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Whisper truce as the ashes hit the ground | HEATHER
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Amaury Torres
Extraterrestre
Amaury Torres


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Jeu 13 Sep - 17:17


Whisper truce as the ashes hit the ground


Hush, love. No, I'm not what you think that I'm made of. I'm a story, I'm a breakup. Just a hero on a bridge that's burning down. Can you see my scars? Can you feel my heart? This is all of me for all of the world to see. This is the end my beloved friends. I'm lost in dreams, and all I know is where I've been. Run, love. I'm the truth that you're afraid of. I'm a fever that you made up.


Il est rentré. Chez lui. Chez eux. Dans cette maison qui ne retient plus aucune chaleur. Qui ne s'imprègne que de cette froideur qui lui glace le sang. Les clefs au creux des paumes, les épaules tendues, il reste un moment immobile sur le palier. Ses iris parcourent les meubles qui décorent leur maison, se perdent sur ces tableaux qui ornent les murs, et ces plantes accrochées aux étagères. Il pousse un soupir à en fendre l'âme, ses mains retombant mollement le long de ses flancs, frôlant ses hanches et le haut de ses cuisses. Ses doigts enserrent la poignée et il referme la porte derrière lui, balançant les clefs dans le bol près de l'entrée. Son geste est mécanique, il n'y a même pas réfléchi, n'y a pas pensé. Il est juste là, debout dans la cuisine, déambulant lentement au travers de la maison telle une âme en peine. Ses pas sont lourds, sa respiration est hachurée, sa gorge est contractée et sa langue pèse en sa bouche. Son regard est flou et ses pensées embrument son esprit fracturé. Amaury se perd à même la réalité, étranger à la substantialité. Seulement entouré de ses souvenirs qui s'imprègnent à l'arrière de ses paupières, de ces bruits qui crépitent contre ses tympans en un écho assourdissant. Il remarque à peine qu'il dépose son manteau sur le dossier du canapé. Sa paume effleure la texture du tissu alors qu'il ferme les yeux. Il serre les dents, sa mâchoire se contracte et il laisse une exclamation étouffée lui échapper alors qu'il s'élance plus loin. Prenant la direction de la salle de bain, s'effeuillant en un geste automatique, passant sous le jet d'eau sans même y prêter attention. Les gouttes dévalent en cascade contre sa peau, s'écoulent sur ses formes structurées, sa sculpture détaillée. La mousse qu'il imprègne sur ses cheveux picote ses yeux et c'est à peine s'il s'en rend compte. Trop occupé à divagué dans cet enfer qui l'empoigne continuellement et spirituellement. L'homme se rince prestement et s'essuie avant d'enfiler une tenue sensiblement plus décontractée, mais toujours dénotée par un air assez travaillé.

Malgré son état apathique, il parvient à se rendre jusque dans la chambre, s'arrêtant devant la grande fenêtre. Il l'ouvre en un mouvement fluide, s'accoudant contre le rebord, ses iris se perdant sur le paysage offert sous ses yeux. Un parfum familier flotte dans les airs et il sourit tristement, fermant ses paupières. S’imprégnant de cet instant, comme s'il menaçait de s'estomper à tout moment dans le néant. Ses pensées l'entraînant une fois de plus vers cette fatalité qui plane au dessus de lui. Qui obscurcit sa vie de ses ombres néfastes et oppressantes. Il soupire, secouant la tête, la baissant prestement en se reculant. Amaury rouvre les yeux et ferme la fenêtre, colmatant la brèche qui s'étend de plus en plus en lui-même par ce simple geste. Étouffant ces idées sinueuses qui grésillent à son esprit. Il se cloître dans cette propre prison qu'il a forgée lui-même, enferme ses démons dans le plus sombre endroit de son âme. Il est perdu, depuis bien longtemps. Bien trop longtemps. Et lui-même ne peut se sauver de cet enfer.

En une impulsion, il s'élance vers le lit qui trône au centre de la pièce, son regard s'attardant sur les draps, la pulpe de ses doigts frôlant la texture même de la couverture recouvrant le matelas. Il en fait le tour, s'assoit de son côté, s'enfonçant quelque peu dans la surface sensiblement moelleuse. La tête penchée en avant, les mains jointes sur ses genoux, un air incertain peignant son visage et étirant ses traits. Un tableau presque immuable, alors que le temps se fige tout autour de lui. Que tout semble s'arrêter de tourner, de seulement bouger, à jamais plus insufflé par cet éclat de vie. Seules des gouttes d'eau cascadent de ses boucles trempées encadrant son visage, avant de parsemer le sol de quelques taches mouillées. Et sa respiration chaotique qu'il n'entend même pas, dont il n'a aucunement conscience qu'elle est bien trop fébrile. Trop fragile. Mais l'homme, n'écoutant pas ses tourments intérieurs, entend pourtant la douce voix qui l'appelle. Comme au loin, mais tellement proche en même temps. Ce timbre de voix, ce ton, le tire de ses pensées, le ramène brusquement à la réalité. Et le voilà à présent, comme lorsqu'il se réveille d'une nuit sans rêve. Comme si tout le reste a disparu, et qu'il n'y a plus que lui, et ce qui le hante. Encore maintenant, et continuellement.

Cette voix, cette personne à qui il tient plus que tout. Mais qui s'éloigne de lui, en même temps que lui s'écarte d'elle. Un gouffre creusé entre eux, à jamais présent et bien trop important pour l'oublier. Pour y échapper. Beaucoup trop magnétisant, les entraînant tous deux en cette abîme qui ne cesse de  murmurer leurs noms. Amaury, échoué sur la rive, tentant désespérément de sortir de son emprise, mais s'y complaisant parfois, se laissant emporter, sans pouvoir y échapper. Il pince les lèvres subrepticement, avant se se composer subtilement. Tournant enfin le visage vers cet être qui a partagé quasiment toute une partie de sa vie. Ses iris fades et dénués de vie accrochant ceux de la belle brune, de sa fiancée, de cette femme qui lui semble si parfaite. Un souffle glisse sur ses lèvres, fin, léger, et s'élève dans les airs. Hm? Heather s'avance vers lui, de sa démarche qu'il a toujours aimé Ses courbes contrastant avec la lumière ambiante qui règne dans la pièce. Une aura quelque peu froide et tendue imprégnant l'atmosphère. Malgré les chaleurs émanant des corps qui se font presque face à présent. L'homme la contemple une ultime fois, savourant les formes de son corps, les traits de son visage qu'il connaît par cœur, mais qui sont si flous en ses souvenirs. Il ne peut dévier son regard, malgré la lourdeur des échanges entre leurs iris embués. Les perles salées encore contenues sont emplies de ces sentiments qui l'empoignent, de ces ressentis qu'il a gardé au fond de lui. Au creux de sa cage thoracique, un pincement contre l'organe, qui rate plusieurs battements. Les pulsations cognant contre ses tempes et gonflant ses veines. Son corps tendu, ses muscles crispés. Une vague glaciale dévalant sur son dos et comprimant ses entrailles, lorsqu'elle aborde cette fatalité. Qu'elle libère les mots qui les ont tout deux retenus prisonniers des chaînes de leurs propres maux. Amaury ferme lentement les paupières, ravalant difficilement sa salive. Un goût amer et salé au fond de la gorge, un poids sur sa langue lourde. Il souffle bruyamment, exhalant ces ondes négatives et pensées sombres d'un même geste. D'un même mouvement, les chassant de son corps comme il le peut, sans les assimiler. Leur véracité et authenticité sont bien trop dures à porter sur ses épaules, même pour lui. Il ne peut plus faire marche arrière. Plus reculer, à présent pressé contre le mur. Aux pieds de cette fatalité.

Il hoche simplement la tête, tandis qu'elle s’assoit à côté de lui. N'osant déranger ce silence qu'elle a déjà brisé. Et qu'il ne veut fracturer plus encore. La déchirure s'étend à même la réalité, mais s'épanche également au creux de son être même. Scindant à jamais son présent de ce futur qu'il aurait pu avoir avec elle. Le confrontant brutalement à un avenir flou, incertain, le perdant dans un futur opaque et précaire. L'instant même qui les frôle est nébuleux, la situation bien trop hasardeuse pour estimer une quelconque sûreté une fois le sujet tabou abordé. Rien n'est plus imprévisible que le moment qui les entoure, tandis que l'instabilité grogne autour de cette bulle qui les épargne une ultime fois. Tel un orage prêt à éclater et à fracturer le firmament en une myriade de fragments, leur propres sentiments pouvant déchirer leurs cœurs en des tessons éparpillés, selon l'aboutissement de cette entrevue.

Heather dépose un dossier entre eux, sa voix n'étant plus qu'un murmure tandis qu'elle donne le premier coup à ce mur de pierres qu'ils ont bâtis ensembles. La structure même s'effondrant sous ses yeux, tombant en des ruines fumantes, les cendres s'élevant alentour. La fatalité blesse, mais la réalité et la vérité encore plus. Il l'a aimé, et il l'aime toujours. Mais il a bien remarqué que plus rien ne fonctionne pour eux. Que plus rien ne va entre eux. Qu'il n'y a plus cette étincelle, cette magie qui les a transporté à l'époque. Il n'y a plus de passion. Seulement des résidus à peine réchauffés. Et c'est peut-être ça le plus dur a accepter. Il n'y a plus rien qui les retient. Et Torres, malgré tout ce qui se passe en cet instant, l'a bien compris depuis un moment. Son regard dévie sur le dossier, ses mains tremblent contre ses genoux et sa respiration se bloque à même sa gorge, brûlant ses poumons. Sa voix n'arrive même plus à franchir la barrière de ses lèvres, il ne peut plus parler, seulement contempler. Seulement assister à sa pire défaite. Mais peut-être aussi à son renouveau. L'homme déglutit difficilement, et se mordille l'intérieur des joues, à peine quelques secondes. Ses lèvres s'entrouvrent et un souffle s'échappe, quoiqu'un peu hachuré. Il va se trahir lui-même, mais il se rend compte qu'il s'est déjà trahi depuis longtemps. Avec un autre petit soupir,  il laisse sa voix s'élever, se raclant la gorge avant d'affirmer un peu plus son ton. C'est... Hrm. Alors, c'est ce que tu penses. Il se redresse, décroisant ses mains. Attrapant doucement le dossier, effleurant les bords avec ses doigts tremblants. J'aurai tellement aimé te dire que ce n'est pas le cas... Le temps en suspend s'étend de plus en plus entre eux, et l'homme enserre le dossier plus fermement dans ses paumes. Il n'a pas besoin de l'ouvrir pour savoir ce qui se trouve à l'intérieur. Tous les deux savent depuis longtemps qu'il n'y a plus rien à faire. Plus d'aide. Plus d'espoir. Plus rien. C'est là l'ultime bout de chemin. Le dernier moment avant qu'ils ne se rendent compte de la réalité qui est imprimée sur le papier. Du coup... c'est ainsi que ça se termine? Dans un dossier qu'on n'a même pas la force d'ouvrir. Alors qu'il y a sur ce bout de papier, la réponse à tout ce qu'on a jamais espéré... Un sourire amer étire ses lèvres, la nostalgie imprégnant ses traits. On fait quoi maintenant, Heather? C'est la fin.

