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Healing one's wounds [Pv Stan et Erik]
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Sam 19 Mai - 16:00


Healing one's wounds
Ft Erik
 L'impression d'être mort de l'intérieur. Littéralement. La sensation d'être vidé de toute énergie, de toute force physique et mentale.

Voilà déjà une semaine que Stanislav avait été torturé par ce garde pour obtenir des informations. Voilà déjà une semaine, jour pour jour, qu'il avait été manipulé, trompé, frappé par ce malade au point de le plier à ses volontés. Il avait pourtant lutté jusqu'au bout. Il avait pourtant résisté de toute ses forces, de toute son âme mais la souffrance ressentie avait été si violente, intense, brutale, destructrice qu'il avait fini par lâcher toute rébellion. Au point d'en perdre la volonté de vivre.

Ses muscles? Il ne les ressentait plus. Son cœur? Ses battements étaient léger, à peine perceptible. A force d'avoir été soumis aux instruments de torture, sa respiration était irrégulière, saccadée. Son dos était courbé. Ses jambes étaient flageolante et durant la marche, cette première marche depuis sa libération, il ne cessait de tomber, encore et encore même s'il parvenait au bout d'un moment à se relever, au bout d'un interminable effort.

La lune scintillait au dessus de lui. Belle, lumineuse dans un ciel étoilé. Il était tard. Minuit, une heure du matin peut-être. Il ne saurait le dire avec exactitude. Il se sentait épuisé, éreinté, à demi-mort dans cette ruelle qui s'étirait de part et d'autre. Pourtant il continuait à avancer, à marcher péniblement en se tenant les cotes.

Son visage était blanc, bouffi par les nombreux coups qu'il avait subit depuis des jours. Des traces cernaient ses yeux dont un qui avait fortement doublé de volume. Il avançait, rampait même en poussant de temps à autre quelques gémissements plaintifs. Sinistre silhouette dans ce quartier aux allures tellement paisible.

"Tu parles, et je viens terminer le boulot". La voix de l'autre connard continuait de résonner dans sa tête. Il entendait encore ses ricanements, son regard malsain, hautain, condescendant et sournois quand il était revenu le chercher. Quand il était venu le menacer de s'en prendre à ses proches s'il avisait, un temps soit peu, de parler de leur "entretien" à quelqu'un. Cette fois, Stanislav n'avait su quoi répliquer. Il s'était contenté de grommeler, conscient que la sécurité de sa famille, de ses amis reposait désormais sur ses seuls mensonges. Car Graham le ferait, il en était certain. Il s'en prendrait à Kristina, à Erik, à Mai, à Maria, Leo, Lydia, Ryan, ses collègues s'il mouchetait sur les véritables raisons de sa disparition subite.

Il avait vu le garde à l’œuvre. Il en avait ressentit tout ses méfaits. A cette pensée, sa mâchoire se crispa, son cœur se serra et il dû se retenir à un poteau pour ne pas flancher de plus belle.
- Blya (merde) ...

Un grondement perça l'espace entre ses lèvres et il se redressa, une ultime fois en se promettant de les protéger coûte que coûte de cet enfoiré. Il trouverait une raison à ses blessures. Il peaufinerait un mensonge mais jamais. Jamais, il ne leur parlerait de ce qui s'était vraiment passé cette semaine là, enchainé à cette chaise dans cette cellule froide et grisante avec pour seul compagnie ses pensées, ses remords, ses souvenirs bafoués et la désagréable sensation, impression, émotion d'avoir trahis la femme qu'il aimait le plus au monde.

En temps normale, le russe serait retourné chez lui. Il aurait rejoint sa sœur afin de la rassurer, de lui montrer qu'il était toujours en vie, brisé mais en vie or... il refusait qu'elle le voit dans cet état. C'est pourquoi, tout en redressant la tête, Stanislav porta ses prunelles sur la maison de son meilleur ami qui se profilait enfin à l'horizon.
- J'y suis presque...

