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You're not the villain you think you are • ISAAC&AMAURY
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Amaury Torres
Extraterrestre
Amaury Torres


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Codename : TOR.A.2
Pouvoirs : Altération négative. Co-hôte d'un symbiote.

You're not the villain you think you are • ISAAC&AMAURY Nlqe
Emergence :
You're not the villain you think you are • ISAAC&AMAURY Fonddr113 / 53 / 5You're not the villain you think you are • ISAAC&AMAURY Fonddr11
Maitrise :
You're not the villain you think you are • ISAAC&AMAURY Fonddr112 / 52 / 5You're not the villain you think you are • ISAAC&AMAURY Fonddr11
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Ven 1 Fév - 23:53


You're not the villain
you think you are


Took the memories, but I can feel them fading. All our vanities, there's nothing left to save now. Leaving everything we have for you to find it. Every time I walk away, I wanna turn around. Nothing of the heart remains even if we could've stayed. We've been here long enough to know it's all in vain. Everything we tried to say, up until the final day. I guess we said enough to know it's all in vain.

Un soupir s'élève, souffle fébrile et tremblant qui glisse sur ses lèvres entrouvertes. Un poids réside sur ses épaules, et une compression empoigne ses poumons. Il cligne des yeux, sa main raffermissant sa prise sur cette tablette qu'il tient déjà fermement. Sur l'écran, les caméras de surveillance, de cette cellule dont il ne peut plus s'empêcher de penser. Ses souvenirs brumeux refaisant surface, caressant cette limite qui définit son esprit. Son crâne l'enserre, et il souffle bruyamment, grommelant un juron dans sa langue maternelle. Un douleur l'étreint insidieusement tandis qu'il se mord les lèvres, contemplant toujours ces images qui ne cessent de défiler. Ses yeux le piquent, le démangent, et les cernes ornent le contour de ses paupières. Amaury ne peut se défaire de cette sensation qui le ronge, de cette oppression qui rôde alentour. De ces doutes qui l'assaillent dès lors qu'il ferme les yeux. De ces images qui se mélangent en son esprit fatigué. L'atmosphère est tendue, tout autour de lui, et l'empêche de se concentrer comme il le veut. Il s'épuise, inutilement, sur une futile utopie qu'il a construit lui-même. Et qu'il ne peut évincer, tant qu'il n'aura pas réalisé ce qu'il faudra pour y arriver. Et pourtant, quelque part, il a encore espoir. Il refuse de baisser les bras, grogne à chaque impasse rencontrée, mais jamais ne se résout à abandonner. L'homme a déjà tourné le dos à son passé, plus d'une fois, et les remords n'ont que fait de le tuer plus encore. Mais maintenant qu'un écho refait surface, en ces temps présents, il n'y a plus de raisons de s'en retourner. De se détourner et de faire comme si de rien n'était. Cet homme, qu'il a capturé il y a de cela un an à peu près. Ce leader d'une organisation opposée, tout droit tiré des rangs des ennemis, se trouve être cet être qu'il a le plus chéri. Son frère, depuis si longtemps parti. Son frangin, abandonné, délaissé, durant un instant où tout s'est enchaîné. Et qu'il n'a jamais retrouvé. Ni espéré revoir, à vrai dire. Et maintenant qu'il se terre dans la cellule de ceux qui l'ont emprisonné, ce frère n'a jamais été aussi éloigné, malgré sa proximité. Ironie, qui laisse Amaury avec un goût amer dans la bouche.

Sa langue est lourde sous son palais, tandis qu'il déglutit avec difficulté. Ses iris obscurcis par ses pupilles dilatées, témoignant pourtant de son intérêt. Il n'arrive pas à quitter du regard, cette tablette qu'il tient dans les mains. Sa mâchoire le tiraille pourtant, bien qu'il passe subtilement l'une de ses paumes par dessus, massant doucement. Sa peau est aussi tendue que ses muscles, et ses traits sont étirés. Il cogite. Il hésite. Même après s'être décidé sur un plan, il ne parvient toujours pas à l'exécuter. Les ordres ont été donnés, depuis quelques semaines déjà. Les agents sont au courant qu'un transfert de prisonnier a été approuvé. Ils ne connaissent juste pas la date préconisée. Et même lui, pourtant un haut-gradé, ne sait se décider sur cet aspect pourtant fatidique. Plus le temps passe et plus il risque gros. Et il le sait. Amaury le sait pertinemment, que son frère peut également en subir les répercussions. Seuls les plus proches de lui savent pour son plan, Heather, principalement. Et quelques agents de confiance. Les autres n'ont reçus que le minimum d'informations. Pas besoin que toute l'organisation soit au courant que le commandant chercher à faire évader l'un des prisonniers. Sa réputation en serait ternie à jamais. Mais laisser son frère croupir en cellule, cela, il ne peut le faire décemment. L'idée même lui est insupportable et lui rend la respiration difficile. La gorge nouée, il ne peut que scruter encore et encore ces images, en se demandant pendant combien de temps il va pouvoir tenir. S'il ne devrait pas plutôt y aller au feeling, à l'instinct. Arracher le pansement et libérer l'accès pour aérer la plaie. Mais les risques d'enfoncer le couteau à la place, sont trop élevés. Même si la sécurité de son frère est plus importante que tout le reste.

