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No matter how much I hide it and cover it up, it doesn’t go away [Sangdo]
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Sam 23 Sep - 16:52
No matter how much I hide it and cover it up, it doesn’t go awayJ’avais dormi longtemps, trop longtemps. J’avais cette impression que même éveillé, je continuais de dormi. Comme si mes yeux étaient constamment fermés, cherchant à dissimuler une réalité bien trop cruelle, horrible insupportable. Je me cachais dans des rêves, des fait factices et des chimères oniriques. Ma réalité ressemblait plus à un cauchemar. Ce cauchemar que je pouvais entrevoir uniquement la nuit. Comme une porte qui s’entrouvrait sur une réalité alternative mais pourtant si réelle. Comme un enfant, je regardais à travers cette embrasure, jetant un regard curieux sur cette vision de l’interdit. Je regardais ce qui était d’ l’autre côté du mur, sans me soucier du fait que cela puisse être traumatisant… Et putain. C’était traumatisant. Alors quoi, étais-je censé accepté cette vision de ma vie qui était en ruine ? Cette vie où je m’étais séparé de Nando ? Je l’avais repoussé, je l’avais trahi et je lui avais fait bien comprendre. Je lui avais étalé ma trahison dans sa face, je l’avais réduit à néant, descendu plus bas que terre. J’avais du lui faire croire que je l’avais utilisé, tout le long de notre relation, que je pouvais vivre sans lui, que je me foutais qu’il vive ou qu’il crève. Il ne m’étais plus utile après tout. Le pire, c’était que j’avais du lui faire croire que j’avais apprécié qu’il si manipulable. C’était faux. Tout était faux. Je l’aimais, plus que ma propre vie, plus que n’importe qui dans le monde. Plus que ce putain de monde. J’avais besoin de Nando, j’avais toujours eu besoin de lui. Je ne m’en rendais compte qu’après avoir été obligé de me séparer de lui, quel cliché. Ainsi était-ce pour ça que malgré ma position d’agent double, je continuais d’être derrière lui, de l’observer avec une certaine distance, sans jamais lui dire la vérité. J’avais besoin de mon frère, mon âme soeur, l’homme que j’aime le plus au monde. Mais rien, rien ne changerai le fait que je l’avais blessé mortellement, j’avais entraîné sa chute et je ne pouvais que le regarder s’autodétruire perpétuellement. Et c’était ça le plus douloureux. Vivre en le regardant souffrir, sans ne rien pouvoir faire. Je ne pouvais pas revenir en arrière et je ne pouvais pas réparer les choses. C’était là ma punition ultime, ce qui finirait par me faire tomber moi aussi, doucement, lentement et profondément.

L’air empli mes poumons, sec et brûlant, comme si on m’avait plaqué des mains sur la gorge pour m'étouffer. Mon torse se dressa et je me mis à tousser violemment. Ma respiration était courte et chaque fois que l’air passait dans ma gorge, j’avais l'impression que ma trachée était lacérée de l’intérieure, autant dire que les deux n’étaient franchement pas compatibles. Ma main se posa juste à niveau de ma pomme d’Adam, mais je me rendis compte que ma peau était couverte de sueur. Ma main dévia sur mon front qui était aussi moite que le reste de mon corps. J’étais perdu, je n’avais pas de repères, j’étais où ? Chez moi ? Quelle heure était-il ? J’haletais toujours autant et cette sensation d’avoir un poids poser sur ma poitrine était si douce. Mon regard commença à regarder tout autour de moi. Ma chambre… notre chambre à Nando et moi. Oui, je reconnaissais ? Ma main vint se poser naturellement à côté de moi, cherchant le corps de mon amant pour me rassurer, mais ma paume ne rencontra qu’un grand vide. Une bouffée de panique revint à la charge, où était-il ? Je me tournais, regardant ce lit qui était vide. Par réflexe je me levais du lit, mauvaise idée. Je n’étais vêtu que d’un boxer et mon corps était en visiblement fiévreux, vu que j’avais détrempé les draps avec ma sueur à cause de ma “terreur nocturne”. Je frissonnai, mais cela ne m'empêcha pas d’aller me balader dans l’appartement. Personne. Il était où ? Où était Nando ? Je me passais une main sur le visage. Je tentais de prendre une grande inspiration pour me calmer, mais c’était peine perdue. Je commençais à trembler légèrement. Putain. Zen, zen. Il devait y avoir…. une explication logique. Mais pourquoi cette petite voix en moi criait que Nando était parti pour de bon ? Qu’il ne reviendrait plus jamais. Non. Nando ne me quitterait pas. Jamais. Pourtant… sans m’en rendre compte, des larmes avaient commencé à rouler sur mes joues, je fus surpris de sentir cette sensation humide sur mes paumettes. Nando…

