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 Who let the dogs out ? - Abel

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MessageSujet: Who let the dogs out ? - Abel   Lun 15 Aoû - 0:57

Jaime gara sa voiture non loin du cabinet qu'elle visait. Elle venait tout juste de le dépasser, avait eu la chance de tomber sur une place libre à quelques mètres, mais même face à ce coup de chance non négligeable, elle ne se trouvait pas si avantagé. La petite brune poussa un soupir équivoque, en regardant le temps qui n'était à l'évidence pas de son côté. La pluie tombait drue, même s'il faisait chaud. Et elle savait qu'en sortant de sa voiture, elle arriverait probablement trempé jusqu'aux os chez le vétérinaire. Coupant le moteur qui ronronnait, le bruit des essuie-glaces sur le pare-brise cessa aussitôt, et la jeune femme se tourna pour observer l'état des choses.

Le trottoir était trempé, humide au possible, des flaques sur tout le chemin qui, avec sa taille, ferait sûrement office de piscine. Jaime eut un petit rire agacé en regardant le spectacle un peu déprimant sous son nez. Elle songea à renoncer, à faire marche arrière, à rentrer chez elle. Mais si elle ne se trempait pas maintenant, elle le ferait probablement en rentrant chez elle, sans pouvoir trouver une place près de son appartement.

« Allez, allez, c'est pas si pire, souffla-t-elle pour se donner du courage en posant la main sur la poignée de sa portière. »

Les clefs dans sa main libre, elle ouvrit le véhicule et s'extirpa rapidement. Refermant derrière elle, la brunette se mit à courir sur le trottoir, pour gagner rapidement le cabinet vétérinaire. Sa décision était prise, elle ne ferait pas demi-tour, déjà mouillée comme pas possible. Lorsqu'elle passa la porte pour pénétrer dans la petite salle d'attente totalement vide, Jaime était rincée de la tête au pied. Ses cheveux gouttaient dans son col ouvert, son chemisier avait absorbé toute l'eau qu'il avait pu, au point où maintenant il lui collait à la peau d'une manière relativement désagréable. Et son jean ? Elle savait déjà qu'elle en aurait les jambes bleues en le retirant ce soir. Ses chaussures faisaient un « splosh splosh » aussi comique qu'humiliant...

Mais elle était là. Droite, un peu refroidie, mais bien présente. Dans une pièce vide cependant. Jaime prit la peine de dégager les mèches de cheveux de son visage en s'avançant vers le comptoir devant elle. Elle le fit d'un pas lent, observant la décoration des lieux, ou l'odeur de propre qui régnait ici. Elle arriva jusqu'au meuble, où elle se hissa sur la pointe des pieds pour observer de l'autre côté. Personne de cacher derrière qui surgirait en hurlant « bravo ! Tu m'as trouvé ! », et pas un bruit si on enlevait les aboiements lointains.

Elle attendit bien deux vraies minutes avant de se décider à faire quelque chose pour raccourcir son temps d'attente :

« Y'a quelqu'un ? Demanda-t-elle à haute voix, un peu surprise de s'entendre avec tant de force et de clarté. »

Il y eut un tintement au bout d'un des couloirs, si bien qu'elle, toujours penchée sur le comptoir, revint immédiatement en arrière pour retrouver sa place de cliente en demande. Des bruits de pas approchant, elle comprit qu'on l'avait entendu et dès lors la nervosité commença à monter. C'était sans doute absurde, mais Jaime avait l'impression de prendre une décision vraiment importante pour sa vie. Bientôt un jeune homme, grand brun aux yeux sombres, apparut dans la salle d'attente et Jaime ne put s'empêcher de lancer avec une pointe de hâte dans la voix, comme une enfant prise sur le fait le ferait

« Je viens adopter un chien ! Lança-t-elle vivement avant de se reprendre dans la foulée : Si possible. Si vous pensez que je peux. Enfin. Je ne sais pas si c'est comme ça qu'on fait mais... Bon. Bonsoir ! »

Elle lui fit son plus beau sourire, se voulant aimable. Mais avec une entrée en matière aussi incertaine, c'était sans doute pas la meilleure manière de débuter une conversation qui se voulait pourtant parfaitement sérieuse.
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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Mer 17 Aoû - 1:46



" Who let the dogs out? "


Jaime & Abel







La pluie n'avait jamais vraiment dérangée Abel. Bien au contraire. Nombreux étaient ceux à ne pas supporter voir l'eau tomber du ciel, prétextant que la journée était foutue, se plaignant d'être trempé ou trouvant de nombreuses autres excuses à ce sujet. Le linge étendu, la voiture qu'il faudrait sûrement re-nettoyer, les vêtements qu'il faudrait sécher, ou tout simplement que ce n'était pas un temps à sortir. Notre ami lui, appréciait grandement la pluie, il adorait regarder celle-ci tomber au loin, ou encore se faufiler sur les fenêtres de sa clinique. Mieux encore, il adorait les orages. Il adorait observer au loin les éclairs se former dans les cieux en éclairant à des lieues à la ronde, offrant la carté du jour pour un très bref instant. Il avait toujours trouvé ça captivant, sans vraiment en connaître la raison, sans vraiment chercher de réponse à tout cela non plus. Cela lui plaisait et l'idée lui suffisait.

Outre la beauté du panorama en temps de pluie, il y avait autre chose qui était apprécié par Abel dans ce genre de situation, la faune locale qui changeait. Lorsqu'il en arrivait à pleuvoir suffisamment longtemps, l'ami de la nature se plaisait à observer les bêtes inhabituelles sortir de leur trou pour profiter de ce climat qui leur était bien propice. Que cela soit des escargots, des crapauds et grenouilles, ceux-ci semblaient être aux anges lorsque les nuages se soulageaient enfin. Le vétérinaire aimait aussi grandement la pluie pour sortir et découvrir ces créatures qu'on avait si peu l'habitude de voir. Nombreux étaient ceux à être dégoûtés par ces derniers mais pas lui. Jamais il n'a été dégoûté par une quelconque espèce animale et, sans doutes ne le serait-il. Il avait toujours été conscient que chaque être, chaque vie était un présent de Dame Nature à chérir et à protéger. Il ne connaissait pas son statut de druide, ou de protecteur de la Nature mais, faire ce genre de choses était si naturel pour lui qu'il l'aurait sans doutes continué dans d'autres vies.

C'est ainsi que, en cette belle journée pluvieuse, notre cher médecin était là, assis à son bureau, perdu dans ses pensées en train de contempler cette douce pluie qui le subjuguait, une fois de plus. Tellement était-il loin de son bureau qu'il n'entendit guère la porte s'ouvrir, ni même les petits bruits de pas trempés dans son enceinte. Il avait pris l'habitude d'être en compagnie de son assistante Crystalia et, était certain qu'elle s'occupait bien mieux des arrivants que lui. Bien plus chaleureuse, bien plus souriante et surtout d'une grande beauté ce qui, disons-le, était un point non négligeable lorsque l'on devait régulièrement accueillir des gens. Malgré tout, une voix l'extirpa de ses rêveries. Une douce voix féminine, demandant s'il pouvait bien y avoir quelqu'un dans l'établissement. Se relevant en s'étirant, notre homme sortit dans le couloir pour rapidement rejoindre l'entrée et y trouver une jeune femme, qui semblait avoir plus ou moins le même âge que lui. C'était une belle femme, une très belle femme. De celles que l'on en vint à ne jamais oublier, très certainement. Plus qu'une grande beauté, elle disposait surtout d'un charme palpable qui semblait être une denrée si rare de nos jours, où les femmes se cachaient derrière plusieurs couches de maquillages pour tenter de ressembler à de fausses icônes de beauté. Cette inconnue était trempée, de la tête aux pieds. Étrangement, la voir avec ces cheveux mouillés, lui fit tirer un léger sourire. Oui, cela semblait sublimer le tout, comme si, la pluie semblait être de ce côté. Outre sa crinière mouillée qui la rendait encore plus belle, la jeune femme portait un chemisier en cette journée, trempé lui aussi. Elle avait fait le choix curieux d'en porter un blanc et fin qui, en plus de lui coller à la peau en donnant un petit côté sensuel qui ne laissait très certainement pas indifférent Abel, ce dernier affichait une transparence importante, dévoilant ainsi certains de ses atouts sans le moindre mal. Un mauvais choix, en effet. Enfin … Mauvais, tout dépend pour qui, je dirais. En effet, le vétérinaire resta bloqué un bref instant sur ce doux spectacle avant de remonter, gêné et quelques peu rouge de ce qu'il venait de voir.

Fort heureusement, la belle inconnue l'aida, sans le vouloir, en enchaînant des mots à une grande vitesse, disant vouloir adopter un chien, bien qu'elle ne savait pas vraiment comment il fallait faire, avant de le saluer avec un sourire qui atteignit sans mal le pauvre petit cœur de son interlocuteur qui rougit de plus belle. Par chance, l'éclairage du couloir n'était pas des plus importants et, avec un peu de chance, l'on ne verrait pas de changement de couleur. Malgré tout, il tenta de lui offrir un doux sourire à son tour, avant de tenter de répondre à cette sylphide sortie de nulle part. « Bonsoir, bonsoir. Allons, on se calme, on prend une grande respiration, nul besoin de se presser, nous avons tout notre temps. Comme vous pouvez le voir, je ne croule pas sous le travail ce soir, vous pouvez vous estimer chanceuse. Enfin, un chien donc. On va aller dans mon bureau, on y sera mieux, mais, avant ça, vous semblez avoir besoin de quelque chose ... » Offrant son plus doux sourire, ou du moins celui qu'il pouvait offrir, ainsi ébloui par tant de charme et gêné par cette couleur qui ressortait à travers le blanc, notre homme recula de deux pas pour passer la tête à travers un couloir pour lancer quelques mots à haute voix. « Buggles ! Ramènes nous des serviettes s'il te plaît. » Au loin, l'on put entendre un petit couinement joyeux, suivi d'un brouhaha, quelque chose tombant au sol, un léger aboiement, une porte qui s'ouvre, puis une autre, pour enfin entendre de nouveaux objets métalliques atteignant le sol, ce qui fit doucement rire l'homme en blouse.

C'est après tout ce vacarme que des bruits de pattes se firent entendre approchant de leur position et, bientôt, du couloir où le vétérinaire avait donné quelques instructions arriva un Saint-Bernard, chevauché par un écureuil, joyeusement installé sur une pile de serviettes. A nouveau, Abel eut un petit rire, pour enfin se baisser vers les deux pour les caresser un à un « Jazz, je t'ai déjà dit, t'es pas obligé de faire tout ce qu'il te dit lui, il va te réduire en esclavage à force. » Le gros chien semblait néanmoins heureux et aboya joyeusement avant de lécher son sauveur, tandis que le petit écureuil lui, piailla à nouveau joyeusement. D'un geste de la main, Abel désigna la jeune femme qui avait traversé l'averse et, rapidement les deux compères se dirigèrent vers elle pour que Buggles s'éloigne des serviettes pour l'inviter à les prendre du museau, de son côté, Jazz, attendait sagement, la langue dehors. Une dernière fois, Abel zieuta le chemisier de la belle qui, sans le moindre doutes,  ne reverrait pas de si tôt. « Allez, dites bonjour comme je vous ai appris. » De son côté, le petit rongeur fit une petite révérence du mieux qu'il pouvait, tandis que le chien, lui, se contenta d'incliner bien bas la tête. « J'espère que cela suffira pour vous sécher on jurerait que vous avez pris un bain habillée. Je … Ahem » Son regard avait une nouvelle fois bifurqué dans la fameuse direction, rajoutant un peu de rouge sur ses joues et lui faisant prendre une courte pause, gêné. « Je … Peut-être est-ce que je peux vous offrir quelque chose de chaud ? Je ne sais pas, café, chocolat ou autre, on doit avoir d'autres choses. » Enfin, il tenta de lui offrir son plus beau sourire, ce qui ne marcha qu'à moitié, toujours aussi peu habitué et toujours aussi peu doué en matière d’interaction sociales. La chose semblait cruellement amplifiée en si belle compagnie et, en si bel état.

