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In cold blood
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
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Dim 24 Sep - 19:29
In cold blood
Malik et Altaïr

Altaïr est passablement énervé. Il tourne en rond dans son bureau alors qu'Antarès le regarde faire sans rien dire, restant calmement assis dans le canapé en cuir qui gît dans un coin de la pièce. Un peu plus et de la fumée sortirait des narines de l'aigle. Il ne sait pas contre qui il est le plus énervé. Contre ses hommes qui ont été d'une bien piètre efficacité, et pour assurer sa sécurité et pour attraper ce type qui a tenté de le tuer. Contre le type en question pour avoir justement tenté de le tuer. Contre ce stupide médecin pour avoir trop serré le bandage cachant la blessure faite par cette balle qui lui serait à coup sûr arrivée en plein cœur si il n'avait pas bougé, par le plus grand des hasards, une demi seconde après que le type ait appuyé sur la gâchette. Altaïr n'a pas vu sa vie défiler devant ses yeux, non, il était trop occupé à voir rouge pour se préoccuper d'autre chose. Antarès avait eu le super réflexe de lui sauter dessus pour le mettre à terre et ainsi le protéger d'un autre tir du sniper. Autant dire qu'il a mal vécu le fait de se retrouver avec le statut de proie et encore plus d'être mis à terre pour ça. Son orgueil a bizarrement été mis à mal sans raison apparente. Altaïr est juste comme ça et, la seule chose à savoir, est qu'il est maintenant dans une colère noire, peu importe si les raisons de cette colère sont logiques ou non.

Il a commencé à insulter tout le monde quand on l'a amené chez ce médecin qui s'occupait souvent des blessés de la mafia. Les insultes se sont ensuite faites plus épicées quand on lui a appris que le sniper n'avait pas été retrouvé. Plusieurs menaces plus tard, ses hommes de main sont repartis à la recherche d'information sur le type qui a voulu tuer le grand patron, en se demandant ce qu’il allait leur arriver si jamais ils rateraient à leur tâche. Une fois sa blessure pansée, Altaïr a été amené, en toute discrétion et en toute sécurité, chez lui. Ils se retrouvent maintenant là, à cet instant précis, lui à tourner en rond et l’autre à le regarder faire. Le grand brun finit par imiter son ami et s'assit sur le fauteuil juste en face de lui. « Calme toi, ils vont le trouver. » Altaïr le regarde de ses yeux noirs. Antarès est son meilleur ami mais ça n'empêche pas qu'il puisse parfois balancer des trucs qui l'excédent. Entre autre, ils ont plutôt intérêt à retrouver le sniper, sinon Altaïr allait définitivement exploser. Cependant ce dernier savait que son ami n'avait pas tort. Il est rarement bon de se montrer trop nerveux à un poste comme le sien. Le calme est signe de force et son sang-froid à souvent servi ses intérêts dans ce registre. Il attrape son verre de whisky, qui attend sagement sur la table basse en bois massif qui les sépare. L'alcool aide fortement le mafieux à se calmer d'ailleurs. Peut-être que les hommes de main derrière la porte le savent parce qu'ils attendent que son verre soit entièrement fini avant d'entrer dans la pièce. Altaïr lève les yeux vers le duo et attend leur rapport en silence. Celui-ci est bref mais tout à fait satisfaisant, il ne demande rien de plus. « On a retrouvé le tueur à gage. » Aussitôt, les lèvres d’Altaïr s'étirent en un sourire mauvais. C'est tout ce qu'il voulait entendre et il sait déjà quel sera la suite des événements. Il ne compte pas laisser ce tueur agir plus longtemps. On ne sait jamais, il suffirait qu'il soit compétent pour que les heures lui soient réellement comptées, sans compter que Véga pourrait très bien être sur la liste du sniper avec lui. « On devrait peut-être aller lui rendre visite alors. » Après tout, on ne s'attaque pas à la tête de la mafia impunément.

Son monde est fait de ça. De violence et de vengeance, parce qu'il ne peut pas se permettre de paraître faible. Ils ont un mode de fonctionnement très archaïque où le plus fort mène la danse sous peine de se retrouver étêter par un ambitieux. Altaïr a toujours fait extrêmement attention à la délicate balance entre violence et autorité qui fait de lui un chef incontestable. Pour cela, il n'hésite pas à aller sur le terrain avec ses hommes pour montrer qu'on ne s'attaque pas à lui sans conséquences, mais aussi afin de gagner le respect de ceux qui le suivent. C’est pour ça, et aussi et surtout parce qu'il a très envie de coller son poing dans la tronche de celui qui a tenté de le tuer, qu'ils partent en direction de la grande maison d'un certain Malik Caglar. Il ne leur faut pas longtemps pour arriver sur les lieux et ils entament un rapide repérage. Il s'avère rapidement que ce cher M. Caglar n'est pas chez lui et aussi que sa maison est du genre sécurisée. Ce n'est pas vraiment un problème pour eux. S'introduire dans ce type de domicile est une nécessité pour leurs affaires et leur spécialiste en la matière s'attèle rapidement à la désactivation du système tu de sécurité. Altaïr attend patiemment dans la voiture et une fois que le sous fifre a eu fini, il ouvre la porte et se rend dans la maison en question. Le parquet craque sous ses pieds alors qu'il entre dans le grand hall d'entrée. Y'a pas à dire, ça rapporte un max d'être un assassin de nos jours. Le grand brun regarde à gauche puis à droite et il fait signe à ses hommes de se disperser. Seul Antarès reste à ses côtés alors qu'ils partent dans le salon. Ils se servent un verre et attendent tout simplement. Caglar arrivera bien à un moment ou à un autre.

Ils restent là un certain temps avant d'entendre la clé entrer dans la serrure de la porte d'entrée. Le parquet craque à nouveau et des pas se font entendre. Ils s'arrêtent dans l'entrée puis repartent en direction de la pièce à vivre où Altaïr attend dans la pénombre. Antarès se charge de la sécurité du parrain qui fait face seul à celui qui a voulu le tuer seulement quelques heures plus tôt. Quelque part, Altaïr trouve tout cela excitant. La vengeance a quelque chose d’électrisant et de doux à la fois. Quand il voit pour la première fois Malik devant lui, Altaïr a presqu'une attitude légère. Après tout, ce n'est pas lui qui est maintenant dans de sales draps. « Bonsoir M. Caglar. » Il porte son verre à ses lèvres et esquisse un sourire mauvais qui ne veut vraiment rien dire de bon.


