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You and I [Pv Taïs et Anja]
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Taïs Wheeler
Humain modifié
Taïs Wheeler


https://houseofm.forumactif.org/t3420-tais-wheeler https://houseofm.forumactif.org/t2850-tais-wheeler
More about you : You and I [Pv Taïs et Anja] Aeqt

Pouvoirs : Communication avec les oiseaux. Depuis qu'elle s'est plus ou moins "vendue" à la science, Taï arrive à communiquer avec les oiseaux. Elle les comprends, peu parler avec eux et se lient facilement avec. Ce sont ses amis, ses confidents. Et ils sont également de formidables alliés ou messager. D'ailleurs, son plus grand ami est un faucon. Il lui arrive de ne pas le voir pendant plusieurs mois mais quand ce dernier est là, ils sont presque inséparable.
Emergence :
You and I [Pv Taïs et Anja] Fonddr113 / 53 / 5You and I [Pv Taïs et Anja] Fonddr11
Maitrise :
You and I [Pv Taïs et Anja] Fonddr112 / 52 / 5You and I [Pv Taïs et Anja] Fonddr11
Messages : 551
DCs : Keith - Malik - Artémia - Jay - Tao - Junno - Alaric - Simon - Kelsey - Russel - Lauren - Yong-Sun

Mer 16 Mai - 15:22


You and I
Ft Anja
 Je ne sais pas vraiment pourquoi ce jour là, j'avais décidé d'assister à cette manifestation. Peut-être parce que j'en ressentais le besoin. Le besoin de me faire entendre après le traumatisme que nous avons subi lors de ce fameux festival. Même si mon voyage en Inde m'a permis de tourner la page. Même si j'ai grandis, mûris depuis mon départ soudain de Genosha. Même si mon maitre yogi et mon maitre d'arme ont été d'un grand secours dans ma quête d'équilibre. Dans ma quête de réponse pour comprendre et accepter que oui. Oui, ce festival avait quelque peu changé ma perception de voir les choses. Que ce festival avait crée en moi de la colère. Une colère que j'avais peut-être refoulé depuis plusieurs années même si je croyais à ce moment là avoir déjà panser mes blessures.

Toujours est-il qu'en ce début d'après-midi, sous un temps plutôt clément, j'avais rejoins tout un groupe de citoyens en rage contre le gouvernement. On était une dizaine. Une vingtaine. Une trentaine même, à défiler dans les rues. A lever quelques pancartes crées par ceux qui ont lancé l'appel, en faisant simplement entendre notre voix.

Pas de violence. Pas de cris ni même d'agitation. Seulement des mots. Des paroles mesurées et sarcastiques à la fois sans pour autant être vulgaire. Bon. Soyons honnête, rare sont les fois où je décide de rejoindre ce genre de groupement mais là oui. Oui. J'étais allé sans trop me poser de questions et me voilà, au milieu de quatre personne, à écouter, observer, faire entendre ma voix aussi en marchant doucement dans le centre-ville. Pour toucher le plus de monde possible.

On met l'accent sur ce qui se passe sur l'île. Sur certaines injustices qui se créent. Sur la brutalité de certains Gardes qui deviennent de plus en plus fréquent. On demande des réponses. Des réponses à des questions qui nous semblent nécessaire. On exprime nos doutes, nos peurs concernant la sécurité de nos proches, de nos enfants ou même des habitants de Genosha en règle générale. On essaye de ne pas trop parler des émergés, des résistants qui pourtant, subissent quant à eux de nombreuses persécutions. On reste vague sans trop se taire non plus.

Tout se déroule plutôt bien et les heures défilent, passent sans que je ne vois le temps s'écouler. Je fais la connaissance de quelques personnes plutôt sympathiques. On échange. On partage nos opinions. Certaines personnes extérieures même au mouvement, viennent parfois nous voir pour s'inclure dans la manifestation. C'est là où je remarque d'ailleurs qu'il y a vraiment eu une cassure entre les citoyens et le gouvernement. Lexia m'en avait déjà parlé, à mon retour sur l'île mais je n'imaginais pas à quel point, la tension était aussi palpable, électrique et prête à exploser.

Alors que la journée s'achève, calmement, tranquillement, je me prépare à partir. Je regarde ma montre qui affiche déjà dix-huit heures et il ne faut pas que je traine plus longtemps. Un cours de yoga à domicile m'attend et je ne tiens pas à être en retard. Je salue de la main les personnes avec qui je me suis lié d'amitié et je m'écarte du groupe sans penser à ce qui va suivre. Car à peine je commence à marcher dans le sens inverse, pour rejoindre ma voiture, que des fourgons arrivent à toute vitesse et barrent la route.