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Mer 17 Aoû - 11:16

Il y eut comme une gêne sur l'instant. Jaime le ressentit avec certitude, en regardant l'homme qui venait se présenter à elle. Il l'avait fixé un bref moment, à peine, et elle avait pu remarquer son regard se baissant vers plus bas que ses yeux, ses lèvres, ou son cou. Par réflexe, la petite brune baissa à son tour les pupilles, pour remarquer l'oeuvre du mauvais temps. Et là, elle comprit : si elle était venue en soutif dans ce cabinet, elle en aurait été absolument au même point. La honte... Heureusement que le garçon fut assez sympa pour lui proposer son aide, même si sous le coup de la nervosité et du stress, la Moore répondit dans la précipitation un « Euh non, j'ai besoin de ri- » qui passa totalement inaperçu.

Jaime n'eut pas le temps de vraiment finir sa phrase. Le ballet venait déjà de se mettre en marche malgré elle, et elle ne put rien faire pour l'en empêcher. Des bruits attirèrent son attention, elle écouta avec patience les propos du vétérinaire venu l'accueillir, tout en attendant avec une pointe d'impatience ce qu'elle devait découvrir. Le tout rythmé par les aboiements dans le fond du couloir, les bruits de pas contre le carrelage, les couinements de ci de là. Très vite, un chien apparut dans le cadre de la porte, une serviette sur lui qu'on vint lui apporter, et son dresseur attitré vint se présenter à elle pour de bon.

La petite brune en fut sincèrement surprise. Les yeux ronds, étonnée par ce qu'il venait de se passer. Elle eut le réflexe de revenir vers l'autre humain et adulte de la pièce pour lui demander d'une petite voix surprise : « Vraiment, un écureuil qui a domestiqué un chien. Dans quel monde je suis ? Alice aux pays des merveilles, c'est ça ? J'ai pris un coup sur la tête avant de rentrer et on ne me l'a pas dit ? »

Elle qui avait les bras croisés sur sa poitrine pour cacher son soutien-gorge eut le réflexe étrange mais bien réel de porter sa main à son crâne pour vérifier s'il n'y avait pas des bosses quelque part. Ça, ça aurait au moins eu le mérite d'être logique. Mais il n'en était rien, et Jaime dut se rendre à l'évidence : elle avait mis les pieds dans un autre monde. Il fallait s'y faire, être forte, persévérante. Ça n'était pas si grave, tout au plus amusant et attendrissant. Elle attrapa la serviette qu'elle enlaça à moitié, regardant toujours le spectacle d'un œil étonné.

« Merci... »

Ce fut là bien la seule chose qu'elle réussit à articuler ensuite. Bien que le vétérinaire avait repris la parole, la ramenant sur terre de ce fait, et qu'elle réussit à l'écouter en détachant le regard des deux bêtes dans la pièce. Un bain habillé ? Jaime fronça les sourcils. Il n'allait probablement pas s'en plaindre, vu comment il en avait profité et... ET COMMENT IL EN PROFITAIT ENCORE LE GOUGNAFIER ! Encore un peu et ses joues déjà bien rouges allaient se mettre à clignoter ! Jaime n'en revenait pas. Ah, puisqu'il voulait faire les choses ainsi, alors elle n'allait certainement pas l'épargner. Attrapant sa tignasse trempée, elle l'entoura de la serviette sèche pour en absorber l'eau, et répondit à l'homme qui proposait encore de l'aider :

« Je ne serais pas contre un thé s'il vous plaît, fit-elle avec un sourire poli et un regard mutin : Et vous, vous voulez regarder une dernière fois avant que je sèche ou vous en avez déjà assez profité ? »

Histoire de lui faire comprendre qu'il était pris la main dans le sac et que la question ne se posait pas vraiment. Il en avait aussi profité. Alors elle porta la serviette légèrement humide vers son cou, et commença à essuyer ce qui devait l'être. Jaime avait l'impression de porter sur elle une odeur de chien mouillé, loin d'être aussi sexy que son vis-à-vis pouvait l'imaginer. Elle songea sur l'instant qu'elle n'avait même pas pris la peine de relever son nom en rentrant. Persuadée pourtant de l'avoir lu quand elle était allée chercher des informations sur internet pour en apprendre plus sur l'adoption. Bon, ce n'était pas important, tout venait à point à qui savait attendre, et Jaime était encore assez patiente. Pour le prouver, elle lui désigna le bout du couloir, et lui demanda avec une moue sur le visage : « Votre bureau ? » sous-entendant « c'est par là ? » Elle s'y engagea après la réponse du vétérinaire avec une assurance nouvelle. Après tout, monsieur l'avait reluqué, c'était un peu comme si sa démarche était plus ou moins bien engagée. Et elle n'avait pas à en rougir.
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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Mer 17 Aoû - 21:57



" Who let the dogs out? "


Jaime & Abel







Grillé. Il avait été grillé et en beauté. Oh, Abel n'avait jamais été du genre discret, doué avec les gens, doué pour les sous-entendu et encore moins doué pour tenter de faire quoi que ce soit furtivement. Du moins, sans ses pouvoirs. En effet, avec ceux-ci, il était capable de passer inaperçu aux yeux de la quasi totalité des gens, mais là, n'est pas le sujet. Cette fois-là, la chose n'était pas simple. La charmante demoiselle face à lui offrait un délicat spectacle que le vétérinaire n'avait pu s'empêcher d'observer pour s'en délecter. Malheureusement, ce spectacle semblait interdit, par l'éthique et la bienséance, philosophies qui semblaient avoir été perturbées, oubliées ,voire même massacrées par le curiosité du jeune homme. D'aucuns verraient là une certaine forme de perversité mais, il n'en était rien. N'était-ce pas une chose naturelle ? En toute honnêteté, face à pareille femme, qui aurait pu agir différemment ? Malheureusement, dans son adresse exceptionnelle, la belle inconnue finit par le remarquer et lui, de son côté, remarquant qu'elle ne relevait point la chose, continua sur sa lancée, comme si de rien n'était. Il ne fit d'ailleurs que peu attention aux commentaires de son interlocutrice lorsqu'il proposa son aide, sans doutes la nervosité et l'envie de voir son esprit voyager bien loin d'ici pour le faire se sentir mieux.

Fort heureusement, l'arrivée de ses deux compagnons animaux semblèrent détourner l'attention et, la jeune femme sembla agréablement surprise de ce qu'il se passait sous ses yeux. A vrai dire, rares étaient ceux à ne pas se montrer curieux devant les capacités d'Abel avec les animaux. Il n'y avait peut-être eu que sa sœur et Crystalia pour qui la chose avait toujours été normale. Les inconnus eux, se posaient souvent des questions, ce qui, en soit était tout à fait normal. La jeune femme, de son côté, se questionnait surtout sur Buggles qui semblait apprivoisé Jazz, en allant même à se questionner sur le lieu où elle se trouvait, se demandant si elle n'avait pas basculé dans le pays des merveilles. Pour s'en assurer, la brunette sembla chercher une quelconque bosse sur se crâne, effrayée d'avoir pris un mauvais coup. La chose finit par faire rire sans gêne le médecin qui, grâce à cela se sentit un peu plus léger. « Non, nous sommes toujours dans le monde des Hommes. Je … Comment dire ? J'ai … Certaines facilités avec les animaux. Buggles, l'écureuil, passe le plus clair de son temps avec moi et a fini par comprendre quelques trucs. J'essaie d'apprendre des tous à nos pensionnaires et, Jazz est très docile et heureux d'aider même si … Il a tendance à se faire exploiter par le petit rongeur. Il n'y a rien de surnaturel dans tout cela, je vous assure. » Rien de surnaturel, ou presque, bien entendu.

Un instant plus tard, la jeune femme avait attrapé la serviette avant de remercier presque timidement pour ce petit coup de main. Remerciait-elle le chien ? L'écureuil ? Ou bien leur vétérinaire ? Abel n'aurait su répondre à cette question et, à vrai dire, ne s'en préoccupait pas particulièrement. S'occupant simplement une dernière fois à regarder là où il ne fallait pas, tandis que son invitée répondait vouloir du thé, suivit de très vite d'une simple remarque, lui faisant bien comprendre qu'elle avait remarqué son manège et ses petits regards indésirés, ce qui le mit particulièrement mal à l'aise, le faisant rougir et le faisant même bégayer, n'osant même plus la regarder en face. « Je … Je suis désolé. Malheureusement je … Ahem … Vous … Vous êtes une … Une très belle femme, c'est … Je n'ai pas pu … Enfin … Voilà, désolé je … Je passe pour un abruti, pardonnez-moi. » Puis, comme pour essayer de se tirer d'affaire pendant que la belle s'occupait à sécher ses cheveux, Abel se baissa une nouvelle fois vers les deux compères pour leur donner de nouvelles instructions. « Vous voulez bien allez prendre les sachets de thé ? Prenez le chariot comme je vous ai montré et, Buggles, tu mets pas ta bouche de partout, prends les sachets d'accord ? » Un aboiement suivi d'un petit cri joyeux se fit entendre avant que les deux repartent dans le couloir pour bifurquer dans une salle, suivit de près par de nouveaux bruits en tout genre qui arracha un énième sourire au médecin.

De son côté, la demoiselle s'invita d'elle-même dans le bureau du voyeur, comme si, après ça, elle avait un peu tout les droits. Toujours extrêmement gêné, notre ami se contenta de suivre en silence, ouvrant la porte à la demoiselle par galanterie, faisant bien attention de simplement la regarder dans les yeux, en souriant timidement, en ne regardant nulle part ailleurs, pour enfin l'inviter à s'installer sur la chaise. Une fois bien installée, Abel s'occupa de faire couler un peu d'eau pour la mettre sur une plaque chauffante. Au moment où il revint s'installer il entendu un vacarme familier pour voir débarquer les deux compères, tirant un petit chariot où étaient entreposés divers sachets de thés, dans leur emballages, il y en avait pour tous les goûts. Abel se baissa pour les récupérer et les proposer à la demoiselle avant de caresser Jazz « Merci mon brave, tu peux aller rejoindre les autres, laisse ton chariot là où tu l'as récupéré d'accord ? » A nouveau, le gros chien aboya joyeusement, en léchant la main de son protecteur pour enfin se retourner dans le même bruit, tandis que Buggles lui, sauta de sa monture pour venir se poser sur le bureau, assis sur ses fesses tel un humain pour observer l'inconnue avec ses petits yeux noirs grand ouvert, emplis de curiosité. Recevant une petite caresse sur le front, son maître finit par reprendre la parole en tirant un dossier d'un tiroir, en profitant pour récupérer une noisette qu'il offrir au petit rongeur qui ne se gêna pas pour grignoter avec amour. « Alors. Un chien donc. Vous avez une idée de la race ? Ou au moins du gabarit ? Il va falloir me parler un peu de votre projet aussi et, de vous. Je … Ahem … Vous comprendrez que je ne peux pas donner des animaux à n'importe qui. En plus de cela, il y aura l'ultime épreuve, il faudra que vous plaisiez au chien en question. Il y a … Je ne sais pas, une sorte de lien qui peut se créer facilement, si rien ne se passe, il se pourrait très bien qu'il ne veuille pas partir avec vous. Ah ! Pardonnez-moi. » Se relevant, notre ami se dirigea vers l'eau qui avait suffisamment chauffée, dégaina un mug non loin de là pour venir le poser face à la jeune femme, avec un large sourire, pour enfin attendre que celle-ci dépose son sachet de thé, avant de verser l'eau à son tour. Rapidement, notre ami déposa la casserole dans l'évier pour venir se remettre face à elle, attendant patiemment la suite des événements, faisant toujours méticuleusement attention à ce qu'aucun autre incident ne se produise.

