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 ▒ can't follow w/ jean&scott

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MessageSujet: ▒ can't follow w/ jean&scott   Jeu 15 Sep - 0:09



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“  Don't go where I can't follow... „

{ Chambre 270, Patient : GREY, Jean.}
Et une fois de plus, en ouvrant la porte de la petite pièce dans l’immensité de l‘hôpital, c’est bien la silhouette amaigrie et blanche de la jeune femme qui t’accueille. Tu es au rendez-vous : même heure, même intention de visite, même personne et cela depuis deux semaines.  Tu n’as pas manqué un jour ; tu n’as pas l‘intention d’aller ailleurs. Le peu de gardes épargnés à la fête foraine font de leur mieux pour gérer la quantité de travail et même si les horaires sont parfois capricieux, tu refuses les négociations. Ces visites à l’hôpital sont tes priorités.

Elles ne servent pas à grand-chose, l’état de Jean n’a pas l’air de s’améliorer. C’est même tout le contraire. Au fil et à mesure, elle s’est renfermée sur elle-même. D’abord nauséeuse et endormie, elle n’ouvrait pas les yeux, ne disait rien. Tu ne faisais pas de bruit, te contenter de la contempler, de repenser et de ressasser ce qu’elle t’avait dit, la sincérité de son aveu. « C’est ma faute ». Tu t’accrochais à sa main, te demandait si elle t’entendrait si tu racontais des histoires. Tu n’as jamais été très doué avec tes mots, toujours un peu bancales, un peu hésitants, un peu intimidés, parfois presque froids. Alors tu ne disais rien.

Puis quand le moment était venu, elle avait ouvert les yeux seulement pour les détourner des tiens. Au fur et à mesure de journées, des visites tu avais pensé qu’elle t’aurait daigné un regard, un mot différent de oui ou non, que sa réaction aurait plus élaborée qu’un hochement de tête. Et malgré cette frustration de ne plus être capable de communiquer avec elle, tu avais persisté. Tu persistais toujours quand il s’agissait d’elle.

Tu t’approches du lit dans lequel elle est assise. « Hey. » tu dis doucement, la saluant. « Comment tu vas ? Comment tu te sens ? » Tu la regardes mais tu sais que tes yeux ne rencontreront pas les siens, cela fait bien longtemps que tu les as perdu. Tu examines la petite chambre blanche. Il a toujours cette odeur d’anesthésiant, ces murs bancs impersonnels… Tu remarques des revues sur la table à côté d’elle. Gamora. Elle avait dû passer récemment aussi. Tu relèves la tête. Les traits creusés de Jean t’interpellent, te font peur, t’inquiètent. Elle a besoin de distraction mais tu la sais coincée dans cette chambre avec ses démons, sa culpabilité, son reflet dans la vitre teintée. Alors tu as réfléchis et finalement tu t'es décidé. « Je t'ai ramené ça... Tu sais... juste au cas où... » Et délicatement, tu tends la main, un jeu de Uno dans ta paume.


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MessageSujet: Re: ▒ can't follow w/ jean&scott   Jeu 15 Sep - 21:23




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Deux semaines. Voilà deux longues et horribles semaines que tu étais piégée dans ce lit d'hôpital. Le temps filait sans que tu t'en rendes compte, tu étais enveloppé dans un brouillard lourd et pâteux. Tu savais que les médecins te droguaient, mais tu ne disais rien. Tu appréciais cet oubli, cette annihilation de tout ce qui t'entourait, tes émotions et pensées comprises. Tu avais fait des choses tellement atroces… que de ne pas y penser quelques instants était un vrai soulagement. Tu oubliais les jours qui passaient, les autres dans leurs lits et le bal des blouses blanches. Tout se mélangeait et se confondait. Tu ne savais plus quel jour on était. Tu te laissais noyer, oubliant ta douleur physique et morale. Oubliant même ton nom parfois. C’était tellement simple. Seulement ça ne pouvait pas durer et il fallait bien que tu reviennes sur Terre, qui tu ré-apprennes à vivre. Les doses des calmants diminuaient de jour en jour te permettant de refaire surface tranquillement. Seulement ça ne marchait pas. Chaque jour était plus dur que le précédent. Ta respiration se faisait toujours trop lourde, entraver quand tes pensées s'égarent vers tes collègues et amis, Alex et Ororo. Ils sont de loin les personnes les plus touchées de ton entourage, Ils avaient frôlé la mort, et par tu ne sais quel miracle, avait finalement survécu à leurs blessures et leurs nombreuses opérations. Tu es chanceuse sur un point, tu n’as perdu personne. Ce n’est pas le cas de tout le monde.