Il croit encore, l'espace d'un instant, que rester ici, avec son cher cadet enfermé, lui apportera un peu de confort et de sûreté. Mais l'homme se voile la face, se laisse bercer par les faux-semblants que sa conscience de soldat lui dicte. Aucun prisonnier n'est en sécurité ici. Et encore moins lui. Encore moins son frère, qui a subi des tourments dont Amaury n'ose imaginer. Au point d'en devenir un autre, de prendre une nouvelle identité, d'adopter un nouveau caractère. Alors qu'au fond, ce n'est que son frère. Et c'est là, l'ultime raison qui le pousse enfin à mettre en place ce plan si minutieusement préparé. Ses doutes l'empoignent encore alors qu'il lance un dernier regard sur la tablette. L'éteignant et la rangeant dans son bureau, avant de joindre ses officiers de confiance, par un simple mouvement de poignet. Activant les communications, donnant les ordres instaurés, il s'élève enfin. Et sort d'un petit coffre-fort caché, une arme de poing quasiment jamais utilisée. Il la soupèse et la contemple longuement, avant de le refermer. Enserrant l'arme dans sa main, l'empoignant d'une manière déterminée, il la place dans son holster à sa cuisse, et sort enfin de cette pièce, où la comédie n'a que trop durée. Il est temps d'aller sauver son frère, quitte à laisser son âme derrière. Isaac a déjà tant perdu, qu'est-ce que d'abandonner sciemment son esprit, pour lui permettre de s'enfuir et de vivre à nouveau. Survivre, c'est ce qu'ils font depuis si longtemps. Maintenant la page est tournée et il faut avancer. Sacrifier une partie de sa vie, pour y arriver, n'est qu'une formalité de plus parmi tant d'autres. Un choix consentit et pesé, sciemment pensé. Et il ne peut plus reculer, à présent que la machine est lancée. Amaury ferme les yeux et inspire longuement, une fois dans l'ascenseur. Il maintient sa respiration, se motivant par la même, et expire enfin, bruyamment, comme pour chasser ses remords et ses regrets. Juste avant que les portes ne se rouvrent, sur l'étage estimé. Torres s'amène à son casier désigné, prenant soin de s'équiper dans les plus brefs délais. Uniforme, gilet pare-balles au cas-où, rangers, avant de tout refermer. Faisant demi-tour, l'homme prend le temps de passer à l'armurerie récupérer un fusil d'assaut. Signant la décharge, saluant mécaniquement l'armurier de service ce jour-là, il attrape la clé qui lui est donnée et entreprend de s'octroyer d'un geste rigoureux, les munitions gardées sous cadenas. Le commandant rend l'objet métallique et précieux à l'armurier et se rend au niveau des prisons. Il entend déjà les officiers et soldats parler dans le fond, avant même qu'il n'arrive à destination. Amaury passe le dernier couloir et se trouve enfin devant cette cellule, à présent ouverte. Avec son occupant déjà maîtrisé et menotté. L'homme scrute les bracelets métalliques d'un regard acéré, avant de glisser ses iris sur le visage creusé de son frère. Il ne laisse rien paraître, quant à ses intentions cachées. En route. Même lorsqu'il s'exprime, la froideur de ses mots ne peut réchauffer la prison glaciale alentour, tout comme celle qui le retient prisonnier de ses maux, tout au fond de lui.

Ⓒayaraven

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I'd rather walk with you in the darkness of the night than walk alone with no one lit up by the light. I wanna feel you when there’s nothing left inside. Fuck whatever they say, this moment feels so right(c) anaëlle.
The shadow you don't see
when the sun's in the sky
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Isaac Torres
Extraterrestre
Isaac Torres


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Codename : We are Acrimony.
Pouvoirs : Altération : les capacités mentales et physiques des personnes aux alentours d’Isaac se modulent à sa volonté. Il les manie, impacte les forces psychologiques et purement physiques d’autrui comme si elles étaient siennes. Tous comme leurs émotions, tous comme leurs magnifiques et parfois horribles dons. Torres est ainsi imprégné par les autres, par leurs habilités autant que par la sienne. Le don est original, mais incomplet. Isaac est ainsi capable spécifiquement d’accroître, et seulement accroître, ce qui constitue l’essence même de l’être à ses côtés. Il augmente le pouvoir de la personne près de lui, renforce ses émotions, parfois même jusqu’à ce qu’elles explosent, sans qu’il n’en ait vraiment conscience. Il développe les forces des uns, renforce le mental des autres. Parfois alors, Isaac se laisse submerger par ce qu’il décuple. Altérant aussi bien les émotions des autres que les siennes, sans vraiment le vouloir. Se confondant avec autrui et son esprit. Difficile, aussi et ainsi, d’affronter un ennemi, quand un simple toucher peut lui permettre d’avoir le dessus sur le space-traveler.

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Symbiote : L'hôte qui prenait parfois l'apparence du symbiote, une rareté devenu une régularité parfois déstabilisante. La puissance décuplée de ses pouvoirs éclairant le corps du Torres, l'utilisation de ses dons à une apogée qu'il n'aurait jamais pu atteindre sans sa nouvelle moitié, au même titre que son apparence d'une évidente monstruosité.
Emergence :
You're not the villain you think you are • ISAAC&AMAURY Fonddr111 / 51 / 5You're not the villain you think you are • ISAAC&AMAURY Fonddr11
Maitrise :
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Dim 14 Avr - 20:07