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Jeu 18 Aoû - 0:13

Jaime le fixa avec une mine étonnée et captivée par ses explications. Des facilités avec les animaux ? A ce niveau là, c'était même plus que ça. C'était un don, quelque chose d'extraordinaire. Elle ne pipa mot durant toute l'explication, hochant la tête par moment avec un intérêt certain qu'elle ne pouvait cacher. Puis, elle constata avec un sourire complice qu'un écureuil, c'était tout de même une petite créature sacrément mignonne, qui méritait bien le titre de créature la plus mignonne du monde quand c'était capable de faire autant de chose.

Enfin, la petite brune ne s'attarda pas plus longtemps sur les boules de poils qui évoluaient autour d'elle, mais bientôt sur le responsable des lieux qui semblait se perdre en explications maintenant qu'elle lui avait mis le nez dedans. Avec une moue amusée alors qu'elle le regardait se dépêtrer comme il le put. Désolé. Malheureusement. Très belle femme. Je n'ai pas pu. Jaime se retint de toute ses forces d'exploser de rire pour ne pas le mettre plus à l'aise, et quand il conclut sa tirade maladroite par un « je passe pour un abruti », Jaime esquissa juste un sourire amusé avant d'ajouter en haussant les épaules :

« Vous n'êtes pas mal non plus. »

Au culot, toujours au culot. Jaime n'avait vraiment pas honte d'elle, elle y allait même parfois comme une véritable brute. Mais pour le coup, là, elle s'amusait plus à voir si l'homme devant elle pouvait encore plus virer au rouge, ou s'il arriverait à se contrôler. Une curiosité innocente, car elle était aussi sincère dans ce qu'elle lui disait là. Cet homme était... Séduisant, il n'y avait pas de doute là-dessus. Ses cheveux mi-longs, sa barbe naissante, ses yeux d'un noir profond, un visage fin sur un corps élancé. Par réflexe, elle chercha des yeux si une alliance figurée à sa main gauche, et eut la satisfaction de ne pas en voir. Elle n'était pas sûre de faire quelque chose de cette information sur l'instant, mais aimait la coquetterie d'avoir le choix quand même.
Alors, quand un nouveau manège prit scène devant elle, à peine assise devant un bureau, écoutant l'eau bouillonner doucement sur le feu, et l'écureuil ainsi que son compagnon canin revenir avec ce qu'il fallait, Jaime ne put cacher à la fois son étonnement et la joie de revoir ça. L'abnégation au dressage (puisque c'était sûrement ça, non?) dont avait fait preuve le vétérinaire était vraiment impressionnant. Il pouvait être vraiment fier du résultat, et de la complicité qu'il y avait entre eux tous dans cette pièce. Au fond, alors qu'elle récupérait sa tasse en la posant sur le bois vernis du bureau pour ne pas se brûler les doigts, elle était bien la seule à faire tâche ici finalement...

« Merci, souffla-t-elle d'une petite voix, à nouveau, en relevant les yeux vers le vétérinaire dont elle ne connaissait toujours pas le patronyme. Elle n'avait pas eu le réflexe de sortir son téléphone, et de faire une recherche rapide. Ça attendrait, elle ferait sans en attendant mieux : Mon projet et moi, donc... C'est vague ça... »

Après toute la tirade du brun en face d'elle à ce propos, elle ne sut quoi lui dire. Le projet ? Avait-elle des projets ? Réussir sa vie, trouver un mari (sinon sa mère allait la gronder), être heureuse, et partager tout ça avec un compagnon à quatre pattes qui avait besoin de tendresse ? C'était peut-être trop vague. Elle qui avait pour habitude de toujours réussir ses examens et entretiens, elle n'était pas sûre des réponses à donner ici. Comme s'il y avait de bonnes réponses...

« Je m'appelle Jaime, commença-t-elle d'une petite voix hésitante. J'ai vingt huit ans, je vis seule dans un appartement trop grand pour moi, je travaille dans un bureau en tant qu'analyste juridique, et je passe plus de temps dehors qu'à dormir. Bref, du temps à consacrer à un être qui voudra bien le partager avec moi j'imagine... Elle réfléchit, essayant de se souvenir de toutes les questions : Un gabarit, je ne sais pas. Comme vous dites, à voir si j'accroche avec l'un d'eux, non ? »

Il lui sembla avoir fait le tour. Elle espéra. Attrapant doucement sa tasse, elle souffla sur l'eau dans laquelle infusait son thé.

« Voilà le projet. »

Elle hésita un temps avant de lu retourner la question, mais lui n'était pas là pour passer cet entretien, et elle le savait bien. Il était parfois de bon ton de ranger son culot et de se plier sagement aux demandes. En trempant les lèvres dans sa tasse, elle posa les yeux sur l'écureuil posé sur le bureau. Manquant de se brûler la langue, elle faillit s'étouffer mais respira profondément. Puis, pour ne pas passer pour une idiote, elle détourna l'attention :

« Il est adorable, fit-elle en désignant l'animal du nez. Je peux le... ? Demanda-t-elle doucement en approchant la main, attendant néanmoins la permission. »
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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Ven 19 Aoû - 20:09



" Who let the dogs out? "


Jaime & Abel







Étrangement, la jeune femme semblait prendre un malin plaisir à taquiner le vétérinaire, en particulier après avoir découvert ses yeux baladeurs. Elle sembla être particulièrement amusée de voir Abel s'enfoncer encore et encore, toujours plus profond au fur et à mesure qu'il essayait de se sortir de la merde dans laquelle il s'était fourré, ce qui ne le rendit que plus mal à l'aise, ne faisant que compliquer les choses, comme si elles ne l'étaient pas déjà assez. Alors, quand elle finit par lui dire qu'il n'était pas mal, notre homme tourna au rouge vif, n'osant même plus regarder dans sa direction. Elle se jouait de lui, tout simplement. Elle le taquinait, se moquait même, de façon gentille. Elle … Elle était une femme superbe, sous toutes les coutures. Un très joli visage, des yeux inoubliables, un sourire à tomber, le tout avec une certaine classe et une grande élégance. Elle devait avoir de très nombreux prétendants alors, pourquoi s'intéresserait-elle à quelqu'un comme lui ? Comment le pourrait-elle ? Une telle personne devait posséder des goûts de luxe, ou tout du moins avoir la possibilité de piocher aisément dans des mets luxueux, pourquoi en viendrait-elle à choisir quelque chose de fade et de si banal ? Voilà le résumé de la situation dans l'esprit tourmenté du vétérinaire qui n'était en aucun cas, un éternel optimiste, ce qui expliquait en grande partie ses problèmes relationnels avec les autres humains.

Une fois confortablement installés dans leur bureau et, une fois que Buggles s'était donné en spectacle, ce qui semblait relativement impressionner la jeune femme, Abel passa un petit interrogatoire, écoutant attentivement toute les réponses de la future potentielle maîtrise de l'un de ses protégés. La bonne nouvelle c'était que cette fameuse Jaime semblait avoir un minimum réfléchit à tout cela, elle semblait avoir une vie posée, semblait disposer d'un bon salaire et surtout la tête sur les épaules. Toutes ses réponses finirent par doucement faire sourire le médecin qui, après tout cela, arrivait finalement à la regarder en face, comme s'il était devenu plus sérieux, comme s'il était enfin entré dans son costume professionnel pour faire son travail au mieux. Notant quelques petites choses dans ce fameux dossier, en silence, son attention vint de nouveau se porter vers la charmante demoiselle face à lui pour lui adresser la parole, joyeusement. « Cela fait de nombreux bons points pour vous, mademoiselle heu … Oui, il me faudra votre nom et d'autres petites choses à remplir sur votre dossier, le temps que votre thé refroidisse par exemple. » Se sentant presque idiot de ne pas lui avoir tendu plutôt, l'homme finit par le lui glisser avec un stylo, un sourire en coin, forcé. Il n'y avait pas grand chose à remplir, les simples formalités habituelles, comme le nom, l'adresse, la date de naissance ou encore l'adresse et non, Abel n'essayait pas d'obtenir des informations « Donc, nous avons un travail qui paille relativement bien, ce qui vous permettra de couvrir sans mal les frais qu'un animal puisse entraîner. Une grand appartement pour lui permettre de ne pas être malheureux, de nombreuses sorties pour s'amuser et gambader, c'est un bon dossier. Mais … Pour en revenir à votre choix. J'ignore si vous vous êtes renseigné sur les espèces ou autre mais, vous comprendrez qu'un petit chien ne demandera pas le même … Ahem … Je perds mes mots … Disons … Entretien qu'un gros chien. Cela peut sembler idiot mais certains n'y pensent pas. Les toilettes, les poils à couper, les soins et ce genre de choses. Certains finissent par … Par avoir la flemme, tout simplement, ce qui entraîne des abandons. Mais … Si vous n'arrivez pas à vous décider je vais vous amener dans notre parc intérieur, nous avons pas mal de locataires en ce moment, vous pourrez voir si l'un d'entre eux vous tente plus qu'un autre. » Souriant chaleureusement, Abel semblait heureux de ce qu'il avait fait ici et continuerait sans doutes le reste de sa vie à faire cela s'il le pouvait. « Enfin, prenez le temps de boire votre thé et de ne pas vous brûler, nous avons tout notre temps. »

L'attention de Jaime finit par se porter sur Buggles, confortablement assis face à elle, qui continuait à l'observer avec grande attention et grande curiosité comme si, lui aussi, n'était pas insensible aux charmes de la jeune femme. Rapidement, elle le désigna comme adorable, ce qui lui fit grandement plaisir à en voir ses moustaches et sa queue qui s'agitaient tel un chat en extase que l'on caressait. Abel faisait cet effet aux animaux, un pouvoir latent dont il n'avait que peu conscience, les animaux qui restaient suffisamment proche de lui pour établir un lien ne cessaient d'évoluer en sa présence, devenant plus intelligent et plus habile, de fait, avec le temps, Buggles en vint à comprendre aisément les mots des hommes, même ceux qui ne sortaient pas de la bouche du druide. Rapidement, la délicate main de la jeune femme trempée s'avança vers le museau du rongeur qui la regardait avec grande attention, espérant avoir une petite caresse, tandis que elle, de son côté demanda la permission de l'approcher. Cela le fit doucement rire. « Oh, oui, vous pouvez, il n'est pas méchant, par contre il vous lâchera plus si vous commencez à lui montrer une forme d'intérêt. » Cela ne sembla pas faire peur à celle-ci qui commença à lui caresser. Mais il était déjà trop tard, d'un bond, le petit écureuil se retrouva sur la manche encore humide pour remonter avec aisance le bras de la jeune femme. Une fois à portée du visage, le rongeur se frotta doucement contre son menton et sa joue afin de faire une dernière escalade pour arriver dans les cheveux bruns de celle-ci, heureux comme jamais, chose qui fit soupirer son maître. « Oh et … Il a un problème avec les cheveux des gens, mais il sait se montrer sage. S'il vous embête, dites lui simplement de descendre, il vous comprendra. »

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Sam 20 Aoû - 1:09

Elle aurait volontiers éclaté de rire à nouveau en le voyait rougir un peu plus s'ils n'étaient pas finalement passés à autre chose. Oh oui, elle se serait mise à rire en s'en tenir les côtes, trouvant tout ça incroyablement amusant et adorable. Il évitait de la regarder, éviter de croiser ses yeux, comme par crainte qu'elle puisse y voir quelque chose qu'il gardait jalousement en lui et pour lui. Jaime adorait les secrets, surtout quand elle pouvait partir à leur traque pour les découvrir. Mais lorsqu'il s'agissait d'un homme qu'on ne connaissait pas, tout ça était à l'évidence bien plus compliqué à mettre en œuvre. Alors, là, elle se contentait de faire rougir un illustre inconnu, pour le plaisir de le faire, d'en avoir la possibilité, mais aussi parce que de cette manière, ils se créaient ensemble des souvenirs qui les feraient sourire encore d'ici quelques mois.

