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Brunch à l'Irlandaise
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Mar 17 Juil - 11:15
Je m’étire longuement jusqu’à ce que mon dos craque avant de basculer hors du lit. J’entends Faolan gérer à merveille les enfants. Heureusement qu’il est là, je ne sais pas comment je ferais sinon. Ma mère adore ses petits enfants, mais je ne vais pas lui imposer tout le temps. Une fois de temps en temps c’est largement assez. Je m’arrête un instant devant le miroir pour regarder mon corps, mes cicatrices sont quelque peu une obsession chez moi, je n’arrive pas toujours à comprendre comment je m’en suis fait certaine. Cependant, elles sont là, gravées dans ma peau à jamais. Je secoue la tête en baillant tout ce que je sais. Une journée de travaille hier plus une petite sortie en solitaire pour aller écouter Lucila… Heureusement qu’aujourd’hui c’est mon jour de repos. J’ai juste le temps de passer un t-shirt trop large et informe ainsi qu’un short que mes deux filles Abbie et Mona déboulent, ensembles comme toujours, et me sautent dans les bras.  Mes filles sont deux tornades rousses. Je soulève mes petites pour un gros câlin avant de les descendre à bout de bras pour retrouver leur père et leur frère. Lonàn me tend les bras aussi. On réussit à se faire un petit câlin familiale sur le canapé avant qu’il ne soit l’heure de partir. J’adore ces petits moments à cinq, j’aimerais juste pouvoir me rendormir contre mon compagnon avec mes enfants contre nous.

Mais Faolan rappelle tout le monde à la réalité et je dois donner les bisous du départ. Lonàn fait une  colère quand Faolan l’attache dans son siège auto. Mais il passe après ses sœurs, alors nous sommes blindés. Après un dernier baiser à Faolan, qui est le plus turbulent de mes enfants, je les regarde partir avant de vite rentrer. Une séance de sport, de rangement, et une bonne douche plus tard, je peux enfin avancer un peu dans mes papiers. Il n’y a pas grand-chose à faire, tout est en ordre et même dans la maison, il n’y a rien à faire : nous l’avons fait rénover  selon nos goûts au moment de l’achat. On a même une chambre d’amis. Qui a été occupé pendant un temps par Lucila, l’ami.e du p’tit dernier de la famille. D’ailleurs je dois déjeuner avec iel aujourd’hui. Je profite du temps qu’il me reste pour préparer une Blueberry Pie pour le goûté de tout le monde. J’adore ce gâteaux. Si j’arrive à en garder deux parts je demanderais au p’tit d’en donner une à Lucila. De mémoire elle l’aimait bien !

Je remonte finir de me coiffer, deux longues tresses partant de mes tempes pour finir ensemble dans mon dos. Un haut noir, discret, et pour une fois une jupe, tant pis si on voit les cicatrices de mes jambes. J’ai tellement l’habitude des regards, ce genre de chose que … de toute manière il faut bien vivre avec ses marques, je ne peux pas me faire entièrement écorchée pour avoir une nouvelle peau.  Enfin, je devrais me dépêcher sinon je vais être en retard ! On a rendez-vous dans un petit restaurant tranquille. J’y arrive, et m’installe à une table en attendant Lucila. Que je vois arriver quelques minutes après moi. Je lui fais signe de la main avant de me diriger vers iel. Je lui fais la bise et m’assoie de nouveau.

« Salut ! Comment vas-tu ? Remis d’hier soir ? »

Je lui souris.  
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Jeu 19 Juil - 16:16

Bousculade avant midi


Il y a sous une paire de lunettes de Soleil quelques yeux fatigués peinant malgré tout à rester ouvert tant tout cela se voit inonder d'une bien affreuse et étouffante clarté, et tant sa nuit a été courte à celle qui traverse Emmann en cette délicate journée.

Ses chaussures plates frappent le bitume à la mesure de ses pas, c'est un véritable métronome irrégulier qui s'empresse, autant qu'elle se plaît à ralentir cette cadence irrégulière. Il manque un bout de semelle au soulier droit de Lucila qui n'apprécie donc guère le fait d'accélérer subitement à tout bout de champs, mais cette personne n'a guère le choix quand elle voit l'heure à son poignet gauche frapper dangereusement les 11:40.

