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It is time to turn the page [Pv Keith et Gabriel]
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Keith Ferell
Humain
Keith Ferell


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Codename : Flash
Pouvoirs : Keith possède un arc magique. Il apparait quand il en a besoin (et peut même parfois disparaitre à sa guise)
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It is time to turn the page [Pv Keith et Gabriel] Fonddr115 / 55 / 5It is time to turn the page [Pv Keith et Gabriel] Fonddr11
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Mar 18 Sep - 15:37


It is time to turn the page
FT. Gabriel
La vie n'avait plus aucun sens. Elle s'effritait sous ses doigts écorchés, devenait poussière à mesure qu'il se confrontait à la réalité. Cette dure vérité qu'il n'avait même pas envie de connaître, d'assumer tant elle lui avait laissé des traces indélébiles par le passé.

D'ailleurs. Beaucoup de question le traversait, le tiraillait nuit et jour. Il se demandait comment. Comment avait-il pu en arriver là, à travailler en tant qu'avocat alors qu'il n'avait jamais étudié, ni accompli de grandes choses de toute sa vie. Bien au contraire.... Oui. Tout son cheminement. Tout son parcours qu'il croyait avoir durement acquis. C'était du flanc. Un mensonge laissé par quelque chose qui allait bien au delà de la propre logique et bordel. Il ne comprenait toujours pas ce qui se passait. Il essayait pourtant mais en vain et des milliers de questions continuaient à tourner en boucle dans sa tête au point de le priver de tout sommeil.

C'est pourquoi, il n'était pas chez lui ce matin là. Il n'était pas dans son appartement. Cet appartement si bien rangé, soigné qui, lui aussi, n'avait plus aucun sens à ses yeux. Non. Tout ça, ce n'était pas sa vie.... ça ne l'était plus du moins. Lui. Lui, avait toujours vécu dans la rue, en faisant de cette dernière son terrain de jeu. Son terrain de chasse. Il ne gagnait pas d'argent honnêtement. Pas en défendant des clients à la barre comme il croyait le faire depuis le début en tout cas. Il n'était pas diplômé. Andréas n'avait jamais été son grand père et sa mère. Sa mère, il l'avait rayé de sa vie bien avant qu'elle ne se laisse périr de chagrin. Tant qu'à Gabriel...

A cette pensée, ce nom pourtant si familier, Keith serra la mâchoire et ancra ses iris aux loin, perdu dans ses sombres souvenirs. Il n'était pas qu'un simple voisin. Il n'étais pas qu'un simple collègue avec qui, ils avaient eu seulement plusieurs griefs sans aucun fondement. Cette haine. Cette colère qu'ils avaient toujours eu l'un envers l'autre. Ce n'était pas pour des broutilles sans importance. Ce n'était pas pour rien. Il le savait à présent. Il se rappelait de tout. De tout, dans les moindres détails et la vérité continuait à s'abattre sur lui comme un fouet intransigeant.
- Putain...

C'était trop. Trop pour le jeune avocat qui ne savait plus où se placer. Où se situer dans ce monde. Son coeur battait avec force contre sa poitrine serrée. Sa respiration était hachurée, incertaine. Tandis qu'il marchait, vagabondait sans but dans les ruelles, sa décision tomba, l'immobilisant sur place à quelques mètres seulement du cabinet.
- Ça ne peut pas continuer. Il faut que j'arrête.

Tout. Du moins en parti. Car en ce qui concernait Hydra, il se sentait plus légitime de poursuivre dans cette voie plutôt qu'ici, dans un bureau qui ne lui ressemblait pas avec un travail qui allait complètement dans le sens contraire de ce qu'il avait toujours été. A savoir : un dealer. Une petite frappe qui se complaisait dans la souffrance d'autrui. Qui n'existait que par la douleur des autres en n'hésitant pas à les écraser au passage. Alors oui. Il avait déjà payé ses fautes. Il avait déjà lourdement payé ses erreurs entre les quatre murs d'une prison mais non. Non, il ne sentait toujours pas légitime d'être avocat, au point d'avoir écrit sa lettre de démission pas plus tard que la veille.
- Je suis désolé Jenni... je n'ai pas le choix.

De plus, Hydra lui avait fait une proposition alléchante, lui ouvrant d'autres perspectives qui n'était en rien négligeable. Il comptait accepter. Il avait d'ailleurs rendez-vous le surlendemain avec Nikki, sa mentor assignée pour faire ses premiers pas en tant qu'espion. Cela lui convenait, réveillait en lui Flash qui était resté depuis trop longtemps endormi.
- Il faut que je le fasse.

Tandis qu'il restait là, immobile, les muscles crispés à regarder ce haut bâtiment familier, hésitant encore sur la marche à suivre, une voix s'éleva soudain dans les airs, brisant ainsi le court de ses pensées vagabondes.
"PUTAIN DE CONNARD DE MERDE"

Gabriel. On pouvait l'entendre à l'autre bout de la ville tellement il gueulait comme un damné par delà la fenêtre entrouverte. Surpris, Keith fronça les sourcils et marmonna entre ses dents serrés :
- Qu'es-ce qu'il a encore l'autre...

Sérieusement. C'était quoi le délire? Quelle raison le poussait à hurler ainsi, en faisant profiter tout le voisinage par la même occasion. N'ayant plus le choix de faire machine arrière, le brun s'attela donc à pousser la porte du cabinet, poursuivant à l'attention de son collègue qui se trouvait par conséquent tout près de l'entrée :
- Whaou. Calme toi putain, on t'entend à l'autre bout de la v... La vache ! Gabriel, qu'es-ce que tu fous bordel ?!

Car à peine fut-il entré que ses yeux se posèrent sur ce tas de feuille, dévoré par les flammes. Des volutes de fumée noire glissait dans l'air. Le feu envahissait sournoisement le bureau sous l’œil écarquillé du jeune archer qui se débarrassa bien vite de sa veste pour tenter d'éteindre ce brasier le plus rapidement possible. Au même moment, il sentit son arc bienfaiteur se matérialiser dans son dos. Le contact fut léger, à peine perceptible. En moins de deux secondes, il s'était déjà volatilisé, laissant son propriétaire sur le qui-vive, le front plissé par la colère :
- T'es sérieux là? Tu veux que tout le monde sache qui tu es ou comment? Aide moi à l'éteindre au lieu de rester planté comme un piquet. Bordel, finalement t'étais bien plus doué et moins stupide avant... Quoi que, ça encore, ça reste à vérifier.
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Gabriel J. Hobbs
Mutant
Gabriel J. Hobbs


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a récupéré toute sa mémoire et ses souvenirs - était un junkie dans son ancienne vie, doublé d'un criminel qui faisait payer ses services - a une mère violente et estime que c'est de sa faute s'il a mal tourné - travaille au cabinet Nelson & Murdock et commence à se faire une réputation - a réussi à échapper au radar de la garde rouge malgré la réapparition de ses pouvoirs - ne prend aucun parti sur l'île car il n'est pas concerné pour le moment.

Codename : Lighter
Pouvoirs : Pyrokinésie ► Gabriel a la faculté de créer du feu, par la pensée. Il doit cependant garder un contrôle constant sur sa "création" s'il ne veut perdre le contrôle.
Et parce que l'inverse serait sacrément ironique, il est insensible au feu et à la chaleur.
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Sam 22 Sep - 17:53
It's time to turn the page ft Keith Ferell

Bring me home in a blinding dream, through the secrets that I have seen. Wash the sorrow from off my skin And show me how to be whole again.

