresse. Et là où j’aurais pu accomplir ma tâche en solo, c’est avec le temps que nous apprenions à nous redécouvrir avec Xina et à, lentement, reprendre cette intimité qui fut un jour la nôtre. Je n’oublierai jamais Dana mais je me donnais une nouvelle chance d’avancer dans cette destinée, souvent incertaine certes, qui m’était alors réservée. Le bonheur remplace lentement la peine. Le chagrin fait place à un nouvel épanouissement. Et sans oublier ma défunte fiancée, j’aimais de nouveau Xina, mais avec une intensité qui nous manquait à l’époque de notre première fois. Peut-être était-ce parce que nous partagions beaucoup plus que de simples passions scientifiques aujourd’hui…

Si aux semaines se succèdent les mois, c’est aux mois que se succèdent finalement les années. Sans que ce monde soit parfait, j’étais néanmoins heureux d’y vivre et d’y avoir un rôle hors norme à jouer. Un rôle qui me condamna toutefois à jouer un nouveau numéro ! Une nouvelle pièce faites d’aventure et de nouveautés. Car jamais je n’aurais pensé que mon nouvel affrontement me conduirait là où je suis. Carolyn Trainer était une brillante scientifique d’Alchemax. Un esprit révolutionnaire qui avait su maîtriser entièrement la réalité virtuelle, faisant d’elle la pionnière par excellence dans ce domaine. Mais, surtout, une femme de grande intelligence qui s’avérait un véritable puits de science en termes de physique quantique. Si cela aurait pu me fasciner du temps de mon adolescence, mon œil adulte se voulait beaucoup plus critique et inquiet face aux grands génies scientifiques qui tentaient de comprendre les rouages dimensionnels et temporels. Ainsi, c’est en m’intéressant de très près aux recherches de Carolyn Trainer que je découvris à la fois l’objet de ses travaux, mais également son autre facette… Lady Octopus : une techno-terroriste qui voulait s’approprier les technologies temporelles afin de pouvoir influer sur le cours même du temps. Une chose inacceptable pour Miguel O’Hara… Bien que ce serait Spiderman qui conduirait l’affrontement contre ce génie démoniaque. L’attaque fatidique eut lieu dans son laboratoire. Elle était parvenue à mettre en place son portail dimensionnel. Il me restait peu de temps pour détruire tout ce qui se trouvait dans son laboratoire, et mettre fin à ses folles idées. Hors de question que je laisse quiconque jouer avec le temps et lesdites dimensions.

Portail activé. Mes toiles contre ses tentacules cybernétiques. La vivacité contre l’anticipation. Le génie contre la folie. L’impensable contre l’absolu. Je tentai, vainement, de saboter ses installations, toujours pris en grippe par ces satanés bras mécaniques. Trouvant une ouverture pour prendre l’avantage sur mon adversaire, j’enclenchai alors une surchauffe des systèmes informatiques. Il ne me restait que cette solution pour que le portail se referme et explose. Mais ce dernier atteint son autonomie parfaite avant l’explosion desdits systèmes. Je n’eus le temps de donner le coup de grâce à mon opposante. Aspiré par l’énergie du portail, je me retrouvai alors propulsé dans les méandres de l’espace-temps inter-dimensionnel… Où allais-je me retrouver ? Où allais-je atterrir ? Je l’ignorais totalement ! Mais ce que je savais déjà de source sure, c’est qu’il me faudrait faire tout mon possible pour rentrer au plus vite dans mon monde… Et arrêter définitivement cette scientifique dérangée dans ses obscurs projets… !