Lui au moins, pourrait l'accueillir le temps qu'il se remette un peu de ses innombrables blessures. Par ailleurs, c'était la première personne qui lui était venu à l'esprit quand... quand l'un des collègues de ce Graham l'avait poussé hors d'une voiture pour venir s'écraser lourdement contre le sol. Propulsé comme un moins que rien dans une rue déserte, à des kilomètres du jarvis.

Les mains noircis, couverte d'écorchure et de sang séché, le barman avança d'un pas puis deux avant de venir toquer contre la porte, sur le bord de l'évanouissement.
Ⓒayaraven
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Mar 29 Mai - 16:28


Healing one's wounds
Ft Stan

 Plongé dans ses recherches, le journaliste n’avait même pas réalisé que le soleil s’était couché depuis plusieurs heures. Absorbé par ses réflexions, Erik réfléchissait intensément, faisant doucement tourner le liquide ambré dans son large verre comme si ce mouvement allait pouvoir lui apporter la réponse à ses nombreuses questions. La fatigue, pourtant présente, ne semblait pas pouvoir apposer sur lui sa poigne, doux baiser de Morphée. Energisé par la fougue du journaliste avide de réponses, mais également par les nombreux cafés avalés dans la soirée, l’homme tentait éternellement de lire et relire ces documents qu’il connaissait sur le bout des doigts. Rapports de police, profils d’anciens agents, photos et notes se juxtaposaient dans un désordre monstre qui pourtant faisait parfaitement sens pour son regard professionnel et acharné. Quand allait-il enfin finir par trouver ce connard ?! Ce lâche qui avait osé ôter la vie à sa mère et faire de lui un orphelin !! Dire que tout n’était qu’une obsession aurait été une erreur… bien trop loin de la réalité. Cette affaire menait sa vie depuis toujours et le rongeait de l’intérieur tel un cancer invisible le menant à la limite de la folie destructrice. Que ferait-il s’il arrivait à dénicher l’identité du tueur de sa mère ? Deviendrait-il à son tour un meurtrier ? L’écouterait-il au moins parler et s’excuser ? Un tel connard ne devait probablement même pas avoir de remord. Il n’y avait qu’une solution avec ce genre de monstre : l’extermination. L’alcool n’aidant pas, on ne pouvait pas vraiment dire que le journaliste était des plus agréables surtout ces derniers temps après les évènements au festival qui lui rappelaient malheureusement son propre passé tragique. C’était à croire que l’histoire se répétait.

Prêt à déchirer ses recherches, le barbu fut soudain sorti de ses pensées par un faible bruit. Quelqu’un avait-il toqué à la porte ? Après avoir hésité un court instant, l’homme se leva en grommelant pour regarder à travers le judas de sa porte. Au lieu de voir quelqu’un patientant sur le palier, Erik sembla voir une épaule comme si la personne peinait à tenir debout, face à la lentille. Un ivrogne qui se gourre de porte encore… songea-t-il avant d’entendre la respiration lourde de l’autre côté de la porte alors que la silhouette changeait de position, parfaitement visible cette fois-ci.

« … STAN ?! » s’écria-t-il, le souffle presque coupé par la surprise et la peur. Il ne lui fallut qu’une seconde pour qu’il ouvre violemment la porte et rattrape son ami couvert de sang et de bleus. « Bordel mais qu’est-ce qui t’es arrivé ?! » demanda-t-il sans réellement attendre de réponse directe, la priorité étant de s’assurer que son ami n’était pas en danger de mort imminente. Avait-il été poignardé ? Drogué ? Blessé par balle ? Qui avait fait ça ? Pourquoi ? Etait-ce dans la rue ?! Tant de questions qui se chevauchaient dans son esprit alors que le jeune. Porté par l’adrénaline, le corps de son meilleur ami semblait peser autant qu’un simple oreiller… on ne pouvait pourtant pas dire que l’homme était gringalet.

