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 This time for sure - Frank

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MessageSujet: This time for sure - Frank   Ven 26 Aoû - 14:04

On a pas idées de faire des contrats d'assassinats par cette chaleur. Je pense que les gens qui en demandent ne songent jamais à ces pauvres mercenaires qui se retrouvent obligés d'enfiler une cagoule pour cacher leurs identités, vivre normalement et qui étouffent sous le tissu. Ou encore, à ceux comme moi, qui portent des habits qui me couvrent de la tête au pied dans lesquels je me sens trop à l'étroit, pour être sûre de ne laisser aucune empreinte. Ouais, en gros, les gens ne pensent jamais assez à moi, seulement au résultat. Mon boss m'a dit que je ne pouvais pas leur en vouloir pour ça mais étrangement, maintenant que je meurs de chaud, je ne suis plus du même avis.

Postée en bas, dans le cul de sac qui longe un immeuble de neuf étages plutôt cossu, j'essaie de repousser du mieux que je peux le moment ou je devrais rabaisser mon masque. J'ai juste l'air d'une cruche avec un bonnet qui se croit en plein mois de décembre quelques jours avant noël pour l'instant, ça peut encore faire illusion si je plaide la folie. L'échelle de secours est à quelques mètres au-dessus de ma tête, et y'a bien qu'un chat qui rôde ici depuis que je suis arrivée. Le matou fait les poubelles, qui même ici, n'ont pas l'air aussi sinistres et puantes qu'ailleurs. C'est sans doute ça la magie des quartiers riches, où même les ordures sentent bon.

Je vérifie une dernière fois mon arme, chargée comme il le faut par mes bons soins, mes couteaux de lancée à ma ceinture qui ne risquent pas de tomber, me semble. Les outils de crochetage, juste au cas où je pourrais en avoir besoin. J'en aurais besoin, quelle question. Hn. Je crois que je n'ai plus le choix maintenant... J'abaisse mon masque après avoir pris une profonde inspiration qui me brûle les sinus. J'ai chaud, je fais pas tarder à me transformer en flaque, c'est pour ça que je dois faire vite. « Deux minutes ». J'annonce en un murmure. C'est pour me motiver moi-même à faire vite et bien, un talent inné chez moi. Et je m'élance.

Le pied posé contre le mur d'en face me donne l'impulsion nécessaire pour m'emparer de la dernière barre de l'échelle, et à la force de mes bras, je réussis à grimper le long de celle-ci. Dans l'ombre, la nuit, je pourrais presque être invisible, c'est de bon ton. Il est tard de toute façon, et personne ne passe dans cette rue, même pas pour aller pisser. J'arrive au premier palier et continue ma monter sans me faire voir, je suis silencieuse, avalant les marches quatre à quatre avant d'aboutir là où je le souhaite. Neuvième et dernier étage, face à l'issue de secours que je n'emprunterais pas. Deux minutes et trois secondes. Dommage... À la place, j'enjambe la barrière, m'approche du mur et trouve mes prises comme je le peux.

Un soupir m'échappe, de même qu'un murmure et une illumination : « Putain, faut pas qu'j'oublie le lait pour demain matin... » C'est ça oublier sa liste de courses et de revenir sans la moitié de ce qu'il faut. Et bien sûr, c'est au moment où tu sors l'un de tes couteaux pour déverrouiller la fenêtre qui mène à une chambre d'amis que tu y penses, Neena ! Parfois, je me collerais des baffes... Lazarus m'en tiendra jamais rigueur s'il ne peut pas en mettre dans ses céréales, mais j'aime bien qu'il ait ce qu'il faut pour être à l'aise à la maison. Là, faut juste pas que j'oublie en rentrant demain matin, même si la nuit blanche risque de piquer avant de l'amener à l'école.

Ah, enfin ! La fenêtre cède, je la lève en douceur pour me glisser à l'intérieur de l'appartement comme un chat. Je roule pour amortir le bruit de mes pas, et avance à pas de velours jusqu'à la porte de la chambre. Joie, l'intérieur est climatisée. J'ai l'impression de rentrer dans un réfrigérateur... Ma cible est chez lui, j'ai attendu qu'il rentre. Il a ses habitudes nocturnes. Dodo vers minuit, il est couché depuis une bonne heure. Debout dans une demi-heure pour soit un tour aux toilettes, soit au frigo pour se prendre un truc frais. Plus probable : frigo, puis toilettes. Avec cette chaleur, ça n'y coupera pas. Objectif ? Le chopper dans le salon, me tirer vite fait et enlever ce masque.

Ça devrait aller. Si je m'évanouis pas à cause de la chaleur, ouais. Mais je peux tenir. J'ai vu pire.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Ven 26 Aoû - 16:01

"Francis, Francis". Castle tourne dans son lit, des gouttes de sueurs perlent sur son front, il contracte ses muscles, est pris de léger spasmes et fronce les sourcils, son sommeil devient de moins en moins léger puis le visage des hommes qu'il avait assassiné de sang froid vinrent tournoyer dans une folie incessante dans sa tête l'appelant par son nom. "Francis." Castle ouvrit les yeux et vit sa femme avec une valise à la main, le lieutenant d'Hydra ne compris pas tout de suite avant de sourire à Maria qui lui annonçait qu'elle partait en vacance avec leurs enfants et qu'ils reviendraient vite. Frank se releva légèrement et l'embrassa avant de s'écrouler à nouveau sur le lit. "Oublie pas de me ramener un souvenir, Maria." Frank ne pouvait se permettre de vacances de par son métier, sa famille ne savait pas qu'il faisait partie d'Hydra et il devait être joignable et bookable à tout moment, les conditions du deals étaient claires. En échange, les Castle ne manquaient de rien et pouvaient se retrouver ensemble la quasi totalité du temps. Une bonne affaire.

Le mercenaire entrepris d'aller dans la salle d'eau, il ouvrit le robinet avant de se débarbouiller comme il le pouvait, effectuant sa toilette avec soin et patience, il entrepris de se détendre pour que ses nerfs et ses principaux atouts soient rechargés avant la nuit blanche qu'il allait passer. Il passa son uniforme militaire noir, prenant le soin de n'enfiler qu'une sorte de sans manche , laissant ses bras à l'air pour qu'il n'ait pas trop chaud. La météo étant un facteur qu'il fallait prendre en compte. Il porta un cigare à ses lèvres et l'alluma. En temps général, fumer dans la maison n'était pas admissible, mais vu que personne n'était là, Frank se laissa aller à ce petit plaisir. Deux tour vers la droite, 4 vers la gauche, et la bibliothèque dévoila une cache d'arme, très bien éclairée, insonorisée et parfaitement rangée de la simple machette jusqu'au lance roquette qui trônait sur le mur. Frank pris deux 9 mm, ainsi que son fusil d'assaut et sa machette qu'il rangea autour de sa taille, le fusil d'assaut qu'il porta à son dos, et les 9 mm finirent dans le holster de la taille du mercenaire. il pris également deux petite valises contenant des silencieux et une boite de munitions pour chaque armes.

Il claqua la porte en guise d'au revoir à sa demeure.

La voiture de Castle sentait le tabac, ce n'était certainement pas le cigare fumant qu'il portait à la bouche qui allait arranger cette odeur. Il arriva à l'endroit ou le "nettoyage" devait être fait. Un quartier riche, encore un, les maisons que Castle nettoyait finissaient toute par se ressembler, de toute manière le job devait être fait. Il décida de garer sa voiture en contrebas, anticipant toute intervention policière, la plaquant entre deux baraques. Le mercenaire lourd n'était pas du genre à grimper et l'échelle de secours était bien trop haute, il allait devoir faire une victime collatérale pour rentrer dans l'immeuble, mauvais endroit, mauvais moment. Il sonna auprès de la loge du concierge.

"Livreur de Pizza." Une voix étonnamment froide pour un livreur qui souhaiterait faire un minimum de pourboire, livreur de plomb plutôt.

Un vieil homme vint déverrouiller la porte, étonnement il regardait Frank d'une manière étrange, vide. Castle avait déjà préparé son 9mm, la main droite dans le dos il avançait vers le vieil homme lentement et avec précaution.

"Nous avons des problèmes d'interphone en ce moment, bonne soirée". Le vieil homme se dirigea a nouveau vers ses quartiers, le temps pour Frank de comprendre que les yeux de l'hommes n'étaient plus en état de voir. Le vieil homme était aveugle.

"Merci monsieur". Le ton de Frank se radoucit tandis qu'il cacha un soupir de soulagement, un innocent n'allait pas mourir ce soir, finalement. Il rangea lentement le pistolet dans le holster avant d'entreprendre la montée des escaliers aussi silencieusement que la mort prenait une vie.

Une fois arrivé devant la porte de la cible, Frank se mis a plat ventre guettant une forme de vie dans le salon, rien. Un crochetage de porte plus tard voila que Frank se terrait dans un coin sombre de la pièce, son uniforme noir lui garantissait une demie seconde de surprise au maximum, de quoi allègrement descendre ce type. Mais tout n'allait pas se passer comme prévus.

La fenêtre à sa gauche décida de s'ouvrir d'elle même, Castle n'aimait pas les imprévus, et ça, c'en était un. Une femme en costume fit irruption dans la pièce, effectuant une roulade silencieuse dans le salon, puis elle se remis droite avant de se poster devant la porte de la chambre de la cible, qui était-elle ? Frank décida de rester tapis dans l'ombre. Une arme à la ceinture, des couteaux de lancer, un kit de crochetage, autant dire qu'elle n'était certainement pas là pour enfiler des perles. Putain c'était qui ?

Le mercenaire eut le temps de sortir de ses songes tandis qu'il entendis des pas dans la chambre, pas assez lourds pour que ce soit la cible, et léger comme une femme. Ce con avait ramené une femme dans son plumard et là, elle entreprenait d'aller soit pisser, soit se servir dans le frigo de son hôte. Seul problème, la présence de deux assassins dans le salon. Belle surprise.

D'un pas vif mais néanmoins silencieux, Frank mis à terre l'assassine, d'un coup de pied il la fit dégager sous le canapé ou il la rejoint, une demie seconde plus tard une femme en sous vêtement sortis de la chambre qu'ils surveillaient. Tandis qu'il essayait de dégager son bras droit il dégaina ses deux pistolets, l'un braqué sur la tempe de l'assassine, l'autre qui suivait la petite amie de la cible. Trop de facteurs, la situation était périlleuse, Frank tentait de garder son calme et de réfléchir. Sinon il allait commencer à flinguer tout le monde et ce n'était peut être pas la bonne solution.

Les pouces du mercenaire vinrent charger les balles dans le canon des pistolets, le doigt sur la détente Castle faisait face à la femme en costume. En fait si, peut être que tuer tout le monde serait la meilleure des solutions.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Ven 26 Aoû - 16:57

Ah bah ça, je l'ai pas vu venir. Si y'avait eu qu'une seule surprise encore, j'aurais peut-être rien dit, mais là, y'en a tellement que j'ai l'impression que c'est mon anniversaire ! Déjà, de me rendre compte qu'il n'y a pas une mais deux personnes dans cette chambre, comme ce n'était pas prévu du tout à la base. Contrat compromis, je me dis qu'il vaut mieux renoncer pour cette nuit et revenir demain, en espérant qu'il ramènera pas une autre demoiselle dans son lit pour se tenir compagnie. Mais non, la vrai surprise, c'est que nous ne sommes pas deux comme je l'attendais à la base en rentrant dans cet appart, mais quatre en tout et pour tout. Monsieur et son coup du soir, moi et un autre gusse sorti de je ne sais même pas ou !

Le dernier des invités, je ne saisis sa présence que quand il a la sympathie de se présenter à moi en me foutant à terre et en me collant un coup de pied dans le ventre. On a assez de chance pour qu'en me tabassant aussi subtilement qu'un éléphant, il me remonte le diaphragme dans la gorge de glapir. Même si le mot « chance » est ici à prendre avec pas mal de pincettes et de second degré, parce que, putain, ça fait mal. Mais par ses bons soins, on est planqués. Un peu à l'étroit, mais à l'abri, et j'ai tout le loisir de voir des pieds résolument féminins (vernis sur le bout des orteils) fouler le sol du salon pour se rendre à pas dansant jusqu'à la cuisine. Entre temps, il me faut reprendre mon souffle et mon calme, ce qui semble assez compromis quand on a un flingue collé sur la tempe avec ça.

Je pourrais m'affoler, c'est vrai. Me dire qu'avec un canon sur la tempe, je devrais pas faire la maligne vu comment ça pourrait dégénérer pour moi. Pour tout dire, si je ne captais pas la respiration profonde de l'homme à côté qui tentait, tout comme moi apparemment, de comprendre ce qu'il se tramait ici, de celui qui réfléchissait trop vite pour essayer de couvrir tous les détails de la situation, je serais sans doute en train d'être super furieuse. Mais allez savoir pourquoi, je me sens en veine, ce soir. Je pourrais être déjà morte s'il l'avait voulu, or, ce n'est pas le cas. De surcroît, il n'a pas abattu la greluche de monsieur, parce qu'il a probablement des scrupules à faire du dommage collatéral. Oh oui, vous allez me dire, son autre flingue la suit de près et elle ne voit apparemment pas l'épée de Damoclès qui pèse au-dessus de son crâne de moineau mais...

Mais y'a moyen de faire un truc. Il y a une faille là, dans laquelle je vais me glisser pour retourner la chose en ma faveur.