Ⓒayaraven

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I'd rather walk with you in the darkness of the night than walk alone with no one lit up by the light. I wanna feel you when there’s nothing left inside. Fuck whatever they say, this moment feels so right(c) anaëlle.
The shadow you don't see
when the sun's in the sky
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Heather Scarpetta
Inhumain
Heather Scarpetta


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L'Autre : L’Autre Heather est nourrie par la haine. Consumée par la rage, la peine, la souffrance, mais surtout la colère. Défigurée, son physique n’a rien d’humain. Des veines saillantes ainsi qu’un visage violacé marque profondément son visage, au même titre que ses yeux, iris comme cornées, sont couverts par un voile pourpre. Cela sans ajouter les attributs quelque peu révulsants de sa langue noire et longue à la finalité serpentine, ou de ses ongles qui s’apparentent à d’horribles griffes crochues.
Codename : Split
Pouvoirs : Depuis le déclenchement de ses gênes inhumains, Heather est capable de se diviser en deux. Une Heather est celle douce, généreuse, abîmée par la vie que tout le monde aime et connait. L’Autre Heather est un monstre assoiffé de sang et surtout de vengeance, qui n’hésite pas à sortir les griffes, littéralement, pour commettre les pires actes possibles sous couvert d’un motif justicier. A ceci près que les deux Heather ne peuvent être ensemble physiquement. Lorsque l’une est de sortie, l’autre est emprisonnée dans des miroirs, dans des reflets. En effet, le don d’Heather se limite par sa manifestation : une Heather ne peut prendre la place de l’autre s’il n’y a pas un miroir pour renvoyer leur reflet et permettre le switch des deux personnalités.

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Ven 5 Oct - 12:29
Heather & Amaury
Whisper truce as the ashes hit the ground
Fermer les yeux. Se remémorer. Tout du moins, garder à l’esprit les bons souvenirs avant que les mauvais n’entachent leur si sublime idylle. Un sourire effleure, subtilement, les lèvres d’Heather. Ses paupières se meuvent alors que le rappel d’un amour délaissé la caresse dans une délicatesse purement psychologique. Son corps se réchauffe, son coeur bat un peu plus vite, un peu plus fort. Amaury et elle. Deux amants que rien ne pouvait arrêter, pas à l’époque en tout cas. Malgré le dossier qui pend dans sa main, elle se mord la lèvre, se laisse succomber par cette flamme ravivée d’une excitation pourtant étouffée. Les bras du Commandant l’entourant par la ceinture la font frissonner. Ses membres se tendent alors qu’elle revit ces moments tendres, loin d’être oubliés. La manière qu’avait, à l’époque, Amaury de dessiner ses courbes en une étreinte langoureuse lui fait doucement secouer la tête. Comme une adolescente prise en faute alors qu’elle ne peut s’empêcher de regarder un peu trop intensément son crush du lycée. Premier amour qui, quelque part, vous fera toujours un effet, quoi qu’il se passe dans votre vie compliquée.

Adossée à la porte de leur chambre, le dos de son futur ex-fiancé fait face au Dr. Scarpetta. Les moments passés avec son amant la transcende. Elle tente de s’accrocher à ces échanges passionnés qui, fut un temps, les unissaient comme seul un amour fou pouvait le faire. Pourtant, elle sait. Et lui aussi. Depuis des semaines, des mois. Depuis son arrivée sur Genosha même, s’ils devaient être honnête l’un envers l’autre. Heather ne connaît pas la cause d’un changement aussi conséquent. Peut-être bien qu’elle est coupable, peut-être bien qu’Amaury n’a pas fait d’efforts non plus. Au bout du compte, qu’importe ? Ils sont tous les deux fautifs.Chacun à leur façon. Ains donc, l’amour n’est pas éternel. Du moins, il ne l’est plus pour ce couple qui fut, jadis, électrisé par un sentiment bien plus fort que leurs propres existences réunies. Inconsciemment, aveuglément, ils pensaient que rien ne les arrêteraient. Après tout, qui peut les blâmer ? Ils avaient vaincu la distance, qui n’avait pu les séparer. Au contraire, leur relation s’en était trouvée accrue, galvanisée par ces instants rares et précieux qui les avaient obligés à profiter de chaque seconde partagée. Et maintenant ? Maintenant ils vivent sous le même toit. Se voient tous les jours. Ou sont censés se croiser, tout du moins. Et pourtant. Pourtant, ils se fuient. Ils ne se cherchent plus. Admirer le visage de l’être aimé se décomposer à la vue de l’autre est bien trop douloureux, à vrai dire. Il est plus simple de se réfugier dans le travail. Dans les médicaments. Chez les amis. Il est plus facile de se dire que ce n’est qu’une mauvaise passe, et que celle-ci prendra forcément fin, à un moment ou à un autre. Heather baisse la tête, tord les documents entre ses doigts déjà tremblants. Quelle belle flopée de mensonges. Fol espoir qui a bien trop accaparé ses entrailles. Cécité volontaire à laquelle elle s’est adonnée pendant bien trop de temps. Mais c’est trop tard, maintenant. Elle le sait. Il le sait. Ils le savent et n’ont encore rien fait pour y remédier. Et pour cause. Il n’y a plus rien à réparer.

Une nouvelle fois, Scarpetta hésite. Souffle doucement, avant de se forcer. A avancer. Un pas l’un après l’autre. Une dernière adoration envers l’être aimé alors qu’elle passe devant lui, une dernière bouffée de chaleur qui la surprend tandis qu’elle s’assoit à ses côtés. Mais c’est fini. Le feu s’éteint bien vite alors qu’elle pose avec lourdeur la pochette. Les papiers prêts à être remplis et signés. Bien qu’en réalité, cela demandera beaucoup plus. Sont-ils vraiment préparés à cette rupture ? Même la doctoresse en doute. Elle n’est toutefois pas médecin du coeur, n’a pas de baume magique à appliquer sur cet organe malheureusement brisé. Il n’y a plus que la vérité à énoncer pour que leur calvaire prenne fin. Pour que cette agonie entre leurs âmes dépossédées cesse, enfin. Ses doigts s’emmêlent, son menton s’abaisse. Il est bien trop dur pour le Dr. Scarpetta de prononcer les mots qui, toutefois, suivent malgré elle. « Amaury… Je pense qu’il est temps qu’on parle. » Les dés sont jetés. Sa gorge se noue, s’assèche. Elle n’a pas envie de continuer cette conversation encore à sens unique pour le moment, mais elle ne peut pas y couper. Elle aime encore Amaury. Elle l’aimera toujours, d’une manière ou d’une autre. Ils ont trop partagé pour faire soudainement table rase du passé. Un lourd bagage les attend. Une valise qui n’est pas encore prête à se refermer, mais qui se remplit tout doucement. Un vêtement à la fois. Inspiration nécessaire alors qu’enfin, Heather se décide à reprendre. « On ne peut plus continuer comme ça. » Tout balancer, d’une traite. Puis attendre. La réaction de l’autre, de cet être que vous croyez connaître mais qui s’apparente désormais à un étranger. Tant d’années à faire partie de votre propre vie, à mettre au point des plans, à deux. Pour que tout vole en éclats, un jour soudain. Le Docteur déteste ça. Mais elle n’y peut rien. A part y mettre un terme.

La magie n’est plus. Secouer une baguette dans le vide n’apporterait plus rien, et ils en ont conscience. La bulle fantastique qui les avaient protégés pendant de nombreuses années vient de brutalement éclater. Heather a le sentiment absurde de pousser les choses, et un goût désagréable de bile remonte dans sa gorge. Mais ne faut-il pas percer l’abcès ? Attendre indéfiniment n’est pas une solution. Quand bien même elle est si aisée à accepter. Malgré tout, Scarpetta veut des réponses. Des solutions. Mais pour l’instant, ils en sont au point mort. Depuis longtemps même. Le poids devient trop lourd à porter pour elle. Son monde est devenu fade dès l’instant où leurs ébats amoureux ont terminés en débats rageux. A force de se lancer la balle, encore et encore, de chercher un coupable dans l’histoire, ils se sont détruits. Est-ce sa faute, est-ce celle d’Amaury ? Allez savoir. Cela n’a aucune importance, au bout du compte. Son propre fiancé ne cherche même pas à y échapper. Est-elle déçue ? Espérait-elle vraiment encore ? Au fond, elle sait que non. Malgré tout, la jeune femme se mordille la langue. Plante ses ongles dans ses paumes tandis qu’Amaury approuve, va en son sens. Le temps se suspend, et les questions fourmillent dans son esprit. Vont-ils s’en sortir, après ça ? Heather soupire. Que peuvent-ils faire d’autre, exactement ? « Je… je pense oui. » Répartie qui laisse à désirer. Quelque chose fane en elle, et elle ne peut lutter. Qu’il est difficile de faire face à un amour interrompu par la cruauté de l’instant. « Je… je ne sais pas quoi te dire de plus, Amaury. Quelque chose est brisé entre nous actuellement et …et…  » Et celle qui voudrait tellement devenir Mme Torres désigne ce fameux dossier de la main, l’air aussi éperdue que son fiancé.  « Si on est honnête...ça fait bien trop longtemps que ça dure. Tout ça. » Vague geste de la main. Désignation de ce vide, de cette chambre bien trop froide malgré la présence de deux êtres vivants. « Je ne sais pas Amaury mais... » Son regard plonge dans le sien. La tristesse l’enivre, la peine l’enserre. Une nouvelle fois, qu’elle a le sentiment d’être la dernière sans savoir pourquoi, elle saisit la main de cet homme qu’elle a aimé. Et qu’elle aime toujours, en dépit de ces regards tristes échangés. « Notre réponse se trouve là-dedans. Mais je crois qu’au fond, on la connait. On l’a toujours su. » Mais qu’est-ce que cela signifiait pour eux deux, maintenant ?

Pando

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As the world fell, each of us in our own way was broken. It was hard to know who was more crazy between me, myself and I. | sign by flotsam and gifs by tumblr.

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Mer 24 Oct - 1:21


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Hush, love. No, I'm not what you think that I'm made of. I'm a story, I'm a breakup. Just a hero on a bridge that's burning down. Can you see my scars? Can you feel my heart? This is all of me for all of the world to see. This is the end my beloved friends. I'm lost in dreams, and all I know is where I've been. Run, love. I'm the truth that you're afraid of. I'm a fever that you made up.

Le silence de plomb s'éternise entre eux en s'élevant dans les airs, alourdissant l'atmosphère déjà bien trop pesante qui s'écrasent à même ses épaules. Il s'insinue tout autour de sa frêle silhouette à peine tremblante, dans l'attente d'une réponse quelconque. Il ne peut briser ce fragile instant qui perdure dans le temps. Qui l'emporte et le transcende tout comme il l'effraie et l'horrifie lorsqu'il est laissé dans l'ignorance. Cette incertitude qui a longtemps carbonisé son être, vient de renaître des cendres de ses doutes passés. Les braises ardentes s'enflammant pour consumer ses entrailles en un ballet brûlant. Sa langue est lourde sous son palais et il n'arrive même plus à la bouger, alors qu'il attend, là, dans ce moment précaire où la tension est tangible. Palpable tandis qu'elle crépite contre sa peau, sous son épiderme échauffé. Il est bouillant dans ses veines gonflées, mais il est glacé en son cœur décharné. Ses espoirs sont depuis longtemps brisés, étouffés, décédés alors qu'il continue pourtant d'arpenter ce chemin qui s'offre devant lui. Qu'il perdure à avancer et à grimper cette pente qui est plus difficile à emprunter de jour en jour. Regarder en arrière ne lui vient jamais à l'esprit, mais à force de s'imprégner de ce désespoir qu'il ressent à chaque fois qu'il étend son regard vers l'horizon interminable il a finit par l'absorber. Dans son entièreté.