Moi qui avait tant rêvé des voyages temporels et inter-dimensionnels durant mes jeunes années d'enfant impressionnable et insouciant, je n'avais dès lors depuis mon arrivée que le souhait de pouvoir rentrer chez moi au plus vite. Ma place n'était pas ici. Ma place n'était pas dans ce monde. Eh bien qu'il demeurait une curiosité scientifique et d'historien en herbe de pouvoir découvrir cette époque de mes propres yeux, je ne pouvais me laisser distraire de mes objectifs. Car, oui, un doute me submergeait. Un doute. Des bruits de couloir. Des rumeurs. Une femme aux bras mécaniques semblant redorer le blason d'un certain Otto Octavius. Une personne surgit de nulle part et sema panique technologique et trouble chaotique dans une mystérieuse quête de pouvoirs. Il était de ma responsabilité de la retrouver. Il était de ma responsabilité de pouvoir la confronter, et de trouver un moyen de retourner dans notre époque afin de ne pas bouleverser les courbes du temps, tant de ce présent que de l'avenir. Je n'avais pas le temps d'enquêter sur ses motivations, ni même de m'attarder sur la nouvelle vie que je pourrais découvrir et construire au fil des rencontres avec les héros et les vilains de ce temps. L'univers avait besoin que chaque chose demeure à sa place. Et il n'y a qu'en trouvant la manière de pouvoir retourner en 2099 que tout se remettrait dans l'ordre. Mais pour un voyageur incongru du temps et de l'espace, c'est justement le temps qui me manqua... Avant que tout ne change, que tout ne se transforme... Et qu'une nouvelle vie se créée là où je ne l'aurais pas cru possible...



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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Dim 10 Juil - 23:09



After Genosha

life goes on

La question fondamentale qui revient le plus souvent est de savoir : est-ce que vous êtes heureux dans votre vie, telle qu'elle se déroule ? À chacun son opinion, à chacun son avis et à chacun sa réponse me direz-vous. Mais, aujourd'hui, c'est moi, Miguel O'Hara, qui ait envie de vous répondre à cette énigme universelle. Et, avant d'étayer mes propos, je vous dirais que, oui ! Je suis heureux dans ma vie. Qu'elle n'est certainement pas parfaite, mais que je retire une grande satisfaction dans la manière dont elle se déroule et dont je la mène jour après jour. Le bonheur ne nécessite pas d'avoir une vie parfaite, mais simplement de la façonner dont on veut pour qu'elle réponde tant que possible à nos attentes, tout en faisant face de son lot d'imprévus et d'inattendus, bien évidemment !

Si je vous dis que cette existence, aussi heureuse soit-elle, n'est pas parfaite, c'est en partie de par l'enfance que j'ai connu. Elle n'a pas été la plus joyeuse, sans être la pire au monde. Mais il m'a quand même fallu du temps et, par moment, une certaine forme de courage pour tenir bon et la traverser. Les souvenirs que j'en garde ? Ce sont principalement les attentions et l'affection de ma mère, toujours présente, toujours aimante, toujours bienveillante. Une mère qui vous écoute, qui répond présente à l'appel, et qui sait tant vous réconforter que vous rassurer en toute circonstance. Cette même mère qui vous accompagne durant vos premiers pas. Cette même mère qui rigole dés les premiers balbutiements, dés vos premiers mots désordonnés. Celle-ci qui vous couve plus que nécessaire dés lors que vous avez 38 de fièvre. Ou encore celle qui dormira à vos côtés en vous serrant dans ses bras, tant cela soit-il pour calmer un gros chagrin ou apaiser un vilain cauchemar. Ce qui me reste le plus en tête, c'est bien sa présence perpétuelle, en toute circonstance, et ce solide pilier qu'elle a toujours représentée dans les bons comme les mauvais moments. J'aimais ma mère, et rien n'a plus compter qu'elle depuis ma naissance... Enfin, si mais, là, nous rentrons dans un point assez sensible. LE point le plus sensible que je n'aime pas évoquer en règles générales. Mais, pour vous, je pense que je peux faire une exception... Ce n'est pas pour une fois comme on dit !