Le portant jusqu’au canapé pour l’y allonger aussi doucement que possible – ouais raté pour le coup, l’avoir passé par-dessus la troisième corde façon catch aurait probablement été plus léger – Erik ne cessait de répéter dans un murmure qu’il allait tuer la personne ayant oser lui faire subir ça. « J’appelle les urgences bro, tiens bon. » expliqua-t-il paniqué à l’idée de perdre son meilleur ami, « Faudra faire ton plus beau sourire aux flics hein, qu’il coince l’enfoiré qui t’a fait ça. » ajouta-t-il en cherchant son téléphone du regard, perdu quelque part dans le bazar de sa table où il faisait ses recherches.

« Reste avec moi Stan, reste avec moi. Ne t'endors surtout pas ! » répétait-il en boucle, son cœur battant la chamade dans sa poitrine tandis que ses mains semblaient prêtes à faire une parfaite démonstration d'un Parkinson précoce. « Reste avec moi. »
Ⓒayaraven
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Sam 21 Juil - 15:03


Healing one's wounds
Ft Erik
Rester debout devenait de plus en plus difficile, voir impossible. Au bord de l'épuisement, Stanislav s'affala sur le mur, collant son épaule contre la paroi. Sa respiration était hachurée, si bien que sa poitrine en devenait douloureuse. Chaque souffle poussé était une véritable torture.

Tandis qu'il attendait là, devant cette porte close, le barman usa de ses dernières forces pour rester digne, pour ne pas sombrer. Pourtant, à l'intérieur de lui, il se sentait brisé, touché dans sa fierté. Ses muscles le tiraillaient. Ses blessures diverses lui infligeaient une grande souffrance et bordel, son esprit n'était plus aussi clair, aiguisé. Tout lui semblait mort autour de lui. Sa vision était flou, indistincte et ses jambes flageolaient, de telle sorte qu'il avait le plus grand mal à se tenir droit, fier dans son allure habituellement implacable.

Les battements de son cœur battait à un rythme de plus en plus irrégulier. Les secondes, les minutes défilaient lentement à son goût. Le temps passa quand finalement, la porte s'ouvrit, laissant entrevoir Erik qui, affolé, écarquilla les yeux. Ce fut à cet instant précis que l'homme lâcha enfin toute résistance. Formant un pas puis deux, son corps musclé bascula soudain en avant et il tomba lourdement sur son meilleure ami, se laissant rattraper en poussant simplement un grognement plaintif. Il n'avait même plus la force de râler. C'est pour dire. Il se contenta juste de s'accrocher à son bro, bougonnant d'une voix rauque alors que ce dernier l'entrainait à présent dans son salon.
- Mmmm...

Sans délicatesse, aucune, il sombra littéralement sur le canapé. Son dos rencontra la surface mielleuse du mobilier et l'arrière de son crâne se cala entre les coussins, lui offrant un appui plutôt confortable malgré la situation précaire dans laquelle il était. Mais tandis qu'il restait là, les bras ballants, les yeux fermés à essayer vainement de reprendre une respiration normale, Erik lui informa qu'il allait appeler les urgences, le faisant réagir aussitôt :
- Non ! grogna-t-il en attrapant le bras de son meilleur ami comme pour le retenir. Non, ne fais surtout pas ça. Il ne faut pas...

Marquant une pause, un silence pesant, Stanislav serra la mâchoire. Il ne fallait surtout pas que les autorités soient informé de tout ça. Quand bien même, il s'agissait de la Garde Rouge. Porter plainte contre eux équivalait à se battre dans le vent, à perdre à coup sûr la bataille. Et puis... oui. Personne ne devait être au courant de ce qui s'était passé. Personne. Pas même son bro qui chercherait probablement à mettre en lumière la violence sadique et brutale de l'élite. Il devait les protéger. Il devait protéger ses proches. Un à un. Leur éviter de se retrouver mêler à toute cette histoire. De nouveau, les menaces de Graham vinrent tinter à ses oreilles et il se renfrogna, de plus belle, se contentant de poursuivre en ronchonnant.
- Laisse tomber ok ? Ça va aller...