Heather finit par briser ce silence bien trop lourd, pesant et étouffant. Sa voix si douce tremble légèrement et un battement fébrile résonne alors au creux de sa cage thoracique. Il a de la peine, de l'entendre s'exprimer ainsi, de percevoir ce doute qui l'empoigne elle aussi. Elle qui a toujours été son rempart, son pilier, est à présent fracturée, ébranlée, tout comme ce lien qui les unit encore. Le fait qu'il ne tienne plus qu'à un fil, semblant le percuter plus brusquement que tout le reste. Que tous ses doutes passés, que toute cette réalité qui s'effondre autour de lui. Il ne veut plus de cela, mais il ne veut pas non plus la perdre. Elle représente tant pour lui, et sa présence est tout ce qui lui reste. Ses paroles ne sont pas implorante, pas suppliante, mais quelque chose sonne au fond. Comme creuses, comme résignées, courbant l'échine à la fatalité. L'acceptation de ce problème qui les ronge tous deux, quelque chose qu'il aurait dû comprendre et lui-même tolérer depuis le début. Mais pour lequel il n'a jamais pu s'y résoudre. Et pourtant, alors qu'il est là, dans cette chambre trop froide, et qu'une douce chaleur émane d'Heather, il ne peut que contempler le destin qui se joue enfin. Alors qu'il en détient les clefs dans ses mains calleuses. Là, juste entre ses paumes, le dossier qu'il peine à ouvrir. Qu'il n'arrive même pas à accrocher de son regard dénué de vie. Ses doigts tremblent contre la texture cartonnée, et il entrouvre les lèvres. Un soupir étouffé s'échappe de sa gorge enserrée, et sa langue finit par claquer contre son palais alors qu'il hoche simplement la tête aux dire de sa fiancée. Brisé. Quelque chose est brisé entre eux. Et il sait, au fond de lui. Il connaît la raison de ce détachement. De cette tension qui réside entre eux. Mais il ne veut pas à avoir à rejeter la faute sur quiconque. Au final, tous deux sont un peu coupables de cette situation à laquelle il ne peuvent être que suspendus. Dans l'attente de cette finalité qui scellera à jamais leur avenir.

Amaury ose enfin lever son visage vers celui de la femme qu'il aime. Les traits si doux qui ornent son faciès lui arrachent un faible sourire, alors que ses iris accrochent les orbes scintillantes de par les larmes retenues de la belle. Il y a tant de mots qui se perdent entre eux, qui s'évaporent dans leurs soupirs qui s'échappent d'entre leurs lèvres. Des pensées muettes qui pourtant semblent s'échanger durant le mutisme et le silence qui continue de perdurer. La tristesse creuse de plus belle ses traits étirés qui sont dépeints sur son visage fatigué. Il n'en peut plus, et elle non plus. Ils dérivent sans savoir dans quelle direction aller pour éviter de se noyer. Pour s'échapper de la prison de ces vagues de tourments qui les retient pieds et poings liés. Et ils ne peuvent qu'être spectateurs de leur propre agonie, alors qu'ils finissent par sombrer dans l'abîme du désespoir. Et lorsque Heather empoigne sa main, alors que sa prise est pourtant ferme contre sa peau, il a cette impression désagréable que le poids l'entraîne encore plus vers ce gouffre sans fond duquel il n'arrive pas à s’extirper. Il soupire silencieusement, sa gorge enserrée, son cœur tremblant sous ses côtes brisées. Les battements se perdent en sa poitrine et le sang pulse beaucoup trop rapidement en cognant à ses tempes sensibles. Malgré lui, son épiderme crépite sous l'assaut de cette texture qu'il a tant aimé caresser durant de longues années, alors qu'il entrelace leurs doigts en une prise fébrile. Son souffle se perd alentour, tandis qu'il détourne son regard. Se perdant sur le dossier qu'il tient dans sa main gauche. Son poing se serre sans qu'il ne puisse le contrôler, et il déglutit difficilement. Un sanglot empoigne sa gorge asséchée et il lutte pour le garder contenu. Amaury ne peut pas flancher devant la fatalité. Il a connu bien pire, durant ses années à l'armée. Mais maintenant, il affronte un ennemi inconnu, qu'il ne peut même pas contrer. Et c'est un combat qu'il sait perdu d'avance, et pour lequel il ne souhaite plus se battre. Il a trop donné et on lui a tant arraché. Il n'en peux plus d'espérer. Il veut juste connaître la vérité et en finir avec cette fatalité.

Depuis bien trop longtemps. Un murmure glisse d'entre la barrière de ses lèvres, alors qu'il ferme les paupières. Ses pensées s'épanchant en cascade en son esprit alors qu'il ressert légèrement sa prise sur la main de sa fiancée. Il se mord l'intérieur des joues, grignote la peau craquelée de ses lèvres en tentant de ravaler cette boule qui enserre sa gorge. Une unique larme chaude dévale le pli de ses yeux et glisse sur sa joue échauffée, alors qu'il laisse une plainte silencieuse enfin lui échapper. Ses muscles sont tendus et son cœur se déchire au creux de sa cage thoracique, alors que ses veines se gonflent de plus belle, et que le sang pulse trop bruyamment et fortement contre ses tempes. La fébrilité de son état précaire émanant par tous ses pores, tandis qu'il peine à se calmer, à retrouver une stabilité tangible. L'effort est difficile, mais il y parvient malgré tout, au bout d'un certain temps. Et Heather n'a toujours pas lâché sa main. Elle le maintient, encore maintenant, l'aide à le garder la tête hors de l'eau, alors qu'ils sont tous deux en train de se noyer. Il se mord à nouveau les lèvres en le constatant. Elle vaut tellement mieux que ça. Que lui. Et pourtant, il n'arrive pas à lui dire au revoir ou à l'écarter de ses propres démons. Il souffle bruyamment, chassant ces sombres pensées. Lorsqu'il rouvre les paupières, ses iris brillants sont rougis par la douleur qui l'empoigne. Amaury cligne des yeux et se racle la gorge doucement en tentant de maîtriser sa voix. On l'a toujours su. Et maintenant... Un silence, alors qu'il dépose le dossier contre ses jambes. L'effleurant du bout des doigts, sans lâcher la main d'Heather alors qu'il en trace les contours abrupts et rugueux. Son ton est tremblant lorsqu'il reprend la parole. On va enfin connaître le fin mot de l'histoire. Amaury inspire longuement, et son souffle tremblant s'élève dans l'atmosphère tendue tandis qu'il agrippe l'un des coins du dossier. L'ouvrant délicatement, beaucoup trop lentement, alors que ses iris glissent sur les papiers qui s'offrent enfin à eux. Mais son regard brumeux ne peut voir ce qui va enfin devenir réalité, tant les larmes retenues et imprégnées par la douleur et la tristesse recouvrent d'un voile opaque et salé, ses pupilles dilatées. Il craint le pire, et ne cesse de trembler en ouvrant cette boîte de Pandore qui va décider de leur avenir. Et, alors qu'elle est enfin ouverte, et que le temps s'arrête, faisant flancher leur destinée dans l'immuabilité, il n'est toujours pas certain de pouvoir faire face à la vérité qui finira par éclater.

Ⓒayaraven

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Heather Scarpetta
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Heather Scarpetta


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L'Autre : L’Autre Heather est nourrie par la haine. Consumée par la rage, la peine, la souffrance, mais surtout la colère. Défigurée, son physique n’a rien d’humain. Des veines saillantes ainsi qu’un visage violacé marque profondément son visage, au même titre que ses yeux, iris comme cornées, sont couverts par un voile pourpre. Cela sans ajouter les attributs quelque peu révulsants de sa langue noire et longue à la finalité serpentine, ou de ses ongles qui s’apparentent à d’horribles griffes crochues.
Codename : Split
Pouvoirs : Depuis le déclenchement de ses gênes inhumains, Heather est capable de se diviser en deux. Une Heather est celle douce, généreuse, abîmée par la vie que tout le monde aime et connait. L’Autre Heather est un monstre assoiffé de sang et surtout de vengeance, qui n’hésite pas à sortir les griffes, littéralement, pour commettre les pires actes possibles sous couvert d’un motif justicier. A ceci près que les deux Heather ne peuvent être ensemble physiquement. Lorsque l’une est de sortie, l’autre est emprisonnée dans des miroirs, dans des reflets. En effet, le don d’Heather se limite par sa manifestation : une Heather ne peut prendre la place de l’autre s’il n’y a pas un miroir pour renvoyer leur reflet et permettre le switch des deux personnalités.

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Ven 26 Oct - 10:10
Heather & Amaury
Whisper truce as the ashes hit the ground
Le temps qui s’écoule, comme au ralenti. Ce poids qui pèse, ce fardeau qui s’annonce meurtrier, telle une enclume prête à l’écraser sans la moindre once de pitié. Assise sur le lit, aux côtés de cet homme qu’elle aime comme la prunelle de ses yeux, Heather tremble. Ressent la brisure qui a craquelé son coeur en mille morceaux. Perçoit l’infime changement qui est devenu un inarrêtable ouragan. A force de trop espérer, ils se sont détruits. Elle a conscience du mal qu’ils se sont imposés. De cette souffrance qui aurait pu être évitée, mais qui les a pourtant projeté dans un tourbillon qui ne cesse, encore aujourd’hui, de tourner. Et elle regrette, Heather. Elle s’en veut d’être celle qui demande à ce qu’ils arrêtent cette torture, mais elle ne peut plus supporter. Elle est remplie de remords, se demande tous les jours, matin comme soir, ce qu’elle aurait pu, et sûrement dû, changer. Afin que leur tourment ne s’imprègne pas de leurs âmes avec le temps. Afin que leurs corps n’aient plus à sentir le froid s’insinuer sous les vêtements, sous la peau en grattant férocement. Il y a bien des choses que M. et future Mme Torres auraient pu éviter. Ils auraient pu se protéger. Bon sang, c’est même là le but de leurs métiers respectifs. Aider son prochain. Empêcher le pire, soigner le mal. Prévenir et guérir. Et pourtant. Ils se sont marchés dessus. Ont ignoré leurs propres règles de survie pour laisser place à un désir à jamais inassouvi. Amaury et sa fiancée ont fait taire leurs instincts. Ils ont voulu laisser parler ce destin qui s’annonçait alors à eux. Et aujourd’hui, ils se font face, les yeux dans le vide.  Les genoux tremblants alors qu’ils se balancent, au pied du mur. Un vide se creusant chaque jour un peu plus dans leurs poitrines mutuelles, un trou qui est bien trop grand pour pouvoir le réparer d’un simple pansement.

