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Feed your fire {Artémia}
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Kobik Salamander
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Kobik Salamander


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Codename : Kobik
Pouvoirs : Le jeu de la perception et ainsi influencer la volonté de la personne ciblé par les yeux bleutés de la jeune femme.

Une projection astrale encore non déclarée qui remplace son don d'ubiquité originel.
Emergence :
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Mar 5 Fév - 21:29

Feed your fire

But don't let him burn you

Feat Kobik & Artémia


La fumée lui prenait à la gorge alors qu’elle cherchait à s’en protéger au mieux en faisant barrage avec son bras. Les yeux plissés, Kobik cherchait à s’orienter parmi les flammes dévorant le bâtiment. Elle guettait le moindre retour s’en prenant à elle, alors qu’elle cherchait à rejoindre l’étage. Cet orphelinat, la jeune femme le connaissait pour y avoir séjourné, mais il avait changé, évolué et l’incendie dévastait ce recueil, sans pitié pour la moindre âme présente.

Une quinte de toux la prit, témoignant de la fumée s’engouffrant dans ses poumons. Kobik était obligé de s’arrêter, juste une seconde le temps d’espérer récupérer la moindre bouffée d’air respirable. Ses yeux pleuraient à cause cette fumée.

Elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même, les forces de l’ordre avaient agi afin d’empêcher quiconque non préparé d’agir, et elle était passée outre. Quand elle avait aperçu les flammes dévorant le bâtiment, l’ancienne orpheline avait presque senti son cœur se stopper. Les pompiers étaient déjà sur place, agissant de leur mieux afin de sauver ce qui pouvait être sauvé. Seulement, elle n’avait pas eu besoin de sa douance pour comprendre que c’était vain. L’incendie avait pris bien trop de terrain, tout ne pouvait pas être sauvé. Face à cela, elle avait rongé son frein, cherché à ne pas intervenir, ce n’était pas son champ d’action. Mais quand elle avait vu ses gamins, pris au piège à l’étage, elle n’avait plus réfléchi. Les pompiers étaient débordés, alors elle avait foncé. Elle avait laissé son entraînement d’agent au sein du S.H.I.E.L.D prendre le dessus afin de contenir l’adrénaline la poussant. Elle ne pouvait pas rester à ne rien faire. Pas alors qu’elle aurait pu être à la place de ses gamins si un tel incendie avait eu lieu des années plus tôt.

Il n’avait fallu que d’une faille dans la sécurité pour permettre à la jeune blonde de se faufiler. Elle aurait pu sortir ses papiers afin de faire valoir son appartenance à l’agence, seulement l’efficacité n’aurait pas été assurée et elle avait préféré user de discrétion. Peut-être n’était-ce pas la meilleure des idées, si le bâtiment s’effondrait, personne ne saurait qu’elle se trouvait dans les lieux. Mais aurait-elle pu se coucher sereinement si elle était restée à observer sans rien faire ? La réponse était si simple… Elle n’aurait jamais pu.

La chaleur étouffante n’aidait pas Kobik à s'orienter. Elle qui avait connu cet orphelinat, elle était incapable de retrouver le bon chemin. Sans compter cet escalier en bois qu’il allait lui falloir grimper. Malgré ses difficultés, il était là, à seulement quelques mètres, mais il devait avoir été fragilisé. S’y engouffrer allait être compliqué et c’était sur ce point qu’elle s’était arrêté, alors que son regard se posait sur une silhouette. Une personne l’avait-elle suivi ? Quelqu’un d’autre avait pris cette initiative ? Ou était-ce l’un des soldats de feu qui progressait ?

« Il y a des enfants prisonniers à l’étage ! »

Une toux la prit de nouveau avant qu’elle n’ait le temps de se protéger. Si elle n’était pas toute seule, il serait peut-être plus simple de sauver les enfants…
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Artémia Dimitra
Mutant
Artémia Dimitra


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Artémia est quelqu'un d'assez renfermée. Battante, elle n'hésite pas à défendre ses convictions et ses opinions, quitte à allez franchement. C'est quelqu'un de sérieux. D'un peu trop parfois. Tysha, sa meilleure amie, aime à dire qu'elle fait plus vieille que son âge parfois. Bien qu'elle essaye de faire des efforts, elle a grand mal à faire confiance aux hommes. Dû à son éducation. Mais derrière son allure de guerrière, froide et digne à chaque circonstance, c'est une jeune femme sensible qui ne demande qu'à connaitre certains horizons qu'elle ne connait pas encore.
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Pouvoirs : Artémia a la capacité de contrôler les arbres et les plantes en générale. Elle peut façonner une arme avec une simple racine. Elle peut également redonner vie à une végétation morte. Par ailleurs, dès lors qu'elle touche le tronc d'un arbre, elle acquit sa force, son énergie, ce qui décuple ses capacités de guerrière. Elle peut communiquer avec eux. Elle peut également ressentir quand l'un de ces derniers appel à l'aide ou est en train de mourir. La végétation est comme une alliée de taille. Une alliée mais aussi, un proche. Elle se sentira toujours à l'aise et parmi les siens dans une forêt.
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Mar 26 Fév - 10:58

Feed your fire

Journée achevée. Artémia rentre du travail. Elle est épuisée. Ses yeux papillonnent, piquent un peu, s’alourdissent mais tandis qu’elle marche, s’aère l’esprit, elle reste digne, droite dans une allure, une expression qu’elle ne veut en aucun cas se détacher. Fierté. Barrière établie pour se protéger. Toujours. Du regard des autres mais surtout, du regard des hommes. Telle qu’on lui a enseigné. Elle continue d’avancer quand soudain, un spectacle horrifiant la perce, attire son regard agrandi par la surprise et l’effroi.