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Malik Caglar
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Mar 26 Sep - 16:23
 In cold blood
Altaïr & Malik
••••

Putain de bordel de tête à cul, il l'avait loupé. Il avait raté sa cible Sa mission avait foiré comme une merde et le voilà en train de se faire engueuler par son boss parce qu'il n'avait pas été foutu de rattraper le coup.
- Fait chier !

Sortant du QG, Malik attrapa vivement son paquet de cigarette pour en porter une à sa bouche. Il était énervé. Très énervé au point de shooter dans un chien qui trainait par là, à quelques mètres de sa moto.
- Dégage toi.

Un coup de pied bien placé, des jappements apeurés. Tirant sur sa clope comme une forcené, le jeune assassin balança une pierre en direction du pauvre clébard avant d'enfourcher sa moto.
- C'est ça casse toi boule qui pue. Et reste pas sur mon passage sinon je te roule dessus. Espèce de bâtard.

Son boss avait été clair. Il avait intérêt à faire mieux la prochaine fois. Cet enculé de mafieux avait eu du bol en bougeant avant que la balle ne l'atteigne mais il ne comptait pas abandonné. Il retenterait le coup dès demain matin, pour satisfaire le client qui l'avait grassement payé. Au risque de se prendre une sacrée rouste.

Non mais franchement. Où ça avait foiré? Où s'était partit en vrille alors qu'il avait tout fait bien pour mener sa mission à terme. Il s'était montré discret bordel. Pour une fois, il n'avait même pas perdu patience et il était à deux doigts de réussir. Deux doigts putain ! Si ce trou du cul de merde n'avait pas choisit pile ce moment pour bouger ses fesses.

Le pire, c'est que maintenant, il se sentait nerveux. Nerveux oui parce qu'il avait lu assez de chose sur ce bâtard pour comprendre qu'il était aussi dans la merde. Si ce connard le trouvait avant lui, il était fini, foutu. On ne rigolait pas avec ce genre de personne et très clairement, Malik préférait se retrouver devant une centaine de chat, rien que ça, plutôt que de se confronter à ce... Aquilae.

La mâchoire crispée, les yeux rivés droit devant lui, le jeune assassin appuya sur l'accélérateur et fonça droit chez lui, en espérant trouver un plan de secours. Au calme. Dans sa grande baraque, devant une bonne bouteille de whisky et pourquoi pas, un bon porno, histoire de se détendre pour avoir les idées plus claires.

Au bout de quelques minutes seulement, il gara sa moto à son emplacement habituel. Et sortit à nouveau de la poche de sa veste, son paquet de cigarette. Personne. Le quartier semblait habituellement calme. Tout en jetant un œil aux alentours, Malik se détendit un peu et porta sa clope à ses lèvres. Il tira une taffe puis deux, fourrant la clef dans la serrure avant de s’engouffrer enfin à l'intérieur.

Bien évidemment. Il n'avait aucune idée de ce qui l'attendait. Il posa clef, sac d'arme et veste sur le meuble d'entrée puis se dirigea cette fois vers son salon, sans penser une seule seconde à ce qui pouvait déjà se trouver sur son canap. Assis pénard, un verre à la main.

Quand il le vit enfin, le jeune assassin se raidit. Il s'immobilisa quelques secondes, surpris. Et, afficha un rictus mauvais non sans éprouver au plus profond de lui, une lourde appréhension.
- Tu t'es cru chez mémé? Te gène pas surtout. Vas-y, met toi à l'aise, je te dirai rien.

Car il savait d'avance qu'il était pris au piège. Fait comme un rat sans qu'il ne puisse plus reculer. Alors oui, il faisait le beau. Il restait fidèle à lui même en se montrant particulièrement j'en foutiste et tête de con. Mais au fond, il n'en menait pas large.

Tout en réfléchissant à un moyen de se sortir de ce merdier, il reprit de plus belle, ses doigts glissant stratégiquement dans la manche de sa chemise où se trouvait, caché, un couteau d'infortune.
- Bravo le mafieux. J'avoue que là, tu me prends de court. Je ne pensais pas que tu me retrouverais aussi vite. Putain, t'es pire qu'un ninja en fait. Non seulement, tu esquive des balles mais en plus, tu es encore mieux qu'un annuaire.

Malik marqua une courte pause, ses yeux ne quittant pas Altaïr qui, vu sa tronche du mec pas content, n'était pas ici pour blablater. La meilleure solution restait la fuite or, il n'avait aucune idée de combien de temps cela lui prendrait pour faire demi-tour et se carapater le plus vite possible. C'est pourquoi, tout en essayant de choper son couteau, il recula de quelques pas, tentant le tout pour le tout non sans ajouter d'un ton sarcastique.
- Bon vu la gueule que tu tires, je suppose que t'es pas là pour qu'on se fasse une bouffe? Si? Alors allons droit au but, ça sera plus simple.

Manque de chance, à l'instant même où il s'apprêtait à courir, pour au moins choper son sac rempli d'arme en tout genre dans le hall d'entrée, deux gros molosses vinrent l'alpaguer, par derrière, le forçant à s'agenouiller à terre dans un craquement qui ne disait rien qui vaille.
- Putain de sa mère la pute ! Laissa-t-il échapper dans un grognement, sentant la douleur se répandre déjà dans tout son corps.


••••

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Sam 4 Nov - 17:58
In cold blood
Malik et Altaïr

Il n'a jamais pris plaisir à la violence. Pourtant, il l'emploie tous les jours et ce depuis trop longtemps peut être. Pourtant, c'est un fait : loger une balle au beau milieu d'une tête ne le rend pas extatique, au contraire, il ne ressent même plus rien. Rien du tout. Avec le temps, il voit les choses de manière cruellement matériel. Que sommes-nous au final ? Un enchevêtrement de fibres, un tas de chair, irrigué par un liquide rouge poisseux. Une tête, deux bras, deux jambes et un torse dans lequel bat une simple pompe. Fragile, éphémère, mortel. Altaïr en a cruellement conscience. Il n’est pas plus fort qu’un autre, il le sait, et, pourtant, il est facile de tomber dans le surplus d'assurance. La prudence passe alors au second plan et laisse la porte ouverte à ce genre de situation. Les rappels de ce type font autant mal au corps qu'à l’ego. Il a beau s'en prendre à ses hommes de mains, ceux chargés de sa sécurité, Altaïr sait très bien que, malgré tout, c'est de sa faute. Après tout, il ne peut compter sur personne d'autre que lui. Tout tient à si peu. Des fibres, du sang et un cœur qui bat. Fragile. Ephémère. Mortel.