Quand tu as appris pour eux, tu ne l’as pas supporté. Tes cris et tes pleurs avaient résonné de longues minutes jusqu’à ce que le personnel hospitalier décide d’intervenir, t’administrant les sédatifs que tu regrettes tant à présent. Actuellement seul le silence t’habite. Tu n’avais rien à dire. Rien à ajouter. Les battements de ton coeur sont bien audibles, même pour toi, mais tu n’es plus vraiment là. Plus vraiment en vie. Le jour s’attarde et la nuit finit toujours par réapparaître. Le schéma se répète, inlassablement, indéfiniment. Et pourtant tu ne ressens plus rien pour la vie que tu vois te filer entre les doigts. Dépression post-traumatique. C’est le terme qu’ils emploient. Tu le sais car Gamora t’en a parlé une fois. Elle passe tous les jours te voir, mais ça ne sert à rien. Aucune visite ne t’est agréable. Tu veux seulement rester seule dans le silence et dormir. Fuir le monde environnant. Tu ne sortais de ton état uniquement pour t’assurer que tes collègues allaient bien et continuent leur lente guérison. Tu aurais donné ta vie pour eux.

Tu es toujours dans ton lit, le dossier relever, presque assise. Apparemment c’est pour voir si tu supportes à nouveau de te tenir presque droite. Pour savoir si ton trauma se résorbe correctement ou si ton état stagne. Tu as mal. Ca te fait mal, c’est tout. Ton regard est posé vers la fenêtre d'où tu vois le ciel bleu. La porte claque et quelqu’un entre. Tu ne vois pas qui c'est, mais tu l’as reconnu. C’est lui. Tu l’entend à sa démarche. Elle est différente. Différente de toutes les autres. Ca ne peut être que lui. Encore. Il s’approche de toi et t’adresses quelques mots. Mal. Je me sens mal. Tu bouges légèrement la tête comme seule réponse. « Je t'ai ramené ça... Tu sais... juste au cas où... » Ses paroles t’interpellent mais tu ne bouges pas. Tu fermes les yeux espérant disparaître. T’effacer. Il ne devrait pas être là. Il ne devrait pas perdre son temps avec toi. Quoi qu’il attende de toi, tu ne seras plus jamais la Jean qu’il a connue. Ta vie ne sera plus la même. Ses lèvres contre les tiennes. Tu ouvres à nouveau les yeux et les poses sur l’objet qu’il te tend. Le jeu d’Uno. Ton coeur esquive un raté. Pourquoi ?

Tu tends les doigts vers les cartes mais les laisses retomber sur les draps. Tu n’as même plus la force de lever les bras. Tu perds tes muscles, tu t’amaigris. Tu ne sers plus à rien, plus dans ton boulot. Ce constat est douloureux et le souvenir de ce jeu est un fardeau. Il te renvoie l’image d’une vie paisible qui ne sera plus jamais à ta portée. Tu baisses encore plus les yeux, « Je ne suis plus cette fille là. » Tu es obligée de te racler la gorge plusieurs fois avant de pouvoir parler clairement. Tu aimerais bien redevenir la fille joyeuse qu’il a côtoyée, mais c’est impossible. Tu ne vois pas comment, tu ne sais pas comment. « Du nouveau pour ton frère et Ororo ? Des améliorations ? » Tu te focalises sur ce qui te semble primordial en ce moment. Tu ne veux rien savoir de plus, rien faire d’autre. Tu ne sais pas si tu seras capable de t’en remettre mais tu veux la certitude qu’eux le seront. Ton regard fuit toujours le sien et les mots se faufilent entre tes lèvres. « Pourquoi tu viens me voir ? » Tes mots sont plats, sans émotions, sans colère, vide.