L’orphelinat est en feu. Les flammes dévorent le bâtiment de part et d’autre. Le calme des rues n’est plus qu’un lointain souvenir et les sirènes hurlent, font écho dans ce périmètre touché par la brutalité du brasier. L’horreur dessiné dans son plus monstrueux apparat. La jeune amazone se fige, dans un premier temps. Ses iris s’ancrent sur la bâtisse en flamme où des hurlements stridents s’élèvent à l’intérieur.
- Merde !

Un juron. Une insulte rare qui traverse la barrière de ses lèvres. Sans perdre le temps de la réflexion, Artémia se faufile entre les passants amassés devant l’orphelinat détruit. Ses pas se font rapide, mesuré. Son épaule s’entrechoque avec celui d’un étranger mais elle ne prend pas la peine de s’excuser. Pas maintenant. Ses yeux restent focalisé sur l’étendu du drame qui s’intensifie au fil des secondes passées. Elle entend même un pompier murmurer juste à côté d’elle :
“Y a trop de gamins à l’intérieur, on ne va pas pouvoir tous les sauver.”

Ce qui la tend plus que de raison. Que faire? Rester là et attendre? Non. Il en est hors de question. Il s’agit là d’enfants, d’êtres innocents emprisonnés par la chaleur d’une mort violente et certaine. Elle doit agir. Qu’importe le prix à payer. Instinct maternel dissimulé? Peut-être. Toujours est-il qu’elle brise la vigilance des pompiers. Elle entre à l’intérieur de la bâtisse enflammé. La fumée opaque la pique et elle tousse, se protège la bouche sans pour autant revenir en arrière. Sa décision est prise désormais. Elle doit tout faire pour sauver les quelques enfants qui n’auront peut-être pas la chance d’être sauvés autrement. A-t-elle pensé à sa propre sécurité? Non. Ses instincts restent figé, focalisé sur cette mission suicide et elle avance, tâtonne, plisse les sourcils pour voir au travers de cet immense brasier.

La fumée rend sa progression difficile. La chaleur du feu lèchent sa peau, la brûle sans la toucher. Un nouveau toussotement et elle cherche l’air, déchire un pan de sa chemise pour enrouler la moitié basse de son visage. Protection improvisée. Maigre barrière mais bien utile pour ne pas s’intoxiquer d’avantage, perdre connaissance et faire tout ça pour rien.
- Qu’est-ce que…

Soudain, une silhouette se dessine à l’horizon. Elle semble lointaine, floutée par la progression des flammes. Artémia s’avance, titube et réalise qu’elle n’est pas seule dans ce sauvetage. Une autre femme est là, bien décidé à monter à l’étage. C’est mieux ainsi. A deux, elles auront plus de chance et c’est pour cette raison qu’elle prend cette perche, cette aide tombée du ciel comme une opportunité inespérée. Alors elle s’avance. Elle se poste au côté de sa coéquipière du jour, croisant son regard. Et lorsque cette dernière lui informe qu’il y a des enfants prisonniers en haut de cet escalier, elle acquiesce, essayant de garder son calme en murmurant entre deux quinte de toux malhabiles :
- Il faut faire vite. Les flammes ne sont pas encore montée. Si nous restons ensemble, il y a moyen qu’on arrive à les atteindre et ouvrir une fenêtre pour permettre aux pompiers de les faire descendre par l’échelle. Ne perdons pas de temps !

Tout en s’abaissant légèrement, la jeune espionne déchire un nouveau morceau de sa chemise. Elle le tend à la femme blonde à côté d’elle pour qu’elle puisse aussi se protéger. Puis, ses iris vinrent à se poser sur cet escalier, bancale et craquant, prenant une mini seconde pour réfléchir avant de se lancer dans cette dangereuse ascension lorsqu’un nouveau hurlement, plus strident cette fois, lui parvient aux oreilles :
- Allons-y !
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Jeu 14 Mar - 10:15

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La vision de Kobik était brouillée par les flammes et entravait son avancée dans le bâtiment. C’était de la folie que d’y aller sans protection ni sans de quoi protéger ses poumons, mais l’adrénaline avait pris la jeune femme qui ne pouvait pas laisser ces enfants sans aide. Les pompiers étaient occupés ailleurs, ils ne pouvaient pas être partout à la fois. Alors la Genoshienne priait sa formation au Shield pour l’aider à avancer, n’ayant pas hésité à avertir cette personne qu’elle avait cru distinguer malgré l’amas lourd de fumée. La blonde avance dans sa direction, de l’aide était la bienvenue et c’était à deux qu’elles allaient avancer.

L’agent du Shield ne cessait de tousser. Cette fumée était âcre, au goût amer brûlant à chaque bouffée d’air. La femme l’ayant rejoint toussait elle aussi et elle avait raison. Si elles ne se dépêchaient pas, elles se feraient elles aussi engloutir par les flammes. Kobik n’avait pas vraiment envisagé une fin comme celle-ci. L’idée de la fenêtre était aussi la meilleure. Et si les soldats du feu n’étaient pas assez rapides pour leur apporter une échelle, alors il faudrait espérer l’aide inopinée des curieux et autres pour essayer de fuir par cette ouverture. C’était quoi comme saut ? Une petite hauteur de trois ou quatre mètres ? Cinq à tout casser ? Cela restait dangereux, mais pour sauver des vies, tout était possible.

Un bout de tissu fut tendu à la jeune femme qui le prit en la remerciant d’un signe de tête. Elle avait été plus intelligente que l’ancienne orpheline sur ce plan. Pas un instant Kobik avait pensé à faire barrière avec un quelconque morceau de vêtements. Peut-être parce qu’elle savait ne rien à voir pour l’humidifier afin d’empêcher la fumée de traverser ? Peut-être. Le feu de l’action – sans jeu de mots – avait quelque peu court-circuiter la façon de penser de la blonde qui plaquait ce tissu sur son nez. Oui, allons-y, s’élancer vers cet escalier pouvant s’effondrer à tout moment.