You're not the villain you think you are
Amaury ft. Isaac



☾☾ Le silence assourdissant. Les doutes l’assaillant. L’incompréhension peinte sur des traits depuis longtemps étirés. Des pas qui teintent dans la cellule qui le maintient enfermé. Lieutenant déchu, oublié des siens comme oublié de lui-même. Terroriste vaincu qui ne peut retrouver les siens, ni reconnaître ceux qui ont pris l’habitude de ne faire qu’un. L’équipe de soutien a depuis longtemps disparu, au même titre que le SHIELD l’a sombrement abattu. Ainsi terré dans une prison grisonnante, qui n’a offert comme seul compagnon que son esprit fuyant. La réalité se brisant dans les rouages enclenchés, et désormais rouillés. Une année passée où le temps n’a pas su avoir suffisamment d’emprise sur l’homme qui a, depuis son existence même, été craquelé à maintes reprises. Malgré la présence d’un visage familier en cette autorité qu’on lui a appris à détester, rien ne trouve la voie en le renommé Acrimony. L’esprit enseveli sous des tonnes de mensonges sciemment ingérés. Bourrage de crâne forcé qui, pourtant, a toujours su magnifiquement fonctionner. Et désormais, voilà que tout lui a été enlevé. Son humanité, depuis longtemps brulée. Ses objectifs, maintenant complètement ratés. Un sens à la vie, sa vie, à jamais écrasé. La cellule sombre fait écho à l’âme ténébreuse de l’homme mal rasé. La noirceur de ses iris renvoyant à l’obscurité l’ayant fomenté. Chacune de ses actions passées ont eu le temps d’être retravaillées. Malgré le mutisme volontairement expérimenté, les pensées n’ont cessées de vagabonder. Tourmentant l’être à chaque heure de la journée. Torturant l’homme par des nuits cauchemardées. Les actes manqués se rappelant à lui comme la plus cruelle des marques s’insérant au fer rouge sur sa peau. Le sang coulé, les lèvres ourlées en un sourire délecté, tant de gestes commis qui disparaissent au profit d’un sang à peine retrouvé, d’une grimace relevée et dégoûtée. L’absence d’identité envoie ainsi valdinguer le parfait petit employé, soldat à la botte de monstres qui ont fini par en faire de lui une vaillante monstruosité à son tour. A son insu, toutefois, enferrant ainsi son cerveau dans un cachot psychologiquement parfait. Autant qu’il est, désormais, physiquement emprisonné, son temps compté et fortement surfait.

Soupir qui déchire les lèvres gercées. Bruits minimes qui sont les seuls à indiquer sa capacité à parler. Tant de refus de se soumettre, lui qui a pourtant toujours été dominé. Des forces ennemies et cruelles s’emparant de son âme en une atroce cruauté. Gamin enlevé avant même de connaître son identité recherchée, adulte grandi dans un présent affreusement imposé. L’homme ne peut retenir son regard de se relever, attiré inconsciemment par les caméras qu’il ne sait, bien qu’il le devine, être visionnées. Les iris accrochent la petite lueur rouge qui indique que le système de surveillance tourne sans relâche, filmant la moindre seconde de son existence ridicule et absurde. Il est là, le lieutenant voilé, à retourner un regard éteint, une lueur quelconque absente de ses prunelles depuis longtemps éperdues. Il se fige, cet être complètement absorbé par la dualité infligé, espère revoir le visage de celui qui l’a arrêté. Folie que de vouloir se retrouver en face de lui. Mais inconscience, besoin inné que de se perdre dans ses iris diablement familiers. Des jurons hispaniques partagés malgré des dédales de couloirs séparant les deux êtres divisés. Tout se passe au ralenti dans la tête du lieutenant Acrimony. Chaque flash éprouvé le fait cligner des yeux, ses phalanges serrant par réflexe le drap miteux. Le matelas bas de gamme supportant à peine le poids de l’homme, la froideur du bloc ferrailleux, literie moqueuse, transperçant toutes les pores du prisonnier. Le passé tape à la porte, coffre-fort néanmoins bien trop protégé. Verrous à outrepasser, code secret à connaître comme à retirer. Tant d’informations manquantes mais renseignements nécessaires pour que le rétablissement ne soit pas seulement précaire. L’homme a été détruit puis reconstruit, et voilà qu’il doit à nouveau être effacé pour mieux exister. Ironie de cette sournoise vie qui se moque bien de lui. L’âme fissurée en divers morceaux en quête de plusieurs rattaches, d’une unité qui n’a jamais été.

