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Goodnight Hammer Bay
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Dim 29 Juil - 22:43
Good night Hammer Bay
Don't shut down on me now, don't shut down on me. Don't wait until I drown to save me from it. Goodnight Chicago, I killed a man to make you love me.


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Leur dernière rafle a été un franc succès et ils ont bien mérité de fêter ça comme il se doit : dans leur bar favori. Le Jarvis et ses bières leur offrent pile ce qu’il leur faut : un lieu sympa où se saouler juste assez pour bien se marrer mais pas trop non plus, histoire de pas gerber partout. La section d’Isaiah est du genre unie, par ce genre de petites soirées sympas, complétement improvisées, mais aussi – et surtout - par de beaux idéaux qui les rassemblent tous. Alors oui, ils s’entendent bien, et font une superbe équipe sur le terrain comme en dehors du taf, faisant d’Isaiah un sergent ravi. Il n’aurait rien pu demander de mieux, si ce n’est une petite promotion, mais ça, c’est une autre histoire.

Il porte son verre à ses lèvres et son regard se porte, lui, sur Rey et son corps de Reine. A tout bien y réfléchir, si, il aurait pu demander mieux, et pas qu’une promotion. Son regard remonte les courbes de la belle avec une certaine avidité jusqu’à croiser son regard à elle, magnifique et froid, et ca lui décoche un sourire amusé. Ils sont comme ça, du genre à s’aguicher subtilement, ou non, à laisser balader leurs mains l’un sur l’autre, ou plus, et ça ne changera surement jamais. Après tout, elle est magnifique et il serait stupide de ne pas la désirer. Ils ne sont pourtant pas assez bêtes pour se laisser aller en pleine soirée avec toute leur famille de la Garde Rouge. Dommage, il aurait bien gouté à la rouquine ce soir-là. A la place, il trinque avec deux de ses hommes, rit avec d’autres et puis, après quelques heures, s’en est fini. Déjà.

Ils partent les uns après les autres. Isaiah est l’un des derniers. Après tout, rien ne l’attend chez lui. Il vit seul, pépère, dans un énorme loft qui ressemble plus à une garçonnière de luxe qu’autre chose. Mais il ne demande rien de plus. Un chat ? Oh mon dieu non, les animaux et lui ça fait mille en un vrai désamour mutuel. Une copine ? Certainement pas, c’est plus de prise de tête qu’autre chose puis à quoi bon alors qu’il a tout ce qu’il veut des femmes en une nuit ? Des enfants ? C’est encore pire ! Non, rien ne l’attend chez lui, mis à part un king size bed dans lequel il va s’écrouler pour roupiller comme sur un petit nuage. On ne peut pas dire que sa conscience soit bien lourde, au contraire. Le sentiment de faire ce qui est juste lui donne un peu plus de cette légèreté qui lui va si bien. Il marche les mains dans les poches, se prend à siffloter. Qui aurait cru que, quelques heures plus tôt, il ait tabassé un émergé au point que celui-ci soit maintenant dans un état critique aux services hospitaliers ultra sécurisés de la Garde ? Rien du tout.

Il passe par un énorme parc dont l’entrée est supposée être interdite à cette heure-là de la nuit. En vérité, quelques rares personnes l’empruntent tout de même mais, il faut dire la vérité, de nuit, c’est un peu glauque par ici. C’est d’autant plus le cas ce soir-là. Pourquoi ? Parce que le vent chante lugubrement, qu’il s’engouffre dans les arbres et fait danser ses branches dont les ombres forment des griffes acérées prêtes à vous déchiqueter sur place. Mais il n’y a pas que cela. Au loin, presqu’imperceptible, deux formes s’enlacent bizarrement. Une poupée de chiffon et un ange, tous deux pris dans une danse funèbre qui n’a, depuis le point de vue d’Isaiah, que l’air d’une étrangeté sortie de la nuit. Curieux, il s’avance lentement, sans un bruit, non sans s’assurer qu’il est bien planqué. Il ne sait pas trop ce à quoi il s’attend. Ce ne sont surement que deux tourtereaux, mais quelque chose cloche, il le sent.