La dite greluche termine son verre et chantonne en revenant dans le salon. Je reconnais Hit me baby one more time, un poil massacré faut l'admettre et je vais l'avoir dans la tête après ça... Merde. Sa voix aiguë couvre le silence pesant de la pièce, j'esquisse un sourire derrière mon masque en la voyant sortir par là où elle est venue. Et sans en demander plus, sur le claquement de porte de la chambre, mon couteau vient se planter derrière la détente de son arme pour l'empêcher d'actionner le percuteur.. Si je lui écorche ses petites mimines au passage, c'est carrément du bonus, mais j'en attends pas autant. Ma jambe remontée l'empêche de ramener son autre bras dans ma direction d'un coup de talon dans le coude. Par contre, mon poing libre, lui, a plutôt hâte de venir se planter sur son nez, et le temps qu'il encaisse parce qu'un coup sur le nez, ça fait plutôt mal, je glisse en sens inverse pour sortir de ce canapé et me remettre sur mes jambes. Le parquet grince sous mon poids, et une petite voix dans la pièce d'à côté prononce distinctement ces mots :

« Tu as entendu ? »

Est-ce que ça vaut le coup de rester encore silencieux après tout ça ? De toute façon, une balle pour l'un réglera l'affaire, et si l'autre reste en vie, c'est pas du tout mon problème parce que je n'ai pas l'intention de rester dans le coin pour voir ce qu'il va nous arriver sur la poire. Il se pourrait même que je lui fasse la faveur de lui offrir une balle à elle aussi, surtout parce qu'après m'avoir foutu du Britney Spears en tête, faut pas trop tenir à la vie. Faveur, je disais. « Entendu quoi ? » Moi qui me retourne finalement et tire trois fois dans le canapé avec le flingue que je viens de sortir de son rangement avec son silencieux, pour ensuite retourner l'un des fauteuils au milieu du chemin pour l'emmerder très fort. « Putain ! »

Oui, comme il dit. Pas le temps de traîner, je dois amener monsieur à son rendez-vous avec la mort. Et quand les hurlements de la minette auront attiré tous les policiers du quartier, j'espère que l'autre sera toujours sur place pour les accueillir. Et qu'au passage, ils s'occuperont bien de lui. C'est cadeau.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Ven 26 Aoû - 17:47

La respiration du mercenaire était saccadée, une goutte de sueur perlait sur son front tandis que le cuir de ses mitaines se resserrait autour du pommeau des armes. Castle réfléchissait, trop vite, ça chauffait bien trop vite, il faisait bien trop chaud dans cette appartement et cette putain de gonzesse était en train de chantonner du Britney Spears. Comment voulez vous garder votre calme dans ces conditions ? Une soirée de merde en prévision. L'arme braqué sur des pieds, une autre sur la tempe de la femme masquée, Castle essayait d'envisager tout les cas de figure, il ne savait pas si elle était efficace au corp a corp, quel genre de défense elle choisirait, parler n'était pas une option pour le moment. Frank n'aimait pas les victimes collatérales, le principe de l'innocence est quelque chose qui le tienne a coeur, précepte d'une autre vie sans doute. La chaleur amenuisait sa vue et l'empêchait de se concentrer tandis que la jeune femme retournait vers la chambre. Des gouttes de sueurs commençaient également a perler le long de ses bras tandis qu'il commençait à desserrer l'étreinte du deuxième 9mm au même rythme que la porte se refermait derrière la femme.

Il ferma les yeux et se permit un léger soupir, une demie seconde, une douce étreinte de soulagement vint l'envahir, mauvaise idée. Frank rouvrit les yeux tandis qu'il aperçus un couteau se précipiter sur le percuteur, sa lèvre supérieure se souleva signe d'une intense contrariété tandis qu'il ne put s'empêcher de regretter le geste de l'inconnue. En une fraction de seconde le mercenaire appuya sur la détente, laissant le percuteur venir s'abattre sur la lame, bloquant la balle et écorchant par la même l'index de la main droite de Frank. Un léger grognement indicible depuis la chambre s'échappa des lèvres du vétéran tandis qu'il lâchait sa première arme tout en essayant de faire remonter la deuxième à l'aide de son bras gauche. Une gêne se fit sentir tandis que son bras s'endormait, il dégagea relativement rapidement la jambe de l'assassine mais fut vite rattrapé par un coup de talon dans le coude qui anesthesia le bras gauche du mercenaire. Une douleur vive parcouru le corps de Frank qui ne pu s'empêcher de se mordre la lèvre inférieure pour ne pas se mettre a hurler sur l'inconnue. Mais elle ne lui laissa aucune seconde de répit, ni même le temps de riposter, un poing vint s'écraser sur le pif de Castle, un poing qui sentait le latex bon marché doublé d'un goût de plastique. Ses tympans se mirent à siffler et il détourna le regard fermant les yeux et laissant quelques gouttes de sang perler sur son nez, sans faire un bruit. Putain elle allait prendre. Il resta paralysé quelques secondes tandis qu'il observa la silhouette se défaire du canapé et revenir sur ses pieds. Erreur fatale, les talons permirent au bois de grincer, et tandis que Frank essayait a nouveau de se détendre avec des respirations saccadées il entendis une voix s'élever depuis la chambre.

« Tu as entendu ? »

Putain, t'aurais du te rendormir aussi vite que tu t'étais levée, maintenant ton mec et toi vous allez avoir droit au même tarif, le prix du plomb. Un léger temps de latence permis à Frank de reprendre ses esprits, le silence reprenait ses droits tandis qu'il commençait à réchauffer ses articulations en prévision de la baston qui s'annonçait.

« Entendu quoi ? »

Frank releva la tête tandis qu'il entendis le "clic" d'une arme de poing se déclencher, ouai, plus besoin d'être discrets maintenant du coup. Putain. Une salve de trois balles vint calmer les ardeurs de l'assassins, il évita de peu les trois premières avant d'en prendre une dans l'épaule droite. Il ne fallait pas lâcher, non, pas maintenant, il fallait garder son sang froid. Il fallait pas faire de choses trop atroces sous peine de répercussions la vie familiale des Castle. Et puis merde. Ils étaient en vacances. L'épaule ruisselante de sang, Frank hurla tout en enfonçant bois du canapé, il profite de l'impulsion pour le soulever tandis qu'il se mettait sur un genou puis sur ses pieds, ramenant le canapé sur la tranche. Le bras du mercenaire avait traversé le canapé, ruisselant de sang et plein d'échardes, il retira le bras du trou béant avant de le prendre à deux mains et de le balancer en direction de l'inconnue.

"C'est même pas ton coup dans la gueule qui m'a foutus en rogne, c'est l'odeur du truc qui te sert de costume."

A peine eut-il finis sa phrase qu'il fit glisser le fusil mitrailleur de son dos à son bras gauche, il ôta la sécurité avant de tirer des coups de feu en direction de l'assassine prenant bien soin de ne pas faire de tir létal. Elle l'avait emmerdé, il voulait faire pareil, pas question que ça se finisse vite. Une moitié de chargeur plus tard, le mercenaire ramasser son arme de poing avant de défoncer la porte de la chambre, il s'apprêta a viser la tête de la cible quand la petite amie se jeta sur Frank, celui-ci surpris laissa tomber son arme de poing tandis qu'il attrapa la jeune femme. "M'emmerde pas." Il essaya de la faire dégager sans succès, c'est pourquoi il décida d'un rapide mouvement de lui briser le bras ce qui eut pour effet de la faire tomber inconsciente. Castle laissa le corps inanimé tomber lourdement au sol tandis que , diminué, il mis un genou a terre et ramassa son arme de poing. Il n'eut que le temps de relever les yeux vers la cible.

Le bruit d'un fusil a pompe vint couper l'élan de Castle.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Ven 26 Aoû - 23:18

Pauvre bichon, tu vas me faire pleurer. Je verserais quelques larmes quand j'aurais des sentiments dans la pierre qui me sert de cœur ! Je n'ai pas franchement le temps pour lui dire ça, parce que monsieur s'énerve très fort et commence à casser le matériel. Bon, je dis ça mais moi je tire à travers, alors est-ce forcément mieux ? Et puis de toute façon, qui s'en préoccupe ? Je comprends juste que j'ai tout intérêt à décamper maintenant que l'autre zig est fou furieux et qu'il sort sa grosse arme à feu pour me tirer dessus. Et j'échappe de justesse à un deuxième trou d'oreille quand une balle me siffle si près du tympan que j'en ai vu ma vie défiler. Je me sens toujours en veine, j'évite le reste d'un saut souple sur un meuble qui m'aide à prendre de la hauteur, et je me tiens en tension entre deux murs parallèles pour éviter le reste des projectiles. Mais une vive douleur contracte ma cuisse et me fais serrer la mâchoire : je n'ai pas échappé à tout. Cette enflure m'a entaillé la chaire, salement. Le tissus de mon pantalon s'imbibe de sang et je grimace en attendant que l’accalmie vienne.

Ça me paraît bien long alors que je tiens en une position contractée, gainage de l'extrême, pas des plus sympathiques. J'ai largement connu mieux en la matière. Mais je vais pas m'en plaindre parce que ça vaut mieux que de se faire trouer les omoplates avec du gros calibre. Les coups de feux s'arrêtent, sans pour autant que j'ai le réflexe de descendre de mon abri. J'ai le temps de voir la silhouette massive du zig passer sous moi pour rejoindre la chambre. S'il croit qu'il va se farcir MA cible aussi facilement, alors il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude !

Et crac, voilà qu'il défonce la porte, et que j'ai droit à du répit. Ça me laisse le temps de descendre, d'attraper le fusil que j'ai bien mis dans mon dos et qui m'a cisailler la colonne tout à l'heure, pour prendre de rapidité mon ennemi du soir. Monsieur doit plus bien entendre d'une oreille, mais ça m'en touche une sans faire bouger l'autre à vrai dire, puisqu'il n'a pas le temps de se retourner que je lui colle mon pied entre les deux omoplates avec violence et l'envoie épouser le sol. Le second tir de fusil à pompe touche la cible au niveau du flanc et le reste se fiche dans le mur. Ça tartine un peu du sang sur le papier-peint tout blanc, me reste qu'à caler une balle entre les deux yeux pour être sûre de bien avoir fini le travail. Avec tout ce bordel, ce n'est qu'une question de minutes avant que les flics ne se radinent, et l'immeuble doit déjà profiter de nos échanges musclés.

Et ses minutes, je sais comment en profiter. Je prends appuie sur ma jambe blessée mais encaisse la douleur en serrant les dents, et retire mon masque d'une main. J'ai trop chaud là-dessous pour continuer à supporter d'être cagoulé. Surtout que l'autre me file des sueurs froides, faut que je sois au mieux de ma forme pour encaisser les coups du mastodonte. Ah oui, parce qu'il est taillé le garçon. Facilement une tête de plus que moi pour deux fois ma carrure, je vais pas faire trop ma maligne avec lui, vaut mieux que j'abrège. Je lui colle un coup de crosse à l'arrière du crâne pour le sonner à peine avant de le retourner du pied. Ça me permet de voir que je l'ai touché tout à l'heure à l'épaule, et que si je veux continuer à faire mal, c'est sûrement là que je vais taper.

Je lui adresse un grand sourire, armant une nouvelle fois mon fusil, prête à lui refaire le visage à la va-vite. Mais le zig a le réflexe salvateur de se tourner brutalement et de me faire tomber au passage en poussant ma jambe blessée... Les plombs vont se ficher dans le lustre au-dessus du lit quand le coup dévie. Le verre éclate, s'éparpille sur les draps dans un fracas énorme. Mon derrière rencontre le sol violemment, et je pourrais me mettre à miauler si je n'avais pas un parfait contrôle de mes cordes vocales. Il en faudra plus que ça pour me faire hurler. Même si putain, ça fait mal. Va comprendre, mais je sens que mes prochaines séances assises vont pas être des parties de plaisir. Allez Neena, c'est pas si pire ! J'abandonne le fusil pour me remettre rapidement sur mes pieds et me préparer à encaisser la suite. Couteau en main, parce que je suis téméraire mais pas suicidaire. Il paraît qu'il a pas dit son dernier mot, et j'ai hâte d'écouter.

Allons mon bon. J'y pense mais... Je commence presque à ressentir du... du... Du respect ! Si je l'avais vu venir, ça ! Bordel, ça m'arracherait la gueule de le dire à haute voix, ça me fait plaisir de voir qu'il lutte un peu pour sa vie. Il a du mordant, c'est agréable même si ça pique. Et même s'il marche sur mes plates bandes en m'empêchant de bosser tranquille... Je lui ferais peut-être juste un peu mal avant de partir s'il continue à être sage.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Sam 27 Aoû - 9:24

Sil avait su que cette soirée allait se dérouler comme ça, il aurait fait les choses beaucoup plus rapidement et bien moins proprement, une roquette dans l'appartement aurait amplement suffit à faire cramer ces 3 personnes qui comment à bien emmerder Castle. Lui qui pensait que le boulot serait fait en un quart d'heure maximum se retrouvait là déjà bien amoché. Le goût du sang qui revenait comme un torrent incessant entre ses dents, contre se lèvres. Son bras droit ne ressemblait plus à rien, sauf peut être à une peinture, mêlant couleur peau, chair vive et sang coagulé, mais il s'en branlait. A vrai dire il ne ressentait pas cette douleur, il n'en ressentait aucune, tout son entraînement pour calmer ses nerfs, pour faire de lui quelqu'un de consciencieux, de patient et d'appliqué venait de sauter en même temps que ce canapé de riche qui tirait la gueule dans un coin de la pièce. Psychologues de merde, médecins de merde. "Monsieur Castle gardez votre calme" mon cul ouai. Frank n'était pas efficace calme, il n'était qu'un ours en cage, mais là, là. Vous aviez réussis à le foutre en rogne sévère et s'il vous flinguait pas, c'est qu'il devrait y avoir une putain de bonne raison.

Frank analysa la situation pendant qu'il ramassait son arme de poing, il avait touché la femme d'une balle logée dans la cuisse, aucune veine importante de sectionnée, juste pour l'emmerder et la faire pisser le sang, avoir un point de pression pour plus tard. L'autre pauvre conne était dans les vapes à côté, il lui avait pété le bras sans remord, mais au moins elle allait survivre. La cible elle, ne bougeait pas, une vieille odeur de défécation provenait de la chambre, il se chiait dessus. La fragilité. Tandis qu'il reprenait ses esprits après sa légère analyse il se rendit compte que son oreille droite n'était plus opérationnelle, le tympan était sans doute percé, du sang coulait de l'orifice et un espèce de sifflement empêchait le mercenaire d'entendre quoi que ce soit. Putain, il allait encore devoir aller chez le docteur fissa sinon Maria allait le finir elle même. Sauf qu'il n'avait définitivement pas pris en compte le facteur "fusil a pompe" qui cisaillait les côtes de la grognasse depuis tout à l'heure. Mais bordel ou est ce qu'elle l'avait planqué ? Frank n'avait rien vu et il allait le regretter.

