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Warship my wreck {Jake&Al}
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Jeu 23 Nov - 19:34


Warship my wreck

Honnêtement, je ne sais absolument pas ce qu’il m’a pris d’accepter. Peut-être parce que je voulais encore une fois faire preuve de bonne volonté. Je ne suis toujours pas convaincu de la place que je suis censé avoir ici et je dois avouer que ça finit légèrement par m’agacer de me poser sans arrêt la question. Jusque là, je savais ce que je devais faire, vers où je me dirigeais. Finir mes études, décrocher un diplôme et finir par devenir journaliste. C’était le plan. C’était le plan que je m’étais fixé et malgré ma concentration au ras des pâquerettes, c’était la seule chose que je n’avais pas perdu de vue. Jusqu’à cette année. J’en ai marre de cette jungle, de ces araignées qu’on trouve partout, de ce confort sommaire. Je veux retrouver ma vie d’avant, où ma seule préoccupation, c’est de ne pas foirer mes partiels. Mais c’est impossible et je dois faire un trait dessus.

La seconde raison qui m’a poussé à accepter, c’est que c’est Jake qui m’a proposé. Il m’impressionne un peu. Peut-être parce qu’il est, enfin, était un garde rouge comme ma soeur. Ou alors juste parce que je suis assez impressionnable quand je m’y met. Quand Jake est venu me trouver, j’étais en train de chercher quelque chose de froid à mettre sur mon oeil parce que Rachel m’avait encore frappé ce matin là sans s’en rendre compte.  Je l’ai suivi sans protester. Il était à l’Alpha House, lui aussi, donc autant dire que je le connais un peu. Pas autant que je connais Casey mais assez pour lui faire confiance. On se retrouve encore une fois dans la même galère. A la différence que, cette fois, nous sommes traqués par le gouvernement, planqués dans les bois et on doit faire attention à devoir s’entraîner assez discrètement pour ne pas se faire repérer. Puis j’avoue ne pas être contre l’idée de m’occuper assez pour que je ne ressasse pas sans cesse les mêmes choses. Entre mes souvenirs qui remontent et les crises de paniques de Rachel en pleine nuit, je ne dors pas beaucoup, j’ai les nerfs à fleur de peau et je suis susceptible comme pas deux.

Le truc, c’est que je n’ai jamais été très doué en sport. Juste la base de la défense parce que ça permet de calmer ma soeur quand je sors seul le soir et qu’elle a une trouille bleue qu’il m’arrive quelque chose. Mais à part ça, je n’ai pas bénéficié d’un entraînement militaire. Du coup, quand je vois ce que Jake sait faire et qu’il attend peut-être que je fasse de même, je commence légèrement à flipper. J’ai appris, au fil des mois mais je suis toujours un peu à la ramasse comparé aux autres.  Je fais de mon mieux pour ne pas être le boulet qu’on se traine mais j’ai encore des tas de progrès à faire de ce côté-là. J’en ai marre. Je suis épuisé et mon corps tout entier demande grâce. Les mains sur les genoux, j’en profite pour tenter de reprendre ma respiration. Si je ne meurs pas à cause d’une morsure d’araignée inconnue ou parce que la garde rouge m’aura mis la main dessus, ce sont les entraînement de Jake qui finiront par avoir ma peau. « Jake… Stop…» J’ai l’air pathétique mais à ce niveau d’épuisement, je m’en fiche. « J’en peux plus. » Je finis par me dresser, toujours à bout de souffle. J’essaye, vraiment. Je fais du mieux que je peux mais je ne serais jamais aussi doué que lui et les autres. Je sais qu’il ne pense pas à mal et qu’il veut juste qu’on soit tous prêt au cas où mais là, il m’en demande beaucoup trop. « On peut pas faire une pause, là ? Juste une ? » Je secoue la tête en dégageant une mèche de cheveux qui m’obstrue la vue.  Pas que j'en ai ma claque mais si, un peu.
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Sam 13 Jan - 17:17