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MessageSujet: Re: ▒ can't follow w/ jean&scott   Jeu 15 Sep - 22:51



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“  Don't go where I can't follow... „

Ta présence ne change rien à l’atmosphère de la pièce. Le silence est toujours aussi pesant, l’odeur des médicaments toujours aussi pénétrante, les regards entre vous deux toujours aussi absents. Peut-être préférerait-elle que tu ne sois pas là où tu es, que tu ne viennes pas aussi régulièrement lui rendre visite, que tu ne restes pas dans les parages… Si elle éprouvait une seule de ces choses et qu’elle te l’ordonnait, tu t’exécuterais. Mais tu voulais l’entendre dire. Elle aurait à te regarder dans les yeux et à prononcer ces mots. Montrer qu’elle les pense… Tu resterais en dehors de la pièce pendant quelques heures tout au plus… Pas en dehors de ses affaires, pas en dehors de sa vie. Parce que aussi fou que cela puisse paraître, il n’était pas question que les choses restent telles qu’elles étaient avant.
Toujours la regarder de loin, se contenter d’être amis, de sourire et de prétendre qu’il n’y avait rien d’autre qu’un sourire. Il y avait tellement plus qu’un sourire... Jean. Son simple prénom comportait toutes les réponses. Elle avait l’impression d’être la cause de ce massacre et égoïstement, tu avais l’impression d’avoir retrouvé un trésor d’enfant perdu depuis trop longtemps.

Mais tu n’as pas la réponse à son malheur, tu ne sais pas comment alléger son esprit et sa culpabilité. Tu fais comme si de rien n’était. Tu lui parles comme si elle était Jean, tu la regarde comme si elle était Jean... Et pourtant voilà qu’elle te répond ceci : « Je ne suis plus cette fille-là. » A ce moment-là, tu aimerais qu’elle puisse se voir telle que tu la vois. Tu voudrais qu’elle voie toutes les merveilles que tu lui trouves, qu’elle perçoive toutes les émotions éclatées que tu ressens pour elle, qu’elle sente l’espoir et la force que tu veux lui transmettre. Elle aurait bien besoin de savoir que si elle a décidé de se laisser dépérir, de perdre sa joie et de laisser les démons de la culpabilité la prendre en otage, tu ne comptais pas l’abandonner, que tu ne la laisserais certainement pas faire. Il y avait tellement de choses de plus belles à voir que regarder les heures s’écouler unes à unes lentement sur un lit d’hôpital aux allures de linceul.  

Peut-être que ton incapacité à la voir comme malade te fait défaut. Peut-être que tu essayes trop de la distraire, de la détourner. Tu la vois trop comme la combattante, comme celle qui n’abandonne pas, celui qui réessaye incessamment… Celle qui ne lâche pas. Jean… Tu la connais têtue, déterminée, concentrée. Et pour qui te prends-tu, toi Scott Summers, à essayer de lui faire détourner les yeux sur des faits si pénibles que ceux-là. Tu as du mal à la comprendre son état d’esprit. Deux semaines et son teint a terni, ses traits se sont creusés ; ses yeux se sont obscurci, reflets de l’attitude noir dans lequel elle s’est enfermée. Une hantise, un sentiment d’autodestruction, une valeur qui ne semble plus peser dans la balance. O combien de fausses notes…   « Du nouveau pour ton frère et Ororo ? Des améliorations ? » Elle ne parle pas d’elle, se concentre sur les autres. « Ils vont mieux. » Tu hoches la tête, ne souhaite pas t’étendre sur le sujet et le balaye d’un geste.

« Pourquoi tu viens me voir ? » D’où sortent ces mots, ces interrogations… Tu pensais que la réponse était pourtant évidente. « Parce que j’en ai envie. » tu réponds simplement. « J’ai envie de voir comment tu vas, j’ai envie de prendre de tes nouvelles.» Tu fais une pause puis reprend plus sincèrement. La vraie raison c'est que tu viens « Parce que je tiens à toi, Jean. » Tu t’approches du lit mais ne t’assois pas comme tu as l’habitude de le faire. Tu ne l’as jamais vu comme cela, tu ne sais pas trop quoi dire. Tu hausses les épaules. « Pourquoi tu poses la question ? »


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MessageSujet: Re: ▒ can't follow w/ jean&scott   Jeu 15 Sep - 23:37