Trois fourgons. Deux à l'avant, un à l'arrière. Sans préavis, je vois des gardes y sortir, leurs armes à la main et un frisson me parcoure l'échine quand je comprends enfin ce qu'ils sont venu faire ici. Sans aucune délicatesse, certains foncent sur les manifestants. Des cris commencent à s'élever tout autour de moi. L'agitation se crée, se mêle et je vois une personne essayer de s'interposer pendant qu'un garde le plaque violemment à terre sans préavis.

Ils veulent nous chasser. Ils veulent nous disperser. Mon cœur se met à battre plus fort contre ma poitrine. Mes sourcils se froncent et j'assiste, impuissante à ce tumulte qui nous entrave. Ça me fait à nouveau penser à ce qui s'est passé au festival et mes lèvres se pincent, mon front se plisse tandis que je lutte contre une soudaine envie de les insulter. Tandis que la foule se disperse, je cherche à m'enfuir moi aussi. Je fouille dans mon sac pour y trouver mes clefs et j'accélère le mouvement quand tout à coup je sens quelqu'un me percuter par derrière. Mon corps se mouve en avant. Sous l'agitation prenante, un homme passe à quelques centimètres de moi et s'enfuit en courant pendant que moi, je tombe. Mon menton percute le sol et je hoquète, sentant une vive douleur monter et me tirailler les entrailles.

J'essaye difficilement de me relever mais cela me parait soudain difficile avec toutes ces personnes qui courent, se poussent pour ne pas être arrêté par les gardes. Je sens le goût du sang envahir ma bouche. Tremblante, je réussis néanmoins à me redresser mais je reste quelques secondes accroupis, une main posée sur mon menton, un peu sonnée par l'impact du coup qui me tétanise quelque peu sur place.
- Merde... Il ne faut pas que je reste là. Allez Tais, reprends-toi...  
Ⓒayaraven
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Dim 20 Mai - 17:08
You and I