Warship my wreck

Ça fait des mois qu’ils sont là, dans cette jungle, à tenter de survivre. L’inactivité le rend dingue, la lenteur à laquelle vont les choses aussi. Il faut dire que tout reste à faire. Leur refuge est une espèce de taudis qui prend l’eau. Chaque sortie pour aller chercher de quoi survivre est un danger. Ils doivent organiser leur réseau. Ils doivent dégoter de quoi de défendre. Et le pire : ils ne sont que huit. Pas étonnant qu’ils aillent à deux à l’heure surtout que, parmi eux, il y en a des... moins motivés que d’autres. Albert fait partie de ceux-là et ça se comprend. Avant tout ça, sa vie à lui était loin du mode bivouac en pleine jungle. Petit étudiant qui n’avait sûrement plus qu’à se soucier d’être heureux avec sa copine après être passé par l’Alpha House, il avait surement déjà usé tout son quota de malchance pour l’année, voir la décennie à venir même. Mais pas de bol, il est là, dans cette forêt, avec eux et, encore pas de bol, Jake ne supporte plus de le voir se morfondre dans son coin. Oui, la forêt, ce n’est pas super confortable. Oui, il n’a pas des pouvoirs ultra développés et n’a surement pas mérité le sort des émergés. Oui, leur vie d’avant est morte et enterrée. Mais Jake n’arrive pas à comprendre. Albert croit quoi ? Que les choses changeront en boudant ? Qu’en continuant comme ça, il échappera au même sort que les trois autres, attrapés par la garde ? Jake le connait un peu de la quarantaine, il est ronchon ce gamin mais il est bien, puis c’est le petit frère de Cindy, une ancienne collègue certes trop fidèle à la Garde mais sympa tout de même. Alors pour tout ça, il va le coller au cul, pour mettre enfin la chance du côté du brun et comme ça, peut-être qu’il survivra à tout ça. Peut-être, au final, ca ne dépend pas de Jake ça.

Alors l’irlandais traîne le jeune homme dans un parcours du combattant à travers la jungle. Le genre de truc ultra cardio typique des entraînements militaire. Ça fera une bonne mise en bouche avant de passer à quelque chose de plus martial. À savoir que ni l’un ni l’autre n’est un point fort chez Al. La preuve, à mi-parcours, il n’en peut plus mais pour sa défense, ça fait déjà un moment qu’ils courent en bravant obstacles après obstacles. Jake lui, a l’habitude et a pris les devants depuis un moment. Il ne faut pas croire que c’est un parcours de santé pour lui non plus, il en chie aussi, mais c’est une question de mental et aussi de préparation physique, oui c’est sûr. Des années pour en arriver là... Faut juste être un peu malade dans sa tête. Il creuse l’écart avec Al en ne voulant pas réduire la cadence mais finalement, l’ancien étudiant n’en peut plus. « Jake… Stop…» Sur le coup, le grand blond ne prend même pas la peine de tourner la tête en direction d’Albert, il continue plutôt à naviguer entre les branches et autres foutues lianes qui barrent le chemin. Sauf qu’à un moment, il n’entend plus rien derrière lui, signe que sa recrue a momentanément abandonné. Jake est bien obligé de s’arrête aussi, et il lève les yeux au ciel. Ils sont loin, très loin, trop loin, du niveau physique et de la combativité nécessaire à leur survie. « J’en peux plus. » Il le voit là, les mains sur les genoux, à reprendre son souffle, les joues rouge, couvert de sueur... Oui bon, il a vraiment l’air au fond du rouleau, au bout du trou. Un peu plus et Jake aurait pitié… sauf qu’ils n’ont pas le luxe de l’être. L’empathie ne mène à rien et Jake est très doué pour ne pas y céder. « On peut pas faire une pause, là ? Juste une ? » Il aurait aimé lui dire oui, mais faut pas déconner non plus.