Ou pas. Car plus il parlait, plus il perdait ses forces. Son sang commençait à imbiber ses vêtements. Il coulait avec lenteur sur son jean troué, sa veste en cuir tâché. Une grimace déforma ses traits et un vertige le prit brusquement, manquant de l'entrainer dans un sommeil sans rêve. A ses côtés, il sentait clairement la panique envahir le journaliste qui essayait dorénavant de le maintenir éveillé. Dépassant la soudaine envie de fermer les yeux malgré tout, de se laisser sombrer pour ne plus avoir à sentir toute cette souffrance le brusquer, le barman tenta de se redresser, difficilement. La main toujours posée sur le bras d'Erik, il gigota, grogna, manqua à plusieurs reprises de s'évanouir avant de s'accrocher de plus belle comme pour se maintenir assis sans grand succès.
- A boire, finit-il alors par souffler dans un ton saccadé, à peine audible. C'est... C'est toi qui va m'aider à me remettre sur pied. Je te fais confiance d'accord...
Ⓒayaraven
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Lun 27 Aoû - 23:16


Healing one's wounds
Ft Stan

Stanislav était connu pour son côté brut, droit comme un i, une de ces personnes à qui l’on aurait proposé un massage dans l’espoir de les détendre. L’homme musclé, presque imposant, ne manquait pas de rappeler un soldat avec son allure sévère et sa tendance à râler en permanence. Et pourtant ce jour-là, tout contrôle semblait tragiquement lui échapper. C’était tout bonnement un Stan différent qui se trouvait là devant lui, incapable de tenir droit par lui-même, ni même de respirer correctement. Le temps d’un instant, avant que son ami ne sombre dans ses bras, Erik avait vu ses jambes trembler, comme incapables de supporter son poids. Des jambes si faibles qu’Erik avait bien cru que son comparse ne parviendrait jamais jusqu’à son canapé pourtant facile d’accès depuis la porte d’entrée. Mais qu’avait-il bien pu lui arriver pour qu’il ait finit dans un état aussi lamentable ? s’était demandé le journaliste complètement terrifié par cette nouvelle image de son ami marqué de nombreuses blessures.

Dans la précipitation, Erik avait déposé son ami avec peu de délicatesse sur ce fameux canapé, élément essentiel de son salon faisant office de bureau surtout à des heures si tardives. Avant même qu’il ne parvienne à mettre la main sur son portable pour appeler la police et les urgences, le barman sembla pris d’une soudaine énergie afin de lui sommer de ne pas les appeler. Sa poigne faible à cause de la perte de sang et la fatigue se resserrait doucement autour du bras d’Erik, lui indiquant l’importance de sa requête. Ne comprenant pas une telle réaction, le journaliste lui adressa un regard étonné et inquiet, attendant d’en savoir plus. Sans surprise, Stan ne se montra pas des plus bavards et se contenta de râler. Au moins, on ne pouvait pas lui enlever ça. C’était déjà ça. Un Stan qui râle, c’est un Stan en vie.

« Que je laisse tomber ?! » manqua de hurler Erik tandis que ses mains ne cessaient de trembler, incapable de savoir quoi faire. Un sentiment d’inutilité s’empara de lui peu à peu en voyant son ami ainsi allongé. Lui qui passait son temps à apprendre des choses, à trouver des informations çà-et-là, se sentait parfaitement incapable de faire quoi que ce soit. Tel une goutte d’eau sur un feu de forêt, Erik n’arrivait pas à rassembler ses idées, paniquant de plus belle alors que Stan lui disait que tout allait aller. Ceci n’avait aucun sens. Comme aurait-il pu bien aller tout en étant dans un tel état et sans accepter de voir les secours ?! Les yeux embuées de larmes dues à un mélange de terreur et de colère, le journaliste aida son ami qui peinait à se redresser pour s’asseoir sur le canapé. Dans un geste autoritaire, Erik poussa doucement les épaule de Stanislav afin que son dos repose parfaitement sur le dossier du canapé. « Je vais te chercher ça, ne bouge pas. Tu risques d’aggraver tes blessures. » arriva-t-il à énoncer à sa grande surprise.