Une manifestation pacifique et silencieuse pro-émergé qui a lieu en ce moment à… Je n’écoutais pas plus que cela ce que racontait le type à la radio. J’avais pas besoin d’en savoir plus. J’étais pas au service du roi mais seulement de son fils et à moins qu’il veuille faire une déclaration, ce qui n’était pas son genre, ou s’y rendre, où là il risquait de pas me le dire à l’avance, je n’avais pas besoin de plus d’informations que cela pour faire correctement mon travail. Et en dehors cela, je préférais ne pas trop en savoir sur la révolte pro-émergé qui pouvait se passer. Parce que ça évitait à mon cerveau de prendre un parti. En tant qu’employé de la famille royale je pouvais clairement pas me prononcer pour les émergés et la résistance. Après tout, ils résistent face à des instants qui obéissait à la maison pour laquelle je travaille. Mais je travaillais pour Pietro qui était plutôt pro-émergé, comme sa petite soeur la princesse Lorna. Alors je pouvais pas non plus prendre parti contre les émergés sans trahir sa confiance. Et moi ? Moi je n’avais pas tellement d’idée. J’étais juste devenue pacifiste depuis de nombreuses années après avoir vu et connu tout ce que la guerre pouvait faire de pire. Et il m’était du coup assez difficile d’approuver la garde rouge même si je gardais mes ressentiments pour moi. Je n’avais jamais parlé à Pietro de mon enfance même si je serais pas étonné qu’il ait pu trouver les informations autrement. Mais du coup je ne savais pas s’il aurait les informations pour comprendre mon point de vue. Je lui avais juste fait savoir à plusieurs reprises que j’étais contre la violence et que l’escalade de celle-ci au sein de notre société me faisait peur. Je remerciais les dieux de n’avoir pas été présente au festival. Je savais que j’aurais soit été paralysée soit que j’aurais retrouvé mes réflexes de soldats et j’avais une peur certaine de redevenir cette personne. Je soupirais avant de reposer mon stylo et de me laisser aller à l’arrière contre le dossier de mon siège. J’avais essayé de ne pas écouter la radio mais le peu qui était parvenu jusqu’à moi avait forcément déclencher cet enchaînement de pensés. Et encore une fois il y avait ce stupide sentiment que j’avais quelque chose à faire, un rôle à jouer au milieu de tout cela. Je ne savais pas d’où cela pouvait me venir mais je n’aimais pas ce sentiment. Je regardais les dossiers qui s’étalaient devant moi. J’avais déjà bien avancé, plus que je n’avais prévu en arrivant au travail ce matin. J’attrapais mon téléphone et composais le numéro du prince. Pietro ? C’est Anja. Je voulais vous prévenir que je quitte le bureau. N’hésitez pas à m’appeler au besoin. Passez une bonne fin de journée. Je raccrochais, peu surprise qu’il ne m’ait pas répondu. Avant de partir, je rangeais rapidement mon bureau et mettais sous clefs tous les dossiers. Même si nous étions normalement doté d’une bonne sécurité, je préférais ne rien laisser trainer. Sait-on jamais, je voudrais pas être à l’origine d’une fuite embarrassante. Passant ma veste, je sortais et me dirigeais vers Hammer Bay pour rentrer à la maison. Innocemment, je décidais de faire un détour par le centre-ville pour aller acheter quelques petits trucs à manger. Et puis il était encore assez tôt dans la journée finalement. Je n’avais pas l’habitude de partir si tôt du travail. Et j’avais totalement oublié qu’il y avait la manifestation en ville. Mes écouteurs dans les oreilles je n’avais pas entendu les bruits avant de débouler dans le rue principale et de voir tout l’agitation. Je reconnus sans aucun mal les uniformes de la garde. Mes machoires se serrent devant la violence des scènes que je voyais. Je fermais les yeux en tentant de conserver mon calme. Je baisse la tête, me cachant derrière mes cheveux pour ne pas être reconnue par un garde ou même un passant. Et j’essaye d’avancer dans la direction voulue en évitant les affrontements et en allant un peu à l’écart. C’est à ce moment que je la vois. Cette petite tête blonde qui semble fouiller sans son sac avant d’être percuté parce quelqu’un qui tente de s’enfuir et de tomber à terre. Je… je devais pas m’arrêter. J’étais pas bien sure de comment les choses finiraient sinon. Mais toutes les connexions se firent pas là haut quand je vis un groupe de personne arriver en courant vers elle alors qu’elle se relevait. Je courrus presque jusqu’à elle, m’interposant entre le groupe qui semblait s’apprêter à l’esquiver et la demoiselle. Je m’accroupissais à sa hauteur. Tais ? Je la reconnus en voyant son visage. Ou peut être l’avais-je déjà reconnue avant ? Ca expliquait que je sois venue l’aider alors que je me savais assez pragmatique pour me retourner et partir sans aucun remord s’il arrivait quelque chose à quelqu’un. Je posais une main délicate sur son visage, essayant doucement le sang qui perlait de ses lèvres. Ca va aller ? Tu peux te relever ? Je vais t’emmener à l’abris.

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Jeu 14 Juin - 13:28


You and I
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Mon cœur bat de plus en plus vite contre ma poitrine. Je sens le goût acre du sang envahir ma bouche et c'est tout sauf une sensation agréable en soit. Pourtant, je sais que je dois me lever, me redresser et fuir maintenant avant d'être arrêté par les gardes qui, tout comme au festival, préfèrent faire usage de la force plutôt que de parlementer pour trouver un arrangement. Cela me sidère, me fais peur aussi. Me rend légèrement nerveuse et en colère et je tremble, j'essaye de me reprendre, de me donner du courage tandis que tout s'enchaine à présent autour de moi.

Les manifestants continuent de courir. De se bousculer entre eux pour s'en aller le plus vite possible. J'entends des cris, des exclamations outrées, des ordres aussi lancées à la volée. Une main posée sur mon menton, je ferme les yeux, je déglutis et cherche toujours plus à retrouver mes énergies, ma pleine conscience pour m'échapper au plus vite de toute cette agitation environnante. En vérité et en toute logique, je n'aimerai pas me faire arrêter. Vraiment.

Tandis que j'inspire, profondément, pour reprendre mon souffle, je me donne alors une impulsion mais mes jambes flageolent, refusent de coopérer et me laisse pantoise sur le sol, ce qui a le don de me faire lâcher un juron de frustration.
- Merde.

Paniquer ne me ressemble pas. Très sincèrement. Mais là, faut croire que je subis encore le traumatisme intérieur de ce que nous avons vécu au festival de Prenova. Soudain, alors que je me bats contre moi-même, j'entends une voix m'appeler, je sens une présence familière s'accroupir à mes côtés. Surprise, je redresse la tête. J'essaye à nouveau de faire abstraction du vertige qui m'accapare et je papillonne des yeux, je les plisse légèrement avant qu'un sourire sincère s'étire sur mon visage ensanglanté.
- Anja !