« Je ne sais pas s’il y en a qu’au premier, ou dans les deux autres étages aussi. »

Sa voix était étouffée par la barrière semi-protectrice et Kobik devait pousser celle-ci pour se faire entendre. A la suite de la brune l’ayant rejoint, elle avait entrepris de passer l’épreuve des escaliers. Son cerveau ne cessait d’analyser chaque paramètre, lorsqu’elle avait pensé à cette inconnue non prise en compte. Et les autres étages ? Si l’escalier du rez-de-chaussée avait tenu jusque-là ? Qu’en serait-il des autres le temps de récupérer les enfants ? Et si certains restaient piégé ? Cette pensée glaçait le sang de l’agent qui pourtant ne s’arrêtait pas pour rejoindre l’étage. Le moindre temps perdu pouvait être fatal et elles ne devaient pas se séparer.

« On s’occupe du premier, si on peut, on va voir là-haut. On ne doit pas se séparer. »

Cela semblait évident, mais entre deux toux, Kobik préférait s’en assurer à voix haute. Elle n’arrivait pas à réfléchir correctement, alors que l’incendie lui faisait craindre la suite. Elle n’avait aucune certitude quant à leur chance de sauver les enfants et c’était cette crainte qui pesait sur son esprit alors qu’elles faisaient face au couloir.

« Ils se trouvaient dans une chambre du fond. »

Du moins, était-ce une chambre à l’époque où elle-même occupait les lieux.
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Artémia Dimitra
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Mar 14 Mai - 16:18

Feed your fire

La situation devient pressante. L’air vient à manquer. Les flammes détruisent tout sur leur passage et la fumée s’engouffre, glisse sournoisement dans chaque recoins de cet orphelinat pris par cet immense brasier. Le temps leur est compté. L’escalier qui les sépare des étages supérieurs peut rompre à tout instant et c’est pour cette raison que la jeune amazone invite sa coéquipière du moment à monter. A briser la distance qui les sépare de ces pauvres enfants qui crient, hurlent, sanglotent, appellent à l’aide désespérément. En espérant pouvoir être sauvé.

L’adrénaline coule dans ses veines. Artémia le sent. Elle sent ces frissons parcourir son corps malgré la chaleur oppressante de ces flammes dévastatrices. Elle sent son coeur battre rapidement contre sa poitrine. La fumée perce quelque peu le tissu contre sa bouche et elle toussote. Elle garde son calme cependant pour ne pas succomber à la panique. Cela ne ferait qu’accélérer les choses. Ses iris fixent cet étroit escalier et elle n’hésite plus une seule seconde à l’emprunter. Elle se fie à la voix de cette coéquipière quand cette dernière lui murmure ne pas savoir s’il y en a qu’au premier. Ou au deuxième aussi. Elle fronce les sourcils. Réfléchie en montant ces premières marches qui craquent sous son poids. Elle se fait également la réflexion que la jeune femme à côté d’elle a l’air de bien connaître cet endroit. Impression. Pensée muette à la manière dont elle en parlait. Elle hoche la tête. Incline le menton et monte plus encore, serrant la mâchoire devant la dangerosité apparente de cette ascension.
- Je suis d’accord. Restons groupé.

C’est le mieux à faire. Surtout en voyant ces flammes s’agrandir, dévorer plus encore chaque parcelle de cet orphelinat touché. En se séparant, elles pourraient aggraver la situation plutôt que de la sauver. Elles se mettraient également en danger. Danger qui, pourtant, chacune a choisi d’emprunter pour sauver ces enfants, ces innocents d’une mort certaine. Même camp. Même idée. Même désir accru de mettre leur vie en péril pour celle d’autrui. Le plus surprenant. C’est que ces deux jeunes femmes ont plus de point en commun qu’elles ne pourraient se l’imaginer. Surement, on-t-elles déjà dû se croiser au détour d’un couloir. Celle du Shield. Celle de cette organisation que chacune en fait partie dans une section différente mais similaire. Mais les flammes n’invitent pas réellement à y penser. A s’en souvenir. A discerner les traits d’autrui, caché par des morceaux de tissu noirci par la fumée. Elles restent concentré. Chaque pas les entraînent plus encore vers un avenir incertain et elles passent enfin la première épreuve. Celle de l’escalier.
- Tu as l’air de bien connaître cet endroit. Montre-moi, je te suis.

Oui. Elle connaît cet endroit. Cela devient une certitude. Les voilà à l’étage et Artémia glisse son regard sur sa coéquipière. Elle tousse une unième fois. Son bras vient se porter à sa bouche recouverte du tissu et elle marque un temps d’arrêt. Elle chancelle légèrement sous l’odeur étouffante du brasier. Elle secoue la tête pour chasser cet étourdissement et regarde aux alentours, analyse les lieux, remarque que l’étage est encore plus ou moins épargné. En bas en revanche…
- Une chose est sûr, on ne pourra plus redescendre.

Car oui. Les flammes atteignent déjà l’escalier. Ces marches qu’elles ont emprunté quelques minutes à peine auparavant. Le crépitement s’entend d’ici. Les flammes s’agrandissent, prennent en hauteur et en intensité. Non. Elles ne pourront pas redescendre. Ses yeux se plissent et elle marque un temps d’arrêt. Une légère pause de réflexion. Une nouvelle quinte de toux et de nouveaux hurlements rompant le silence déjà bien précaire. Les enfants sont là. Quelque part. Non loin en vu de l’intensité de leur cris. En vu de la proximité de leurs voix étouffées.
“Au secours !” dit une voix fluette, brisée. “Venez nous aider!” hurle un autre en tapant frénétiquement contre une porte.
- On arrive. Surtout gardez votre calme.