Il hésite entre se retourner et reprendre son chemin, aller lui coller un coup de pied au cul, ou juste le tirer par le col de son tee shirt pour reprendre la course. À la place, Jake reste planter là, jugeant que les autres solutions n’étaient soit pas constructives, soient un peu excessives, soient trop baby sitting pour lui. Autoritaire, il se contente de le motiver à sa manière, pas franchement la bonne d’ailleurs, mais qui a le mérite d’être clair : non, ils ne feront pas de pauses, même pas une petite. « Bouge Al ! » Jake sait que c’est dur pour Albert. Mais ce dernier doit se rendre compte que c’est dur pour tout le monde. Il doit comprendre que peu importe cette difficulté, il doit aller trouver l’énergie du désespoir parce que ce n’est que comme ça qu’ils resteront vivant. Ça énerve Jake qu’Albert n’en soit toujours pas à ce stade malgré tout ce qu’ils ont vécu. Il trouve que c’est un comportement irresponsable, à la fois vis à vis de lui mais aussi vis à vis des autres. Une seule personne flanche et bien d’autres peuvent tomber avec elle. Hors, Albert est clairement devenu un point faible, pour le moment en tous cas car Jake est sur le coup. Il s’avance vers Albert et ajoute et se planant devant lui sans le lâcher du regard. « Tu feras quoi quand la garde sera à tes trousses ? Tu leur demanderas de faire une pause peut être ? » Dit comme ça, ça paraît ridicule et pourtant c’est exactement ce pourquoi ils s’entraînent avec acharnement. « Allez bouge ! » Jake lui tourne le dos et reprend la course, allant droit vers la rivière qu’ils vont devoir traverser malgré le courant plutôt fort qui l’anime.

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Sam 3 Fév - 1:58


Warship my wreck

Bon d’accord, je veux bien admettre que je traine la jambe. Et que je suis loin d’être le meilleur élément du groupe. En même temps, ils s’attendent à quoi, tous ? J’ai pas prévu que j’allais me retrouver au fin fond de cette fichue jungle à devoir m’entraîner à courir pour ma vie. Et même si je l’avais prévu, je n’aurais pas pu étant donné que j’avais passé la moitié de l’année à tenter de me remettre du Pegasus. Jake ne peut pas me demander de courir un cent mètre à toute blinde alors que j’ai eu la rotule pétée à cause d’une folle furieuse masquée. Mais je vais rien dire, sinon on va encore dire que j’y mets de la mauvaise volonté. Il est bien sympa, Fraser mais il devrait savoir que plus on me pousse, plus j’ai tendance à me braquer. Je vais pas me transformer en Speedy Gonzalez juste pour ses beaux yeux, hein. Alors ouais, je finis par m’arrêter, à bout de souffle.

Je déteste cette putain de jungle mais je crois que là tout de suite, c’est Jake que je déteste le plus. Il est marrant, lui, purée. Je contiens mes sarcasmes parce que c’est pas l’envie qui manque de les balancer mais c’est aussi parce que j’ai le souffle court et que ça n’a pas absolument pas le même effet quand on envoie chier quelqu’un alors qu’on tente de reprendre sa respiration. Au lieu de ça, Jake a droit à un concert d’insulte dans ma tête. C’est pas sympa pour lui mais je m’en fiche. Je soupire en me redressant car il m’ordonne de bouger. Je vais bouger, ouais. Dans la direction opposée. Regarde-moi faire, tiens. J’ai bien envie de lui répondre que le jour où la Garde sera à mes trousses, je les laisserais volontiers m’attraper si je n’ai plus à le supporter. Parce que je peux être un sacré petit con, parfois. Ça rime à quoi, tout ça ? On est en sursis. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne nous mettent la main dessus. Plusieurs des nôtres se sont déjà fait attraper. Je suis peut-être à bout de souffle mais j’ai encore assez d’énergie pour lever les yeux au ciel quand il me tourne le dos. Si j’étais vraiment mauvais, j’aurais peut-être rajouté un geste obscène, rien que pour la forme. Quand je dis que je peux être un sacré petit con.