Le mercenaire empoigna son arme tout en appuyant sur la gâchette, pensant avoir assez de temps pour se retourner, cependant un coup de pied entre les côtes stoppa net ses intentions. Souffle coupé, tension artérielle el chute libre, le sifflement se faisait de plus en plus intense tandis que ses yeux se drapaient d'un voile flou. Jackpot pour le Doc, en plus, le bonhomme allait devoir se faire soigner une côte fêlée. Ni une, ni deux, un filet de sang vint s'immiscer dans la salive de Frank qui vint épouser le sol, suivis de son corps entier. Une rage encore plus intense prenait racine en lui, il fixa le parquet amoché de cet appartement de merde, serrant les poings de plus en plus fort. Le parquet déjà bien salopé par le sang du mercenaire voila que le fusil a pompe lâche sa salve, retentissant dans le crâne de Castle comme un putain de clocher. Elle l'avait cherchée putain, cette fois-ci y aurait plus de cadeau possible, vous allez tous crever.

Elle allait forcément faire une erreur à un moment ou un autre, une faille se présenterait et Frank en profiterait, il avait laissé une place de choix à la folie dans sa boîte crânienne. Ce n'était pas encore le Punisher, non, c'était juste un Lieutenant de l'Hydra très, très en colère. Un courant d'air amena une vive douleur dans la nuque de Frank qui ne pu s'empêcher de rire, amusé de la situation. Que croyait-elle ? Qu'il n'était qu'un vulgaire petit pion qu'on assumait d'un coup de crosse bien placé ? Légèrement sonné, il sentit une bottine venir se réfugier son son corps avant de se laisser faire, son dos vint rouler sur le sol amenant une désagréable sensation d'os fêlé. Surprise, le visage de la femme se découvrait, son regard vide en disait long sur ce qu'elle avait déjà vu et vécus, mais Frank s'en foutait maintenant, elle sortira de cet appartement dans un sac mortuaire. Frank souris, dévoilant ses dents ensanglantées, il toussota, laissant son thorax se soulever puis se rabaisser tandis qu'il fixait le visage de celle qui l'avait mis à terre. Il se permit quelques mots. "Tu pensais vraiment pouvoir me mettre une branlée ? J'ai vu ton visage maintenant, et je préfère te prévenir, si tu me plombes pas, j'aurais aucun scrupule à le faire." Frank laissa un rire, douloureux certes, mais glaçant s'échapper de sa gorge, crachant le sang qu'il avait dans la bouche de côté, avant de revenir fixer les yeux de l'inconnue. "En tout cas, tu m'as bien fait chier."

Castle se retourna, armant un coup sur la blessée de l'énergumène, la faisant retomber lourdement sur ses fesses, le temps pour le mercenaire d'entendre le lustre péter et la chevrotine se ficher dans le haut de la pièce, un nouveau sifflement sourd vint l'emmerder, mais pas le temps de se concentrer , il fallait y aller à l'instinct. Frank se releva rapidement comme s'il n'avait au final que quelques égratignures, il détacha son holster, qu'il jugeait trop lourd, il empoigna son fusil d'assaut et le désarma, il dégagea le chargeur par la fenêtre avant de jeter la carcasse du fusil dans un coin de la pièce. Il déposa sa machette doucement sur la table tandis qu'elle commençait à se relever. Il 'avait fait tout cela d'une manière très méthodique, un sourire sadique pris le contrôle de son visage comme s'il était un fantôme d'une autre époque, d'un autre temps. La cible commençait à moufter et à essayer de se traîner hors de l'appartement mais Castle n'en avait plus rien à foutre, il l'avait pas emmerdé. Elle par contre.

Il s'approcha lentement, s'avançant avec un pas relativement lourd, ses rangers craquant le verre qui était sur le sol. Le mastodonte se défit de sa ceinture de munition qui alla s'abattre sur le sol, il en profita pour raviver ses articulations dans des craquements d'os qui retentissaient dans toute la pièce. Il n'avait pas besoin d'être rapide, il avait juste besoin de l'attraper, de lui briser la nuque, de la tabasser à mort. Pas besoin d'arme, il n'en voulait pas, il voulait jouer. Il observa la posture féline de son adversaire, avec son couteau en main. C'est mignon.

"T'as peur ? Tu devrais."

Le mastodonte s'avança d'un pas rapide, pas besoin d'essayer de la désarmer d'une manière conventionnelle elle allait esquiver et finir par l'avoir à l'usure, trop rapide, trop féline. Le mercenaire allait morfler, mais c'était pas la première fois. Il décida de se passer de sa main gauche pour ce combat, en une demi seconde sa main alla s'empaler sur le couteau de son adversaire, un grognement plus tard Castle avait déjà commencé à reculer, retirant le pommeau du couteau toujours fiché dans sa main gauche, rendant la lame inutilisable. C'était ça, la méthode Castle.

La main droite du géant vint agripper la femme au cou, la trimballant allègrement contre les meubles et la fracassant contre les armoires en verre. Il arriva enfin au mur ou il entrepris de la soulever jusqu'a ce qu'ils soient face à face. Castle pris une respiration, puis une deuxième, reprenant quelque peu ses esprits il commençait à desserrer l'emprise de sa main sur le cou de l'inconnue, une faille ?
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Sam 27 Aoû - 12:48

« Je vais prendre ça pour un compliment, que je lui lâche entre mes dents avec le petit sourire qui en dit long. »

Je ne vais pas me laisser démonter si facilement. D'autres à ma place aurait mis moins de temps à presser la détente pour lui faire bouffer du plomb, mais aux dernières nouvelles, j'ai le plein contrôle de mes nerfs et une patience d'ange en la matière. S'il croit qu'il me fait trembler d'effroi, j'ai connu des mauvais films d'horreurs bien plus surprenants. Même si en la matière il en faut beaucoup pour m'étonner, que les esprits et les psychopathes qui ne rôdent que dans les forets, j'aurais tendance à vouloir leur faire bouffer leurs tronçonneuses à coup de pelle dans la gueule (ce qui surprend souvent Wade quand on se permet de regarder ça ensemble mais passons), bref, j'ai vu pire et ça se sent.

Sauf qu'évidemment, monsieur n'a pas l'air d'avoir envie d'abandonner et de se laisser plomber si facilement. J'ai à peine le temps de me remettre sur mes jambes après ma chute qu'il commence à se... dessaper ? OHOHOH ! On se calme garçon, ça va trop vite entre nous ! Voilà, il a gagné, maintenant je me méfie de lui, les hommes qui ont tendance à tomber la chemise trop rapidement, ça me met mal à l'aise. C'est que y'a trop de confiance à l'intérieur de ce corps pour que je puisse assumer. Alors je dis rien, hein, j'observe, je reste cool et je comprends vite où il veut en venir Il veut la faire à l'ancienne, alors très bien. « T'as peur ? Tu devrais. » J'ai un sourire qui s'échappe et que je ravale très vite bizarrement.

Parce qu'il vient de s'empaler gratuitement sur mon couteau et de me le prendre comme ça. Si ça, je l'avais vu venir ! Non, évidemment. Il est prêt à sacrifier des parties de lui juste pour m'emmerder moi, c'est fort ! Je comprends qu'il a rien à perdre, et à gagner le plaisir de me faire mal pour le plaisir de me faire mal. Son geste me décontenance assez pour qu'il y voit une ouverture. Sa main autour de mon cou me soulève à quelques centimètres du sol, finalement à presque un mètre tout juste, et je sens l'air me manquer. C'est mon dos qui s'imprime dans les meubles et contre un mur finalement, m'empêchant de reprendre mon souffle. J'en lâche mon second couteau, qui tombe à terre, m'agrippant au poignet de l'assassin pour tenter d'avoir une prise. Je gagne comme ça un peu d'air, pas assez pour pouvoir en faire quelque chose.

C'est tendu, faut bien l'admettre. Je ne dois mon salut qu'à une prise apparemment incertaine autour de ma gorge. Je ne sais pas à quoi c'est du, mais je m'en moque, pas le temps de délibérer sur la question. Avec ce nouveau souffle, mon pied vient le cogner au niveau du bas ventre violemment, un coup, et un autre, pour me rendre compte qu'il a des muscles et que c'est probablement fait avec des injections de bétons armés. Mais il n'est qu'humain et ça m'arrange. Ça le fait reculer à peine, de quoi me laisser l'amplitude de venir planter mon talon dans sa blessure à l'épaule qui est le seul moyen que j'ai de le faire lâcher.

Ça fait mal, je sais. Quand j'atterris sur le sol, je n'ai pas le courage de reprendre tout de suite le combat, il faut que je récupère de l'air. Mes mains viennent entourer ma gorge comme pour la soulager, et je me tiens au mur que j'ai derrière moi. Je papillonne des cils également pour retrouver un peu de champ de vision, parce que j'ai bien vu le moment où je ne verrais justement plus rien et où je tournerais de l'oeil. Pas question... Et s'il croit être le seul à être PUTAIN DE TRES EN COLERE ICI IL SE TROMPE BORDEL !

Alors ça, il va me le payer, il va me le payer très cher cette raclure ! Je perds mon calme et ça se sent vraiment, surtout maintenant que je viens de lui rentrer dedans comme un boulet de canon. Oh, il ne recule que d'un pas parce que je suis pas massive comme il peut l'être et que j'ai l'impression de me prendre un mur, mais ce n'est pas comme ça que je vais lui briser tous les os du corps ! Non, je lui grimpe dessus comme si j'escaladais un meuble, je prends appuie sur lui et d'un saut souple, mes jambes entourent son cou, et pris dans le mouvement, je l'envoie valdinguer à travers le couloir où nous nous trouvons.

Mais quand je retombe souplement sur le sol quand lui tente de se remettre sur ses jambes, des lumières viennent m'aveugler, suivi d'un bruit strident des sirènes de police. Sérieusement ?! « Putain de merde ! » On peut pas laisser les gens s'entretuer tranquillement ici ? Non, faut que des gens viennent gâcher la fête ! Je devrais en finir avec lui tout de suite et... ET MERDE ! J'ai perdu mon flingue ! Sergeï va me faire la peau si en plus je lui ramène rien pour faire passer la pilule ! Ça casse sérieusement les couilles ! Ça y est ! Ça y est, je suis FURAX.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Sam 27 Aoû - 14:43

Un putain de sonar dans le crâne, voila la nouvelle pénitence de Frank Castle, un bourdonnement constant qu'il l'empêchait de se concentrer alors qu'il tenait sa proie fermement avec sa main droite, il pourrait lui broyer le cou, lui enlever le peu d'air qu'il lui reste, tout simplement la tuer. Mais il ne pouvait s'y résoudre, il ne savait ni qui elle était, ni ce qu'elle faisait là. Sa conscience lui intimait de la finir, de ramasser le matos, la cible et de se barrer vite de là. Pourquoi aujourd'hui, pourquoi maintenant ? Cette mission était censée se dérouler sans accroc, la routine. Une marre de sang venait se former sous le corps des deux individus, leurs blessures suintaient la mort, mais voila qu'un léger instant Frank se mis à observer la femme, elle n'était plus si sûre d'elle, comme dans un piège il sentait le dernier souffle de l'individu se profiler, pas encore, pas maintenant. Elle était peut être innocente, à vrai dire il l'avait agressé en premier. Le colosse se résigna à récupérer sa conscience et laisser sa folie meurtrière pour les mauvais films d'actions. Il desserra légèrement l'étreinte autour du cou de la femme, s'attendant certainement à ce qu'elle tombe inconsciente au sol. C'était bien mal connaître son adversaire.

Un bruit sourd, un coup sec, deuxième impact dans le ventre de Castle, le souffle à nouveau coupé, il ne pût empêcher un filet de sang de couler de ses lèvres, putain, pourquoi elle pouvait pas simplement lâcher l'affaire, se laisser aller, tomber dans les pommes, de toute manière personne n'aurait le dernier mot et ce ne serait qu'un éternel recommencement cette baston au final. Frank recula d'un pas, puis d'un deuxième, recouvrant son souffle à l'aide d'une respiration saccadée et obstruée par des glaires de sang qu'il recracha immédiatement, enfuis toi. Une douleur vive, intense, horrible vint reconstituer l'épaule du colosse qui ne put s'empêcher de lâcher un râle rauque, la vision du talon planté dans son épaule pétrifia l'assassin qui ne put s'empêcher de s'en remettre à son destin, alternant entre grimace de douleur et analyse des évènements qui se déroulaient. Il allait avoir du mal à se remettre de cette soirée. Il lâcha donc totalement la prise, laissant la femme retomber sur ses pattes devant lui. Frank recula de quelque pas, instinctivement il se pris l'épaule avec sa main pour essayer de recouvrir la plaie et d'ôter cette douleur intense qui l'envahissait. Putain, au final il n'était qu'un putain d'homme.

Les deux protagonistes récupèrent dans un recoin de la pièce, Frank regarde autour de lui, cherchant un moyen d'abréger le combat d'une manière rapide et expéditive, le combat faisait rage dans sa tête, le jugement de l'inconnue, innocente ou coupable ? Au final le seul juge sera très certainement la mort d'un des deux protagonistes. Il se releva lentement mais surement, sentant tout le poids du monde sur ses lourdes épaules, il essaya de remettre son corps droit comme il le pouvait tandis qu'il faisait face à l'adversité. Elle était bien plus rapide que lui, et c'était bien ça le problème, elle allait l'avoir à l'usure s'il n'arrivait pas à l'immobiliser. Elle n'était pas seulement douée avec une arme mais également au corps à corps, c'est ainsi qu'elle réussis à faire voler le colosse grâce à ses jambes, technique astucieuse et rapide qui avait laissé Frank de marbre, il ne put que fermer les yeux et se laisser aller dans un mur en plâtre qui ne résista pas à la puissance du choc. Une épaisse fumée blanche entoura Castle tandis qu'il essayait tant bien que mal de se relever, sentant des os brisés, malmenés.