Du coup, une fois qu'elle eut terminé sa petite explication, le vétérinaire eut l'air tout à fait satisfait de ce qu'il venait d'entendre, et regagna une sorte d'assurance nouvelle en prenant la peine de la fixer dans les yeux à nouveau. Attentive et à l'écoute, la petite brune prit le temps de comprendre que l'homme avait besoin d'autres informations. Voyant un papier à remplir, la petite brune tendit la main vers l'avant, et lança d'une voix claire : « Donnez moi ça, j'adore remplir des formulaires et tout ça... » suivi d'un petit rire amusé. Au SHIELD, elle en remplissait énormément. Des petits, des longs, des colorés, avec des chiffres et des lettres, pour avoir accès à des dossiers classifiés et d'autres choses. Là, remplir ce papier, c'était pour un truc bien plus léger, et plaisant, ce pourquoi elle le ferait avec sans doute du sérieux, mais aussi une pointe de plaisir et d'impatience.

Il continuait à parler, et elle s'attachait à remplir chaque case avec un mystère imperturbable. Nom, prénom, date de naissance, adresse, numéro, mail, travail, appartement, allergies,... tout y passait, et Jaime dut réfléchir plusieurs fois pour remplir certain espace sans faire d'erreur. Elle se relut une dernière fois, laissant l'homme enchaîner sur tout ce qu'il avait à lui dire à propos de l'adoption en question, elle hocha la tête en restant silencieuse, et termina par lui tendre sa feuille avec une petite moue sur les lèvres :

« Voilà, fit-elle en posant le stylo à la suite. J'ai tout bon, professeur ? »

Laissant le temps au jeune homme de prendre connaissance de tout ça, elle se concentra sur le petit animal qui restait entre eux. Lorsqu'elle eut l'autorisation d'y toucher, craignant qu'il ne soit farouche même s'il n'en avait pas l'air (une crainte naturelle lorsqu'on avait pas l'habitude d'un dressage aussi efficace), la petite brune en fut que plus surprise encore. La bête n'hésita pas longtemps avant de se jeter corps et âme sur elle, lui grimpant sur le bras alors qu'elle bondit presque de surprise sur son siège pour comprendre que l'écureuil était désormais en train de se frotter à elle. Elle ne put s'empêcher de laisser échapper un petit « Hii ! » de surprise, sans réussir à le retenir. Jaime sentit ses joues chauffées, rosirent légèrement. Elle tenta de faire passer sa gêne en relevant les yeux vers le jeune homme, en articulant doucement :

« Ouh, d'accord ! Bon... On va faire comme si c'était normal et s'y habituer... Elle avait un écureuil dans les cheveux. Des cheveux mouillés, qui devaient sentir encore son shampoing à la vanille. Tout va très bien, fit-elle en levant les pouces en l'air alors que la frimousse de Buggles émergeait de ses cheveux avant d'y replonger de plus belle. On ne le sent presque pas ! »

Oui, elle s'en étonnait. En même temps, avant de rentrer ici, elle n'avait jamais eu un écureuil dans sa tignasse de l'enfer qui s'emmêlait pour un oui ou pour un non.  Elle manqua évidemment de se renverser son thé sur son vêtement toujours humide mais fit mine de rien en se brûlant un peu la langue :

« J'ai cru lire sur votre site que vous étiez aussi un refuge, c'est ça ? souffla-t-elle entre deux gorgées de thé qui la réchauffèrent de l'intérieur. La question que je me pose, si je suis amenée à voyager et que je ne peux pas l'amener et que mon frère n'est pas disponible pour le garder, est-ce que je peux vous le confier jusqu'à mon retour ? Et le suivi, se fait ici ? Combien de fois dois-je l'amener faire un contrôle ? »

Oh oui, elle se voyait déjà avec un chien. Un beau, qu'elle aimerait et dont elle s'occuperait mieux qu'elle même probablement, parce qu'elle était comme ça quand ça lui prenait. Et quand on avait un vétérinaire aussi sexy sous la main, ç'aurait été dommage de ne pas tout faire pour revenir lui rendre visite.

« Je sais, c'est beaucoup de questions stupides mais... J'ai peur de mal faire., admit-elle timidement avec une petite moue et les yeux baissés. »

Loin de rougir à nouveau, elle passa à autre chose :

« On peut aller les voir ? fit-elle en désignant la direction du boucan qu'il y avait dans les locaux. »

Il était temps de voir à qui elle allait avoir à faire.
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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Lun 22 Aoû - 4:46



" Who let the dogs out? "


Jaime & Abel







Abel n'avait pas vraiment l'habitude de recevoir des personnes comme la jeune femme qui se trouvait face à lui. La majorité de ceux qui venaient pour tenter de récupérer un animal étaient relativement perdus et bien trop gêné pour mener à une réelle conversation, ce qui permettait en outre de les évaluer et ainsi décider s'ils pouvaient, ou non s'occuper d'un chien ou d'un chat. Rares étaient ceux à se montrer si bavard, si décontracté et même si blagueur. En règle général ils se contentaient d'acquiescer sagement tout ce que le vétérinaire pouvait leur dire, sans bouger, sans parler, de peur de dire quelque chose de travers. Il était vrai que l'inhumain avait des méthodes de travail un peu particulière, mais cela ne devait en rien déranger le public qui venait dans son établissement, au contraire, notre homme espérait simplement rendre le tout plus aisé pour tout le monde. Malheureusement, cela n'avait pas tout à fait l'effet escompté, peut-être que le problème venait de lui après tout. Sans doutes même. Lui qui était si peu doué avec les gens, peut-être les mettaient-ils mal à l'aise ? Après de nombreuses réflexion, le médecin en vint à plusieurs reprises à se demander s'il devait pas laisser Crystalia s'occuper de tout ça ? Elle était extrêmement belle, souriante, chaleureuse et bien plus à l'aise que lui. Oh oui, cela ne pouvait qu'être une bonne idée.

Ainsi, c'est avec une certaine joie que notre ami recevait cette charmante Jaime. Fraîche et rayonnante qui n'avait pas peur de dire ce qu'elle pensait et n'hésitait pas à poser des questions sur un peu tout et rien, ce qui le rassurait grandement en fin de compte. Elle semblait savoir ce qu'elle voulait, ce qui était un très bon point, de son avis. Tout en discutant du fameux projet de la belle, il l'observait remplir avec minutie le dossier qu'il lui avait tendu. Il l'observait se concentrer à un haut point, semblant apeurée de faire la moindre erreur. Cela aurait presque pu lui arracher un sourire, si la peur n'avait pas fini par lui prendre les entrailles. La peur ? Oui, celle de se faire encore choper en train de regarder étrangement dans sa direction avec un sourire stupide. Malicieuse comme elle semblait l'être, la belle n'aurait certainement pas raté l'occasion pour jouer avec lui, une fois de plus. C'est donc après avoir finit de remplir le tout qu'elle tendit le formulaire dûment complété, en le nommant professeur, ce qui le fit légèrement rire. « Oh, je ne suis pas un professeur, même si j'ai des diplômes et ... » Prennant un cours temps de pause il observa d'un œil léger la scène avec Buggles avant de reprendre d'un air un peu plus gêné. « Mais c'était une plaisanterie, désolé. Donc oui, tout est parfait … Mademoiselle Moore ... » Il faillit bien rajouter quelques mots comparant ceci à celle qui venait de le compléter, mais il serait sûrement passé pour un con, ou pour quelqu'un de très étrange. Alors, il se contenta de rire à la surprise de la jeune femme à l'ascension du petit rongeur, qui en vint à lever les pouces. « Vous ne craignez rien, il aime juste se réfugier dans les chevelures, il ne vas pas vous les abîmer et puis … Je crois qu'il vous aime bien. » De son côté, le petit rongeur, comme pour affirmer ce qui venait d'être dit sortit sa tête de la tignasse brune pour la regarder droit dans les yeux en piaillant joyeusement, tout en lui offrant un mouvement de patte avant, ressemblant à s'y méprendre à une salutation de la main d'un homme.

Bientôt la belle se mit à poser de nouvelles questions, tentant sans le moindre doute de dévier l'attention de son interlocuteur, comme s'il ne voulait pas qu'il se concentre sur sa gêne. Elle avait quelques questions au sujet de son refuge et de la garde potentielle qu'il pourrait offrir si la jeune femme n'avait pas d'autres possibilité. Rapidement, elle tenta de se rattraper en s'excusant pour toutes ces questions qu'elle qualifiait de stupides. Surpris, Abel se contenta d'agiter ses mains en signe de manifestation. « Non non non. Il n'y a pas de questions stupides, bien au contraire. Cela prouve que vous avez la tête sur les épaules, que vous réfléchissez sérieusement à tout ça … Enfin je … » Prenant une courte pause l'air gêné, Abel était sûr qu'il allait s'enfoncer s'il continuait. « Je … Ça ne veut pas dire pour autant que je pensais que vous ne l'étiez pas et … Je vais m'arrêter là pour pas m'enfoncer plus que ça. » Malgré sa grande gêne et son regard fuyant, notre homme tenta un petit sourire qui se voulait empli de chaleur et de réconfort. « Quant à vos questions je heu ... » A nouveau, une nouvelle pause eut lieu, tandis que le vétérinaire regardait le plafond, pensif. « A vrai dire c'est … c'est la première fois qu'on me demande ce genre de choses. Comme quoi, c'est loin d'être une question bête. Mais je … Oui, je suppose qu'on peut vous le garder un certain temps. Quant au suivi, le début se fera ici, une fois par mois. Pour la durée, tout dépendra de l'évolution de l'animal, je … Vous comprendrez que je souhaite voir comment se porte mes petits protégés une fois que je leur ai trouvé un nouveau maître. Pour la suite, ce sera comme vous voulez. Si vous avez un vétérinaire plus proche, vous pourrez très bien aller là-bas. » Si tôt avait-il fini de parler de tout cela, que Jaime en vint à demander, impatiente de voir les animaux. La chose amusa doucement Abel qui l'invita à le suivre dans le fameux couloir.