Alors elle prend sur soi et de temps à autres, au bout d'une ruelle ou devant une épicerie, les passants et autres magasiniers peuvent entrevoir ce drôle bout d'Être clopiner un brin, s'arrêter pour s'adosser à un mur quelconque ou poser sa main sur un stand de fruit et légume afin de reposer son pied, maintenir un relatif équilibre et tenter de masser hâtivement et, certes, donc maladroitement son talon afin de calmer le muscle quelques peu endolori par cette course.

Ainsi, lorsque cette personne s'était arrêtée devant deux trois betteraves et quelques tomates afin de prendre son pied en main pour en soulager la partie irritée, elle avait inévitablement attiré l'attention du vendeur qui s'occupait, quelques secondes plus tôt, d'un client. Et alors qu'il lui demanda ce qu'elle désirait et bien entendu si elle désirait quoi que ce soit, elle fut marquée par ces pas encore plus pressés que les siens qui traversaient dans une hâte extrême tout le marché d'Emmann et cette épaule qui frappa le sac à dos d'un mauve sombre de Lucila alors qu'elle s'était maladroitement penchée, pied à la main.

Elle manqua de tomber, fit un tour sur elle-même avant de se rattraper d'une main à un réverbère longeant l'étable face à laquelle elle était. Rapidement, son déséquilibre la fit enlacer ce dernier et en s'exclamant d'une injure grossière, elle se tourna de sorte à apercevoir cette silhouette éparse qui fuyait vers l'abri-bus le plus proche.

Ainsi, cela lui donna l'envie de jeter un autre regard sur son poignet gauche : elle remarqua alors qu'il était 11:44 et que le prochain bus devant l'amener au plus près du restaurant dans lequel elle y attendait Enora Derry passait non loin d'ici à 11:46. Lucila ainsi coupé dans son élan ne pris pas l'effort d'employer son lot d'injures grossières à l'intention de cette silhouette confuse qui disparaissait au coin d'une rue étroite. Elle pris alors la direction de l'arrêt de bus à une allure plus empressée que d'habitude et dans une démarche saugrenue pour ne pas esquinter son talon davantage. Et malgré cela, elle y fila exceptionnellement vite.

Alors, elle attrapa l'arrêt avant le bus lui-même, arrivé là à quarante-cinq et quelques secondes. Elle y monta, tête levée comme pour masquer sa hâte muée en fatigue et l'embarra qu'elle portait au verre gauche cassé de ses lunettes noires, brisées lorsqu'elles tombèrent au sol quand en courant, elle frappa de l'épaule et sans le vouloir un citoyen au coin de la mauvaise rue, au mauvais moment. Mais elle arriva à temps et lui n'eut rien, et c'était au fond tout ce qui comptait pour notre protagoniste.

«
 Ne m'en parles pas, j'ai passé la pire nuit de ma vie... »

Quelques minutes plus tard, à 12:07 précisément, ce dernier venait d'arriver devant Enora et en posant sur la table sa paire de lunette qui occupait autrefois un emplacement dans sa poche arrière droite, il attrapa le dossier d'une chaise non loin et la tira jusqu'à elle ; elle esquissa d'ailleurs un sourire amusé quand elle remarqua qu'il n'y avait initialement qu'une seule chaise pour cette table, sans qu'elle ne comprenne pourquoi l'absence de chaise l'a fit sourire.

Avant de s'y asseoir, elle se permis de sortir un paquet de cigarettes avant qu'il ne devienne compliqué de l'extraire de sa poche. Elle posa son sac-à-dos près du pied central de la table en terrasse, ouvrit le paquet, s'empara du briquet et s'en alluma une.