La jeune amazone laisse sa coéquipière prendre les devants. Lui montrer le chemin vers la dit chambre du fond où les orphelins devaient être enfermé. Prisonniers par l’unique barrière en bois les séparant de l’incendie. Mais une fois arrivé à elle. Une fois arrivé à cette porte, Artémia actionne la poignée et étouffe un grognement de douleur. C’est chaud. Brûlant. Pire encore, elle ne s’ouvre pas. Elle est bloqué. Elle le sent à sa résistance et elle murmure, tout bas pour ne pas que les enfants l’entendent.
- Il va falloir trouver un moyen de l’ouvrir et vite.
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Mer 29 Mai - 22:54

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Le feu était là, mais Kobik se devait de l’oublier. Faire le vide, oublier ce risque qu’elle prenait et uniquement penser à ceux qu’elle pouvait sauver en compagnie de cette femme, aussi folle qu’elle pour braver cette cuisante chaleur infernale. Si la blonde devait connaître l’enfer un jour, il lui était possible de s’en faire une idée par cette simple situation étant similaire à ses yeux. Mais en parallèle, elle bénissait sa situation d’agent, la rendant apte à agir sans craindre d’un faux pas. Elle avait été entraînée pour ça, comme lors d’innombrables missions où elle devait prendre une décision dans la seconde, sans avoir le temps de peser le pour et le contre. C’était pour cela qu’elle était montée, sachant pertinemment que la descente ne serait pas une option. Fuir les flammes du rez-de-chaussée pour aller à l’étage. Une idée folle pour certains alors que le sol pouvait s’effondrer à tout instant, mais la seule solution pour elle pour venir en aide à ces enfants. Ils n’avaient rien demandé eux.

Kobik bénissait quelque peu le lieu choisit par les flammes dévastatrices. Alors que sa coéquipière improvisait suivait son idée, elle se repérait à l’instant, transposant mentalement l’image qu’elle avait, elle, connue de l’orphelinat, bien des années avant. Si des réaménagements avaient été faits, rien de bien transcendant pouvant l’empêcher de se repérer. Les couloirs étaient toujours là, tout comme les portes bien que désormais la noirceur de la suie déposée par la fumée transformait le décor. La jeune femme longeait les murs, sans pour autant s’y coller. L’incendie progressait et chaque paroi témoignait de la chaleur étouffante. Son but : cette porte encore indiscernable au fond, là où elle se doutait de la présence des enfants. Les fenêtres devaient correspondre.

« J’ai grandi ici. »

Pas le temps de s’attarder, mais sa réponse était sortie d’elle-même alors que sa coéquipière témoignait de la connaissance de la blonde des lieux. Oui, elle le connaissait plutôt bien et cette connaissance avait indéniablement joué dans son choix de se jeter dans les flammes. Il n’y avait qu’une chose qu’elle ne savait pas pour l’heure et ne pourrait le savoir sans l’avoir testé. Comment sortir de là alors que l’escalier était désormais impossible. Son seul espoir, cette fameuse fenêtre où elle avait vu les petits.

« L’escalier non, mais la fenêtre ne devrait pas être trop haut. »

Elle avait vu certains s’amuser à essayer d’escalader la façade par le passé. Elle, elle ne l’avait jamais fait malgré son côté casse-cou. Mais à cet instant, elle n’arrivait pas à se souvenir des réussites ou non, simplement focalisé sur ce que risquaient les plus jeunes si les deux femmes les aidaient à descendre par ce moyen dédié à la bêtise.

Ils ne sont pas loin. Les cris des enfants s’entendaient malgré le crépitement des flammes. Un bruit parasite que la jeune femme tentait d’écarter, ne pas penser à l’impensable. Les deux adultes devaient être plus rapides que le brasier sans quoi, il n’y aurait plus personne à sauver. Certainement sa crainte premiière, que de découvrir le corps carbonisé ou asphyxié des enfans. Ils devaient être sauvés.

Alors que la brune marquait un temps d’arrêt, Kobik leva un regard craintif vers le plafond. Elle n’aimait pas le craquement donnant vie à la bâtisse et regrettait de ne pas connaître les matériaux faisant office de structure. Est-ce que cela tiendrait ? Ou étaient-elles prisent aux pièges du futur effondrement de l’orphelinat.

D’un mouvement de tête, la blonde avait chassé cette affreuse idée de sa tête. Y penser ne faisait que la retarder, alors que la porte était enfin à portée de main. La personne l’accompagnant avait tenté de l’ouvrir, en vain. Pas besoin de communiquer pour comprendre que la porte diffusait une certaine chaleur et la simple explication suffisait à comprendre. Si la porte était bloquée, cela pouvait signifier qu’un effondrement avait commencé à avoir lieu. Ou que les enfants avaient déplacé un meuble dans l’espoir de ralentir le feu. Ingénieux dans d’autres circonstances, inutile alors que les flammes faisaient ravage.

Par acquis de conscience, la blonde essayait à son tour d’actionner la poignée, faisant fi de la douleur. Elle avait vivement retiré sa main par réflexe, avant de la reposer en serrant les dents. Elle mettrait de la crème à l’Aloe Vera en rentrant. Beaucoup de crème.

« Je ne sais pas ce qui la bloque. Mais si la chambre d’à côté est ouverte, on peut tenter d’escalader la façade. »

Une idée saugrenue entre deux toux alors que la fumée âcre profitait de la prise de parole pour se faufiler dans ses poumons. Kobik analysait la situation à une vitesse digne d’elle-même, ce qui avait fait sa force à l’école, mais sa faiblesse en situation de crise. À réfléchir trop vite, elle ne percevait pas les possibles erreurs qu’elle pouvait commettre, comme l’ancienneté de ses souvenirs afin de savoir si elles pouvaient ou non passer d’une fenêtre à l’autre.

Afin de savoir si une partie de son plan était réalisable, la jeune femme s’était dépêchée d’actionner la porte suivante, celle qui, selon son schéma mental, permettait de donner dans une chambre adjacente. À son grand bonheur, celle-ci s’ouvrait là où le feu n’avait pas encore pris. La suie de la fumée était là, la chaleur de l’enfer aussi, mais aucune flamme pouvant les mutiler.