La conversation l’irrite au plus haut point. Il n’est pas dans son meilleur jour, clairement. Il est arrivé plus tôt que les autres au bureau pour ne pas avoir à ressasser encore et encore les mêmes pensées. Se fondre dans le travail lui offre un échappatoire certain. Assis à ce bureau, il ne songe qu’au dossier sur lequel il est, aux possibilités qui s’offrent à ce client dont il a la charge. En tant qu’avocat, il n’est pas censé porter de jugement sur les clients dont il défend les intérêts. Il est de leur côté quoiqu’il arrive. Enfin, il est censé l’être. Parce que sur le papier, c’est bien beau tout ça, mais dans la réalité, c’est beaucoup plus compliqué que ça en a l’air. Gabriel déteste tout particulièrement les gosses de riches qui savent qu’ils vont s’en sortir parce qu’ils ont de l’argent. Ils se sentent intouchables parce qu’ils sont blancs, qu’ils ont le pouvoir de papa-maman et le compte en banque qui va avec et ils recommencent à la moindre occasion, en pensant que verser deux ou trois larmes en disant pardon passera. Et ça passe. Ça passe toujours. Au plus profond de son être, il leur voue une haine féroce.  Car pendant que lui, il se saigne pratiquement aux quatre veines pour les sortir de la merde dans laquelle ils se foutent tous seuls comme des grands, eux, ils se contentent de le traiter comme un clébard à leur service. Il ne les aimait déjà pas quand il n’était qu’un simple assistant juridique sans prétention. A présent qu’il était avocat, il se gênait moins pour leur dire le fond de sa pensée.

Le bureau est vide et il n’y a que Gabriel, au téléphone avec ce fameux gosse de riche qui l’appelle une fois de plus parce qu’il faut un abruti pour payer sa caution et venir le chercher en garde à vue. C’est la troisième fois en deux mois. Et ça le gonfle. « Mon père refuse d’en entendre parler. » Gabriel lève les yeux au ciel. « Faut peut-être se remettre en question au bout d’un moment, nan ? » Au diable les pincettes. Gabriel n’en a plus rien à foutre. Il connait ce schéma. On appelle Papa pour le sortir de là parce que c’est amplement plus simple pour ne pas avoir à assumer les conséquences. Puis quand Papa ne suffit plus, on appelle Maritza, car on sait qu’elle va tout faire pour arranger la situation. Gabriel l’a fait, dans une autre vie. Trois. Quatre. Cinq fois. Au bout de la sixième, plus personne ne décroche, plus personne ne répond et on se retrouve comme un con avec trop de coke dans les veines pour réfléchir calmement. Il se pince l’arête du nez, la tête rejetée en arrière et soupire en entendant l’autre gosse de riche casse-bonbon commencer à se plaindre que c’est pas de sa faute. Oui, ce n’est jamais de sa faute. C’est toujours la faute des autres. Ça aussi, Gabriel connait. Il a presque pitié pour ce pauvre gosse. Presque. Mais il ne s’en mêle pas. Car il sait que tant que ce morveux n’aura pas admis qu’il a un sérieux problème d’addiction à la drogue, il ne pourra rien faire pour l’aider. « J’pensais que je pouvais te faire confiance, mais t’es exactement comme les autres.» « T’en prends pas à moi. J’ai pas fait la connerie à ta place. Rappelle-moi quand tu seras clean, okay ? » « Je te paie pourquoi, espèce de connard ? » « Continue et tu vas devoir te trouver un autre avocat. » Si Gabriel se permet une telle familiarité avec son client, c’est également parce qu’il est hors de question qu’il fasse des courbettes à quelqu’un qui ne le respecte pas. Ça marchait quand il ne se souvenait plus de sa vie d’avant. Mais maintenant qu’il sait qui il est, les règles changent.  Et le ballet d’insulte de toxico commence. Il tente de garder patience, essuie une insulte après l’autre en serrant les dents et les poings. Il fait son possible pour ne pas perdre son calme, se disant qu’il était décidant un sacré connard quand c’était lui, le junkie. Martin et Maritza mériteraient une statue à leur effigie pour tout ce qu’il leur avait fait subir avant. Sauf qu’il finit par ne plus avoir la patience, justement. Ça va bien, les fausses excuses. C’est trop facile de blâmer son enfance pour justifier ses conneries. Alors qu’il essuie une nouvelle insulte, la main de Gabriel se serre autour du combiné et il finit par se redresser. « Ecoute-moi, sale petit enfoiré. Tes parents n’y sont pour rien pour le tas de merde ingrat que tu es, tu piges ? Tu préfère te shooter pour fuir tes actes, tant mieux pour toi. Mais ne blâme pas le reste du monde pour tes conneries et assume. » L’autre main à plat sur le bureau, s’en servant comme appui, Gabriel est finalement debout, furieux et crachant avec véhémence. « Alors tu sais quoi ? Quand tu seras assez sobre pour retrouver tes trois pauvres neurones qui se courent après, tu iras chercher un autre pigeon pour défendre ton cas. Et je lui souhaite bien du courage, parce que t’es un putain de connard de merde ! » Il hurle la dernière phrase en raccrochant violemment le combiné.

Il ferme les yeux, expire par le nez et tente de retrouver son calme. Et pendant qu’il a les yeux clos, il ne voit pas dans le coin de la pièce une pile de papier en train de s’enflammer. Il ne pense qu’à ce petit fumier, juste avant que la culpabilité ne vienne le ronger. Peut-être qu’il n’aurait pas dû lui parler comme ça et qu’il aurait dû garder patience. En plus, ça risque de faire tâche dans sa réputation si on apprend qu’il se met à insulter ses clients. Matt avait déjà moyennement apprécié le raffut qu’ils avaient causé à la prison avec Keith, lorsqu’ils avaient manqué de refaire le portrait de ce nazi du dimanche. S’il continuait ainsi, il allait finir par se faire virer. Reste à espérer que personne n’a entendu l’altercation entre lui et son client. Il ouvre les yeux et sursaute en entendant Keith entrer dans son bureau pour lui gueuler dessus. « Hein ?! Qu’est-ce que…» commence-t-il à bafouiller comme un gamin pris en faute. Au même instant, il percute qu’il y a le feu dans son bureau. Et que Keith l’a remarqué aussi. Il n’a pas le temps de réagir que son collègue est déjà en train d’éteindre le brasier avec sa veste, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Ce n’était pas comme s’il l’avait déjà fait un nombre incalculable de fois par le passé, pas vrai ? Gabriel sent son coeur se serrer parce qu’il n’a pas fait attention et que par conséquent, ses pouvoirs se sont déclenchés, dans son propre bureau. Merde. Il les contrôle de moins en moins. Il avise le vase que Karen a tendance à mettre dans tous les bureaux du cabinet parce que ça fait plus cordial et retire les fleurs pour se saisir du récipient. Il fait le tour de son bureau, en entendant Keith lui râler dessus alors que son arc fait une nouvelle apparition brève. « Oui, bon ça va, je ne les contrôle pas, okay ?! » Et il vide le contenu du vase sur le feu, sans se rendre compte de ce qu’il vient de dire. A dire vrai, il a seulement répondu à Keith comme il répond d’habitude, comme si tout était normal. C’est seulement une fois qu’ils parviennent à maîtriser le feu et à l’éteindre qu’il percute. Est-ce que Keith vient de…. Ah mais oui. Bien sûr. Keith l’a vu se servir de ses pouvoirs dans le labyrinthe. Heureusement pour lui. La conversation aurait pu prendre une autre tournure si ce n’était pas le cas. Il se sent vraiment con, pour le coup et il y a de quoi. « T’as rien vu, d’accord ? C’est un foutu accident. » L’idée que Keith puisse le balancer ne lui effleure même pas l’esprit parce qu’il connaît Keith. Même si ce dernier le déteste pour de très bonnes raisons, il n’irait jamais faire ça. Et puis… Merde. Attendez une minute. Il a dit «avant» ? Avant quoi ? Gabriel écarquille les yeux et recule doucement en secouant la tête. « Oh putain… Tu...Tu… Tu te rappelle de tout, pas vrai ?» Là, il a un autre problème. Parce que si Keith se rappelle… Okay, pas de panique, Gabriel. Pas de panique.