Sentiments violentés, négatifs, qui remontent à la surface. Ce besoin de haïr parce que c’est la seule chose familière sur laquelle il peut s’appuyer. Des bruits de pas qui résonnent dans le couloir, et ses poings qui se préparent à accueillir son prochain. Pourtant, quand la cellule s’ouvre en un bruit strict, l’homme paré à attaquer l’autorité se fige comme un enfant pris au piège. En attente de la punition à venir pour la bêtise malgré lui commise. Deux gardes se présentent alors à lui, le sommant de tendre ses bras en avant. L’ex membre d’Hydra les regarde en fronçant les sourcils, un instant hébété par la soudaine intrusion dans sa vie ouverte, malgré lui, à autrui. En dépit de son apparente indifférence, l’homme est bien conscient que les interrogatoires ont depuis un moment été suspendus. Le psychologue de service ne parvenant à rien d’autre qu’à pester contre son silence puissant. Souffle ainsi glacial quand, pourtant, il accepte d’obéir aux ordres clamés une unique fois. Les agents du SHIELD patientant qu’il daigne offrir ses si frêles bras. Les poignets finissent rapidement enserrés et la silhouette épuisée est alors furieusement encadrée. Les gardes l’amènent au seuil de sa cellule, et s’écartent, quelques brèves secondes, le laissant plus à nu que jamais. Au moment même où la figure, tant chérie par le passé bien que complètement effacée par une entité entichée de la haine, daigne se manifester. Les iris presque jumelés aux siens, s’ancrant dans son regard vidé de n’importe quel désir bien pensant et humain. Fut un temps l’homme serait encore parvenu à se débattre. Mais l’année écoulée à tout ressasser dans son esprit endommagé a eu raison de sa force à rendre honneur au mantra inculqué à ses mauvaises valeurs. Le chambranle se met alors en route, arrachant une moue bien trop visible malgré le prisonnier, qui ne peut ainsi feindre sa surprise arrachée. L’idée d’un transfert germe dans sa tête, et quelques moments durant, il s’interroge sur sa destination finale. La peine de mort érafle alors doucement son cerveau démoli, et l’ex lieutenant Acrimony s’immobilise, refusant de faire un pas de plus. Des informations manquent, et s’il a toujours fait le mort, physiquement parlant, soudainement l’indécision l’étreint. Flottement intérieur, ses yeux embués par le sort qui promet controverses douloureusement songées. La frayeur l’effleure, l’épiderme de sa peau rongé par le destin inconnu et miroité. La figure d’autorité quémandée à travers des caméras détestées se retourne face à l’affront provoqué, et l’homme en profite. L’échange est subtil mais il l’interroge du regard, cherche à savoir la direction qu’on veut lui faire emprunter. Mais aucun son ne s’échappe de ses lèvres, bien que de nombreuses questions sont posées dans sa tête. Il est alors à nouveau saisi par les gardes précédemment cités, et l’homme accepte tristement la démarche entamée. Comme transi par ce qui s’annonce être la fin d’une, semble t-il, éternité passée à répandre un fléau inconscient, une idéologie qui n’a été, et ne sera jamais, la sienne.


CODAGE PAR AMATIS


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Lun 3 Juin - 17:09


You're not the villain
you think you are


Took the memories, but I can feel them fading. All our vanities, there's nothing left to save now. Leaving everything we have for you to find it. Every time I walk away, I wanna turn around. Nothing of the heart remains even if we could've stayed. We've been here long enough to know it's all in vain. Everything we tried to say, up until the final day. I guess we said enough to know it's all in vain.

Le temps s'étend, alors que les regards sont croisés. Les iris ancrés en ceux d'un autre, un être autrefois aimé. Une âme qu'il n'a jamais pu connaître par le passé. Qu'il retrouve pourtant là, devant lui, des années après. Une ironie certaine, d'un sort jeté sur leurs vies brisées. Une malédiction imposée par une instance qu'il a pensé durant longtemps comme étant bien plus supérieure à lui, à la leur. Sans réaliser qu'il ne s'agit en réalité que d'un visage caché d'un ennemi qu'il ne fait que détester. Un égal en un sens opposé, un adversaire particulier, qu'il combat sans relâche, à chaque jour écoulé. Et cet homme, ce frère, au faciès familier n'en a été prisonnier que depuis bien trop de temps. Enfermé en son âme, enchaîné en son esprit, malgré les liens intangibles qui le retiennent. Et à présent qu'il a été récupéré, il n'a fait que croupir plus encore derrière les barreaux. Une prison pour une autre. Une erreur que le commandant regrette et souhaite corriger. Pour retrouver ce frère oublié. Une courte expiration contrôlée, et Amaury revient à lui. S'arrachant de sa léthargie, de cette contemplation désolée. Il se détourne d'un mouvement crispé, sa gestuelle brusquée par l'impulsion animée. Son corps est tendu et ses muscles sont contractés sans qu'il ne puisse les apaiser. Son esprit est sensiblement figé, bloqué sur le plan qu'il va exécuter. Cette idée qu'il a fomenté durant de longues nuitées, accompagné par l'insomnie. Torres a envisagé toutes les alternatives, des plus poussées aux plus subtiles, et s'est finalement arrêté des jours après, sur une exécution discrètement amenée. Il inspire longuement en laissant son esprit s'étendre sur les différents points du plan qu'il a monté. S'attarde légèrement sur les temps qu'il a donné à chacun des soldats dans le secret. Une équipe avec lui, le temps d'un certain trajet. Une autre les rejoignant par après, à mi-chemin pour le transfert ordonné. Une sorte de navette improvisée, qui servira ses intérêts. Pour pouvoir libérer cet homme de ses démons le retenant prisonnier. Pour sauver son frère injustement enfermé, autant par ses supposés ennemis que ses prétendus alliés.

Ses pensées s'estompent à l'entente d'un écho perturbé. En arrière, des bruits étouffés, une sorte de plainte silencée. Le commandant s'arrête un instant, le fil de son idée stoppée pour un moment. Son corps se mouvant instinctivement, tandis qu'il se retourne à moitié. De profil au prisonnier, qui s'est immobilisé. Regard attardé sur les iris embués, voilés par une fine membrane salée. Un questionnement s'imprégnant sur les pupilles dilatées. L'indécision étirant les traits du visage émacié. La tension parcourant les épaules du maudit prisonnier n'échappe pas à l’œil aguerri du plus âgé. Torres cligne des paupières, lentement. Sa mâchoire se contractant. Sa respiration alourdie par la pression qui s'élève dans l'atmosphère. Amaury ne peut rien dire sans se cramer. Sans dévoiler le plan qu'il a sciemment fomenté. Il se doit de rester de marbre devant le spectacle qui se déverse devant lui. Mais le désespoir soudain démasqué sur le visage familier ne le laisse indifférent et le commandant pince un instant les lèvres, avant d'expirer doucement. Un soupir silencieux sur le bout des lèvres. Son regard s'adoucissant sensiblement, un éclat différent tintant ses iris à peine quelques secondes. Le temps pour lui, de se plonger dans ceux de son frère retrouvé. Une pensée, derrière les fenêtres de l'âme, ouvertes rien que pour lui. Une image, une idée, que seul cet homme peut déchiffrer. Un mot résonnant à son esprit, un seul, qu'il cherche à transmettre à celui qui représente ce qu'il reste de sa famille passée. Confiance. Une faveur particulière au creux du regard appuyé, indiscernable pour qui n'est pas habitué. Il espère que son frère peut la contempler, et qu'il la considère avec intérêt. Amaury n'attend cependant point confirmation de l'intéressé avant de faire un signe aux agents qui retiennent son frère condamné. Se détournant de la cellule et des autres prisonniers enfermés, il s'avance en dehors de la zone, sans plus regarder derrière lui. S'éloignant des geôles qui ont retenues par des fers serrés, tant d'âmes brisées par une vie dépassée.