Le Dr. Scarpetta baisse un peu plus la tête. S’arrache nerveusement des petits filaments de peau au bout des doigts. Du sang léger teintant ses ongles, visible par dessus un vernis écaillé. Inconsciemment, peut-être, elle ne prend plus grand soin d’elle. Comme si, en guise de punition pour son incapacité à garantir une vie de famille épanouie, elle se doit de porter son fardeau. Epuisée moralement mais également abîmée physiquement. Son erreur se paye au prix fort et elle l’a accepté. Du moins, c’était le cas jusqu’à sa récupération du dossier. Ont-ils eu raison, donc ? De faire un test ? Il faut une réponse. C’est ce dont ils ont besoin. Mais quelle est la motivation finale au juste ? Tourner la page ? Soudainement, Heather n’est plus sûre de rien. Oui, ils ne peuvent continuer ainsi. Mais qui sait ce que ces données risquent d’apporter avec elles. Quelque chose se tord en la doctoresse. Elle soupire, enfouie ses paumes dans ses cheveux sombres. Tout est terne aujourd’hui. Son sourire se fane, son amour se meurt, quand bien même elle cherche à lâcher des déclarations éperdues à son aimé. Mais elle n’y arrive plus, tout bonnement Heather. Et pour être franche, cette absence date. Elle a essayé pourtant, de faire bonne mesure, de garder son humeur relativement bonne en présence d’Amaury. Sauf que maintenant, elle n’en peut plus. Il est bien possible que la récupération du dossier y soit pour quelque chose. Aller voir ses anciens collègues d’Hammer Bay pour qu’ils lui refilent les réponses tant redoutées… cela l’a pliée en deux, au fond. Leurs regards fuyant, comme s’ils connaissaient tout de ses espoirs, leurs moues condescendantes, comme s’ils étaient capables de se mettre à sa place. Tout était faux et pourtant si véridique. Elle a trouvé dans leurs attitudes cette précieuse clarté qui lui avait, jusqu’alors, échappé. Sa cécité avait laissé place, à ce moment précis, à une vérité des plus aveuglante. Heather avait failli s’écrouler par terre. Là, à même le sol, finir en larmes devant ses collègues. Mais elle avait bravement tenu. Et maintenant ?

Désormais aux côtés d’Amaury, elle ne possède plus la même contenance. Ses doigts doux s’emmêlent à ceux de son fiancé, mais ils s’accrochent, plus qu’ils ne procurent un infini amour. Elle a peur de ces mots qui devront, tôt ou tard, s’afficher sous leurs yeux. Une part d’elle a envie de repousser l’ultimatum, encore, et encore, et encore et à jamais. Une autre veut que cette prison psychologique qui les enferme depuis de bien trop longs mois se démantèle. Qu’enfin ces barreaux qui les retiennent disparaissent, pour l’éternité. Mais en un sens, Scarpetta redoute l’effet inverse. Le résultat ne sera pas bon. Et s’il l’est alors, elle saura que la faute sera entièrement sienne. Dans tous les cas, il semble ne pas y avoir d’échappatoire. Simplement une réalité qui tarde bien trop à être reconnue par les deux êtres aimés. Heather soupire. Ferme les yeux, se laisse caresser par la proximité du Torres à ses côtés. Ils ont beau souffrir, ils le font à deux. Et en la seconde, ils ont besoin d’être là, l’un pour l’autre. Le monde, d’un instant à l’autre, risque de se déchirer sous leurs pieds. Et s’ils sont seuls, alors, qui sera là pour les rattraper ? « Oui... » Un souffle, qui semble enflammer ses entrailles, les brûler de l’intérieur. Oui, il est certain que ce dossier va apporter une fin. Acculés qu’ils sont, leurs cuisses se frôlant à même le drap, ils n’ont plus le choix.

Amaury ouvre alors la pochette cartonnée. Mais aucun son ne sort de ses lèvres finement serrées. Heather se crispe, manque de griffer la main de son fiancé par inadvertance. Elle se reprend de justesse, mais ne peut se retenir de glisser ses iris sur les feuilles tapées à la machine. Sur une liste de données qui lui paraissent soudainement être un charabia scientifique qu’aucune personne lambda ne peut comprendre. Mensonge qu’elle assimile. Elle est l’experte là plus à même de déchiffrer la dureté des chiffres énoncées. La sentence est tombée, et à mesure que le résultat s’ancre dans son esprit, ses doigts lâchent ceux de son futur mari. Quelque chose vient de s’anéantir en elle, et la doctoresse se retrouve incapable de parler. Comme interloquée, éberluée par les mots qui sonnent familiers. Ils sont clairs comme de l’eau de roche, elle ne peut les réfuter. Malgré tout, un nouveau sentiment s’empare d’elle. Peut-être la colère, peut-être la lassitude, peut-être l’attente qui éclate brutalement. Allez savoir. D’un geste sec, le Dr. Scarpetta balance le dossier à terre. Le dégage des genoux d’Amaury en un mouvement vif, presque effrayé et révulsé à la fois. Le silence accompagne la perte de contrôle, de brèves secondes avant qu’Heather ne s’étrangle à moitié : « J-je suis désolée. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. » Et quoi alors ? C’est à peine si elle est capable d’échanger un regard avec Amaury. Parce que malgré le voile apparent de ses pupilles, elle sait. Il a lu la même chose qu’elle. « Ce n’est pas grave, on va… » Faire quoi hein ? Réinventer la médecine ? La blague. Le sarcasme surprend Heather, qui se mord la langue. Qui plonge fébrilement sa tête entre ses paumes, incapable d’avoir une réaction rationnelle. Quand bien même elle s’attendait déjà à ce résultat. « Au moins, maintenant, on sait. » Mais qu’est-ce que ça change, au fond ?

Pando

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Amaury Torres
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Mer 7 Nov - 14:23


Whisper truce as the ashes hit the ground


Hush, love. No, I'm not what you think that I'm made of. I'm a story, I'm a breakup. Just a hero on a bridge that's burning down. Can you see my scars? Can you feel my heart? This is all of me for all of the world to see. This is the end my beloved friends. I'm lost in dreams, and all I know is where I've been. Run, love. I'm the truth that you're afraid of. I'm a fever that you made up.


Les mots sont là, l'encre décorant précisément ces papiers à la blancheur laiteuse. La vérité éclate enfin sous ses yeux embrumés, voilés par les perles salées qui s'épanchent. Mais il ne la perçoit qu'à peine, sa vision brouillée de larmes l'empêchant de réellement saisir ce qui se joue juste devant lui. Il se perd dans cette bulle qu'il a construit autour de son esprit, se noie dans ses propres ressentis alors que pourtant, en cet instant, il ne ressent plus qu'un vide dévorant. Quelque part autour de lui, l'atmosphère déjà bien tendue s'est encore plus alourdie. L'étouffant ardemment au point qu'il suffoque en reprenant son propre souffle. A ses côtés, sa fiancée se crispe et son corps rigidifié sur l'instant le rend plus contracté que prévu. Il déglutit avec difficulté, sa langue bien trop lourde contre son palais alors qu'il respire à grand peine. Torres cligne des yeux en reprenant contact à la réalité, chassant ces perles salées de ses cils sombres afin de pouvoir poser son regard terni sur ces pages presque immaculées. Ses pupilles se dilatent tandis qu'il scrute ces lignes noires qui ornent les feuilles contenues dans le dossier. Les mots s’imprégnant à son esprit, les chiffres ancrés à l'arrière de ses paupières dès lors qu'il referme les yeux. Tout lui semble irréel, surréel, presque comme une réalité indicible et intangible. Alors que pourtant, du bout de ses doigts, il peut la toucher et la sentir, sa pulpe caressant le coin gauche de la première feuille. Le papier à présent corné, alors que ses phalanges se crispent et qu'il serre le poing en une impulsion. Il sent à peine la main douce et chaude d'Heather s'échapper de sa prise, de la sienne, lui laissant une empreinte amère et froide sur le dos de sa propre main. Sa peau le tiraille et un courant électrique crépite dangereusement le long de sa colonne vertébrale, parsème son épiderme de picotements dérangeants. Il se tend douloureusement et sa gorge se contracte alors que son souffle meurt à même ses poumons, brûlant sa trachée tandis qu'il ne peut plus respirer.

Là, sous sa vision acérée et ses yeux perçants, la réalité le tanne, le nargue, le pointe du doigt. Elle l'agrippe fermement par la nuque pour l'abaisser contre elle et lui montrer ce qui est vrai. Lui faire comprendre l'identité du réel coupable, et celle de la victime. Qu'il réalise l'étendue de cette horreur qui a pris place dans sa vie personnelle, dans son cocon familial, alors qu'ils auraient pu découvrir cela bien plus tôt et se retrouver. Panser leurs blessures et continuer ensembles, plus forts et soudés qu'auparavant. Mais ils n'ont réalisés que tout le contraire. Éloignés tous deux en pensant être fautifs de ce qui les ont accablés durant de longues années. Le seul qui le soit vraiment dans l'histoire, n'est pourtant que lui. Et ce dossier le lui confirme prestement, alors que ses iris parcourent encore les lignes et lignes de ces papiers, tentant de chercher. De comprendre ce qui a bien pu mal tourner au cours de sa vie pour en arriver là. Dans ces feuilles cornées, il veut trouver cette réalité qu'il n'a pas su discerner par le passé. Dégoter cet instant fatidique où tout a basculé, pour y rejeter sa peur, son désarroi, sa colère, ses remords. Il se désole lui-même mais il se déteste tellement au même moment. En même temps qu'il remonte la pente, il glisse sur plusieurs mètres de longueurs, retombant tout en bas de cette montagne infranchissable. Obstacle qui lui barre la route de sa propre vie et qui ne cesse de s'agrandir à chaque instant, à chaque fois qu'une épreuve le bloque dans son avancée de sa destinée. Il voit son monde s'écrouler, tel un fantôme devant ses yeux éberlués. Une empreinte sur ses iris, qu'il contemple avec les épaules affaissées. Ses genoux auraient pu claquer au sol s'il ne se trouvaient pas déjà abstraitement à terre. Amaury scrute ce sommet qui lui file entre les doigts comme de la fumée. Il n'en peut plus. Il est fichu. Désolé. Dépravé. Dépourvu de tout instinct primaire, seulement empreint de cette colère. Il rage silencieusement, serrant les dents et soufflant ardemment. En son être, la tempête qui embrume son esprit depuis des mois vient de se déchaîner et détruit tout sur son passage. Son corps étant le champ de bataille de cette guerre acharnée qu'il ne pourra plus jamais gagner.