Il comprend vite que son instinct était juste. Les cris étouffés de la jeune femme ne tardent pas à se faire entendre. Ce n’est pas une soirée entre deux ados amoureux qu’il surprend mais un acte de violence crue et cruelle. Isaiah murmure pour lui-même. « Oooh, ça, c’est pas bien ça. » Pourtant, il ne bouge pas pour aller aider la jeune femme. Il l’aurait fait, en temps normal. Ca aurait été super pour sa pub personnelle. « Isaiah Knight, sergent de la garde rouge, sauve une jeune femme d’une mort certaine ». Oui, ça rend affreusement bien. Sauf que voilà, cette fille-là, à bien y regarder, elle a un regard pas normal du tout. C’est comme si il brillait dans la nuit et ça, c’est le signe formel d’une émergée. Un sourire mauvais apparait sur son visage. Une lueur de folie traverse son regard. « Pas bien du tout. » Alors non, il ne risque pas de l’aider, bien au contraire. Que ce gars lui fasse le plus de mal possible et le garde sera ravi. Enfin c’est si le jeune fou y arrive, parce que les émergés ne sont pas faciles à maitriser. Isaiah est curieux de voir la suite des événements et il reste tapi là, dans les ténèbres, son arme à la main, au cas où il devrait coller une balle entre les deux yeux luisants de ce monstre. Et ça, il le fera avec grand plaisir.

CODAGE PAR AMATIS

 
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Simon Viales
Humain
Simon Viales


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More about you : Goodnight Hammer Bay Jamp

Simon n'est pas considéré comme sain d'esprit. Il est fourbe, séducteur, violent, psychotique, malsain, sadique et il prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Contrairement à sa personnalité perfide, il aime la littérature. Il aime réciter des œuvres, des poésies. Il aime jouer avec les mots et en use assez souvent. Cependant, Simon a une faiblesse. Il s'inquiète à propos des émergés. il ne sait pas à quoi s'attendre et ça le fascine autant que ça le terrorise.
Codename : Le serpent
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Maitrise :
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Messages : 411
DCs : Keith - Malik - Artémia - Jay - Taïs - Junno - Alaric - Tao - Kelsey - Russel - Lauren - Yong-Sun - Daeho - Sin

Ven 17 Aoû - 20:41


 Goodnight Hammer Bay
Ft Isaiah
"Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature, Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,
Elle a la nonchalance et la désinvolture. D'une coquette maigre aux airs extravagants."


La nuit glisse autour de lui. Belle, scintillante avec ses étoiles lumineuses et intouchables. Se fondant dans la nuit, Simon les regarde, les observe attentivement de son regard pénétrant. Il apprécie leurs beautés, leurs dangerosités aussi et silencieux, il avance, il porte sa cigarette à ses lèvres. Il se fond dans les ténèbres en toute conscience, quittant le QG de son gang pour s'adonner à son activité favorite.

Car ce soir, il veut une proie qui soit à la hauteur de sa réputation. Il veut une proie non facile, pour le simple plaisir de rendre la chasse plus difficile encore. Il veut se confronter au danger. Il veut aller au delà de ses limites et ses sourcils se froncent, se plissent tandis que les raisons de ce désir soudain englobent et enivrent ses pensées nocturnes.

" Vit-on jamais au bal une taille plus mince ? Sa robe exagérée, en sa royale ampleur, S'écroule abondamment sur un pied sec que pince. Un soulier pomponné, joli comme une fleur."


Morgan. Ce dieu de la mort et des enfers. Cet être abominable qui a fait de son existence, un bucher sur terre. Il en garde les séquelles. Sur chaque partie de son corps. Il en garde des cicatrices, profondes et dévastatrices. Il n'oubliera jamais cette confrontation, ce temps passé à agoniser délicieusement entre ses mains. Durant cet instant, il a été à la place de la victime. Il a été à cette place qui, jusque là, n'avait jamais été la sienne. Il a comprit ce que c'était : d'être proche de la mort. De la sentir malicieusement tout autour de soi. Il a sentit cette sensation pénétrante et flippante d'être faible. Aussi faible qu'une proie et il ne tient plus à ressentir ses méfaits.

"La ruche qui se joue au bord des clavicules, Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher, Défend pudiquement des lazzi ridicules. Les funèbres appas qu'elle tient à cacher."


Alors oui. Il veut apprendre. Il veut devenir plus fort, plus invincible encore. Après sa convalescence forcée, il s'est juré d'approfondir ses connaissances, ses capacités. Il s'est juré de ne plus se contenter de simple proies, aussi faibles et insignifiante soient-elles. Il s'est juré d'être au plus près de sa peur, quitte à la frôler dangereusement. Son coeur palpite rien qu'à cette pensée. Il se mord la lèvre. Il porte une ultime fois son poison doré à sa bouche et il jette le mégot par terre, se préparant déjà à accueillir cette douce et piquante fleur à qui il a donné rendez-vous quelques heures plus tôt.

"Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres, Et son crâne, de fleurs artistement coiffé, Oscille mollement sur ses frêles vertèbres. Ô charme d'un néant follement attifé."