Les pas résonnent derrière lui, en un écho qu'il perçoit avec netteté. Aucunement besoin de se retourner pour savoir que les soldats le suivent, et que le pauvre homme anciennement enfermé aussi. Les figures se décalent sur son chemin, en reconnaissant l'autorité qu'il fait respecter. Le commandant est focalisé sur sa mission du plus important intérêt. Authenticité auto-proclamée par l'attention qu'il a accordée durant l'élaboration du plan qu'il peine à penser parfait. Malgré les heures passées à le dresser et à relier les points entre eux, il ne peut s'empêcher de penser que quelque chose risque de mal tourner. Ainsi, Torres garde la tête haute et avance, vers le hangar, analysant tout ce qui se déroule alentour. Les conversations sont écourtées en sa présence, et les hochements de tête sont prolongés. Attention qu'il ne prend pas la peine de relever, dardant seulement un regard calculé sur les contours contrastés. Le paysage défile à chacun de ses pas maîtrisés, alors que sa respiration se fait plus difficile à contrôler. Il a la sensation de marcher parmi des ennemis, d'être sous couverture mais grillé, avec un projecteur braqué sur lui. Pour capturer l'intérêt des autres, qui ne sont pas plongés dans le secret. Les visages finissent toutefois par s'éloigner pour vaquer à leurs occupations, au moment où Amaury parvient enfin devant le véhicule apprêté. Il souffle doucement, hochant le menton en direction du conducteur désigné. Tout est en ordre ? L'homme lui répond d'un bref mouvement de la tête, avant de lui lister les derniers points qu'il vient de régler. Tout est régulé à la lettre et minute près. Les gardiens sont déjà adossés à côté des portes de la camionnette blindée. On est prêt à y aller, sir. Vous n'avez qu'un mot à dire. Et le conducteur n'attend plus que le rapport de situation de l'autre équipe censée les retrouver. Ainsi que les ordres du commandant, qui ne vont pas tarder. Les secondes s'égrènent, la minute bientôt écoulée. Jusqu'à ce qu'un grésillement ne se mette à résonner. Indiquant les positions et l'avancée de l'équipe alliée. Amaury se tourne alors vers les agents, un air autoritaire marquant ses traits. Embarquez-le. Un dernier regard vers son frère qui semble encore plus fébrile qu'auparavant. Une mimique que Torres ne parvient pas à oublier. A chasser de ses pensées, quand bien même il tente de se concentrer. Il se détourne avant de regretter une action non sollicitée, et fait le tour du véhicule pour indiquer aux gardiens d'ouvrir les portes arrières. Le prisonnier est ainsi escorté jusqu'à l'intérieur, maîtrisé jusqu'à ce qu'il soit installé. De part et d'autre de sa silhouette tendue et recroquevillée, les soldats dépêchés pour la mission de transfert de prisonniers. Amaury scrute le visage de son frère encore quelques instants, alors même que les portes sont refermées. Captant ses iris jusqu'à la finalité. En un soupir réprimé, il émet les ordres les plus préconisés, et part s'asseoir du côté passager. À l'avant du véhicule, qui se met enfin à démarrer. C'est quand vous voulez commandant. Amaury redresse la tête, son visage figé dans une expression approchant la neutralité, alors qu'au creux de sa cage thoracique, s'agite son organe aux battements effrénés. En avant.

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Mer 12 Juin - 20:34




You're not the villain you think you are
Amaury ft. Isaac



☾☾ Pas lourd et pressé, neutralité effarée. Poids qui pèse sur les frêles épaules rabaissées, si compliqué à supporter. Tout autant que ce plan insondable, indescriptible, qu’il ne parvient à déchiffrer. Fut un temps, la stratégie était son art, maîtrisé dans une exquise perfection. Les missions, il les achevait en un claquement de doigts, ravissement du vulgaire pion. Mais aujourd’hui, le curriculum vitae n’apporte plus. Néant, triste accroche qui n’a jamais, en vérité, convaincu. Réalité esquivée pendant des années, cœur embroché et esprit enclavé. Mensonge après mensonge, complaisance dans les méfaits et dans la haine. Délit d’exister, qui aujourd’hui ne s’apparente plus qu’à un deuil et à une immense et insurmontable peine. Acrimony n’est plus et n’a jamais été. Erreur difficile, toutefois, à réparer. Il n’a qu’à baisser les yeux sur ses poignets menottés. Caressant du bout du pouce ses propres mains entrecroisées. Peine de mort assimilée, si fortement méritée. Trop de sang écoulé, que seule sa fine membrane peut encore déceler. Mains assombries non point par les origines, mais par ce liquide carmin tant de fois fait couler. Impureté de cet homme qui n’a fait que tuer. Obéir, certes, mais agir également. L’innommé Torres clôt un bref instant les paupières, bute sur une dalle invisible. Manque de s’écrouler alors que les gardes le rattrapent sans douceur. Soupir exprimé, dents serrées. Qu’ils le laissent s’écrouler, qu’ils apprécient de le voir chuter. Mais ils continuent, encore et toujours, de l’emmener. Inlassablement tâche qu’ils comptent si avidement piloter. Destin inévitable, qui le fait pourtant hésiter. Fébrilité à peine reconnaissable, qui secoue malgré tout la silhouette tremblante, quelque peu brinquebalante, du prisonnier. Les lèvres s’entrouvrent, mais aucun son n’en sort. A quoi bon ? En dépit du châtiment qu’il pense devoir être perpétué, l’ex lieutenant se surprend à presque reculer. Forçant les gardiens de chaque côté de le pousser. Un pas en avant, encore et en cœur. Avancée dont il ne peut réchapper, encore moins en dériver. Sentence méritée, qui n’a guère besoin d’être annoncée. Pas par des mots du moins. Soupir las, combativité vaine. Enfin parler lui effleure l’esprit. Mince idée qui pourrait peut-être le garder en vie. Mais il est trop tard pour oser espérer. Le psychologue n’est plus là pour l’écouter. Quant à cette figure... elle n’est guère plus qu’une image déchirée.