Mais le dossier lui est arraché des mains au même moment où il se sent sombrer pour de bon. Les papiers virevoltent autour d'eux, telle de la poussière ou des plumes et poils d'animaux qui s'envolent et retombent après l'accalmie. Il observe l'un des papier glisser au sol et s'immobiliser. Retourner dans l'immuabilité. Chose qu'il désespère de pouvoir réaliser, alors qu'il sait pourtant que cela, il ne peut le faire. Ses paupières se ferment un court instant, et lorsqu'il rouvre ses yeux, son regard se porte sur sa fiancée. Heather, figure silencieuse qui semble toute aussi désabusée que lui. Tout aussi désolée et atterrée. Elle finit par s'étrangler, lorsque les iris d'Amaury s'ancrent aux siennes, s'y accrochant pour ne plus flancher. Pour éviter de resombrer et de couler sous ce poids qui lui enserre les côtes. Sa voix résonne enfin et l'homme la contemple sans dire une seule parole, écoutant seulement le ton qui imprègne ses mots. Elle lui demande pardon, lui dit que ce n'est pas grave. Mais justement, elle sait que c'est faux. Cette vérité qui a éclaté est grave pour eux, et pèse dangereusement sur ce futur qu'ils ont voulu construire à deux. Heather... Arrête... Il souffle douloureusement, son soupir se perdant dans l'atmosphère. L'air autour de lui est lourd, glacial, et pourtant, la vague qui déferle en lui est tel un brasier ardent qui le consume. Ils ne peuvent plus se voiler la face à présent que la vérité leur a éclaté en pleine figure. Heather finit par se prendre la tête entre ses mains et Amaury élève l'une des sienne afin de pouvoir l’apposer sur son épaule. Il se retient pourtant, et à la dernière seconde, se ravise. La rabaissant en serrant les poings. Ses paumes sont chaudes contre ses ongles rigides et rongés. Il pince les lèvres, détourne le regard, ne pouvant et n'osant la voir. Il a confronté la réalité en face et à présent il ne peut plus plonger son regard dans celui de sa fiancée. Il sait qu'il la déçu, qu'il a failli à sa promesse. A bien d'autres choses, mais il ne saurait où commencer pour se racheter de ses péchés. Il a trop donné, mais la vie lui a également trop pris. Et même sa voix lui manque alors qu'il veut pourtant hurler et crier toute sa rage contre le monde, contre lui-même. Il reste cependant tristement silencieux, ne pouvant répondre à celle qui un jour sera sa femme. Un air morose imprégnant ses traits étirés. Il tremble cependant, son corps parcouru par la colère qui l'empoigne. Il sent qu'il peut exploser à tout instant, telle une bombe encore non désamorcée. Le déclencheur ? Lui et lui seul, ainsi que ses pensées qui le dégradent et le rabaissent sans cesse.

Je suis désolé. Torres ferme ses yeux et l'obscurité teinte ses paupières contre lesquelles est ancrée cette vérité qui blesse. Une larme s'écoule et dévale le long de sa joue, alors qu'il se mord plus fermement les lèvres, sa mâchoire crispée tandis qu'il se tend comme jamais. Il ne réfléchit pas lorsqu'il se redresse en une impulsion. Se relevant abruptement et s'élançant brusquement vers la fenêtre, ses pas effleurant les papiers qui parsèment le sol de leur chambre. Il s'arrête une fois devant, ne l'ouvre pas, croise seulement les bras contre son torse qui s'élève et s'affaisse en un rythme effréné. Ses phalanges se crispent alors qu'il serre les poings, ses mains encerclant ses coudes. Ses ongles raclent contre sa peau échauffée, laissant des traînées rougies sur leur passage. Des marques qui contrastent avec ces cicatrices de son passé. Il souffle bruyamment, se contractant comme jamais. La tempête se déchaîne en lui alors qu'il tente de la maîtriser. De la calmer, alors qu'il sait pertinemment que c'est impossible. Il doit se retenir, pour Heather, pour lui. Pour ne pas flancher là, tout de suite. Afin de ne pas finir ébranlé, et au sol en trois secondes pour y déverser ses larmes contenues. Sa rage doit être retenue en son sein, au creux de sa cage thoracique dans laquelle des échos erratiques se répercutent pourtant déjà. Il ne doit pas déverser sa colère sur quelqu'un d'autre que lui, et même s'il a envie de s'en débarrassé, de la faire sortir, il ne peut pas. Pas maintenant, alors qu'Heather est là. Pas alors qu'elle est présente et l'a toujours été pour lui. Pas alors qu'il veut être... Qu'ils veulent devenir... Il s'étrangle en y repensant, s'imaginant déjà que cette réalité sera impossible à être leur vérité. Eux, ensemble, avec... Avec ce qui ne sera jamais leur. Ce qui ne pourra jamais être le leur. Il s'étouffe sur un sanglot, sa main droite venant effleurer ses paupières pour y retirer les perles salées. La passant dans ses cheveux en tirant sur sa tignasse, le picotement le raccrochant à la réalité. Cette réalité qui le brise à mesure que son rêve s'effrite sous ses yeux. Des fragments éparpillés, de cette idée qu'ils ont eue tout deux par le passé. Une image d'une famille heureuse, aimante. Une photographie qui ne sera jamais prise. Tu... Il secoue la tête avec amertume, la douleur l'empoignant le tiraillant dangereusement. Tu as le droit de m'en vouloir. Il murmure à peine, sa voix se brisant à chaque mot qui sort de sa bouche. La vérité, c'est qu'il s'en veut lui aussi. Mais il tait cet aveux à sa fiancée. Elle a le droit de digérer sa peine et de gérer sa colère comme elle l'entend. Même si c'est contre lui. Même si c'est contre lui, alors qu'il ne peut lui donner ce qu'elle veut. Ce qu'il veut. Ce qu'ils ont souhaités. Même si c'est contre lui, alors qu'il ne peut plus être père de famille.

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L'Autre : L’Autre Heather est nourrie par la haine. Consumée par la rage, la peine, la souffrance, mais surtout la colère. Défigurée, son physique n’a rien d’humain. Des veines saillantes ainsi qu’un visage violacé marque profondément son visage, au même titre que ses yeux, iris comme cornées, sont couverts par un voile pourpre. Cela sans ajouter les attributs quelque peu révulsants de sa langue noire et longue à la finalité serpentine, ou de ses ongles qui s’apparentent à d’horribles griffes crochues.
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Jeu 8 Nov - 20:21
Heather & Amaury
Whisper truce as the ashes hit the ground
Le temps qui ralentit, avant de s’arrêter brutalement. Le coeur qui bat, puis rate un battement. La bulle éclate, bien trop brutalement. Heather sursaute, et son bonheur explose. D’un coup, comme ça. Sans que rien ni personne ne puisse prévoir cet ultime coup du destin. Ses lèvres se serrent, en même temps que ses paupières se referment. Ce même mouvement chasse les larmes qui perlent à ses cils, dégoulinant sans élégance le long de son visage. Elle se mord l’intérieur des joues, maudit ce sort funeste qui est réservé à cette famille qui ne sera à jamais complète. Ses ongles s’enfoncent dans ses paumes, laissant des petites marques rouges sur la peau de celles-ci. La doctoresse se raccroche à la douleur, celle qu’elle a l’habitude de soigner, de panser. Elle secoue son corps, lui envoie des signaux de peine physique afin qu’il réagisse, pourtant, à part un geste sec et abrupte, elle n’est plus capable de rien, Heather. Mais elle a beau éloigner le papier d’elle et de son futur mari, cela ne repousse en rien la souffrance qui se creuse un ardu chemin. Sa respiration est saccadée tandis qu’elle assimile la nouvelle, la panique l’étreint au même titre que la déception qu’elle tente, malgré tout, de contenir en elle. Les lignes dansent sous ses paupières closes, se moquent de cette ignorance qui lui aura été, au bout du compte, fatale plus qu’autre chose. Un grattement sourd fait écho au grognement lourd qu’elle retient, gémissement qui n’a pas le droit de traverser sa gorge nouée. Quelque chose vient de se briser avec la révélation de l’atroce vérité. Peut-être bien son petit organe qui pompe son sang glacé, peut-être bien son âme, comme destinée à être réchauffée par d’horribles flammes. Il est difficile pour elle de se sonder, alors même que sa raison d’être vient de lui être arrachée. Et pour ça, il n’aura fallu qu’un mince dossier. Un filet contenant à peine trois feuilles, dont l’encre noire s’est amusée de ses propres lecteurs. La mesquinerie du résultat jouant et rejouant un tour dans l’esprit du médecin, incapable de stopper la chanson au rythme effréné et détesté. Une voix psalmodie, des épopées religieuses vantent la perte méritée du couple maudit. Alors même que rien n’était gagné, tout se retrouve soudainement abandonné.

L’échec marque au fer rouge Scarpetta. Un sentiment horrible de trahison prend le dessus sur ses excuses laborieusement crachotées. Une douleur soudaine surprend la femme, qui porte sa main à sa poitrine. Abandonnant sa tête migraineuse pour palper ce coeur qui cherche à sortir de son propre corps. Il requiert sa tombe, cet endroit où il pourra reposer en paix, au côté du petit être qui n’aura jamais le droit de voir le jour. Des sanglots interviennent, interrompant la si triste cérémonie funèbre. Elle tremble, la doctoresse, et ne peut plus s’arrêter. Ses mains quittent la froideur de son propre contact pour se réfugier contre les draps. S’y accrochant, désespéremment, trouvant là une emprise nouvelle, mais insensible. L’indifférence du tissu soutire un couinement navré à Heather, qui n’a qu’une envie : se laisser tomber à même le sol et se rouler en boule pour des heures, des jours, voire des semaines à venir. Mais elle n’a pas le droit. L’autorisation lui a été destituée à l’instant même où ils ont décidé, ensemble, tel le couple aimant qu’ils ont un jour été, et sont encore, malgré la découverte désolante, elle ose l’espérer, de passer le test. Celui-là même qui aurait pu lever le voile sur leur fardeau bien des années auparavant. Celui-là dont ils se sont toujours contentés d’ignorer l’existence, jusqu’au jour où il n’était plus possible d’accepter. Et maintenant ? Le résultat n’est pas plus acceptable. Pas plus que les éternels retours des tests de grossesse cumulant les réponses négatives. Le Docteur se secoue la tête, passe une main fébrile sur ses traits humidifiés. La fragilité l’entoure, porcelaine fissurée qui pourrait être achevée en un seul claquement de doigts. Sa faiblesse est palpable, tout autant que sa détresse, qui craque la carapace d’indifférence dont elle a tenté de se décorer. Heather souffre, un peu, beaucoup, à la folie. Ses iris ne savent plus où se poser alors qu’un souffle éteint la flamme chaleureuse de ses prunelles. Le vide peuple sa poitrine, étrangle ses cordes vocales, tord ses tripes. Inconsciemment, la doctoresse frissonne. Son buste bouge de droite à gauche. Elle finit par abandonner le tissu réconfortant de cette couette pourtant refroidie, et entoure ses épaules entrechoquées de ses bras affaiblis. Elle se frotte, rapidement, puis fortement, un peu trop peut-être. La nervosité lui fait perdre ses moyens, triste facilité qui a achevé la femme remplie de tant d’espoirs. En un seul instant, pourtant, tout s’est envolé.

