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 Chest's beatings

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MessageSujet: Chest's beatings   Mar 9 Aoû - 13:42



Chest's beatings
blueen

Ses pieds ambrés glissèrent dans les grains de sable frais et remuèrent doucement pour le faire s’écouler le long de ses chevilles. Droit devant elle, l’océan s’étalait paisiblement : son étendue ne présentait aucune vague, à peine le tremblement de quelques poissons qui effleuraient sa surface. Le vent soufflait dans ses cheveux en formant un petit tourbillon brun qui dansait autour de son visage. Le soleil se levait à peine et leur véhicule venait de s’arrêter le long de la plage pour profiter d’une petite accalmie et permettre le changement de leur chauffeur. Ils conduisaient déjà depuis près de trois heures et le paysage changeait à peine : à peine avaient-ils quitté Hammer Bay que les falaises abruptes de Fenyick avaient pris la place des bancs de gratte-ciels. Bientôt, ils arriveraient à Krölik : c’était là que se tenait leur mission. Ils n’en avaient été informé que très tard la veille, juste de quoi débattre du but et des moyens employés ainsi que de préparer leurs sacs de fortune. Cette mission devrait durer quelques jours, au mieux, s’ils étaient suffisamment efficaces. C’était du moins ce que lui avait annoncé Logan avant de la pousser sans ménagement en direction du 4x4 qui les attendait à l’extérieur. Là, Gamora s’était glissé dans la remorque arrière et, derrière les pans de voile destinés à les protéger de la poussière et des regards, elle avait retrouvé Raven. Elle eut tout juste le temps de jeter un dernier coup d’oeil traduisant son sentiment de trahison à son supérieur avant que le moteur ne se mette en route.

Le voyage lui avait semblé durer une éternité. Les deux jeunes femmes s’étaient à peine parlées ; Gamora, elle, avait encore les idées ailleurs. Elle entendait toujours le son de l’arme lorsque la balle l’avait quitté et le cri de douleur de Jean. Elle se souvenait de sa main braquée sur elle, droit sur sa tête... De ce qu’il se serait passé si elle n’avait pas dévié le canon à temps. Si la gamine ne se serait pas effondrée. Mais le plus insoutenable, c’était que Jean l’évitait volontairement depuis quelques jours. La jolie brune avait lâché un petit soupir discret. Elle avait bien tenté de lui expliquer, mais la belle se volatilisait dès qu’elle l’approchait. Mais c’était son regard qui lui faisait le plus de mal : une sorte de remord, de crainte même. Une émotion qu’elle n’avait jamais ressenti de la part de sa meilleure amie. Gamora ferma les paupières un instant et laissa la pénombre du véhicule apaiser son esprit. Lorsqu’elle les rouvrit, le silence lui sembla encore plus suffocant. Raven non plus ne parlait pas beaucoup. Un coup d’oeil sur la blonde en face d’elle confirma ses doutes : elle non plus ne semblait pas dans son assiette. La jeune femme ne put s’empêcher de laisser son regard errer sur sa peau, à nouveau d’une couleur rose pâle - elle se souvenait encore de ces écailles bleutés et de ces cheveux d’un rouge sang qui avait recouvert le corps de sa collègue. Elle n’avait pas osé lui en parler depuis. Le voulait-elle vraiment, d’ailleurs ?


Les voiles qui bordaient la cariolle s’entrouvraient à peine au niveau de leur jonction et laissait entrevoir le paysage qui défilait à toute allure. La route était couverte de trous et d’aspérités qui faisaient cahoter la cabine dans laquelle elles se trouvaient. Un nid de poule un peu plus gros que les autres décolla soudain une roue du sol et renversa le contenu des bancs et de ses occupants de l’autre côté : autrement dit, droit sur elle. Des grognements sourds retentirent de part et d’autre du banc et un choc moelleux rebondit au beau milieu de sa poitrine. Par réflexe, Gamora lâcha un cri beaucoup trop aigüe pour le bien de sa réputation. « J’sais que t’es sans-gêne d’habitude, mais quand même ! » s’offusqua-t-elle à moitié en tentant de retrouver son calme tandis que la blonde se redressait. 
Il lui fallut bien une vingtaine de minutes pour que son coeur retrouve un rythme normal et qu’elle éclaircisse un peu ses pensées. C’était à cet instant que leur véhicule s’arrêta d’ailleurs pour leur permettre de prendre l’air et vérifier l’état des pneus. Gamora se rua pratiquement à l’extérieur, jeta ses chaussures sur le bitume et glissa jusqu’à la plage attenante. « Eh Gamora, on est pas en colonie de vacances ici ! » La jeune femme leva le doigt bien haut dans sa direction et tourna ostensiblement le dos au coéquipier qui l’avait interpelée. Enfin, elle respirait.


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Mar 9 Aoû - 15:58






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L'air encore glacial du matin te fouettes le visage avec violence; tes yeux peinent encore à rester ouverts après la longue nuit que tu viens de passer et le fait de devoir partir en mission ne t'enchantes pas vraiment. Pourtant on ne te laisses pas le choix; c'est ton boulot de prêter soutient à la garde; ton devoir et tu ne voudrait sûrement pas y manquer. Un soupir franchit la barrière de tes lèvres rosées tandis que tu arrives devant le camion blindé qui est censée vous transporter jusqu'à destination. Tu ne sais pas encore où tu vas la réunion d'hier soir tu ne l'as que très peu écoutée; à vrai dire tu ne vois pas l'intérêt de faire une réunion si l'ont te fournis un dossier à feuilleter pendant ton voyage. Tu lèves les yeux au ciel prise d'un élan de sarcasme tu t'approche de Logan. La nuit tu l'as passé dans ses draps; collée; serrée contre son corps musclé; pourtant ce matin tu es repartie discrètement vers ton lit de camps; prenant soins de ne réveiller personne au passage. Les gens poseraient trop de questions et faire la discussion tu n'aimes pas vraiment ça... Tu préfères de loin qu'on te laisses tranquille et qu'on se tienne le plus loin possible de tes affaires. Tu tends la main vers lui; croisant son regard; il ne peut pas s'empêcher de te reluquer c'est plus fort que lui et tu es consciente de ton pouvoir de séduction; un sourire étire doucement tes lèvres et vient se saisir du dossier entre ses mains que tu prends la peine d'effleurer. Pas de sentiment, pas de mot, pas entre vous. Jamais. Peut-être qu’un jour tu en sera capable, mais dans une autre langue, parce que l’anglais, l’autrichiens ta langue natale; c’est commun, ça a perdu de son sens depuis trop longtemps. Tu cherchera une langue oubliée pour exprimer tes sentiments à la personne pour qui tu tombera mais la question s’efface, car tu n’est pas prête pour cela. Pas avec lui en tout cas. Probablement avec elle... Tu secoues la tête chassant tes pensées d'un revers de la main et te diriges vers le camion.

Tu prends appuie sur les rebords métalliques du 4x4 de la garde; ce n'est pas très confortable mais tu en as l'habitude. Pas de quoi se plaindre; tu saisie une bouteille d'eau pour et voyage et jette un oeil aux nouveaux arrivants. Un hochement de tête pour saluer; tu n'es pas impolie juste râleuse à tes heures perdues. Ton regard se plonge dans ton dossier et tu parcours l'encre noire des impressions sur le papier. Cette mission à l'air plutôt compliquée mais tu n'as pas peur; trois jours; voilà le temps que ça devrait durer. Tu soupires à nouveau; décidément ce n'est pas ta journée. Pourtant la personne qui s'assoit en face de toi retiens ton attention. Gamora. La sauvage Gamora; aussi dangereuse que toi. Pourtant tu te replonges dans ton dossier; habituellement tu lui aurait envoyer au visage toutes les médisances qui te passerais par la tête mais pas cette fois. Logan t'as expliqué ce qu'il s'est passé lors de votre dernière mission; Gamora; Jean; une sale histoire. Tu serais presque compatissante envers elle mais ce n'est pas dans ta nature... Du moins c'est ce que tu aimes penser. Et puis il y a eut cet incident... Celui de la fête foraine; celui qui t'as mise dans un sale état si bien que tu as du rester chez toi pendant 2 longs jours. Logan ne voulant pas que ce traumatisme influe sur ton travail. C'est difficile pour toi à avaler; tu ne t'es jamais sentie aussi faible qu'en cet instant et tu ne veux plus jamais revivre ça... Ja-mais. Ton regard dévie doucement vers Whoberi qui semble aussi paumée que toi, sûrement à cause de Grey. Tu n'aimes pas la voir comme ça et tu aurais presque envie de la secouer pour qu'elle se réveille à nouveau; tu n'aimes pas cette Gamora. Elle est molle; elle est faible et elle n'a plus cette flamme dans les yeux que tu aimes tant. La camionnette se charge de la secouer pour toi en passant dans un nid de poule. Ton corps se balance et tu n'as plus aucun contrôle sur lui. Ta tête se retrouve donc droit dans la poitrine de Gamora; alors qu'elle pousse un cri beaucoup trop aiguë pour que tu puisses croire qu'elle en est l'auteure. « J’sais que t’es sans-gêne d’habitude, mais quand même ! » dit elle tout en prenant un air offusqué. Tu te redresses en la regardant droit dans les yeux, ton sourire à nouveau figé sur tes lèvres. " C'est bien la première fois qu'une femme se plaint d'avoir mon visage au creux de la poitrine... Te vexes pas chérie je sais faire des merveilles" dis tu en replongeant ton nez dans tes dossiers.

Une vingtaine de minutes plus tard le conducteur vous signalent qu'il est temps de faire une pause. Tu soulèves doucement le voile qui vous protège du soleil et constate que vous êtes arrivez à Krolik. Tu n'as pas le temps de te retourner que Whoberi sort en trombe du véhicule tandis que tu prends ton temps pour attraper deux bouteilles d'eaux. Tu as tout juste le temps d'entendre qu'un de vos collègues taquine Gamora et de la voir répondre d'un majestueux doigt tendu vers le ciel. Tu lâches un petit rire et décide de planter tes pieds dans le sable afin de la rejoindre. Un vent frais fait virevolter vos cheveux en un tourbillon ébène et or.  Tu te places sur un rocher et lui tend une bouteille "Tiens Whoberi tu te dessèches à vue d'oeil si tu deviens aussi sèche qu'un raisin je n'aurais plus ces magnifiques air bags pour me protéger des nids de poules" dis tu en lui souriant.  


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Jeu 11 Aoû - 0:41



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"C'est bien la première fois qu'une femme se plaint d'avoir mon visage au creux de la poitrine... Te vexes pas chérie je sais faire des merveilles." Vexée ? Oh non, certainement pas. C'était un prétexte pour dissimuler la gêne à laquelle elle n'était pas habituée. Cette femme avait le don de la mettre sans dessus-dessous, de lui faire oublier tous ses principes et ses belles assurances auxquelles elle se raccrochait d'ordinaire. Mais avec Raven... Elle était en chute libre. Elle ne contrôlait plus rien. Et elle adorait ça. Son coeur à elle battait au rythme des sensations fortes et de l'adrénaline, deux choses que la blonde lui apportait avec ferveur. Elle était sa petite drogue journalière : celle qui vous accroche, vous obsède et vous détruit après une longue et douloureuse dépendance. Finirait-elle ainsi à son tour, déchirée par les tourments que lui infligerait la blonde tumultueuse ? Elle l'espérait. Plus que tout autre chose.

Sur la plage, fouettée par l'air salé de l'océan, la jeune femme calmait peu à peu les battements de son coeur. Elle n'avait jamais réellement été proche de Raven en dehors de leurs scénettes de combat. Les deux femmes étaient sans cesse dans l'affrontement... Presque sans cesse, sauf aujourd'hui. Leur humeur dégradée les laissait sans verve, pour une fois. Un silence qui l'agitait plus qu'il ne le calmait. Elles auraient du se chercher, se taquiner, s'insulter peut-être même. C'était leur jeu... Et lorsqu'elles se taisaient, le jeu s'arrêtait lui aussi. Gamora n'aimait pas ça. Mais qu'y pouvait-elle ? Son esprit ne cessait de se perdre du coté de Jean. Aurait-elle pu faire mieux ? Peut-être qu'elle n'y avait pas mis toute sa volonté... Peut-être qu'avec un peu plus de force, elle aurait pu abaisser l'arme plus tôt. La jeune brune soupire et entoure son torse de ses propres bras, comme une consolation solitaire. Peu importe. Elle avait autre chose à penser pour le moment. Sa mission... Et le son du sable retourné qui se rapprochait derrière elle. Le vent s'agite de nouveau, leurs cheveux se mêlent en un tourbillon d'ébène et d'or. Une jolie vision peintre si elle avait eu le moindre talent en la matière. Gamora laissa ses bras retomber le long de son corps et tourna les yeux vers la jeune femme. Installée sur un rocher, elle lui tend une bouteille et esquisse un sourire. "Tiens Whoberi tu te dessèches à vue d'oeil, si tu deviens aussi sèche qu'un raisin je n'aurais plus ces magnifiques air bags pour me protéger des nids de poules." La brune fronça le nez. Des air-bags ? "Ravie de te servir de garde du corps. Je pourrais t'offrir une protection rapprochée," proposa-t-elle en laissant son visage se feindre d'un sourire. Après quelques secondes d'hésitation, la jeune femme rejoignit sa collègue, grimpant sur un rocher adjacent d'une enjambée. La roche, sous elle, est beaucoup plus chaude que le sable et elle sent sa peau se réchauffer doucement. Puis elle attrape la bouteille des bouts des doigts et la dévisse pour en prendre une gorgée, puis deux, puis trois. "T'avais raison je crois," fit-elle en lui rendant la bouteille presque vide d'un air désolé. Son regard se tourne à nouveau vers l'étendue bleuté devant eux. "... Tu n'as pas l'impression d'être toute petite, parfois ?" Ses bras viennent entourer ses genoux qu'elle remonte contre son torse. "Comme si l'univers était trop étouffant pour toi. Même cette île... Elle est minuscule, mais parfois, j'ai l'impression qu'on ne parviendra jamais à en découvrir tous les secrets." Elle soupira et se tourne à nouveau vers Raven. Elle ne peut s'empêcher, cette fois-ci, de poser son regard sur sa peau, là où elle se rappelle des écailles étranges qui l'avaient recouverte. D'une certaine façon, cela lui fit penser aux queues des sirènes. Elles aussi auraient pu obtenir un bleu profond comme celui qu'elle avait arboré à la fête. Un petit rire la quitte soudain et elle mit immédiatement sa main devant sa bouche, comme si elle venait de proférer une insulte : ce n'est pas dans ses habitudes de se montrer si détachée sur son lieu de travail, surtout lorsqu'elle était en mission. "Tu ferais un joli poisson, en fait," glissa-t-elle comme seule explication, l'air toujours rieuse. Puis, d'un seul mouvement, elle se lève souplement et saute à terre, sur le sable. Un coup d'oeil en direction du véhicule lui apprend que les hommes sont entrain de changer les roues : elles ont encore une bonne quinzaine de minutes devant elle. Elle a de nouveau envie de parler, de jouer. "Une petite tête pour me montrer tes talents de nageuse ?"