Je ne savais pas grand chose de mon père. Il était rarement à la maison. Et lorsqu'il était là, il était la plupart du temps émêché, renfermé dans sa bulle et ne décochais pas grand chose comme mots, si ce n'était une panoplie d'ordre et d'injures lancés à tout va. Nous n'étions pas proche, même si c'était mon père et que je ne lui voulais aucun mal en soit. Mais plus que mon père, il y avait mon frère : Gabriel. Mon cadet de trois ans. Un petit garnement envers lequel je m'étais rapidement senti un instinct protecteur et un devoir de grand frère chargé de l'éduquer, de l'aider à grandir, et de lui montrer la même voie sur laquelle notre mère essayait de me faire aller. Nous étions parfois taquins, nous nous perdions aussi dans des chamailleries gratuites mais, et surtout, nous adorions faire les quatre cent coups. Autant que toutes les bêtises possibles et imaginables dont on est capable à cet âge. Deux bambins adorables mais aussi intrépides que turbulents par moment. Deux garnements que l'on appréciait autant pour leur gentillesse, que l'on pouvait détester pour leur malice et leurs petits coups en douce se terminant généralement en catastrophe.Les deux fils O'Hara. Miguel et Gabriel la malice. Les infernaux du quartier, et j'en passe... Mais, sans fausse modestie, je dois dire que nous ne pensions jamais réellement à mal dans tout ce que nous faisions. Sans doute est-ce pour cela que tant de personnes de notre voisinage nous ont présenté leurs hommages une fois que cette tragédie a eut lieu...

Mon père et mon frère étaient en voiture ce jour-là. Un banal accident de la route. Un pneu du véhicule a éclaté. Mon père n'a pas su redresser la voiture. Ils se sont écrasés dans un petit ravin. Sur le choc, la voiture a prit feu pour finalement exploser. Nous n'avons pas été témoin de l'accident, maman et moi. Tout cela nous avait été rapporté par l'officier de police chargé de nous prévenir de l'accident. Ce fut colère, douleur et chagrin qui animèrent nos deux coeurs ce jour-là... Avant que les cérémonies des funérailles et le lent chemin du deuil ne s'impose à nous comme une évidence inévitable. Je n'avais que treize ans à cette époque. Et la vie venait pour la première fois de me donner un solide grand coup pour savoir que tout n'était pas simple, facile, et que le monde n'était certainement pas un univers de bisounours. Mais, de par la présence de maman, nous nous serrions les coudes. Nous fîmes en sorte de ne pas les oublier sans nous laisser briser par ladite douleur ou ledit chagrin. Comme elle ne cessait de me le répéter : ce qui importe, ce n'est pas ce que tu traverses, c'est de rester la tête haute et de continuer à avancer. Et c'est sans nul doute depuis cette époque que je n'ai toujours eu de cesse de garder cette maxime en tête.

Deux années plus tard, je quittais l'école. Malgré qu'elle travaillait comme une dingue, ma mère ne gagnait pas suffisamment d'argent pour payer les factures et nous assurer un train de vie décent. Dès lors, j'ai choisi de mon propre chef de délaisser les cours pour enchaîner des petits boulots en tout genre afin de l'alléger financièrement, et de pouvoir l'aider le mieux du monde. Combien de fois n'y eut-il pas de moments où elle me regardait tendrement en me remerciant de tout ce que je faisais, sans qu'elle ne se prive de me 'reprocher' mon choix d'avoir tout lâché. Mais je préférais déjà travailler et pouvoir avoir une vie décente que de demeurer assis derrière un banc d'école pendant que votre unique parent s'endette de tous les côtés sans rien vous dire. Et puis, cela ne m'empêchait pas d'apprendre : j'avais toujours été un grand féru de lecture. Alors, ce que je n'apprenais pas en classe, je pouvais l'assimiler via différents ouvrages et autres encyclopédies. Après, pour être véritablement franc avec vous, je vous avoue que je ne savais pas trop où j'allais durant ses jeunes d'années de boulot par-ci et par-là. Où est-ce que je finirais par atterrir ? Est-ce que je me retrouverais avec un boulot et une situation fixe ? Est-ce que je parviendrais à trouver ma véritable voie ?