Je suis contente de la revoir. Même si j'aurai préféré que ce soit dans d'autre circonstance, à un autre endroit. Rassurée cependant, mes épaules se détendent quelque peu et je parviens enfin à retrouver une respiration normale. Je grimace néanmoins quand elle essuie doucement le sang qui perle sur ma bouche gercée et je murmure, hoche le menton à plusieurs reprises avant de lui sourire de plus belle malgré le contre choc et la douleur qui me paralyse les muscles.
- Je crois. Un peu sonné surtout. Oui. Oui, ça devrait aller.

Il le faut bien. Surtout quand je réalise que les gardes se rapprochent de plus en plus. Ils arrêtent tout ceux qui leur barrent le chemin. A nouveau, j'entends quelqu'un crier et je sursaute, je tourne la tête sur le côté pour entrapercevoir une femme, plaquée au sol sans ménagement par un garde qui lui entrave les poignets. La violence de l'acte me fait grincer des dents, titille ma colère, mon indignation mais ce n'est pas vraiment le moment de s'y attarder. Anja à raison. Il faut que je me lève. Qu'on sorte enfin de cette impasse pour se mettre à l'abri.

C'est pourquoi, en une longue et profonde inspiration, je me redresse. Mes doigts vinrent lentement, doucement, délicatement se poser sur l'épaule de la jeune femme et je retourne sur mes jambes, toute tremblante et aussi pâle qu'un linge avant de chanceler légèrement.
- Whaou. Ça tourne un petit peu quand même.

Un léger rire s'échappe de ma gorge et je ferme les yeux. Je sens à nouveau mon cœur battre à tout rompre contre ma poitrine. Par ailleurs, mon ventre me titille légèrement et me donne la nausée, me faisant grimacer tant visiblement, je ne me suis pas loupée. Comme pour faire passer cette mauvaise sensation, je déglutis. De plus belle, je pose mon regard sur ma sauveuse et je lui souris, m'appuyant à elle pour plus de stabilité tandis qu'elle me guide, me dirige, m'éloigne de cet endroit pour me poser dans un lieu plus calme et plus paisible, à l'abri du danger :
- Merci. Je dois avouer que tu arrive à point nommé. Un peu plus et tu m'aurais retrouvé aplati comme une crêpe. Ça n'aurait pas été très joli à voir. Alors merci. Sincèrement.
Ⓒayaraven
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Mer 27 Juin - 16:02
You and I