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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Jeu 11 Aoû - 13:38






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Tes états d'âmes au creux du cœur, tu observais le visage de ta coéquipière sur cette nouvelle mission bien trop torturé pour que tu n'y fasses pas attention. Comment avais-tu put croire que tu saurais arrivé à maitriser tes émotions face à elle ? Il était pourtant évident que tu ne répondais plus de toi à chaque fois que la brune posait son regard sur ta peau porcelaine. Tu brûlais à l’intérieur tandis que ton cœur; lui; tambourinait contre ta poitrine. Souffrance que d'avoir à détourner ton regard de ce doux visage.; de sa peau ambrée t'appelant avec envie; l'envie de la posséder toute entière. Pourtant tu ne peux pas te permettre d'accepter cette pulsion; ton égo t'en empêche; tu ne peux céder à la douceur alors que quelque chose d'aussi sauvage vous habites. Quelque chose que vos collègues ne comprennes pas.  Mais si ils pouvaient voir à travers tes yeux, est-ce qu'ils la verrait comme tu la vois aujourd'hui ? Si ils regardaient a travers ton cœur est-ce qu'ils verraient son prénom ancré à l’intérieur... parce que quand tu la regarde, tu ne vois rien d'autre que ta propre âme qui s'éprend un peu trop de l'objet défendu...  . C'est ce que par moment tu aurais dû dire si tu en avait eu le courage et l'envie n'en manque pas, mais tu n'en fait rien... figée dans cette candeur infinie. Tu n'oses plus bouger, tu n'ose plus respirer. Tu restes là, exactement à la place où tu te dois d'être. Si tu te permets de la toucher du bout des doigts nul doute que tu tomberai avec elle et ça il en est hors de question. Tes yeux glissent vers l'immense océan qui vous fait face tandis que tu reprends tes esprits peu à peu. La voir là; seule; s'entourant de ses propres bras comme pour chercher du réconfort te peines. Tu voudrais passer tes bras autour de son corps aux traits bien dessinés; lui demander où est passé la lionne qui l'habites car la Gamora qui se trouve à tes côtés n'est pas celle que tu connais et tu ne veux pas de cette molle inconnue; tu veux celle qui se bat avec hargne pour ses convictions, celle qui te mets hors de toi en un regard, celle qui affiche ce sourire si envieux quand elle t'aperçois. La douceur ça ne fait pas partie de toi quand il s'agit de faire face à elle et pourtant tu serais prêtes à calmer le feu qui brule ardemment en toi pour retrouver ce sourire sur ses lèvres. Pour tout dire tu as besoin d'elle; comme un drogué à besoin de sa dose et tu en es cruellement en manque.

L'air salé de l'océan te fouettes le visage; tandis que ton bras tend toujours la bouteille d'eau à une Gamora bien morose. La voir aussi mal te donnes une gifle mentale te rappelant dans qu'elle position de faiblesse tu avais été lors des événements de la fête foraine; lorsque ta peau s'était couverte d'écaille d'un bleu profond rappelant les fonds marins. Un mélange de pigments que tu avais trouvés bien trop contrasté avec l'éclat flamboyant de ta crinière rouge. Aujourd'hui le bleu avait laissé place à une peau blanche porcelaine; le jaune de tes yeux s'était transformé en un magnifique bleu glaciale tandis que tes cheveux avaient retrouvées leurs magnifique teinte blonde comme les blés. Tu prends place sur un rocher non loin de la garde te lançant dans une remarque un peu lourde dont tu as le secret mais qui te fais rire intérieurement. Tu scrutes le dos de la garde rouge qui semble toujours absorbée par l'horizon essayant de desceller chez elle la moindre réaction.  "Ravie de te servir de garde du corps. Je pourrais t'offrir une protection rapprochée,"  dit elle en laissant enfin apparaitre un sourire sur son visage. Elle ne tarde pas à te rejoindres sur le rocher adjacent d'une enjambée et se saisit enfin de la bouteille d'eau. "Je ne dis pas non à la protection rapprochée... Surtout pour le terme rapprochée à vrai dire; je sais me défendre toute seule... Je te propose donc de passer au rapprochement" dis-tu avec un air taquin tandis que tu la regarde descendre la bouteille à grande vitesse. Tu ne te trompe jamais la jolie plante avait donc besoin d'être arrosée. "T'avais raison je crois," tu te saisies de la bouteille quasiment vide alors que Gamora se plonge de nouveau vers l'étendue bleutée que vous fait face. Elle entoure ses genoux de ses bras et pose sa tête sur ceux-ci. "... Tu n'as pas l'impression d'être toute petite, parfois ?" Ton regard se détourne à son tour vers l'étendue d'eau un sourcil relevé. Tu as du mal saisir ce qu'elle essaie de te dire mais malgré le sourire qui étire tes lèvres tu ne bronche pas; aujourd'hui tu te tiens bien "Comme si l'univers était trop étouffant pour toi. Même cette île... Elle est minuscule, mais parfois, j'ai l'impression qu'on ne parviendra jamais à en découvrir tous les secrets." Ton coeur loupe un battement et si quelques secondes plus tôt tu ne saisissais pas les mots de Gamora; maintenant ils te semblent clair comme de l'eau de roche. Les secrets de cette île... Les émergeants dont tu fais partie... Dont Logan fait partie... Visiblement cette île a ses secrets et nul doutes que l'ont vous cache des choses mais ... Tu ne veux pas y penser; tu ne veux pas penser que tu fais partie de ces gens que tu arrêtes quotidiennement. Le souvenir de la fête foraine reste encore douloureux; tant de monde... Tant de monde souffrent à cause des émergeants; tu ne veux pas être catégorisée ainsi par tes collègues; ta famille. "Tu ferais un joli poisson, en fait," tu détournes un regard interrogateur vers elle. La tristesse a céder sa place à ce sourire enfantin que tu n'as jamais vu sur son visage. Sourire contagieux qui fend à son tour tes lèvres rosées; laissant place à un éclat de rire crystallin. " Je ne piges rien à ce que tu viens de dire ... Un poisson ? Mon dieu c'est de la vodka qu'ils mettent dans ces bouteilles ou c'est mes propositions qui te font perdre la tête?" dis tu en riant. Vos rires résonnent tels ceux d'enfants tandis que Gamora se relève d'une impulsion. Tu l'observe toujours de ton regard rieur et ne te cache pas d'apprécier ses courbes féminines. Quand elle pose à nouveau son regard sur toi tu fais mine d'être absorbée par ta bouteille d'eau ne voulant pas lui procurer satisfaction. "Une petite tête pour me montrer tes talents de nageuse ?" le regard de l'autrichienne devient soudain espiègle. Tu sais que cette question est signe d'un nouveau jeu du quel tu vas profiter. Un coup d'oeil au véhicule te laisse penser que vous avez encore du temps devant vous. Tu sautes pieds joints dans le sable et passant devant Gamora tu lances ton Tshirt à terre commençant à te diriger vers l'océan. Tu te retournes vers elle ton sourire figé sur tes lèvres " Allez Whoberi fait pas ta chochotte tu vas voir à quel point je fais un joli poisson !" laissant ton short à terre tu cours vers l'étendue d'eau qui vient te lécher les pieds. Tu jettes un coup d'oeil à l'arrière afin de vérifier la visibilité, après tout tu viens quand même de lâcher tes vêtements sur la plage pour te retrouver avec pour tenue ton boxer et ton haut de bikini kaki généreusement fournie par la garde. "Je sais y a plus sexy comme tenue mais bon on est en mission pas à une après midi bronzette sur la plage... Bon tu viens ?" dis tu en donnant un grand coup de pied dans l'eau afin de l'éclabousser.
 


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Ven 19 Aoû - 0:23



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(the alphabeat)

Les secrets de Genosha... Un vaste mystère teinté d'ironie que personne ne pourrait jamais briser. Ils étaient au coeur même de cette énigme - soldats chargés de garder la secret sur ce qu'ils ignoraient tous. Qui chassaient-ils ? Qui étaient-ils ? Leurs collègues allaient-ils devenir des proies, des souris infiltrées dans le joug des chats ? Seraient-ils capables de prendre les armes à nouveau si c'était le nom de l'un des leurs qu'ils verraient incrusté sur leur ordre de mission ? Ces derniers jours avaient tout changé. Gamora pouvait le sentir parmi les rangs. Les discussions animées se faisaient plus rares. Chacun se jaugeaient et s'épiaient. Chacun se soupçonnaient. Et surtout, ils attendaient les ordres. Devaient-ils faire semblant d'ignorer ce qu'il s'était passé ce soir là ? Combien d'entre eux avaient été présent, qui parmi les leurs ne connaissaient les faits que par les histoires racontées au couvert sous les draps ? Qui, surtout, faisait encore assez confiance à l'autre pour lui confier quoi que ce soit ? Elle aurait pu croire que ce n'était qu'un rêve si le regard de la jolie blonde ne s'était pas éteint, lui aussi. Leurs joutes verbales lui manquaient. La vrai Raven lui manquait. Alors si ses imbécilités suffisent pour la faire rire à nouveau comme à cet instant, peu lui importe sa fierté et ses faux-semblants. La jeune femme rayonne à nouveau et fait battre son coeur. Est-ce que c'est ça la vie ? Provoquer le sourire de ceux qui nous font plonger ? "Un peu des deux, c'est une réponse valable, ça ?" Et si sa vodka personnelle, c'était elle ? Reflets ambrés, robe douce et provoquante, ennivrante addiction. Elle tourne et tourne face à elle. Ensembles, leurs rires s'accrochent et résonnent par delà la mer. La jeune femme se souvint de ces feuilletons à l'eau de rose que sa mère regardait avec ferveur lorsqu'elle était enfant : un étalage de bons sentiments qui lui donnaient la nausée. Le même tournis et ces maux de ventre qui nous prennent sous la peau et l'adrénaline, juste avant le saut dans le vide. Raven détourne le regard ; elle a tout le loisir de l'observer, de vérifier si pour un temps, leur aigreur à toutes les deux s'évaporent. Tu la défies, elle accepte. Comme toujours. Ca te rassure.

"Allez Whoberi fait pas ta chochotte, tu vas voir à quel point je fais un joli poisson !" Ses pieds dans le sable virevoltent et la voila déjà parti, courant vers l'étendue d'azur non loin de là. Quelques secondes seulement lui suffisent pour perdre vêtements et pudeur tandis que son corps s'engouffre dans l'eau. Un petit rire la secoue. A son tour, Gamora se lève et se déshabille, laissant ses frasques tomber au sol. Peu importe ceux qui la regardent, elle n'a d'yeux que pour le petit poisson qui barbote. Elle lâcha un cri lorsque Raven l'éclaboussa d'une eau glacée et n'attendit pas plus longtemps pour la rejoindre, sautant à pieds joints à côté d'elle. Elle prit un malin plaisir à soulever une gerbe d'eau sur la jolie blonde et s'esclaffa à ses côtés. L'eau était froide, mais pas suffisamment pour qu'elle en sorte. Quelques minutes lui suffirait pour que sa peau s'adapte. "Je sais y a plus sexy comme tenue mais bon on est en mission pas à une après midi bronzette sur la plage... Bon tu viens ?" Son regard glissa sur le bikini qui ornait sa poitrine et qui ressemblait à l'identique à celui qu'elle portait. Elle haussa les épaules. "On est quittes. Au fait..." Ses paumes se tournèrent vers l'eau trouble, effleurant doucement la surface. "...Tu pensais à quoi en parlant de rapprochement ?" D'un mouvement souple, elle se rapprocha de la jeune femme, ses yeux ne quittant pas les siens. Son bassin se mouva en cercles incessants jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'à un souffle de sa peau trop pâle. Elle lève son menton, fière, curieuse. Puis ses doigts quittent le calme de l'eau pour glisser le long des muscles de sa nuque comme si elle y cherchait quelque chose. Quelque chose d'autre... Des écailles de poisson, peut-être. Mais rien. Juste elles. Alors son regard se relève, accroche le sien et, dans un éclat de rire, Gamora la renversa en arrière dans un grand plouf, tombant à sa suite dans l'océan. Elle redressa la tête en inspirant une grande bouffée d'air, ses cheveux d'ébènes collant sur son dos. "C'est comme ça que tu nages ?" la provoqua-t-il une fois son souffle retrouvé.