Ses yeux sont cloués au sol lorsque son fiancé se lève. Elle regrette son absence de réaction, à première vue. Se surprend même à le détester, dans la seconde, avant de se reprendre. Elle se mord la lèvre, Scarpetta, et s’en veut. De ne pas avoir su plus tôt. Ou, au contraire, de ne pas avoir voulu savoir. Et maintenant, à qui doit-elle s’en prendre ? Que le monde est cruel. Aucun coupable ne saura faire l’affaire. Pas plus Amaury que la Terre entière. Quand bien même elle a envie de s’y adonner. A la haine. De céder à cette colère qui gronde, qui s’est embrasée et consume son corps tout entier. Un soupir, bruyant, s’échappe de ses lèvres gercées. Son organe vital se meurtri, son âme, en poussières, s’évanouie. Les pleurs, elle tente encore de les retenir, mais ô ! A quoi bon ? Plus rien ne sera jamais comme avant. N’est-ce pas vrai ? Désormais, quelque chose les retient. Le couple n’a pas avancé non, il vient de reculer. Plus de dix pas en arrière. Le fossé semble soudainement insurmontable, grand canyon qu’il paraît impossible de traverser. Et pourtant, il est là. Calme, impassible. Lui suggérant l’impossible. « Tu… tu... » Les mots qui restent coincés. La frustration qui l’encercle de ses bras meurtriers, alors qu’elle craque. « MAIS MERDE. » Le hurlement résonne dans la pièce, la faisant sursauter. Sa voix rendue rauque par l’émotion sonne étrangère à ses propres oreilles. Finalement, Heather se lève à son tour, et rejoint Amaury près de la fenêtre. Le tirant par l’épaule pour qu’il se tourne vers elle et lui fasse face. « C-comment tu peux me dire ça ?! » L’exclamation ne peut plus être contenue. Ses prunelles quémandent un appui qu’elle ne trouve nul part dans les iris assombris de son futur mari. Elle lui en veut. Malgré elle, malgré eux. Elle lui en veut pour se comporter ainsi, en la minute. Elle le blâme inconsciemment pour être aussi parfait en apparence, mais aussi démuni face à cette réalité qui les ébranle tous deux. Pourquoi ne montre t-il rien de plus ? Pourquoi insiste t-il à la pousser contre lui ? « Je ne veux pas t’en vouloir ! C’est si facile mais… mais… » Les larmes s’écoulent, en un flot continuel. Elles aveuglent le docteur qui ferme ses poings, et les presse, d’abord sans volonté, contre le buste de son fiancé. « MAIS PUTAIN. » Les vulgarités sont involontaires. Véritable aveu de sa perte de contrôle, de ce calme qui n’arrive plus à régner sur les multiples tempêtes essuyées. Elle relève ses poings, les enlève puis les abat sur Amaury. D’abord vide de sens, lents et désapprouvés, les coups pleuvent. Heather frappe sans vouloir, sans savoir, sans voir, son être aimé. Balance ses poings à répétition contre sa poitrine, la rougit sous les vêtements, griffe ceux-ci, tandis qu’elle perd, en force comme en volonté. Elle désire s’écrouler, la doctoresse, mais ses doigts se retiennent au haut de Torres. Appuyant son front contre son vêtement, le tâchant de ses larmes salées. Hoquetant, entre deux pleurs résignés : « Dis quelque chose. Fais quelque chose. Ne reste pas comme ça, je t’en prie. » Qu’il lui dise quoi faire. Qu’ils trouvent une solution pour palier à leur si personnel enfer. Par pitié.

Pando

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Amaury Torres
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Amaury Torres


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Dim 14 Avr - 20:58


Whisper truce as the ashes hit the ground


Hush, love. No, I'm not what you think that I'm made of. I'm a story, I'm a breakup. Just a hero on a bridge that's burning down. Can you see my scars? Can you feel my heart? This is all of me for all of the world to see. This is the end my beloved friends. I'm lost in dreams, and all I know is where I've been. Run, love. I'm the truth that you're afraid of. I'm a fever that you made up.


Sa voix meurt sur le bout de sa langue et s'estompe alentour. Étouffe dans l'atmosphère ambiante, bien trop lourde à supporter. Elle crépite contre sa peau échauffée et éraflée par les ongles de ses phalanges crispées. Telle une présence au toucher fantomatique, qui ne cesse de l'effleurer. Une proximité dont il ne sait comment s'en séparer. La réalité le rattrapant inlassablement, quand bien même il tente de lui échapper. De ne pas regarder les faits amoncelés, de ne pas prendre en compte cette sensation qu'il a toujours eue au fond de lui. Ce ressenti qui le ronge encore à présent, lui rappelant qu'il a échoué dans la seule tâche qu'il voulait vraiment. Qu'il veut toujours. Une tâche qui n'a jamais été une mission. Bien plus poignante, bien plus proche de lui, bien plus pérenne. Le vœu confessé à sa fiancée, de partager plus que leurs vies, et d'en créer d'autres ensemble. L’aveu murmuré au creux des oreilles de sa belle, de pouvoir être nommé papa par ceux qu'il aurait appelé fièrement ses enfants. Une volonté qu'il a toujours eu, dès lors qu'il a rencontré celle qui partage sa vie en cet instant. Un souhait qui n'est à présent plus qu'un mirage désolé. Des éclats brisés d'une image à jamais envolée. Les fragments éparpillés au sol, rejoignant les papiers qui le raccrochent désespérément à la réalité. Un regret amer s'épanche sur sa langue, qui repose contre son palais. Une fragrance amère en sa gorge, pesant trop lourdement alors qu'il revoit les mots ancrés sur les papiers. Les arabesques s'imprègnent à l'arrière de ses paupières refermées, et ne s'estompent aucunement, même lorsqu'il rouvre les yeux. Ses iris sont voilés d'une brume qu'il ne parvient pas à tarir malgré ses efforts pour ne pas s'écrouler. Il ne peut pas s'affaisser devant elle. Pas quand ils sont tous deux au plus bas et que tout est de sa faute. Se laisser aller à la peine, l'encenser, pour lui, c'est la solution de facilité. Alors il réalise la seule chose qu'il est capable de faire en l'instant présent. Se reprendre, et recomposer ce masque, qu'il a toujours porté sur le terrain. Rester docile aux instincts de soldat qui reprennent le dessus lentement. Tenter de restreindre les émotions qui grondent en son être tout entier, et qui rongent ses entrailles avec ardeur. Ses traits tiraillés se figent dans l'immuabilité, tandis qu'Amaury maintient un air de marbre face à la fatalité. Lui faisant face alors qu'il est en train en crouler. Sombrer dans l'abîme qui nargue sa réalité, limbes qui crépitent contre la pulpe, et qu'il effleure du bout des doigts.

Torres entend à peine sa fiancée murmurer tant il est perdu dans ses pensées. Mais l'éclat de sa voix le tire de sa léthargie, et l'homme sursaute imperceptiblement. Clignant des yeux afin de s'arracher de la torpeur insidieuse qui lui enserre le crâne. La fébrile douleur qui l'éprend est évincée au second plan, lorsque Heather s'amène à ses côtés. Sa main se posant sur son épaule, non pas pour le réconforter, mais bien pour l'agripper. S'accrocher à lui comme à une ancre en pleine mer déchaînée.  Et bien qu'il pense ne pas le mériter, le brun ne résiste pas à l'envie de savourer le contact contre sa peau. Sans doute serait-ce le dernier toucher par la belle, dont il pourra se rappeler. Torres envisage déjà le pire, toutes les horreurs méritées par la torture infligée. Un départ précipité, des éclats de verre par terre sous le coup de la colère, un hurlement déchiré. Une âme brisée, un cœur à jamais fracturé. Un temps d'arrêt, alors même que sa fiancée s'exclame sur les mots exprimés. Pour la première fois depuis longtemps, le commandant réalise une vérité sur lui. En cet instant précis, il a peur, Amaury. Peur des ce que tout cela signifie. Peur de voir sa vie s'écrouler sous ses yeux. Peur de voir Heather s'en aller et ne plus se retourner. Peur de ne pouvoir serrer dans ces bras cet enfant qui aurait été le sien. Peur de perdre ce qu'il n'a jamais pu avoir. Ce qu'il n'aura jamais, quand bien même il a longtemps essayé. Et l'atroce vérité le frappe de plein fouet, un écho désordonné qui résonne en rythme avec les battements effrénés. L'organe pulsant d'une manière déstructurée, ratant les notes de la sérénité. Faisant cogner le sang à ses tempes, le liquide s'écrasant abstraitement sur les barrières érigées. Le voile se fissure, le masque s'effrite. Le verre se brise sous l'assaut répété, alors que l'homme se noie dans le regard perlé de larmes de sa fiancée. Les pupilles de la belle lui reflétant le regard vide et assombri qu'il porte sur elle. Et cela l'empoigne plus encore, lui tiraille cet organe qui saigne trop abondamment. Le cœur aux bords des lèvres, il ne parvient pas à s'adonner à une réponse pourtant si prisée. Heather ne mérite pas son silence beaucoup trop lourd pour leurs épaules. Mais aucun mot ne passe sa gorge, tant les maux sont désolants.

La respiration hachurée, le souffle fébrile, le commandant démuni et déchu abaisse son visage. Le regard perdu dans le néant, s'attardant sur un point dans le vide à côté de sa belle. Belle qu'il désire toujours épouser plus que tout au monde. Malgré les défauts de leur situation, malgré les affronts à leur encontre. Amaury la chérit au plus profond de lui, et désespère de son propre comportement face à elle. Il ne veut que son bonheur, mais se renfermer dans ses propres retranchements ne va pas apaiser cette femme qui représente tout pour lui. La douleur est partagée, ne perce pas que son propre cœur. Ils en ont deux, ils battent entre eux. La peine ne repose pas que sur lui, et Heather en subit les tourments, tout autant que lui. Amaury peut l'entendre dans les paroles qu'elle exprime avec sincérité. Il peut le percevoir dans les poings repliés qu'elle fait impacter contre lui. Ses phalanges épousant son buste tandis qu'elle laisse écouler sa rage, sa peine, sa frustration. La voir ainsi abattue le fait chouiner silencieusement. Il ne veut pas la perdre, pas après tout ce qu'ils ont traversés ensemble depuis si longtemps. Cet arrêt brusque dans leurs plans, dans leurs idéaux, ne devrait pourtant pas les empêcher de continuer. Ils doivent être heureux, et s'acharner à vivre dans un bonheur qu'ils ne peuvent avoir. Mais qu'ils peuvent encore et toujours construire autrement. A deux. Ensemble. Lorsqu'il reprend ses esprits, et contact à la réalité, la belle a calmé ses poings, qui agrippent à présent son haut. Son front qu'il aime embrasser avant de s'endormir, les rares nuits où il rentre à la maison, repose sur lui. La voix faible et brisée de sa fiancée caresse ses tympans et Torres se mord les lèvres en entendant cette peine. Ce chagrin qui berce Heather alors que ça aurait dû être à lui de la prendre dans ses bras. Le battement raté au creux de sa cage thoracique résonne trop brutalement à ses oreilles, camouflant presque les pleurs de celle qu'il aime. Heather... Un instinct précaire l'éprend, empoigne ses muscles auparavant tendus et crispés. Ses bras s'élèvent lentement, et enserrent avec douceur les contours de Heather. Ses doigts viennent caresser ses cheveux avec tendresse, mais ses mouvements ont l'air saccadés. Tout autant que sa respiration hachurée. L'homme pose son menton sur le haut du crâne de la belle, et souffle longuement. Pardon. Pour sa réaction. Pour son absence de réponse. Pour son manque d'émotion. Pour ne pas pouvoir lui faire d'enfant. Pour ne pas réaliser leur rêve commun. Pardon. Pour tout. Je... Le masque se brise, les traits s'étirent, la peine s'inscrit sur son visage. Je ne sais pas quoi te dire... ... à part que je m'en veux. Il se mord les lèvres, avouant enfin les maux qui le rongent désespérément. Je suis désolé de t'avoir peinée plus que la réponse à nos tourments. Un silence, alors qu'il réprime les émotions menaçant d'être exposées. Je me doutais que... Que le problème provenait de moi. Que la faute me revenait, que ça me serait rejeté. L'apprendre enfin après toutes ces années, me dévaste plus que je n'aurai pu l'imaginer. Amaury inspire, tente de se calmer, avant d'expirer lourdement la peine qui l'empoigne. Je me sens déphasé et perdu, Heather. Et je ne sais plus quoi faire à présent. A part peut-être nous laisser le temps de digérer. Ses lèvres sont plissées en une grimace qu'il ne peut contrôler, et les perles salées s'épanchent enfin, en dévalant ses joues. Une cascade de larmes rejoignant le chant des pleurs. C'était tout ce qu'on avait toujours voulu. Fonder une famille, tous les deux. Et je ne peux même pas te donner ça... Douleur amère en son corps tremblant, saveur délicate partagée par le goût du chagrin. Amaury se laisse aller contre elle, l'enlace de toute son affection. Ses paupières se ferment finalement, et il sombre sous la surface, sans espoir de l'atteindre à nouveau.