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Trois mots suffisent à te rassurer. Même s’il ne s’étale pas sur le sujet tu te sens forcément soulager. Tout comme toi leur état s’est sûrement stabilisé. Maintenant c’est le temps qui doit agir. Guérir les blessures, laissez le temps au corps de se remettre du traumatisme qu’il a vécu. Quand tu songes à la barre de fer qui a transpercée Alex, la nausée te saisit. Tu ne veux pas te laisser dominer une fois de plus par ces pensées. Il va mieux. Tu t’accroches à ses mots. Ils vont mieux. Cependant tu restes persuadée d’une chose. Celle de ne plus faire de mal à la famille Summers, ni même aucune autre. Tu ne dois plus laisser les autres t’approcher. Du moins, tu peux essayer. Ta meilleure amie est bien trop têtue et tu n’as pas la force de te battre contre elle. Mais pour Scott il n’est pas encore trop tard. Tu ne veux pas qu'il s’approche davantage de toi, tu ne veux pas qu’il fonde des espoirs en toi. Jean Grey n’existe plus, tu n’es plus vraiment toi. Tu es un monstre. Ou du moins un monstre sommeil en toi et tu ne sais pas comment le dominer. « Parce que j’en ai envie. » Ces mots te font souffrir. Garde tes distances.  « J’ai envie de voir comment tu vas, j’ai envie de prendre de tes nouvelles.» Tu ne peux pas le laisser faire. « Demandes à Gamora. » Tes mots sont froids et durs. Ton regard toujours égaré.

Le silence s’installe, tu te demandes s’il va vraiment renoncer aussi facilement, s’il va comprendre que c’est le mieux à faire. Néanmoins le silence n’est que de courte durée car il reprend la parole quelques instants plus tard. « Parce que je tiens à toi, Jean. » Tu fermes des yeux sous le poids de ce que tu ressens. Ton coeur s’affole. Il ne devrait pas. Tu ne devrais pas te laisser aller comme ça, pas avec lui. Tu as failli tuer son frère et un jour peut être sera-t-il en danger par ta faute. Tu ne peux pas te contenter d’espérer que ce qui se cache en toi restera sagement tapi dans le noir. Tu ne peux pas bâtir un monde sur des si. Il s’approche de toi. Pars, Scott. Éloigne-toi de moi. Ton corps entier réagit à sa présence. Tu aimerais chercher ses mains, sa peau, ses lèvres, mais tu es terrorisée. Tu ne sais pas si tu auras le courage de l’affronter. Tu espères qu’il sera docile et se tiendra à distance de toi si tu le lui demandes. Mais s’il ne le fait pas ? Tu ne veux même pas y penser. « Tu devrais garder ton énergie pour ton frère, il en a plus besoin que moi »

La porte s’ouvre une nouvelle fois et tes yeux restent toujours posés sur l’extérieur. Un pas pressé résonne et avec une odeur qui t’informe rapidement de la raison de cette intrusion : ton repas. Vous saluant une infirmière, une blonde d’une vingtaine d’années dépose un plateau sur la table à roulettes à côté de ton lit. Elle te la place ensuite devant toi et te tends un gobelet qui contient des petites pilules multicolores. D’un mouvement tout aussi rapide elle s'éclipse vous laissant à nouveau seuls, Scott et toi. Le fumet qui se dégage aurait dû te donner faim Ton ventre aurait dû gronder et réclamer son dû mais il se tord et la nausée se répand en toi. Tu avales rapidement les médicaments qu’elle t’a donnés avec le verre d’eau qui accompagne ton dîner et repousse le plateau loin de toi. Aujourd’hui encore tu n’y toucheras pas. Tu n’as pas faim. A dire vrai, ça fait deux semaines que l'appétit semble t’avoir quitté. Tu te recroquevilles doucement grimaçant quand ta tête se tourne. Le rythme cardiaque dans tes tempes s’accélère légèrement mais s’apaise quelques secondes plus tard. Scott se trouve à présent dans ton dos. De tes bras tu enlaces l’oreiller sur laquelle ta tête se trouve. Tu fermes les yeux et laisse les cachets faire leurs effets, prête à te laisser sombrer une nouvelle fois. « Ne revient pas demain, ça ne sert à rien. Tu perds ton temps. »



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MessageSujet: Re: ▒ can't follow w/ jean&scott   Ven 16 Sep - 12:47



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“ You can't hear me cry
See my dreams all die
From where you're standing
On your own.
It's so quiet here
And I feel so cold
This house no longer
Feels like home. „

Tu sais que tes mots n’auront que peu d’impact sur ses actes et ses pensées. Elle porte sur ses épaules, un poids que même Atlas ne pourrait pas soulever. Un fardeau qui pèse et affaiblit sa silhouette amaigrie, qui lui draine ses forces et son énergie ; ses espoirs et ses devoirs. Tu l’observes qui ferme les yeux : elle rejette ta présence, n’ose te regarder. Tu la dégoutes. « Pars, Scott » Tu sursautes à l’intrusion de la voix dans ton esprit, te demande si tu l’as juste imaginé. L’intention et la ténacité du sentiment est clair. Elle te veut loin de cette chambre, loin d’elle. Elle te repousse, te force à fuir. Tu aimerais avoir la force de faire ce qu’elle te dit. Tu t’étais promis que si le moment arrivait, tu obéirais. La réalité est plus dure que cela, tu ne possèdes pas cette force. Grave désillusion.