On dit que, quand on ne sait pas quelle décision prendre, le destin finit toujours par vous donner un coup de pouce. C'est à l'âge de mes dix neuf ans que je reçu ce coup de main dont, dans un certain sens, je me serais bien passé en voyant ce que cela m'avait coûté. Un accident dans le quartier où nous vivions. Un incendie. Il s'agissait de notre voisine, l'une des plus grandes amies de maman dont je surveillais et distrayais parfois les enfants. C'était en fin d'après-midi. Je revenais d'un garage dans lequel je travaillais à ce moment-là. À peine arrivais-je devant notre maison que je vis une énorme fumée noire sortir de la maison d'à côté. Ma mère s'apprêtait à s'y rendre. Je la rejoignis et nous tentions vainement de prévenir les secours. N'écoutant alors que notre courage, notre entêtement et notre accord tacite d'agir, nous sommes rentrés tous les deux francs battants dans cette maison en flamme. Il n'était pas question de laisser nos amis, pris au piège, mourir sans intervenir. Et, grâce à notre intervention, tout le monde fut sain et sauf... Ou presque. L'ironie de la situation a voulu que ce soit ma mère qui se retrouve piégée et consumée par les flammes de cet incendie. Un univers qui s'écroule. Tout un pan d'une vie qui venait de s'éteindre et de s'envoler en fumée. Tout un passé qui échoua vulgairement comme cette bâtisse réduite en cendres. C'était toute mon enfance, toute mon adolescence, et toute mon histoire jusqu'alors qui semblait disparaître comme si elle n'avait jamais existé en fin de compte...

C'est à partir de ce jour-là que je me suis décidé à devenir pompier. Je me suis entraîné, physiquement et mentalement, pour réussir le concours et intégrer la caserne de Genosha. De toute ma hargne, de toutes mes forces et de toute ma volonté, je n'avais pas d'autres désirs que de faire partie de ces hommes prêt à risquer leurs vies pour en sauver le plus possible. Être et devenir quelqu'un d'ordinaire tout en se voulant, indirectement, un héros de la vie de tous les jours. Tel serait ma voie. Telle serait ma vie. Tel serait ce que je voudrais faire de mon avenir. Et telle serait la façon dont je continuerai d'agir tout en gardant précieusement le souvenir de ce qui m'avait poussé à faire cela !

Cela fait maintenant près de sept années que j'ai intégré la caserne, et que je continue d'évoluer sur le terrain. Mon quotidien se rythme aux fréquences des urgences et des interventions pour lesquels nous sommes appelés. Je demeure vigilant, à l'affût, faisant un point d'honneur à être le premier à arriver et toujours le dernier à repartir. Je veux que mon aide soit totale, entière et 'parfaite' si l'on peut dire. C'est ce qui me motive, c'est ce qui me permet d'avoir cette soif, cette volonté, et cette adrénaline nécessaire pour faire face à tout type de danger. Pour certains de mes collègues, c'est comme si le fait de sauver des vies est quelque chose que j'avais dans le sang. Pour d'autres, j'étais une espèce d'instinctif qui avait la chance de toujours avoir le réflexe ou la réaction au bon moment. Un peu comme si mon corps était indirectement animé d'un sixième sens latent. Des propos qui tantôt m'amusaient, tantôt me laissaient indifférents, et tantôt sur lesquels je pouvais moi-même plaisanter.

En fin de compte, ce qui m'importe, c'est de pouvoir dire que, aujourd'hui, oui, je suis heureux et satisfait de cette vie que je mène. Ce n'est pas tous les jours faciles, ce n'est pas toujours évident. Mais, dans une certaine mesure, je me sens assez épanoui dans ce quotidien qui est le mien. Je dirais même que je me sens plus heureux encore depuis quelques semaines... ! Car, si être heureux dans son travail représente un ciment important, l'amour finit toujours par jouer un rôle majeur dans votre bien-être global. Et cet amour susmentionné, j'ai la chance de l'avoir rencontré il y a quelques semaines auprès d'elle, auprès de cette femme, auprès de cette serveuse... Auprès de ma petite Jessica... Certes, nous sommes encore un jeune couple, sans nul doute encore loin des grands couples des romans et de la littérature, mais je me sens bien et vivant à ses côtés. Et, aller savoir pourquoi, j'ai cette étrange sensation que ce qui se construit tout naturellement avec elle peut nous emmener sur un long, très long chemin ensemble... Reste à savoir si tout ce bonheur ne sera qu'illusoire ou continuera de s'affirmer et de se perpétuer avec le temps.

Pour conclure, je n'aurais plus qu'une seule chose à dire... Vous connaissez désormais les grandes lignes de mon parcours. L'aspect général de mes souvenirs et, sans que ça soit l'extase la plus immense, vous avez pu voir que, malgré les épreuves, on peut finalement être réellement heureux. Alors, je vous dirais juste : construisez cette simplicité, prenez votre vie en main et créez votre propre bonheur. C'est tout ce qui importe ! Et le temps file beaucoup trop vite que pour se compliquer la vie et ne pas en profiter comme il se doit !