«
 Ça te dérange si je fume ? … il y a de ces questions qui laissent songeur.ses. Que cela la dérange ou non, reste-t-il que la fumée commençait à s'échapper des lèvres de Lucila et accompagner le mouvement de l'air. Alors certes elle n'atteignait pas sa comparse parce que le vent n'allait pas en sa direction mais reste-t-il qu'elle avait demandé ça alors que son briquet embrassait déjà le bout de sa cigarette. Ce n'était pas une insulte, seulement une indélicatesse de sa part : une certaine politesse rhétorique, une question par sympathie à laquelle aucune réponse n'était véritablement conviée. T'as entendu comment le gars m'a appelé ? 'On accueille sur scène Lucila, elle vient de Cuba uniquement pour ce soir' : quel sacré fils... De un, je lui avais dit que je voulais pas donner mon prénom pour éviter qu'on fasse des erreurs de genre mais en plus de le lâcher sans une once de honte il enchaîne en me présentant comme « elle ». J'ai eu envie de le défoncer, et j'en ai encore eu plus envie quand il a dit que je venais directement de Cuba : j'y ai pas mis un pied depuis dix ans, il a cru que j'étais sa carte diversité en me faisant passer pour son artiste étrangère numéro une ? Mi-artiste, mi-touriste ? J'ai presque envie de fumer deux clopes à la fois pour me détendre. »


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Jeu 19 Juil - 21:17
Lucila a vraiment l’air énervé quand je le vois arriver. Je souris, dire que je vais devoir le calmer, alors que de nous deux je suis sûrement la moins calme. C’est bien pour ça que mon père me surnomme « Feargach Feargach », qui signifie en irlandais « flamboyante colère ». On aurait put dire que c’est parce que je suis rousse. Mais, je ne suis clairement pas la seule rouquine de ma famille et je suis la seule à avoir un aussi mauvais caractère. Du moins chez les filles. Mais Lucila connait bien mon mauvais caractère ! Elle a vécu quelques temps à la maison. Enfin, pour l’instant la voila arriver avec quelques minutes de retard, je ne lui en veux pas. Je fis une petite grimace en l’écoutant. Aie ! La pire soirée de sa vie ? Et bien… Je m’appuie sur le dossier de ma chaise pour l’écouter.

Je hausse les épaules. Qu’il fume s’il veut, je n’aime pas du tout ça, la sportive en moi hurle quand elle voit faire les gens. Enfin, que Lucila fume du moment qu’il ne m’envoie pas la fumée dans les poumons. Il le sait. Cependant j’écoute avec attention le récit de mon petit protégé. Oui, j’ai entendu la manière dont il l’avait présenté. Et ça m’avait mise en colère. Cependant je fronce les sourcils quand elle menace de dire un gros mot. Je jure comme un charretier, sans aucun doute, mais depuis la naissance de mes trois petits monstres je fais de gros efforts pour me contenir. Maman poule le retour ! Je secoue la tête en essayant moi-même de me calmer, je sais que je ne trompe pas Lucila : mes phalanges sont livides serrées sur mes bras.

« Je comprends Luzx. J’ai eu très envie de lui dire deux mots à la manière Irlandaise en pétard. Mais je dois t’avouer que j’ai complètement tout oublié quand tu as commencé à lire tes textes. Et essaye de  fumer deux clopes devant moi pour voir ! Tu écris vraiment très bien j’ai été impressionnée, pas tout le monde peut avoir cette puissance verbale comme toi ! Je pense que la prochaine fois je demande au P’tit de garder les deux Invest*, et mon p’tit monstre, et on viendra te voir avec Faolan. Je suis sûre qu’il adorait ton style. Bo… bon sang ! Il faut qu’on pose directement un pourboire pour qu’on puisse commander ici ? Et tu ne paye pas Luzx, c’est moi qui régale. »

Je tape du plat de la main sur la table et un serveur se précipite avec deux cartes avant de repartir tout de suite. Nan mais ! On me fait pas attendre. Je jette un œil vague au menue avant de poursuivre.

« D’ailleurs, le P’tit a réussit à encore foutre en l’air son portable je crois, il n’a pas répondu à mon dernier appel. Ou alors il pense qu’il va en prendre pour son grade. Déjà qu’il est pas bien haut ! »

Je secoue la tête en riant. J’adore mon petit frère, vraiment,même si des fais j’avoue que je lui hurle sans doute un peu trop dessus Luzx doit se souvenir de la fois où il avait redoublé son année et qu’il était venu à la maison, autant dire qu’il avait passé un sale quart d’heure, non pour une fois je ne veux pas le passer par la fenêtre. Je relève les yeux sur Luzx

« Tu as choisis quoi sinon ? »

Je vais juste prendre une salade de chèvre chauds avec ravioles frit.
*tornades
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