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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Sam 20 Aoû - 14:50






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Il  y a un adage qui dit que la véritable tragédie de la vie est ce qu'il meurt a l’intérieur de l'homme pendant qu'il vit encore. Qu'est-ce que cela signifiait ? Qu'entendait-on par « mourir a l'interieur » ? l'âme ? L'espoir ? L'humanité ? Cette citation sera sans doute interprètée de bien des manières différentes puisqu'au fond aucun être humain ne possède la même conception de la vie et de tout ce qui rattache l'homme à cette étrange phénomène. Au fond, tout le monde craignait la mort alors que c'était une chose qui faisait parti de ce cercle infini qu'était l'existence de l'Homme, tout le monde se rattachait à cette vie mais perdait du temps à faire du mal sans cesse. Pourtant, il y avait pire que la mort, il y avait cette chose au fond de soi, cette étincelle qui faisait briller l'âme et qui constituait le lien réel avec la vie, cette chose qui si elle était rompue faisait basculé l'existence vers quelque chose de pire de la mort. Lorsque tu avais vu Gamora entrée dans le camion quelques heures plus tôt tu avais compris le sens de cette phrase et la perception que tu en avais t'avais percutée de plein fouet. Tu n'étais pas non plus au meilleur de ta forme depuis la fête foraine et tu devais bien l'avouer tu avais fuit le regard de la jolie brune durant quelques jours. Au fond ce n'était pas tant le fait de t'être retrouvée entièrement recouverte d'écailles de la  tête au pied qui t'avais gênée; ou même d'avoir l'apparence d'une bête de foire; non. Non ce qui avait était le pire pour toi c'était le regard que t'avais lancée Maria et Gamora; ce regard qui mêlait dégoût, incompréhension et peur. Ce regard que tu ne voulais plus voir dans les yeux de ces femmes que tu appréciais tant. Cela t'avais crevée le cœur tu devais l'avouer tu aurais même pensée qu'à ce jour tu croupirais entre les barreaux de la prison de la garde... Fort heureusement pour toi tu avais ouïe dire que tu n'étais pas la seule garde qui avait été dans ce cas. Seulement; Gamora t'avais vu toi et tu te serais attendu à ce qu'elle te balances à tes supérieurs mais elle n'avait rien fait; pour ça tu lui en était reconnaissante. Mais l'heure n'était plus aux tracas depuis que la belle Gamora avait retrouvé son sourire que tu chérissais tant. Son regard amusé et provocateur te mettais au défi petit à petit et tu répondais sans retenue à ses challenges. Le visage morose que vous affichiez quelques minutes auparavant s'est transformé en sourire malicieux et la voilà qui te traite de poisson. Tu entres dans son jeu dangereux lorsqu'elle te parles de baignade; la voilà TA Gamora. Ni une ni deux tu plantes tes pieds dans le sable semant tes vêtements au sol pour ne te retrouver qu'en boxer et bikini militaires. Ton rire tinte doucement au milieu des vagues tandis que tu en demandes encore et encore.

Ton corps entre en collision avec l'eau tiède de l'océan. Un doux frisson te parcours lorsqu'elle atteint tes cuisses joliment dessinées par tes heures d’entraînements. Tu te retournes doucement vers ta coéquipière tandis que ton regard glisse sur sa peau ambrée; tu sais qu'elle aussi te dévores du regard mais c'est une envie irrépressible qui vous ronge l'une l'autre; le plaisir du regard, il n'y a rien de mal à ça et vous vous autorisez cet acte de temps à autre. Elle se lève et perd à son tour ses vêtements; tu ne manques pas de glisser sur chaque partie de sa peau nue; avant de l'éclabousser en riant de plus belle. Elle sursaute au contact de l'eau que tu viens de lui envoyer au visage d'un coup de pied; tu remontes ta main vers tes lèvres les yeux rieurs tandis que tu recules encore dans l'eau jusqu'à qu'elle vienne te lécher les hanches. Tu mentionnes que ta tenue pourrait être mieux; elle hausse les épaules en posant son regard sur ton maillot de bain. "On est quittes. Au fait..." Tu observes ses paumes se retourner vers l'eau qui bouge au même rythme que ses mouvements, effleurant doucement la surface trouble. Tu ne bouges pas trop absorbée par les petites vagues qu'elle forme autour d'elle "...Tu pensais à quoi en parlant de rapprochement ?" Tu lèves le regard vers elle en souriant. Ton sourcil s'arque et affiche un regard malicieux tandis qu'elle s'approche toujours de toi dangereusement. Ses yeux ne quittent pas les tiens alors que d'un mouvement de bassin elle se retrouve face à toi; si près que tu peux sentir la chaleur qu'elle dégage; sa main quitte l'eau pour venir se nicher dans ta nuque; tu retiens ton souffle durant des secondes qui te paraisses des heures. Puis la chute; pas celle que tu attends; ton corps plonge avec violence dans l'eau suivit de celui de Gamora qui se hisse inextremis à la surface. "C'est comme ça que tu nages ?" Tu as à peine le temps de reprendre ton souffle qu'elle t'attaque. Tu plonge la moitié de ton visage sous l'eau faisant quelques bulles pour calmer le rythme de ton cœur. Tes cheveux dorées mouvent doucement autour de toi et tu la regarde d'un air malicieux. Tu remontes légèrement la tête avec un petit sourire "Ce n'était pas à ça que je pensais quand je parlais de rapprochement Whoberi... Mais si tu veux jouer à ça on peut" tu accroches doucement tes jambes autour des siennes et tire d'un coup sec pour la faire tomber à la renverse en riant. Tu en profite donc pour t'éloigner de Gamora le temps qu'elle remonte à la surface cherchant un coin plus ... moins... à la vue des autres gardes qui pourraient venir se baigner à leurs tours trouvant l'idée bonne. Tu nages à toute allure vers ce qui ressemble à une petite crique avec des rocher à deux trois mètres de là "Viens voir Whoberi, c'est pas mal par ici !" dis tu en te calant doucement contre un rocher en faisant à nouveau des bulles dans l'eau. L'endroit est magnifique; les rochers semblent former une arches mystérieuses et un frisson te parcours l'échine. "C'est presque aussi agréable à regarder que toi" dis-tu en t'approchant d'une Gamora observatrice des lieux. Ta main effleures doucement la sienne et tu l'attires vers les rochers taillés par l'eau en souriant. En quelques mouvement, tu te retournes vers elle avant de te rattraper d'un bras qui empoigne Gamora collant ton corps au sien et de basculer contre le rocher tandis que tu remonte ta jambe délicatement contre la taille de ta partenaire.
 


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Dim 21 Aoû - 14:20



Chest's beatings
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(the ocean)

Son attaque par surprise les fit toutes deux tomber dans l'eau, brune sur blonde, leurs corps frappant l'eau sans douceur. Les vagues qu'elles créèrent tourbillonnèrent autour d'elles et vinrent s'échouer sur le bord de la plage. Dans le tintamarre de leurs rires et de leurs cris, Gamora refit rapidement surface, crevant l'écume pour reprendre son souffle. Son visage se tend instinctivement vers le bleu libérateur du ciel. L'air coule dans sa gorge à nouveau, elle respire, pleine de joie. Rien d'autre qu'elles à l'horizon. La jeune femme s'éloigna de quelques pas pour observer son oeuvre : ses cheveux blonds s'étalent autour de la garde comme une couronne, la moitié de son visage perçant à peine les remous de l'océan. Elle y voit se yeux qui brillent de malice et de petites bulles qui se forment, trahissant sa respiration. Gamora ferma l'une de ses paupières et lui tira la langue. Jouer ? Elle n'attendait que ça. Pourtant, son prochain coup, elle ne s'y attend pas : de fines jambes étrangères s'enroulent autour des siennes et tirent jusqu'à la faire chuter à nouveau. La jeune femme tend les bras devant elle dans un vain réflexe mais rien ne l'empêcher de plonger dans l'eau trouble, ses yeux se fermant sous le choc. Elle inspire, mal ; ses poumons se remplissent et la font tousser. Lorsqu'elle remonte à la surface, sa bouche recrache un jet d'eau et ses cheveux se rejettent sur son dos ambré. "Raven !" Sa voix se perd - Raven a disparu. Quelques mots la rappellent pourtant et de nouveau, son regard accroche le sien au loin. "Tu me fuis ?" cria-t-elle, taquine, tandis qu'elle accepte son invitation et la rejoint de quelques brasses. Sa gorge la brûle encore un peu mais elle n'en a que faire : ce n'est, au final, que la marque cuisante de leurs jeux. Des jeux qui, lui semblent-ils, s'adoucissent au fil des jours ; comme si leur finalité était différente, qu'elles marchaient désormais sur des sentiers parallèles au sens dilué. Gamora se rappelait très ben de la haine qui l'avait prise la première fois que leurs regards s'était croisé. De son envie de la mettre à terre, elle et son air orgueilleux qui lui rappelait un peu trop le sien. Alors elles s'était battues. Elles s'étaient cherchées. Mais aujourd'hui, qu'en était-il ? Qu'était devenue leur course effrénée ? Que désiraient-elles réellement au bout du chemin ? La jolie brune rejoignit sa consœur à l'abri d'une arche de roche, ses doigts glissant doucement dans l'eau. Le paysage lui parait archaïque et démesuré et elle prend quelques instants pour l'apprécier. Lorsqu'elle tourne à nouveau son attention sur Raven, un fin sourire étire son visage et ses mots suaves glissent sur ses lèvres. "J'en serais presque jalouse..."

Elle s'approche, sa main effleurant la sienne. Gamora la laisse docilement faire. La jolie blonde la dirige près des rochers où elle l'attire, la retourne et l'attrape entre ses bras. Son coeur bat follement dans sa poitrine tandis qu'elle cherche un appui pour son coeur, pour sa tête. L'eau n'est pas son élément : elle s'y sent ballottée, traînée, perdue. Loin de la stabilité rassurante de la terre. Mais là, dans la poigne de Raven, la jeune femme retrouve un confort qu'elle n'avait pas conscience d'avoir perdu. Sa jambe glisse doucement contre sa taille. Elle l'affole. Jusqu'où se propagerait son emprise sur elle ? A son tour, Gamora se glisse contre sa cuisse, l'une de ses mains remontant sur la peau tendre de cette imprudente. Ses doigts se glissent sur le tissu imbibé d'eau qui recouvre à peine ses hanches et, en dessous, l'interdit. Lorsqu'elle se penche à ses côtés, son souffle devient murmure et ses pupilles se couvrent d'un noir intense. Elle hésite. Elle tremble. Il lui suffirait d'une impulsion pour rattraper les quelques centimètres qui résistent encore entre elles. Il lui suffirait d'abandonner... Pour le rose tendre qui l'attire terriblement. Ses yeux se ferment et... Un cri jaillit de l'autre côté de la plage. Gamora rouvrit précipitamment les paupières. Au loin, les autres gardes semblent avoir enfin résolu le problème. La jeune femme peine à reprendre pieds sur terre, à comprendre où se trouvent ses mains et, surtout, son esprit. Un sourire désolé et teinté d'amertume reprit place sur son visage. "J'crois qu'ils vont bientôt venir nous chercher..." Elle se recule doucement avant de se laisser tomber en arrière, laissant l'océan absorber sa rancoeur.

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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Lun 22 Aoû - 21:49






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"Raven !"sa voix envoûtante se perd dans l’immensité de l'océan tandis que toi; petit poisson tu files à toute allures vers les arcs rocailleux qui longent l'étendue d'eau. Bercée par la beauté des lieux tu entreprends de faire de l'humour; une petite phrase qui avoue la beauté que tu descelles chez la femme aux cheveux d'ébènes. "J'en serais presque jalouse..." tu souris. Rien n'est plus beau qu'elle en cet instant. Elle est l'ombre, tu es la lumière. Doucement sa main frôle la tienne en un frisson; un souffle. Tes yeux coulent sur son corps gracieux; sa peau; ses yeux chocolat; ses cheveux de jais; tout en elle t'appelle et comment résister ? Tu ne le veux pas; tout simplement. Tu l'attrape dans un tourbillon d'ombre et de lumière. Ta jambe l’entoure alors que tu percute les rochers. Des frissons s’empare d'elle; tu ne lâche pas ton regard du siens tandis que tu croule sous ses caresses sur tes hanches. Des mots tu aimerais en dire, des prières tu en chante silencieusement. On n’a pas appris à aimer comme les autres toi et moi. Il y a toujours la part belle de souffrance. Cette douleur qu’on dilue dans le feu de nos frémissements. Quand la belle à la peau ambrée entre dans une pièce, tout se détraque, l’amoureuse doit recomposer son univers en fonction de sa présence. Car elle fait chanceler les constellations, fondre des soleils, elle s’accapare l’espace, la comète brûlante que tu es. Elle est au centre, initiant les mouvements des planètes : éclat de tendresse, Uranus, joie consumée, Vénus, colère et meurtrissure, Mars, peur du noir, Pluton, beauté d’un nouveau jour, Jupiter, nos malédictions, Saturne, les pleurs du passé, Neptune, les fiertés d’aujourd’hui, Mercure, et l’amour et la haine et les déchirures quelquefois, les questions sans réponses, jamais n’abandonne la Terre. Tu ne t’explique pas ces sentiments qui s’entrechoquent. Tu as connu toi aussi le grand amour. Le temps d'un instant. Assez pour t’apercevoir que c'est un jeu dangereux. Elle est ton fantôme à toi. L’ombre tachée de noir qui t’observe entre les portes, entre les interstices de ta petite existence. Tu te sens épiée, mais même elle ne peut rien contre la citadelle dans laquelle tu te réfugie un peu plus longtemps chaque jour. Des débuts chaotiques, des imperfections jalonnent vos chemins, mais il est évident que tu ne peux plus inspirer l’air comme avant, tu n’en veux plus de cette poussière âcre, tu ne veux plus fermer les yeux pour éviter les larmes de couler. Tu seras entière sinon rien. Avec elle, n’est-il pas temps d’avouer toutes ces choses qu’on loge dans le creux du cœur ?