Non, Altaïr n'a jamais pris plaisir à la violence, pourtant, quand il entend la porte d'entrée de cette belle et grande maison s'ouvrir, il ressent cette sensation d'impatience malsaine. Le fait est qu'il meurt d'envie de voir Caglar hurler à la mort. C'est une question de fierté, un besoin archaïque d'éliminer l'ennemi, une vengeance libératrice. Pauvre Malik, avoir affaire à Altaïr en temps normal n'est déjà pas gage de bon augure, mais c'est d'autant moins le cas ce soir-là. Après, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Altaïr est totalement dans son élément et ils maîtrisent déjà chaque seconde de ce qu'il va arriver. Ils n'en sont pas à leur premier coup d'essai, et Malik tombe dans la gueule du loup. Altaïr entend les clés jouer leur bruit métallique, il entend les affaires s'écraser sur le sol, il entend les pas se reprocher. Puis il le voit, celui qui a bien failli avoir sa peau, celui qui va maintenant jouer la sienne. Le mafieux ne s'attendait à rien de spécial, mais est tout de même victime de ce préjugé qui voudrait que les assassins ont quelque chose de classe et de distingué. Pas de bol, lui tombe sur le plus vulgaire et beauf de tous. À peine ce dernier l'a-t-il vu qu'il s'exclame. « Tu t'es cru chez mémé? Te gènes pas surtout. Vas-y, met toi à l'aise, je te dirai rien. » Le visage d’Altaïr reste presqu’impassible. Seuls ses sourcils se haussent légèrement sur son front car il est tout de même étonné par ce langage très loin du sien. Ils sont peut-être des mafieux, mais eux savent se tenir. « Bravo le mafieux. J'avoue que là, tu me prends de court. Je ne pensais pas que tu me retrouverais aussi vite. Putain, t'es pire qu'un ninja en fait. Non seulement, tu esquive des balles mais en plus, tu es encore mieux qu'un annuaire. » Altaïr l'écoute en silence et il porte le verre à ses lèvres pour en boire quelques gorgées, avant de reporter à nouveau son attention sur le brun. N'importe qui qui connait un tantinet le parrain devinerait que son silence est mauvais signe. Il ne parle pas pour rien, contrairement à son interlocuteur qui est presque en roue libre, et quand il prendra finalement la parole, ses mots ne tomberont pas dans le vide, parce qu'il fait toujours ce qu'il dit. Si ça n'était pas le cas, personne ne le prendrait au sérieux d'ailleurs, et tout de suite, il aurait bien moins d’impact. Entre autre, il n'a pas besoin de mots, son visage passe très bien son message. « Bon vu la gueule que tu tires, je suppose que t'es pas là pour qu'on se fasse une bouffe? Si? Alors allons droit au but, ça sera plus simple. » Altaïr relève la tête. Pour la première fois depuis son arrivée, Caglar dit enfin quelque chose d'intéressant...

... avant de tenter de se faire la malle. Tenter, juste. Parce que les hommes de main d’Altaïr le rattrapent rapidement. Autant dire qu'ils ne sont pas des plus délicats, et c'est bien ce qu'on leur demande. Il ne leur faut pas longtemps pour ramener Malik en plein milieu de son propre salon et pour l'obliger à mettre les genoux à terre. Altaïr, lui, les regarde à peine faire. Il trouve que ce petit alcool, piqué dans le bar de l'assassin, est vraiment pas mal du tout, il a une jolie robe ambrée et va parfaitement à la folie du moment. Ça, plus les cachets que lui a filés le médecin, pour la douleur, le met sur un petit nuage. Ça, les cachets, et une proie à sa merci, quoi demander de mieux ? « Putain de sa mère la pute ! » Le regard d’Altaïr se reporte sur l'assassin et un silence de plombs englobe subitement la pièce. Le parrain fait durer le moment alors qu'il le regarde guettant la peur monter en lui. Mais il cache bien son jeu, tout du moins pour le moment. Altaïr finit le contenu de son verre d'une traite et repose le contenant sur la table attenante au fauteuil sur lequel il siège. Quand il prend finalement la parole, il a presqu'un ton léger. Pour lui les choses sont très claires et cela se sent. Ce n'est pas un avis qu'il donne mais une fatalité. Il est le destin de Caglar à ce moment-là, il est son futur, sa bénédiction ou, au contraire, son dernier mal. Si Altaïr n'a jamais pris plaisir à la violence, il aime clairement avoir cet ascendant sur les êtres comme Malik. « De là d'où je les vois, les choses sont plutôt simples, M. Caglar. » Le parrain reporte à nouveau son attention sur l'homme agenouillé devant lui. « Vous allez souffrir au point que vous serez à court de ce vocabulaire si fleuri que vous semblez aimer employer. » Un sourire vient étirer ses lèvres à cette simple pensée. Parce qu'il ne l’a entendu parler que quelques minutes mais qu'il a détesté autant les mots que le ton employé. Altaïr a presque l'impression qu'ils ne jouent pas dans la même catégorie mais la douleur à son épaule quand il se redresse lui rappelle à la réalité. Il ne doit pas être imprudent, c'est une faiblesse trop facile. « Finalement, vous finirez éparpillé dans chaque pièce de cette maison. » Il déplie ses jambes, auparavant croisées, et se lève avant de faire quelques pas en direction de Malik. « Néanmoins, peut être que si la suite de cette entrevue me convient, je pourrais revoir ce plan d'action. » Il s'accroupit devant lui, et leurs visages arrivent presqu’à la même hauteur. Altaïr le regarde droit dans les yeux alors qu'il répète. « Peut-être. Il n'en tient qu'à vous. » Il lui fait une fleur, mais clairement ce ne sera pas sans contrepartie. Le fait est que Malik est entre ses filets maintenant et qu'Altaïr ne partira pas de là sans avoir ce qu'il souhaite.


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Malik Caglar
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Mer 8 Nov - 19:28
In cold blood
Altaïr & Malik
••••

La douleur fut si vive, qu'elle détermina une épaule déboitée. Ces gros molosses, là, derrière, qui l'avaient alpagué dans sa tentative de fuite, ne firent aucune preuve de délicatesse. Bien au contraire. Ils le forcèrent à se mettre à genoux, devant ce putain de connard qui sirotait bien tranquillement son verre, le cul confortablement assis sur son siège.