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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Dim 10 Juil - 23:12

Bienvenue Spidey :moustache:
Tu as fait le meilleur choix tu verras, ici c'est comme une seconde maison
(avec plus de cookies )
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Dim 10 Juil - 23:12

Bienvenuuuuuuuuue !
Ton perso va déchirer, je le sens bien ! Bon courage pour ta fiche, j'ai trop hâte de voir ce que tu nous prépares !
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Aelys CantelaHumain modifié
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Moodybloon
2 / 52 / 5
2 / 52 / 5
Chamane :
- Perception extra-sensorielle
- Visions en lien avec le monde des morts et des vivants
- Connaissance très aiguisée des plantes pour filtres et potions.

Vampire
- Force surhumaine
- Guérison rapide des blessures
- Transformation en loup et chauve-souris
- Hypnose des humains sur quelques secondes
- Ne vieillit pas et garde une apparence de jeune femme de 27 ans



- Dépendante à sa soif de sang
- Ne peut affronter le soleil sans une potion particulière
- Aversion des signes religieux et de l'ail
- Peut-être atteinte par l'argent et le bois si son cœur est touché
- Ne peut entrer chez un humain sans y être invité
Daisy Skye Johnson / Nikki Ren / Erica Shaw / Alice Warren / Santana J. Carpenter / Gwen Stacy
273
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Dim 10 Juil - 23:43

Salut toi :cute:

Super bon choix de perso, j'adore Miguel dans le Spider-verse, j'ai hâte de voir ce que tu vas faire avec lui

Bienvenue sur HoM et bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Dim 10 Juil - 23:44

Oooh mon dieu ! Ca sent la beau gosse attitude à plein nez là ! Oulala, je sais pas si on va devoir se méfier ou pas mais en tout cas, BIENVENUUUE !!! Je sens que ton perso' va roxxer du poney de sa mémé et que tu vas tout éclater ! :D
Bonne chance pour ta fiche ! :D

Hésite pas à passer sur la chat' pour venir nous dire bonjour
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Jean GreyMutant
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Phoenix // Marvel Girl
4 / 54 / 5
4 / 54 / 5
Télépathie & Télékinésie
Amara A. - Maggie A.
2302
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 11 Juil - 0:22

Bienvenue !!!!

Courage pour ta fichette Razz

___





I wanna hide the truth, I wanna shelter you but with the beast inside there's nowhere we can hide. When you feel my heat look into my eyes : It's where my demons hide. Don't get too close, it's dark inside. It's where my demons hide




Pouet:
 

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Icey
4 / 54 / 5
3 / 53 / 5
Elle maitrise la glace, étrange car le garçon qui la fait craquée maitrise le feu. Coïncidence ?
Raven; Isaak;Jessica; Dylan; Romy; Leigh & Clay
584
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 11 Juil - 0:47

Même si on s'est déjà parlé dans la zone invités je te souhaites officiellement la bienvenue avec ce superbe personnage !

N'oublie pas d'aller reserver ton avatar pour qu'il puisse t'appartenir pour deux semaines

Courage pour ta fiche et puis moi j'aimerais bien voir un duo avec Peter

___

Sweet Dreams are made of this.

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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 11 Juil - 0:57

Bienvenue à toi ici! Va finir par y avoir une team spider si ça continue
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Quicksilver
3 / 53 / 5
3 / 53 / 5
Il court vite !
Casey, Maria, Lydia, Laura, Elijah, Maddie et Clary
549
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 11 Juil - 3:03

Ouhlalalaaa Scooooott ! J'ai chaud tout à coup Arrow

BIENVENUUUUE sur HOM! Bien hâte de voir ce que tu nous réserve!