« Tu en penses quoi ? »
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Mar 30 Juil - 11:37

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Les flammes ne faiblissent pas. Bien au contraire. Elles prennent en intensité. L'atmosphère devient étouffante à chaque minute passée. Respirer devient même difficile et Artémia sent une fatigue perverse, latente la tirailler. Ses mains sont presque noirci par la fumée qui se dégage autour d'elles. Une grimace de douleur traverse alors ses lèvres pincées et sa voix glisse tel un murmure quand elle se rend compte que la porte ne pourra pas s'ouvrir, tant la braise, la chaleur imposée est présente en ces lieux brisés, impossible à sauver désormais.

Quelque part, la jeune amazone se sent profondément navrée pour sa coéquipière. Surtout après que cette dernière lui est avouée qu’elle a grandit ici. Cela doit être horrible. De voir le lieu de son enfance partir ainsi en fumée. D’avoir l’impression de perdre une partie de sa vie, en réalisant que rien ne sera plus jamais comme avant même si elle ne vivait plus ici. Oui, Artémia ressent une forme d’empathie. Elle ne peut s’empêcher de penser à sa propre famille, à son propre lieu de vie où elle a vécue de nombreuses années auprès de sa tribus, de ses sœurs qui lui manquent tellement en cette heure précise. Ses pensées sont brèves mais elle sent néanmoins son cœur s’alourdir. Sa gorge se serre et un sentiment inexplicable la traverse, soumise à une douleur incommensurable qu’elle n’arrive même à expliquer. Qu’elle s’empresse d’oublier car elle est bien trop insensée.

Elle se reprend. D’un geste vif, elle secoue la tête et se concentre sur la jeune femme à ses côtés. Elle se concentre sur ces enfants qui continuent de hurler, derrière cette porte impossible à percer. Elles doivent les sauver et rien que cette idée lui donne le courage escompté. Elle fait abstraction de la fumée. Prenant grand soin de garder ce bout de tissu devant sa bouche pour mieux respirer, ses yeux plissés s’ancrent sur la silhouette floutée de sa partenaire et elle hoche doucement la tête à ses dires. Elle approuve cette unique solution qui s’offre à elles. De toute façon, elles sont coincées elles aussi et elles doivent impérativement prendre une décision avant que les flammes ne les atteignent.
- Croisons les doigts pour que cela fonctionne.

Car l’incendie prend en intensité. Toujours. Elle craquelle dans chaque pièce de l’orphelinat, dévore tout ce qui se trouve à sa portée comme cet escalier emprunté, devenu alors inutilisable en quelques secondes écoulées. Artémia ne ressent pas la peur. Elle est venue ici en toute conscience. Mais elle sent qu’elles ne doivent pas s’attarder. A la fois pour les enfants prisonniers mais aussi pour elles. Une nouvelle quinte de toux la prend et elle porte son regard vers l’entrée tout à côté. Elle espère que ça va marcher. Sa voix percée par la fumée, elle reprend et se dirige cette fois vers cette seconde porte qui, par chance, n’est pas fermée comme celle tout à côté. Elle suit l’autre jeune femme du regard qui s’est déjà empressée pour l’ouvrir et elle se permet de lâcher un soupir de soulagement lorsque cette dernière y parvient, sans se brûler de son côté. Chance dans cette malchance. Opportunités qu’elles ne doivent pas laissé passer. Sa partenaire lui demande de qu’elle pense de son plan et Artémia approuve, entrant à son tour dans cette pièce encore épargné par l’intensité de la braise.
- Oui, faisons-ça. C’est une bonne idée. Je crois que nous n’avons plus vraiment le choix de toute façon.

A espérer que la fenêtre donnant accès aux enfants prisonniers soient toujours aussi accessible. Mais il n’y a pas de raison puisqu’elle est déjà ouverte. Les pompiers devraient en plus faire le nécessaire pour poser l’échelle leur permettant de sortir d’ici. Tout en regardant autour d’elle, l’espionne réfléchie et avance vers l’embrasure pour l’ouvrir, appréciant l’air frais qui lui permet un peu de mieux respirer. Elle profite pour prendre une grande inspiration et elle se penche, assez pour prévenir les orphelins dont elle voit quelques têtes passer par l’ouverture voisine. Mais aussi pour vérifier où les secours en sont en bas, soulagé de les voir enfin sortir cette grande échelle nécessaire à les réceptionner.
- On va venir vous chercher, d’accord? Tenez bon.

Le temps d’escalader la façade. Le temps de mettre leur plan en place. Sourcils plissés par une concentration excessive, Artémia se retourne vers la jeune femme, lui demandant sur sa lancée :
- Qui va en premier? Le mieux à faire est qu’une fois là-bas, on arrive à les regrouper et à les calmer le temps que les pompiers viennent nous chercher.
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Mer 7 Aoû - 9:34

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L'idée était folle. Plus que celle qu'elle avait eut en se jetant dans les flammes de l'orphelinat au nez et à la barbe des pompiers ? Possible. Mais c'était la folie des idées de Kobik qui lui permettait de généralement se sortir d'une mauvaise passe. Comme avec Hydra où elle avait réussi par un quelconque miracle à se faufiler juste sous leur nez pour aider l'un de ses collègues. Sans compter qu'il fallait agir vite. Les flammes n'avaient aucune limite et il allait être difficile de stopper la progression de ces dernières. À moins d'un miracle, les filles finiraient brûlées elles aussi si elles n'arrivaient pas au bout de cette mission improvisée. Et cette finalité était tout bonnement inenvisageable.