« Putain de merde ! »

Frank releva immédiatement les yeux, la porte entrouverte un policier faisait face à l'inconnue, arme au poing l'agent se préparait à tirer, après tout pourquoi se priver d'un tel spectacle ? Elle n'était que la source des ennuis de Frank, il allait pouvoir ramasser les restes et ménager sa vieille carcasse, un mal pour un bien sans doute.
La chevrotine transperça le policier de toute part et son corps sans vie retomba lourdement dans l'entrée de l'appartement, les flics avaient cernés l'appartement et le bâtiment. Frank se tenait là devant la porte avec le fusil à pompe encore fumant, jetant un regard dédaigneux vers l'inconnue il referma la porte tout en criant.

"RENTREZ, ET JE FAIS SAUTER L'IMMEUBLE."

Il avait gagné un peu de temps grâce à ce stratagème, la cible était partie depuis des lustres par une cage d'escalier, pas grave il le retrouverait, Frank avait trouvé un nouveau joujou. Il jeta le fusil à pompe dans un coin de la pièce tandis qu'il ramassa son arme de poing, il arriva à hauteur de l'assassine et lui assena un rapide mais puissant coup de poing dans le ventre avant de la pousser sur le fauteuil. Il dirigea ensuite le 9 millimètre vers elle avec un petit sourire.

"Donne moi une seule bonne raison de pas te flinguer."
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Sam 27 Aoû - 15:24

Je suis chanceuse, je vous l'avais dit. Oh bien sûr, ça ne vient jamais de où je l'attends, mais ça vient, et ça me permet de continuer à vivre... Là, bien évidemment, c'est fait d'une manière on ne peut plus surprenante. J'ai failli me faire trouer de part en part par un policier dans mon angle mort, près de la porte d'entrée, et lui, là, en face, à fait en sorte que ça ne soit pas le cas. Difficile de comprendre comment ça tourne là-haut, je n'en saisis pas toutes les nuances. Il est bizarre, disons le clairement. Un coup ça veut m'éclater la tronche, l'autre ça me sauve la mise ? Je suis tombée sur un bipolaire con comme une table ou comment ça se passe ?

Mais le choc passé en frôlant la mort, le zig recommence à me tabasser, sans doute pour me tenir tranquille. J'encaisse le coup de poing dans le ventre sans pouvoir rien y faire, me retrouvant le cul assis sur un fauteuil, en sentant le goût de la rouille me remonter dans la gorge. Je recrache du sang sans pouvoir me retenir, cherchant mon souffle avec ça. Ça fait deux fois qu'il me remet le diaphragme en place et je commence à trouver ça franchement désagréable. Mais je vais m'abstenir de le dire, vu qu'il me braque avec son flingue et ne me loupera pas à cette distance.

Hn. Coincée Neena. Manquerait qu'une chose : que ça soit Wade dehors qui s'occupe des négociations. Même si l'avertissement du zig a eu de quoi refroidir les ardeurs de tout le monde, ils ne prendront jamais le risque de rentrer ici si on menace de le faire sauter. C'est bien vu. Je ne ferais pas non plus ces compliments, je manque d'air, et je mets du temps à répondre à sa question en cherchant mon souffle. Il a l'air de le comprendre, je pourrais lui en être reconnaissant s'il enlevait son flingue de là. Mais il ne le ferait pas évidemment. Non, là, il a l'avantage, et il sait ce qu'il en coûte de le perdre avec moi. Il a déjà testé.

« Je fais juste mon travail, que je lui lance entre deux inspirations tremblantes, les mains appuyant sur mon ventre en essayant de faire passer la douleur. Je retrouve mon calme, difficilement, des inspirations plus profondes et maîtrisées alors que je relève les yeux vers lui en sentant une pointe d'agacement me prendre au fond des tripes : T'étais même pas censé être là ! »

Oh, ça n'a pas l'air d'être la bonne question, je me calme aussi sec bizarrement. Je me tapie contre le fauteuil, encore un peu et je me transformerais en lui s'il continue à me presser son canon sur la tête comme ça. Mais il faut ce qu'il faut. Il n'y a qu'une chose qu'il a envie d'entendre vu l'état de la situation, et je sais laquelle : « Je suis un porte bonheur, je peux nous faire sortir de là ! » Comment ? Je n'en ai pas la moindre idée. Mais je le peux. Et quand je dis que je suis un porte bonheur, c'est vrai. J'ai de la chance, généralement beaucoup. Il vaut mieux m'avoir avec soi que contre soi dans ce genre de moment, et je suis une alliée de choix.

Déglutissant péniblement, j'avise l'homme d'un regard. Immeuble cerné, appartement en joue et si ce n'est pas encore le cas, c'est pour bientôt. Il y a une corde sur laquelle je peux tirer facilement pour qu'il m'entende, qu'il sache que je suis une pro dans ce que je fais, que je ne suis pas venue jouer en amateur. On a juste... « manqué de chance », disons.

« Le contrat est parti, les ambulances arrivent pour s'occuper de lui, que je lance quand d'autres sirènes se font entendre en bas. C'est logique, implacable. Là, les flics doivent déjà être au courant que sa petite amie est toujours avec nous. Avec ton invective, ils vont s'éloigner de l'appartement et chercher à te joindre pour essayer de savoir ce que tu veux pour libérer l'otage. Mais on a moins de cinq minutes pour nous éloigner des fenêtres ou tirer les rideaux avant que des snipers viennent se placer sur l'immeuble d'en face. La portée y est parfaite pour un tir en plongé, immanquable pour un expert. Ils vont y mettre un expert, obligatoirement. On est de trop gros poissons. »

Je lui adresse un sourire. Il sait déjà tout ça, évidemment. « Tu sais déjà tout ça ». Maintenant que je le vois dans la pénombre toujours mais dans un moment bien moins stressant, j'arrive mieux à voir à qui j'ai à faire. Sa silhouette massive, il ne la tient pas de nul part. Il a la maîtrise d'un homme qui a fait la guerre, au moins l'armée. Un mercenaire, comme moi. Mais il a une formation différente de la mienne, à l'évidence. On a évolué sur des terrains bien différents. Et en m'ayant vu sur ma zone de chasse, il doit désormais être une des personnes qui me connaît le mieux sur terre. Paradoxal, n'est-ce pas ?

« Tu sais que je peux le faire. »
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Sam 27 Aoû - 21:28

En cages. On était foutus, on aurait pas pu faire de choix plus dégueulasses pour la suite des évènements, la cible s'était barrée, la mission était un échec, et voila que Frank se retrouvait à viser une assassine tandis qu'une fille facile bouffait la moquette avec un bras à l'angle bizarrement droit. Cette situation exaspérait le mercenaire qui aurait voulus en finir vite et rentrer dormir sur ses deux oreilles. Haha doux euphémisme, Castle finirait la soirée à boire son habituel verre de Whisky, fumant son cigare, arme de poing a portée, attendant la mort qui franchirait la porte. La méfiance était le lot quotidien du colosse, ce n'était pas qu'il n'avait pas confiance en l'autorité compétente, c'était lui, l'autorité compétente. Des gouttes de sueurs perlaient sur son front, le sang avait commencé à coaguler. Tout en gardant l'inconnue en joue il brisa la vitre de ce qui ressemblait à un bar. Il pris la première bouteille de Vodka, la renversant sur ses blessures tout en restant stoïque, il entrepris de boire le reste, balançant le cadavre dans la pièce un peu plus loin.

Il était à nouveau calme, silencieux, tout ce qu'il avait fait jusqu'ici était très réfléchis, l'individu possédait une formation qui n'était pas militaire certe, tout au plus policière, mais très avancée. Il n'avait pas sauvé sa vie par charité, mais simplement parce qu'un cadavre sur les bras n'est jamais une bonne nouvelle, il avait plus de chance de survie avec elle, il ne le savait pas, mais il s'en doutait. Etait-elle de la police ? Quelque chose d'autre ? Il s'en foutait. ll était coincé là avec elle, les flics avaient vus leurs visages, ils étaient déjà recherchés dans les bases de données. D'un mouvement Frank empoigna son portable, laissant les composants s'entrechoquer et s'écraser dans sa paume, ils ne pourraient pas le localiser ni le contacter, pas de négociations possible, il allait pas écraser la jeune et n'avait certainement pas pris le temps de fixer de la dynamite autour du bâtiment. Pas que ça à foutre.

Ils étaient coincés, sauf qu'elle avait en plus un flingue sur la tempe, de quoi calmer. Loin de là l'idée de vouloir être menaçant mais Frank avait déjà morflé et il voulait surtout pas arriver au point de se foutre en rogne encore une fois. Ce n'était qu'une assurance, mais au moins Castle avait réussis à la calmer. Il allait enfin pouvoir avoir une discussion avec elle, et peut être que ce serait instructif après tout.

« Je fais juste mon travail, t'étais même pas censé être là ! »

Un sourire vint s'installer sur les lèvres de l'assassin, tout ça un malentendus ? Ils se seraient foutus sur la gueule avec tellement d'acharnement pour un malentendus ? Pas certains, peut être qu'elle bluffait, elle avait l'air de s'y connaître en tactique de déstabilisation, alors le mastodonte décida de ne pas bouger, il resta stoïque face aux explications de la femme, décidant de ne pas réagir mais écoutant néanmoins la détresse psychologique naissante de l'assassine, elle commençait à craquer comme Frank l'avait fait quelques instants plus tôt.

« Je suis un porte bonheur, je peux nous faire sortir de là ! »

Une respiration plus tard, Frank commença à sourire puis à rire relativement bruyamment, il se rapprocha de l'inconnue et désigna son épaule. "T'a l'impression de m'avoir porté bonheur la ?" Puis il rapprocha sa main ensanglantée et trouée près des yeux de la femme "Et là ? T'a l'impression d'être une putain de patte de lapin là ?" Il attrapa ensuite ses cheveux, laissant la tête de celle-ci coulisser en arrière pour qu'elle puisse apercevoir ses dents ensanglantées."Un trèfle à quatre feuille peut être ?" Puis avec le même rire sournois il la relâcha, faisant quelque pas en arrière. Il s'appuya sur un pan du mur éclaté par sa chute quelques instants plus tôt.

« Le contrat est parti, les ambulances arrivent pour s'occuper de lui. Là, les flics doivent déjà être au courant que sa petite amie est toujours avec nous. Avec ton invective, ils vont s'éloigner de l'appartement et chercher à te joindre pour essayer de savoir ce que tu veux pour libérer l'otage. Mais on a moins de cinq minutes pour nous éloigner des fenêtres ou tirer les rideaux avant que des snipers viennent se placer sur l'immeuble d'en face. La portée y est parfaite pour un tir en plongé, immanquable pour un expert. Ils vont y mettre un expert, obligatoirement. On est de trop gros poissons. »

Elle avait putain de raison, mais ça l'emmerdait de devoir admettre ça, elle avait une putain de bonne formation et elle était au courant des méthodes policières. T'es qui bordel de merde ? Pour sortir des trucs qui paraîtrait cons mais qui sonnent comme la solution à tous les problèmes ? Le colosse se dirigea vers les rideaux qu'il tira d'un geste rapide, jetant la pièce dans la pénombre.

« Tu sais déjà tout ça ».

Putain elle pouvait pas la fermer avec son ton moralisateur ? Frank n'aimait pas qu'on lui dise quoi faire, il savait évidemment déjà tout ça, là n'était pas le problème. Le problème c'était qu'elle aussi connaissait les pratiques courantes pour échapper aux flics, elle était perspicace et elle savait foutremment bien comment retourner le cerveau de ses geôliers ou de ses victimes.

Il soupira, se résigna à avoir des pensées neutres à l'égard de sa prisonnière, il dégagea une deuxième bouteille de vodka du bar et la posa sur les cuisses de celle-ci avant de désigner l'alcool d'un geste de flingue. Il recula à nouveau par mesure de précaution avant de s'allumer un des cigares qu'il appréciait tant, il tira autant de tabac que ses poumons pouvaient en contenir et expira lentement la fumée de son bec ensanglanté

« Tu sais que je peux le faire. »

Il décida de lui lancer un petit sourire narquois, évidemment en position de faiblesse qu'elle pouvait être la solution à tout les maux de Frank, il savait pertinemment qu'elle faisait cela pour l'amadouer et c'est bien cela qui l'amusait, il en avait vu d'autre avec les interrogatoires à l'Hydra. Mais il ne pouvait se résigner à la laisser claquer ici. Il empoigna son arme de poing et la balança en direction de l'inconnue avec un petit sourire, tandis qu'il récupérait l'autre, il la rangea et la désigna d'un hochement de tête.

"Ouai je le sais, mais juste une chose." Il replaça le cigare entre ses lèvres, laissant une forte fumée dégager de la bouche du mercenaire avant d'ajouter. "T'utilise encore une fois tes talons pour m'amocher, et j'te les fais bouffer en entier."
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Sam 27 Aoû - 23:16

« Hun... Compris. »

Noir. Rideaux tirés. La pénombre enrobe la pièce désormais, nous offrant une cachette plus agréable et acceptable. Dans cette pénombre, j'ai l'impression d'être dans un endroit où j'ai toute la place pour réfléchir. Les cachettes et recoins de ma pensée se révèlent, les idées s'alignent progressivement sous mon œil, avec les solutions qu'elles peuvent offrir. Le problème est le suivant : nous sommes coincés, et nous avons peu de temps avant que la police n'intervienne pour nous débusquer. Il ne faut pas être là quand ça arrivera, où la seule de nos solutions sera la mort. L'équation est à rebours, puisqu'à la fin, quand le temps sera écoulé, il n'y aura juste plus d'issues. Je réfléchis, pesant l'arme qu'il m'a confié dans la main, défaisant le chargeur, le remettant ensuite après en avoir estimé le nombre de balles...