Tu n’en as que faire qu’elle ne veuille plus de toi. Rester éloigné d’elle, subir la distance, jouer aux étrangers et aux regards sans desseins. Faire comme si de rien n’était, comme si il ne s’était rien passé, comme si… Toujours comme si, toujours dans le retrait, l’oubli et l’habitude. Pendant longtemps tu n’avais pas été capable de regarder tes sentiments droits dans les yeux et de mettre des mots dessus ; il avait toujours été préférable de repousser tout cela au lendemain. Mais aujourd’hui, tu sais qu’il n’y a rien de plus important. Tu sais que ce que tu ressens en la regardant est loin d’être innocent.

« Tu devrais garder ton énergie pour ton frère, il en a plus besoin que moi » Ses mots cherchent à te blesser, cherchent à t’envoyer loin d’elle. Comment peut-elle penser ne pas mériter ce qu’elle reçoit ? Était-elle donc si aveuglée par son état ? « Ce sont des bêtises… », tu chuchotes. Mais tu ne t’avances pas plus que cela sur sa phrase, tu ne veux pas rentrer dans son jeu. Elle cherche à t’éloigner, tu n’as qu’une envie : d’être auprès d’elle. Une infirmière arrive. La regardant à peine, tu la salues tout de même et la remercie quand elle disparaît. Jean n’a que faire du plateau que la jeune femme a déposé en face d’elle. C’est à peine si elle lui a daigné un regard. Elle vide rapidement le contenu du verre d’eau qu’elle accompagne de ses médicaments. Tu jettes un regard au plateau mais devines rapidement qu’il restera intouché. Tu insistes quand même. « Tu dois manger quelque chose, Jean. »

Elle se tourne, cache son visage du tien. Tu soupires tristement. Ta main passe sur tes yeux et ton visage se baisse. Pour une fois dans ta vie, tu n’as pas à agir en fonction des ordres qui te sont donnés. Tu peux agir à ta guise, faire les choses correctement. Et tu n’as jamais été du genre à renoncer aussi facilement. Tu es un fou et un idéaliste mais tu ne veux pas te démunir de cet espoir que tu as. Tu aimerais croire à ce que tu racontes là et quiconque dirait quelque chose, tu n’en prendrais pas compte. Si ce n’est que Jean n’est pas n’importe qui… « Ne revient pas demain, ça ne sert à rien. Tu perds ton temps. » Pendant un bref instant, ton cœur s’arrête et tes mains se glacent. Une phrase… C’est tout ce qui a suffi. Une phrase ; mais tu ne lui en veux pas. Tu ne lui en veux jamais et ce, malgré la puissance tranchante de ses paroles… Ce qu’elle ne raconte n’a aucun sens : ton monde sans Jean n’en a pas. Juste à y penser, ton visage se voile et ta gorge s’assèche. « C’est vraiment ce que tu veux ? Parce que Jean, je me fous du temps qu’il te faudra pour aller mieux. Ne me parle pas, ne me regarde pas, ignore-moi si tu veux… Très bien ! Mais il n’y a rien que tu pourras faire contre mon envie de te voir. Un jour tu iras mieux et ce jour-là, tu te rendras compte que tout ce temps n’aura pas été perdu. » Tu t’étouffes un peu, bute sur les derniers mots mais tu luttes pour que son malheur ne t’affecte pas trop. Elle avait juste besoin de temps, d’heures, de jours, de semaines… En cela reposait sa guérison.