Passer les enfants par la fenêtre, voilà quel était son plan si fou. Pendant un bref instant, la jeune femme avait fait abstraction de cet incendie l'étouffant de par sa chaleur afin de réfléchir aux actions qui s'offraient à elle. Elle était heureuse d'avoir un esprit rapide qu'elle avait tant maudit parfois. Ainsi, la fenêtre lui avait semblé le plus réalisable, le par la hauteur des étages, la présence de personnes dehors, et potentiellement l'aide des pompiers.

Elle avait acquiescé envers sa collègue quand celle-ci avait évoqué le croisement de doigts. Si elle ne le faisait pas physiquement, ayant besoin de ses mains afin de tenir le tissu contre sa bouche, elle le pensait très fort, sans compter la présence d'un nouvel obstacle sur leur route.

La blonde avait maudit cette fichue porte fermée, dernier rempart entre elles et les enfants. Si le temps ne pressait pas, elle aurait insulté la porte, se serait acharnée dessus afin de tenter de faire céder les gonds. Mais les secondes perdues si elle le faisait, étaient bien trop précieuses pour les perdre. Il leur fallait un nouveau plan, le fameux plan D qu'elle aimait évoquer quand une mission tournait mal, le plan « Démerde toi ». Seulement Kobik n'était pas d'humeur à rire, proposant la seconde pièce. Encore une idée folle, passer par la façade de l'orphelinat, mais que faire de mieux ? Elle n'était pas Superman, n'avait pas de rayon lasers ou la capacité de passer à travers les murs.

Une fois dans la pièce, Kobik s'était empressée de fermer la porte. Ça ne stopperait pas les flammes, mais offrait un rempart de plus pour les protéger. Un mince rempart qui lui permettait de se rassurer un minimum afin de continuer de voir les options s'offrant à elles.

« Les pompiers ou ceux qui observent. Il faut mettre tout le monde à contribution. »

La blonde avait rejoint sa collègue à la fenêtre pour observer et réévaluer la distance jusqu'au sol. Heureusement qu'ils n'étaient pas au dernier étage. Profitant de la fenêtre, Kobik avait rangé le tissu dans une poche et respirait le plus d'air frais qu'elle pouvait. Entre deux toux, elle devait reconnaître que cela faisait un bien fou. Après un dernier regard pour jauger la difficulté de leur prochain mouvement, la jeune femme s'étira en une seconde.

« J'y vais. Ça va être une première, mais ça ne doit pas être aussi compliqué que d'essayer d'escalader la façade quand on est gosse. »

L'agent disait avant tout ça pour se rassurer elle-même, bien qu'en réalité, elle n'avait pas cette boule au ventre pouvant se former quand on s’apprêtait à passer d'une fenêtre à une autre. Au pire, si elle glissait, elle risquait quoi ? Une chute réceptionnée par son bassin et certainement un alitement le temps que tout se remette en place. Pas la peine d'imaginer pire.

Alliant geste et parole, Kobik n'attendit pas plus pour s’asseoir sur le rebord, se déchaussant pour une meilleure prise et laissant pendre ses pieds. Elle devait se trouver des appuis et prendre le temps de s'assurer qu'il soit solide. Non seulement le chemin serait pour elle, mais aussi pour sa collègue. Ainsi, après un dernier sourire à sa comparse, elle se saisit d'un creux dans le mur pour se hisser. Il lui fallait désormais oublier la pression causée par la dangerosité des flammes, la peur des petits, la douleur de sa main après l'avoir brûlé sur la poignée. Tout oublier, comme lorsqu'elle faisait le vide dans son esprit au stand de tir. C'était la même chose. Respirer, analyser et avancer consciencieusement.

Son regard était rivé sur la fenêtre à rejoindre. Comme s'ils avaient compris, les petits avaient pris un peu de recul. Elle n'avait que quelques mètres à franchir et pourrait s'engouffrer dans la chambre avant de tendre le bras pour aider sa comparse. Elle s'encourageait en murmure, sentant parfois son pied ripé sur une fissure trop étroite pour ses orteils. Des coups de pression montant, mais bien vite, elle pu s'agripper au rebord de la fenêtre voisine. Un soupir de soulagement alors qu'elle n'était pas tombée, accompagné d'un second en voyant aucune flamme dans la chambre.

« On se calme les enfants. Regroupez-vous, on est là pour vous sauver. »

Kobik s'était exprimé avec hâte au petit groupe avant de se retourner vers la fenêtre pour tendre le bras.

« Je te réceptionne. »
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Pouvoirs : Artémia a la capacité de contrôler les arbres et les plantes en générale. Elle peut façonner une arme avec une simple racine. Elle peut également redonner vie à une végétation morte. Par ailleurs, dès lors qu'elle touche le tronc d'un arbre, elle acquit sa force, son énergie, ce qui décuple ses capacités de guerrière. Elle peut communiquer avec eux. Elle peut également ressentir quand l'un de ces derniers appel à l'aide ou est en train de mourir. La végétation est comme une alliée de taille. Une alliée mais aussi, un proche. Elle se sentira toujours à l'aise et parmi les siens dans une forêt.
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Dim 29 Sep - 15:43

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L’adrénaline coule dans ses veines. Mais pas que dans les siennes. Dans celle de sa coéquipière également qui s’active tout autant à mettre le plan à exécution. Ce qu’elles s’apprêtent à faire est dangereux. Elles peuvent tomber, chuter dans le vide et se rompre le cou à chaque instant. Mais ont-elles le choix? Pas vraiment. La situation est précaire. Les flammes ne cessent de dévorer cet endroit. Elles ne cessent de lécher les murs et de les rendre prisonnier à bien des aspects. Sur bien des plans, même si elles s’entêtent à continuer, gardant l’objectif de sauver les enfants. Et uniquement eux. Deux agents du Shield unies et soudées même si elles ne se sont jamais croisé auparavant. Jusqu’à ce jour du moins. Deux femmes courageuses, passant leur vie en second plan. Dès l'instant où elles ont plongé tête baissé au coeur du danger sans aucune hésitation.