A cet instant, Malik était incapable de répliquer, tellement la haine et la peur le submergeaient. Il savait qu'il était dans la merde. Il savait que sa vie était désormais en suspens. Et putain. Ça le faisait chier autant que ça le stressait. A près tout, il tenait à son cul. Il tenait à sa vie et franchement, il ne voulait pas la perdre aussi connement. Tout ça, parce qu'il avait raté ce trou de balle dégénéré.

Ce dernier, d'ailleurs, but sa boisson cul sec et lui balança, bien calmement, que les choses étaient plus simple de son point de vue. En gros. Il lui fit comprendre qu'il allait morfler, au point de fermer sa gueule et d'être à court d'insultes, ce qui soutira à l'assassin, un rictus sarcastique.
- Pourquoi papy? Mon vocabulaire te pose problème? Ça te déranges? Tu es outré?

Sa voix était rauque, presque sifflante. De la sueur glissait sur son front et son visage était crispé, déformé par une trouble expression d'effroi, de douleur mais aussi de fierté. Une putain de fierté à deux balles qui pourraient bien lui porter préjudice un de ces quatre. Comme maintenant.

Conscient cependant qu'il ne devait pas trop jouer avec le feu, surtout en ce moment, Malik fini néanmoins par fermer sa bouche sans pour autant baisser les yeux. Il ne fallait pas déconner non plus. Il avait beau ne pas être assez con pour remuer le couteau dans la merde. Quoi que, en d'autres circonstances, il l'aurait fait. Sans hésitation, aucune. Il refusait de lui lécher les pieds.

"Finalement, vous finirez éparpillé dans chaque pièce de cette maison." A ses dires, l'assassin se crispa. Dans une vaine tentative, il chercha à se débattre, à frapper mais en fut tout bonnement, incapable. Ces malabars le tenaient trop fermement et bordel, il en ressentait des fourmillements au bout des doigts. Il lâcha un juron, vaincu, ne pouvant s'empêcher de répliquer, dans son jargon habituel, histoire de cacher cette trouille qui commençait doucement à lui ronger le cœur et l'estomac :
- Ouh, j'en jouis d'avance. Ça a l'air tellement bandant dit comme ça. L'éclate totale. On commence quand?

Bon. Là, oui pour le coup, il jouait au parfait crétin. Mais mettez une muselière à un chien, il n'en aboiera que plus belle. De toute façon, il savait que personne ne viendra l'aider. Il savait qu'il était seul face à des types plus nombreux, plus baraqués et plus organisé que lui. Et ouai, à moins d'un miracle, il savait qu'il allait crever.

Peut-être étais-ce la peur qui le faisait réagir d'une manière aussi direct et irréfléchi. A vrai dire, Malik n'avait jamais su se taire, ne serais-ce qu'une seconde. Il était toujours dans la vulgarité, que ce soit face à un ami, à un ennemi, ou même devant ses supérieurs. Rare était ceux qui arrivaient d'ailleurs à le supporter plus d'une journée. Il se contrefichait de tout. Il jouait au rebelle, à la grande gueule dans n'importe quelle situation, même la plus critique. Altaïr finit alors par se rapprocher et il se raidit, sentant un frisson pas du tout agréable lui parcourir l'échine.

Revoir ce plan d'action. L'assassin haussa les sourcils puis les fronça, se demandant l'espace d'une seconde s'il se foutait de sa tronche. Etait-il vraiment en train de lui donner un chance? Ou du moins, de lui proposer un marché? Clairement, s'il avait su qu'il n'avait plus rien à perdre, il lui aurait craché à la gueule mais là... là, c'était plutôt intéressant. Sa vie était en jeu après tout. Autant la sauver du mieux qu'il le pouvait, à commencer par se montrer un peu plus "raisonnable."
- Ah ouai? Et qu'es-ce que je dois faire au juste? Te demandez pardon? Te lécher le fion? Désolé, c'est pas mon tripe. Cependant, on peut peut-être trouvé un arrangement non? Après tout, j'ai essayé de te buter, c'est vrai. Je pourrai te rendre un service en retour? Gratis, selon tes besoins. Qu'es-ce que tu en dis?


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Dim 10 Déc - 16:53
In cold blood
Malik et Altaïr

Ce gars est incroyable, mais pas dans le bon sens du terme. Il est encore incroyable dans le sens, incroyablement stupide. Parce que c’est stupide sa manière de faire, sa manière d’être, sa manière de jurer à tout va, de l’insulter, alors qu’il est dans la merde jusqu’au cou. Il a déjà un pied dans la tombe mais y met tout seul le second. Oui, Malik est incroyable, parce que personne, dans sa situation n’a jamais réagi de cette manière. Altaïr a même du mal à en croire ses yeux et ses oreilles. N’importe qui se serait tu, n’importe qui aurait tremblé et joué selon les règles d’Altaïr. Celles si sont bien définies, il mène l’interrogatoire, il juge, il rend la sentence, et il vaut mieux tout faire pour ne pas le froisser, chose qu’oublie déjà de faire Malik. Altaïr, qui est généralement patient, serre à la fois les poings et la mâchoire, ce qui l’aide à mieux garder son sang-froid. Il sait, depuis le temps, que s’emporter ne peut que nuire à sa position. Perdre le contrôle s’apparente à de la faiblesse. Il est beaucoup de chose mais faible ne fait clairement pas partie de la liste. Il y a cependant de ces êtres extraordinaires, faits pour mettre sa patience à mal et ses nerfs à vif. Altaïr ne rêve déjà que de lui couper sa putain de langue. Si il ne le fait pas, c’est parce qu’il a des questions à poser, mais Dieu que ça lui coûte. Surtout que Malik semble intarissable dans le domaine. « Ah ouais ? Et qu'est-ce que je dois faire au juste? Te demandez pardon? Te lécher le fion? Désolé, c'est pas mon tripe. Cependant, on peut peut-être trouver un arrangement non? Après tout, j'ai essayé de te buter, c'est vrai. Je pourrai te rendre un service en retour? Gratis, selon tes besoins. Qu'est-ce que tu en dis? » Toujours accroupi face à lui, Altaïr le regarde sans sourciller. Son visage est neutre et ne laisse rien présager de ce qui va suivre. Il pourrait aussi bien lui cracher à la figure, lui en coller une, accepter son offre que... rire. C’est bien la dernière option qui se joue alors qu’il laisse échapper un petit rire, à croire qu’il y a vraiment quelque chose de drôle. Altaïr pose son regard dans celui de Malik et donne sa réponse avec un air amusé. « J’en dis que tu n’as aucun sens de la survie. » Aucun.