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MessageSujet: Re: ▒ can't follow w/ jean&scott   Dim 18 Sep - 19:24




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Les mêmes mots. Encore. Tu en as marre d’entendre les autres te dire ce que tu dois faire. Mange, dors, prends tes cachets, reposes-toi, vis. Ils ne comprennent pas que tu veux seulement te perdre entre la réalité et les rêves. Tu sais bien que tu ne pourras pas te cacher éternellement, ni même tourner le dos à la vie, pas complètement. Tu veux juste qu’ils te laisse 5 minutes tranquilles. Tu as besoin d’air et cette chambre ne t’en offre déjà pas assez. Si en plus les gens autour de toi commençaient à grignoter ton espace, un peu plus chaque jour, un peu plus à chaque parole. Tu allais vite finir par péter les plombs pour de bon. A la place, tu te tournes et le fais disparaître de ton champ de vision. Même si tes yeux n’ont pas croisé les siens tu sais très bien ce qui s’y trouve. Tu ne veux pas te laisser avoir par ce sentiment, par lui tout simplement. Quand il s’agit de ton collègue tu perds toute ta logique et tu préfères avoir l’esprit clair, surtout maintenant. Surtout avec ce que tu t'apprêtes à lui dire. Il doit prendre ses distances, c’est la meilleure option. La plus sûre pour vous deux. Tes paroles comblent le silence de la pièce uniquement pour en laisser un plus pesant encore. Tu fermes à nouveau les yeux, espérant que cela suffira à le faire fuir. Il doit partir.

« C’est vraiment ce que tu veux ?» Ton coeur esquive un raté. Non. Non tu ne veux pas ça. Tu n’as jamais voulu tout ce qui t’arrive, tout ce qui s’est passé. Mais tu ne peux pas tirer un trait dessus comme ça. Tu es incontrôlable et tu ne dois pas laisser tes proches en payer le prix un jour. Même si…. même si tu as ces sentiments au fond de toi. Tu ne veux pas les affronter pour le moment. C’est injuste, le monde est injuste. Tu ne mérites pas d'être heureuse, cajolée et réconfortée par l’homme qui fait chavirer ton coeur. Tu ne le mérites pas. « Parce que Jean, je me fous du temps qu’il te faudra pour aller mieux. Ne me parle pas, ne me regarde pas, ignore-moi si tu veux…» Chaque mot alourdit ton coeur. Chacun de ses mots est une pierre qui vient augmenter le poids dans ta poitrine. Tu ne veux pas en entendre davantage. Tu veux qu’il sorte et se taise. « Arrête » Ta voix n’est qu’un murmure à peine audible et tes yeux commencent à te brûler. « Mais il n’y a rien que tu pourras faire contre mon envie de te voir. » Tu sens la peine qui refait surface, qui embrase encore et encore les cellules de ton corps entier. Tu es épuisée de ressentir continuellement la même chose. La colère naît au fond de toi, elle est plus facile à vivre. Il est plus facile de la laisser te dominer. « Un jour tu iras mieux et ce jour-là, tu te rendras compte que tout ce temps n’aura pas été perdu...» C’est finalement entre les bras de ta colère que tu te laisses porter. « Arrête ! » Ta voix claque, aussi puissante et lourde qu’un coup de fouet.

La pièce réapparaît devant toi quand tes yeux s’ouvrent à nouveau. Tu chasses du mieux que tu peux les larmes qui sont venues te chatouiller il y a quelques secondes. « Tais-toi Scott ! Tais-toi ! » Tu te redresses lentement, prenant soin de ne pas te laisser emporter trop brusquement par le sentiment de colère qui coule dans tes veines. Ton coeur s'accélère légèrement et tu doutes une fraction de seconde à poser tes yeux dans les siens. Quand finalement ton regard rencontre le sien ta respiration se bloque. Tu ne l’avais pas regardé depuis des jours, des semaines ? Depuis quand d’ailleurs ? Tes sourcils restent froncés et tu balayes rapidement l’envie de l’avoir encore plus près de toi. « Tu ne sais rien. Tu ne peux pas comprendre. » Ton regard se fait plus dur, plus froid. Tu ne peux t’empêcher de parcourir ses traits de tes yeux mais tu n’en oublies pas l'essentiel. Ton regard glacial replonge dans les prunelles bleues en face de toi. « Je n’ai pas besoin de toi. »



Jean : #F19E34


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MessageSujet: Re: ▒ can't follow w/ jean&scott   Dim 18 Sep - 21:48



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“ I saw you leaving, I saw the light go out... „

Les mots qui sortent de ta bouche obtiennent finalement une réaction mais loin est celle que tu avais espéré. Un simple mot qui te perce le coeur une fois, deux fois... Un seul mot qui te fait hésiter, qui te vide de tes forces. La sensation est  désagréable, tu as l’impression de voir tout ce que vous aviez établi s’effondrer petit à petit. Tu te fais bourreau et instituteur de morales. Tous ses éclats de rires ont des allures de rêves ; ces regards que vous échangiez disparaissent, vacillant comme des mirages dans le désert ; ce baiser s’est transformé en fantôme. Tu doutes de son existence malgré le souvenir de la chaleur de ton corps près du sien, de la douceur de ses lèvres contre les tiennes, de l'ardeur qui s'était éveillée...