Au bout du dit couloir se trouvait une large entrée, une double porte en bois, où peu de son et de lumière semblait s'en échapper. Posant la main sur la poignée, Abel se retourna vers son invitée pour quelques derniers mots. « Je … Je vous préviens, c'est un peu le zoo, au sens littéral, n'ayez pas peur et ne parlez pas trop fort pour ne pas les effrayer, d'accord ? » Sur ses paroles, l'homme ouvrit la fameuse porte pour laisser place à ce qu'il avait décrit, un vrai zoo. C'était une sorte de parc naturel en intérieur avec une belle végétation en son sein. Malheureusement sans réels pouvoirs à cette époque, il n'avait pas pu faire pousser d'arbres à une grande vitesse, de fait il se contenta de mettre de grands perchoirs pour les quelques oiseaux, en compensation. L'on pouvait voir de toutes les espèces qui gambadaient sous cette lumière proche de celle du soleil, toutes dans le respect et la plus grande des paix imaginable. Des chiens, des chats, des iguanes, des lapins, des ragondins, des rats et, dans les airs l'on pouvait observer des pruches ou encore des perroquets et, s'amusant avec les perchoirs l'on pouvait même voir un petit groupe de singes. L'un de ces perroquets, au pelage jaune et bleu vint même se poser sur l'épaule du vétérinaire avant de frotter son visage contre le sien. « Piajko, je n'ai rien sur moi, les câlins ne te donneront pas de friandises, petit farceur. Allez, nous avons une invitée. » Semblant comprendre ce qu'on venait de lui dire, l'oiseau se retourna vers la jeune femme pour la saluer « Bonjouurrrrrrrrrrr ». L'animal eut droit à quelques gratouilles sous le bec avant de s'envoler, ce qui sembla grandement amuser le maître de ces lieux, puis, il s'avança de quelques pas pour prendre la parole, d'une voix forte, espérant couvrir le brouhaha ambiant. « Allons, allons, un peu de calme s'il vous plaît. J'ai peut-être trouvé une maîtresse pour l'un d'entre vous, alors soyez sage d'accord ? Maintenant, je voudrais que tous mes chiens viennent par ici. » Ses mots semblèrent avoir un impact immédiat sur la foule attentive, si bien que le volume sonore baissa drastiquement, tandis qu'une quinzaine de chiens, de tout âge et de diverses races, dont Jazz, arrivaient tout doucement vers eux. Doucement, l'inhumain les caressa un à un avec tendresse et amour pour enfin se retourner vers la belle. « Alors, l'un d'eux vous fait de l’œil ? »

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Lun 22 Aoû - 15:09

« Je l'aime bien aussi, déclara-t-elle simplement après la remarque de Abel sur Buggles. »

L'écureuil ne la gênait pas. En fin de compte, en se concentrant sur autre chose, elle arrivait à oublier sa présence dans sa tignasse et les petits bruits qu'elle captait ça et là. L'animal termina même par se calmer, à trouver une position, au creux de sa nuque, qui semblait lui convenir un peu plus que toutes les autres. Et en relevant les yeux vers l'homme en face d'elle, Jaime se rendit compte qu'il n'y avait pas que Buggles qu'elle aimait bien dans cette pièce où ils se trouvaient. Elle contempla avec un petit sourire le vétérinaire, qui avait sa maladresse charmante, tentait de lui expliquer plein de choses.

Il n'y avait aucune question stupide, il semblait. L'homme donnait l'impression d'être un peu pris de court par ses manières et sa franchise. Incertain, hésitant, parfois tâtonnant et ayant une hantise folle de passer pour un abruti alors qu'il n'en était rien. Jaime le fixa en gardant son air confiant, désirant sur l'instant pouvoir faire quelque chose contre ce manque d'assurance sans savoir quoi. Il y avait-il des mots rassurants à prononcer ? Des paroles qui l'aideraient à se détendre et à ne plus se crisper en face d'elle ? Car sincèrement, Jaime n'avait rien contre lui, ne le jugeait pas, et mis à part s'amuser à le faire rougir tantôt, ne lui souhaitait aucun mal.

Elle resta donc simplement silencieuse, laissant l'homme prendre ses marques et gérer les choses comme il l'entendait ici. C'était sa boutique, son monde. Quand ils se redressèrent pour aller vers la pièce secrète qu'elle devait découvrir pour trouver son compagnon à quatre pattes, Jaime le talonna poliment en descendant le couloir qu'elle avait emprunté déjà une fois. Buggles fit un peu des siennes sur l'instant sur son épaule, extirpant son museau pour voir ce qu'il se tramait avant d'y retourner sans rien ajouter. Elle sentit son mouvement dans ses cheveux, s'accrochant à ses mèches pour grimper sur le sommet de son crâne. Jaime dut ralentir un peu, hésitante à son tour quand à la marche à suivre avec cet écureuil. Et également parce qu'elle était quand même très proche d'obtenir ce qu'elle était venue chercher.

Et à nouveau, Jaime eut droit à un spectacle saisissant. Un nouveau ballet peu ordinaire, qu'elle n'aurait probablement l'occasion de ne voir qu'une fois dans sa vie. Entre l'oiseau qui parlait, et qui la mettait un peu mal à l'aise vu comment elle avait du mal avec les oiseaux (elle ne manqua pas de se mettre derrière l'homme légèrement en retrait), les chats qui restaient étrangement dociles et les chiens qui s'avancèrent vers eux quand il en fit la demande, Jaime ne sut où regarder :

« Et vous osez me dire que ce n'est pas le monde d'Alice? Demanda-t-elle au vétérinaire avec une petite voix aiguë qui trahissait sa surprise. »

Elle eut un petit rire amusé, faisant un pas vers l'avant. Buggles quitta son épaule pour atteindre celle de son propriétaire, elle le laissa faire en le regardant avec fascination. Puis, elle sentit une léchouille sur sa main qui attira son attention. Détournant les yeux, elle les baissa pour voir un chien pas vraiment adulte, berger australien à la robe grise, cherchant l'affection. Jaime n'hésita pas bien longtemps pour se pencher et lui donner ce qu'il désirait, s'attardant derrière les oreilles et sur le coup en le fixant avec un grand sourire :

« Il a un nom ? Demanda-t-elle en se tournant vers le vétérinaire, relevant des yeux brillants vers lui pour capter son regard. Il me plaît bien. »

Et ça avait l'air d'être réciproque. Jaime eut droit à quelques douceurs aussi, d'un animal qui voulait se montrer assez convaincant et confiant. Et la petite brune était en train de se faire totalement avoir, sans lutter pour autant. Accroupie jusqu'ici, elle fut mise sur les fesses par son nouvel ami venu poser ses pattes sur ses jambes. Son équilibre précaire eut raison du reste, sans pour autant que la jeune femme ne s'en offusque, car après tout c'était aussi bien comme ça. Mais il fallait qu'elle s'évite d'adopter tout le refuge d'un seul coup. Déjà parce qu'elle n'aurait jamais assez de place chez elle pour tous les accueillir, ensuite parce que sinon, le vétérinaire allait devoir fermer boutique si elle se laissait aller vers trop de bonté et de tendresse...

« Je crois que je pourrais rester ici des heures, avoua-t-elle doucement tandis que le compagnon dont elle s'occupait vint aboyer comme pour approuver l'idée. »
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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Jeu 25 Aoû - 1:18



" Who let the dogs out? "


Jaime & Abel







Le lieu que dévoilait enfin Abel à son invitée était son paradis à lui. Il était l'endroit où il se réfugiait lorsqu'il n'allait pas bien et même lorsqu'il allait bien. Il avait toujours eu ce petit quelque chose avec les animaux qu'il ne pouvait partager avec d'autres humains. Enfin, en dehors de sa chère sœur et de sa chère Crystalia. Les autres lui demeuraient, pour la plupart, grandement incompréhensible. La présence de tous ces animaux le faisait aller bien mieux comme si … Comme s'il était à sa place ici. Il lui arrivait de rester de nombreuses heures dans ce lieu, sans rien faire. Juste être allongé et écouter, regarder ou encore se faire câliner par tous ces nombreux habitants. Nombreux seraient ceux à ne pas comprendre cet amour pour ce lieu, mais, la jeune femme elle, semblait être fascinée par le lieu et semblait tout autant fascinée par les animaux. Buggles semblait l'apprécier et, il semblait que la chose était réciproque selon ses dires, ce qui l'avait grandement fait sourire. Son compagnon rongeur était agréable et des plus gentils, en plus d'être super mignon. Il laissait bien trop souvent une bien meilleure impression que son maître et, il avait sûrement bien plus tapé dans l’œil de la demoiselle, que son maître. Bien entendu, notre jeune vétérinaire ne pouvait s'imaginer ce qu'il se passait dans cette jolie petite tête. Comment l'aurait-il pu ? Comment aurait-il pu ne serait-ce qu'effleurer cette idée folle et saugrenue ? Ainsi, dans sa surprise suite à la découverte de ce lieu, la belle revint sur ce qu'elle avait dit plus tôt, au sujet du pays des merveilles, ce qui fit grandement rire notre homme. « Ahaha, encore là-dessus. Je ne lis pas beaucoup mais … De mémoire, il y a des cartes animées et armées, des chats capable de se rendre invisible et des lapins en retard. Je ne vois rien de tout cela, c'est … C'est beaucoup mieux que tout ça, c'est … Le paradis, tout simplement. C'est ma plus grande fierté et je suis vraiment heureux d'avoir pu créer cet endroit et recueillir toutes ses âmes en peine, pour leur redonner la joie de vivre. Et … N'ayez pas peur, ils sont tous très sage, même les oiseaux, nul besoin d'en avoir peur, mademoiselle Moore. »

Rapidement, le petit écureuil revint se percher sur son maître, avant de retourner se cacher dans ses cheveux, pouvant ainsi observer du haut de son perchoir tout ce qu'il y avait à voir. Rapidement, un chien vint réclamer de l'attention à l'invitée par une léchouille sur la main, chose qui sembla agréablement surprendre la belle qui vint rapidement à le caresser avant de demander son nom, précisant qu'elle l'aimait bien. Avant que notre ami ne puisse répondre, l'animal poussa sa potentielle future maîtresse ce qui la fit chuter sur les fesses et leur tendresses continua délicatement. Cela lui fit chaud au cœur et se perdit à regarder la scène quelques instants avec un doux sourire, avant de juste la regarder elle. Radieuse, chaleureuse, son si joli sourire avait quelque chose d'unique, qui lui resterait profondément ancré dans son esprit. Peut-être même plus que cette histoire de chemisier qui sait ? « Il s'appelle Flea, je ne peux pas être exact mais il a plus ou moins deux ans, un jeune adulte en quelques sortes, si ça peut vous rassurez, vous lui plaisez aussi. » S'installant confortablement sur ce sol vert, Abel regarda cette complicité naissante avec grande attention, remarquant même le petit perroquet, Pijako, curieux, se poser à côté du jeune couple en train de se former pour observer la scène, espérant recevoir un peu d'attention à son tour. Malheureusement, rien ne se passa et ce dernier s'approcha en sautillant vers son sauveur qui le caressa sous le bec, chose qui semblait grandement lui plaire. Buggles dégringola le dos de son maître pour venir mettre la pièce à son édifice en se frottant à l'oiseau exotique. Quelques instants plus tard, la jeune femme finit par avouer, très vite rejoint par son compagnon canidé, qu'elle pourrait rester des heures dans ce lieu. De son côté, Abel fit signe à ses animaux d'approcher, qui, de leur côté, attendaient toujours le signal pour venir réclamer des caresses à leur tour. Ainsi, il se fit rapidement submerger par un ras de marée poilu, avec quelques plumes, cherchant tous à avoir quelques caresses ou en voulant lécher le vétérinaire. Alors, notre ami se laisser tomber à la renverse pour s'allonger sur le sol tout en caressant ce qu'il pouvait. « J'y passes une grande partie de mon temps aussi, à les soigner, les nourrir, les éduquer ou encore jouer avec eux. Chaque instant passé ici est un trésor pour l'âme. Si ce lieu vous plaît tant, vous pourrez revenir si vous le souhaitez. Mes amis ne seront pas contre de voir un nouveau visage, régulièrement. N'est-ce pas ? » En réponse, le jeune homme eut une série d’aboiements et de miaulements en direction de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Jeu 25 Aoû - 14:52

« On est d'accord, c'est mieux, acquiesça-t-elle en douceur en tournant les yeux vers lui. »

Alors qu'il lui racontait à quel point cet endroit était son paradis, Jaime s'en trouva attendri. Elle le voyait, elle le sentait. Au fond d'elle, elle avait la sensation intime que cet homme était à sa place ici, au milieu de ce monde à lui. Il avait fait des efforts pour que cet endroit existe, pour qu'il vive, pour que chaque membre y ait sa place. Des efforts qui n'étaient pas gâchés, au contraire largement récompensés par l'amour que lui confiait chaque résident. Tous ici avaient confiance en cet homme, tous, sans exception, le chérissaient. Jaime en était admirative. Elle n'était pas sûre de savoir comment faire, mais elle avait le même objectif pour le monde, d'en faire un endroit où il faisait bon vivre, bon être aimé, bon être tout simplement.
Et si elle secoua la tête à propos des oiseaux, elle n'hésita pas à lui répondre :

« Oh, ok, vous êtes un petit génie, vous avez remarqué que je n'étais pas très copine avec les volatiles, c'est vrai. Je ne doute pas qu'ils ne soient pas méchants, c'est juste que... Je les aime bien en photos, voilà. En face ils me... Je saurais pas comment l'expliquer, mais je n'ose pas les approcher. »

Elle en avait peur, oui. Ils lui faisaient peur, bizarrement. Elle ne savait pas trop ce que c'était. Leurs yeux ? Leurs pattes ? C'était confus, mais elle préférait les côtoyer de loin, et s'ils s'évitaient, c'était très bien comme ça. Peut-être qu'un jour, ça changerait. Elle ne pouvait rien affirmer pour l'instant. Mais les volatiles ne la mettaient pas en confiance.