Quelque peu étourdi par l’adrénaline qui affluait dans son système, Erik tentait de se faire violence pour aider son ami malgré ses propres peurs. Pas de place pour les questions multiples qui se chevauchaient dans son esprit. Il fallait à tout prix qu’il en fasse abstraction afin de se focaliser sur une seule chose : Stan. Ce dernier était un battant, il le savait bien. Aussi, Erik se persuada que – comme son ami lui avait dit lui-même à l’instant – tout irait pour le mieux tant qu’ils restaient tous les deux et demeuraient organisés et calmes. Saisissant une bouteille d’eau fraîche dans le frigo, il ne réfléchit pas longtemps avant d’attraper la petit flasque de vodka qui trainait sur la table près de ses recherches « J’imagine que de l’eau ne soulagera pas la douleur, mais ça oui. » dit-il d’une voix qu’il voulut calme tout en montrant les deux liquides dans ses mains. Invitant Stan à boire de l’eau en priorité, il dévissa ensuite le bouchon de la flasque de vodka et en avala une gorgée dans l’espoir de se calmer. Le liquide parcourait doucement son palais puis sa gorge serrée par la stress, lui donnant l’illusion d’avaler du feu. Un feu qui malgré tout le réconfortait et lui permettrait bientôt d’embuer ses pensées et peut-être de se détendre. « C'est... C'est toi qui va m'aider à me remettre sur pied. Je te fais confiance d'accord... » avait prononcé Stan, tout en tentant de rester éveillé alors que son corps devait probablement lui demander de sombrer dans un profond sommeil des plus dangereux.

Plein d’une motivation soudaine, Erik répliqua, sûr de lui « Ouais je vais te remettre sur pied façon Harfn, tu vas voir ! » Un petit rire lui échappa avant qu’il n’ajoute plus sérieusement, « Il faut absolument que je m’occupe de tes blessures et que je t’empêche de perdre tout ton sang… parce que là je vais finir par proposer mon canapé au don du sang vu que ce que tu perds bro’. » Après avoir refermé la flasque de vodka et l’avoir déposée sur la table basse, Erik attrapa la bouteille d’eau encore dans la main de son ami et l’invita à lui montrer l’ampleur des dégâts tout en pointant son t-shirt imbibé de sang. « Je sais que tu aimes ce t-shirt mais là… je pense qu’il serait bien plus simple de le découper en fait. » proposa-t-il tout en ayant pourtant déjà choisi la suite des évènements, permettant simplement à Stan de participer à la conversation pour le tenir éveillé au maximum.
Ⓒayaraven

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Sam 13 Oct - 11:16


Healing one's wounds
Ft Erik
Allongé sur ce canapé, Stanislav grognait, essayait de gigoter sans grand succès. La douleur était telle que des perles de sueur ruisselait sur sa peau blême. Les battements de son coeur battait à un rythme de plus en plus irrégulier. son souffle était hachuré et bon sang, plus il respirait vite, plus il manquait d'air, plus sa vision devenait flou, double, à peine distincte. Tout autour de lui tournait, comme sur un manège à grande sensation. Il essayait de lutter, vraiment. Mais ses forces s'amenuisaient. Considérablement. Si bien, qu'il manqua à plusieurs reprises de perdre connaissance.