J'esquisse un sourire. Je veux bien admettre que je ne lui ai pas porté chance. Mais c'est voir les choses sous le mauvais angle finalement, car cette chance là me revient. Je n'ai pas dit qu'avant, je l'avais partagé, mais que je le ferais là, maintenant, s'il me laisse en vie. Il a pris la bonne décision, ou tout du moins la moins pire devant les faits. Je récupère mon masque, l'enfile à regrets. J'étouffe à nouveau, mais j'aime à croire que ce masque empêchera que les flics déboulent chez moi alors que Lazarus sera là... « Tu t'en fous qu'ils te voient et t'identifient pour de bon, ou tu tiens encore à ta tranquillité ? » Je lui pose la question sur le ton de la conversation, sans vraiment écouter tout ça. Je suis pas fichée personnellement, je pense avoir assez de bol pour que les choses ne s'enveniment pas plus à l'avenir...

« On pourrait aller sur le toit, si on fait ça assez vite, c'est à dire maintenant, y'aura moyen de partir en douce en passant sur l'immeuble de derrière et- Et je le fixe un moment. Ce type est un tank, pas un chat. J'espère quoi ? Le faire sauter de toit en toit en espérant tout d'un coup que des ailes lui pousseront dans le dos ? Mauvaise idée. Non, oublie ce que je viens de dire. Reste plus qu'à descendre... »

Je récupère les quelques armes que j'ai laissé. Le couteau, mon flingue. Je les range là où je le peux sur ma ceinture. Tant pis pour le fusil à pompe, Sergeï ne me fera peut-être pas totalement la gueule si je me ramène avec un bouquet de fleurs ou une spécialité culinaire russe du resto en bas de chez moi. Faut bien faire passer la pilule et avec un peu de chance, celle-ci est gobable. Au niveau de la porte, je me permets de regarder dans le judas. Comme demandé par l'homme tout à l'heure, les policiers ont évacué le niveau. Ils vont le faire pour tous les appartements en toute logique, surtout depuis qu'il a clairement annoncé pouvoir faire sauter l'immeuble entier.

« Les bâtiments de ce type ont tous un accès au tout à l'égout. C'est là qu'on va. Mais par contre, il faut faire ça maintenant, que je lui annonce simplement en le regardant droit dans les yeux. Bien sûr, on pourrait se mettre à peaufiner les détails, mais plus on fait ça vite, plus on bénéficie de l'effet de surprise, mieux on se porte. Je suis sur 50% de réussite, autant d'échec. Ça va être tendu au rez-de-chaussée et au premier étage, faudrait trouver un moyen de les faire sortir pour accéder au sous-sol. »

Improvisation ? Ouais, je compte un peu sur ça. Viendra bien un élément sur lequel je pourrais rebondir et mettre en application ma capacité à profiter de tout événement soudain et conséquent. Vu le gusse que je me trimbale présentement, je m'attends à d'autres surprises de tailles, ça tombe bien. Ah, et...

« Faut la descendre, elle, que je lui fais en désignant la petite amie. Et vu le regard que je lance à mon complice du moment, c'est certainement pas moi qui vais la porter à bout de bras ou sur mon dos. Elle nous sera utile. »

Et sur ses mots, j'ouvre la porte, m'avançant vers la cage d'escalier pour tendre l'oreille. Le grésillement régulier d'un talkie, quelques pas tout en bas qui reviennent à moi en écho lointain, les lumières de l'agitation du dehors... Pour l'instant, tout semble aller.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Dim 28 Aoû - 12:07

La pénombre c'était pas vraiment l'environnement de chasse préfère de Frank. On pouvait certes s'y cacher, mais on pouvait également être la proie, et la c'était vraiment pas le but. Ils étaient tout deux encerclés par les flics, peut être les forces spéciales. Ils ne faisaient que leur métier, mais nous on faisait le notre, sauf qu'on avait fait un peu trop de bruit cette fois-ci. Peut être allait-il regretter d'avoir fait confiance à l'inconnue peut être pas, il s'en foutait en fait, c'est soit ça, soit il descendait par les escaliers et dérouillait tout les flics qui se mettraient en travers de sa route jusqu'a ce qu'il se soit pris assez de plomb pour cracher ses organes. Ce n'était pas vraiment la meilleure des solutions si on comptait rentrer chez soi entier, surtout qu'il avait une famille.Cette phrase sonnait faux dans sa tête. Une famille ? Putain c'est comme si j'y avais jamais pensé, ou qu'elle n'avait jamais été là. Mais en fait si, ma tête est un putain de labyrinthe. Il se dirigea vers la salle de bain, pris une serviette et essuya le sang qui ruisselait de son corps, histoire ne pas être dégoulinant de merde quand ça se mettrait à péter.

Il asséna un violent coup de pied à une chaise avant d'éparpiller les morceaux de bois distinctement, il consolida le feu de camp de fortune et l'alluma avec son briquet, rallumant par la même occasion son cigare. La chambre dotée de volets ferait office de cheminée, il brisa la vitre pour qu'elle s'échappe par ici. Il pris la serviette et la jeta dans le feu. Pas de trace, pas d'empreintes, seulement le feu. Pendant qu'il se rappelait au bon souvenir des boys scout, Frank observa l'inconnue remettre son masque, pardon, galérer à remettre son masque qui devait probablement l'étouffer et l'emmerde comme un moustique tenace. Il ne put retenir un petit rire en désignant son faciès avec le masque, mais peut être n'était ce pas le meilleur des endroits pour se foutre de la gueule de sa coéquipière d'infortune.

"Tu t'en fous qu'ils te voient et t'identifient pour de bon, ou tu tiens encore à ta tranquillité ?"


Le colosse acquiesca, à vrai dire dans une autre vie il s'en serait branlé, mais là il possédait une baraque, des gosses, et faisait partie d'une ONG pas vraiment à but lucratifs mais plutôt guerriers, donc il se devait un minimum de discrétion face aux autorités. Il entrepris de déchirer le draps du lit pour se créer un bandana improvisé. Un vrai gangsta. Il hésita un moment,puis déchira un deuxième morceau de draps qu'il balança au pieds de l'inconnue, il désigna le morceau de tissus avec un petit rictus.

"On est pas sur un ring, j'ai besoin que tu sois concentrée, et vu la chaleur qu'il fait, j'ai pas envie d'avoir à te porter jusqu'au caniveau."

Il s'agenouilla ensuite près de la petite amie de la cible qui semblait assez mal en point, elle était encore évanouis. Frank amena délicatement le bras de celle-ci et le déposa sur son genou avant de tirer dessus et de faire résonner un craquement d'os d'une rare violence dans la pièce, dans le but de lui replacer son bras. La petite amie sursauta et essaya d'hurler, ce dont Frank l'empêcha en plaquant sa main sur sa bouche. Il lui tartina la gueule avec un morceau de draps et de l'alcool pour qu'elle se rendorme. Au moins elle les emmerderait pas pendant la grande évasion.

« On pourrait aller sur le toit, si on fait ça assez vite, c'est à dire maintenant, y'aura moyen de partir en douce en passant sur l'immeuble de derrière et-... Non, oublie ce que je viens de dire. Reste plus qu'à descendre... »

Frank laissa apparaître un sourire le long de ses lèvres, elle croyait quoi qu'il était un putain de félin, qu'il était rapide, agile et tout le tintouin de la fragilité ? Non Frank Castle était un char qui défonçait n'importe quoi, n'importe ou et n'importe quand. Il n'était pas habitué à faire dans la subtilité, lui il rentrait dedans et ressortait criblé de balle. Il s'en foutait de s'en prendre temps qu'il rendait le double, voila pourquoi Hydra l'avait engagé, Frank Castle n'avait peur de rien, pas même de la mort, à vrai dire il l'attendant comme une douce retraite, mais jusque là, aucun de ses foutus ennemis n'avait été assez bon pour lui en coller une dans le crâne. Le colosse ramassa son fusil d'assaut qu'il replaça dans son dos, il enchaîna avec sa ceinture de munition et ses holsters en finissant par la machette qu'il replaça dans son fourreau, finalement il avait peut être bien fait de faire confiance à l'inconnue, peut être qu'elle allait pouvoir enfin réussir quelque chose ce soir, à part foutre en rogne Castle.

« Les bâtiments de ce type ont tous un accès au tout à l'égout. C'est là qu'on va. Mais par contre, il faut faire ça maintenant".

Il soupira, elle voulait les faire partager dans la merde, déjà qu'il sentait pas la rose le bonhomme avec les relans de transpiration et de sang, voila qu'en plus il allait sentir la chiasse en rentrant chez lui, mais bon apparement il n'y avait vraiment aucune autre solution, et si ça lui permettait de pas rentré troué, excepté ceux qu'il avait déjà, peut être était ce finalement une bonne échappatoire.

"Ça va être tendu au rez-de-chaussée et au premier étage, faudrait trouver un moyen de les faire sortir pour accéder au sous-sol. »

Dégager des personnes ça connaissait Frank, il était certainement le meilleur pour s'occuper de plusieurs personne à la fois, il empoigna les bouteilles d'alcool restante, les décapsulant aussi vite que sa main mortifiée le permettait, et plaça tranquillement des morceaux de draps dans chacun des goulots. Il observa l'inconnue avec un petit sourire narquois avant de la chercher.

"J'espère que t'a pas peur du feu, m'dame."

Il attendrait le feu vert pour balancer les cocktail molotov aux pieds des flics, ça les feraient sortir fissa, ils voudraient pas risquer de griller pour faire leur métier payé tout au plus avec quelques deniers de leurs compatriotes qui passait leur temps à les caillasser à ou se foutre de leur gueule, enfin personnellement, Frank se ferait pas griller pour des connards.

« Faut la descendre, elle. Elle nous sera utile. »

Vu le regard qu'elle à lancé au colosse elle s'attendait certainement à ce qu'il chaperonne la greluche, génial. Mais c'est vrai qu'elle était un peu menue pour porter la nana en string qui squattait le coin du salon. Frank se renfrogna avant de soupirer. Les femmes et leur communication non verbale, on pourrait en faire un putain de manuel scolaire avec des pages et des pages entières de formules complexes.
Frank s'agenouilla à côté de la petite amie avant de la prendre sur l'épaule et de se relever, comme s'il ne portait qu'un simple sac à dos. Il pris les bouteilles qui trainaient sur le comptoir, allumant allègrement les torchons pour qu'ils s'enflamment au contact du poulet.

Il resta en retrait, guettant le moindre bruit, il entendait des pas dans les escaliers , les flics allaient pas tarder à donner l'assaut, il fallait y aller et vite. Il tendit le bras au dessus de la corniche d'étage, laissant allègrement tomber les deux cocktail molotov qui s'empressèrent de rejoindre le sol du rez de chaussée, des cris et des odeurs de chair cramées parvinrent jusqu'aux protagonistes de la soirée ratée. Une occasion se présentait. Ni une ni deux, le colosse entrepris de défoncer la porte en fer de l'appartement et se plaça devant l'inconnue. S'ils n'avaient pas des putains de balles perforantes ils pourraient descendre comme ça. Ils entamèrent la descente tandis que Frank gardait la porte comme une sorte de bouclier anti émeute du pauvre. Les balles commençaient à ricocher sur le fer de celle-ci.

"Tu l'as, ta diversion."


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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Lun 29 Aoû - 15:59

Je hoche la tête et troque la cagoule contre un tissu de fortune qui fera l'affaire pour cacher mon visage le temps de partir d'ici. Toujours plus facile de respirer à travers. L'attachant à l'arrière de mon crâne, j'attends que l'homme donne le top départ, et me dise qu'il est prêt. Mes mains frôlent mes côtes fragilisées par l'échange, je retiens un gémissement de douleur. Il m'a salement amoché. Je me suis frottée a au moins aussi fort que moi, si ce n'est plus. S'il n'avait pas un semblant de conscience à l'intérieur, on aurait pu dire au revoir à Neena Thurman. J'ai un petit sourire en coin en y pensant. Je sais pas si on peut vraiment appeler ça « conscience », avec le recul. Peut-être moment de faiblesse ou de lucidité, je ne saurais dire vraiment... Je ne saurais dire, et je m'en fous, tant que ça m'avantage. Peut-être qu'on devrait mettre ça surtout sur le compte de ma chance.

Enfin... Dès qu'on s'en sera sorti (puisqu'il n'est pas question d'autres choses), va falloir régler les points noirs de cette histoire très rapidement. Quand je dis que je prends un contrat, je ne m'attends pas à me retrouver avec le premier rhinocéros du zoo dans le baraque pour me malaxer les intestins avec ses poings. J'aime bien quand les choses sont bien faites, bien pensées, bien bouclées. Et lui, là, avec ses grosses mains pleines de doigts, il a tout saboté comme un sale. Adieu ma belle subtilité pour exécuter le contrat à la perfection, sans laisser une seule trace du passage. A la place, on a refait la décoration intérieure, et avec le guigne de cette histoire, je vais me faire remonter les bretelles par le patron quand il aura eu vent de ce bordel...

J'arrête la machine à penser. Il me parle. Peur du feu ? Non. J'ai peur des poules. Ces machins sont affreux, et moches. Alors à part s'il me sort une poule de son froc, on ne devrait pas avoir de soucis à se faire à l'avenir. Puis, il a une bonne capacité d'improvisation, c'est pour ça aussi que je me sens en veine à l'instant. Deux terreurs l'une contre l'autre, comme nous, ça donne l'impression d'une tornade et d'un volcan qui cherchent à savoir lequel est le plus fort. Mais il n'y a pas de degrés dans l'horreur, on ne joue juste pas sur le même plan, on fait autant de dégâts à la fin. Le résultat est ce qui compte, la fin justifie les moyens.

Un coup d'oeil dehors, et voilà que le zig a donné le change. Le verre éclate tout en bas, et les cris nous reviennent. C'est le moment. J'ai à peine le moment de bien m'accrocher à mon flingue qu'il commence à nous démonter la maison en commençant par la porte. Ok, je ne vais rien dire sinon c'est moi qu'il va finir par vraiment démonter. Jusqu'ici, je m'en tire quand même à bon compte, qu'avec quelques côtes cassées, une cuisse entaillée et l'impression que mes organes ont fait le grand plongeon dans une bassine. Je le talonne de près, bras tendu par-dessus son épaule pour avoir un appui pour bien viser. En bas, il ordonne le recul, mais quand le bruit attire leurs attentions, certains courageux veulent tenter l'aventure avant que le feu ne prenne totalement l'entrée. Nous avons dévalé les trois quarts du chemin à faire quand nous déboulons près de l'entrée. Je double le mastodonte et balance un coup de pied dans la tête d'un type en uniforme trop courageux qui s'attend à pouvoir saisir l'extincteur d'urgence.