Le pire ? C’est que je sais qu’il fait ça pour m’aider. Pour que j’ai une chance de m’en sortir si justement un jour, je me fais courser par la Garde. Et j’ai même pas les couilles de l’envoyer promener, pour la simple et bonne raison que même si les insultes m’ont traversés la tête, je ne suis plus le même Al. Envoyer paître les gens à coup de sarcasme bien sentis, je ne sais plus faire. « Ouais ouais, c’est bon, j’ai compris.» Je me remet en route, avec toute la difficulté du monde. Avec ma chance et ma super agilité de fou - la bonne blague - je vais réussir à me vautrer la gueule contre une racine. Parce que ça va forcément arriver. Je suis le membre le plus inutile de ce groupe. Et je ne cesserais jamais de me demander à quel moment ma vie est partie en couilles à ce point. Et comme c’est bien plus facile de passer ses nerfs sur la personne la plus proche, toute ma mauvaise humeur est dirigée contre Jake et ses bonnes intentions. J’ai bien compris qu’il ne compte pas me lâcher la grappe tant que j’ai pas prouvé que je pouvais me gérer mais j’ai justement envie qu’on me foute la paix. Qu’on me foute la paix et qu’on me laisse m’allonger par terre en attendant que ça se passe. Mais comme on est dans la vraie vie et qu’on a pas toujours ce qu’on veut, je dois me forcer, ne serait-ce que pour avoir la paix pendant quelques heures.

Et voilà maintenant qu’il veut nous faire traverser une rivière. Il est sérieux, là ? Je serre les dents et une fois de plus, je retiens mes protestations, histoire qu’on vienne pas encore raconter que j’y mets pas du mien. Le courant a l’air assez fort. Un peu trop à mon goût. J’ai dû rater la partie où Jake nous entraîne pour participer à Koh-Lanta. Je dormais peut-être à la réunion. Et quand je commence à faire de l’humour de merde dans ma tête, c’est que la situation est semblable aux blagues en question. C’est marrant comme ça décrit très bien ce que je ressens depuis des mois. « C’est quoi, le plan, là ? On va traverser ça en marchant sur les cailloux et en chantant Au Détour de La Rivière ? » Faut vraiment que j’apprenne à fermer ma gueule, des fois. Ce serait quelque chose qui me rendrait foutrement service.
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Dim 5 Aoû - 15:58


Warship my wreck

Bon il avoue, il est peut être allé un peu loin la. Le pauvre Al, il en a déjà bien bavé depuis le début de cet entraînement et Jake a un peu peur qu'il ne tienne pas le coup jusqu'à l'autre rive. Il y a du courant, rien d’insurmontable en soi, mais tout de même. Jake ne voudrait pas présumer de la capacité d’Albert en matière de natation. Manquerait plus qu’il se noie, ne serait-ce qu’un peu, et Ann le lapiderait sur place. Mais en même temps, le Fraser ne veut pas faire de cadeaux au jeune homme, parce que les gardes ne lui en feront pas. Si cette simple idée ne semble pas motiver Al à se surpasser, c'est bien celle-ci qui force Jake à les entraîner tous avec un tel acharnement. Alors oui, il y a le fait que lui-même ait fait ses classes de cette manière (carrément extrême) mais, surtout, il ne veut pas les voir se faire attraper par les gardes, ou pire, tomber sous leurs coups. Il connaît assez bien les rouges pour savoir que certains, comme l’auto proclamée Red Circle, réduirait Albert à néant non sans se délecter de l'entendre hurler avant d'enfin donner le coup final. Ceux là, c’est des putains de psychopathes et Jake n'en a que trop conscience. Il aimerait être de ceux qui prennent le sort des autres moins au sérieux mais le fait est qu'il ne peut pas. La résistance est une communauté, une étrange famille faite d'opprimés, de freaks qui effraient ceux qui ne les comprennent pas. Ça résonne en lui et ce jusqu'au plus profond de son être. La vie l'a amené là, pour une cause qui ressemble à celle de ses parents. Dans leur refuge de misère, il revoit les squats où il a grandi. Dans les onze, Il revoit les membres de l'IRA s'affairant pour la liberté d'un peuple. Pour une religion, pour des pouvoirs, peu importe la raison, c'est un éternel recommencement. Comme si l'homme ne savait faire que ca. Ne pas accepter son prochain, le décimer jusqu'à ce qu'il n'en reste rien.
C'est la loi de la jungle. C'est eux ou les rouges. Al ne comprend donc pas ?