Altaïr se redresse alors et pose son regard sur ses hommes de mains qui, eux, ont bien compris ce qui va suivre. Ils connaissent leur boss et savent qu’il n’acceptera pas un arrangement. Après tout, il a la supériorité sur Caglar, alors pourquoi devrait-il se contenter d’un simple compromis ? Sans compter que, comme Malik l’a si bien rappelé, il a tenté de le tuer et pour ça, il doit payer le prix cher. Du sang et des larmes, voilà son foutu arrangement. Le parrain se retourne vers Antarès, son bras droit, et tend une main dans sa direction. Son ami lui donne alors un objet qu’Altaïr enfile. Un poing américain fait pour casser des dents. On espère que Malik a une bonne assurance qui rembourse bien les dentistes, parce qu’il risque d’en perdre quelques-unes. Altaïr se dirige pourtant vers le fauteuil où il était installé quelques instants plus tôt. Il se serre un nouveau verre et ne semble pas ennuyé par l’épais silence qui s’est installé dans la pièce. Lui, ça ne l’a jamais dérangé, mais certains peuvent le vivre mal, trop de suspens peut être, pourtant la suite lui paraît aller de soi. Il vide son verre d’une traite et dépose à nouveau celui-ci, maintenant vide, sur le petit meuble adjacent au fauteuil. Sans nul doute, il se délecte par avance de ce moment qu’il se plait à faire durer. Quand il se retourne, c’est cette fois la bonne. En quelques pas, il se retrouve devant Malik et le domine de toute sa grandeur. Altaïr doit avouer que c’est ce qu’il préfère dans cette vie toute particulière qui est la leur. Ce sentiment de pouvoir est grisant et, même si il n’a jamais pris plaisir à user de la violence, il apprécie malgré lui cet instant précis. Altaïr fait durer le moment quelques secondes de plus, secondes qui semblent interminables si bien que le premier coup, asséné avec force, en surprend plus d’un.

Pauvre, pauvre Malik. Personne ne voudrait être à sa place. Les coups pleuvent alors que son visage se peint d’ecchymoses et de sang, si bien qu’on ne le reconnaît déjà plus. Altaïr l’attrape alors par la chemise et le redresse pour le mettre sur ses deux jambes avant de lui asséner un uppercut percutant, qui le ramène aussitôt à terre. Altaïr se redresse alors, essoufflé par l’effort fourni. Son épaule le fait souffrir, et pour cause, la boxe n’est clairement pas conseillée dans son état. Il grimace, pose sa main sur sa blessure, fait jouer son épaule pour la détendre, et passe déjà à la suite. Son pied vient alors écraser le poignet du brun alors que les hommes de main d’Altaïr viennent le maintenir au sol. Altaïr appuie de tout son poids sur l’articulation et alors qu’il fait ça, il pose un genou à terre, pour se rapprocher de lui. Son visage est déformé par la haine, la rage et l’envie de l’embrocher sur place. « Comme je l’ai dit, c’est moi qui déciderai de ton sort. » Et alors qu’il dit cela, il se montre tout seul du doigt comme pour appuyer ses propos. Oui, Malik a réussi à énerver Altaïr, sauf que, chez lui, lorsque ça arrive, ce n’est pas synonyme de faiblesse, mais plutôt de mort imminente. Il tend à nouveau la main vers Antarès. « T’as plutôt intérêt à faire tout ce que je te demande. C’est pas un arrangement, c’est MOI qui décide de TOUT ! » Le couteau, bien aiguisé, vient fendre la joue de Malik d’une entaille profonde. Pourtant, c’est bien sa langue qu’il voudrait couper mais à la place, il se contentera d’un doigt. Il a besoin qu’il parle. Il a besoin qu’il paie. Il alliera les deux à la fois. « Qui t’as demandé ma tête ? » Il force sur le couteau alors que l’articulation de doigt saute, finissant par détacher ce petit membre de sa base. Un doigt en moins, ce n’est pas assez, mais c’est un bon début.


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Mar 19 Déc - 10:31
 In cold blood
Altaïr & Malik
••••

Malik s'attendait à quoi au juste? Qu'es-ce qu'il espérait vraiment en essayant de marchander avec ce taré? Qu'il l'épargne? Qu'ils trouvent un putain d'arrangement? Peut-être bien. Oui, peut-être bien qu'il était assez con pour croire à un miracle. Peut-être bien qu'il croyait pouvoir sauver son cul de cette façon. Mais c'était sans compter sur cet enculé de mafieux qui tirait les ficelles de son petit jeu depuis le début. Car à peine avait-il formulé la possibilité d'un marché entre eux que ce dernier ricana. D'un rire léger, grave, rauque. Le genre de rire qui ne présageait rien de bon.

L'assassin connaissait ce regard, ce putain de rire ironique et sarcastique. Il l'utilisait lui-même sur ses propres victimes, avec de nombreux jurons à la clef. Il savait ce que cela voulait dire. Il savait ce que cela signifiait. Et putain, c'était clairement pas bandant tout à coup. Bien au contraire. Il était dans la merde, jusqu'au cou. Il était dans une merdasse pas possible et il allait probablement crever à la seconde même où son bourreau le déciderait. Il était fait comme un rat. Et le plus ironique dans tout ça, c'est qu'il allait clamser dans le même salon, à côté de la même table où il avait planté sa femme quelques mois plus tôt. La bonne blague.

"J’en dis que tu n’as aucun sens de la survie." Ces mots claquèrent tel un fouet dans la pièce. Serrant la mâchoire, Malik se crispa. De nombreux frissons lui parcoururent l'échine et une froideur inexplicable s'insinua dans tout son corps. Car oui. La peur l'envahissait. Elle lui glaçait le sang jusqu'à l'os. Tandis que l'autre se redressait, se tournant à présent vers son bras droit qui lui refila, en main propre, ce qui semblait bien être un poing américain, l'assassin grogna, se débatit sans pour autant émettre le moindre juron.

Combien de temps passa avant qu'il ne s'acharne sur lui? Quelques secondes? Quelques minutes? Pour dire vrai, l'homme n'en savait trop rien. Il était figé, tétanisé et bordel de tête à cul, ces gros malabars là, le tenaient bien trop fermement pour qu'il puisse s'en échapper. Tout ce dont il se souvint, c'est la douleur fulgurante qui le traversa quand enfin, ce foutu poing s'abattit sur lui, en plein dans sa tronche, rejetant violemment sa tête en arrière. Sous le choc, il sentit même ses dents sur le point de se déchausser. Le sang éclaboussa l'un des gars qui le maintenait à terre et putain, la douleur était si forte qu'un son à peine audible sortit de ses lèvres, suivit d'un gémissement plaintif.