« Salut, Flea. Moi, c'est Jaime. »

Comme réponse, elle eut droit à d'autres tendresses qui lui arrachèrent un petit rire. Elle l'aimait bien, Flea. Et si c'était réciproque, alors elle en était heureuse. Captivée par son nouveau compagnon, Jaime ne prêta même pas attention au perroquet venu se poser à quelques mètres d'eux. Elle laissa l'homme lui expliquer qu'il passait beaucoup de temps ici, à s'occuper de chaque pensionnaire, et lui dire que si elle aimait autant l'endroit, elle pourrait sans peine y revenir. Qu'ici, elle était la bienvenue, et qu'on serait content de l'y revoir.

« Et vous, vous serez content de m'y revoir ? demanda-t-elle avec une petite moue, retournant vers Flea. »

Il y eut comme un silence dans la pièce, comme si tous avaient compris où elle voulait en venir. Mais sur l'instant elle songea que lui n'avait pas du tout à fait saisir, et avant qu'il lui rétorque quelque chose un truc du genre « oh oui bien sûr, les animaux seront si contents d'avoir de la compagnie que ça me fera plaisir aussi », elle préféra préciser immédiatement le fond de sa pensée :

« Parce que vous me proposez de revenir ici alors qu'il s'agit de votre paradis, commença-t-elle doucement en tournant le regard vers lui : Mais pour me proposer de passer me prendre chez moi samedi soir à 20h pour aller au cinéma, vous prenez votre temps, je trouve. »

Elle lui offrit son plus beau sourire, un brin mutin, avant de passer une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. Culottée ? Oui, toujours. On ne changeait pas un équipe qui gagnait, et même si elle se doutait qu'elle le mettrait mal à l'aise, elle-même était si pleine de confiance qu'elle aurait tout fait pour faire en sorte qu'il en soit autant pour le seul autre humain de la pièce. Elle haussa les épaules simplement, avant de souffler en douceur :

« Après tout, vous avez mon adresse et mon numéro de téléphone maintenant. »

Voilà qui était bien pratique. Après tout, ils n'avaient pas fait les choses dans l'ordre. D'abord on discutait avant d'avoir numéro et adresse d'une personne, ainsi que la chance de voir ses sous-vêtements et d'en profiter. Mais Jaime n'était pas trop regardante sur ça. Jamais rien ne se passait de la bonne manière de toute façon, et elle n'avait pas trop d'attente à ce propos. Les attentes, c'était ce qui faisait le plus de mal.
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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Lun 29 Aoû - 0:09



" Who let the dogs out? "


Jaime & Abel







La peur des volatiles, présente au sein de cette charmante demoiselle l'intrigua grandement. Lui n'avait pas vraiment peur des animaux, il s'était toujours senti en osmose avec eux mais, était conscient que certains d'entre eux pouvaient être extrêmement dangereux et imprévisibles. L'instinct, la faim, le territoire, toutes ces petites choses qui faisaient qu'on pouvait devenir une cible pour eux. Se faire déchiqueter et dévorer. De fait, il comprenait que l'on puisse avoir peur de certaines espèces, les loups, ou même les chiens, les bêtes sauvages que l'on pouvait croiser un peu de partout. Il y avait aussi tous ces êtres venimeux et vénéneux qui pouvaient être un danger permanent, ce qui pouvait tout autant entraîner la peur et la paranoïa, cela, Abel en était parfaitement conscient. Mais, cette peur, celle des oiseaux … Notre ami avait du mal à comprendre, même à imaginer ce qui pouvait la provoquer. Les coups de becs ? De serres ? Rares étaient les races qui pouvaient être réellement dangereuses de ce côté. D'autant plus qu'un pauvre petit perroquet si gentil ne devait pas être bien effrayant. N'était-il pas beau avec sa couleur jaune et bleue ? C'est du moins ce que pensais son sauveur. Malgré tout, il écouta sagement la jeune femme parler de ce malaise en présence d'animaux à plumes, ce qui ne le laissa que plus perplexes. « Je suis bien loin d'être un génie. Mais … Je vous avouerai que c'est … Quelque chose d'assez peu rependu, je pense même que vous êtes la première personne que je croise avec un tel problème. Enfin, je comprends qu'il y ait des choses qui nous dépassent et sont plus fortes que nous. Mais … Je ne sais pas, si un jour vous voulez essayer de surpasser cela, je suis certain que quelques uns de mes pensionnaires seront disponibles pour vous aider. » Son attention se tourna vers Pijako, le fameux perroquet pour lui demander son avis sur la chose. « T'en dis quoi toi ? » Chose à laquelle il répondit par de nombreux oui en agitant frénétiquement la tête de haut en bas, tout en secouant ses ailes joyeusement. Bon d'accord, dans ce genre de situations, il y avait de quoi avoir peur, cela était compréhensible.

Plus tard, entre le petit animal et la jeune femme, la magie sembla opérer, comme notre ami l'avait espéré. Ne vous faites pas d'idées, s'il l'espérait c'était uniquement pour rendre une jeune femme heureuse et pour qu'un animal de se retrouve plus orphelin. Tous avaient eu une vie relativement pénibles pour finir ici et, cette fameuse Jaime semblait être une bonne maîtresse potentielle, Flea le comprit d'ailleurs rapidement. De fait, ce n'était pas pour lui qu'il l'espérait. Enfin, pas vraiment, du moins, pas professionnellement. Oui, mademoiselle Moore était une personne agréable et des plus jolie, mais, il ne se faisait pas le moindre espoir à ce sujet. Comment le pourrait-il après tout ? C'est dans une grande facétie que le destin en vint à répondre à cette question. En effet, alors qu'il répondait intérieurement à cette question qui venait de lui être posée et, avant même que le temps lui soit donné pour prendre la parole, la belle l’assomma d'un coup de massue terrible. En effet, la belle suggéra qu'il vienne la récupérer chez elle, ce samedi soir pour un cinéma, le tout avec un agréable sourire malicieux, qui ne pouvait le laisser insensible. Son esprit n'arrêta pas de tourner dans tous les sens, ne sachant guère où se positionner. Se moquait-elle encore gentiment ? Était-ce une simple farce ? Voulait-elle simplement voir sa réaction ? Ou peut-être lui en voulait-elle encore à cause de ses yeux errants ? Était-elle sérieuse ? Ah ! Comment le pouvait-elle ? Comme si une femme si distinguée, si belle, si chaleureuse, si charmante pouvait avoir de quelconques vues sur quelqu'un comme lui, perdu dans les relations humaines comme personne.

Cependant, avant même qu'il puisse répondre quoi que ce soit, la belle se permit doucement de rajouter quelques petits mots en haussant les épaules, pendant que lui se dégageait un peu de la masse qui s'était agglutinée autour de lui pour la regarder dans les yeux, riant légèrement à ces derniers mots. Oui, il avait déjà son numéro et son adresse. « Ahaha … Oui, ça aurait été bien pratique, en effet. Mais, ce n'est pas bien de rigoler encore sur ce genre de choses. Je me suis excusé et vous avez, semble-t-il déjà eue votre petite vengeance et ... » Son regarda ne quittait pas les délicieux yeux de son interlocutrice et … Elle ne semblait guère comprendre. Mieux que ça, elle semblait relativement sérieuse quant à sa proposition. Ses joues se mirent à rougir à une vitesse déconcertante. « Vous … Vous êtes sérieuse c'est heu … Inattendu je ... » Bien que cela fusse considéré comme impossible par notre ami, ses joues se tintèrent d'un rouge encore plus éclatant devant cette vérité, tandis que son cœur s'emballa rapidement. Quelqu'un comme elle proposait un rendez-vous à quelqu'un comme lui ? Quelle puissante magie pouvait bien être à l’œuvre ici ? « Eh bien, je … Je suppose que … Enfin … Oui, c'est … Ahem … Envisageable mais je … Je ne comprends pas mais je … Je ... » Tentant de reprendre son souffle avec de profondes inspiration, Abel finit par parler de façon plus posée, en se grattant toutefois nerveusement la joue. « C'est que … En toute honnêteté j'ai toujours heu … Comment dire ? Trouvé ça étrange une … Un premier tête à tête, dans un cinéma, on … C'est que … Il est difficile de découvrir la personne et si le film est pas si terrible la soirée devient bien moins agréable. Que … Que diriez-vous de … Ahem » Son regard se fit bien plus fuyant, comme s'il n'osait pas aller plus loin. Comme s'il n'arrivait pas lui-même à croire ce qu'il s'apprêtait à faire. « Un restaurant plutôt ? Il y en a un que … Que j'aime beaucoup, le cadre y est très agréable, les gens sont très sympathiques et … En plus ils aiment bien Buggles, ils leur apportent même des petites friandises à chaque fois. Enfin … Il faut aimer la nourriture asiatique. Et … Je suppose que vous n'en êtes pas très friande, ou quelque chose comme ça. Chanceux comme je suis. » Un large soupir s'échappa de ses lèvres, certain que son idées était mauvaise, ou que ses goûts en matière de nourriture allaient les éloigner l'un de l'autre. C'était bien sa veine, la seule qui s'intéressait à lui allait finir par le trouver stupide, ou indigne de son intérêt. C'est de ce genre d'idées que son esprit était habité à ce moment. Idées qui ne s'arrêtaient de fuser dans tous les sens.

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Lun 29 Aoû - 18:53

Jaime releva les yeux vers lui, attendant une réponse de sa part. Un « oui, pourquoi pas », lui suffirait largement, elle n'était pas si exigeante. Et sur l'instant, elle n'attendait pas vraiment autre chose comme retour, se disant qu'il était de toute façon difficile de lui dire « non » en l'état, alors que tout se passait parfaitement bien et qu'il lui avait proposé de revenir. N'était-ce pas ainsi une manière de la revoir, d'obtenir une seconde opportunité de discuter ? Jaime avait l'impression qu'elle lui plaisait, et elle n'en douta pas un instant, même lorsqu'il commença à lui répondre comme si elle avait dit une plaisanterie.

La petite brune le fixa sans vraiment comprendre. Avait-elle fait une blague ? Non. Pourtant, l'homme semblait agir comme si elle était la personne la plus drôle du monde. Elle le regarda avec une mine troublée, alors qu'il riait, lui disant que ce n'était pas bien de se moquer de lui ainsi et de plaisanter de ce genre de choses. Pourtant, il n'y avait aucune place sur son visage d'une quelconque  moquerie. Elle était sérieuse, on ne peut plus sérieuse. Mais est-ce que ça voulait dire qu'il ne voulait pas ? Sur l'instant, Jaime fut sensiblement déçue, même si elle n'en afficha rien.