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Dim 21 Oct - 15:54


It is time to turn the page
FT. Gabriel
Non. Vraiment. Keith ne comprenait pas à quoi son collègue jouait. Il savait pourtant que c'était dangereux. D'exposer ouvertement ses pouvoirs de cette façon. Tandis qu'il s'activait à éteindre le feu, en tapant le bureau à plusieurs reprises avec sa veste, il grommela, se pinça les lèvres, ne pouvant s'empêcher d'émettre une réflexion sans penser que ce dernier allait savoir où il voulait en venir. Car en vérité, c'était sortit tout seul. Il ne s'attendait pas vraiment à ce que l'autre comprenne. Les yeux rivés sur le brasier, il se contentait de ronchonner, de pester comme il le faisait d'habitude, lâchant même un :
- Bah il va falloir que tu apprennes et vite. Avant que les autorités nous tombent dessus sans prévenir.

Avant de porter son regard sombre sur lui. Oui. Qu'es-ce qui lui était passé par la tête ? Était-il fou ou complètement stupide ? S'il n'était pas entré à temps, aurait-il laissé le cabinet cramer, en clamant haut et fort qu'il était un émergé ? Bon sang. Ses muscles se crispèrent. Sa mâchoire se serra et il passa une main nerveuse sur sa nuque puis dans ses cheveux, les repoussant brièvement en arrière.
- Tu crois vraiment que je vais te balancer ? J'aurai toutes les raisons de le faire mais non. Je pense encore à la réputation du cabinet vois-tu. Si les bruits cours qu'un mutant traîne par ici, c'est Matt qui aurait de sérieux problèmes.

Une fois la bombe désamorcée, le jeune avocat serra les poings, ancrant ses iris dans ceux de Gabriel. Pour dire vrai, ce n'était pas qu'une simple question de réputation. Même si son collègue avait usé de ses dons ailleurs que dans son bureau, il n'aurait rien dit. Pourquoi ? Il n'en savait trop rien au final. A vrai dire, il ne pourrait pas l'expliquer. Ils avaient vécu trop de chose par le passé. Malgré toute la rancœur, la colère, la haine qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre, ils étaient lié, d'une certaine manière. Gabriel avait beau ne pas s'en rappeler. Du moins, Keith le pensait encore. Il ne demeurait pas moins avant son meilleur ami, son pire ennemi tout en même temps. Ils s'étaient battu, l'un contre l'autre. Ils avaient bien failli s’entre-tuer à plusieurs reprises mais ils s'étaient également entraidé, lorsque cela s'était avéré nécessaire et ça. Jamais le brun ne pourra l'oublier désormais pour la simple et bonne raison que ces souvenirs resteront à jamais gravé dans sa chair.
- Et pourquoi tu gueulais? Hein, je peux savoir? poursuivit-il sur sa lancée, en cherchant intentionnellement à chasser ses sombres pensées.

Par ailleurs, durant une millième de seconde, il avait senti son arc faire une brève apparition. Il l'avait senti se matérialisé derrière son dos, disparaissant presque aussitôt comme il le faisait à chaque fois sur un caprice. Keith retrouvait la sensation de frustration qui l'avait englobé autrefois. Quand son arc bienfaiteur estimait judicieux de se barrer comme ça, sur un coup de tête, même à des moments peu opportun. Un grognement rauque lui échappa et il attrapa sa veste, pestant maintenant sur le gros trou bien visible qui s'était formé à cause du feu. Ce fut seulement quand son collègue murmura cette phrase qu'il releva bien vite la tête, surpris, les yeux écarquillés par la réalité qui lui arrivait en pleine figure.

"Oh putain… Tu...Tu… Tu te rappelle de tout, pas vrai ?" De quoi il parlait ? Etait-il sérieux ? Avait-il seulement bien entendu ? A quoi il faisait allusion ? Se crispant un peu plus, le jeune hydra serra la mâchoire et bafouilla, sentant une vive angoisse l'envahir :
- De quoi ? Je ne vois pas de quoi tu parles. Ecoute...

Bordel. C'était un cauchemar pas vrai ? Gabriel ne pouvait pas se rappeler lui aussi ? Si ? Conscient du merdier dans lequel il venait de plonger, Flash essaya vainement de se rattraper, non désireux de se confronter aux souvenirs de son propre collègue. Car il n'arrivait déjà pas à gérer la souffrance, la colère qu’engendrait le retour inopiné de sa mémoire effacée alors en parler avec Lighter... Non. Impossible. C'était au-delà de ses moyens. Sa nervosité l'engloba de part et d'autre et il se raidit, se crispa davantage, en lâchant presque sur un coup de tête :
- Je ne suis pas là pour ça de toute façon. Je me barre. Je venais juste déposer ça à Jenni et récupérer des affaires.

Au moins, c'était dit. Plus aucun retour possible. Plus moyen de revenir en arrière. Fuir pour ne pas avoir à se confronter plus encore à l'authenticité de ce cauchemar gigantesque. Détourner la conversation pour ne pas avoir à subir une longue et périlleuse conversation avec Gabriel. Gabriel ou Lighter qui était de loin le dernier avec qui il voulait parler de tout ça. De ce retour brutal à la réalité d'un songe, d'un rêve mensonger.
- Je démissionne.

Détournant le regard, Keith murmura presque cet aveu dans un demi souffle. Sans prendre la peine d'attendre le jugement de son collègue, il fit volte-face et rejoignit bien vite son propre bureau pour regrouper quelques affaires, voulant mettre un terme définitive à cette mascarade.
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Gabriel J. Hobbs
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Dim 28 Oct - 14:55
It's time to turn the page ft Keith Ferell