Il roule boule en arrière, de surprise, quand je choppe l'objet pour éclater le nez d'un autre à ma droite. L'ami à le champ libre, mais les balles commencent à fuser. C'est là que l'extincteur ne sert pas à rien, puisque je le balance dans les bras d'un troisième zig et balance quatre balles dessus. Le fer éclate violemment, une explosion qui résonne et nous saisit aux tripes, donnant presque du crédit aux menaces de mon collègue. Les murs sont tapis de neige carbonique, un épais brouillard couplé à la fumée des cocktails Molotov balancés tantôt recouvre la pièce. La fumée remonte vers les étages évidemment, mais le brouillard stagne ici. On y voit désormais comme dans le cul d'une pelle, c'est à notre avantage puisque nous remontons le couloir de l'entrée pour nous avancer vers les sous-sol, comme prévu. « Là ! » Je lui désigne la porte, que j'ouvre à la volée. Son bouclier n'y passera pas, mais il nous servira à boucher l'accès en nous faisant gagner du temps. « Je bloque la porte, tu as une échelle plus bas qui mène vers l'égoût. »

Double ouverture, ils ne le verront pas venir. J'entends quelques ordres fuser plus loin. « Allez y ! », « Ils ont encore l'otage ! On ne peut pas approcher ! », « Il faut dégager l'entrée pour éviter que l'incendie ne prenne ! », « trop de fumées chef, on y voit rien ! ». C'est avec un sourire sur les lèvres que je ferme le verrou et que je rejoins le camarade avec son sac. Ah, je l'avais oublié, elle.

« Laisse-la, que je lui dis en m'approchant de l'échelle sans l'emprunter. S'ils la retrouvent ici, ils vont s'attarder sur elle. Nous, on doit décamper au plus vite. En espérant ne pas tomber sur un cul de sac. ça nous laisse un peu d'avance. »

J'espère assez pour décamper. Je baisse mon masque. Mes yeux pleurent à cause de la fumée. J'ai le visage couvert de suie et de sueur, mais je profite du tissus pour essuyer tout ça comme il faut. On y voit pas vraiment mieux dans la pénombre, mais c'est pas si pire tout compte fait. L'endroit est humide, chargée d'une odeur de moisissure et d'ordures. Les égouts refoulent jusqu'à nous et j'ai à peine le temps de faire un pas en avant et d'avaler les quatre mètres qui me séparent du bas pour avoir les deux pieds dans ce que l'homme fait vraiment de pire. Ne dis rien, Neena. Ne dis rien du tout. Pense plutôt aux six douches que tu prendras en rentrant chez toi.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Mar 30 Aoû - 10:30

Visiblement elle n'avait pas peur du feu, ni des victimes, elle n'était pas dégoutée par l'odeur de la chair brûlée, on aurait presque dit qu'elle était habituée, que ce n'était qu'un aléa de sa journée, qu'est ce qu'elle était au juste ? Un agent du Shield, de la garde ? Hydra ? Manquerait plus que ce soit une collègue, débilité profonde de pouvoir croire à une telle bévue de la part des services d'informations. Mais la n'était pas la question, il fallait s'en sortir, vite et bien. Ils allaient pas enfiler des perles ni de la dentelles, y allait avoir des dents pétées, des types tués et des corps brûlés. On allait en entendre parler encore longtemps de cette descente, le tout c'était de pas se faire reconnaître, sinon c'est là que les emmerdes allaient vraiment débuter.
Retour dans le monde réel tandis que son bras commençait à le faire souffrir, malgré la désinfection, son bras ne cessait de saigner, une plaie superficielle, il allait sans doute devoir se faire recoudre, mais au final qui en à encore quelque chose à foutre quand son corps est recouvert d'impacts de balles ? La créature de Frankenstein n'a qu'a bien se tenir, Castle venait le détrôner fissa. Avec sa gueule hirsute et le demi-litre de sang sur la tronche, il tiendrais la dragée haute face aux monstres déjà présents à l'Hydra.

La porte devenait de plus en plus lourde à mesure que les impacts de balles formaient de petits cratères sur la carcasse, quel manque de moyen et de stratégie de la part des flics, des abrutis finis qui gaspillaient des balles sur une porte en fer qui les faisaient ricocher. Bonjour tristesse. Tandis qu'ils arrivaient dans une sorte "d'entrée" déjà en feu, des policiers plus courageux, ou plus cons, que leurs camarades venaient faire face à une immense porte de fer qui planquait deux assassins qui ont autant de bouteilles qu'un poivrot de 54 ans qui descend quotidiennement au PMU. Erreur fatale, Frank avait déjà entamé de faire descendre la porte au sol pour leur rouler dessus, mais le félin pris le pas sur le bourrin, il ne put qu'admirer la technique de combat de l'inconnue. Souple, agile et terriblement efficace. 4 flics au tapis sans se prendre une balle, Frank aurait fait les choses différemment, il aurait sans doute encaissé pour mieux rendre. Il admira son adversaire du soir déglinguer le peu d'amour propre qu'il restait au policier à coup d'extincteur. Impressionnant, si la greluche bavait pas sur son épaule, Frank l'aurait intimé d'applaudir. Mais il avait les mains prises.

Elle avait finalement laissé une faille pour que les flics n'aient pas la vie si dure, le temps de latence permis à quelques balles de fuser, Frank se permit ainsi de fracasser le bouclier au sol devant son acolyte du soir, fissurant le carrelage sous l'impact mais permettant aux balles qui fusaient de ne pas les atteindre. Mais alors qu'il s'apprêtait à faire une remarque désobligeante et pleine d'humour noir, il observa quatre balles sortir de l'arme de l'inconnue, ces balles se dirigeaient droit vers son crâne. Erreur de jugement, elles allèrent se loger dans l'extincteur qui ne mis pas longtemps à émettre des signaux d'explosion, ce qui poussa Frank à attraper l'inconnue par la manche et la plaquer contre la porte. S'il l'avait épargné c'est pas pour qu'elle crève 20 minutes après. C'est ainsi que l'extincteur explosa contre le pauvre Flic qui n'avais sans doute pas prévu de crever comme ça.

« Là ! »

Le colosse acquiesce tandis qu'il suivait l'inconnue vers une porte qu'elle ouvrit presque aussi rapidement qu'elle se déplaçait. Le bouclier anti-émeute ne passerait pas, Frank tenta de la coincer contre la porte. L'assassine analysait la pièce suivante tandis que Castle scruta le corridor, il brisa la vitre qui contenait la hache incendie pour pouvoir bloquer la porte et rejoins son acolyte.

« Je bloque la porte, tu as une échelle plus bas qui mène vers l'égoût. »

Frank secoua la tête, négation subtile. Il poussa délicatement l'assassine tandis qu'il coinçait le manche et la tête de la hache dans la porte, bloquant foncièrement la porte.

"Tête en acier, ils vont mettre 5 minutes à se rendre compte que c'est pas fermé à clef, cons comme ils sont."

Il portait néanmoins toujours la petite amie de la cible sur l'épaule, elle était d'ailleurs en sous vêtement, ce qui laissait Frank de marbre, étonnamment elle ne s'était pas réveillée.

"Laisse-la. Ca nous laisse un peu d'avance"


Castle s'exécuta, déposant la petite amie avec délicatesse dans le coin de la porte, le feu laissait passer une sensation de chaleur dans le bâillement des charnières de quoi pouvoir maintenir le minimum syndical de chaleur malgré qu'elle soit en sous vêtement. Il hésita à lui planter une grenade dégoupillée dans la main, mais ils avaient déjà pris assez cher, et après tout, pas besoin, ils étaient pratiquement dehors. Enfin pratiquement ce n'était qu'une façon de parler, une odeur de merde venait d'atteindre les narines du mercenaire. Ils allaient devoir patauger dans des étrons. Sexy.

Frank rejoins sa camarade tandis qu'un bruit dégeulasse vint accompagner ses pas. Une odeur répugnante empli les narines de Castle. Le mercenaire ne pensait plus à rien, préférant se dire que ce n'était qu'un aléa du métier. Ils avancaient donc dans cette ambiance lugubre, avec une odeur pestilentielle. De la merde.

Après quelques pas ils atteignirent enfin une sortie, la lueur de la lune laissait entrevoir les étrons dans lesquels ils marchaient. La porte de sortie était là, ils allaient pouvoir sauter dans la flotte, mais quel genre de cours d'eau ? Mer ? Océan ? Lac ? Il s'en foutait, c'était de l'eau. Les deux protagonistes s'avancèrent vers l'air frais, arrachant un sourire au mercenaire qui apprécia pouvoir emplir ses poumons. Malheureusement, cela ne serait que de courtes durées, le temps qu'ils se dépêchent une sorte "d'unité d'intervention" policière fit irruption dans la mer de merde qui les entourait. Frank les toisa, laissant un regard froid et cruel apparaître sur son visage. Il attrapa l'inconnue et la plaça devant lui, il déposa le canon de son pistolet sur sa tempe tandis qu'il faisait mine de l'utiliser comme otage.

"Approchez et je la descends."

Au final, une distraction assez évidente de cette unité d'élite finiraient par avoir raison d'eux, ils poussa violemment l'assassine par la sortie, récupérant son pistolet d'un coup de main habile. Il balança son acolyte dans la flotte. Un des policiers décida d'ouvrir le feu, tentant certainement de descendre l'assassine qui venait de "sauter" un peu malgré elle, mais c'était sans penser à l'épaule de Frank qui était dans le chemin. Il n'avait voulus aucune de ces morts.

Quelques instants plus tard, le mercenaire décida de rejoindre son acolyte nocturne dans la flotte, quelques impacts de balles en plus et du sang séché sur son visage permettaient allègrement de déduire qu'il avait gagné au final.

"Tu sais ou on est ?"
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Mar 30 Aoû - 18:00

On n'est pas encore tirés d'affaire. Je le sais, il le sait, tout le monde le sait. C'est ce qui permet aux hommes venus nous chercher de ne pas lâcher le morceau tout de suite, de persister, de continuer, de défoncer des portes difficile à ouvrir, de contourner, de nous attendre à une sortie au cas où ça pourrait marcher. Ça permet au mercenaire qui m'accompagne, allié de fortune, de me flanquer un flingue sur la tempe en menaçant les autres de me faire sauter la tête, instant de doute notable, certes mais quand même... Puis de me balancer dans la vase presque tête la première sans regarder en arrière.

Un grognement m'échappe alors que je sens des algues entourer mes bras et que je me redresse. Je vais lui refaire le portrait. Voilà que monsieur me promène comme si j'étais une poupée de chiffon, il a l'air d'avoir oublié la correction que je suis capable de lui mettre, même si je boite d'une jambe et que j'ai pas l'air fine. En parlant de jambe, le sel me creuse un peu plus les plaies... Trempée jusqu'aux os maintenant, une délicieuse odeur d’égout sur moi, qui ne me lâchera pas avant un moment. Il me protège d'une balle pour l'encaisser à ma place, flanque une raclée a ceux restant, ajoutant du chiffre à sa longue liste de cadavre du soir. A côté, je suis une nonne...

Il me retrouve quelques minutes après, pendant que je hurle au fond de moi-même la haine que je ressens à son encontre. Me laisser aller à lui casser la bouche, là, tout de suite, serait une mauvaise idée. Nous ne sommes pas encore tirés d'affaire, nous devons trouvés une sortie qui ne sera pas occupée par une présence policière et armée, et qui en voudra encore après nous. Si je me retourne contre lui ici pour lui déchausser quelques molaires, je crains que ça ne rallume un brasier à peine éteint, et que nous nous enfoncions un peu plus profondément dans le merdier que nous avons causé...

Sauf que me retenir, moi ? C'est trop m'en demander. J'en suis pas capable, j'ai parfois besoin d'ouvrir ma gueule, ou d'agir. Parfois, je vrille. Même si c'est pas le moment pour ça. Je vais au devant de l'homme et le pousse sans me gêner, lui lançant un regard furieux, les poings serrés :

« Ne fais plus JAMAIS ça, que je lui lâche entre les dents en lui lançant un regard assassin. Il est encore plus blessé que tout à l'heure, c'est à croire qu'il aime se prendre des balles. Je soupire. Comme si y'aurait une autre occasion à un moment donné... Vaut mieux pas. »

Besoin d'en dire plus ? Non. Je lui tourne le dos, et quand il me demande si je sais où on va, je hausse les épaules sans prendre la peine de lui répondre. « Pas du tout » que je grogne sans lui lancer un regard. On s'en fout, une plage, une sortie, une entrée, je sais pas, quelque chose. Tant qu'on atterrit loin des lieux du crime, et qu'on retrouve notre chez nous sans plus de perte. Ma jambe me tire, mes côtes me font mal. Je les tiens, comme pour éviter de les sentir flotter à l'intérieur. Ça procure des sensations bizarres, loin d'être agréable.
Et le silence se pose entre nous. Je pourrais en profiter pour tirer les choses au clair, essayer de comprendre ce qu'il vient de se passer, ce qu'il foutait là, mais j'ai de la flotte jusqu'aux genoux et envie de mordre sans lâcher, alors c'est clairement pas le moment. Nous longeons un muret, puis un autre, avant de trouver le bord d'une plate-forme de béton sur laquelle je me hisse à la force de mes bras. Ça fait un mal de chien de s'étendre, de lever les bras au-dessus des épaules, surtout pour des côtes endolories qui me demandent du repos. Je soulage ça comme je peux, en roulant, et me redresse sur mes jambes, en titubant à peine.

