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Are you insane like me ? - Mai
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Dim 3 Déc - 21:08
Le retour de Grèce s'était fait rapidement. En quelques jours, Alkis avait pu convaincre Maggie de retourner à Genosha. Ils avaient tout sur l'île. Maison, familles, amis. Enfin, dans le cas du jeune homme, il avait surtout son entreprise, ses meilleurs amis et Maggie. Plus rien d'autre ne comptait. En fait, il avait même dit au bureau d'Hydra qu'il quittait les rangs. Il n'avait pas dit définitivement, ni même s'il comptait revenir un jour. Tout ce qu'il savait c'est qu'il devait couper les ponts. La rafle avait été la goutte de trop pour lui. S'il ne s'inquiétait pas pour ses quelques amis comme Myron, Nikki et compagnie, cet événement l'avait chamboulé de part en part. Il avait découvert ses pouvoirs. Enfin, non, il les connaissait mais la force avec laquelle ils avaient frappés l'avait estomaqué. Et puis sa petite-amie aurait pu y passer et ça... C'était dur à avaler. Il avait promis de la protéger et elle avait pu s'en sortir, sans trop grosses blessures si ce n'était un gros coup au moral et une peur bleue de se faire attraper. Elle aussi avait eu ses facultés réveillées, elle aussi avait entendu l'appel mais plutôt que d'y répondre, ils avaient fuit, tout bonnement. En Grèce, ils avaient pu souffler, prendre le temps de se reconstruire. Tout était mieux là-bas. Alors pourquoi revenir ?

Alkis observait son téléphone et fixait le nom du contact. "Mai Fraser". Cette seule identité l'obsédait. Quelques jours auparavant, elle l'avait appelé, effrayée, inquiète, en larmes ? Il ne se souvenait plus car il avait été réveillé en plein milieu de la nuit. Endormi il avait prit l'appel et sa voix cassée avait répondu à celle étouffée de son amie. Elle avait parlé vite, de pleins de choses qu'il était persuadé de ne pas avoir compris la moitié de ce qu'elle disait mais la panique qu'il pouvait ressentir l'avait motivé. Le grec avait donc proposé à sa moitié de rester à Athènes pendant qu'il retournerait sur Genosha pour éclaircir le mystère autour de son étrange appel. Il n'avait pas dit à la photographe que Mai pétait un plomb. Si elle l'appelait, c'est qu'il était probablement son dernier recours, non ?

Alors il était là, dans sa voiture, à attendre que la jeune femme sorte de chez elle. Il attendait qu'elle monte avec lui et qu'ils discutent. Il était là à tapoter nerveusement son volant en se passant sa main libre dans les cheveux pour essayer de savoir s'il devait ou non accepter sa requête. Se faire interner... ? Vraiment ? Elle lui demandait ça à lui ? Pourquoi ? Est-ce qu'il était parti si longtemps qu'il n'avait pas vu cette merveilleuse femme devenir cinglée ? Pourtant, la dernière fois qu'ils s'étaient parlés, tout allait bien. Entre Marc, le bar, sa famille... Il n'y avait eu aucun signe de folie. Se faire interner ? Et pourquoi c'était à lui qu'elle avait demandé ? La jeune femme pouvait évidemment lui faire confiance en tout occasion, prêt à tout pour l'aider, elle le savait mais là, elle lui demandait presque de conquérir le Mont Blanc avec une brosse à dents comme seul équipement... C'était... Étrange. Il aimait pourtant cette petite brune. Pas d'un amour passionné mais l'affection qu'il avait pour elle allait au delà d'une simple amitié. Elle était simplement sa meilleure amie. Peut-être même qu'elle s'en doutait si elle comptait sur lui...

Perdu dans ses pensées, Alkis sursauta lorsque la portière passager de sa voiture s'ouvrit. Le visage de la belle le fit froncer les sourcils. Il ne comprenait pas... Il ne pouvait pas obéir aussi simplement sans avoir des réponses. Alors, quand elle entra dans le bolide, il démarra et quitta sa place devant l'habitation pour se perdre sur la route au lieu de l'emmener directement vers son nouveau lieu de résidence. "Pourquoi ?" fit simplement le jeune patron en gardant son regard sur la route tandis qu'il avalait l'asphalte sans but précis. "Raconte moi tout ou tu n'iras nulle part." rajoutait l'homme d'un ton neutre de tout sentiment, essayant au mieux de maîtriser l'inquiétude qui lui rongeait désormais le cœur.
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Mer 14 Fév - 11:20
Are you insane like me ?


- Mai ? Mai ? Maiwen ?
- Arrête de t’acharner Jazz, tu vois bien qu’elle répond plus...
- Et ça vous inquiète pas ? Temperance, tu peux bien faire quelque chose ?
- Non. Ca me plait pas mais non.
- Mais ça fait trois jours qu’elle est comme ça ! On peut pas la laisser et…