Jake se tient là, devant la rivière, mains sur les hanches, il reprend sa respiration calmement. Ouais, y’a un peu de courant, mais Al peut le faire. Jake le sait, Al peut-être pas. Il est son plus grand ennemi dans le genre. « C’est quoi, le plan, là ? On va traverser ça en marchant sur les cailloux et en chantant Au Détour de La Rivière ? » Le revoilà, cet humour qui fait sourire Jake. Mais qui ne l’amuse qu'à moitié à vrai dire. Al se donnerait du mal, ça serait autre chose, mais le fait est qu'il y met de la mauvaise volonté et que ses remarques ne sont pas pour aider son cas. Ça donne envie à Jake de le pousser dans ses retranchements, parce qu'il est très mauvais psychologue et parce que ça commence à le chauffer un peu. Le blond se tourne vers Albert non sans s'être délesté de son petit sourire auparavant. « Je sais pas Al, si j'étais un garde rouge, tu ferais quoi ? » Il s'approche du jeune homme et a quelque chose de menaçant dans sa manière d'enchaîner les pas. Jake a été un garde, pour aider les émergés certes, mais il a souvent dû jouer le jeu des rouges et faire des choses dont il est lui-même peu fier. C'est pourquoi ce rôle lui va à ravir. C'est pourquoi il est tellement convaincant alors qu'il se poste devant le jeune homme et le toise de toute sa hauteur. Il pourrait le dévorer tout cru, ils le savent tous les deux.

Jake le regarde et ne compte pas ménager ses mots. Il est temps que les choses deviennent cruellement réelles pour Albert. Elles sont d'une tout autre tangibilité que la misère de leur refuge, que la difficulté de leur mise à prix, que la précarité de leur situation. Souffrir, crier, saigner et mourir, c’est cette réalité-là qu'Albert a besoin d’entrevoir. Un déclic, pour qu'enfin il se batte pour sa propre vie parce que personne d’autre ne le fera pour lui. La voix de Jake se fait sérieuse, agacée, terrible, c'est l'heure pour un petit jeu de rôle glaçant d'horreur et, encore une fois, il joue très bien le garde. Il attrape le col d'Albert et l'approche de lui alors que les mots s'échappent avec un rythme mesuré. « Si j'étais là pour te chasser comme un vulgaire animal… » Il le lâche et, à la place, le pousse légèrement parce que ça fait depuis le début de cette entraînement qu'il a envie de le secouer comme ça. Dieu que ça fait du bien.  « Te tirer dessus à belles réelles… » Un temps d'arrêt et son ton se glace un tantinet. « Te ramener mort ou vif. Et crois moi, tout ce qui compte pour eux c'est de te priver de ta liberté et peu importe ce qui se dresse sur leur chemin. » Les gardes sont surentrainés, et des parcours comme celui-ci ils en font leur balade de santé. Autant dire que dans une telle situation, Albert serait tout bonnement dans le caca. Il le regarde droit dans les yeux, ne le quitte pas du regard et demande avec une étonnante sincérité. « Tu ferais quoi ? » Il n’est pas fier d’en arriver là pour faire comprendre le message mais il ne s’arrête pas pour autant. « Toi, tu ne te jetterais pas dans cette rivière peut être ? » Il finit par sourire ce qui ne laisse rien de bon à présager. « Je te laisse 30 secondes d'avance Albert. » La chasse est ouverte.

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Ven 31 Aoû - 23:00


Warship my wreck

Je n’aime pas du tout la tournure que la situation prend. Alors que je regarde la rivière à mes pieds, j’ai comme qui dirait une sale impression. Donc bien entendu, j’ouvre mon grand clapet, faisant le malin, comme à mon habitude. Et bien entendu, comme à mon habitude, je sais que ça va me retomber dessus. Parce que je suis ce genre d’abruti, vous voyez le topo ? Fermer ma bouche, je ne sais pas faire. J’ai toujours une envie irrépressible d’empirer une situation. Et encore une fois, je vais le payer cher. Très cher.  Je la vois, l’expression de Jake. Il y a quelque chose de peu rassurant dans son regard. Mon propre sourire s’efface et je n’ai plus envie de plaisanter. J’en avais pas vraiment envie à la base, mais c’est plus pour faire bonne figure qu’autre chose, après avoir râlé sur Jake pendant un bon moment. Je me prends le retour de bâton pour avoir joué au con.