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Ses flammes commencent à se manifester partout et ça devient inquiétant. Il se souvient parfaitement du mal qu’il a eu à les maîtriser par le passé. Le passe par l’école de Charles Xavier l’avait aidé en tout point, de sorte que Gabriel arrive, tardivement malgré tout, à obtenir un contrôle quasi-parfait sur le feu qu’il pouvait manifester en lui. Mais depuis que cette partie de lui a refait son apparition, les incidents de ce type recommencent à se multiplier. Comme avant. Comme quand il était ce gamin qu’on soupçonnait de mettre volontairement le feu. Et comble de l’ironie, c’est devant Keith que l’un de ces incidents se produit. La putain d’ironie, ouais. Ils arrivent à maîtriser l’incendie à eux deux, avant qu’il ne prenne des proportions dramatiques et éventuellement, ne déclenche l’alarme du bureau. Une fois qu’il n’y a plus que la fumée, Gabriel se dirige vers la fenêtre pour l’ouvrir en grand, retirant par la même occasion la veste de son costume pour l’agiter en l’air et chasser cette odeur entêtante. Tout en se faisant engueuler par Keith au passage. Un petit rictus se forme au coin de ses lèvres quand il entend l’une de ces phrases prononcées par le brun. « Nous tombent dessus ? Mais dis donc, Ferell, tu ne t’inquiéterais pas pour moi, par hasard ? » La pique est purement gratuite. Il se tourne vers lui en basculant sa veste par dessus son épaule, son rictus bien visible pour Keith. Il s’efface quand le brun poursuit, prétextant qu’il aurait toutes les raisons de le balancer mais qu’il ne le faisait pas pour Matt. « Pour Matt, oui, bien sûr.» Il balance sa veste sur sa chaise et se laisse aller contre le bureau en croisant les bras.  Il a compris. Keith se souvient de tout. Ses entrailles se tordent un peu plus à cette idée. Cela lui fait un tout autre problème sur les bras. Leur dernière entrevue, avant qu’ils n’oublient mystérieusement leur passé est encore gravée dans la mémoire de Gabriel qui a eu tout le loisir de se repasser le film des événements de leur ancienne vie. Il a beau nier et faire semblant, Keith s’est trahi tout seul. En parlant de mutant, faisant référence à avant. Et Gabriel ne compte pas le laisser éluder la question. Il a besoin de savoir. Il lâche un faux soupir, jouant avec le presse-papiers à côté de lui, sans regarder Keith. « C’est marrant ça, parce que les autorités n’ont jamais parlé de mutants, mais d’émergés. J’en déduis donc que tu connais ma vraie nature et comme je ne t’en ai jamais parlé dans cette vie-là, il est facile de deviner que tu te souviens.» Il braque une nouvelle fois son regard sur Keith, sans sourire. « Tes mots et ton arc t’ont trahi, Keith.»

Il ne s’en tirera pas comme ça. Même s’il essaie. Même s’il change de sujet en parlant de sa démission, qui fait l’effet d’une baffe à Gabriel. Il reste figé, les yeux écarquillés par la surprise. Il plaisante, là ? Il se barre ? Le blond n’a pas le temps d’ouvrir la bouche que Keith est déjà en train de sortir de la pièce. C’est une blague. Il hésite longuement entre le laisser faire ou le poursuivre. Keith est un adulte, après tout. Il sait ce qu’il fait. Gabriel ne doit plus se mêler de sa vie, comme Keith ne doit plus se mêler de la sienne. Mais il a eu le temps de réfléchir. S’ils se retrouvent tous les deux ici, dans ce bureau, malgré leur ancienne vie de criminels, c’est pour une raison. Il ne sait pas laquelle et il n’a pas envie d’y réfléchir parce que pour lui, ça s’apparente à des conneries mystiques auxquelles il n’a jamais vraiment cru. Mais on dirait que Genosha a décidé de leur offrir à tous les deux une seconde chance. Une occasion de laver leur ardoise et de payer pour leurs fautes. Sans compter qu’il doit quelque chose à Keith. Une dette dont il ne pourra probablement jamais s’acquitter et qui ne le quitte pas depuis des semaines. Il secoue la tête, se traitant d’idiot et se détache de son bureau pour s’engager à la suite de ce crétin. S’il l’intercepte avant, peut-être que Jennifer ne saura jamais qu’il avait l’intention de démissionner. Il ne sait pas trop pourquoi, mais il a l’impression que si Keith sort de ce cabinet après avoir déposé sa lettre, quelque chose de mauvais va lui arriver. Et même s’ils se sont hai, il ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour lui. Alors il fonce, croisant rapidement Karen qui le regarde avec des grands yeux. « T’as pas vu Keith ?» demande-t-il sans s’arrêter. « Dans son bureau, pourq- ?» Gabriel fonce, courrant presque, entrant directement dans le bureau de son collègue sans frapper. Il referme vivement la porte derrière lui et s’adosse au battant. « Okay, alors je sais pas ce qu’il se passe dans ta putain de tête mais… T’es malade ?» Il se décolle de la porte, avançant d’un pas vif vers son collègue qui regroupe ses affaires. « C’est quoi, le problème ? C’est moi ? Le cabinet ? » Il ne peut pas le laisser faire ça. Et encore moins alors que la vie leur donne une seconde chance. « C’est à cause de ce nazi de mes couilles, c’est ça ? » Ah oui. Autre preuve que Gabriel a émergé, son vocabulaire. Il redevient celui qu’il utilisait autrefois. Il pose ses mains à plat sur le bureau de Keith, pour soutenir son regard. « Keith, réponds-moi, putain ! »

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Lun 18 Fév - 11:46


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FT. Gabriel
Trop. S’en était trop. Trop pour Keith qui n’arrivait plus à remettre de l’ordre dans ses pensées. Trop pour Flash qui n’arrêtait pas d’avoir des souvenirs dans la tête. Des images qu’il tenait pourtant à oublier. Trop pour pouvoir accepter que Gabriel et lui avaient un passé en commun. Un lourd et sombre passé, parsemé d'embûches, de colère, de haine malgré l’amitié qui les avait un jour lié durant un temps. Et trop. Trop pour pouvoir le regarder en face à présent. Car qu’est-ce qu’il pouvait lui dire? Hein? Qu’est-ce qu’il pouvait lui sortir après tout ce qui s’était passé entre eux? Que oui. Oui, il se souvenait de tout et bordel. Qu’il ne l’acceptait pas? Que oui. Il ne trouvait plus sa place ici. Au cabinet et que oui. Le meilleure moyen qu’il a trouvé, c’était de se barrer vite fait car il n’assumait pas ses actes par le passé? Que oui. Oui, il s’inquiétait pour lui, pour Lighter, pour Gabriel, même s’il refusait tout bonnement de l’admettre. Que oui…
- N’importe quoi. Écoute. Laisse tomber.

Jouer la politique de l’autruche. Ne pas assumer ses sentiments, ses émotions. Se donner genre de n’avoir rien à foutre de Lighter et de ne plus l’écouter lorsque ce dernier arriva à des conclusions parfaitement juste qui ne firent que le crisper de plus belle.
- Merde....

« Tes mots et ton arc t’ont trahi, Keith.» Ces mots le foudroya d’avantage. Tel un coup de poignard porté en plein coeur. Il n’était.pas avocat. Il ne l’avait jamais été. A quoi ça servait de se voiler la face alors que tout ce qu’il vivait, là, maintenant, n’était que du vent inventé de toute pièce. Non. Il n’était pas avocat. Il était un dealer. Un raté qui a fini par perdre sa place et sa dignité dès l’instant même où il avait foutu les pieds en prison. Il n’avait rien d’un représentant de la justice. C’était un fait. Une vérité et c’est pour cette raison qu’il détourna le regard, disparaissant subitement dans son bureau pour ranger ses affaires. De toute façon, il n’avait plus rien à perdre. Oui. A quoi ça servait de rester?