Tu sens tes poings serrés qui commencent à trembler à mesure que sa voix tente de mettre un terme à ton avalanche de mots. Et puis l’appel retentit et tu t’arrêtes. Les syllabes disparaissent sur le bout de ta langue, ta mâchoire  se serre, ton regard est rivé sur elle. « Tais-toi Scott ! Tais-toi ! » Son geste est brusque malgré son manque d'énergie. Ses mots claquent dans l’espace confiné, résonne dans ton esprit. Ton nom a des allures d’insultes dans sa bouche et tu t’en veux d’avoir déclenché une telle colère chez elle. Cela n’avait pas été ton intention de la faire réagir ainsi… Tu avais tout espéré ─ de la tristesse, des rires, un simple contact du bout des doigts ─ mais jamais l’intention n'avait été d'élever le ton de voix.

Tes bras croisés sur ton torse se décroisent et ton regard s’assombrit. Le vert de ses yeux s'est enfin posé sur le bleu des tiens. Ton pouls s’accélère et tu inspires un petit filet d’air avant de laisser échapper un soupir à peine visible. Elle ignore totalement l’effet qu’elle a sur toi, le pouvoir de ses pupilles en contact avec les tiennes, cette attraction qui avec tes envies de t’approcher d’elle… Il ne suffit que d’un seul regard pour que tu oublies qui tu es, plus émerveillé par la force qui se dégage de Jean que par ta pauvre personne. « Tu ne sais rien. Tu ne peux pas comprendre. » Qu’elle t’explique alors. Tu as tout ton temps, toute l’attention nécessaire. Tu es prêt à l’écouter, à boire chacun de ses mots, à la croire sur parole, à ne jamais la couper, à observer ses lèvres former des mots jusqu'à satiété... Mais voilà que la sentence tombe :

« Je n’ai pas besoin de toi. »

Tu ne réagis pas tout de suite, pas certain d’avoir compris les mots prononcés. Le regard perçant et insistant de Jean t’oblige à détourner le tien. Elle sait lire la moindre chose que tes yeux trahissent...
Tes poings se sont relâchés, bras restant ballants sur tes côtés. Ton cœur a un raté, s’arrête avant de repartir. Brusquement ta gorge s’est asséchée et un frisson glacial a parcouru toute ta colonne vertébrale. Tu voudrais réparer tout cela, ce bordel qui vient de s’abattre sur vous deux… mais restait-il quelque chose de réparable ?
Tu trouves un peu de souffle pour lui répondre, tentant toujours d’encaisser la douleur de ses paroles. « Non Jean, je ne sais rien. », tu commences puis ta voix se brise. « Tu es distante, froide… tu refuses de parler… Je ne sais pas ce que je t’ai fait mais d’accord, je vais te laisser tranquille…» C’est ce qu’elle souhaite et tu te dois de lui donner, quand bien même le déchirement brutal. Ta gorge s’est resserrée et tu trouves douloureux le seul acte de parler mais tu puises dans tout l’amour que tu as pour elle afin de prononcer les mots qui scelleront ton absence de sa vie jusqu’à nouvel ordre. « Et si j’accepte de faire ça, c’est parce que ce que tu veux est plus important que ce que moi je veux. » Respirer est plus difficile parce que chaque inspiration est une chance supplémentaire pour toi de craquer. Déjà tu sens les larmes te monter aux yeux, te piquer. Tes yeux sont certainement brillants dans la peu de luminosité de la pièce. Tu recules doucement vers la sortie de la chambre. « Tu sais où me joindre si… » Si elle le voulait. Parce que quelques étaient les circonstances, elle serait toujours sa priorité. « Fais attention à toi, Jean. » Reviens moi vite.