A cet instant; à cette endroit qui vous plonge dans un autre monde; à l'abris des regards; sous les rochers. Non pas d’amour, parce que vous n’êtes pas faites pour les aveuglements, les délibérations d’amoureux transis, ni les égarements niais, on veut de farouches vérités qui tranchent dans le vif, qui font saigner. Or la langue est pauvre pour traduire les pulsions, les essences de deux êtres. La langue n’a que l’amour, un maigre substitut. On répète le mot sans savoir ce qu’il signifie vraiment. Si cela n’était que physique, si cela n’était qu’une histoire de comptabilité intellectuelle, chimie des pensées convulsives, mais cela ne s’applique pas à vous. Vous fait partie du hors champ, derrière la caméra, derrière les feux des projecteurs, là où personne ne peut vous voir, seulement deviner. Caresses et chuchotis, les souffles, les promesses, les menaces. Cris perturbateurs qui met fin à ce moment si particulier alors que ses yeux se ferment doucement. L'amertume s'empare d'elle alors qu'un sourire désolé s'affiche sur ses lèvres. [color:376e=00cc99]"J'crois qu'ils vont bientôt venir nous chercher..."  Tu hurles de l'intérieur maudissant le temps de s'écouler si vite. Une seconde; une seule seconde aurait suffit. Elle part, c’est foutu. Tu ne pars pas. Tu ne pars pas sans elle. Alors que l'océan te l'arrache ta voix s'élève "Gamora ..." son prénom tu ne le prononce jamais. Tu mets du temps à encaisser ça alors que ton regard se lève vers elle d'une impulsion tu la rejoins. Corps à corps. Tes bras l'entoure et des petites vagues se forment autour de vous. Tu resserres l'étaux entre vous; tes lèvres s'approchent doucement de son oreille. "Ça fait deux fois ... J'espère que la troisième sera la bonne." tes bras s'enroulent dans son dos caressant doucement sa colonne vertébrale. " Tu n’aimes pas les mots, moi non plus. La prochaine fois montre moi" ton corps se détache du siens; tu te laisse emporter par les vagues un sourire malicieux sur les lèvres. " Cette fois c'est moi qui gagne"
 


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Ven 26 Aoû - 15:48



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(the ocean)

L'océan l'enveloppe lorsque son corps s'y plonge, recouvrant l'amertume et le regret qui la dévale. Sur ses lèvres, l'ombre fugace des siennes qui s'étaient envolées. Elle ferme les yeux ; elle sent la chaleur du soleil qui vogue sur ses paupières engourdies. Un instant, rien de plus, aurait suffit... Mais le compte à rebours les rattrape à chaque fois, transformant leurs espoirs en chimères. Leur jeu est cruel, s'étend à travers l'infini. Elle espère parfois que celui-ci s'arrête - que son coeur cesse de s'emballer sous son regard, d'attendre qu'il rencontre l'autre, celui qui résonne au même rythme que le sien. Mais les vagues les emporte à nouveau et leur courte idylle se brise sous la voix lointaine et rocailleuse. "Gamora..." Ses yeux s'ouvrent sur la surprise. Elle l'appelle ? Son prénom forme une douce mélodie dans sa bouche, une de celle qu'elle n'avait encore jamais entendu. Qu'avait-elle bien pu faire pour la gagner ? win her over


You can be my guiding light
Keep me
Company in the night
That's all I need
All I want
Is for you to stay a little longer now
With arms around me
Like a border
Like the air I breathe
I let you in
Keep me warm underneath my skin


Ses bras la couvrent de son étreinte ; elle s'y abandonne, les yeux mi-clos, supportant à peine son regard. Ses lèvres contre son oreille. Elle frissonne, docile. Elle ne l'est jamais. Mais avec elle... Ses repères se dessinent à peine.  "Ça fait deux fois ... J'espère que la troisième sera la bonne." Elle se resserre, ses doigts glissant le long de son échine. Gamora se perd, ferme les yeux contre elle, ses sens effarés, bercés, choqués. Elle n'ose pas se blottir de peur que leur instant se brise. Elle espère juste qu'il dure - dure un peu plus longtemps que toutes leurs échappées interdites. Celles qui se fanent dès que la vie les rappelle. Gamora se tait, le silence leur suffit. De nouveau sa voix souffle près de son oreille et sa poitrine sauvageonne. "Tu n’aimes pas les mots, moi non plus. La prochaine fois montre moi" Ses yeux se rouvrent, ses pupilles se fondent dans celles, malicieuses, de la jolie blonde qui plonge dans l'eau trop bleue pour elle. Fascination. Un fin sourire vint couvrir ses lèvres, mêlé de déception et d'espoir. Raven est la seule a pouvoir mélanger de tels sentiments en elle. "Cette fois c'est moi qui gagne" Oui. Cette fois. Mais la prochaine... La prochaine fois, c'est elle qui retournera la danse. La belle remet son coeur en place et se rapproche, ses jambes fusant l'eau dont elle arrose sa compagne. "Pas tant que je suis debout," lui assure-t-elle en s'approchant trop près d'elle, le temps d'un souffle, avant de s'évanouir. La voila qui court à nouveau en direction de la plage. Son rire se teinte d'une autre inconnue tandis qu'elle rejoint le rivage. Leurs affaires s'étalent sur le sable ; elle hésite à chaparder celle de Raven mais se retint au dernier instant. Pas tant que leurs collègues seront là. Le tissu frôle sa peau lorsqu'elle se rhabille, son maillot trempant le devant de son t-shirt tout autant que son pantalon. Mais qu'importe. L'air chaud de la plage ne la fait qu'à peine frissonner.

Les deux gardes rejoignent finalement le véhicule qui les attend, remis à neuf, le moteur cahotant déjà d'impatience. Les autres gardes leur jette un regard d'agacement mais Gamora n'en a que faire. Elle les ignore royalement, grimpant jusqu'à sa place qui l'attend à l'arrière de la remorque. Enfin, ils redémarrent, quittant cet ilôt dont elle cherche un dernier éclat, le regard tourné vers l'extérieur. Raven est toujours là ; en face d'elle. Mais ce n'est plus pareil. Même si l'odeur de l'écume flotte encore sur les pointes de ses cheveux, la plénitude qui les avait enveloppé s'est dissoute. Il ne restait plus autour d'elle que les secousses répétées de la route et le silence parfois ponctué de quelques discussions entre leurs collègues. Contre toute attente, l'océan lui manque. Elle, fille de la terre, rêve de pouvoir plonger à nouveau son corps - leurs corps - dans le bleu de l'eau. Plus tard. Bien plus tard, peut-être.

Le voyage s'éternise et les mêmes paysages se répétent devant leurs yeux fatigués. Depuis quand sont-ils partis ? Las, Gamora se leva soudain pour étirer son corps endolori. Autour d'elle, certains camarades se sont endormis. Elle croise pourtant le regard de Raven et lui jette un air de défi. Puis ses bras atteignent le voile de tissu qui leur sert de plafond : là, une fermeture éclair cache l'ouverture d'un hublot à ciel ouvert. Ses petits grimpent sur le banc pour s'y faufiler, laissant tout juste son buste dépasser de la cariole. Elle étand ses mains et inspire un grand coup. Un désert de pierre à perte de vue. Puis elle escalade la structure en acier qui forme la remorque et monte s'installer tout en haut, les jambes croisées sur le toit de la voiture. Ici, elle suffoque un peu moins.

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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Ven 26 Aoû - 18:37






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Que se passe t-il après la chute ? Est-ce si facile de se relever ? Et pourquoi tu continues à avancer comme ça ? Qu’est-ce qui te permet de te lever chaque matin ? Ce n’est plus son sourire, ni son air de petit renard qu’on aurait sorti de son terrier encore trop sauvage pour être approché. Cette lueur perdue au tréfonds de vos êtres vous venez de la retrouver au creux de cette arche secrète. Elle gardera pour toujours au creux de la pierre ce moment qui vous a été trop vite arrachée. Portée par les eaux ton sourire plein de malice la transperce; elle la nymphe terrestre. Tu lances à nouveau un éclat de malice; un air vainqueur figé sur le visage.  "Pas tant que je suis debout,". Elle s'approche trop prés de toi; un instant beaucoup trop court où son corps frôle à nouveau le tient en un frisson. Alors qu'elle s'éclipse vers la plage aux rythmes de vos rires tu te laisses porter par l'océan.  Tu tentes de capturer les derniers instants de sa fragrance sur ta peau; te remémorant le souvenir de ces derniers instants. Pardonne la femme enamourée. Tu plaides coupable de tenir autant à cette femme. Tu ignores le langage adéquat pour lui dire qu’e tu ne peux plus se passer de l’amante sauvage et ses regards qui te scrutent, te mettent totalement à nu, ses bêtises de petite fille capricieuse, l’impitoyable ange et le doux démon qui cohabitent. Le temps, irrémédiablement, espace les paroles et les actes infâmes.


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Notre amie quitte tes pupilles incendiaires, tu te mords la lèvre inférieure. Tu rejoins le rivage le cœur lourd tâchant de retrouver tes vêtements qui recouvrent le sable chaud. Le tissus vient bien vite glisser sur ta peau porcelaine alors que Gamora fuit déjà au loin rejoindre le grondement du moteur qui tourne. Un mur s’affaisse. Fossé qui vous sépare encore. Tu détournes le regard de cette femme qui a probablement aimé et souffert comme toi. Cela vibre dans tout ton être. Elle a le regard des aimés déçus, vaincus, des passionnés insatisfaits. Tes yeux céruléens parcours l'étendue d'eau une dernière fois; passant sur les vagues qui emporte cet instant vers l'horizon. Un soupir franchit la barrière de tes lèvres teintées de roses. Tes pas se font lourds alors que tu franchis à nouveau la pente qui te mènes au camion qui rugit. Hésitation à franchir le seuil; alors que ton regard fond sur une Gamora qui a déjà rejoins sa place dans le fond du véhicule.

La chaleur t'étouffes à nouveau et la morosité te ronges. Le chemin est encore long et tu le sait. Tu t'appuies de tout ton être sur la paroi du véhicule; la tête ailleurs; le cœur battant. Le temps est traître et alors que tu penses qu'une heure vient de passer c'est seulement quelques minutes assassines qui viennent de s'écouler. La tête emplie de rêves tu ne prêtes pas attention à tes coéquipier qui discute à côtés de toi. Tu hoches la tête de temps en temps; sourit quand on se retourne vers toi mais ton regard blasée en dit long. Tu maudis Logan te t'envoyer aussi loin; même si tu ne regrette pas le moment passé il y a ... une heure ? Peut être deux. Tu passes à nouveau le dossier au peigne fin. Cette mission tu ne la sens pas, elle a l'air... Compliquée. Il risque d'y avoir des blessés et tu sais que dans ce cas tout repose sur tes épaules. Tu soupires encore, jette un œil à tes camarades qui semblent pour la plupart endormis. Un peu de silence; ça ne peut que te faire du bien. Tu relèves la tête afin d'observer l'extérieur à travers la tenture; encore un toujours les même paysages; ça en devient lassant. Tu regrette déjà l'îlot perdue dans l'océan qui a, à présent disparu de ta ligne de mire. Tes cheveux ont retrouvés leurs teinte dorée, tes pointes sont à peine mouillées et légèrement ondulés par l'eau salée. Tu joues avec eux, te tressant quelques mèches histoire de faire passer le temps. Le collègue à ta droite finit lui aussi par succomber au sommeil. Tu dors peu; tu sais que pour toi le voyage risque d'être encore long. Un éclair ambrée attire pourtant ton interêt; et un sourcil levé tu portes à nouveau ton attention sur Gamora. Son regard te défies; tes lèvres s’étirent en un sourire dont seul toi à le secret. Qu'a t-elle en tête la fille de la terre ? Elle se lève, attrape la fermeture éclair du toit ouvrant et passe le buste à travers. Ta voix se tintent d'un léger rire alors qu'elle passe son corps à travers la tenture; ton regard glisse le long de ses jambes. Tu te mords la lèvre inférieur; tes yeux glacés passant de tes collègues à la petite ouverture. Tu hausses les épaules et à ton tour passe la tête à travers la fenêtre. Gamora est là; assise sur l'armature. Tu donnes une légère impulsion sur tes jambes et tente de la rejoindre. Tu t'installes à ses côtés sourire aux lèvres. Le soleil se couche sur l'étendue du désert de pierres le teintant de couleurs chaudes. " C'est superbe..." laisses-tu échapper dans un petit souffle. Tu te perds au milieu de tant de beauté et ton regard prend vite des allures d'enfant émerveillé. Une légère secousse te pousse sur le côté, encore un nid de poule, te voilà plus prés de Gamora. " Arf cette fois j'ai mal visé ! La prochaine fois sera la bonne quelques centimètres encore et j'étais bien installée" dis-tu en riant. Ta bouche reste entre-ouverte comme si tu voulais ajouter autre chose mais tes yeux se perdent dans les siens. Ta poitrine se soulève doucement et tu détournes le regard. Tes mains glissent contre le fer brûlant de l'habitacle tandis que tu t'allonges doucement les yeux plantés vers le ciel et le cœur encore battant..

 


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Lun 5 Sep - 2:35



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Gamora avait croisé ses jambes et posé ses mains sur sa peau sombre, le dos droit et le regard tourné vers l'horizon. Le paysage défilait devant ses yeux, un vaste désert de sable rouge balayé par le vent. Leur véhicule soulevait de larges volutes de poussière qui venaient s'enrouler autour de la cabine et, sur leur route, ils  ne croisaient rien d'autres que des pierres brutes et le silence à perte de vue. Seul le ronron du moteur accompagnait leur cahot.  
Ses paupières se fermèrent un court instant, appréciant la beauté intérieure qu'elle sentait fondre en elle. L'odeur marine de l'eau salée couvrait encore sa peau et cette senteur dessina un sourire sur ses lèvres. Inconsciemment, ses doigts se mouvèrent sur ses cuisses, dessinant de longues arabesques à la signification inconnue. Elle savait qu'elle chérirait les souvenirs de cette journée aussi longtemps qu'elle le souhaiterait. Pourtant, leur mission restait toute entière à découvrir. Elle qui aimait tant l'action et l'adrénaline n'en était plus si impatiente... Elle avait soif d'autre chose. Un petit mystère qui, à lui seul, la faisait bouillonner lors des longues nuits de solitude.

Un coup de cil et, de nouveau, son regard fait face au reste du monde. A côté d'elle, la fine trappe s'agite ; après quelques secondes, une chevelure blonde remonte sur la toiture, happant les rayons du soleil parmi ses reflets d'or. La brune ne prononce pas un mot - elle l'observe, comme le ferait un collectionneur devant une étagère remplie de pierres précieuses. Son regard épouse chaque parcelle de son corps, langoureux, avant de se détourner avec regret et fierté vers une destination qui ne la mettrait pas autant à nue. "C'est superbe..." "En effet." Son ton se marbre d'énigme et d'un petit rire où elle cache le véritable sens de ses mots. Oui, le paysage est superbe. Mais ce n'est pas son éclat qui retient son attention à cet instant. Par dessus ses cheveux d'ébènes, Gamora jette un coup d'oeil à sa nouvelle invitée. Elle semble captivée par les étendues sauvages qui s'étendent devant elle et cette vision lui met du baume au coeur. Elle portait le même regard qu'un enfant, loin de l'étincelle de désespoir qui l'avait animée lors de la fête foraine. Si elle avait pu la garder ainsi pour toujours... Soudain, une secousse un peu plus forte la fit tressauter. Ses mains s'agrippèrent aux barres de fer qui s'alignaient le long de la toiture mais Raven n'eut pas cette chance. La belle se fit projeter un peu trop près d'elle, un rire accompagnant sa chute. "La place est toujours libre," ajouta Gamora d'un petit sourire espiègle en rabattant ses bras en arrière, laissant effectivement la place pour venir s'y installer. Mais les lèvres de la jolie blonde restent entrouvertes, perdues sur quelques mots qu'elle ne semble pouvoir avouer et ses yeux deviennent un nouvel océan. Pendant quelques secondes éternelles, Gamora y abandonna souffle et raison. Puis elle s'enfuit à nouveau. Raven s'allonge contre l'habitacle, suivit des yeux par la garde. Elle ne sent pas son trouble, mais elle le devine - tout comme le sien qui s'agite dans sa poitrine.