Non sans jeter un dernier coup d’oeil furtif par dessus son épaule, histoire de bien vérifier que les flammes de son collègue avaient disparu, Keith ferma la porte derrière lui. Pour de bon, croyant que Gabriel allait lui foutre la paix cette fois. Douce illusion bientôt brisé. Doux espoir bien naïf même s’il le connaissait. Dans des mouvements brusques, désordonnés, il sortit du placard un carton où il s’activa à le remplir. Un regard vers une photo posée sur son bureau. Celle de lui et son grand père peu de temps avant sa mort. Et il s’immobilisa. Son grand père… même ça, c’était du vent. Depuis le début. Andréas n’avait jamais été son grand père mais simplement un sans abri qui l’avait pris sous son aile avant de l’abandonner lui aussi. Comme sa mère. Comme sa mère qui était morte de chagrin, par sa faute. Car il avait été incapable de lui pardonner. Son coeur s'accéléra contre sa poitrine. Sa respiration se hachura. Son souffle se bloqua. Une boule se forma dans sa gorge et il serra la mâchoire, les poings, attrapant cette nouvelle illusion du bout des doigts.

Colère. Haine. Rancoeur. Amertume. Rage. Regret. Tant d’émotion en lui. Tant de sentiment qu’il était incapable de contrôler à l’heure actuelle. Au moment où la porte s’ouvrit sur un Gabriel pantois, désireux d’avoir des réponses concrètes et précises, Flash jeta subitement la photo contre le mur, regardant le verre exploser en éclat. Un cri rauque s’échappa de sa gorge et il laissa sa main prendre appui. Il chercha à reprendre sa respiration perdue. Il ne répondit pas tout de suite aux interrogations de son collègue et il se contenta de rester immobile, les yeux fermés, à sentir toute cette rage envahir le moindre de ses muscles.

Trop. Oui, trop. S’en était trop. Difficilement, Keith déglutit et se redressa, reprenant péniblement sa tâche. Muet, il attrapa ses autres affaires personnelles posées sur l’office et il les fit glisser dans le carton, sans oser encore jeter un regard vers Lighter. Ce fut seulement quand ce dernier mentionna le nazi. Le nazi qu’il avait tué. Le Nazi qui pourtant, vivait toujours et qu’ils étaient même allé le voir ensemble à la prison quelques semaines plus tôt qu’il se retourna, vivement, brutalement, haussant la voix aussitôt :
- TOUT BORDEL. ABSOLUMENT TOUT.

Tout dans les moindres détails. Gabriel. La culpabilité qu’il éprouvait à son égard. Le Nazi. le Nazi qui l’avait détruit, autant physiquement que mentalement. Le fait qu’il trahissait sa vocation pour Hydra. Oui. Tout. Absolument tout. Le jeune avocat marqua un silence et passa une main brève sur sa nuque puis dans ses cheveux, reprenant à voix basse.
- Comment… Putain. Comment tu peux rester aussi calme? Comment tu peux accepter de continuer à travailler ici en sachant très bien que tout ça. Tout cette mascarade, cette vie bien rangée n’est que mensonge depuis le début? Tu me vois toi? Tu me vois continuer à défendre nos clients alors que toute ma vie, je n’ai pensé qu’à ma gueule? Tu nous vois faire semblant et accepter ce coup du sort sans rien dire? En oubliant tout le reste? en oubliant… qui nous sommes réellement? Je n’arrive pas. Non. Perso, je n’arrive pas à faire semblant. A oublier. Ma place n’est pas ici alors laisse-moi tu veux? Je crois avoir répondu à ta question non?
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a récupéré toute sa mémoire et ses souvenirs - était un junkie dans son ancienne vie, doublé d'un criminel qui faisait payer ses services - a une mère violente et estime que c'est de sa faute s'il a mal tourné - travaille au cabinet Nelson & Murdock et commence à se faire une réputation - a réussi à échapper au radar de la garde rouge malgré la réapparition de ses pouvoirs - ne prend aucun parti sur l'île car il n'est pas concerné pour le moment.

Codename : Lighter
Pouvoirs : Pyrokinésie ► Gabriel a la faculté de créer du feu, par la pensée. Il doit cependant garder un contrôle constant sur sa "création" s'il ne veut perdre le contrôle.
Et parce que l'inverse serait sacrément ironique, il est insensible au feu et à la chaleur.
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Dim 24 Fév - 0:33
It's time to turn the page ft Keith Ferell

Bring me home in a blinding dream, through the secrets that I have seen. Wash the sorrow from off my skin And show me how to be whole again.

Quand Gabriel s’apprête à prendre une décision qu’il risque fortement de regretter par la suite, il compte jusqu’à dix.  Lorsqu’il arrive au nombre défini, s’il a toujours cette idée en tête, il sait que ça ne sert à rien de lutter. Mais quand il s’est lancé à la poursuite de Keith dans son bureau, il n’a pas réfléchi à sa fameuse règle des dix. Abasourdi par la décision de son collègue, par ce soudain revirement de situation, il s’est dit qu’il devait l’en empêcher. Sans être capable de se dire pourquoi. Ni même de justifier cette décision absurde de le dissuader, alors qu’il est censé le haïr de toute son âme. Des années de non-dits, des vieilles rancoeurs, ça ne s’efface pas du jour au lendemain. Même Genosha n’y était pas arrivé. Cette rivalité entre eux se manifeste dans cette vie sous la forme d’une rivalité professionnelle. Ils travaillent au même endroit, vivent dans le même immeuble, c’est limite s’ils ne sont pas obligés de se voir vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il y a un an, dans une situation similaire, Gabriel aurait sauté de joie. Oh oui. Il ne se serait pas précipité dans son bureau pour lui faire entendre raison. Et même alors qu’il y est, adossé contre la porte comme pour les enfermer tous les deux ans une bulle confidentielle, il ne peut pas s’empêcher de se demander quelque mouche les a piqué tous les deux. Keith, pour démissionner et lui pour tenter de l’en empêcher.

Les questions se bousculent dans la tête de Gabriel alors qu’il les formule à haute voix. Ne prenant pas le temps de respirer ou de mesurer ses silences, comme il le ferait dans un tribunal. Non, il perd tous ses moyens. Il a l’intime conviction que démissionner signerait la perte de Keith. Et même s’il le déteste, ce n’est pas au point de vouloir qu’il lui arrive quelque chose. Il a toujours cette fichu dette envers lui, malgré les derniers mots qu’ils se sont échangés avant tout ce bordel. Il n’a pas oublié que Keith a gardé un oeil sur lui quand ils étaient dans ce monde alternatif étrange, à se battre contre des machines qui avaient pris l’apparence de leurs alliés. Il n’a pas oublié non plus que Keith l’a empêché de commettre l’irréparable deux ans auparavant. Et qu’il est venu le voir après le Pegasus pour s’assurer de son état. Ce n’est peut-être rien mais pour Gabriel, c’est beaucoup. Il l’a envoyé en taule, où il a été le jouet de ce taré, ce même taré qui s’est fait un malin plaisir de jouer avec leur nerf. Et même si c’était une question de vie ou de mort et qu’il savait au fond de lui que Keith aurait fait la même chose, il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir responsable.

Et c’est justement à la mention ce taré que Keith, qui lui tourne le dos, explose enfin. Sa voix résonne dans la pièce et le prend de court. La stupeur l’immobilise car il ne se souvient pas l’avoir déjà entendu hurler comme ça. Son sang bat à ses tempes. C’est tout. Tout ce que Gabriel a dit. C’est tout, le problème. Alors que Keith reprend d’une voix plus calme, Gabriel se décolle de la porte, avec lenteur. Gardant tout de même une distance respectable, parce qu’avec des pouvoirs imprévisibles comme les siens en ce moment, il n’est pas à l’abri de causer un accident. Il écoute ce que Keith a à dire, ce qui lui pèse sur le coeur. Et… il comprend. Oh oui, il le comprend. Il ne peut pas dire le contraire, loin de là. Il tente de se donner une allure nonchalante, ce qu’il ne réussit pas le moins du monde. Son visage se décompose alors que Keith s’enfonce un peu plus dans ses aveux. Comment peuvent-ils faire semblant ? C’est la question que Gabriel se pose tous les jours. Il s’abstient de lui répondre, gardant le silence pendant la tirade de Keith. Il en a besoin. Ce n’est que lorsqu’il l’invite à le laisser partir que Gabriel réagit enfin. Cela commence tout simplement par un geste simple. Ses yeux qui roulent vers le ciel.