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MessageSujet: Re: ▒ can't follow w/ jean&scott   Lun 19 Sep - 0:06




Can't follow

Scott & Jean

La colère est bien plus facile à vivre. Elle te porte, t’anime et tu n’as même pas à réfléchir. Elle n’étouffe pas chacune de tes respirations, au contraire, elle te libère. C’est une réaction faible que de te laisser animer de la sorte, mais tu n’as pas le courage de l’affronter. Tu n’y arriverais pas. Ton combat serait perdu d’avance si tu te laissais aller et tu ne voulais pas de ça. Tu dois l'éloigner de toi et s’il résiste, tu dois le faire de force. Tu sais que tes mots ont fait leur effet. Tu le ressens dans l'atmosphère qui se charge. Tu le vois dans sa posture, ses muscles se tendent et se relâchent. Les battements de son coeur se sont surement accélérés, tout comme les tiens. Tu oses finalement te perdre dans son regard et quelle erreur. Tu serais prête à flancher, au moindre de ses gestes. S’il ne faisait qu’un pas vers toi, tu deposerais les armes. Heureusement pour toi, il ne bouge pas, ne dit pas un mot. Cela te facilite la tâche. Tu te laisses envelopper une nouvelle fois dans la colère, dans cette rage qui t’habite au fond de toi et que tu sais être ravageuse. Tu ne veux pas argumenter, ni même te justifier. Tu te perdrais dans les mots et il trouverait un moyen de te faire hésiter davantage. Il semble prêt à se battre pour toi. Cela t’aurais réjouit, mais à présent cela ne faisait que te déchirer le coeur.

Tu lui sors la phrase la plus dure et tu ne t’en aurais jamais cru capable. Tes yeux glacials sont toujours fixés dans les siens jusqu'à ce qu’il détourne la tête. Cette fois, tu les cherches, tu ne veux pas les lâcher. Tu veux savoir, comprendre ce qui se passe dans sa tête. Tu veux essayer de discerner n’importe quelle émotion sur son visage pour savoir ce qu’il ressent. Le regard toujours fuyant, il finit par te répondre. Sa voix ne trahit aucune émotion. Elle semble neutre, sans vie. Tu lui fais ça. Tu le fais souffrir alors que tu cherchais justement à l’éloigner de ça. Tu ne sais pas si tu as fait le bon choix. Tu doutes. Tes mains deviennent moites. « Tu es distante, froide… tu refuses de parler… Je ne sais pas ce que je t’ai fait mais d’accord, je vais te laisser tranquille…». C’est ton regard qui devient fuyant. La douleur que tu cherchais tant à éviter est là. Elle surpasse même ta colère. Comment… pourquoi tu lui fais ça ? « Et si j’accepte de faire ça, c’est parce que ce que tu veux est plus important que ce que moi je veux. » Te voilà prête à le supplier en retour. Non. Reste, Scott, ne me laisse pas. Ne t’éloigne pas de moi, je suis stupide. Ta gorge reste serrée et aucun mot n’en sort. Tu as raison de faire ce que tu as fais. C’était le mieux à faire même si ton cœur vient de se briser et probablement le sien avec. Tu ne dois pas oublier que tu es un monstre.

Avant qu’il ne quitte la pièce tu poses une nouvelle fois ton regard dans le sien. Lui ne te regarde toujours pas, mais tu n’as aucun mal à y voir les larmes perler aux coins de ses yeux. Ton coeur s’arrête une seconde, repart de plus belle. Ton estomac se tord, se contracte, provoquant une nausée, un inconfort dans ton ventre. Cette vision t’est insupportable. Tu dois l’arrêter, le rappeler. Tu veux l’appeler. Le serrer contre toi, le rassurer. Tu veux redécouvrir le goût de ses lèvres. T’abandonner à lui. Qu’il comprenne qu’il est la seule personne que tu désires le plus dans ce monde. Seulement, tu ne pourras pas rester proche de lui et de le lui faire croire serait injuste. Tu le laisses alors s’en aller sans ajouter un mot. Quand tu te retrouves enfin seule dans l’espace clos que représente ta chambre des larmes roulent sur tes joues. Ta colère renaît et tu te sens oppresser ici, dans ce lit. Tu veux t’échapper, partir en courant, fuir loin. Tu veux te défouler mais tu n’as rien pour le faire. Tes yeux cherchent dans la pièce un moyen d’exprimer ta frustration et se posent sur des magazines sur la table de chevet. Tu les attrapes rapidement et les balances à travers la pièce, évacuant par la même occasion un cris de colère et de peine. Ton crâne recommence à te faire souffrir et tu te caches le visages de tes mains, laissant les larmes s’échapper.



Jean : #F19E34


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I wanna hide the truth, I wanna shelter you but with the beast inside there's nowhere we can hide. When you feel my heat look into my eyes : It's where my demons hide. Don't get too close, it's dark inside. It's where my demons hide




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