Bon courage pour ta fiche et n'hésites pas pour toutes questions

___



- BEFORE I FORGET -

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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 11 Juil - 5:44

Eh bien, eh bien, quel accueil de folie par ici

Un énorme merci à tous pour vos petits messages et vos bienvenues, ça fait hyper plaisir

Je tâcherai de ne décevoir personne avec le choix du personnage du coup

Scott:
Niveau bogossitude, je te rends la pareil :moustache:

Spencer:
Encore merci pour ton accueil, tes réponses et ton aide
On verra ce qu'on peut faire en termes de duo d'araignées hein

Stephanie:
Une team spider, ce serait le bien
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InvitéInvité

MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 11 Juil - 16:50

Bienvenue parmi nous !
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Agent 13 mais Peggy ou Agent Carter suffiront
3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
Peggy n'a pas de pouvoir à proprement parlé mais elle maîtrise les arts martiaux, sait tirer avec une arme, parle français et anglais, sait manipuler les mots à son avantage et est une experte en stratégie.
658
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 11 Juil - 17:52

Je connais pas ce Spidey mais tu m'intrigues et il est pas moche le monsieur de ton avatar Arrow

Bienvenue et bon courage pour ta fiche !
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InvitéInvité

MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 11 Juil - 18:22

Oh, un O'Hara Bienvenue sur le forum, super choix de personnage Bon courage pour ta fiche
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Loki OdinsonAsgardien
avatar

Past



Present


God of mischief
3 / 53 / 5
2 / 52 / 5
# Métabolisme supérieur à celui des humains
# Métamorphose, vol, projection astrale, réarrangement moléculaire, décharge d'énergie, projections d'illusions, télépathie, hypnose, téléportation
# Résistant à la glace
# Ralentissement du vieillissement
# Sorcier
# Vision accrue
Nicholas S. Frances - Gadreel F. Sharpe - Clinton F. Barton - Lilith Dracul - Ernessa J. Quiles - Nathanaël L. Wilander
1770
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Mar 12 Juil - 12:45

Bienvenue à toi :D
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Mer 13 Juil - 3:25

Un super grand merci à tous les quatre pour votre accueil et vos petits messages
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3 / 53 / 5
0 / 50 / 5
N'en a pas. Ce qui est assez triste puisque c'est bien le seul.
James B. Barnes
265
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Mer 13 Juil - 13:05

BIENVENUE PAR ICI SPIDEY !!! ♥

Bon courage pour ta fiche en tout cas !
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InvitéInvité

MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Lun 18 Juil - 14:11

Pareil, je ne connais que très vaguement ce personnage, donc je suis (très) curieuse d'en savoir plus à son sujet. Bienvenue parmi nous et bonne continuation pour la suite de ta fiche. :moustache:
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InvitéInvité

MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Mar 19 Juil - 15:49

Un super grand merci à tous les deux pour votre accueil également Ca fait vraiment plaisir un tel accueil, vraiment

Malgré ma 'discrétion' de ces derniers jours, la fiche avance à grands pas, et j'espère pouvoir la terminer d'ici un ou deux jours grand maximum
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MarvelAdmin
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E S C A P E M A D N E S S

5 / 55 / 5
5 / 55 / 5
1620
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MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Mer 20 Juil - 18:24





Félicitations

You are one of us now

Tu as officiellement perdu tes souvenirs et tu es maintenant un habitant de l’île paradisiaque de Genosha!


Un personnage des plus original et une histoire forte agréable à lire ! J'ai hâte de vous voir Jessica et toi évoluer à Genosha


Maintenant que tu es validé, que tu as ton groupe et ta couleur, il est maintenant le temps de t’amuser avec nous! Mais avant tout pense à passer dans ce sujet pour recenser ton pouvoir et/ou ton métier et/ou ta ville de résidence. Ensuite, va poster ta fiche de liens et de rps pour qu’on puisse venir t’harceler! Si tu souhaites t'inscrire au loto du RP, tu n'as qu'à t'inscrire! Un partenaire et un sujet te seront donnés! Tu peux aussi créer un scénario. Surtout, n’hésites pas à passer sur la CB, dans les jeux et le flood pour du fun fou!

J’espère de tout mon cœur que tu te plairas sur House of M!

Il ne me reste qu’à te dire : BON JEU!

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InvitéInvité

MessageSujet: Re: MIGUEL - When your place is nowhere in this world   Mer 20 Juil - 23:40

Un énorme merci pour cette validation et pour les petits commentaires Et, surtout, rassuré si la lecture n'a pas été trop indigeste
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MIGUEL - When your place is nowhere in this world
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