« C’est bon, t’as fini ? Tu te sens mieux ? » Il secoue la tête. Keith n’a pas besoin qu’on s’apitoie sur son sort mais qu’on le pousse dans ses retranchements. Et Gabriel possède un talent particulier pour ça. Avec une lenteur calculée, il s’installe sur l’une des chaises du bureau, à proximité. Cela ne va pas lui plaire, mais c’est le but. « C’est vrai que je devrais te laisser te tirer. Ton bureau est plus grand que le mien et t’as une meilleure vue.» Il désigne la pièce d’un large geste de la main. « Si t’es assez stupide pour gâcher la seconde chance qui nous a été offerte, c’est ton problème. Un imbécile m’a dit une fois que chialer sur son sort ne résolvait pas les problèmes mais qu’il fallait se battre. Tu le connais, je crois.» Le coin supérieur de ses lèvres s’étirent en un sourire alors qu’il pose son regard sur Keith. Il fait bien entendu référence à leur dernier échange dans une ruelle mal fréquentée de New York.  « Je n’oublie pas ce que je suis réellement, je n’ai qu’à croiser ta gueule tous les jours pour m’en rappeler. Mais tu veux mon avis ? T’es en train de faire une connerie et une belle.» Gabriel se redresse sur sa chaise, posant cette fois-ci ses avant-bras sur ses genoux. Une posture bien éloignée de celle de l’avocat propre sur lui qu’il est censé être. Son regard noisette croise celui de Keith et le soutient. « Cette mascarade, elle est réelle. Je ne crois pas qu’un mec censé être mort puisse à nouveau marcher droit et nous cracher sa haine à la face comme ça. Il est revenu à la vie, on ne sait comment, donc techniquement, c’est comme si on ne l’avait pas tué. Et tu veux savoir où il est ? Derrière les barreaux, là où les tarés issus de consanguinités comme lui sont censés être.»

Un nouveau sourire se dessine sur les lèvres de Gabriel. « Ce coup du sort, c’est une seconde chance, Keith. On aurait fini par crever à New York, avec la vie qu’on menait. Soit en s’entretuant comme on sait si bien le faire, soit en se faisant massacrer par nos ennemis et on l’aurait mérité. Au lieu de ça, on est à présent en train de défendre la veuve et l’orphelin. C’est un peu une façon de laver nos péchés, s’il y a une justice divine ou une connerie de ce genre. » Gabriel se redresse, se mettant debout pour de bon. « J’ai conscience que c’est dur à avaler, je suis passé par là aussi. Et t’aurais du voir dans quel état mental j’étais. J’ai découvert que j’étais pas un gentil petit avocat bien rangé mais un putain de junkie prêt à vendre sa mère pour une dose d’héroïne et dieu sait qu’elle l’aurait mérité. Et qu’en plus, je suis cette fameuse «erreur de la nature» que notre ami commun m’a si gentiment fait comprendre la dernière fois. » Il croise les bras en soupirant. « Pars d’ici et t’auras tout gâché. Et crois-moi, je suis bien placé pour le dire. Tu finiras par le regretter, car les secondes chances comme ça, ça ne tombe pas du ciel. »


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Jeu 14 Mar - 23:23


It is time to turn the page
FT. Gabriel
Son coeur battait de plus en plus rapidement contre sa poitrine. Il avait mal. Il était en rage, en colère, si bien qu’il manqua à plusieurs reprises de frapper le mur ou de tout expulser sur son bureau. Le dire à haute voix. Se retrouver face à Gabriel, à Lighter encore une fois, lui rappelait à quel point sa vie était loin d’être idyllique. Que tout n’était que mensonge. Son métier d’avocat. Ses grandes études. Son grand père qui n’en était pas un. Son appartement. Tout. Ses muscles se crispèrent alors et il se détourna, fuyant le regard de son collègue comme fuyant les affres du passé, les blessures ressurgit.

Oui, comment ce dernier arrivait-il à rester aussi calme? Même après avoir failli flamber la totalité du cabinet. Comment arrivait-il à venir le voir, à tenter de comprendre ses motivations? Lui. Lui qui avait bien manqué de le faire tuer à plusieurs reprises. Lui, eux qui se détestaient, se haïssaient depuis tellement d’année déjà. Flash. Lighter. Lighter. Flash. Leurs deux noms résonnaient dans son crâne telle une bombe amorcée depuis trop longtemps. Un grognement rageur s’échappa d’entre ses lèvres serrés et dans un geste brusque, violent, il repoussa d’un revers de bras la pile de dossier qui trônaient encore sur l’office, objets d’un métier, d’une vocation qui n’avait jamais été la sienne en fin de compte.
- Putain !

Une injure lancée à la volée dans un calme bancal, explosif. Keith haleta et tenta de se calmer encore une fois en posant ses deux mains sur son bureau. Il chercha à reprendre sa respiration. Sa poitrine se bomba à chaque bouffée d’air et il ferma les yeux, un instant, une seconde, frémissant toujours sous le poids de cette rage dévastatrice et provocatrice.
- J’irai sûrement mieux quand je me casserai d’ici, répliqua-t-il d’une voix pincée lorsque son collègue lui demanda s’il avait fini.

Mensonge. Mensonge mais propulsé par son égo, sa fierté démesuré. Où qu’il aille, cette haine, cette rage le poursuivra et il le savait. Il le sentait sauf qu’il était juste trop borné pour se l’avouer à lui-même.

Comme il aurait dû s’y attendre, Gabriel ne fit guère preuve de complaisance. Il ne fit guère preuve d’empathie. Ses dires claquèrent amèrement dans le silence et le jeune brun se crispa de plus belle, soudain piqué au vif.
- Tu te fous de ma gueule j’espère?

Un volte face, rapide et immédiat. Les sourcils froncés, arqués sur un front déjà plissé, Keith foudroya Lighter du regard. Il grogna, gronda. Au fil de ses mots cassants, bien mesuré, il serra les poings, la mâchoire, baissant les yeux lorsque ce dernier fit mention d’une discussion lointaine, quelque peu similaire à celle-ci.

“Un imbécile m’a dit une fois que chialer sur son sort ne résolvait pas les problèmes mais qu’il fallait se battre. Tu le connais, je crois.” Retournement de situation. Mots lui revenant en pleine face comme une claque bien méritée. Pourquoi avoir dit ça bordel? Hein? Le jeune Ferell ferma les paupières et se maudit intérieurement. Oui. Pourquoi avoir dit ça, sachant pertinemment qu’il se le reprendrait un jour ou l’autre dans la gueule. Chose faite à présent. Un :
- Va te faire foutre.

traversa la barrière de ses chairs et il se massa la nuque, nerveusement. Il repoussa ses cheveux en arrière et il bougea, fit les cents pas, écoutant son collègue parler, le pousser dans ses retranchements en appuyant toujours plus sur la corde sensible pour le faire flancher. Facile. Immédiat. Lighter savait si prendre avec lui et inversement. Ennemis mais duo implacable. Haine, rancoeur et pourtant, si similaire l’un de l’autre. Relation compliquée. La colère. L’adversité mais un lien unique, difficile à briser. Lorsque Gabriel soutint son regard, passant sur le fait que le nazi était toujours en vie, derrière les barreaux et non tué par ses poings, Flash se contracta. Sa langue vint humidifier ses lèvres sèches et il baissa les yeux, le regard, n’osant rien répliquer en sachant pertinemment qu’une part de lui avait raison.