Pourtant il se retourne. Le concerné, la vision éhontée. Capte sa peur à peine transmissible. Les pas sont autant saccadés que sa respiration, les menottes cliquettent face à quelques subtils mouvements de contestation. Pour autant, il est là, le commandant. Ralenti doucement pour croiser ses prunelles hébétées, presque encore soumises à une fureur qu’il ne saurait vraiment apprivoiser. Les iris familiers se croisent et s’entrecroisent. Lueur qui danse dans leurs regards, mélange de mensonge et vérité. Affront que cette prison soudainement quittée. Frère oublié qui est le dernier à l’accompagner. Dernier jour du condamné. Victor Hugo. Si véridique dans sa plume infaillible, qui a de quoi vous transpercer. Ricanement qui manque de filtrer tant la fatalité est, dans les moindres détails, planifiée. Comme tout ce qui a fomenté sa propre existence en cette Terre foulée. De sa naissance à sa mort présumée. Rien n’est laissé au hasard, absurdité qu’il se doit d’endosser. Le choix n’a jamais été sien, ni aujourd’hui ni demain. Tout n’est que chemin tout tracé. Aucune possibilité que de s’évader par un quelconque exit laissé de côté. Sortir par les sentiers battus est un trait explicitement abattu. En dépit de cette flamme qui se balade dans le regard de la figure presque suppliée. Ces yeux qui, justement, inspirent à s’y plonger, à s’y noyer. Par désespoir ou par espoir, c’est encore une indécision picotée. Mais les croyances du condamné se fissurent, craquement sourd qui broie son cœur, qui bloque le prisonnier. Palpitant qui bat soudainement bien plus vite, qui cherche la présence du plus âgé. Aîné à jamais absent, qui soudainement, lors de ses derniers instants, est présent. Confiance aveugle que cette envie brutale de le suivre, de s’abandonner. Irréelle scène qui se déroule comme au ralenti. Saugrenu moment très vite effacé, toutefois, par le cheminement repris. Rêve fou alors que cet espoir procuré. Que cette envie d’y croire d’autant plus renforcée. Tête qui se secoue mais qui consent, alors, de continuer. Marcher en avant, embrasser le destin imposé. Aucun autre choix n’est envisagé. Le SHIELD, comme HYDRA, s’en sont assurés, il y a bien longtemps de cela.

Flamme pourtant secouée. Vents violents qui manquent d’éteindre le feu à peine attisé. Le commandant qui s’éloigne, échange des mots imperceptibles. Ses lèvres bougent, capacité, peut-être, de les lire. Tentative toutefois amorcée quand on le colle aux portes encore fermées. Dos qui rencontre la fraîcheur des portières encore verrouillées. Dureté que ce transport qui est censé le déplacer. Fourgon bien trop familier, celui-là même qui l’avait, il y a plus d’une année, transporté. Sarcasme que toute cette mascarade. Le prisonnier souffle, bouge sa tête de gauche à droite. Négativité ressentie par tous les pores de sa peau. Plus puissamment encore quand l’arrière du van est ouvert, quand on le force à intégrer de nouveaux fers. Sans douceur, une marche est grimpée. Banc métallique qui accueille l’homme perplexe, qui ne peut qu’obéir. Les yeux sont froncés tandis que des gardes, à nouveaux, s’assurent de bien le tenir. De ne surtout pas le lâcher. Les prunelles se tournent vers le ciel, des murmures agacés sont retenus, encore ce silence qui est voté. A gauche, un soldat. A droite, un soldat. La main portée sur l’étui qui renferme leur arme qui ne les quitte pas. Parés pour presser la détente, pour ralentir une escapade qui ne pourrait vivre que dans son esprit morcelé. Rire retenu, larmes également poussées au refus. Hors de question de céder alors que son chemin est enfin dévoilé. Nouvelle prison ou bien éternelle libération. Il n’y a pas d’autres possibilités qui effleurent le cerveau abîmé. Les rouages ne tournent plus depuis longtemps, les stratagèmes sont tous indéniablement trucidés. Rien qui ne peut marcher.