Heureusement, son besto s'activait à ses côtés. Il était certes paniqué. Il bougeait en tous sens en manquant de hurler mais il était là. Prêt de lui, à lui prêter main forte autant qu'il le pouvait. Il chercha néanmoins à appeler les secours et le barman l'en empêcha, brutalement. Il ne tenait pas à ce que les autorités soient au courant de tout ça. Il ne tenait pas à ce que ses proches soient en danger. Il avait vu Graham. Il était passé sous ses mains habiles, sous sa violence inouïe et oui, il croyait à ses paroles, à ses menaces quand il l'avait contraints à n'en parler à personne. Ce n'était pas sa propre sécurité qui l'inquiétait. Non. Loin de là cette idée. Car s'il avait été seul. S'il n'avait ni sa soeur, ni sa copine, ni son meilleur pote et tous ses proches à ses côtés, il aurait cherché à se venger, quitte à passer l'arme à gauche toutefois, ce n'était pas le cas. Et non. Il ne pouvait tout bonnement pas prendre ce risque inutile. C'est pourquoi, dans un effort considérable, sa main agrippa soudainement le bras d'Erik. Une douleur sourde lui arracha une grimace et il déglutit, pesta, grogna à nouveau en lui ordonnant presque de laisser tomber.

Sa décision était prise. C'était le journaliste qui s'occuperait de ses blessures. Stan lui accordait une confiance absolue même si ce dernier criait à moitié à ses oreilles, le faisant bougonner un peu plus. De plus belle, un grognement sourd lui échappa d'entre ses lèvres gercées et il lui demanda à boire, luttant contre ses paupières lourdes qui tendaient dangereusement à se fermer.

Ne pas sombrer. Rester éveiller. S'accrocher à la vie et passer outre cette souffrance qui lui tiraillait les entrailles à chaque seconde passée sur ce foutu canapé. Le sang imbibait ses vêtements. Il les sentait humide, poisseuse sur sa peau écorchée. Tandis que son besto s'activait désormais à lui apporter à boire, en se laissant guider par un trop plein d'adrénaline, lui tenta de se redresser. Mauvaise idée. Un hurlement rauque s'échappa de sa gorge nouée et il suffoqua, sentit son coeur s'arrêter une millième de seconde avant de reprendre un rythme beaucoup plus rapide, le faisant haleter.

- Bordel, lâcha-t-il dans un grommellement, se laissant faire cependant lorsque Erik porta le goulot à ses lèvres, l'invitant à boire une gorgée.

L'eau coula dangereusement dans sa gorge enflammée. Soumis par sa froideur presque tranchante, Stanislav toussa, manqua de cracher ses poumons au passage et laissa lourdement sa tête sombrer sur le coussin, grondant d'une voix rauque :

- Vodka...

Il n'arrivait même plus à parler, à aligner deux mots d'affilés. Ses paupières papillonnaient, l’entraînant dans les ténèbres, l'emportant peu à peu dans le néant. Il entendait Erik à ses côtés mais de loin, comme une radio soumise à une très mauvaise connexion. Il comprit cependant l'essentiel et il tourna la tête, légèrement, fronçant les sourcils pour rester le plus concentré possible. Ne serais-ce qu'un peu, juste assez pour survivre aux soins imposés de son ami.

- Fais ce que tu as à faire. Je ne bouge pas d'ici de toute façon...

Plaisanterie sans en être une. Remarque lancée à la volée dans une expression fermée, sans aucun sourire pour égayer ses traits tirés. Une quinte de toux le prit et il se raidit, se crispa, sentit son dos s'arracher sous lui tandis qu'il poursuivit, d'un ton presque éteints tant la douleur était de plus en plus difficile à supporter.

- T'as intérêt à m'en racheter une autre... Fais vite putain, avant que je finisse cette bouteille d'une traite.

Râler pour mieux s'accrocher à la vie. Pester, rager, protester, ronchonner pour ne pas perdre pied à la réalité. De plus en plus en blême. De plus en plus étourdi par la perte considérable de sang, le barman vacilla, porta la gourde à sa bouche d'un geste tremblant, presque maladroit. Un sifflement sortit de sa poitrine contractée et il ferma les yeux, quelques instants, quelques secondes, susurrant sans se rendre compte, enivré à la fois par l'alcool et le sommeil qui le gagnait littéralement :

- Ororo...
Ⓒayaraven
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