Je capte le sourire qui se pose sur le visage de Taïs quand elle prononce mon nom et cela adoucit l’air inquiet de mon visage. Elle a l’air contente de me voir, malgré la situation, et c’était agréable. Je vois la ligne de ses épaules s'affaisser et je comprends que ne plus être seule au milieu de cette foule doit la rassurer. Cette situation avait dû créer une forme de stress ou de panique chez elle et ça serait tout à fait normal. Je serais assez contente d’avoir pu la rassurer. Mais je devais avouer que je ne savais pas à quoi cela était réellement lié qu’elle soit plus détendue. Doucement, je pose un de mes doigts sur son visage pour essuyer un peu le sang qui coulait de ses lèvres tout en lui posant quelques questions. Je captais ans mal sa grimace et je compris que ça devait être douloureux là où mon doigt touchait ou bien alors elle avait mal ailleurs. Mais dans tous les cas, elle avait mal. Et elle ne s’était pas fait toute seule. Cela fit montrer une vague de mécontentement en moi, une chaleur qui n’annonçait rien d’agréable et l’envie d’envoyer mon poing dans le visage de quelqu’un. Je ne savais pas pourquoi mais l’idée que l’on puisse blesser intentionnellement, ou non, Tais me rendait dingue pendant quelques fractions de secondes. Ces manifestants et ces membres de la garde rouge… brrr, ils avaient de la chance d’être à distance pour l’instant. Et mon poing se ferma si fort que je n’en serais pas étonnée que des veines de ma main aient sauté. Néanmoins, j'inspirais fortement par le nez pour me retenir de faire quelque chose. Pour le moment la jeune femme avait besoin de moi, je ne pouvais pas partir en vrille avant qu’elle aille mieux. Et de toute manière voilà des années que je m’interdisais de partir en vrille, que j’avais repris le contrôle de ma vie : il ne fallait pas tout gâcher maintenant. Elle me dit ça allait et je souris devant ce gentil mensonge. Oui ça irait mais… pour le moment elle était un peu plus que seulement légèrement sonnée quoi. Je tenais doucement Tais pour amorcer le mouvement avec lequel elle allait se relever quand je la sens sursauter. Concentrer sur elle et le contrôle de mes émotions, je n’avais pas entendu le cri qui lui avait fait peur. Je regardais autour de nous en grimaçant. On devait se dépêcher avant que ça empire ! Je sens sa main s’accrocher à mon épaule et je passe un de mes bras autour de sa taille pour la soutenir. Ne t’inquiète pas, je te tiens ! J’entends son rire que je devine nerveux et je peux m'empêcher de sourire tout en dégageant de ma main libre ses cheveux qui m’envahissent le visage. Je réfléchis à toute vitesse. Se mettre à l’abris… Se rendre dans les commerces du coin n’était pour le moment pas la meilleure idée. Et je n’avais aucune idée d’où elle habitait. Par contre, moi, j’habitais à une rue ou deux d’ici. Donc on irait chez moi. Là personne viendrait nous chercher où ils seraient accueilli manu militari. On commence à marcher pendant qu’elle parle et je ne peux m’empêcher de sourire, malgré la gravité de la situation. Je suis sure que tu ferais une crêpe merveilleuse mais effectivement, c’est mieux de ne pas en être arrivé là. Mais de rien, c’est tout à fait normal. Je savais que je mentais en disant cela et que pour moi c’était pas tout à fait normal dans ce genre de situation d’aider les autres. Mais je voulais pas qu’elle pense qu’il en était autrement. Ou alors que j’avais fait un effort pour elle, ça ça passait. J’habite juste à côté. On va aller chez moi le temps que ça se calme et que tu ailles mieux. Je devrais avoir de quoi m’occuper de tes blessures. Faudra juste pas faire attention au désordre. Je continue de parler pour occuper son attention et m’assurer que son cerveau rester concentré assez pour ne pas partir dans une crise de panique ou pire, perdre conscience. Sauf que… sauf que… on croise un garde. Je grimace intérieurement quand il se dirige vers nous. Forcément qu’on a l’air de venir de la manifestation. Prendre les devants, improviser, détourner la menace, ré… non pas ça Anja. Monsieur ! Ah enfin ! Mon amie, qui cherchait seulement à rentrer chez elle après une dure journée, a été agressée à proximité de la manifestation ! Surement un de ces perturbateurs en fuite ! Pouvez-vous nous aider ? Pendant que le garde se rapprochait de nous, je réfléchissais. Pas d’arme sur moi, pas même une arme blanche en dehors de ma paire de talon aiguille. Et Tais n’était pas en état de fuire. Et merde, je travaille pour le prince de l’île, depuis quand je devrais fuire contre la garde rouge alors que j’ai rien fait de mal ? Les anciens réflexes du front qui revenaient. Je crois qu’il est parti par là. Je désignais une rue sur le côté. Je suis pas sure, avec toute cette agitation et la peur pour mon amie mais… je crois… ses mains… enfin vous voyez quoi. Je grimaçais derrière mon air faussement paniqué, espérant que la réaction de Tais ne vendrait pas ma ruse. Il semblerait que non puisque le garde me remercia avant de partir dans la direction que je lui avais indiqué. Un mini sourire satisfait se posa sur mon visage alors que je regardais la jeune femme. Il va pas tarder à comprendre je pense. Tu peux accélérer ?

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Taïs Wheeler
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Jeu 30 Aoû - 10:01


You and I
Ft Anja
Pour être franche, je ne m'attendais pas à ce que ça se termine comme ça. La colère gronde à l'intérieur de moi. J'ai l'amère impression que tout part à volo ici, à Genosha et cela me donne encore plus l'envie de me battre. De défendre nos droits, nos valeurs. Je ne tiens pas à rester inactive cette fois. Je ne tiens pas à me laisser aveugler par la peur. Mon deuxième voyage en Inde m'a beaucoup appris. Sur moi-même. Sur ce que je veux vraiment. Et ça. Toute cette injustice. Non. Je ne tiens pas à la laisser passer.