Un coup puis deux, trois, quatre. Il n'arrivait même plus à compter. Altaïr l'attrapa soudain par la chemise et il tituba, chancela, le visage déconfit, ensanglanté avec deux gros coquards à chaque œil avant de se voir à nouveau frapper, et pas qu'un peu, au point de voler presque, se retrouvant aussitôt à terre entouré de son propre sang. Le cauchemars aurait pu s'arrêter là. Clairement. Or, ce mafieux de merde en avait décidé autrement apparemment. A peine avait-il touché que le sol que ses gars vinrent le maintenir de plus belle, avec force.

A ce stade du jeu, Malik n'était déjà plus capable de se débattre. Ni même d'insulter ses bourreaux. Les coups qu'on lui avait foutu en pleine poire embrumaient son esprit et il voyait trouble, au point d'en être désorienté. Alors quand l'autre connard marcha sur son poignet, il hurla, cria à s'en perdre la voix. Et se crispa, gémissant de plus belle quand son regard croisa celui d'Altaïr qui visiblement, n'en avait pas fini avec lui.

C'est lui qui décidait de son sort. Oh oui. Ça, il l'avait bien compris. Un son qui ressemblait à un grognement étouffé sortit d'entre ses lèvres et il chercha, dans un mouvement vain de désespoir, à ramper, bouger, gigoter sans grand succès avant que le pire n'arrive et le marque à jamais.

Un hurlement. Beaucoup plus fort, aiguë cette fois. La douleur. Non. La souffrance était si forte, si intense, si horrible que son corps fut même prit de convulsion. Il se cambra, cria à s'en perdre la voix et marmonna, avec du mal lorsque que son bourreau lui demanda enfin l'identité de celui qui l'avait grassement payé, lui arrachant un putain de doigt au passage :
- Espèce de... J'en sais foutrement rien. Putain, j'ai pas vu sa tronche merde ! Arrêtez par pitié.

Par pitié. Pour la première fois de sa vie, Malik demandait pitié. Un évènement à marquer dans le livre des records, sans aucun doute. Un silence s'installa. Ou du moins, il se cambra de plus belle, soumis à une souffrance encore plus violente avant de lâcher aussi vite, dans un son étouffé :
- Jonathan Moore. Il s'appelle Jonathan Moore, c'est tout ce que je sais putain. Je le jure.


••••

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Dim 14 Jan - 14:25
In cold blood
Malik et Altaïr

Au final, ça ne lui fait plus rien. Prendre une vie est si facile. Ça tient à un court instant, quelques secondes de rien où la personne en question a subitement conscience que c'est la fin. Ça se voit à leur regard, parfois horrifié, parfois résilié ou, plus rarement, serein. Puis après il n’y a plus rien. Il n'y a plus que ce corps ramolli, ce regard vide, un tas de chair, d'os et de sang. Ça a de quoi remettre en question l'importance de la vie, si fragile, si éphémère, destinée à s'effacer pour qu'ils redeviennent tous poussière. Il en a tellement l’habitude qu’il enfonce la lame dans la chair et ça ne lui fait plus rien. Son monde est désenchanté. Toute la brutalité qui y règne pervertit le petit miracle de la vie, pour ne laisser que le réalisme froid d'un monde qui se passe d'artifice. Ils ne sont que chair, rien de plus. Ils ne font que passer sur terre, rien de plus. Le cri de douleur n'est qu'une réaction du corps, peu importe, lui veut seulement une réponse à sa très simple question. Malik n’est qu’un prestataire et se débarrasser de lui ne changera en rien le problème de fond d’Altaïr. Quelqu’un veut sa peau et il doit trouver qui. C’est la seule chose qui fait que Caglar est encore en vie, avec presqu’un doigt en moins certes, mais en vie tout de même. Mais il ne suffirait que de quelques secondes, un instant éphémère pour qu’il perde ce petit plus de vie qui fait pourtant toute la différence. Peu importe, la mort les rattrape tous à un moment ou à un autre. « Espèce de... J'en sais foutrement rien. Putain, j'ai pas vu sa tronche merde ! Arrêtez par pitié. » Altaïr esquisse un sourire amusé malgré la situation qui ne prête en rien à rire. La pitié n’existe pas, pas dans son monde à lui. Ce n’est qu’une idée lointaine qu’il a appris à ignorer au fur et à mesure des années. Et même si cela avait été dans son domaine des possibles d’ailleurs, Malik croit vraiment qu’Altaïr lui ferait une fleur ? L’assassin a tenté de le tuer, où est la pitié dans tout cela ? La douleur, la souffrance, ca fait vraiment dire n’importe quoi.

Ce n’est que quand le petit membre se détache que l’assassin se décide enfin à tout balancer. Et c’est plutôt sage de sa part, vu le nombre de doigts qu’Altaïr peut encore couper. Malik n’a aucune possibilité de s’enfuir. Son corps a beau se contorsionner dans tous les sens, les hommes de main d’Altaïr le maintiennent fermement au sol. Il n’avait peut-être pas d’autres choix que de parler. C’était ça ou être loyal, mais à quoi cela servirait à un assassin ? Pour eux seul l’argent compte, l’argent et leur vie. « Jonathan Moore. Il s'appelle Jonathan Moore, c'est tout ce que je sais putain. Je le jure. » « Par pitié ». « Je le jure ». Qu’est-ce qu’Altaïr en a à faire de tout ça ? Pas de pitié, pas de confiance aveugle. Malik n’a que ce qu’il mérite et, si il se prend à lui mentir, il paiera le prix fort, c’est aussi simple que cela. Par contre, le nom que vient de dire, ou hurler, Caglar, lui, est quelque chose à laquelle Altaïr peut vraiment se raccrocher. Il connait ben Moore, parce que c’est son principal concurrent dans le domaine de la vente d’arme à Genosha. La petite enflure, il a décidé de passer à la vitesse supérieure en s’en prenant à lui… Et il aurait réussi si Altaïr n’avait pas eu de la chance. Cette simple pensée réveille sa colère - pourtant pas très endormie – et un rictus mauvais vient décorer son visage. L’enfoiré. Altaïr n’a plus qu’à gérer les choses comme il sait si bien le faire, avec radicalité.