Plus loin, la plate-forme mène à une autre échelle donnant sur une route dégagée en bord de mer, nous quittons finalement un canal qui va de la mer jusqu'à dieu sait où. C'est pas à côté de la ville, c'est pas loin non plus. Tant pis pour le lait, j'arriverais pas avant la fermeture... Peut-être à l'ouverture ? Hm. Je m'approche de l'échelle, et m'y hisse à la force de mes bras, retenant un grognement contrarié quand mes côtes me font encore mal. Me tournant, je demande d'une voix franche à mon voisin si ça va, s'il peut continuer. S'il peut pas, je le porterais pas.
J'arrive en haut, il me suit de près. Je boite jusqu'au grillage qui encadre le canal, et le longe pour essayer de trouver une ouverture. Près d'un des poteaux, celui-ci est défait, nous laissant une sortie viable. Je m'y glisse, élargie l'ouverture pour l'homme avec moi. L'air frais fait quand même du bien. Je me permets de retirer une de mes épaisseurs et de la balancer dans le canal en contre bas, ne gardant qu'un débardeur trempé qui fera bien l'affaire. Je sens la mort, c'est affreux. Mais passons à autre chose :

« T'es qui, au juste ? Que je lui demande. Qu'est-ce que tu lui voulais à ce type ? S'il me répond un truc qui me plaît pas, je lui colle un coup dans les côtes, rien à battre de si ça lui plaît ou pas. »
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Mer 31 Aoû - 11:33

Frank était bien amoindris, même un peu trop à son humble avis. Il atterris à côté de l'inconnue, manquant de se louper dût à une balle qui s'était logée au dessus de son genou. Le colosse laissa apparaître un rictus de douleur sur son visage, il avait déjà pris plus, mais il avait déjà pris moins aussi. Il allait devoir passer quelques temps à l'infirmerie de l'Hydra en continuant les conneries. Son espérance de vie c'était encore raccourcie ce soir, et il devait y avoir autant de plomb que de sang dans son corps actuellement. Troué de partout il en profita pour plonger son corps entier dans l'eau salée, même si elle était dégueulasse, le sel était un des meilleurs désinfectant natural, donc pourquoi s'en priver. Il ressortit de l'eau, ne démontrant pas la douleur incessante qui le tiraillait, pas le temps d'avoir mal, il fallait sortir de la, il fallait s'en aller, c'était bien beau de se faire une unité d'élite, mais la deuxième aurait sans doute la peau du lieutenant de l'Hydra.

Il toisa la pièce, puis déposa ses yeux sur son acolyte du soir, il haussa un sourcil tandis qu'il l'observait se retenir, de quoi avait-elle besoin ? Pourquoi se retenait-elle ? Il avait tout pris à sa place, elle devrait être reconnaissante à la place de chercher le bon moment pour lui mettre une droite. Tandis que Castle se redressait et étirait son corps, faisant allègrement craquer quelques os de son corps, il ne put qu'observer l'inconnue s'approcher d'un pas rapide vers lui. Il écarquilla les yeux puis soupira, ils allaient à nouveau se battre ? Vraiment ? Crever dans un endroit rempli de merde n'était pas vraiment du goût du mercenaire, donc si elle s'approchait trop près ce ne serait certainement pas une nuque brisée de plus qui l'embêterait, bien que cette réflexion soit idiote vu qu'il avait préservé l'inconnue. L'instinct de préservation avant tout.

En pleine réflexion il ne pris pas le temps de se méfier de son interlocutrice, il se sentit déséquilibré mais se rattrapa à une sorte de barre en fer pleine d'algue. Il soupira, elle était en rogne parce qu'elle n'avait pas l'habitude de ce genre de considération, il rabaissa ses mains, ne sentant aucun danger dans l'entreprise de l'assassine, puis laissa un petit sourire s'installer sur son visage, il entrepris d'écouter les songes de son ancien adversaire.

« Ne fais plus JAMAIS ça »

" C'est bon t'a finis ? "

Elle boudait, ils étaient au milieu de la merde poursuivis par des flics qui ont faims de baston et qui rêvent tous de promotion, et elle se permettait de se mettre à bouder en plein milieu des égouts comme ça. Frank haussa un sourcil tandis qu'elle se retournait. Elle faisait clairement la gueule, c'était bien les femmes ça.

« Pas du tout »

Ah bah c'est clair que ça allait nous aider si elle n'en faisait qu'a sa tête, une vraie tête de mule, qu'est ce qui l'avait dérangé ? De pas se faire descendre ? De finir le nez dans la vase ? Bien que cela ne devait pas être très esthétique ni propre, ce n'était pas la mort. Et de toute manière, Frank avait l'habitude de se prendre des bastos, et c'est pas aujourd'hui que ça allait changer. Après un court instant de latence ou un silence gênant s'installa entre les deux protagonistes, elle décida de reprendre sa marche sans aviser le mercenaire de la direction. Ils arrivent devant un muret, un peu haut, alors pourquoi ne pas coopérer, Frank essaya de l'aider à se hisser sur le muret, elle était bien blessée, mais comme la fierté parlait avant la douleur elle se hissa grâce à ses bras sur ce même muret. Frank haussa les épaules, faisant mine de complètement s'en foutre avant de hisser son corps de mastodonte sur le muret après elle, il en chiait, contracter ses biceps était une horreur sans nom, surtout qu'ils ruisselaient de sang. Son corps tout entier était devenus une masse lourde et presque morte.

Puis vint un chemin vers une seconde échelle, il passa derrière son acolyte, elle lui adressa un regard, demandant s'il allait bien. Le mercenaire grogna et détourna le regard.

"Continue, j'suis pas en sucre."

Frank suivait l'assassine de près, jusqu'au moment ou elle passa un grillage qui était bien trop petit pour faire passer la carcasse de Frank. Il observa le trou, puis l'observa elle, c'était clairement le genre de piège qui aurait la peau de Frank un jour, rester coincé dans ce genre de conneries. Elle élargis cependant le passage pour le mastodonte qui ne se fit pas prier, passant son bras, sa première jambe, puis son corps entier. Une fois sur ses deux pieds à côté d'elle, le grillage passé il acquiesce doucement et se racla la gorge.

"Merci.."

Puis il détourna le regard cherchant quelque part ou ils pourraient se planquer. Finalement ils trouvèrent une sorte d'endroit caché entre les buissons et le grillage. Frank décida de prendre une bouffée d'air frais, qui fut stoppée par une quinte de toux puis de sang qu'il cracha en arrière. Putain.

Il observa sa compère qui s'apprêtait à balancer une de ses couches de fringues, couche qu'il décida d'attraper au vol, puis de déchirer grâce à ses mains, il créa deux morceaux de tissus distinct, il s'en passa un autour du bras et serra autant qu'il le pouvait créant un garrot de fortune qui lui permettrait d'avoir à nouveau la pleine mesure de ses mouvements.

« T'es qui, au juste ? Qu'est-ce que tu lui voulais à ce type ? »

Frank toisa l'inconnue et sorti une de ses armes de poings, il enclencha le percuteur et la dresse face à la femme, principe de préservation. Il s'avança d'un pas relativement lent, il allait la flinguer ? Il allait faire quoi ?

Il la poussa relativement délicatement sur une bute et s'agenouilla afin d'être face à la cuisse douloureuse de l'assassine, déposa l'arme de poing et placa le second morceau de tissus au dessus de la blessure et serra le tissus, créant un garrot, pour qu'elle puisse également retrouver le bonheur de marcher sans boîter. Une fois qu'il eut finis il se releva avec plus ou moins de difficulté et recula de quelques pas. C'était bien trop facile ce genre de question.

"Frank Campbell, ce type me devait de l'argent, du coup j'ai décidé de venir le récupérer. Et toi ?"

Est ce qu'elle allait gober ce mensonge gros comme le monde ? Rien n'était moins sur, Frank décida de s'appuyer cependant sur une sorte de rocher.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Mer 31 Aoû - 12:57

Si j'ai fini ? SI J'AI FINI ? Il se fout de la gueule de qui ?! Non, retiens toi Neena, reste zen, pète pas un gros câble maintenant tout de suite. Voilà, boude, très fort si tu veux, mais ne lui adresse plus la parole. Le grognement suffira à lui répondre que c'est un gros gland et c'est marre. Le silence, c'est bien mieux pour toi, pour tout le reste, ça va te permettre de retrouver une certaine forme de sérénité, fragile certes, mais ça ira quand même très bien comme ça. Respire, voilà. Respire profondément et... Recommence. Même si sa remarque comme quoi il est pas en sucre te donne envie de lui arracher la trachée avec les dents, reste zen.
Il fait même l'effort de me remercier, et ça me permet de relativiser un peu. Je hoche la tête simplement pour lui dire que y'a pas de quoi, après tout y'a sûrement moyen de repartir du bon pied comme il faut, et de pas se remettre sur la gueule tout de suite. Ça c'est ce que je pense avant de lui poser la question fatidique après qu'il ait récupéré mon pull, et qu'il a le réflexe que je vois pas venir de me tenir en joue...

« Sérieusement ?! » Que je manque de m'étouffer en le regardant me braquer, ENCORE. Putain mais c'est dingue, j'en ai marre là. Il va me faire vriller plus vite que prévu avec ses conneries. Je l'aide, il me remercie, et voilà que maintenant il me BRAQUE ? Je lève les mains, poussant un soupir fatigué par tout ça. Y'a probablement un petit souci dans sa connexion de penser, peut-être qu'il se trouve logique, mais au fond, il est juste con comme une-
Qu'est-ce qu'il fout ? Il s'agenouille devant moi après m'avoir poussé, tout ça pour serrer un morceau de tissu autour de ma plaie. Qu'est-ce qu'il se passe bordel ? « Aie ! Doucement putain... » que je lâche quand même alors qu'il serre le garrot ; Je me sens con, merde. Tellement que je sais plus vraiment où me mettre. Je me racle la gorge, essayant de faire passer la petite gêne qui me prend soudainement. Je regarde en l'air, voilà. Là, c'est mieux.

Et quand il se relève, et qu'il entreprend de me répondre, j'ai au début le regard fuyant, pour finalement perdre toute gêne nerveuse. J'ai peut-être pas l'habitude qu'on prenne soin de moi, mais une chose est sûre, j'entends très bien quand on se fout de ma gueule. Je le regarde, lui, droit dans les yeux, en fronçant les sourcils. L'air de lui dire « vraiment, tu crois que je vais gober ça ? »

« Oh oui, c'est ça, continue à te foutre de moi, Frank Campbell, j'adore, vraiment, oh oui oh oui, je prends mon pied là, tu vois ? que je lui lance d'une voix incroyablement monotone en gardant un visage terriblement impassible. Je t'ai pas dit que quand on me prenait pour une idiote, je trouvais ça terriblement sexy aussi ? »

Comme 90% des nanas qui se laissent séduire dans des bars par des abrutis finis à la pisse, tiens. Pour qui il me prend, une débutante ? Il croit vraiment que je vais avaler une connerie pareille ? Pourquoi je persiste d'ailleurs ? Il a décidé de me mentir, je vais rien pouvoir y changer. Je ferais bien de jeter l'éponge et d'aller voir mes sources quand ça ira mieux pour comprendre où ça a merdé. De même, remettre la main la cible, ce qui va pas être une partie de plaisir après ça... Fait chier.

« Je vais partir du supposé que t'es pas con comme une table, et tu vas me répondre franchement : quel genre d'usurier se pointe chez son client avec du gros calibre pour récupérer son flouz, explique moi ? T'es pas un prêteur sur gage, t'es un tueur. »

Oh et puis merde. J'abandonne. Je devrais m'en foutre, c'est qu'une question de temps avant que je sache qui est Frank Campbell, s'il s'appelle bien comme ça. Je hausse les épaules, ouais, et croise les bras sous ma poitrine.

« Tu veux pas me dire la vérité, très bien. Je finirais pas trouver toute seule, que je lui lâche. Neena, et tu me dois l'argent de ce contrat foiré par ta faute. »

Et oui, j'ose. Il va certainement me faire une tête de six pieds de long après ça, mais je le tiens pour responsable de tout ce merdier. Il m'aurait laissé faire calmement, on en serait certainement pas là. J'aurais été bien plus subtile et efficace qu'il ne le serait jamais avec ses gros bras et ses gros muscles. Bon, quoiqu'il en soit, je veux pas rester là. On a à marcher. Si on s'approche d'habitation, y'aura toujours moyen de tirer une caisse pour rentrer plus vite. Et faut que je pense à trouver du lait. Merde.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Mer 31 Aoû - 20:47

« Oh oui, c'est ça, continue à te foutre de moi, Frank Campbell, j'adore, vraiment, oh oui oh oui, je prends mon pied là, tu vois ?  Je t'ai pas dit que quand on me prenait pour une idiote, je trouvais ça terriblement sexy aussi ? »

Cette phrase arracha un rictus au mercenaire d'Hydra. Elle était plutôt relativement comique dans cette posture, cherchant à comprendre ce qui venait de lui tomber sur le coin de la gueule, et pourtant elle gardait une sorte d'humour noir, le genre de truc qu'on peux avoir seulement quand on se sent relativement en sécurité et confiant, pourtant elle n'avait aucun flingue et presque aucun moyen de pression sur Frank. Elle avait posé la question la première, le principe de politesse aurait voulus que Frank réponde donc et dévoile tout en premier, ce n'est pas ainsi que les choses fonctionnaient, pas chez lui. Il laissa un soupir de plaisir s'échapper de ses lèvres tandis qu'il laissait reposer son corps sur ce rocher. Cette nuit n'avait pas vraiment été de tout repos. Il décida de ne pas répondre aux invectives de son interlocutrice, sans doute attendait-il une surenchère évidente de sa part. Son visage restait coincé sur un sourire, un rictus qui ne le quittait plus. La simplicité d'avoir retrouvé de l'air pur et de pouvoir se reposer quelques instants. Il vérifia d'un mince coup d'oeil que son garrot retenait bien le sang, affirmatif, puis d'une subtil coup d'oeil surveilla celui de l'inconnue qui faisait le boulot autant qu'il le pouvait. C'était déjà une bonne nouvelle en soi.