Et je ne pensais pas si bien dire, en fait. Clairement pas.  Je ne sais pas ce qui est en train de se passer dans sa tête mais il n’a plus rien à voir avec le Jake que je connais et qui supporte mon humeur depuis deux heures. « Euh… Jake ? » Qu’est-ce qu’il est en train de me faire, au juste ? Il est devenu Mister Hyde ? C’est l’influence de la pleine lune ? Il s’avance vers moi et j’ai ce stupide mouvement de recul que j’arrête juste à temps pour ne pas tomber dans l’eau. Je sens mon coeur se serrer dans ma poitrine et mon souffle devenir plus chaotique. Il commence à me faire peur. Je lâche une protestation surprise quand il m’attrape par le col pour me rapprocher de lui, mes mains se refermant sur les siennes pour qu’il me lâche. Je suis tellement surpris que je ne songe même pas à lui hurler de me lâcher ou même lui en coller une. Je n’y pense absolument pas. Une preuve de plus que je dois travailler mes réflexes. Ma voix se superpose quand même à la sienne lorsqu’il me lâche et qu’il me pousse, manquant de me faire tomber pour de bon dans cette rivière. « Mais t’es pas bien ou quoi ?! » Il ne m’écoute pas ou ne veut pas m’écouter. Mais pourtant, ce geste a déclenché quelque chose, je le sens. Je me tiens à distance, j’analyse ses gestes et j’explore mes options, ce que je ne faisais pas quelques secondes auparavant.

« Jake, sérieux, si c’est une blague…» Ce n’est pas une blague. Ça se lit sur son visage qu’il est sérieux. Je déglutis une fois de plus, en réfléchissant à ce que je dois faire, là, maintenant. La rivière ? Sauter dans la rivière ? Il est… Merde, quoi. Il a vu le courant, un peu ? Le bruit de l’eau qui se déverse derrière nous résonne à mes oreilles. Trente secondes d’avance. Je risque un œil par-dessus mon épaule et j’évalue la distance qui me sépare de l’autre rive. Je ne vais jamais y arriver. Avec ma jambe, c’est risqué. Et pourtant, le message est clair. Soit je saute de mon propre chef, soit il va finir par me pousser. Je jure entre mes dents. Il doit me rester une vingtaine de secondes. Si je survis à la rivière, c’est la dernière fois que je laisse Jake m’entraîner. « Fais chier » je lâche pour moi-même en prenant une grande inspiration. Et je me lance.

Je m’attends presque à foirer mon saut, avec ma chance légendaire. Ce qui, heureusement pour moi, n’arrive pas. Le courant est fort. Je dois lutter pour ne pas me laisser emporter en remontant à la surface. La rivière n’est pas trop profonde, mais juste assez pour que je me retrouve complètement immergé. Maintenant, il faut que j’arrive à la traverser. Je maudis Jake un peu plus dans ma tête en nageant contre les vagues. Tout en priant pour que ma jambe ne choisisse pas ce moment pour me lâcher. Le plus simple serait que je joue le jeu, que je fasse comme si Jake était un véritable garde voulant ma peau. J’ai un peu du mal, actuellement, pendant que je me fraye un chemin jusqu’à la rive. Parce que je suis trop occupé à tenter de ne pas boire la tasse, pour commencer. Que j’ai presque atteint la rive et qu’il me faut un peu de temps pour reprendre mon souffle. C’est donc trempé et avec les cheveux m’obstruant la vue que je mets pied sur la terre ferme. Je dégage les mèches qui me colle au visage, cherchant Jake du regard. J’ai deux choix, maintenant. Attendre qu’il vienne me chercher ou m’enfoncer un peu plus dans les bois. La première option est très tentante. Vraiment très tentante. Mais je dois jouer le jeu, pas vrai ? Je secoue la tête en jurant une nouvelle fois, ayant retrouvé assez de souffle pour me remettre en route. Je n’aurais pas dû accepter.
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