La belle quitta son refuge et glissa jusqu'à la hauteur de la jolie blonde. Ses mains se posèrent de chaque côté de son visage, son corps surplombant soudain le sien ; son ombre l'enveloppe et la cache au regard du monde. Rien d'autre que le sien. Ses cheveux dégringolent le long de ses épaules et viennent s'échouer dans le cou de Raven. Elle sourit ; mais son sourire cache le doute et l'hésitation. Doucement, l'une de ses mains se détache de la paroi et vient effleurer le front de la belle, repoussant une mèche d'or dans un geste qu'elle qualifierait de beaucoup trop doux. Mais qu'y peut-elle si cette femme la rend mièvre et folle ? Ses doigts s'égarent, sur sa joue, sur ses tempes... Son visage s'avance et ses yeux vacillent sur les courbes de son visage. Elle a tant de choses à lui dire... Pourquoi faut-il que ce soit cette question là qu'elle lui pose ? "Est-ce la vrai Raven que j'ai sous les yeux ?" murmura-t-elle tandis que ses doigts glissaient dans ses cheveux défaits, blonds comme les blés... Bien différent des reflets de feu qu'elle y avait décerné quelques temps plus tôt. Elle ne voulait pas lui poser cette question, vraiment. Elle n'en avait aucun droit. C'était sa vie privée, ses secrets, sa blessure. Mais elle devait savoir. Ca l'obsédait. Raven l'obsédait.
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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Lun 5 Sep - 15:53






Chest's beatings
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La jeune Parque perchée sur le toit du véhicule ausculte l'horizon; suivant le soleil dans sa descente berçant le desert de couleurs sublimes. Ton regard se grise de l’immensité tandis que ton esprit se disperse sur les dunes de sables, sur les valons enfumés; poussières de sables que laisse le véhicule de la garde derrière lui. Ta figure pâle et prodigieuse, formant une moue d'enfant émerveillé, accouche d’une douleur que tu démantèles dans le silence. Tu fouilles l’infini à la recherche d’anges suicidaires. Tu en as vu mourir certains. Ils prennent feu, deviennent grêle d’étoiles. Ciel irisé, ciel bafoué du sang des saints, du sang-lumière. Tu dois être une fille sombre, qui aime ce qui défaille et tombe, ce qui éblouit et accentue l’obscurité de son fouillis intérieur. L’or se fait poussière. Elle piétine ton cœur et les ailes des ardents. Tu portes à tes lèvres ton poignet où gis un bracelet mordoré, douceur éphémère que tu transportes sur toi. Des mots, toi ma douce tu en es l’esclave. Chaque jour, une nouvelle sensation d’abandon. Pourtant, c’est l’encre qui t’empêche de chavirer. Ce qui te couvre n’est qu’un peu de tissus revêtit sur la plage un peu plus tôt, mais il t'es si précieux. L'autrichienne enfouit son museau gelé dans un pan de sa veste, et, pénétrée par des parfums épicés et chaleurs anciennes, tu avales des souvenirs. Sans le vouloir, tu t’appropries déjà ceux d’un autre. Tes jambes toujours à l'intérieur du camion; ton buste en dehors cheveux aux vents; virevoltant dans tous les sens tel une couronne dorée. Les nuances que t'offres le désert t'absorbe; tu as l'âme d'une artiste et fait par de sensibilités quand tes doigts rencontre la peinture lors de ton temps libre. Raven est beaucoup de chose; une boule aux multiples facettes; tantôt sauvage; tantôt douce; tantôt sensible; tantôt impitoyable et il est parfois difficile de te cerner; ce qui faisait de toi un vrai mystère. Tes lèvres se mouvent et tu fais l'éloge du paysage un souffle presque imperceptible. Pourtant la femme qui se tient derrière toi t'entend et te rappelle doucement à la réalité. "En effet." sa voix se veut énigmatique et tu reportes donc ton attention sur celle qui t'intrigues. Tes yeux transmettes cependant toujours l'émerveillement qui te transperces toujours.

Tu chavires alors que le véhicule entame une danse trop peu sûre pour que tu puisses garder l'équilibre. Tu ris alors que ton corps se retrouve projeté à côté de celui de Gamora. Tu ne peux t'empêcher de pester ironiquement sur le fait que tu aurais pu mieux viser et dévier ta trajectoire. Elle est loin la Raven si apeurée le soir de la fête foraine. Dans tes yeux espiègles plus aucune peur juste cette flamme qui se ravive au fur et à mesure de votre avancée. "La place est toujours libre," tu l'observes silencieuse. La bouche entrouverte alors que les mots qui coulent dans ta gorge ne veulent pas achever leur voyage. Elle te subjugue de sa beauté; tu te perds dans ses yeux noisettes qui t'appellent. Ton regard se détournes et tu prend place à ses cotés te laissant glisser contre la paroi brûlante de l'habitacle, essayant de retrouver un rythme cardiaque régulier. Dans le bleu de tes yeux miroite le soleil couchant. Soudain Gamora glisse dans un mouvement agile et ses mains se retrouvent posée de chaque côtés de ton visage. Ses longs cheveux de jais dégringolent en cascade se retrouvant dans ton cou. Tu ne la lâche pourtant pas des yeux; un sourire est figée sur son visage. Tu peux voir le doute qui s'empare d'elle alors qu'elle te cache aux yeux du monde. Comme un trésor qu'on n'aurait pas envie de partager. Soudain la main de la nymphe terrestre se détache de la paroi de la jeep  et vient effleurer ton front dégageant une mèche dorée comme les blés de ton visage elle glisse sur ta tempe; ta joue. Tu entrouvres les lèvres; le souffle court. Tes yeux se ferme le temps d'une seconde; tu te laisses aller au contact de sa peau contre la tienne. Celui qui te rends folle; celui pour lequel tu tomberais. Son visage s'avance; tu sens son souffle contre toi et profites de cet instant qui pourrait vous échapper. "Est-ce la vrai Raven que j'ai sous les yeux ?" tes yeux s'ouvrent à nouveaux. Pourquoi cette question là ? Elle doute à ce point ? Ton regard glisse sur le visage de la garde; ta main se lève doucement; un instant vers le ciel et se fond dans les cheveux de jais de Gamora. Tu enroules une mèche de ses cheveux lisses autour de tes doigts fins. " Quelle autre Raven pourrait-il y avoir..." dis-tu en continuant à regarder tes doigts se faufiler dans sa chevelure. Oh tu sais qu'elle autre Raven. Le petit poisson aux allures inhumaines. Ta main ramène une mèche de ses cheveux derrière son oreille "Tu as peur de moi ? ... Non si tu avais peur de moi je ne serais pas là n'est-ce pas ?" ta main glisse sous son menton tes yeux se perdent dans les siens. Tes mots se font doux; Tu te perds dans ses yeux " Je serais toujours celle que tu as connue; comme ça ou comme ce soir là... Je ne suis pas la seule à qui ce genre de choses est arrivé... Tu le sais." tu passes doucement ton pouce sur ses lèvres pleines. Celle qui te font tant envie. "Peu m'importe ce qu'ils pensent...Je serais toujours celle que tu veux que je sois Gamora... Toujours."
 


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Mer 7 Sep - 19:16



Chest's beatings
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Leurs deux corps se pressent l'un contre l'autre, à peine séparés par la brise chaude et la retenue qu'elles gardent encore l'une pour l'autre. Ses cheveux d'or étalés sur la carcasse brute de la toiture lui donne l'air d'un ange tombé au mauvais endroit ; ses yeux à demi-fermés lui semblent être l'invitation interdite que l'on tend au plus vil des démons. Elle se sent tombée dans les limbes dangereuses, à mi-chemin entre la réalité et la perdition. Mais qu'avait-elle jamais fait de bon dans sa vie ? Pouvait-elle seulement craindre l'autre monde ? Celui-ci, celui qui s'étend sous sa poitrine et entre ses cuisses, lui convient totalement. Leurs cheveux s'entremêlent, leur souffle aussi, pour un moment qui parait infini. Gamora ose à peine poser sa question de peur que leur instant s'arrête... Elle le doit, pourtant. La curiosité la déchire tout autant que le désir, tous deux provoqués par la même angélique. Sa main blanche se lève soudain et s'enroule dans ses cheveux de jais, se coule sous son menton. Instinctivement, Gamora ferme les yeux et penche son visage contre sa main. Elle soupire. Ses réponses n'en sont pas vraiment. Ce n'est pas ce qu'elle attendait, mais espérait-elle vraiment une clarté de sa part ? Raven n'a jamais été facile, ce n'est pas ainsi qu'elle l'aime. Son regard doux l’apaise pourtant et ses mots lui suffisent - du moins pour l'instant. Elle sait au moins que la jeune femme ne la fuira pas malgré son insolence et ses questions déplacées, malgré sa curiosité qu'elle aurait du punir plutôt qu'encourager. Parce qu'en lui donnant ainsi ses réponses et sa confiance, Raven ne fait que la pousser à s'amouracher davantage, à s'attacher et à dépendre de celle qui reste farouchement inacessible ; celle qu'elle s'interdit. "Je n'ai pas peur," rétorque-t-elle doucement. Elle frissonne sous le contact de son pouce et retint l'envie d'y planter ses dents. Un geste bien trop familier encore. Oh, pourtant, qu'elle rêverait de pouvoir glisser ses lèvres sur sa peau, de prendre possession de ses lèvres trop douces à la teinte insolente. Ses mains brûlent sur la carosserie trop chaude mais elle s'en moque. Ses paupières se ferment à nouveau tandis qu'elle comble les centimètres qui les sépare encore, pressant sa poitrine contre la sienne et son visage au creux de son cou. Ses bras s'étendent dans ses cheveux ; son souffle s'accélère tandis qu'elle murmure à son oreille : "Alors sois à moi."

Elle reste ainsi, immobile, comme si leurs corps ne faisaient plus qu'un. Elle serre les dents, se retint de faire quelque chose qu'elle pourrait regretter par la suite. Les mots peuvent toujours être tournés en jeu... Mais les gestes, eux, sont indélébiles. Alors elle se relève, presque trop vite, ne souhaitant pas entendre sa réponse - pas celle-ci, en tout cas. Elle a trop peur du rejet, peur de savoir ce qu'un oui ou un non pourrait signifier. Elle préfère l'instabilité et l'hésitation qui lui donne tous les droits. "Oups... Je crois que je me laisse aller." D'un dernier geste, elle effleure la joue pleine de Raven et jette son regard du côté de l'horizon. Au loin, les bords d'une falaise se dessinent : enfin, le désert s'arrête pour laisser sa place au paysage de leur future mission. "On arrive," murmure-t-elle comme une finalité. Encore quelques minutes s'écoulent avant que le véhicule ne dévie son chemin, empruntant une petite voie à peine dessinée pour rejoindre une échappée dans les remparts. Quelque part sous les roches, une de leur base avait été établie il y a peu pour accueillir les gardes de passage en mission. Gamora supposa qu'il s'agit de leur prochaine destination.

La jolie brune n'attendit pas que les moteurs s'arrêtent pour descendre du toit d'un bon, se réceptionnant sans mal sur une terre encore pleine de poussière. Les gardes descendent tour à tour de la cariole tandis qu'une silhouette vient à leur rencontre, flingue en main et une dégaine méticuleusement ajustée pour inspirer la crainte. "Z'êtes la patrouille de mission ?" demanda-t-il en les dévisageant de haut en bas. "Suivez-moi." Gamora jeta un coup d'oeil intrigué à Raven qui était descendu à son tour, puis haussa les épaules. Il n'était pas très causant mais peu importe, ils n'auraient pas à le subir bien longtemps. La garde rejoignit leur avant-poste, une sorte de grande bâtisse en bois construite à même la roche. Il ne paye pas de mine et ne semble pas bien menaçant mais, en levant les yeux, Gamora reconnait l'éclat caractéristique du canon d'une arme au milieu des pierres. "Accueillant, mais rassurant," murmure-t-elle presque pour elle-même.