« Je vais partir du supposé que t'es pas con comme une table, et tu vas me répondre franchement : quel genre d'usurier se pointe chez son client avec du gros calibre pour récupérer son flouz, explique moi ? T'es pas un prêteur sur gage, t'es un tueur. »

Un tueur hein ? Quel genre de tueur se prendrait à ne pas dézinguer les innocents qui trainent dans l'appart, ou tout simplement à avoir un peu de coeur pour quelqu'un qui n'est pas sa cible ? Quel genre d'assassin ferait ça ? Aucun. C'était peut être pas courant ce genre d'état d'âme parmi les assassins d'Hydra mais Frank ne s'en était jamais caché, il ne fait aucune victime inutile, la vie des innocents n'est sans doute pas celle qu'il souhaite prendre. Il a des ordres, il les effectue, le moins de victime il y a, mieux le monde s'en portera. Sans éthique, les hommes ne seraient rien d'autre que des meurtriers, et Frank n'en était pas un. Il n'était certainement pas un soldat prêchant la paix ou effectuant des missions de sauvetage , non, il enlevait, dézinguait, tabassait, rackettait, et formait pour l'une des plus grandes usines à assassin que le siècle avait connus. On était certainement pas du bon côté, mais il s'en foutait, ça payait les factures, ça payait les sorties, c'était le coût de la vie. Il décida néanmoins de reprendre ses esprits rapidement, elle voulait une réponse, elle allait l'avoir. Il se releva difficilement et s'approcha de l'inconnue en grande pompe, pointant son arme de poing en direction du crâne de la femme avant de faire coulisser le pistolet, canon vers le bas. Il s'empressa de prendre la main de l'inconnue et de déposer l'arme de poing dans sa paume avec un petit rictus.

"Si j'avais été un tueur, le canon de cette arme aurait été la dernière image de cette vie que t'aurais eut, alors tiens, souvenir." Il se recula, marcha difficilement en titubant vers le rocher et s'appuya à nouveau sur la face lisse. "Je suis rien de tout ça."

N'était il vraiment rien de tout ça ? Un assassin sans coeur qui tuait à la pelle pour le compte d'une entreprise malfamée alors qu'il avait été un militaire sans faille et exemplaire ? Rabaissé au statut de vulgaire meurtrier ? Il ne voulait pas y penser, c'était pour lui, pour ses enfants. Il ne voulait pas leur laisser une vie de misère, comment était-il tombé la dedans ? Non il n'était pas un meurtrier, juste un mercenaire répondant hallelujah aux plus offrants, et en l'occurence, ceux qui payaient le mieux, c'était Hydra.

« Tu veux pas me dire la vérité, très bien. Je finirais pas trouver toute seule. Neena, et tu me dois l'argent de ce contrat foiré par ta faute. »

Un petit ricanement laissa place à un léger moment de flottement, est ce que j'allais la chercher ou non ? Le risque était bien trop grand, elle pourrait tout retracer jusqu'aux enfants, jusqu'a la maison, tout savoir sur Castle, le moindre de ses faits et gestes, il pourrait croupir en taule pour le restant de ses joueurs ou crever avec une balle dans le crâne en pleine nuit. Au final, elle s'était plutôt bien battue, donc elle le méritait certainement.

"Enchanté Neena, tu vas devoir me faire confiance. Oh, et l'arme devrait largement rembourser ton contrat. "

Ni une ni deux, Castle avait déjà rebroussé chemin, laissant la femme à son destin dans cet environnement dangereux et sauvage. Bien sur que non, il avait simplement décidé de regagner sa voiture qu'il avait garé en contrebas, anticipant un assaut policier. 500 mètres plus loin se trouver sa carlingue, entre de maisons, relativement bien camouflée. La plaque était au nom d'un certain "Marshall". Plaque falsifiée par les faussaires d'Hydra évidemment. Il conduit la carlingue jusqu'un petit talus non loin de l'endroit ou se trouvait Neena. Il la retrouva donc à quelques pas, désignant la voiture avec un hochement de tête puis proposa le plus sérieusement du monde.

"Je te ramène ?"

Il savait qu'il se risquait à des invectives comme quoi, elle savait se débrouiller et aller de l'avant d'elle même, mais après tout il ne pouvait se résoudre à la laisser là, il savait qu'il y avait une part d'inconnue, qu'il prenait un gros risque, mais peut être était-ce la chance de Neena au final ? Surtout qu'il avait fait une grossière erreur en laissant un laisser passer apparaître sur son pare-brise. -Frank Castle; Lieutenant ; Hydra.- Et aussi légèrement abrutis, par la même occasion.
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Mer 31 Aoû - 21:45

« Elle coûte combien ta bonne conscience hein ?! »

J'ai un flingue entre les mains et je lui gueule ça alors qu'il s'éloigne de moi pour se barrer dieu sait où. J'en sais foutre rien, mais qu'il essaie pas de me faire croire que c'est un saint, parce que y'a une limite à ce que je peux gober. Et avec ses réflexes, sa force, et tout ça, ça fait au moins de lui un type à la formation militaire. Vu le gros matos avec lequel il se pointe, c'est certainement pas un enfant de chœur qui va à la messe le dimanche. Il sait comment faire mal, il sait comment tuer, il sait où cogner pour faire souffrir. Et par définition, il est assez intelligent pour savoir comment s'en tirer. Alors les si j'avais été un tueur tu serais déjà morte, hein. Être un tueur n'implique pas devoir tuer n'importe qui. Être un tueur implique avoir conscience de qui est notre cible, qui ne l'est pas, et tout le reste. Il n'y a pas de degré dans l'horreur. C'est quelque chose que j'aime répéter. Je baisse les bras, poussant un long soupir. Peut-être qu'il est un type comme De Niro dans Taxi Driver, à répéter sans cesse « It's clean, real clean. Like my conscience. » en essayant de s'en convaincre alors que y'a un truc là-haut qui a craqué depuis longtemps.

Mais alors que je m'apprête à me barrer d'ici, me pensant à nouveau en charge de moi et seulement de moi, le bruit d'un moteur attire mon attention et mon regard, quand il me propose le plus simplement du monde (un peu comme s'il m'avait jamais malaxé les côtes avec ses poings par exemple) s'il me ramène. Je roule des yeux, avant de revenir vers lui. Il est sérieux, pour de vrai. Genre, pas rancunier pour deux sous. Ou peut-être que c'est un piège et que je suis pas assez vigilante, j'sais pas. Dans tous les cas, je m'approche en soupirant après avoir hoché la tête, me pointant sur le siège passager en y posant mon cul. Et un gémissement douloureux m'échappe. Ah oui, mon cul putain... je me surélève légèrement en faisant comme si de rien, les lèvres retroussées et les yeux cherchant n'importe quoi pour détourner l'attention. Et je trouve, quand ma main se porte sur un laisser-passer que je lis avec attention...

« Enchanté, Frank Castle, lieutenant d'Hydra, je tourne les yeux vers lui qui vient juste de se rasseoir à côté, un sourire mutin sur les lèvres. Collègue, hein ? »

Passons les commentaires, je vais rien en faire de ce Frank Castle. Tout du moins, pas maintenant. Il démarre, conduit comme il le peut avec son épaule en vrac, et je veille pour ma part à ce qu'il aille bien où il faut. Je suis obligée de rester vigilante, parce que si c'est pour me retrouver dans un charnier, c'est pas la peine de faire toute cette route. Quoiqu'il en soit, nous retournons dans la zone de la ville où il y a plus d'animation. Nous sommes obligés de faire un petit détour pour éviter la grosse agglomération, et là où nous avons foutu le boxon. Dans une avenue passante, mes yeux sont attirés par par une enseigne ouverte à cette heure-ci, un truc de nuit qui fera forcément l'affaire. « Oh, arrête toi là ! » Il se gare, un peu curieux sans doute, et je me tourne vers lui en tendant la main : « T'as cinq dollars ? » Moi, j'ai le grand sourire qui va avec. Je vais pas lui dire que j'ai oublié mon portefeuille, c'est couru. Quoiqu'il en soit, billet en main, j'ai descend vite fait bien fait et boite jusqu'à la porte d'entrée. Une petite clochette qui teinte, je fais le tour du petit magasin et attrape dans un frigo une bouteille de lait de deux litres que je fourre sous mon bras. La fraîcheur soulage mes côtes, c'est agréable. Rapidement, je paie, et je reviens. « J'adore, dans mes céréales. »

Pas envie de mentionner Lazarus. Pas envie qu'il en sache plus sur moi qu'il ne sait déjà. Il va falloir que je lui fasse confiance, mon cul sur la commode. Je viens juste de le rencontrer, et le premier rencard est pas des plus réussis. Quoiqu'il en soit, je lui donne le nom de ma rue et le numéro de celle-ci, à Fenyick, ajoutant : « J'ai ton nom, tu as mon adresse, c'est équitable non ? » ça me semble bien. Je rajouterais pas que je dors avec un fusil d'assaut sous mon lit, et un flingue sous l'oreiller. Ça lui fera la surprise s'il vient à l'improviste comme ça.

Et pendant qu'on reprend la route, je le regarde. Essayant de voir ce qu'il se passe dans la caboche de Frank Castle. Va savoir si y'a des formules mathématiques ou un courant d'air.

« Tu vas t'en sortir avec... ? Les blessures. Mais le mot ne sort pas de lui-même. Je me contente de lui lancer un regard équivoque, qui fixe la plaie à son épaule, et tout le reste. »
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MessageSujet: Re: This time for sure - Frank   Jeu 1 Sep - 11:15

Frank n'avait pas été assez prudent, en voulant la raccompagner il avait laissé son laisser-passer bien visible sur le tableau de bord, il n'y avait pas fait attention, ce n'était qu'une carte permettant au vigile à l'entrée des locaux de l'Hydra de lui ouvrir le grillage pour accéder à ses quartiers. Il ne penserait sans doute pas qu'elle se ferait un malin plaisir à le lire, a l'examiner même pour ne laisser absolument aucune miette d'intimité aux Castle. Il se posa du côté conducteur de la voiture, laissant la femme entrer dans celle-ci, elle poussa un gémissement au moment de s'asseoir, ce qui fit sourire Frank, il avait oublié les désagrément qu'elle avait connus lors de cette soirée, et le fait qu'elle aurait, sans aucun doute, du mal à s'asseoir pendant quelques temps. Il décida de la fixer avec ce même petit sourire avant d'allumer le contact et de démarrer la voiture. Ils étaient en chemin.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il observa Neena se démener avec une sorte de laisser passer. Il écarquilla doucement les yeux avant de laisser sa main passer sur son visage. Une moue déconfite s'installa sur le visage du mercenaire, il savait ce qu'elle tenait dans les mains. Alors qu'une ligne droite se profilait, il en profita pour glisser sa main entre celles de l'assassine pour lui retirer le laisser passer d'un coup sec. Il le jeta à l'arrière du véhicule avec un regard froid comme la glace. Il la fixa avant de replacer son regard sur la route, cherchant certainement à l'intimider.

« Enchanté, Frank Castle, lieutenant d'Hydra, Collègue, hein ? »


Le mercenaire ne put que se montrer impassible, il avait fait une erreur, il en était conscient, mais au finale elle ne se répercuterait pas sur son avenir proche, elle était également de l'Hydra apparement. Terrible quiproquo dans le salon d'une cible. Cela aurait pu être un roman débile écrit par un de ces écrivains à la mode. Comme seule réponse il lui adressa un sourire, plutôt chaleureux et amical.
Le temps passait dans la voiture, tout était calme. Frank scrutait la moindre voiture de police à l'horizon, ne serait-ce que la moindre menace, afin qu'il puisse se garer tranquillement et laisser l'orage passer, il n'y avait cependant rien. Rien sauf une enseigne encore ouverte à cette heure-ci, il la scruta tandis que les deux protagonistes s'en rapprochaient.

« Oh, arrête toi là ! »

Frank ne put que se résoudre à accepter, étant donné que Neena se montrait relativement insistante, c'est à dire du style, j'enlève ma ceinture et je trépigne. Frank soupira et se résigna à se garer en face de l'épicerie de proximité. C'est alors que l'assassine décida de se tourner vers lui et de tendre la main, que voulait-elle ? Une poignée de main ?

« T'as cinq dollars ? »

De l'argent, typiquement féminin. Frank laissa ses yeux rouler dans leurs orbites avant de soupirer. Il se résigna cependant à lui donner son argent, ne cherchant pas à perdre plus de temps que nécessaire sur ce parking. C'est ainsi qu'il dégaina un billet vert de son portefeuille qui se situait dans la portière.

"Garde la monnaie."

Il observa l'assassine boitiller difficilement jusqu'au magasin, puis en ressortir avec une bouteille de lait.

« J'adore, dans mes céréales. »

Ben voyons, s'il avait voulus entendre le déroulé du petit déjeuner de Neena il s'y serait pas pris autrement. Mais il était vrai que cela faisait bien longtemps que Frank n'avait plus petit déjeuné.Les céréales, voila une chose à laquelle il devrait se remettre rapidement. Elle lui révéla l'endroit ou elle habitait, une habitation plutôt cossue, le mercenariat payait bien apparement pour elle également.

« J'ai ton nom, tu as mon adresse, c'est équitable non ?»

Frank hocha la tête ostensiblement, il était prêt à légèrement faire confiance à sa collègue au final, bien sur elle pourrait avoir son adresse dans les fichiers de l'Hydra simplement en faisant deux trois recherches dans un des terminaux, mais à quoi bon lutter, il savait ou elle habitait, et possédait certainement un arsenal plus grand que le siens, donc le deal semblait correct.

Il se gara devant la maison, il éteigne le contact puis se détourna vers sa camarade d'un soir.

« Tu vas t'en sortir avec... ? »

Il laissa un ricanement se faufiler dans la conversation et hocha la tête en signe d'acceptation.

"Merci de t'en soucier, ça va aller."

Il attrapa la poignée de la porte, puis sortit. Il approcha du côté passager et décida d'ouvrir la porte à Neena, l'aidant à se relever en lui fournissant une impulsion, il l'amena près de sa porte, avant de la relâcher, puis lui adressa un sourire.

"On se reverra, collègue, panse tes blessures, la prochaine fois je te ferais pas de cadeau."

Sur le ton de la plaisanterie Frank lui adressa un léger sourire avant de regagner sa voiture. Une mission des plus anormales qui finissaient relativement bien. Sauf pour quelques flics qui avaient vu leur vie s'éteindre ce soir. Et puis après tout ils l'avaient cherchés.

FIN
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