Artémia profite de la fenêtre ouverte pour prendre une bouffée d'air frais. Pour respirer. Plus convenablement. Car l'odeur de la braise est omniprésente et hélas, elle a inhalée trop de fumée pour que sa respiration soit saine et sa gorge, parfaitement dégagée. Cette dernière la pique, désagréablement. Heureusement, le morceau de tissu a ralentit le processus mais pas assez. Elle se racle légèrement la gorge pour l'apaiser. Son regard se porte en bas, sur les pompiers. Sur les silhouettes lointaines qui se sont regroupés, attirés par ce drame et elle décide alors de focaliser toute son attention sur la situation. Pas ailleurs. Pas sur sa peau noircis par la voûte de fumée grise. Ni sur ses yeux qui la brûlent sournoisement. L'enjeu est trop grand, trop urgent pour rêvasser. Traîner par manque de temps. Ses iris glissent sur la jeune femme à ses côtés et elle hoche le menton, murmure à son attention lorsque celle-ci se propose d'aller la première :
- A espérer en effet. Fait attention à toi. On y est presque.

Les enfants sont tout prêt. Elles peuvent les voir à cette fenêtre tout à côté. Elles peuvent entendre certains sangloter, d'autres clamer d'un ton particulièrement terrifié :
"Vite ! S'il vous plaît… sauvez-nous."

Les secondes défilent, s'effritent sous le poids du danger. Artémia regarde sa coéquipière se mouvoir jusqu'à la pièce escomptée. Elle se tend à chacun de ses mouvements, soupire de soulagement quand elle atteint leur objectif. Son coeur bat rapidement contre sa poitrine et elle s'arme de courage pour se hisser à son tour sur le rebord. Elle tâche de ne pas penser au pire. Son souffle s'en trouve saccadé et elle se rappelle ces moments passés, dans la forêt de son enfance, à escalader les arbres pour avoir une meilleure vue d'ensemble. Activité qu'elle a toujours appréciée, aimée, synonyme de liberté dans cet environnement qui lui plaisait. Penser à ça la rend nostalgique. Un peu. Mais cela lui donne aussi le courage espéré. Elle murmure à voix basse comme pour se rassurer :
- Tu peux le faire. Ce n'est pas aussi haut que le sommet d'un arbre. Tu as connu pire.

Bien pire. Rien qu'au sein de son métier. Le souvenir passé de sa mission avec Noah la traverse, la transperce et elle prend une grande inspiration. Elle adresse une prière muette à Artémis. Leur déesse mère. Elle tâche surtout de ne pas regarder en bas et elle se lance à son tour. Elle ne va pas trop vite. Cela ne servirait à rien. Ses mains agrippent ce qu'elle peut agripper et elle se concentre, ancre ses iris sur la jeune femme et les enfants regroupés pour ne pas perdre l'équilibre. Durant cet instant, Artémia a l'impression que le temps s'est arrêté. Il lui semble même très long mais elle ne perd pas sa concentration pour autant. Elle continue, grimaçant alors que son pied manque soudainement de glisser, se rattrapant de justesse par réflexe en se collant toujours plus à la paroi pour ne pas chuter en arrière.
- C'est bon. Merci.

Ses doigts finissent par enrouler ceux de sa coéquipière et l'amazone se laisse entraîner de l'autre côté, avec un soulagement non dissimulé. C'est passé. Aucune n'est tombé même si c'était moins une et les enfants sont entre leurs mains. Ne manquent plus qu'à les mettre en sécurité. Son regard se porte aux alentours et elle laisse un léger sourire s'étirer. Même si ce n'est pas vraiment dans ses habitudes, surtout en présence de garçons. Pourtant jeunes et innocents. D'une enfance brisée par l'éclat d'un cocon foudroyé. Éducation qu’elle peine encore à changer. Artémia fait abstraction cependant et les regarde tour à tour. Elle n’est pas réputée pour être maternelle mais ses mots sonnent doux, rassurant alors qu’elle murmure, les invitant toujours plus à se regrouper : :
- Tout le monde va bien? Rien de cassé? Les pompiers sont là. Vous n'avez plus rien à craindre désormais. On va vous sortir d'ici les uns après les autres. D'accord? Restez près de nous.

Puis elle se retourne vers la jeune femme, l’interrogeant du regard en un murmure à peine audible pour ne effrayer plus les enfants terrorisés :
- Où ils en sont? Ont-ils sorti la grande échelle? Nous n’avons plus beaucoup de temps. J’espère qu’ils vont se dépêcher.
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Mar 8 Oct - 11:23

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Tout se précipite mais Kobik le sent, les filles touchent au but. Enfin elle y est, dans cette chambre où se sont regroupés des enfants prisonniers. À première vue, elle ne comprenait pas pourquoi elles n'avaient pas réussi à ouvrir la porte. Certainement que le métal avait fondu sous l'effet de la chaleur, seule explication plausible à la jeune femme. Cependant, là n'était plus le problème alors que, de toute façon, le chemin de retour allait être différent. Les flammes avaient pris le bâtiment d'assaut et revenir sur leurs pas n’était plus une option envisageable.

Penchée à la fenêtre, l’agent avait tendu sa main pour aider au mieux sa collègue. Elle sentait les petits derrière elle, tendus et apeurés. Kobik faisait taire leur voix dans sa tête afin de se focaliser sur le moment présent, sursautant en voyant la brune en légère difficulté. Dès qu’elle en eut l’occasion, elle resserra ses doigts autour de son poignet pour l’aider à se hisser, lui donnant au passage une tape dans le dos.