Au fil de leur avancée dans les différents sas, quelques gardes se joignent à eux. C'est dans une pièce circulaire qu'ils sont finalement menés et accueillis par un homme dont la barbe dévore la moitié du visage. Pendant près d'une heure, il leur réexplique les gros points de leur mission avant de désigner les rôles de chacun. Près d'ici se trouvait un petit village abandonné où un cas d'émergence avait été contrôlé il y a peu. Le problème, c'est qu'ils n'avaient récupéré qu'un seul des deux individus et que le premier refusait de livrer son camarade. C'était donc à eux de quadriller le terrain et de trouver le plus d'informations possibles. Ils furent répartis en duo et Gamora, couplée avec Raven, reçu l'immense privilège de rejoindre l'ancienne demeure du fugitif et de la fouiller à la recherche d'indices. Une mission passionnante, vraiment. Elle qui avait espéré pouvoir se défouler un peu... Enfin, l'avantage c'est qu'elle ne se retrouvait pas avec Marshall. Ou Roxer. Un coup d'oeil à son collègue lui suffit pour le trouver entrain de fouiller son nez de son gros doigt. Erk. Gamora fit semblant de vomir en direction de Raven puis, voyant qu'elle avait attiré son attention, lui adressa un clin d'oeil. "Encore une nuit à passer toutes les deux," souffla-t-elle dans sa direction.
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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Ven 9 Sep - 19:45






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Son corps se presse contre le tiens ; ne font presque plus qu’un. La chaleur de son être envahit ton âme comme dans une danse enflammée. Ton cœur bat au rythme du siens et s’emballe avec frénésie. Le désir détourne les nobles idées morbides de la jolie blonde. Anesthésie locale. Le corps humain est si avili. Entre tes jambes, l’ardeur requiert toute ton attention. Tes pupilles se dilatent sous l’effet de la nymphe terrestre que tu ne peux te résigner à laisser…La pression s’accentue, tu  ne réponds plus de rien. Ça te fait presque mal. Diable de femme. Le froid encore, son mordant et par-dessus tout, l’étranger, l’ennemi, le feu sacré. Rude combat. De battre ton cœur s’est arrêté. La reine se presse contre le costume, lui arrache le peu d’intimité qui trône entres elles, frôle la cuisse de l’esclave dans un mouvement furieux. Elle n’est pas indifférente, elle n’est pas la seule à gravir les échelons de la fin des temps. Des dents, elle attaque son trésor. Tu veux toi-même goûter au plaisir, la caressant du bout de tes doigts fins. Douceur désincarnée. La chute est attendue. Ça surprend quand même. Ta jambe se loge vers l’interdit. Il n’est plus question de dire oui ou non. Tes bras se referment. Une migraine, à peine un son, à peine le retour à la raison lorsque sa curiosité vient te piquer. Question assassine à laquelle tes mots viennent s’ajouter. Les bras qui t’entoure entravent tes mouvements, mais elle se faufile malgré tout à l’intérieur de ton monde rocambolesque, peuplé de couleurs chatoyantes. Elle est la bienvenu. Elle peut passer le seuil. Mais elle trébuche, se cogne aux globes et autres instruments dont le nom vous échappe sans doute. Un sourire amusé passe les lèvres de l’enfant-reine. Tu sens sa frustration à travers les muscles de son corps qui se tendent. Tes réponses ne lui suffise peut être pas… A vrai dire ça ne te surprends pas Gamora et une femme forte et elle apprécie sûrement la franchise des gens. Pourtant tu n’as pas envie de débattre de ça ; surtout si elle fait référence à cette soirée assassine. Tu as beau faire comme si tu avais oublié ; ce n’est pas le cas. Comment le pourrais-tu ? Pourtant de tes lèvres s’envole une mélodie ; une prière ; celle qui réchauffe le cœur et fait palpiter votre corps. "Je n'ai pas peur," sourire qui étire ta bouche d’un beige aux reflets âcres. Tes doigts continue leur lancée à travers la chevelure noire … corbeau ; si ce n’était pas drôle comme coïncidence ; de celle qui te retournes la tête à cet instant. Sa peau ambrée t’appelle et tu aimerais pencher ta tête pour lui mordiller le cou ; le lobe de l’oreille ; sentir un contact entre vous. Ta main se dirige alors vers son menton dans un léger mouvement et vient effleurer les lèvres qui te font envie. Tu entre-ouvre à peine les lèvres ; obsédée par celle de Gamora. Si seulement tu pouvais goûter au fruit défendu. Elle est la pomme qui se joue d’Eve. En un frisson tu la laisse s’approcher de toi ; docile ; espérant pouvoir lui succomber au milieu de ce désert. Être sienne le temps d’un instant.  Enfers. Ton corps contre le sien. Ça t’arrache le souffle, ce simple contact. Elle reprend ses droits sur toi, conquérante. L’impératrice n’aura pas ta peau, pas cette fois-ci. Le vide et les lumières du ciel forment un kaléidoscope – scène outrageante que vous offrez à leurs yeux curieux, à tous. Ton regard ne se porte pas là-dessus. Mais plus rien d’autre ne compte à présent. Elle ravage sans ménagement, plus assez de patience, pas de temps. Son souffle près de ton oreille  te rend folle. "Alors sois à moi." Tes yeux se ferment doucement et une sensation de soulagement t’envahit toute entière.

Puis la coupure… Brutale… Insolente. Vos deux corps s’éloignent en une fraction de seconde ; quasiment un rejet auquel tu ne t’attendais pas. Tes poumons se remplissent à nouveau d’air et tu restes allongée contre le capot brulant de la voiture. "Oups... Je crois que je me laisse aller." Si sa main n’était pas venue caresser ton visage tu aurais pu croire à un doux rêve auquel il manque une fin. C’était le cas. Tu décides de te relever pour observer à ton tour les falaises qui se rapprochent de vous. « On arrive » Tu hoches la tête ; il ne reste que quelques minutes bien trop silencieuses à ton goût mais que pourrais-tu lui dire de plus ? Ce n’est pas le moment ; l’instant vous serez de nouveau arracher… La troisième fois n’était apparemment pas la bonne. Ça te brûle les lèvres si bien que tu dois te mordre la joue pour te retenir de lui mentionne cette phrase. Telle une gazelle Gamora se dresse sur le toit du véhicule et saute à terre. Tu l’observe de tes yeux céruléens sans trouver de mots à sa grâce si … sauvage. Les gardes descendent à sa rencontre jouant de leurs muscles ; tu lèves les yeux au ciel. "Z'êtes la patrouille de mission ?" demande l’homme qui leur sert de chef en les dévisageant de haut en bas. Tu manques de lui répondre que non vous êtes les livreurs de pizzas.  "Suivez-moi."   Tu gambades en trottinant derrière lui en sondant les lieux. C’est moche ; ce bois à même la pierre contraste vraiment avec ce que tu as l’habitude de voir. En levant les yeux tu t’apperçois que vous êtes surveillés et affiche un sourire en coin. "Accueillant, mais rassurant," murmure la voix de Gamora à quelques pas devant toi. « Au moins on est sûres d’être en sécurité » dis-tu tout aussi bas. Enfin vous arrivez dans une salle circulaire dans laquelle des instructions supplémentaires vous sont données. Tu t’ennuies à mourir et lutte pour ne pas t’endormir ; tu parviens tant bien que mal à enregistrer le plan. Comme si le destin se jouait de vous tu te retrouves en binôme avec Gamora ; tu lui lance un regard amusé lorsque vos noms sont appelés mais la mission qui vous est attribués est ennuyeuse. Alors que Gamora attire ton attention en feignant de vomir tu rigoles. "Encore une nuit à passer toutes les deux," Tu t’approches d’elle et la saisie par le bras en levant les yeux au ciel et fait un signe de la main à tes collégues. « Allez on y va on risque de perdre notre réservation à l’hôtel sinon » dis-tu en lui tirant légèrement la langue le regard rieur. Tu appel l’élévateur afin de te rendre dans le garage du repère ; montre ton insigne au mécanicien et attrape les clés. Tu te diriges vers la jeep qu’on vous a attribuée et siffle un coup pour attirer l’attention de ta coéquipière en lui balançant les clés « Vas y chérie montre-moi comment ça se passe quand c’est toi qui pilote » dis-tu en entrant dans le véhicule en riant.

 


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Sam 10 Sep - 2:14



Chest's beatings
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Les lieux étaient moches, humides et puaient le renfermé à plein nez. Gamora avait l'impression d'être revenue des années en arrière tant la construction respirait le vieux : même le chef de station devait être d'époque. Elle n'en pouvait plus de son baratin incessant et commençait à sautiller d'impatience pour qu'ils leur redonne enfin leur liberté. Raven, juste à côté, semblait tout aussi ennuyée ; un bâillement profond lui permet d'apercevoir le fond de sa gorge. Elle sourit. Plus que quelques minutes interminables et elle retrouverait sa présence.

Elle n'était pas vraiment fière de l'avoir fui, peu avant, sur le toit de la jeep. Ses mots avaient jailli de son coeur, glissant entre ses doigts sans qu'elle ne puisse les rattraper et avaient glissé en son coeur espoir et panique. Mais l'espoir, ça, elle n'avait jamais connu : elle voulait, prenait et quittait ; elle n'attendait jamais. Elle avait alors choisit la solution de facilité en cédant à sa peur, quittant les bras dont elle désirait tant la chaleur et la femme qui lui faisait tout perdre. Raison, contrôle. Une douce amertume qui lui caressait l'échine tandis que ses pensées dérivaient, tandis que ses hanches se rappelaient encore de la pression de ses cuisses. Elle frissonna, mordit sa lèvre et se reprit. Pas ici. Soudain, le bras de l'ingénue se glisse autour du sien et l’entraîne vers la sortie, libération tant attendue. « Allez on y va on risque de perdre notre réservation à l’hôtel sinon. » Gamora adressa un petit signe de la main à ses collègues avant de franchir le seuil, le sourire goguenard. Une nuit seule avec Raven, c'était une chance dont tous rêvaient de s'emparer. Mais elle ne les laisserait pas faire. Jamais. Elle était prête à sortir griffes et crocs pour faire taire les désirs fallacieux de ses hommes qui ne la méritait pas. La belle lui tire la langue et Gamora fit mine d'y refermer les dents, claquant sa mâchoire à quelques centimètres de la sienne. Elle serait sienne ; même si elle prenait peur, qu'elle fuyait son coeur et celle qui l'agitait ; si elle ne la possédait pas, personne d'autre ne pourrait l'approcher. Elles dévalent les étages, côte à côte, afin de rejoindre le petit bijou qui leur attribué. Gamora siffla et passa sa main sur le capot. « Vas y chérie montre-moi comment ça se passe quand c’est toi qui pilote. » Attrapant les clés au vol, la jeune femme esquissa un sourire ravi et se laissa tomber sur le siège avant. Ses bottes raclent le sol de la jeep à toit ouvert afin d'y trouver leur place avant qu'elle ne lance le moteur. « J'espère que t'as le coeur bien accroché, bébé. » Raven se met à rire et son éclat accompagne à la perfection le rugissement du véhicule. Puis, sans un mot de plus pour la prévenir, la brune démarre et surgit en trombe hors du garage. Le moteur hurle et crache, protestant contre les vitesses qu'elle lui fait grimper trop vite avant de passer la seconde, puis la troisième. Un cri de plaisir et de victoire traverse sa gorge tandis qu'elles s'éloignent à travers le désert. Libres. « LIIIIBRES ! » hurla-t-elle en lâchant soudain le volant pour lever ses poings en l'air. Un rire la traverse à nouveau. Elle se sent bien. Prête à tout. « T'as rien contre un petit détour ? » glissa-t-elle à Raven avant d'appuyer le pied sur l'accélérateur. Sur les routes poudreuses et sauvages, la jeep crisse et dérape, laissant derrière elle de larges traces de roue. « Prends le volant ! » Son cri résonne et lui laisse peu de temps pour réagir avant qu'elle ne saute hors de son siège, grimpant sur le capot. Là, Gamora écarta les bras et ferma les yeux, ses pieds ancrés dans le fer couinant de la jeep. Insoumise, ballottée par le vent. Elle laissa Raven la conduire au gré de ses envies, jouant parfois de ses hanches pour garder son équilibre instable. Puis elle se laissa tomber en arrière, rattrapée par le cuir des fauteuils. Elle ne semble pas vouloir s'arrêter et, pourtant, ses yeux papillonnent tout près d'elle. « Conduis-moi, » souffla Gamora à l'adresse de sa compagne, jetant ses bras autour de son cou et son visage dans les boucles impétueuses de ses cheveux. Enfin, elle se calme, et inspire à fond. La lionne s'apaise et trouve le réconfort dans cette odeur familière. Son petit coeur bat doucement au rythme de leurs embardées. Le soleil lèche sa peau d'une chaleur confortable. Elle pourrait presque s'endormir ici...

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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Sam 10 Sep - 11:28






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Ton rire s'envole dans les airs tandis que vous dévalez les étages deux par deux. Tu as besoin d'air. Tu as besoin d'elle. Tu as besoin de vitesse; de chaleur; d'adrénaline. Tes cheveux ballottent à côtés des siens; tes boucles rebondissent au rythme de vos pas. Bientôt vous serez libres; bientôt vous repartirez toutes les deux vers une de vos folles aventures. Oubliez l'ennuie qui s'était emparé de toi quelques minutes plus tôt provocant une série de bâillement à t'en décrocher la mâchoire.  La brume qui avait envahit ton esprit se dissipe petit à petit faisant de toi une nouvelle femme. C’est le danger qui te fait vibrer, c’est la possibilité que tu puisses mourir à n’importe quel moment – provoquer la mort pour mieux la défier. Tu sais ce qui se cache sous sa belle apparence, tu connais la force et la sauvagerie qu’elle masque mais tu avances fièrement. Car tu veux être celle qui défiera la nymphe terrestre; la lionne aux crocs acérés. Pourquoi te perds-tu ? Qu’a t-elle de plus que les autres ? Parce que malgré sa peur elle avance toujours vers toi; malgré ce qu'elle sait elle ne fuis pas; non elle se rapproche toujours plus prés pour au final mieux s'éloigner. Et que tu te perds toujours pour un ouragan de jais. Son âme ne t’appartiendra pas Raven; elle te suis, elle te fuis. Quand ses bras t'entourent tu la perd à nouveau une fraction de secondes plus tard. Sauvagerie; pourtant tu aimerais la rendre docile à souhait; mais on ne met pas un animal sauvage en cage. Toi-même tu n'aimes pas la sensation d'appartenir à un autre; c'est bien pour ça que Logan et toi ne parlaient jamais de votre relation. Ce n'en est pas une. Tu ne peux pas appeler ça comme ça. Des relations; des sérieuses tu n'en a pas vraiment eut... Mis à part Carole mais ça s'est mal fini. Et si tu la perdait ? Non. Impossible; pas elle tu ne t'en remettrais pas. Pourtant quand tu la vois avec Jean tu doutes. Un malaise s'installe chez toi; comme lorsque sa main à lâcher la tienne ce jour-là à l’hôpital. Tu secoues la tête; profites de ce moment... Tu attrapes les clés du véhicule et te diriges vers celui-ci. Lorsque tes yeux se posent sur sa peau ambrée tes soucis s'envolent.