Les iris de l’homme cherchent, étonnamment presque, une présence à solliciter. Une réponse à des questions à jamais silencieusement prohibées. Impossibilité de vraiment se livrer. De partager les appréhensions qui ne sont que joyeusement attendues par les gardiens figés. Jouissif que de voir le prisonnier enfin se confier. Enfin se morfondre et supplier. Mais cela n’arrivera pas, point d’honneur stupidement signé. Aucune utilité que d’attenter. Que d’imaginer une échappatoire. Pas plus que dans sa cellule, l’ex lieutenant n’a droit à aucun exutoire. Alors l’homme se contente de se tourner. Légèrement, offrant son profil au reflet miroité. Rétroviseur qui renvoie un regard noirci, bien songeur et concerné. Ces mêmes prunelles familières qui réclament que la clé soit, dans le moteur, enfin tournée. Démarrage alors témoigné, presque pacifié. Silence de mort, adéquat au vu de la sentence bientôt déclarée. Route qu’il ne peut même pas apercevoir, du siège douloureusement désigné. Menottes qui démangent, colère qui gronde. Hurlement sourd, poussé en son intérieur le plus fort. Mais résignation qui plane doucement à la surface, commence, sur ses traits, à se dessiner. Alors que le van cahote et que l’organisation est quittée, il n’y a plus que le noir dans lequel se plonger.

CODAGE PAR AMATIS


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Amaury Torres
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Lun 11 Nov - 18:21


You're not the villain
you think you are


Took the memories, but I can feel them fading. All our vanities, there's nothing left to save now. Leaving everything we have for you to find it. Every time I walk away, I wanna turn around. Nothing of the heart remains even if we could've stayed. We've been here long enough to know it's all in vain. Everything we tried to say, up until the final day. I guess we said enough to know it's all in vain.

Un vrombissement sonore annonçant le départ si estimé. Entamant la procédure depuis si longtemps élaborée. Le plan fomenté jusqu'à la moindre seconde, jusqu'au dernier souffle, se met enfin à exister en la réalité. Les rouages mécaniques s'enclenchant à l'instant même où la clé est tournée. Le moteur s'allume, et le véhicule tressaute légèrement alors qu'il se met à démarrer. Un silence solennel régnant dans l'habitacle, seulement perturbé par les respirations se voulant contrôlées. Chacun a sa part a jouer en ce moment précisé. Tout doit être respecté pour que l'injustice soit réparée. Que le prisonnier indignement gardé sous scellé soit enfin libéré. Qu'il puisse retrouver un semblant d'existence, au dehors de l'instance l'ayant enfermé. Qu'il puisse reprendre là où tout s'est arrêté. Lui laissant ce loisir, cette chance, de ne plus seulement survivre dans sa cellule épurée. Mais de vivre en un endroit bien plus sécuritaire et approprié. Le commandant souffle doucement, ressassant chacune des étapes avec précision. Ses lèvres pincées trahissant sensiblement son appréhension. Ses pensées tournées vers la mission élaborée lui accaparant quasiment toute son attention. Jusqu'à ce que la voix du chauffeur ne le ramène à nouveau à l'instant présent. Il échange actuellement avec l'un des techniciens au poste de contrôle, permettant au commandant de se ressaisir instantanément. Expirant longuement une dernière fois avant de se concentrer totalement sur l'avancée de la situation. Ses iris sont focalisant sur le paysage changeant dès lors que le véhicule ne quitte le hangar et les locaux de l'organisation. Les bâtiments n'étant plus que des points dans le rétroviseur, à mesure qu'ils s'éloignent vers le point de rendez-vous. En suivant les directives ordonnées par Torres, indiquées sur les cartes qu'il a longtemps étudiées et reléguées au conducteur concerné. Ce dernier emprunte les routes escomptées, et l'appréhension du commandant se dissipe doucement. Le laissant quelque peu respirer malgré la pression constante des risques engagés. Amaury expire lourdement, dardant un regard sur le miroir glacé dans l'habitacle. Ses iris s'ancrant sur le visage familier de son frère oublié. Le scrutant un instant, avant de soupirer faiblement en fermant les yeux.  Ses poings se serrent doucement sur l'arme qu'il tient contre lui, alors qu'il pense au prisonnier qu'il a lui-même attrapé et ramené ici. Son propre frère, son propre sang. Maintenant c'est tout l'inverse de ses principes qu'il exécute en l'instant. Mais il est prêt à tout pour réparer le tort qu'il a causé. Et à payer le prix des conséquences pour sa liberté.

Le trajet se déroule dans un silence des plus complet. En dehors des grésillements des radios qui s'activent de temps à autre pour expliciter l'avancé de la situation à l'autre équipe dépêchée pour l'occasion. Les informations échangées restent brèves et concises, les temps de communications ne dépassant que rarement la dizaine de secondes totalisées. Le commandant ne s'attarde pas sur les formalités, se terrant dans un mutisme particulier. Seul le conducteur du véhicule s'adonne à répondre aux autres équipiers. Camarades qu'ils seront bientôt en mesure de rencontrer. Les minutes s'égrènent tandis que l'équipe approche des limites de la ville. Dépasse même la périphérie pour emprunter des routes moins passantes. Plus discrètes, à l'abord d'une forêt. Le véhicule ralentit alors que le conducteur tourne le volant pour prendre un chemin plus terreux. Des cailloux s'incrustant dans les roues à chaque mètre effectué. Amaury élève la main pour s'accrocher à une poignée de sécurité. Les agents sont secoués de part les ébranlements provoqués. Un chahut les faisant subrepticement trembler. Inconfort encensé par la route empruntée, mais qui ne tarde pas à se calmer au bout de plusieurs minutes à arpenter la forêt. Une petite clairière, à proximité d'un tournant, s'étale sous les yeux des soldats entraînés. Le véhicule s'y arrête doucement, alors qu'un autre est déjà présent. L'équipe alliée les attend sagement. Et le silence prend place un instant. Jusqu'à ce qu'à nouveau, grésille la radio, pour demander un code précieusement gardé. Amaury tend la main vers le conducteur, qui lui dépose le microphone du communicateur au creux de sa paume. Ses lèvres s'entrouvrent et sa voix résonne, inébranlable. Son ton déterminé. Tango. Oscar. Romeo. Romeo. Echo. Sierra. Au rapport. Échange prêt à être effectué. Code du prisonnier : Alpha. Charlie. Romeo. India. Mike. Oscar. November. Yankee.