Puis, il sembla réaliser. Et Jaime esquissa un sourire. Oui, elle était sérieuse. Oui, elle lui avait proposé ça, un peu trop franchement pour lui peut-être. « Inattendu ? » Reprit-elle d'une petite voix. Oh allez, il lui donnait l'impression d'y être aller comme un tank. Manquait-il tant que ça de confiance en lui. La jeune femme se remit sur ses jambes, se redressant pour venir lui faire face. Elle le regarda droit dans les yeux alors que lui fuyait son regard avec une pointe de timidité. Impressionnable ? Apparemment. Etait-ce vraiment si soudain ?  Elle se le demanda. « Vous ne comprenez pas quoi ? » Demanda-t-elle en douceur alors qu'il poursuivait. Il acceptait, même s'il semblait vraiment surpris.

Il argua que c'était étrange pour lui un tête à tête dans un cinéma, argumentant que si le film ne plaisait pas, ça mettrait une mauvaise ambiance. Jaime esquissa un sourire. Il lui proposait un restaurant à la place, même s'il semblait vraiment hésitant. La petite brune avait l'impression que sa tête n'allait pas tarder à exploser à force de rougir. Elle trouva ça amusant, même s'il pensait qu'elle n'apprécierait pas sa proposition :

« J'adore la nourriture asiatique, c'est parfait ! Fit-t-elle précipitamment avec un grand sourire. »

D'instinct, elle posa sa main sur le bras de l'homme, comme pour le rassurer. Comme une amie le ferait avec un autre. De ce fait, elle lui transmit maladroitement un peu de son humeur, et capta la sienne. Si elle avait l'air en pleine possession de ses moyens, sûre d'elle, l'homme lui, c'était bien tout l'inverse. Elle fit tout pour rester détendu, Flea dans ses jambes, venant cherchant son autre main pour obtenir d'autres tendresses.

« Vous êtes déjà allés à Emmann ? C'est là où je vis, fit-elle avec assurance. Si vous ne connaissez pas le quartier, on pourrait se retrouver à un autre endroit... »

La proposition était sincère, comme pour s'assurer de ce fait qu'il viendrait vraiment, qu'il ne renoncerait pas par peur. Oh, elle en avait connu des comme ça, qui disaient oui et qui ne venaient jamais. Ou d'autres qui faisaient naitre des sentiments et qui mettaient beaucoup de temps à se déclarer, comme McCoy. Elle sentait que le vétérinaire n'était pas comme ça, mais ses expériences passés l'obligeaient à faire ce qu'il fallait pour ne plus en vivre de mauvaises. Légitime ? Peut-être. Pas tellement. Enfin... Elle voulait quand même relancer l'homme sur un sujet où il serait plus à l'aise :

« Vous pensez que je vais pouvoir rentrer avec Flea ? »
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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Mer 31 Aoû - 0:23



" Who let the dogs out? "


Jaime & Abel







Une fois de plus, Abel passait pour un con. Il ne comprenait pas. Il ne comprendrait sans doutes jamais. L'être humain était un être tellement complexe et difficile à cerner, les mensonges, les faux-semblants, les sarcasmes …. Arriverait-il un jour à lire à travers tout cela ? Sans doutes pas. Fort heureusement, sa très chère sœur avait toujours été là pour veiller sur lui et le sortir des situations impossibles dans lesquelles il avait une telle facilité pour s'y fourrer. Cette fois, il devait s'en sortir comme le grand garçon qu'il aurait dû être. Jaime le regarda d'un air étrange. Elle aussi ne semblait pas comprendre ce qu'il se passait. Comment pouvaient-ils être deux à ne rien suivre durant un simple échange ? C'est là qu'il réalisa pleinement qu'il était un abruti. Cette femme était bien mieux que tout ce qu'il pourrait devenir un jour. Il n'y avait pas une once de malice, pas une de méchanceté, elle avait simplement été sincère avec lui et l'avait invitée à sortir. Une telle femme s'intéressait à lui. Une si belle femme, si chaleureuse, si gracieuse, si charmante. Comment ? Pourquoi ? Absolument pas la moindre idée. A quand remontait la dernière femme qui avait fait le premier pas avec lui ? A quand remontait sa dernière relation qu'il n'avait pas lui-même enclenchée ? Même chose, pas la moindre foutue idée. A vrai dire, même si l'on additionnait ses deux vies, il n'était pas certain que la chose se soit réellement produite un jour alors … Pourquoi ? Pourquoi est-ce que cela changeait en ce jour ? Qu'avait-il bien pu faire pour mériter pareil présent des cieux ? Une fois de plus, pas la moindre idée.

La jeune femme semblait encore plus surprise lorsqu'il prit la parole, essayant de se rattraper de la seule façon qu'il connaissait, en se perdant dans ses mots et en essayant de se reprendre comme il le pouvait. Que pouvait-il trouver si inattendu ? Qu'elle était cette chose qu'il ne comprenait pas ? Le vétérinaire ouvrit la bouche, prêt à répondre, avant de se résigner, quelques instants, espérant un peu mieux formuler ce qu'il avait en tête. A vrai dire, en répétant la phrase dans son esprit troublé, cela ne lui parut pas bien net, il fallait faire quelque chose pour ne pas déstabiliser encore plus, celle qui pouvait être sa bouée dans cet océan de doutes et de questions. « Eh bien … Je … Moi, vous. C'est … Inattendu. Enfin j'veux dire je ... » Tentant de reprendre son calme, il se mit étrangement à la fixer dans les yeux, dans un élan presque inconcevable de courage, malgré le rouge sur ses joues, ses yeux, eux, restèrent fixe, tandis que ses doigts se mouvaient comme pour apporter quelque chose à la conversation. Chose qu'ils ne firent pas vraiment mais bon, cela semblait l'aider. « Vous êtes tellement belle. Vous semblez intelligente, chaleureuse, agréable et avoir de la conversation. C'est juste … Eh bien dans ma tête, vous devez avoir une liste de prétendants interminable. Avec du coup un choix conséquent. Bon, dans le tas, il doit y avoir sûrement un grand nombre de … Ahem … De connards irrespectueux. Mais, il doit y en avoir des … Des biens, des … Des bien mieux que moi. J'suis juste … J'suis juste un gars paumé avec les gens, juste à l'aise dans la nature. En plus vous m'avez surpris dans une situation peu reluisante. C'est … C'est ça que je comprends pas trop. Mais … Étrangement, ça ... » Son visage sembla changer radicalement, tandis que son sourire s'étira encore et encore, ses yeux semblèrent briller d'une étrange lueur. Pendant ce temps, son cœur s'emballa légèrement. « Ça fait un bien fou. Je … Oui, je comprends pas. Je comprendrais sans doutes jamais mais ça … C'est con, mais ça rend tellement heureux. Enfin, désolé je … Je m'emballe un peu trop. » Se grattant nerveusement la tête, Abel en vint à rire légèrement, presque de manière forcée et d'une manière idiote.

La belle tenta de le rassurer rapidement, lui qui semblait si tourmenté, après avoir connu un bref instant d'euphorie, certain que le destin lui jouait un tour des plus hideux, comme il en avait l'habitude. Oui, il y avait forcément quelque chose qui allait clocher, c'était trop beau pour être vrai. Son idée allait être mise en l'air par Jaime et … Quoi ? Elle aimait la nourriture asiatique ? Non ? Où était le piège ? Abel resta perplexe un bref instant avant de sourire comme un benêt. Elle s'approcha même de lui pour lui toucher le bras, comme pour le rassurer et … Waw, cela fonctionna, contre toute attente. Cela fonctionna même un peu trop bien pour que cela soit réel. L'adrénaline ou quelque chose comme ça. Dans tous les cas, notre ami se senti pousser des ailes soudainement. La raison ? Aucune idée. Il s'en foutait. Il était heureux et c'est tout ce qui comptait sur le moment.

Comme pour tenter de le mettre à l'aise, la jeune femme demanda s'il connaissait le quartier où elle habitait, précisant que s'il ne connaissait pas trop, tous les deux pouvaient se retrouver ailleurs, ce qui le fit sourire. Oui, rares étaient ceux à se préoccuper autant que lui. Par chance, il connaissait les lieux. « Ne vous en faites pas, je connais l'endroit. Je … Je pense même voir où vous habitez, enfin, je connais la rue dans tous les cas. Vous savez, les soins à domicile et ce genre de choses, ça fait pas mal découvrir la ville il y a pas mal de personnes âgées qui me demandent de venir m'occuper de leur animaux, n'ayant pas vraiment d'autres choix, alors je m'y rend. Mais … C'est n'est pas très intéressant, désolé. » La suite de la conversation revint à Flea, demandant si elle pouvait l'amener. Un sourire malicieux se dessina petit à petit sur le visage du médecin, empli d'une confiance qui lui était pourtant inconnue en temps normal. « Ah ? Et qui vous dit que nous acceptons que vous repartiez avec lui ? » Restant un bref instant sérieux, notre ami finit par rire sans gêne pour enfin s'accroupir face à l'animal et le caresser avec amour. « Je plaisante, mais, ce n'est pas à moi de décider. Allez, mon petit, dis moi. Que dis-tu de Jaime ? Tu veux bien d'elle comme nouvelle maman ? » Le chien regarda tour à tour les deux jeunes gens, léchouilla le visage de son protecteur avant d'aboyer joyeusement pour se retourner vers celle qui deviendrait sa nouvelle maîtresse pour lui lécher la main, en signe d'acceptation. « Je crois que son choix est fait, vous vous retrouvez désormais avec une lourde responsabilité et, pour répondre à la question, ils ne sont pas très embêtant à ce sujet, si les animaux sont sages. J'ai bien éduqué Flea, il ne devrait pas y avoir de problème. Malheureusement je … Je suis en moto, je n'ai jamais pris le temps de passer le permis auto et … Je ne suis pas vraiment équipé pour transporter des animaux de sa taille. Oh, Buggles a un petit casque, des lunettes et il adore les ballades mais … Enfin,je suppose que je peux essayer d'arranger une fixation ou quelque chose et des lunettes, mais, je ne peux rien vous promettre. J'espère aussi que vous n'avez pas peur en moto. Si cela peut vous rassurer je conduis plutôt bien et, j'ai même des casques en plus, pour mes passagers. » Le tout avec un petit sourire en coin. Là aussi, il y avait une possibilité que le potentiel rendez-vous vole en éclats mais, comme exalté par une force inconnue, Abel ne semblait plus avoir peur de rien.

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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Mer 31 Aoû - 12:26

Tellement belle, chaleureuse, intelligente, agréable, avec de la conversation ? Tout ça ? Jaime ne put s'empêcher de papillonner des yeux en l'écoutant se justifier et s'expliquer. Alors ainsi, il la voyait trop bien pour lui, et tout son discours sur les hommes qui devaient être à ses pieds et tenter de la séduire la laissa songeuse. Il y en avait tant que ça ? Était-elle aveugle au point de ne pas les voir ? La petite brune ne pipa mot, cherchant si ce qu'il disait était vrai, et ne put se rendre à l'évidence. Ça faisait des mois qu'aucun homme ne s'était trop approché d'elle. Il y avait bien Hank, évidemment, avec qui le flirt était plus qu'évident, même si l'homme n'était pas encore décidé à aller plus loin, et elle respectait ça. Bien sûr qu'elle craquait pour lui aussi, sans pouvoir le lui avouer mais... Mais c'était différent. Sans doute impossible. Alors, il fallait bien se faire une raison. Mais du reste, la foule de mec parfait lui courant après, elle n'en avait pas vu la trace...