Ⓒayaraven

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I'd rather walk with you in the darkness of the night than walk alone with no one lit up by the light. I wanna feel you when there’s nothing left inside. Fuck whatever they say, this moment feels so right(c) anaëlle.
The shadow you don't see
when the sun's in the sky
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Heather Scarpetta
Inhumain
Heather Scarpetta


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L'Autre : L’Autre Heather est nourrie par la haine. Consumée par la rage, la peine, la souffrance, mais surtout la colère. Défigurée, son physique n’a rien d’humain. Des veines saillantes ainsi qu’un visage violacé marque profondément son visage, au même titre que ses yeux, iris comme cornées, sont couverts par un voile pourpre. Cela sans ajouter les attributs quelque peu révulsants de sa langue noire et longue à la finalité serpentine, ou de ses ongles qui s’apparentent à d’horribles griffes crochues.
Codename : Split
Pouvoirs : Depuis le déclenchement de ses gênes inhumains, Heather est capable de se diviser en deux. Une Heather est celle douce, généreuse, abîmée par la vie que tout le monde aime et connait. L’Autre Heather est un monstre assoiffé de sang et surtout de vengeance, qui n’hésite pas à sortir les griffes, littéralement, pour commettre les pires actes possibles sous couvert d’un motif justicier. A ceci près que les deux Heather ne peuvent être ensemble physiquement. Lorsque l’une est de sortie, l’autre est emprisonnée dans des miroirs, dans des reflets. En effet, le don d’Heather se limite par sa manifestation : une Heather ne peut prendre la place de l’autre s’il n’y a pas un miroir pour renvoyer leur reflet et permettre le switch des deux personnalités.

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Jeu 6 Juin - 20:51
Heather & Amaury
Whisper truce as the ashes hit the ground
Cette impression que le monde s’arrête. Que le tour continuel de la Terre s’interrompt. Non point pour laisser le temps d’avaler la terrible information. Simplement pour marquer celle-ci de la plus atroce des façons. Souffrance imperceptible, qui ruine le cœur, qui paralyse le corps. Coup de massue froidement abattue, épaules affaissées par ce qui leur est refusé. Réalité dévoilée qui devrait soulager, mais qui brise encore un peu plus. Rêve détruit, réduit à néant. Comme ça, juste en un claquement de doigts. Feuilles désormais glissées au sol, toutefois encore visibles à sa cornée qu’elle voudrait piquer. Vision acharnée qui insiste et persiste. Encre noir soigneusement appliquée à la machine, qui refuse d’abdiquer. Précisions apportées par des chiffres, des virgules, des connotations médicales. Informations situées en une police minuscule, mais qui crève à l’œil de la Scarpetta. Moquerie que cet univers. Vil que cette vie toute entière. Les phalanges blanchissent, la gorge s’assèche. Aucun son, dans un premier temps, ne sort. Il faut encore assimiler, reconnaître ou désavouer les désormais reconnus torts. Les traits sont plissés, tordus par une douleur familière. Poignante. Plus encore que tout ce qui a été vécu auparavant. Heather se sent défaillir, mais s’accroche. Telle une malédiction inévitable, elle ne peut détourner le regard. Les feuillets à terre agrippent le Docteur, l’appelle à la rescousse. Noyés qu’ils sont par le chagrin de ces deux faibles humains. Femme et homme, tous deux imprégnés par cette eau retenue, par ces larmes salées qu’ils refusent d’entièrement évacuer. Deuil encensé par l’atmosphère déjà pesante depuis bien trop de jours et semaines écoulés. Raison forcée, arguments appuyés d’une distance imposée depuis bien des lustres en vérité. Refus de la réalité, est-ce vraiment ce à quoi ils se sont adonnés ? Heather ne sait pas, Heather ne sait plus. Déstabilisée par cette information tant redoutée. Ce renseignement qu’elle aurait voulu déchirer, jeter dans la première poubelle venue. Ce dossier qu’elle regrette d’avoir ainsi apporté à la maison. Loin de crever l’abcès, il pousse seulement à la déraison.

La doctoresse souffle. Se relève, rejoint le futur mari bien trop silencieux. Elle le supplie, quémande une haine vindicative. Ce n’est pas un punching-ball qu’elle souhaite recueillir en l’instant. Simplement l’homme qu’elle aime. Mais les mots ne sortent pas, déformés par les pesants maux incombés. Alors ses poings tremblants s’abattent, frappent la carcasse immobile. Susurre des jurons qui dépassent l’entendement, balance ainsi sa propre éducation. Souvenir tourmenté qui effleure son esprit torturé, vie passée qui cherche à se réveiller mais qui meurt, d’ores et déjà effacée. La Scarpetta sent le désespoir l’envahir, au fond, depuis longtemps, elle se sait habitée. Fureur qu’elle refuse toutefois d’honorer, cédant vite à des pleurs impossibles à éviter. Les larmes roulent sur ses joues, laissent une marque sombre sur l’habit de l’être, de ses bras, entouré. Elle l’aime et le déteste à la fois. Grince des dents face à ce manque de réactions qu’elle pourrait, pourtant, comprendre. Si seulement elle en avait la capacité, sur le moment. Mais seule la tristesse réside en elle, seul le sentiment de vouloir être réconfortée la colle un peu plus au fiancé. Damnés, voilà ce qu’ils sont. Comme si le destin a décidé de se rappeler au couple fissuré. Craquelé par cet ultime coup du sort, mis à terre par un vulgaire assemblage de papier. «Amaury... » Elle ne sait quoi dire, ne sait que faire. Ses yeux se ferment, un bref instant. Elle hume l’odeur du mari, bien trop familière, manquante également. Séparation déjà entamée alors qu’elle n’aspire qu’à une véritable réunion. Elle répète doucement son nom, passe délicatement sa main sur le vêtement mouillé. S’accroche à cette poitrine musclée, quémande un contact décidément bien trop entaché. Devoir qui les a séparés. Illusion qu’une vie meilleure les attendait, alors qu’il n’en a jamais rien été. Le Docteur souffle, retient un rire nerveux. Folie que d’avoir ainsi espéré. Jusqu’au bout alors que tous connaissaient depuis des lustres la vérité. Ils l’ont toujours repoussé, mais qu’est-ce que ça leur a finalement rapporté ? Rien. Rien de plus qu’un trou béant au niveau de leur palpitant. Heather peut presque encore sentir l’éclair qui a foudroyé son cœur, qu’il l’a si froidement coupé en deux. Douleur qui achève les futurs époux, cacophonie entêtante qui se joue entre eux. Ils n’ont pas le droit au bonheur. Le destin a parlé.

Heather gémit doucement, s’appuie un peu plus contre le fiancé. Ses bras esquivent légèrement la poitrine qui se relève à un rythme régulier. Ils préfèrent finalement entourer le futur marié si apprécié. Les ongles tranchent encore le tissu déjà bien abîmé, marquent vêtement et peau apparente. La peur de perdre l’aimé la tétanise, mais elle est comme déjà résignée. Craignant que cet état perdure depuis en réalité bien plus longtemps, et qu’il ne compte pas s’arrêter. Revenir en arrière après cette nouvelle semble tout bonnement impossible à réaliser. Heather se sent coupable, l’est certainement bien plus que le mari échoué. C’est elle la Docteur. Elle aurait pu partager un diagnostic soupçonné bien plus tôt, bien avant qu’ils ne commettent l’irréparable. Mais elle avait cédé à ses craintes, avait renié la si amère vérité. Que vaut-elle, désormais ? Rien de plus qu’une traître à son métier, qu’un poids à son fiancé. Elle s’est menti à elle même, a tari l’effroyable vérité en son plus for intérieur. Négligeant le devoir professionnel pour faire passer les besoins personnels. Et pour simplement causer encore plus de torts. Pour ainsi les séparer, les faucher sans pitié. Monstre ainsi maquillé mais dorénavant dévoilé. «Je... je crois que c’est à moi de parler. » Les mots percent enfin l’ouïe assourdie par la peine encore transperçante. Ils parviennent à creuser un sillon sinueux, à parvenir aux destinataires des messages déposés. « Je suis désolée. J’aurais pu... » Elle aurait dû. Savoir, agir. Au lieu d’ainsi les punir. « J’aurais dû le voir bien plus tôt. Le reconnaître dès que j’en ai eu les doutes. » Non pas qu’elle avait toujours incriminé le futur mari. Loin de là, bien au contraire. Pendant longtemps, elle s’était jugée l’unique responsable de leurs tourments. Mais la peur du châtiment a eu raison de l’appel de la vérité. Faisant taire la femme qui aurait pu faire ainsi cesser la torture imposée. Un test, et tout aurait pu changer. Si ce n’est pas elle, c’est lui. Si ce n’est pas lui, c’est elle. Des solutions alors, auraient peut-être pu leur parler. Au lieu de cela, elle s’est languie dans l’omission volontaire. Grotesque déformation de son savoir intégré, de sa connaissance vitale pour ainsi tout surpasser.  « Je n’ai pas osé. Je me croyais responsable et l’idée que tu m’en veuilles... » Elle secoue la tête. Presse un peu plus ses mains contre Amaury alors qu’elle le sent la bercer. Les bercer tous deux dans leur irréparable souffrance. « C’était trop. Je ne voulais pas nous séparer. » Je t’aime tellement, tu sais. Vérité implacable exposée, mais dont la finalité reste coincée. Piégée par ce poids qu’elle ne peut désormais plus ôter. «  Je suis tellement désolée Amaury. Si seulement... si seulement j’avais agi. Je ne voulais pas te faire souffrir ainsi. Te dévaster, te détruire. Je ne voulais rien de tout ça. » Elle voulait simplement y croire, pour elle, pour eux. Pour tous les deux et éventuellement tous les trois. «  Si tu savais comme je m’en veux. On a tellement espéré alors qu’au fond... » Au fond, ils le savaient depuis longtemps. L’un comme l’autre, sans pour autant désigner un coupable inévitable. «  Je ne voulais pas que ça se passe ainsi. Que cette quête insensée finisse par nous briser. » Mais c’est ce qu’il se passe, n’est ce pas ? Les mots échappent à Amaury et la fiancée ferme les yeux. Encaisse ses paroles, tant redoutées par le passé. « Digérer... » Les larmes perlent encore plus, tracent des marques transparentes sur ses joues. Le silence enveloppe encore quelques instants les époux, tandis que la doctoresse n’est plus certaine de savoir quoi exprimer. «  Ne dis pas ça. Je t’en prie. » Les phrases continuent, en dépit de tout, de fuser, et Scarpetta se redresse. Se dégage légèrement pour appliquer deux doigts tremblants sur les lèvres de l’aimé. «  Arrête. Ne fais pas ça. Ne prends pas le blâme, je t’en supplie. » Ils peuvent affronter ça à deux. Follement du moins, elle le veut. « On... on peut surmonter ça. N’est-ce pas ? » Ses prunelles embuées cherchent une réponse, forcent à croiser celles de son fiancé. En quête d’une lueur qui puisse lui apporter la solution souhaitée. « On peut encore tout arranger. Tu... tu es au courant que ça ne change rien. Pas pour moi. » Main qui caresse délicatement le menton puis la joue mal rasée de l’être enlacé. Affection qui transparaît par-delà ces gestes éprouvés. Elle l’aime, plus que tout. Sa colère s’est déjà évanouie au profit d’une peine imprégnée. Mais cela ne change pas les sentiments ressentis depuis des années. « On trouvera un autre moyen. » Mais pour cela, encore doivent-ils y croire. Plus encore, le vouloir.
Pando

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Amaury Torres
Extraterrestre
Amaury Torres


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Codename : TOR.A.2
Pouvoirs : Altération négative. Co-hôte d'un symbiote.