Mais la blessure était là. Les cicatrices également. Certes, ils n’étaient plus responsable d’un meurtre or, les souvenirs ne pouvaient être effacé. La souffrance ressenti lorsqu’il avait subi ses incessants coups de butoir agrémenté par des éclats de cigarette étaient toujours présent, tapis désormais dans un corps tremblant, fauché par sa perversité. Perdition. Terreur dissimulée. Le brun finit par s'asseoir lourdement sur sa propre chaise et encercla sa tête, dissimulant des larmes invisibles, pourtant à deux doigts de couler.

Deuxième chance. Coup du sort les sortant du désespoir, de la rage et de la mort. Gabriel avait raison. Putain. Oui. Il avait raison d’un point à un autre toutefois, il n’arrivait pas à se le rentrer dans le crâne. C’était trop difficile. Trop soudain pour l’accepter. Sa voix claquante continua malgré tout à s’écouler dans la pièce et il redressa le menton, ancrant ses iris sur son collègue comme pour lui quémander de l’aide pour la première fois de sa vie.
- Alors qu’est-ce que je dois faire? Comment dois-je oublier ces images, cette colère qui me hante à chaque instant? comment dois-je me faire pardonner sans avoir cette épée de Damoclès au dessus de ma tête. J’ai peur de ne pas y arriver Gab. J’ai peur de tout faire foirer encore une fois. Ouai…

Une pause. Un court instant de silence. Sa gorge se noua et il déglutit, hésitant quelques secondes à poursuivre avant de prendre son courage à deux mains, en sachant pertinemment qu’il allait finir par le regretter. Un jour ou l’autre.
- Ouai… J’ai peur. Je suis mortifié. Je sais que tu as raison. Je ne le dis pas souvent certes mais oui, tu as raison. Sauf. Sauf que je vais avoir besoin de ton aide Gab. Parce que j’ai beau foutre une putain de carapace, elle est déjà à deux doigts d’être brisé. Je reviendrai peut-être sur ma décision mais aide-moi à tenir. S’il te plait… Aide moi à garder la tête hors de l’eau avant que je ne sombre. Comme avant.
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Sam 16 Mar - 13:41
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S’il y a une chose qui n’a pas changé, malgré cette illusion, malgré les années et surtout, malgré eux, c’est que Keith demeure encore et toujours difficile à raisonner. Même à l’époque où ils étaient très amis, voire les meilleurs amis, Keith était déjà têtu comme une mule. Et les années n’ont rien arrangé. Alors Gabriel sort le grand jeu. Utilise les arguments qui font mouche. Allant jusqu’à se servir des propres paroles de Keith contre lui. Quelque part, il remercie ce coup du sort ou peu importe ce que c’est, de lui avoir donné les connaissances nécessaires pour se servir de la rhétorique, plaider sa cause et convaincre. Car être un avocat n’est pas seulement connaître les lois jusqu’au bout des ongles et être capable de les réciter ou de s’en servir à son avantage pour gagner un procès. Être un avocat, c’est aussi être capable de convaincre. Même le plus têtu des collègues, voisin et ami qu’il lui ait été donné de côtoyer. Ses arguments touchent la cible en plein coeur. Peut-être que Keith possède un arc magique, mais lui, Gabriel, il a les mots. Faire du feu par la force de son esprit, c’est bien joli, mais on ne peut pas s’en servir dans toutes les situations, contrairement à une langue bien acérée. C’est la véritable arme sur laquelle Gabriel se repose. Et ça fonctionne, puisqu’il n’y a qu’à voir les réactions de Keith et sa réponse l’invitant à aller se faire foutre. Un rire s’échappe de la gorge de Gabriel à cette injonction. En plein dans le mille. Il aurait dû parier que ça n’allait pas lui plaire de se prendre ses arguments en pleine face.

Mais alors qu’il s’amuse presque de la situation, jouant allégrement de provocation pour pousser Keith à bout et faire ressurgir la rage de vaincre qui a toujours été si forte chez lui, Gabriel se brûle avec ses propres flammes. Le retour de bâton efface son sourire alors qu’il voit l’autre face de la même pièce qu’ils forment se laisser tomber face à lui. Soutenant son regard et l’implorant. Gab.  Depuis combien de temps ne l’a-t-il pas appelé ainsi ? Depuis combien de temps Gabriel ne l’a pas entendu utiliser ce surnom pour le désigner, surnom que seuls ses proches utilisent ? Ezra l’utilisait. Mais son amitié envers Ezra, aussi puissante soit-elle, était fausse. Créée de toutes pièces, elle aussi, par les besoins de cette réalité tordue dans laquelle ils sont coincés. Comme la plupart des relations qu’il a tissée ici. Le visage de Gabriel s’assombrit. La seule personne, le seul être en qui il peut se fier et dont il ne doutera jamais des sentiments à son encontre, c’est Keith. Encore et toujours Keith. Celui qui l’a détruit et celui que Gabriel a détruit. Celui qu’il déteste et qui le déteste. Mais qui couvre toujours ses arrières. Et qui a présent lui demande de l’aide. Il se fige, avec l’impression d’avoir pris une douche glaciale. La détresse de Keith lui soulève les entrailles. C’est de sa faute, il le sait. Pas l’illusion, pas cette vie fausse qu’ils ont, mais sa détresse, sa culpabilité envers un meurtre qu’ils ont commis ensemble. Sa gorge se serre alors que alors que celui qui a eu des rôles différents dans sa vie, passant de meilleur ami à Némèsis pour devenir son sauveur et son garde-fou un instant, lui implore son aide pour l’empêcher de sombrer. Comme avant. Sa détresse le heurte de plein fouet.  Il a besoin de son aide. Keith a besoin que Gabriel l’aide.

Et Gabriel est incapable de l’aider.