Il n’en a pas fini avec Malik, malheureusement pour ce dernier d’ailleurs. Il aurait pu croire que cette semble information lui ferait échapper à tout cela, mais ca aurait été naïf de sa part. Il n’a que quelques secondes pour se reprendre, faire le deuil de son doigt tombé au combat et repasser sur l’échiquier du parrain. Altaïr a encore des questions, de celles qui décideront de ses premières décisions pour contrecarrer les plans de Moore. Et vu que couper des doigts semblent efficace, et aussi qu’il a sa petite revanche à prendre sur le Caglar, Altaïr continue sur cette lancée. La lame aiguisée et un tantinet ensanglantée vient à nouveau couper la chair avec force. Le parrain, lui, ne lâche pas sa victime des yeux. Il serre les dents alors qu’il demande avec empressement. « Il y a qui d'autres sur ta putain de liste ? Ma femme ? Mon frère ? » Il faut qu’il sache l’étendue des dégâts. Altaïr a bien conscience que Caglar n’est peut-être pas le seul assassin sur l’affaire et pendant qu’ils discutent tranquillement autour d’un couteau, d’autres peuvent s’en prendre à ses proches. Il est inenvisageable pour Altaïr que ce soit le cas. Il n’est pas du genre sensible mais Vega, Aldébarran et Antarès sont tout pour lui. Parce que sous ses responsabilités de parrain, il est toujours le même, quelqu’un qui n’a jamais voulu de tout cela et qui n’y était pas destiné. Il fait avec, tous les jours, par obligation et loyauté envers la famille, envers des idoles disparues, Arcturus, son père… Mais il ne peut pas sacrifier plus que cela pour la cause des Aquilae. Il ne peut pas les perdre eux aussi. Un sentiment d’urgence le prend à cette simple pensée, si bien qu’il presse la découpe, la réponse ne venant pas assez vite à son gout. Un nouveau doigt est retiré de son propriétaire et Altaïr passe déjà au troisième.



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Malik Caglar
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Dim 14 Jan - 18:46
 In cold blood
Altaïr & Malik
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La mort. Malik s'en était toujours foutu comme de la dernière de ses chemises. Il l'avait toujours vu comme un jeu. Un putain de jeu qui ne l'atteindrait jamais. Il en avait buté des gens. Il avait kiffé ça. Il avait adoré jouer avec ses victimes et imposer sa sentence à des personnes qui ne le méritaient même pas. Il avait tué sa femme, sans l'once d'un regret. Il l'avait poignardé, là, sur cette table dans un excès de colère injustifié. Es-ce qu'il en avait éprouvé du remord? Non, pas le moindre. Elle le faisait chier. Ça lui avait enlevé une épine du pied. Point.

Habituellement, c'était lui le bourreau. C'était lui qui décidait du sort funeste de ses victimes. C'était lui qui menait la danse, lui qui se pavanaient devant elles comme un roi en leur infligeant peur et souffrance. Mais là... Là, c'était différent. Oh putain oui, ça l'était. Les rôles étaient inversé. C'était lui le rat et cet enculé, le prédateur. Il en subissait les frais. Il en souffrait le martyre. Ce bâtard prenait même un malin plaisir à le torturer, sous ses hurlements désespérés.

Alors ouai. Là, tout de suite, la mort le faisait flipper. Bizarrement, il ne jurait même plus. Ou si, mais pas pour les mêmes raisons que d'habitude. Il jurait pour sa vie. Il implorait même pitié. Merde. Depuis quand il implorait quelque chose à qui que ce soit? Depuis quand il faisait dans son froc devant un putain de pédé de merdeux qui avait débarqué chez lui sans prévenir? Peut-être parce qu'il avait enfin compris dans quel merdier il s'était fourré. Peut-être parce qu'il avait compris que trop tardivement, son erreur. Celui d'avoir cherché à le buter en plus d'ouvrir sa grande gueule quand il ne le fallait pas.

Les jeux étaient fait désormais. Il était trop tard pour revenir en arrière. Il était trop tard pour reculer. Son propre sang coulait sur le tapis et la souffrance, toujours plus forte, plus insoutenable, se répandait dans tout son corps. Quand Altaïr lui demanda un nom, il se tortilla dans tout les sens. Il cria à s'en perdre la voix. Il essaya, vainement, de se défaire de l'emprise de ses bourreaux. Il lâcha finalement le morceaux, dans un son étouffé. Il pensait que cela suffirait mais non. Non. Cette espère de détraqué continua de plus belle, en s'attaquant à un autre doigt, le majeur cette fois.

Putain de bordel de merde. Alors c'est comme ça qu'il allait crever? Comme une loque au beau milieu de son salon, amputé de tout ses doigts? Sa poitrine se soulevait difficilement à chaque respiration. Son cœur martelait avec force sa cage thoracique. Les battements étaient si irrégulier qu'il pensa même succomber à une crise cardiaque. Son souffle était de plus en plus saccadé. De la sueur glissait sur son front, son visage, son cou, ses bras, son torse. Bref. Partout où elle pouvait se glisser. Et la douleur... il ne pouvait même plus la décrire tellement elle lui tiraillait les entrailles au point de vouloir le faire gerber.

D'ailleurs, tandis que la lame lui lacérait la chair, il fut prit d'un haut le cœur. Son corps se crispa, se, courba et il dut faire preuve d'une putain de maitrise pour ne pas vomir tout le contenu de son estomac sur ses tortionnaires. Quoi que... ça aurait pu être drôle, en d'autre circonstance. Ça lui aurait même fait une petite vengeance personnel mais manque de bol, il n'avait pas le cœur à ça. Pas cette fois. Aussi étrange que cela puisse paraitre.

Altaïr le questionna de nouveau. Il sentait son regard perçant peser sur lui. Un frisson désagréable lui parcourut l'échine et il serra la mâchoire, apeuré malgré lui face à ce mec qui, de loin, avait gagné la bataille. Les traits déformés, blanchis par la peur, la souffrance et toute les émotions possible qui pouvaient le traverser en ce moment même, l'assassin hocha difficilement la tête, incapable de lutter plus longtemps à la tyrannie insatiable de ce Alquilae.
- Les deux, souffla-t-il en fermant les yeux. Aldébaran et Vega devaient être les prochains sur ma liste....

Il marqua un temps d'arrêt. Son corps se convulsa de nouveau et un étourdissement violent le prit, l'arrachant peu à peu à la réalité.
- Mon... mon putain de job consistait à buter toute ta famille...