Étourdie, je m'accroche à Anja. Je sens ma tête tourner. Du sang coule sur mon menton et je tourne un peu de l’œil, soumise au contre coup mais j'arrive néanmoins à me relever. J'essaye même de plaisanter. Un rire cristallin s’échappe de mes lèvres et je pose mes yeux sur ma belle sauveuse qui plaisante à son tour, en me disant que je ferai une crêpe merveilleuse. Ça, c'est gentil. De nouveau, un rire glisse dans ma gorge. Tandis qu'elle me tient, me soutient en rajoutant que c'est tout à fait normal de m'aider, je la remercie d'un sourire. Mes doigts se serrent légèrement sur son épaule et je hoche la tête, lorsqu'elle m'informe qu'elle tient à m'emmener chez elle le temps que ça aille mieux.
- D'accord. Je te suis de toute façon et promis. Je ne te jugerai pas sur le désordre. Tu as ma parole d'honneur.

Un clin d’œil. Une façon subtile de plaisanter malgré la situation précaire. Autour de nous, c'est toujours autant le chaos. Les gardes Rouges arrêtent tout le monde sur son passage. Ils usent de leur force. Ils n'écoutent pas les manifestants s'exprimer et les cris entrent en résonance dans la rue. Les gens courent, hurlent, essayent de s'échapper par tout les moyens possible. Oui. Ça a dégénéré. Complètement. Totalement.

Alors que nous avançons, lentement, je sens de plus en plus ma tête tourner. J'ai même un haut le coeur et j'inspire. Je respire, gonflant mon ventre pour calmer au mieux la douleur qui me tiraille amèrement. Soudain, un garde s'approche. Il fronce les sourcils, se montre méfiant à notre égard. Accrochée à Anja, je pince des lèvres. Mon coeur bat de plus en plus rapidement contre ma poitrine et je continue de respirer, forçant bien sur ma sangle abdominale pour toucher un calme intérieur.

On va devoir se sortir de là. Au plus vite. De plus, je ne tiens pas à ce que ma belle sauveuse se retrouve mêlé à cette histoire. Elle a déjà tant fait. Elle n'était pas obligé de venir m'aider et c'est pour cette raison que je me redresse. Je tâche de rester pantoise au désordre qui nous englobe. Je prends même une expression un peu béta sur mon visage et je souris d'un air soulagé au garde, hochant frénétiquement du menton quand ma partenaire, sans que je m'y attende vraiment, prend les devants en créant un mensonge des plus exquis.

Bien joué. A espérer maintenant que le garde soit dupé. D'ailleurs, il nous regarde. Tour à tour. Il fronce les sourcils, se pince le nez. Il a l'air de réfléchir et je retiens mon souffle. Je laisse mes doigts s'accrocher aux vêtements d'Anja et je joue le jeu. Jusqu'au bout. Je prends une mine apeurée. Des larmes scintillent au coin de mes yeux et je renifle, d'un air chagriné mais pas trop surjoué non plus pour ne pas éveiller les soupçons. Je ne dis rien. De toute façon, je suis encore bien sonnée et ma gorge est trop sèche pour dire quoi que ce soit. Je me contente donc d'appuyer silencieusement les dires de mon amie. Heureusement, le garde finit par remercier Anja et s'éloigne, cherchant le dit homme qui n'existe même pas.
- Tu fais vraiment une très belle menteuse tu sais?

Une fois assurée que le garde est assez loin pour qu'il n'entende pas, je me tourne vers ma sauveuse. Un sourire taquin et amusé éclaire mes traits livides et je laisse de plus belle un rire cristallin m'échapper avant de prendre une unième inspiration :
- Oui. Ne traînons pas plus longtemps. Ça devrait aller je pense. Je ne devrais pas m'évanouir tout de suite.

Je l'espère. Cela serait dommage sinon. Papillonnant des yeux pour garder tout mon esprit en alerte, j'accélère le pas. J'essaye d'user de mes techniques de yoga pour dissocier âme et corps. Ne pas penser à la douleur. Se focaliser uniquement sur tout les objets ou silhouettes qui m'entoure. Je me rattache alors à Anja. Je me focalise sur elle et je parviens un peu à me requinquer de cette façon.

Peu à peu, on laisse le désordre derrière nous. On se fond dans la masse et les cris s'estompent à nos oreilles. On a réussi à se sortir de là, sans encombre. Un soupir de soulagement s'échappe de ma bouche et je me permets de ralentir, surtout quand un micro vertige me fait légèrement chanceler.
- Ouf. C'était moins une. J'espère que tu n'auras pas trop d'ennui à cause de moi. Je m'en voudrais à mort sinon.
Ⓒayaraven
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