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DCs : Morgan, Ryan, Hailey, Moran, Eames, Nathan, Terrence, Lena & Eden

Lun 29 Juil - 23:59


Whisper truce as the ashes hit the ground


Hush, love. No, I'm not what you think that I'm made of. I'm a story, I'm a breakup. Just a hero on a bridge that's burning down. Can you see my scars? Can you feel my heart? This is all of me for all of the world to see. This is the end my beloved friends. I'm lost in dreams, and all I know is where I've been. Run, love. I'm the truth that you're afraid of. I'm a fever that you made up.

Le cœur meurtri par l'encre noircie dépeignant ces lignes rédigées, peine à battre de cette ferveur autrefois savourée. Le palpitant s'exclame au travers d'échos perturbés qui se réverbèrent avec difficulté. Au creux de la prison de sa cage thoracique, sensiblement trop étroite pour contenir toute la tristesse qui s'y imprègne. Amertume sur le bout des lèvres, encensée par les soupirs répétés. Les perles salées sont réprimées derrière les paupières lourdement fermées. Son corps est tremblant contre cette femme qu'il aime à jamais. Son menton sur le crâne de l'être aimé, il se mord les lèvres afin de ne pas s'épancher. Caressant ses cheveux dans un mouvement qu'il a toujours apprécié effectuer. Un simple contact entre elle et lui, où il se sent proche de sa fiancée. Mais où il ne sait jamais s'il le fait par affection ou par intérêt de rassurer. Aujourd'hui, alors qu'il caresse tendrement les mèches de la doctoresse, il ne sait s'il le réalise pour l'apaiser elle, ou pour s'apaiser lui-même. Étrange ironie que de ne pas savoir, alors que son monde vient à peine de s'écrouler. Que tout s'est effondré sous ses pieds pour l'emporter. Dans une chute poignante à l'impact reporté, qui enserre encore son organe palpité. Ses forces s'amenuisent tandis qu'il s'abandonne en son esprit, se perd dans les méandres de ses souvenirs. De ses envies. Des désirs de fonder une famille. Volonté qu'il a depuis longtemps enlacée, pour résider aux côtés de la belle Scarpetta. Pouvoir la combler en lui accordant le vœu ultime, d'accueillir un tout petit dans leur cocon choyé. Il imagine ces instants où les deux amants seraient devenus parents. Tous deux, enserrant le bébé dans leurs bras aimants. Enfant adoré qui jamais n'aurait été abandonné ou renié. Seulement apprécié par la doctoresse et le commandant. Lèvres tremblantes suite à l'explosion de la bulle d'intimité, Amaury ferme les yeux en laissant s'écouler une perle salée. L'être tant attendu n'est plus qu'illusion qui file entre ses doigts telle de la fumée. Rappel incessant de cette vérité qui s'inscrit en la réalité désormais. Il ne peut enfanter, ne peut accorder ce qu'il reste de lui. Son héritage semble n'être plus que résidus de poussières, envolées. S'il ne peut lui offrir cette part de lui, il ne peut laisser derrière qu'une amertume désolée. À sa femme si désirée et aimée. Et tenter de remonter la pente, main dans la main, avec elle, lorsqu'il en sera capable. Lorsqu'il sera assez stable pour retrouver la surface et l'atteindre sans plus succomber.

Torres sent sa fiancée se mouvoir contre lui et sa douce voix caresser ses tympans. Heather lui parle à son tour et se répand elle également, en une myriade d'excuses qu'il pense ne pas mériter. Il a mal, d'entendre ces mots sortir de sa bouche. Il a mal, d'entendre les sous-entendus qu'elle n'ose pas murmurer. Ce n'est pas de ta faute. Il renifle avec peine, la douleur empoignant plus encore sa gorge enserrée par les poids des remords. Tu t'es raccrochée à un espoir, plutôt que d'abandonner. Tu as fait ce qu'il fallait. Il esquisse un léger sourire empli d'amertume et embrasse le front de sa bien aimée. L'homme abaisse son front contre celui de la belle et ferme les yeux, caresse du bout de ses doigts, cette peau qu'il connaît par cœur. Il l'écoute toujours et se sent quelque peu apaisé par sa voix si adorée. Mais se tend lorsqu'elle mentionne la possibilité qu'il ait pu lui en vouloir, lui jeter le blâme, pour leurs tourments qui les hantent depuis si longtemps. Jamais je ne pourrai t'en vouloir, Heather. Jamais. Un sourire attristé s'étire sur ses lèvres alors qu'il passe avec douceur son pouce sur sa joue. Sa langue est lourde contre son palais et sa respiration se fait plus hachurée. Des paroles de sa fiancée émane un poids qui le touche également. Les reproches envers eux-mêmes, les regrets qui les tirent vers le bas. Ils s'en veulent tous deux, pour une faute qui les brise bien trop. Je ne voulais que ton bonheur. Il n'a pas la force de répondre à la doctoresse, trop enseveli sous les émotions qui l'assaillent ardemment. Mais il comprend ses sentiments. Parce qu'il les ressent également. Amaury hoche simplement la tête vers sa fiancée, fuyant presque son regard lorsque l'espoir est mentionné. Cet espoir, d'un jour voir leur famille s'agrandir. De voir un bout de chou débarquer dans leur vie. De découvrir les premiers sourires et d'entendre les premiers rires. De se redécouvrir eux-même au travers de la parenté. Une envie, qu'ils ont toujours eu. S'accrochant aux infimes éclats d'espoir, se focalisant sur les miettes qui leur ont été jetées. Une envie qu'ils n'ont jamais abandonnée. Jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à cet instant précis. Où tout a basculé, lorsque la vérité a éclatée. Lorsque la réalité les a rattrapés. Pour les briser. Le cœur au bord des lèvres, Amaury détourne son regard. Ses iris embrumés se perdent sur la fenêtre de la chambre devenue glaciale, où la vitre lui renvoie son reflet désolé et abusé. Et de voir ce qui lui est renvoyé, le frappe de plein fouet. L'homme tourne la tête de l'autre côté pour se tirer de cette contemplation qui ne fait que de l'enfoncer. Qui ne fait que de le confronter à leur malheur partagé.

Les remords s'épanchent dans les mots écorchés. Les paroles écumées du bout des lèvres, prononcées par Amaury. Elles blessent, saignent son organe détruit. Mais brisent aussi celui de sa fiancée. De la belle Heather qui finit par apposer deux phalanges sur la bouche de son aimé. Torres ne peut que la contempler derrière ses paupières plissées. Une brume salée parsemant son regard attristé. Il se sent tellement coupable de leur tourments, qu'il ne peut imaginer à quel point ses mots sont douloureux à écouter. Il sait que le problème vient de lui, que s'ils n'ont pas réussi à apporter un troisième être aimé dans leur foyer, la faute lui revient. S'il porte le blâme, ce n'est que pour lui, une sorte de punition infligée. Mais il réalise en l'instant, que cela affecte également sa fiancée. Pas seulement de savoir qu'il ne peut lui apporter l'enfant désiré. Mais aussi de savoir qu'il rejette la faute sur lui-même, qu'il ne se sent que d'être le seul à porter le fardeau des tourments. Il ne souhaite en aucun cas la peiner plus encore, ou plus que de raison. La doctoresse a déjà tant a supporter, un poids supplémentaire ne serait qu'un boulet enchaîné à ses pieds. Alors le commandant pince les lèvres et sent sa gorge s'enserrer de plus belle. Un hochement de tête alors qu'elle demande s'ils peuvent surmonter cela ensemble. Dans sa voix, une pointe d'espoir, une recherche d'une étincelle, d'une lueur, d'une volonté nouvelle au cœur du regard aimé. Un faible éclat parsemant les iris du commandant, qui esquisse de ses forces restantes, un sourire tremblant. Je sais. Et... Sa langue venant humidifier ses lèvres avant qu'il ne les morde instinctivement. Un réflexe qu'il reprend lorsqu'il se retrouve au pied du mur, et ne sait que faire pour surmonter l'instant. Ça ne change rien pour moi non plus. Un murmure à moitié étouffé par le baiser déposé sur le haut de son crâne, tandis qu'elle annonce qu'ils vont trouver un autre moyen. Pour tout arranger. Le poids en sa gorge enserrée, la pression sensiblement allégée dès lors qu'il entend les paroles de sa fiancée. Sa main venant enserrer la joue de la belle doctoresse depuis longtemps adorée. Son pouce retraçant les sillons laissés par les perles salées écoulées. Tout ce que je veux, c'est que tu sois heureuse. Une lueur nouvelle se met à étinceler entre les deux êtres aimés. Peu importe ce qu'il faudra faire, je sais qu'on trouvera une solution. Il se perd dans son regard, la contemple d'une adoration qui ne ternit aucunement. Ensemble. Le sourire qu'il accorde est empli d'affection, bien qu'encore légèrement voilé par les résidus de sa peine. Il ne parvient à détacher ses iris de sa fiancée. Se laisse submerger par l'instant qu'ils partagent depuis un moment. Bercé par l'amour porté à la belle, par ses sentiments éprouvés, et les émotions adulées. C'est avec douceur, qu'il s'approche d'elle, et replace une mèche de ses cheveux derrière son oreille. S'attardant sur son visage parfait, la regardant avec toute son affection la plus sincère. Je t'aime. Ses excuses désolées sont implicites derrière ses sentiments les plus profonds qui sont murmurés. Et il l'enlace plus encore, la serrant contre lui. Fermant les yeux, posant son front contre le sien. Savoure la fragrance qui se dégage de sa peau, son parfum embaumant contre son palais. Il s'imprègne de cette sensation qui émane de la situation et ne la lâche plus. S'y accroche, sans pour autant désespérément. L'espoir semble enfin se remettre à briller pour eux, d'un éclat qu'ils chérissent tous deux.

ⒸSlythbitch

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I'd rather walk with you in the darkness of the night than walk alone with no one lit up by the light. I wanna feel you when there’s nothing left inside. Fuck whatever they say, this moment feels so right(c) anaëlle.
The shadow you don't see
when the sun's in the sky
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