Tu lui balance les clés du véhicule et prend place à l'intérieur de la jeep.  « J'espère que t'as le coeur bien accroché, bébé. » balance-t-elle avec désinvolture. Ton rire vibre au même moment que le grondement du moteur. Un doux son qui s'élève dans les airs et d'un coup de botte sur l'accélérateur vous voilà partie. La voiture vole hors du garage pour venir s'écraser sur la roue poussiéreuse à toute allure. Le vent te fouettes le visage et fait virevolter vos cheveux qui s'entremêlent.  « LIIIIBRES ! » hurle-t-elle à travers le désert; ça t'arraches un sourire alors que vous foncez à travers les dunes de sables. Tu attrapes tes lunettes de soleil et les posent sur ton nez. « T'as rien contre un petit détour ? » dit la belle brune à ton intention. Tu hausses les épaules alors qu'un rire s’empare d'elle. Elle accélère à travers les routes poussiéreuses laissant un écran de fumée derrière elles.  « Prends le volant ! » son cri la surprend alors qu'elle lâche le volant sans lui laisser le temps de répondre. Tu glisse sur le cuir qui chauffe sous ta peau et prend les commandes. Ton pied se pose sur l’accélérateur alors que Gamora se lève pour passer à travers le toit ouvrant. Tu secoues la tête en souriant. Elle est folle; elle te rend folle; folle d'elle. Tu ris; à nouveau devant la scène qui se passe au dessus de toi. Tu te sens bien et t'amuse pour la première fois depuis une éternité. Tu zigzag légèrement sur la route sableuse afin d'éviter les nids de poules et respire le grand air. La jeune incongrue fini par se laisser tomber à l'arrière du véhicule « Conduis-moi, » souffle la belle nymphe terrestre à ton intention. Ton coeur loupe un battement et tes doigts resserrent la pression que tu exerces sur le volant. Ses bras viennent entourées ton cou et sa tête se nicher dans tes cheveux desquels émanent ton parfum et l'odeur d'écume de l'océan. Tu accélère encore en ligne droite sur la route appréciant le contact de Gamora contre toi. Tu n'oses pas vraiment bouger de peur qu'elle le brise comme plus tôt dans la journée. " Tu pense que Logan nos en voudrait si on fuyait à travers le désert ? " tu souris; baisse légèrement la tête sans quitter l'horizon des yeux pour venir déposer tes lèvres sur la peau de Gamora. Tu niches ton nez au creux de son coude respirant l'odeur rassurante qui s'en dégage "Après tout je m'en fiche bien qu'il soit en colère... La tentation est forte... Mais on est pas du genre à fuir n'est-ce pas ? " tu relâches un peu la pression que tu exerces sur l'accélérateur; le vent fouette toujours ton visage mais un peu moins violemment voilà tout. D'une main tu viens caresser l'avant bras de Gamora en une douce caresse. Tu n'es pas du genre à fuir... Pas avec elle. " Pas le temps que tu serra à mes côtés..." lance-tu en un doux murmure.

 


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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Sam 24 Sep - 0:30



Chest's beatings
blueen



Les bras autour du cou comme lancés autour d'une bouée de sauvetage, Gamora se laisse bercer, tantôt par les mouvements de leur véhicule et tantôt par la voix chaloupée de Raven. Ses mots glissent dans l'air chaud et se perdent au creux de tes oreilles comme un doux frisson. Leurs cheveux s'entremêlent, éclaircies d'or et d'ébène, une parfaite détonation qui semble déchirer l'ocre monotone du désert. Ici, seuls leur souffle et le ronron du moteur résonnent. Elles sont seules ; seules avec leurs pensées, leurs désirs et leurs interdits. Ses doigts glissent dans sa nuque et effleure la peau qui n'est pas la sienne, les boucles qui s'enroulent et s'échappent, les effluves marines qui lui ramène en mémoire leurs échafaudées. Gamora sourit. "Tu pense que Logan nous en voudrait si on fuyait à travers le désert ?" La jeune femme baissa la tête et son baiser sur sa peau la fit perdre le fil de ses pensées. Elle marmonne quelque chose d'incompréhensible. Puis Raven nicha son nez au creux de son coude et la garde resserra son étreinte pour la chérir tout près d'elle. "Après tout je m'en fiche bien qu'il soit en colère... La tentation est forte... Mais on est pas du genre à fuir n'est-ce pas ?" Leur vitesse décélère quelque peu et rend le vent sur leur visage plus supportable, plus proche d'une caresse ; comme celle qui, doucement, vient effleurer son bras. Gamora se doit d'y baisser les yeux pour vérifier qu'il ne s'agit pas d'un rêve, mais non - les doigts fins de Raven sont sur elle et son contact trop doux pour elle la fait doucement frissonner. La douceur, elle ne l'a jamais connu ailleurs qu'au contact de la garde. Elles qui se montrent si violentes, baignées dans les poings et les joutes verbales s'adoucissent lorsqu'elles s'approchent. Gamora avait toujours vu là une sorte de jeu curieux qu'elle poursuivait afin de voir jusqu'où elle pourrait la dompter... ou se faire apprivoiser. Mais fuir... Ce n'était pas dans son programme. Même devant la peau elle ne fuirait jamais et c'était pourtant l'un des sentiments que Raven lui faisait le plus ressentir. La jeune femme craignait de se faire avoir trop facilement et qu'elle ne perde tout intérêt à ses yeux. Que leur jeu ne soit rien de plus et que ses sentiments la trompent ; qu'elle se trompe sur toute la ligne et ça, elle ne l'accepterait jamais. Elle s'ouvrait à Raven. Elle ne le ferait jamais avec quelqu'un d'autre. Elle ne fuyait pas, non, au contraire : elle fuyait droit devant, les yeux clos et guidée par son coeur et sa témérité. "Non, jamais." Ses yeux se ferment et son souffle ralentit. "Pas le temps que tu serra à mes côtés..." Un léger tremblement l'agite ; puis sa main remonte sur sa joue, l'entoure et la tourne vers elle. Ses yeux sont de braise, son sourire de cendre et ses cils papillonnent comme la flamme d'une bougie. "Je le serai tant que tu le voudras." Gamora se mordit la lèvre, hésitante. Son regard cherche celui de la blonde puis, lorsqu'elle le trouve, elle s'y accroche et quitte le siège passager. D'un mouvement de jambe, elle passe au-dessus d'elle et s'assoie sur ses cuisses, ses bras toujours sagement posés autour de son cou. Elle penche la tête, malicieuse. "Et si on s'enfuyait toutes les deux ? Tu penses être capable de conduire comme ça ?" Gamora se penche et ses cheveux sombres dégringolent dans la poitrine de Raven. Son ventre se colle au sien, ses cuisses nues se pressent contre celles qui la retiennent... Elle pouvait ressentir leur chaleur qui se mêlaient dans un torrent de non-dits. Puis ses lèvres trouvèrent son chemin dans sa nuque où elle vint déposer un court baiser, puis un autre ; ses mains et son souffle se perdent dans sa chevelure d'ange. Sa langue remonte le long de sa peau au goût de sel où elle murmure son nom. Elle soupire, sourit. Et plante ses dents dans la peau tendre de son cou pour y laisser sa marque. Ses lèvres pleines s'appliquent, suçotant et mordillant la chair rosée qui se met à rougir. Ses doigts se crispent dans ses boucles. Puis ils se détendent et glissent le long de son épaule, de son bras et de sa taille où ils vinrent se perdre à la lisière de ses vêtements, là où sa peau se dessine.

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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Sam 24 Sep - 14:37

Chest's Beating
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Le vent fouette vos visages alors que vos rires retentissent à travers le désert. Un instant et ce moment vous appartient. Gamora se libère, te passe le volant. La nymphe terrestre se transforme en volatile. Tu observe l'ombre le regard hagard. Tes lèvres ne cesses de s'étirer en un sourire incontrôlable. Sourire qu'elle est la seule à pouvoir t'arracher. Lorsque tu es à ses côtés tu n'es plus la même; elle te déroute; te rend folle. Elle a le don de ressusciter le fauve sans le vouloir; l'attirant toujours plus vers elle. Aimer. Ça franchit la barrière de la raison. La garde à la peau ambrée s’approche. Sa poitrine contre le dossier du siège en cuir brûlant, un peu contre toi aussi. Ses lèvres à ton oreille. Tu te perds; te laisses doucement saisir de ses bras profitant du contact de votre peau. Un coup d’œil furtif sur ton épaule pour voir que vos cheveux se mêlent à nouveau dans un tourbillon d'ombre et de lumière, d'or et de jais. Spectacle fascinant qui t'empêche de te concentrer sur la route mais bien vite la raison t'appelle de nouveau. Raison; Folie. Le bord de la falaise t'appel; jette toi du précipice. Tes yeux sondent la route sableuse. Les doigts de la belle ingénue glisse sur ta nuque, dans tes cheveux. Tu frissonnes. Ce souffle que tu découvre à peine dans ton cou, tu t'en délecte comme un fruit défendu. Tu évoques la fuite, partir. Toutes les deux et rien que toutes les deux loin de tout.Non ce n'est pas pour vous; pourtant tu en crève d'envie. Retourner dans l'océan; se laisser bercer par les vagues; vos corps pressés l'un contre l'autre. Comme quelques heures auparavant. Tes lèvres parcourent la peau dorée; l'effleurent; l'embrasse; sans quitter la route des yeux. Ton nez se niche au creux de son coude; petit museau gelé qui se réchauffe; cherche son odeur. Tu danses, tu joues avec le feu. C'est dangereux. Tu jongles entre l’image de séductrice que posséde Gamora et celle que tu as pu lire dans ses yeux à chaque fois que tu es venue lui ronronner à l’oreille. Vos jeux ce sont toujours mal terminés. A deux doigts de l'avoir elle file l'instant d'après. Impossible de se saisir de celle qui te fais tant envie. L'interdit. Piégée par ton propre jeu, damnée par tes propres flammes. Plusieurs fois tu as songé à disparaître, abandonner et ne plus te faire passer pour celle que tu n'es pas… Mais renoncer à cela c'est impossible. Elle n'est pas ton amie; elle n'est pas ton amante; elle est ton envie.

Elle s'ouvre à toi; tu saisie la poignée de la porte qui s'entrouvres. Ne la lâche pas; pas cette fois Raven. " Pas le temps que tu resteras à mes côtés" les mots s'envolent dans les airs; tournoient; la frappe de plein fouet. Qu'a-tu dit? Ta poitrine se gonfle; tu retient ta respiration t'apprêtant à la voir fuir. Tes mains se crispent sur le volant; tu ralentis légèrement. L'air devient plus supportable à présent. Un léger tremblement l'agite ; sa main remonte sur ta joue, l'entoure et te tourne vers elle. Tu ne respires plus. Ton souffle se fait court; alors que ses yeux de braises plongent dans les tient. Elle sourit; elle t'envoûte, tu en oublierai presque la route. Tes yeux parcourent sa peau, détails ses traits.  "Je le serai tant que tu le voudras." elle se mord la lèvre; cherche ton regard; fini par le capter. La pression de tes doigts sur le volant se fait plus douces alors qu'elle quitte son siège pour se poser sur tes genoux. Ton cœur bat à la chamade. On ne choisit pas les choses qui bouleverse sa vie, certaines rencontres marquent plus que d’autres, certaines décisions viennent heurter sensiblement la vision que certains se font du futur. Mais toi, tu as toujours eu le goût du risque, tu as toujours apprécié jouer avec le feu jusqu’à te brûler le bout des doigts ou même la main entière et à cet instant c'est ton corps entier qui s'enflamme.  "Et si on s'enfuyait toutes les deux ? Tu penses être capable de conduire comme ça ?" Malicieuse. Tu souris. Un coup sur l'accélérateur; vous prenez de la vitesse. Elle se penche. Ses cheveux dégringolent en cascade sur ta poitrine, tu te cramponne au volant. Son ventre se colle au tient. Ses cuisses se frotte contre ta peau. La gymnaste se contorsionne avec aisance; ses lèvres viennent trouver son cou; ses mains tes cheveux. Ton cœur s'accélèrent. Elle gagne. Un gémissement franchit la barrière de tes lèvres roses lorsque sa langue parcours ton cou. C'est fini. Est-ce encore un jeu? Tu n'en est plus vraiment sure. Raven. elle murmure ton nom. Tu te retrouves au seuil de la folie. Et ça te plais. Ses dents se plantent dans ton cou; t'effleurent; suçotent; t'embrassent, t'embrasent. Ses doigts parcourent tes boucles, ta peau porcelaine. Ta respiration se saccade alors que tes lèvres effleurent sa poitrine. Fini. Un coup de frein. Tu viens entourer son dos de tes bras pour ne pas lui faire mal. La voiture pile; vous renverse.  Piquée au vif, marqué au fer rouge sur ta peau, la garde ne semble pas vouloir montrer son jeu et abattre ses cartes. Peur de perdre cette partie ? Sans doute, tu viens déjà d’être privée de tes tours. Mais bon sang; il ne s’agit plus d’un jeu.  Caressant doucement la cuisse de la nymphe tu laisse ta main remonter vers la fesse de la brune lentement, tu te perd en un soupir «   Si tu savais... ce que tu provoques chez moi... tu en tremblerais...  » tu soupire en venant chercher ses lèvres pour les effleurer des tiennes, à peine; sentant une vague de chaleur parcourir ta poitrine. Plus de jeu.
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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Mar 4 Oct - 18:18



Chest's beatings
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La vitesse était son désir, l'odeur de sa peau son adrénaline. Ses cheveux fuyaient au vent, portés par les kilomètres que leur véhicule avalait. Son corps était un brasier qui s'alimentait des soupirs et des sourire de Raven. Elle s'était penchée sur elle, sa poitrine pressant la sienne, ses lèvres courant le long de sa nuque. Gamora goûta la peau tendre qui s'y trouvait et ne résista guère avant d'y planter ses dents, marquant la douce surface de son passage. Elle avait visé haut, suffisamment haut pour qu'aucun col ne puisse cacher le suçon violine qu'elle venait de placer. Raven était à elle ; ainsi, tout le monde le saurait. Ses mains descendirent sur sa taille, sur ses hanches. Possessive. Acharnée. Sienne. Peu importe le temps que cela lui prendrait. Les pas qu'elles feraient, les distances qu'elles prendraient à reculons de peur de se brûler les ailes ; la blonde lui appartiendrait et lui appartenait déjà. Elle pouvait le discerner à travers les tremblements qui l'agitaient. Ou étaient-ce les siens ? Perdue dans sa respiration en saccades, Gamora ne pouvait que se raccrocher au coeur qu'elle sentait battre tout près. La brune la marqua et Raven gémit. Elle adorait ça. Alors elle mordit un peu plus fort pour l'entendre à nouveau. Ses lèvres contre sa poitrine la firent trembler elle aussi. Soudain, ses cuisses se serrent contre les siennes et dans un mouvement vif, Raven freine et les envoie toutes deux frapper le volant. Un bras derrière son dos l'empêche de s'y heurter trop violemment mais c'est le choc et la puissance qu'elle perçoit dans son regard qui la fait frissonner. Le dos penché vers l'arrière, Gamora entoura ses épaules de son bras pour s'y retenir. La main de la jeune femme remonta le long de ses cuisses jusqu'à épouser la forme de ses fesses. Un frisson la secoua doucement. Ses reins s'embrasèrent sous ses doigts. Elles n'ont plus rien d'innocent. Plus rien de prémédité. Rien d'autre que leurs désirs qui s'allument et s'enflamment. «  Si tu savais... ce que tu provoques chez moi... tu en tremblerais...  » Gamora entrouvre la bouche mais ses lèvres ne répondent plus - puis celles de Raven se rapprochent, l'effleurent et l'attisent. Ses reins se cambrent tandis que la brune se surélève sur ses jambes et que sa main se perd dans sa chevelure d'or. Ses paupières se ferment. Dans un dernier souffle, ses lèvres se referment sur les siennes. Sa poitrine explose. Son esprit se perd. Surplombant l'ange qui la fait perdre toute noblesse, Gamora glissa sa langue contre la sienne et ses doigts glissèrent à la naissance de son sein. Sa main remonta sur sa poitrine pour la masser lentement et la faire gémir à nouveau. Froisser les fibres de son haut. S'emparer d'elle. Son souffle se mélangea à celui de Raven. Son ventre se soulève au rythme trop rapide de sa respiration. Depuis combien de temps avait-elle attendu ça ? Combien d'heures avait-elle passé à rêver de ses mains sur son corps, du goût de ses lèvres, du contact de sa peau trop chaude contre la sienne ? Trop longtemps. Elle s'en sentait ivre désormais. « Fais-moi trembler alors... » murmure-t-elle en se détachant de ses lèvres pour quelques instants, ses pupilles sombres emplies de désir se fixant dans les siennes.