Je m’étais dirigé vers la cuisine, sur le lavabo, j’avais fait coulé de l’eau fraiche pour m’en jeter sur le visage. Mais toutes mes tentatives pour retrouver de la contenance étaient aussi efficace que de pisser dans un violon. J’avais besoin de Nando, j’avais besoin de mon frère, mais il était pas là… plus là. NON ! NON NON NON ! Je pris un verre et le rempli d’eau, je tentais de boire, mais mes tremblements étaient devenus si intenses que le verre m’échappa des main et tomba dans l’évier et en tentant de ramasser les morceaux je m’entaillai la main. Putain de merde ! Lâchai-je sur un ton entre la plainte et la rage. Je posais ma main sur la coupure histoire de ne pas foutre du sang de partout. J’attrapai un torchon et le nouais grossièrement autour de ma paume. je trembalis toujours autant, et j’avais l’impression de ne plus pouvoir respirer. Putain de Nando, il ne reviendrait pas hein ? Il ne reviendrait jamais hein ? Et c’était de ma faute hein ? J’étais seul maintenant. Je posais ma main au niveau de mon coeur. Nando…  Avait-il seulement existé ?

Je me dirigeais vers la chambre. Ok. S’il ne revenait pas, moi aussi j’allais me niquer la santé. Moi aussi j’allais m’autodétruire, quitte à crever, autant faire que les choses soient plus rapide. Je savais que Nando cachait toute sa merde au niveau de mes affaires. Il pensait vraiment ce crétin que je ne savais pas ? J’étais observateur, je l’avais toujours été. J’avais toujours su qu’il y planquait la bas, mais je m’étais gardé de lui dire que j’avais cette précieuse information. Je commençais alors à sortir tout ce que je pouvais trouver. Quelques bouteilles d’alcool, probablement des vieux trucs et diverses drogues. J’ouvris rapidement une bouteille de whisky et bu à même le goulot sans la moindre cérémonie. Tant pis si cette merde avait dix ans d’âge, rien à branler. Je bus des longues gorgée rapidement, pour que ça monte à mon cerveau plus vite. Puis je repérais un sachet de petites pilules. Je ne savais pas ce que c’était, mais j’en pris un certain nombre, en fait je n’avais pas regardé combien j’en avais fourré dans ma main et rien à battre, tant que ça me faisait “planer” comme disais ce con de Nando. Je les avalais avec une gorgée de whisky en plus. Bon… c’était censé faire effet quand là ? Je continuais de boire assis sur le sol, le dos posé contre notre lit attendant de ressentir quoique ce soit. La bouteille fut finit plus rapidement que je ne le pensais, chié. Saloperie de pisse de chat. Je posais la bouteille à coté et commençais à récupérer de quoi me faire un joint. Rapidement fait, il fallait dire que j’étais doué pour rouler, mes longs doigts agiles avaient appris à le faire depuis que j’étais tout gosse. Je commençais alors à fumer, laissant ma tête tomber en arrière. Bon ok… c’était efficace, parce que j'avais arrêter de trembler, de pleurer et de penser en général. Je me laissais glisser, finissant complètement allongé sur le sol. Je rigolais alors que je ne captais même pas que mon pouvoir s’activait tout seul,changeant complètement mon apparence pour une apparence féminine, pourtant ma voix n’avait pas changé, mon rire était toujours aussi masculin et délicat. Je m’étais complètement échappé de mon corps. Je tendis le bras pour attraper des pilules magiques et les gober avec une autre bouteille que je venais d’ouvrir. C’était quoi comme alcool d’ailleurs ? Oh, je m’en fichais dans le fond. Un détail parmi les détails du monde qui n’était que lui même un détail de merde. Pris dans ma réflexion qui n’avait pas de sens, je n'entendais même pas la porte s’ouvrir. J’étais allongé par terre et complètement défoncé à cause de mon manque de Nando. Une addication pour soigner une autre addiction, quelle ironie.

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