Quoiqu'il en soit, l'homme semblait vraiment surpris, mais à la fois vraiment content que tout ça lui arrive. Comme si jamais avant il n'avait expérimenté ce genre de choses. Jaime en fut un peu étonnée pour tout dire : est-ce que les filles étaient si aveugles que ça ? Combien de jeunes clientes étaient rentrées dans cette boutique sans voir à quel point il avait du charme ? Il ne lui avait fallu que deux minutes pour s'en rendre compte, un petit peu plus pour tenter le coup et être contente que ça réussisse. L'homme s'excusa, de s'emballer un peu trop, et Jaime ne put s'empêcher d'en rire. C'était bien la première fois qu'on s'excusait pour ça, et qu'on la trouvait trop bien pour soi :

« Non, il n'y a pas de mal, déclara-t-elle d'une voix douce en le regardant avec les yeux brillants. »

Non, vraiment, elle l'aimait bien. Il était maladroit, mais nature peinture, il disait tout ce qu'il lui passait par la tête, sans se soucier de si c'était la réalité des choses ou pas. Et là dessus, elle préféra mettre tout de suite les faits au clair : « Je vais vous étonner, mais il n'y a aucun homme, et même s'il y en avait cinquante qui hurlaient leur passion fiévreuse en bas de chez moi, je serais encore assez grande pour choisir le vétérinaire tout timide qui n'a pas l'air d'y croire. » Elle lui fit à nouveau un grand sourire, contente que ça soit limpide désormais. Il n'avait aucune raison de souffrir de ce qu'il était, ni de se diminuer. La génétique l'avait pourvu de bien des qualités physiques, et il avait un côté attendrissant qui faisait le reste. De ce fait, Jaime reprit, avec ce trait de confiance qui la caractérisait depuis toujours :

« Ne vous comparez pas aux autres, c'est une compétition que votre esprit ne gagnera jamais, et il piétinera au passage votre estime de vous. Voyez plutôt vos qualités, non ? Vous êtes charmant, drôle, vous avez mené de brillantes études et vous vous épanouissez dans votre métier. Je suis sûre que si on pose la question à vos locataires, ils auront milles bonnes choses à dire sur vous. »

Et puis soudainement, après ce maigre contact physique entre eux, Jaime eut l'impression que l'homme avait repris du poil de la bête. Il semblait plus sûr de lui, plus disposé à parler. La petite brune ne put s'empêcher d'en rire, en le regardant faire, alors qu'il lui expliquait mille choses sans s'arrêter, et qu'elle rebondissait dessus en l'écoutant avec attention. « Oh vous faites aussi les soins à domicile ? C'est bon à savoir ça ! » Fut bien la seule phrase qu'elle réussit à placer sur le moment, alors qu'il poursuivait. Flea accepta de repartir avec elle, ne pouvant cacher sa bonne humeur lui aussi. Sa queue remuait à lui en taper dans les jambes, et il se dandinait sur lui-même sans pouvoir restreindre sa joie.

« Vous pensez à tout, je vois ! Fit-elle avec un brin d'étonnement dans la voix. Disons que s'il fait beau, on y va en moto et si vous ne trouvez pas de quoi prendre Flea, je m'arrangerais pour le confier à mon frère. Il faudra bien qu'il le rencontre à un moment et qu'ils apprennent à s'entendre ! Et s'il ne fait pas beau, nous prendrons ma voiture, d'accord ? »

C'était le plus simple. Jaime n'avait jamais été très contrariante niveau organisation, du moment que ça marchait. Son dicton ? S'il y a un problème, il y a des solutions. Et s'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème. Elle préférait voir les choses avec simplicités, pour éviter de se prendre la tête en dehors du travail. Même si au boulot, le dicton s'appliquait aussi. Y aller au culot fonctionnait parfois très bien dans son domaine d'expertise.
Ils sortirent tous deux de la pièce magique, Flea sur ses talons qui la suivait désormais comme s'ils étaient vraiment une famille. C'était étonnant. L'affluence qu'il avait pu avoir sur l'animal... Elle releva le nez vers lui, pour le regarder droit dans les yeux et ajouter :

« Ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer. »

Difficile de savoir si elle parlait du rendez-vous, ou de la cohabitation avec Flea, ou d'autre chose. Probablement de tout à la fois. Dans sa tête, il n'y avait de toute façon pas de raison de trop s'inquiéter. Bien sûr que tout ça pouvait la rendre nerveuse, et le jour J, elle retournerait son appartement pour savoir quoi mettre et comment être sous son plus beau jour, mais... Pour l'instant, ça allait.
Et ça continuerait à aller.
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MessageSujet: Re: Who let the dogs out ? - Abel   Lun 5 Sep - 20:30



" Who let the dogs out? "


Jaime & Abel







Cette femme était en tout point incroyable. Abel ne la connaissait pas depuis bien longtemps mais, contre toute attente, elle semblait posséder ce petit quelque chose capable d’apaiser ses craintes, ses tourments, mais aussi à lui faire voir la réalité comme il la devait. Tait-elle la femme parfaite? Peut-être. Du moins, du point de vue de notre ami, sur le moment, il y avait de grandes chances pour qu'elle le soit. Ne possédait-elle pas bien nombre de qualités que le médecin venait d'énumérer? N'était-ce pas là tout ce qu'il avait toujours pu espérer chez une femme? Et puis, ce sourire. Oh, ce sourire. Comment passer à côté? Comment pouvait-il débarrasser son esprit de cette image rayonnante et pleine de vie? Comme si, sa route avait croisé celle d'un ange. Oui, un ange, c'est un peu ce qu'elle aurait pu être dans sa vie, si Abel en était venu à croire aux mythes chrétiens. Chose qui était d'ailleurs particulièrement ironique quand l'on savait que lui, tout comme sa sœur, étaient pourvus de prénoms bibliques. Avant même qu'elle ne tente de le rassurer pour tout ce qui semblait un peu trop le travailler, notre homme ne put s'empêcher de constater que les mots prononcés en sa faveur semblèrent être appréciés par celle à qui ils étaient décernés. Malgré sa maladresse relativement exceptionnelle, le vétérinaire avait toujours été relativement franc et, passé outre sa timidité, il semblerait que peu de choses étaient capable de l'arrêter à en croire son débit et toutes les belles choses qu'il pu lui dire sur l'instant.

Ainsi, lorsqu'il s'excusa de s'être brusquement emballé, il n'eut pour unique réponse qu'un doux rire qui ne put que le charmer encore un petit peu plus. Comment pouvait-elle être si ... Elle-même? Pour ne rien vous cacher, notre homme n'aurait su trouver des mots pour qualifier sa fraîcheur, son charme ainsi que la façon qu'elle avait pour le faire se sentir si bien. Bien entendu, elle le pardonna et, comme si ses mots n'auraient pas suffit, ses charmants yeux, tout autant inoubliables, firent le reste, avec cette lueur étrange en leur sein. Rapidement elle lui expliqua qu'il n'y avait personne dans sa vie. Comment pouvait-il en être ainsi? Comment pouvait-on passer à côté d'une telle femme sans se rendre compte qu'elle pourrait sans le moindre doute être celle qui vous rendrait heureux pour toute une vie et peut-être même plus? Cela, l'inhumain ne le comprenait pas. Par la suite, avec un sourire enjôleur, la belle tenta de le rassurer en exprimant quelques qualités qui le firent rougir. Ses mots étaient bien trop beaux pour être vrais. Bien trop beaux pour être pour lui. Des mots que jamais personne ne lui avait jamais dit, à part peut-être sa chère sœur et Crystalia pour tenter de lui redonner confiance. L'espace d'un instant, l'homme douta. Parlait-on bien de lui, là tout de suite? Pour mettre fin à ce dilemme, l'ami des animaux jeta un rapide coup d’œil derrière lui, afin d'en avoir le cœur net. Peut-être s'était-il tout simplement mêlé d'une conversation qui n'était pas la sienne? Contre toute attente, non, les deux jeunes gens étaient bel et bien en tête à tête. De plus en plus incompréhensible et pourtant ... Quel était ce sentiment qui le prenait au tripe, le faisant presque trembler, tandis que son cœur ne semblait plus être capable de ralentir? Face à cela, il ne put s'empêcher de sourire bêtement. « J'étais certain, à un moment, que nous parlions de quelqu'un d'autre et pourtant non. C'est … Je ne sais pas quoi dire devant tout ça. Je … Merci, je suppose ? » Rougissant un peu plus, il tenta un petit sourire, qu'il espérait un peu plus confiant. « Mais … Je pense que vous vous trompez sur quelque chose, mes études ça … Contrairement à la plupart des gens, cela n'a jamais été difficile. J'ai toujours eu … Un lien avec tout ce qui n'est pas humain. Comme si … Je ne sais pas, comme si je savais des choses que je ne devrais pas savoir. » S'arrêtant un bref instant, l'homme se gratta nerveusement la barbe tentant de trouver une explication un peu plus simple. « Enfin, peut-être ai-je lu des choses à droite et à gauche que mon esprit à retenu sans que je m'en aperçoive, mais, je me suis toujours surpris à savoir des choses sur les animaux ou les plantes et … De fait, mes études ont été très simples et ... » Cette fois il eut un rire plus agréable, plus décontracté et simple, comme si, la belle finissait par avoir une effet bénéfique sur lui. « Pour mes locataires, vous pouvez toujours essayer de leur demander, mais je doute fort que des mots n'en ressortent, à part peut-être pour Pijako mais … Vous ne semblez être en bon termes. » Un petit éclat de rire vint entrecouper son monologue avant de reprendre en toute simplicité. « Mais, je crois comprendre ce que vous essayez de me dire et … C'est vraiment touchant. Mon cœur semble s'emballer c'est … Étrangement plaisant. Je suis étonné ceci dit, aurais-je été le seul à voir tout cela ? Ou peut-être les effrayez-vous ? Peut-être n'osent-ils pas. Enfin, je vais essayer d'arrêter de me poser toutes ces questions, promis. »

Lorsque tout ce qui avait à voir avec le rendez-vous vint sur le tapis, Jaime sembla presque étonnée par son élan de lucidité. Lui aussi à vrai dire. Elle lui proposa un marché équitable entre la moto et la voiture, tout en comprenant Flea dans l'équation, ce qui semblait lui aller, acquiesçant tout simplement d'un signe de la tête. Il trouvait cependant cela étrange comme dénouement. N'était-il pas celui qui devait aller la chercher ? Ne devait-il pas être celui qui l'amène, lui ouvre la porte, lui tire la chaise et la reconduit ? Bien que l'envie d'en parler le prit aux tripes notre homme préféra se taire, afin de ne pas partir sur un nouveau débat. Rapidement, tous les deux sortirent de son paradis et, la jeune femme finit par tenter de le rassurer avec une phrase étrange qui pouvait être pris de bien des manières. Cependant, l'homme fit rapidement son choix. « Je … Je ne doute pas de vous ni de Flea. Je l'ai correctement éduquée, il semble vraiment vous apprécier et, il est très sage. Vous ferez la meilleure des mères possible pour lui, je pense qu'il l'a déjà compris. » Souriant avec une infinie douceur, Abel remarqua sans mal que la pluie continuait de tomber lourdement à l'extérieur. Il fit signe à la nouvelle maîtresse d'attendre un instant et, l'homme se pencha par dessus le secrétariat pour y attraper un parapluie qu'il lui tendit. « Autant éviter que … D'autres profitent de la vue que j'ai pu avoir » Rouge et nerveux, le vétérinaire se gratta le nez en évitant soigneusement de croiser son regard. « Si vous avez le moindre problème avec lui, n'hésitez pas à me contacter. J'ai hâte d'être à samedi. Mon esprit et mon cerveau auront sûrement explosés d'ici là mais … Je suis impatient d'y être. Au revoir, Jaime. »

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Who let the dogs out ? - Abel
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