Un rire nerveux lui échappa. A deux doigt de tomber dans les pommes, Malik se tût enfin et ravala sa salive pour soulager sa gorge sèche.

••••

by Wiise
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Dim 11 Fév - 18:00
In cold blood
Malik et Altaïr

Quand est ce qu'il est vraiment devenu cet homme-là ? Quand est ce qu'il a sacrifié cette part d'humanité pour un nom, le sien, celui de son père, celui de ses frères. Est-ce que cette simple idée en mérite vraiment la peine ? Est-ce que cet homme sans scrupule, sans remords, sans compassion, est vraiment son reflet dans un miroir ? Il y a longtemps, il a cru que les choses pourraient être autrement. Ou peut-être pas. Il y a peut-être de ce destin, de cette fatalité, de cette évidence qu'il donnerait des coups, qu'il planterait des couteaux dans la chair, que ses balles toucheraient ses cibles, que ces doigts seraient arrachés à leur propriétaire. Est-ce qu'il se pose encore des questions sur le sens de tout cela ? Oui, parfois, c'est vrai, mais qu'est-ce que ça change ? Rien, si ce n'est cet étrange contraste qui fait de lui ce qu'il est. Il n'est qu'un homme qui a cruellement conscience de sa vie et, quelque part, ça ne le rend que pire dans le genre. Les fous au moins ont une excuse, lui n'a que la nécessité de tant de violence. Il faut que Malik parle, rapidement, avant de tourner de l'œil.

Le sang d'Altaïr ne fait qu'un tour. Il n'aime pas se sentir aussi faible mais, comme tout le monde, il a un point faible. En l'occurrence le brun parait souvent inébranlable mais la peur de prendre Vega et son petit frère le met dans un état fébrile. Alors que Malik ouvre la bouche, il s'approche de lui, pendu à ses lèvres. « Les deux. Aldébaran et Vega devaient être les prochains sur ma liste.... » Un rictus de rage vient tordre son visage alors qu'il finit son geste et aussitôt, un nouveau doigt tombe. Son regard est braqué sur Malik qui arrive définitivement à bout. Cependant, ce dernier se marre presque. C'est un rire nerveux, mais ce n'est pas pour arranger la fureur qui gagne Altaïr. « Mon... mon putain de job consistait à buter toute ta famille... » Son sang ne fait qu'un tour alors qu’un quatrième doigt est arraché de sa base dans un mouvement sec qui traduit sa rage.

Le parrain se relève alors et se tourne vers Antarès qui est déjà en train de chercher quelque chose sur son portable. Altaï, lui, balance le couteau par terre et celui-ci vient se planter dans le bois du parquet du salon. « Préviens Aldébaran. » Lui-même fouille dans sa poche et sort son propre portable. Il part dans la pièce à côté et appelle Vega. Autant dire qu'il n'est vraiment soulagé que lorsque cette dernière décroche. Aussitôt, il est un peu plus léger et la tension qui l’a pris aux dires de Malik redescend d'un cran. Il lui dit alors de se mettre en sécurité rapidement. Vega sait très bien qu'il ne prendrait pas ce ton alarmiste s’il n'y avait pas de quoi. Altaïr a peut-être été une tête brûlée quand il était plus jeune mais l'expérience lui a appris une chose, c'est que des gens comme eux ne peuvent jamais être trop prudents. Caglar n'est peut-être pas le seul assassin à tenter de remporter le contrat qui demande leurs tête dans quel cas, ils sont tous en danger. Jamais il ne jouera la vie de sa femme et de son frère et un doute lui suffit. Tant pis pour le convoi dont Vega devait arranger le départ. Parce que leur nom ne passe pas avant eux, parce que les Aquilae ne seront jamais plus importants qu’elle.

Lorsqu'il raccroche, il remarque que sa main tremble. Il est seul dans la pièce et peut se laisser aller à cette petite faiblesse. C'est plus fort que lui à vrai dire. Il a juste besoin de quelques secondes pour se reprendre, quelques secondes pour contrôler à la fois sa peur et sa colère. Les émotions du genre ne sont bonnes à rien, elles mènent à des actions stupides et il est beaucoup de chose mais certaine pas cela. Altaïr ferme le poing pour mieux se contrôler, prend une grande inspiration et remet le téléphone dans sa poche. Il sait ce qu'il lui reste à faire. S'occuper de Caglar et rentrer, il a besoin de repos.

Il revient bizarrement bien plus calme dans le salon que lorsqu'il en est parti. Ces petits changements d'humeur sont typiques du Aquilae qui est du genre lunatique. Altaïr regarde Antarès qui le rassure d'un hochement de tête. Tout ce merdier n’aura pas une fin funeste au moins. Le parrain se plante devant Caglar qui n'a vraiment pas bien vécu leur petite entrevue. Le côté positif est que, la prochaine fois, il réfléchira à deux fois avant de s'en prendre à la mauvaise personne. « Lève-toi. » Ces mots sont dits avec autorité et sans aucune compassion. Ils sont imprégnés de sa colère. Clairement, Altaïr n'acceptera pas que l'assassin ne s'exécute pas. C'est peut être ridicule vu l'état de Malik mais c'est ici que ce joue les rapports de force sur lesquels se baseront tout le reste. Il ordonne, Caglar obéit. « Lève-toi ! » Il s'impatiente, sans pitié, alors que Caglar n’a pas d'autre choix. Altaïr a l'impression que ça dure des plombs avant que Malik arrive à se mettre à nouveau sur ses deux jambes. Une fois que cela est fait, Altaïr s'approche de lui, son visage a un air sévère et mauvais à la fois. « Tu vas buter ce type. » Il murmure à son oreille et sa haine et son intransigeance se font entendre dans le son de sa voix. Il articule chacun de ses mots lentement pour qu’ils entrent dans la tête de Malik et qu’il ne les oublie jamais. « Sinon je reviens ici et je te jure que tes derniers instants seront bien pires que ça. » Il pointe le sol couvert de sang du bout du doigt. Le message est clair, la menace aussi. Caglar sait quoi faire pour survivre et il ferait mieux de le faire rapidement. La patience d'Altair n'a jamais été des plus grandes. Ce dernier le regarde droit dans les yeux et ne sourcille pas. Tout en lui respire cette vérité, il est capable de bien pire que de couper quelques doigts, et il est un homme de parole, Malik goutera à ce talent si il ne fait pas comme l'ordonne Altaïr.

Ils partent comme ils sont venus, laissant Caglar et ses doigts sur un parquet recouvert de sang.



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