Le temps s'étend tandis que les vérifications sont orchestrées du côté opposé. Il ne craint pas une dysfonction quelconque et sait que les agents reconnaîtront sa voix et son autorité. Ce n'est que la procédure, qui ne dure qu'une demi-mesure. Tout est en ordre, commandant. On va vous envoyer un agent pour procéder à l'échange. Le soulagement s'épanche en ses entrailles tandis qu'il ferme les paupières un instant. Savourant le bon fonctionnement de l'opération et cette petite victoire personnelle, qui le rapproche de plus en plus vers son objectif principal. La libération de son frère, encore bien gardé à l'arrière. Lorsque Torres rouvre les yeux, son regard accroche celui de son cadet dans le rétroviseur. Un éclat particulier recouvre ses iris, mais Amaury ne laisse rien paraître à autrui. Seul le prisonnier semble capable de déchiffrer la familiarité de ce qu'il cherche à transmettre. De l'espoir, de la confiance. Un sentiment particulier, qui aurait pu nouer leur famille par le passé. Il s'extirpe de cette contemplation pour s'attarder sur l'observation du lieu. Ses iris parcourant la silhouette de l'agent qui vient à sortir de l'autre véhicule pour les rejoindre. Torres souffle doucement et se détache avant de s'extirper à son tour. Accueillant le soldat entraîné pour échanger quelques mots sur la marche à suivre. Un hochement de tête, signe de reconnaissance, et les démarches sont entamées. Le commandant faisant signe au conducteur de prévenir les agents à l'arrière. Pour qu'enfin ils procèdent à l'évacuation du prisonnier.

Tout est millimétré au pas près. Amaury scrute avec intérêt son équipe en train de maîtriser son frère, une amertume certaine sur le bout de la langue. Il est prêt à le prendre en charge au moindre écart perpétré. Mais l'avancée se fait sans encombres et les deux gardes s'arrêtent non loin de lui. Le dénommé Acrimony, le fameux ancien lieutenant embrigadé, stoppé lui aussi. A ses côtés. Amaury évite de le scruter pour ne pas laisser paraître ses intentions et s'attarde plutôt sur l'autre team qui finit par les dépasser avec un autre prisonnier. Ce dernier est emmené à l'intérieur du véhicule que eux, viennent de quitter. Et tandis que les réglages sont réalisés entre le conducteur et l'agent de l'équipe alliée, le commandant ordonne aux siens d'avancer. Allons-y. Il mène la marche jusqu'à l'autre fourgon, ouvre les portes en un mouvement quelque peu précipité bien que contrôlé. Laissant les agents emporter son frère à l'intérieur, le déposer à l'arrière non sans le ménager. Un grognement réprimé lui brûle la gorge alors qu'il veut répliquer sur les manières de ses soldats. Mais se garde bien pourtant de le manifester pour éviter de griller sa couverture. Une fois son cadet installé, le commandait fait signe aux siens de se retirer quelques instants. Grimpant à son tour une fois que les deux se sont éloignés. Fermant doucement la porte derrière lui pour éviter d'être dérangé. Amaury s'installe en face du prisonnier, prenant garde de ne pas le brusquer ou de rester trop près de son espace personnel. Il pousse un soupir à moitié soulagé, et déglutit doucement avant de prendre la parole. Tu n'as aucune raison de me croire, mais sache que je suis désolé pour le traitement qui t'a été réservé. Sa voix est moins ferme, plus douce et teintée d'amertume. Ses remords remontent, le rongent encore. Le ton est imprégné par les regrets. Depuis tout ce temps je croyais que tu n'étais qu'un ennemi comme les autres. Un peu plus coriace et difficile à attraper. Et pourtant... Un soupir, distant. Si j'avais su qui tu étais à l'époque, ça ne se serait pas déroulé de la sorte. Un sourire pincé, contrit. Ses bras se croisent sur son torse tandis qu'il inspire longuement, évitant son regard quelques instants. Avant de s'y replonger, par après. On va arranger tout ça maintenant. Je vais te sortir de là, Isaac. Un regard appuyé, la respiration coupée. Il voudrait tant poser sa main sur son épaule pour lui montrer sa sincérité. Mais des coups portés contre les portes le ramènent brusquement à la réalité. Le sortent de sa bulle léthargique. Il ferme les yeux, soupire doucement et se relève lentement. Un dernier coup d'oeil à son frère oublié depuis longtemps, mais retrouvé depuis peu. Un frère avec qui il a manqué de temps. Te lo prometo, mi hermano. Et c'est tout ce qu'il peut murmurer, avant de se retirer. Pour reprendre là où ils se sont arrêtés. Et continuer sur le chemin de sa liberté.

ⒸSlythbitch

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I'd rather walk with you in the darkness of the night than walk alone with no one lit up by the light. I wanna feel you when there’s nothing left inside. Fuck whatever they say, this moment feels so right(c) anaëlle.
The shadow you don't see
when the sun's in the sky
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