Sa main se fond dans ses cheveux platines. Il se prépare à la chasse. Il n'attend que ça en l’occurrence et son cœur palpite de plus belle, bat doucement contre sa poitrine tandis qu'il s'approche d'elle, un sourire séducteur et angélique au coin des lèvres. Elle ne sait pas qui il est mais lui sait. Il sait le secret qui l'englobe. Des jours durant, il l'a observé, suivi, analysé sur toutes ses coutures. Il l'a choisi pour une bonne raison. Celle d'être une émergée, un suppôt de Satan. Et tandis qu”il l”aborde, gentiment, perfidement, le piège, doucement, se ferme sur elle. Et la lutte s”enclenche, s”enchaîne jusqu”à un point de non retour. C”est lui ou elle et ce soir, ce sera lui. Ce sera lui le vainqueur. Celui qui la marquera à jamais dans sa chair. Elle n”aura pas le temps de le toucher avec son venin. Elle n”aura pas le temps de le marquer. Elle sera sous son emprise lacérée jusqu”à ce qu”elle sombre dans ses bras, littéralement.

«Aucuns t'appelleront une caricature, Qui ne comprennent pas, amants ivres de chair, L'élégance sans nom de l'humaine armature. Tu réponds, grand squelette, à mon goût le plus cher !»

Les secondes défilent, délicieusement. Alors qu”il estime le moment opportun, sa main se ferme sur sa bouche si finement dessinée. Il se délecte de ses cris, de ses gestes, de sa manière si intéressante de se débattre, de chercher à se défaire de son emprise. Il sent sa jambe frapper son genoux, à plusieurs reprises, tenter de se frayer un chemin vers ses parties intimes. Il sent ses griffes lui lacérer la peau. Ses mains, ses bras. Tout ce qui se trouve à sa portée et il sourit. D”un rictus glacial et assassin à la fois.

La chasse est dure mais il s”en délecte. Oh oui. Il sent les battements de son coeur s”accélérer dans sa poitrine. Il sent une douce euphorie l”envahir. Celle de maintenir sa prise jusqu”à ce que sa proie lâche, sombre, meurt. Telle une biche lassée de devoir se battre. Il ne sait pas que quelque part, observateur, un garde guette, l”observe, analyse la situation. Il continue sa douce danse macabre avec sa belle, entourant maintenant son bras autour de son cou.

«Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace, La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir, Éperonnant encor ta vivante carcasse, Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?»

Un rire vient s”échapper d”entre ses lèvres. Tandis qu”elle gigote, pousse dans sa main des cris étouffés, Simon approche sa bouche à son oreille. Il susurre, de cette voix si mélodieuse, faussement mielleuse et rassurante :
- Soit honorée ma douce, te voilà bientôt libérée. Je me suis toujours demandé comment mourrait une émergée...

Songeur, l”homme laisse sa phrase en suspens. Il marque un silence. Un silence fort inquiétant dans cette quiétude quasi angélique. Doucement, lentement, il pose son nez dans la chevelure rougeoyante de la mutante aux yeux scintillants. Il hume son parfum. Un parfum délicat qui enivre toujours plus ses sens, son désir de l”accaparer, une dernière fois. Un soupir d”extase cette fois perce sa bouche et il murmure, resserrant son étreinte :
- Tu serais mignonne de me donner la réponse.

Pas de viol cette fois-ci. Pas de luxure sur un corps pourtant somptueux, alléchant. Ses muscles se contractent, faisant ressortir ses veines. La proie étouffe, suffoque, se débat de plus en plus. La jouissance est exactement la même. Il se sent puissant. Puissant et invulnérable et son rictus s”agrandit, devient plus vil. Il serre et serre sa gorge offerte avant de craquer sa nuque d”un coup sec, mettant ainsi fin au combat.

«Au chant des violons, aux flammes des bougies, Espères-tu chasser ton cauchemar moqueur, Et viens-tu demander au torrent des orgies De rafraîchir l'enfer allumé dans ton coeur ?»

Le bruit d”un corps qui tombe lourdement sur le sol. La silhouette inerte qui glisse de son bras pour venir s”échouer à terre, telle une feuille arrachée. L”homme prend une grande inspiration. Il se délecte du silence qui suit cette formidable conclusion. Ses doigts parsemés de griffure bien distinct passent dans ses cheveux platine et il chantonne, sortant de la poche de sa veste, son paquet de cigarette.
- Un corps reste un corps en fin de compte. Une fois la mort passée, nous ne sommes plus que poussière.
Ⓒayaraven
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