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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Sam 8 Oct - 13:57

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Le choc; violent. L'envie; invasive. C'est la nymphe de l'eau et celle de la terre qui jouent et se mélangent. Un jeu dangereux dont elles ne sont plus les maîtres. Elle s’est envolée la Raven déterminée, sans peur, celle que personne ne peut ébranler, la voilà fragile et corrompue. Sa tête chavire sous les lèvres de la belle métisse. Encore plus; ne t'arrête pas. Jamais. Tu fond évidemment; la flamme qui s'agite ardemment en toi te hurle de la faire tienne. Ta respiration se saccade alors que ses mains parcourent ta peau. Un gémissement passe la barrière de tes lèvres. Marque d'approbation à ce qu'elle est entrain de te faire. Preuve de ta faiblesse et de ta folie. Tu t'en fiche bien après tout. Ce que tu veux c'est bien plus que sa langue qui happe ton cou. C'est un hoquet qui émane de toi; elle est trop forte pour lutter. A peine te retire-tu de cette délicieuse tentation, que tu dois aussitôt te contenir férocement pour ne pas réitérer l’expérience qui te mord la lèvre comme un désir manqué. Un goût musqué de soir d’été. Citron et romarin. Une douce chaleur démunit l’âme de la belle, lui confisque ses dernières illusions de sagesse impure. C'est beaucoup trop tard. La chute est vertigineuse et elle avoue ses tourments. Tes lèvres frôles celle de Gamora; les cherchent; les volent. La belle à la peau irisé se cambre; se surélève; ses mains viennent se perdre dans tes cheveux d'or; puis l'extase. Tu t’affole. Le monde chronométré que tu t'es confectionnée s’affaisse inéluctablement comme un vulgaire château de cartes. C'en est fini de la Raven sauvage. Sa langue vient caresser la tienne avec une douceur que tu ne lui connait pas; sa main vient rejoindre ton corps; froisse les fibres de ton haut; t'arrache un nouveau gémissement. Faible que tu es dans ses bras qui te font tant rêver. « Fais-moi trembler alors... » c'est un murmure qui s'échappe de ses lèvres lorsqu'elles quittent les tiennes. Ses pupilles crie son envie d'aller plus loin. Tu te mords la lèvre inférieure.  Tes baisers enflammées se perdent dans son cou, tu sais que son corps réagira très vite à ce genre de caresses. Tes mains se baladent doucement sur son dos, venant caresser avec tendresse ses reins puis ses cotes tandis que tu resserres doucement ton corps contre celui de la femme qui te tourmente . Tes yeux couleur océans s’attardent sur le grain de la peau du décolleté de la garde, l'envie d'y déposer des baisers enflammés te prend sauvagement. C'est donc tout a fait naturellement que tu rapproche tes lèvres sur le buste de la belle pour le couvrir d'embrassades a la fois tendre et fougueuses alors que dans un dernier mouvement tu te débarrasse de sa veste et de son débardeur, faisant glisser le tout plus loin.

Ce visage. Ces yeux. Cette bouche. Cette odeur. Ce regard. Tu connais tout ça par cœur, jusqu’aux moindres méandres du goût de ses lèvres, jusqu'au glacis vert dans ses yeux bruns. Tu l'a trop de fois observé, trop de fois tu as laissé glisser ton regard sur elle, la dépouillant de chaque parcelle de son physique, de ses gestes et de son allure. Ses yeux t'avais fait sienne dès l'instant même où elle t'avais regardé, avant même que ton cœur ne comprenne que tu ne voulais qu'elle. Toi : Raven Darkhölme.... Toi ? Une simple femme, une femme comme les autres qui un jour s’était levée et avait rencontré sa destinée : Gamora. Un bout de femme qui allait changer ta vie à coup de mots épineux et de regards charbonneux. Tes lèvres viennent chercher celles de Gamora pour les sceller l'une à l'autre. Tu ne pense plus à rien si ce n'est à ce moment spécial, électrique, vibrant. Les baisers que tu dépose sur le cou de ta belle lui enflamment la peau, comme si elle était marquée au fer rouge. Tu entend alors la brune se perdre en complainte doucereuse contre l'oreille de l'amante que tu deviens, tandis que tes mains continuent de se perdre dans la chevelure scintillante de ta collègue. Ce sentiment de plénitude, d'être exactement là où tu dois être t'envahis peu à peu. Tu en oublie le reste, tu en oublie les journées de labeur, tu en oublie jusqu'à ton prénom. Plus rien ne compte sauf ses baisers, sauf son regard, sauf le fait qu'elle est à toi et rien qu'à toi.
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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Mar 8 Nov - 23:33



Chest's beatings
blueen



Gamora n'avait jamais été sage. Gamora était curieuse, imprudente, volatile. Gamora était de celle qui s'approchait encore et encore du soleil jusqu'à ce que ses ailes brûlent et que sa peau fonde. Elle aimait le danger. Les battements de son coeur. Et plus encore, ceux qui résonnaient à l'unisson contre le sien. Elle les sentait même cogner contre ses mains aventureuses, sous ses doigts qui s'étaient glissés sur ses vêtements et dans les creux interdits. Sa jolie prisonnière gémit doucement, plus faible que jamais dans ses bras. Elle adore ça. Cette sensation de la posséder et d'être sienne toute entière à la fois. Dans un murmure, elle admet sa propre faiblesse et les baisers qui s'égarent dans son cou la font soupirer à son tour, les dents plantées dans sa lèvre inférieure. Puis les lèvres se perdent à la naissance de sa poitrine, ses vêtements se dispersent au loin et la brune ferme les yeux, une expression de plaisir marquant ses traits. Ses bras entourent le petit corps de la garde et s'abandonne au traitement qu'elle lui réserve, glissant parfois son regard de braise sur le sien - sa cuisse contre elle - son souffle imprudent au creux de sa nuque. Elle y dépose son nom comme une prière interdite. Raven. Que n'aurait-elle pas donné pour pousser leur petit jeu jusqu'aux limites du déraisonnable, jusqu'au mal vu, jusqu'aux barrières invisibles que les jeunes femmes dressent encore entre elles pour se donner un semblant de bienséance. Jusqu'où serait-elle allé pour la faire basculer sur ce siège et perdre de vue l'ardoyante vision du désert pour en trouver une plus dévorante encore... S'abandonner dans son abandon à elle.

« ...//krk/ ..llo..// » Le son grésilla à côté d'elle mais Gamora choisit de l'ignorer. Elle grogna de mécontentement et se perdit à nouveau dans la chevelure d'or. « ..llo, //gents Whobrr/// ölme ?.. » Encore. La brune gronda un peu plus fort. Ses lèvres étaient remontées pour mordiller le lobe de son oreille et glisser ses mains sous son haut. Ses doigts habiles y dégraffèrent l'attache et firent tomber le tissu vers le bas. « ..//rberi et Darkhölme, répondez. » Avec un grognement sourd et un cri de rage, Gamora s'arracha enfin à sa compagne et attrapa le talkie qui avait roulé sur le siège. Elle tourna le bouton jusqu'à ce que la communication se fasse plus clair et hurla dans l'appareil : « QUOI, putain ?! » Son souffle était court, erratique, et sa colère de s'être fait interrompue au pire moment se déversa sur le pauvre combiné qui craqua dans sa main. A l'autre bout, un supérieur pas le moins du monde impressionné par sa hargne répondit d'une voix traînante. « Qu'est-ce que vous foutez ? Vous êtes parties depuis trop longtemps, vous devriez déjà être sur place. » « On avait trop chaud, on s'est arrêtées pour prendre un bain de soleil, » répondit-elle en ricanant d'un ton amer. « J'en ai rien à foutre. Bougez vot' cul et rappelez dès que vous êtes sur place. Terminé. » Le talkie redevint silencieux et, prise d'un coup de sang, Gamora le jeta avec force sur le siège arrière. Puis, sa respiration encore folle et ses cheveux se dressant sauvagement tout autour de ses épaules, la jeune métisse fit une moue emplie d'une fausse tristesse à Raven. Presque fausse. La déception, elle, n'était pas surjouée. « Désolé ma belle, va falloir remettre ça à une autre fois. Tu permets ? » Elle se pencha au-dessus d'elle pour rattraper son t-shirt et sa veste et les renfila tranquillement. Ce ne fut qu'une fois habillée qu'elle quitta les genoux de la blonde pour retrouver sagement sa place, lissant du plat de la main les mèches qui volaient devant ses yeux. « Tu te sens capable de reprendre le volant ou on change de place ? » demanda-t-elle tout en la fixant remettre ses propres vêtements en place.

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MessageSujet: Re: Chest's beatings   Mar 6 Déc - 17:40

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I let you in, keep me warm underneath my skin

Ses bras, ses lèvres, ses mains, son corps, son être. Absolument tout chez elle te rend folle; te fais perdre la tête. Tu la veux rien que pour toi, rien qu'à toi; elle; elle; elle. Tes doigts parcours son corps à la peau ambrée; la chérisse; la découvre. Son épiderme t'appelle; te cris d'assouvir tes désirs sur elle; tu la déshabille presque, tu en veux évidement plus. Fini les bisous délicats, c'est la sauvagerie qui s’empare de vous; la frustration qui lâche, claque, explose. Ton coeur, son coeur, finissent par battre à l'unisson. Jamais; ô grand jamais tu n'as ressentie de choses aussi fortes émotionnellement. Tu gémis doucement, te concentre sur elle; plus rien existe autour de vous. Un léger vrombissement attise tes oreilles; c'est l'extase. Pas de celles que tu connais d'habitude, pas de celles que tu partages avec ton chef aux bras musclés. Des remords ? Tu n'en a pas, non. Pas à cet instant, seul le présent compte à tes yeux. Seule ta partenaire a de l'importance pour toi. Ta respiration roque vient s'immiscer au creux de son cou; si fin; si sexy. Tu te mords la lèvres inférieure; grogne; appose tes lèvres sur son cou. Gamora. Tu la chérie. Une pression et tu te colles à elle, un rire passant la barrière de tes lèvres rosées.

« ...//krk/ ..llo..// » Le son est irritable et tu sais très bien d'où il provient. La belle aux cheveux ébènes grogne de mécontentement et se perd à nouveau dans la chevelure d'or qui dégringole sur tes épaules. Bien on ignore l'instrument de communication. « ..llo, //gents Whobrr/// ölme ?.. » Tes mains se pressent contre le volant avec rage; tandis que Gamora grogne de plus belle.Tout est bien vite oubliée alors que ses lèvres remontes pour mordiller le lobe de son oreille et que ses mains se faufilent sous son haut. Ses doigts habiles dégrafe l'attache pour libérer sa poitrine. « ..//rberi et Darkhölme, répondez. » Elle met fin à la proximité entre vous en se lançant avec rage sur le talkie qui gît sur la banquette en cuir à côté de vous. « QUOI, putain ?! » hurle-t-elle le souffle encore court. Tu t'affales sur le dossier, passe une main dans tes cheveux afin de les remettre en place avec frustration. Tu baisses les yeux et glisse tes doigts doucement sur la cuisse de Gamora observant les reflets dorées de sa peau. « Qu'est-ce que vous foutez ? Vous êtes parties depuis trop longtemps, vous devriez déjà être sur place. » « On avait trop chaud, on s'est arrêtées pour prendre un bain de soleil, » répond-t-elle en ricanant d'un ton amer. « J'en ai rien à foutre. Bougez vot' cul et rappelez dès que vous êtes sur place. Terminé. » Gamora lance le talkie avec rage sur la banquette arrière. Tu l'observe avec un petit sourire en coin moqueur. Tes yeux malicieux la détaille amusée. Son air vexée provoque chez toi une hilarité que tu te caches de montrée étant tout aussi frustrée qu'elle. « Désolé ma belle, va falloir remettre ça à une autre fois. Tu permets ? » tu te plaque contre le siège afin de la laisser attraper ses vêtements. Tu la sonde sans vergogne regrettant déjà le gout salé de son cou. "J'ai hâte d'être à la prochaine fois dans ce cas" dis-tu amusée. Elle quitte enfin tes genoux et c'est à ton tour de te rhabiller; le tissus glisse sur ton corps et tu te cramponnes au volant en soupirant. « Tu te sens capable de reprendre le volant ou on change de place ? » tu détournes la tête vers elle et un rire s'échappe de ta bouche. Tu tournes les clés et remet le contact pour toutes réponses. Le moteur gronde et c'est avec un demi-tour contrôlé que tu t'enfonces à nouveau dans le désert.
Made by Neon Demon

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Daydream
The darkness I once knew; What could go wrong?; My heart is safe with you; I'm living in a daydream ▬ TITANIA
 
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Chest's beatings
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