Gémissant, j’attrape le coussin le plus proche de moi et je tente d’enfouir ma tête dedans. Mais cela n’atténue pas le bruit. Jamais. Toujours pas. Je sens les larmes qui recommencent à me monter aux yeux alors que je fais en quelques secondes preuve de plus d’activité que je ne l’avais fait pour plusieurs jours. Ou plusieurs heures. Ou seulement quelques secondes. Non plusieurs jours. Tellement que tu as réussi à épuiser ta réserve d’alcool. Je n’avais plus notion du temps qui passait. Il y avait juste ce bruit, ce hurlement permanent dans ma tête, celui qui avait commencé y a quelques jours. Et mon incapacité à le faire taire. Tu peux y arriver si tu veux… Il hurlait tellement fort depuis quelques temps. Il hurlait tellement fort que j’avais d’abord penser que tout le monde l’entendait, que tout Genosha se figerait devant ce cri du désespoir. Avant de comprendre qu’il n’y avait que moi qui l’entendait. Et ça hurlait, ça hurlait de douleur, de peine, de triste, de désespoir. Ca hurlait, encore et encore. Depuis ma dispute avec Marc. Depuis que Jake était recherché par la moitié du pays. Depuis ce visage plus familier qu’un autre que j’avais croisé dans la rue. Depuis que j’avais retrouvé, enfouie dans une de mes poches, cette alliance que je ne savais pas d’où elle venait. Je ne savais pas exactement ce qui m’avait fait partir en vrille. J’avais aucune putain d’idée de comment c’était parti en vrille. Nous non plus. C’était sur que les derniers temps n’avaient pas spécialement été cool. Il y avait eu cette affaire avec Meryl, Mercy qui débarquait à la maison. Mais ça je gérais. Ca j’arrivais à vivre avec. Sauf qu’il y avait eu cette dispute avec Marc, ces reproches, ces mots blessants qu’il avait dit seulement pour faire mal. Et ça je gérais beaucoup moins. Mais j’avais pas forcément non plus l’impression que ça venait de là. Comme si ça venait de partout en même temps. Il y avait ces images, ces scènes qui se rejouaient devant mes yeux et qui bousculaient tous les souvenirs que je pouvais avoir. Je revoyais les coups, les violences, les pleures, les marques sur mon corps, les yeux vides dans la glace. Je revoyais aussi des moments de joie, de joie intense, d’amour, d’amitié, de rire… et étrangement ces souvenirs là étaient peut être encore plus douloureux. Je perdais la tête. Mais non. Je savais que je perdais la tête. Je l’avais vu chez Meryl, il y a des années de ça. Je reconnaissais les signes. Ce n’est pas la même chose. Je le savais quand j’avais cru voir quelqu’un dans mon salon, que je lui avais jeter dessus le premier truc qui me passait sous la main avant de voir ma télécommande simplement rencontré le mur. Je le savais parce qu’il était tout sauf normal d’entendre hurler en discontinu quand personne ne hurlait. Ca, c’est vrai que c’est pas le comble de la normalité. J’avais essayé de boire à en perdre conscience mais ça n’avait pas marché, j’avais seulement régurgité une bonne partie de l’alcool ingéré. C’était pas une bonne idée. J’avais trouvé une autre méthode, avalant une dose bien au dessus de la limite prévue de morphine et autres calmants. C’était une encore moins bonne idée. J’étais stone depuis, un peu plus délirante de ces souvenirs, un peu plus perdue mais le hurlement semblait plus lointain. Et j’ignorais ces voix qui commentaient tout ce que je faisais, tout ce que je disais, tout ce que je pensais. Je me souvenais avoir tenté d’appeler Marc mais qu’il ne réponde pas. Je me souvenais avoir renoncer à appeler ma famille, me disant que cela n’arrangerait pas les choses. Je me souvenais avoir appeler Alkis mais je me souvenais même pas de ce que je lui avais dit. Je me redressais et tentais de sortir de mon lit. Je tombais une première fois avant de trouver mon équilibre. Lentement, et prudemment, je me glissais jusqu’à la douche que je prenais brûlante, me rendant même pas compte de la chaleur de celle ci et des marques rouges qui apparaissaient sur ma peau. Alors que je me savonnais ma main glissait sur cette cicatrice sur mes côtés. Un autre flash m’arrive en plein visage. Je vacille, m’appuie sur la paroie de la douche. J’entends la détonation, son caractéristique. Je ressens la douleur comme si je l’avais déjà vécu. Les larmes me montent aux yeux. Respire Mai. Respire. J’attend que ça passe et je sors de la douche, n’ayant plus le goût à ça. Revenant dans ma chambre, je vois la loupiotte de mon téléphone qui clignote. Alkis, qui dit être arrivé. Un peu plus rapidement, dans des geste désordonnés parce que mon esprit est encore dans le brouillard, j’enfile des vêtements sans regarder ce que je mets. J’attrape mon sac à main, mes clefs qui avaient atterrit sous le canapé et un paquet de clope. Puis je descends dans la rue. Je tombe bien une ou deux fois dans mes escaliers sur le chemin. Je repérai sans trop de mal la voiture de Alkis,  la connaissant plutôt bien et ayant un souvenir assez… désagréable de la dernière fois qu’on avait fait un tour dedans. Hey… Ma voix est cassée, je le sais. J’ai hurlé à un moment je crois. Je m’en souvenais pas bien. Alkis ne répond pas, se contentant de démarrer la voiture. Je me laisse aller contre le siège passager, attendant qu’il dise quelque chose. Ca ne tarde pas. Une voix froide, une voix que je lui connaissais pas forcément beaucoup. Parce que je perds la boule Alkis. Parce que j’ai besoin d’aide et que je n’ai personne d’autres à qui la demander. Parce que tu es le seul qui fera ce qu’il y a à faire. Parce que je ne vais pas y arriver seule. Je sens les larmes qui me montent aux yeux. J’entends le hurlement de plus en plus proches. Ces cris qu’on dirait un seul et même mais qui sont plusieurs quand j’arrive à l’écouter un peu. Des voix, des milliers de voix, qui hurlent. Aller nulle part… Je savais même pas où je voulais aller. Dans le silence. Un putain de silence. Je voulais juste un putain de silence. Je… je sais plus. Je sais plus quoi faire, quoi essayer pour que ça s’arrête. Je veux juste que ça s’arrête. Je… S’il te plait Alkis. Faut que ça s’arrête, j’en peux plus. J’avais aucunement conscience que ce que je racontais ne voulais rien dire.



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