Ils sont nefastes l’un pour l’autre. Ils sont plus fort ensemble, si seulement ils sont capables de retenir leur pulsion de destruction mutuelle. Mais ils en sont incapables. Trop de rancoeur, trop de haine. Trop de trahison. Tout son discours sur la seconde chance s’effondre tel un chateau de carte alors qu’il prend conscience de cette réalité. Est-ce que Keith aurait fini par sombrer sans lui ? Est-ce qu’il aurait fini dans cette prison, à la merci de ces tarés sans Gabriel ? Il est en colère, contre lui-même. Car il ne peut pas être la main tendue dont Keith a besoin. Il aimerait. Il voudrait l’aider. Mais il ne peut pas. Il ne peut pas, pour la simple et bonne raison qu’il est néfaste pour quiconque le côtoie. Même si Lighter n’existe plus et n’est qu’un costume parti en fumée, le vrai Gabriel, celui qui n’a pas été formaté par des faux souvenirs et des fausses relations est bien là. Et il n’est pas bon pour son entourage. « Keith…» sa voix n’est qu’un murmure qui franchit le rempart de ses lèvres. « Je… Je peux pas…» Il se met à avoir chaud, tout à coup. Bien trop. Les signes avant-coureur d’une catastrophe à venir sont là et il ne s’en aperçoit que trop tard. Avec horreur, il voit l’étagère derrière Keith s’enflammer, d’un coup, d’un seul.  Les flammes sont plus ardentes que plus tôt. Plus grandes. Plus puissantes. « KEITH, ÉCARTE-TOI ! » Merde.Sans réfléchir davantage, sa main se referme sur la chemise du brun qu’il tire de la chaise sans le moindre état d’âme pour l’écarter des flammes.  Il se place devant lui, le cœur battant. Il n’a plus aucun contrôle sur ses pouvoirs. Il se souvient comment les éteindre, comme s’en servir, mais le contrôle qu’il a dessus est tellement précaire… Directement lié à des émotions qu’il ne parvient plus à contrôle non plus. S’il n’agit pas maintenant, c’est tout le bureau qui va brûler.  Il recule avec Keith, le poussant un peu plus vers la sortie, cherchant une idée miraculeuse. Une des deux personnes dans cette pièce ne brûle pas. Et c’est lui. Et il peut aussi éteindre ce feu, s’il arrive à se calmer. Mais avec Keith qui lui hurle dessus, c’est un peu compliqué. Sur un coup de tête, il l’attrape par le bras et le pousse un peu plus contre la porte. Assez loin du feu et de lui pour réussir à avoir la concentration dont il a besoin. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Il l’a déjà fait avec Ezra. Il a éteint des flammes de lui-même, sans réfléchir. Tout ce qu’il a à faire c’est justement de ne pas réfléchir. Simplement se concentrer sur les flammes et laisser aller. « Putain de pouvoirs à la con. » grogne Gabriel quand il voit l’intensité du feu baisser jusqu’à cesser d’exister. Une fumée commence à envahir le bureau de Keith alors que l’étagère carbonisée se dévoile face à deux. Avec son contenu presque réduit en cendres.
Cette fois, c’est sûr, il va se faire virer.


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Mer 15 Mai - 10:12


It is time to turn the page
FT. Gabriel
La peur. Ouai. Celle qui se mêlait sournoisement à la colère. A cette rage insatiable dont il n’arrivait pas à s’en défaire. Keith aurait pu voir cette nouvelle vie comme une nouvelle chance. Un nouveau moyen de se racheter, d’être ce qu’il avait toujours désiré mais non. Bien au contraire. Il n’arrivait pas à rebondir. Il n’arrivait pas à s’en défaire. A lutter. A se détacher de ce passé qui lui revenait sans cesse en pleine figure. Il revoyait ses erreurs. Des erreurs qui restaient à ce jour gravé dans sa chair. Dans son être tout entier. Il revoyait ce qu’il avait été. Un dealer. Un dealer influent qui n’hésitait pas à menacer, voir à frapper, traquer tous ceux qui refusaient de lui manger dans la main. Tout ceux qui refusaient de s’allier à lui. Comment accepter alors d’être un avocat aujourd’hui? Un avocat censé protéger, défendre la veuve et l’orphelin dans le plus grand des calme. Dans le plus grand des respects. Lui qui n’en avait jamais eu auparavant. Lui qui se laissait envahir par la colère. La rage, allant à frapper de plus belle des inconnus dans des combats de rues illégaux et sanglants. Allant à tuer un homme. Même le pire des connards. Dans une vie passée mais bien réelle.

Alors oui. Pour la première fois de sa vie, Keith demandait de l’aide. Il demandait à Gabriel. Celui qui, pourtant, avait été son meilleur ami. Son rival mais aussi son pire ennemi. De l’aider à reprendre pied. A ne pas sombrer. Déjà qu’il se sentait couler, perfidement, lentement, s’enlisant dans des ténèbres qu’il ne pourra peut-être jamais remonter. Pas cette fois du moins. Son regard glissa dans celui de Lighter et il marqua une pause, un silence. Bientôt brisé par un souffle. Un murmure suivi d’un refus qui le fit froncer des sourcils. Serrer les dents, la mâchoire même si c’était à prévoir tant leur relation. Leur souvenir. Leur lien passé et à venir était trop compliqué pour avoir une telle faveur aussi brutale que soudaine.
- Comment ça tu ne peux pas? Développe.

La colère. Cette colère qui faisait trembler ses muscles. Qui les faisaient se tendre douloureusement. Les doigts posés sur sa bouche. Les yeux rivés dans les siens, Keith s’apprêta à lui demander plus d’explication quand soudain, son collègue hurla, lui intima de s’écarter. Surpris, le jeune Ferell haussa les sourcils. Puis les fronça, grondant sous l’impact de ses doigts sur sa chemise pour le propulser hors de sa chaise. Il n’eut pas le temps néanmoins de lui gueuler dessus comme un charretier car ses iris accrochèrent la raison de sa panique subite. Ses yeux s’écarquillèrent sous la vision des flammes et il serra la mâchoire, jura, pesta, si bien qu’il sentit derrière son dos, le contour de son arc apparaître. Appelé par sa propre peur intérieure.
- Mais t’es malade. Bordel ! Tu crois que c’est vraiment le moment de vouloir foutre le feu à mon bureau?!

Ses poings se serrèrent. Ses traits se crispèrent et il foudroya Lighter du regard qui le poussa toujours plus vers la porte, le protégeant de son corps de l’intensité des flammes qui dévoraient son étagère d’une lenteur à la fois dangereuse et foudroyante.
- Un simple non aurait suffit.

Quoi que. Le jeune brun n’avait jamais vraiment apprécié le refus. Quel qu’il soit. Sans doute qu’il aurait tout fait pour parvenir à ses fins. Comme toujours. Comme le jour où il était venu à sa porte pour lui implorer de l’aider à se venger. Comme le jour où ils s’étaient battu violemment, s’entretuant presque dans cette ruelle déserte. Keith claqua violemment sa langue contre son palais et se fondit en mutisme. Quelques secondes. Quelques minutes. Le temps pour son collègue d’éteindre ces flammes, responsable de son pouvoir non maîtrisé. Qu’est-ce qu’ils allaient pouvoir dire maintenant à Matthew? A Foggy? Comment leur expliquer que son bureau avait été l’objet d’un incendie sortie de nulle part sans avoir à hurler sur tout les toits à quel point son collègue était un débile, incapable de maîtriser ses émotions et ses facultés.
- Tu fais chier Lighter. J’aurai dû m’abstenir de te demander quoi que ce soit.

Les crépitements cessèrent pour ne laisser qu’une odeur âcre se répandre dans l’air. Heureusement, les flammes n’eurent pas le temps de flamber autre chose que l’étagère mais les dégâts étaient tout de même visible. Assez pour qu’on se pose de nombreuses questions. Le bois était noirci. Dévoré par l’intensité de cette braise sous sa matière flammable. Les dossiers quant à eux étaient presque tous détruit. Certains étaient par ailleurs tombé durant l’opération, dévoilant des trou béant, brunis, rendant le tout illisible. Propulsé par une même colère insatiable, le jeune Ferell fondit sur Gabriel pour le coller brusquement contre la porte du bureau. Comme il le faisait toujours quand il était énervé, incapable qu’il était aussi de se contrôler un minimum.
- Bravo pour ta démonstration. Vraiment. Mais à l’avenir, si tu veux nous tuer, fais-le au moins proprement. Qu’est-ce qu’on va dire à Foggy maintenant? Que tu as des tendances pyromane?
Ⓒayaraven
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It is time to turn the page [Pv Keith et Gabriel]
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