« Bravo. »

La situation ne leur laissait peut-être pas le temps de souffler, mais simplement prendre une seconde à Kobik lui permettait de mieux réfléchir. Car la question était « et maintenant ? » Les deux femmes étaient désormais prisonnières de la pièce avec les jeunes et aucune échelle pour les aider à descendre. La blonde avait toujours dans l’idée que la hauteur était suffisante pour sauter, mais si les grands pouvaient arriver à se réceptionner, quid des plus jeunes ? C’était une bonne idée sans en être une, mais que faire d’autre ? Kobik y réfléchissait alors que sa comparse rassurait les enfants.

Chose étrange, l’ancienne orpheline ne s’était pas précipitée pour le faire, ne sachant finalement pas quoi dire. À les voir terrifiés, elle se retrouvait presque à leur image, se visualisant plus jeune à côté. Elle comprenait leur terreur, mais ne savait pas quoi faire. La blonde en était désemparée alors qu’elle était à même de savoir quoi dire quand on ne pouvait sortir l’habituel « t’en fais pas, papa et maman seront-là pour toi ».

Bien que légèrement en retrait, elle saisit les propos de sa collègue. Comme si cela la sortait de sa torpeur, Kobik se précipita à la fenêtre pour voir et interpeller les secours. Sans se soucier du goût âcre dans sa gorge, elle criait autant qu’il lui était possible de le faire, accompagnant son interpellation de grand signe. Sous ses pieds, déchaussés pour se faciliter l’escalade, elle sentait la chaleur montante des flammes. Il fallait se dépêcher, elle ne savait pas combien de temps le sol tiendrait avant de rompre sous leur poids. Le feu devait affaiblir la structure et un rien pouvait tout faire basculer.

Se tournant de nouveau vers les jeunes, Kobik s’était ressaisi et leur fit un tendre sourire. Elle ne connaissait aucun de ceux présents, trop jeunes pour l’avoir connu quand elle faisait partie de leur rang.

« Dites les jeunes, escalader la façade, vous l’avez déjà fait ? Car je crois qu’on va avoir le droit de quitter l’orphelinat par la fenêtre. Vous dites rien un ? Je vais me faire gronder si je vous montre de mauvaises habitudes. »

Si l’humour n’était peut-être pas le plus urgent dans un tel moment, c’était bel et bien l’outil de Kobik pour aider les enfants à se détendre. Dehors, elle avait vu un soldat du feu faire signe à ses collègues en l’apercevant, alors il n’était plus question que de quelques secondes. D’ailleurs, elle s’était tournée vers Artémia.

« C’est bon ils arrivent. On va avoir le droit à la grande échelle rien que pour nous. Vous imaginez ça les jeunes ? Vous pourrez monter sur l’échelle des pompiers. Ce n’est pas donné à tout le monde. »

En dernier, elle s’adressait au petit groupe, cherchant à les faire sourire malgré le feu arrivant bientôt sur eux. Elle ne savait pas ce qu’il en était de la progression, mais la pièce était encore épargnée. Et elle le serait, alors que le bruit de la lance se dirigeant vers la fenêtre pour humidifier les murs se fit entendre. D’un geste, la blonde fit signe de s’écarter pour ne pas être projeté par la force de l’eau, laissant un sourire apparaître sur son visage. Les pompiers arrivaient.
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Sam 8 Fév - 17:17

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Des sanglots échappés. Des gémissements. Des murmures à peine audible. Parfois quelques encouragements susurrés aux plus petits. Artémia observe les enfants. Elle recule légèrement lorsqu’un jeune garçon, âgé approximativement de quatre ans, s’avance et se blottit contre sa jambe comme pour se rassurer. Elle ne se sent pas à l’aise devant cette marque soudaine d’affection. En vérité, elle ne sait pas comment s’y prendre et elle recule. Elle se dégage doucement de cette étreinte, posant malgré tout une main sur sa tête pour ne pas l’effrayer. Pour ne pas le vexer alors qu’il pose un regard larmoyant sur elle. Comme s’il ne comprenait pas pourquoi elle vient tout juste de le repousser.
- Tu entend mon amie? Ils arrivent. On va pouvoir sortir d’ici et de la manière la plus héroïque. On en a de la chance.

Comme Kobik, elle cherche à faire de l’humour mais on ne peut pas dire que ce soit dans ses spécialités. Un sourire étire ses lèvres mais il est léger. Tiré. Oui. Elle ne se sent pas à l’aise mais elle tente malgré tout de ne pas écouter cette petite voix intérieure lui claquant que le sexe masculin est perfide. Que même dès le plus jeune âge, ils ont l’instinct d’un mâle à venir. Un mâle qui fera tout pour soumettre les femmes à leurs volontés. Tysha a peut-être raison. Son éducation est trop ancré et elle se fait la soudaine réflexion de sa stupidité. De sa méfiance envers ce petit être innocent et angélique. Bien loin de l’image exécrable des hommes qu’elle a finit par se forger.

La voix de sa partenaire claque à nouveau dans la pièce enfumée et elle se retourne subitement. Elle est tirée de ses pensées. Lentement, elle hoche la tête et se sent rassuré à l’idée de savoir les pompiers présents. Prêt à dérouler la grande échelle pour venir les chercher. Elles ont presque réussi leur mission : A savoir, mettre ces enfants à l’abri du danger. Par ailleurs, les flammes au dehors continuent leur avancé. Ils le sentent par la chaleur occasionné. De la fumée, oui, traverse le bas de la porte et l’Amazone grimace sous le temps écourté. Elle entend des exclamations à ses côtés. Certaines plus apeurée que d’autres alors qu’une jeune adolescente décide de les aider en clamant d’une voix enjouée, entraînant le petit garçon de ses mains tremblantes, pour l’inviter doucement à la lâcher :
“Vous entendez ça? On aura de quoi le raconter à Abigail ! Vite, venez. Ne laissons pas passer cette chance inouïe.”

Artémia soupir. Elle remercie cette jeune adolescente d’une inclinaison de menton. Une irritation traverse cependant sa gorge chauffée et elle toussote. Cherche une fois de plus à respirer en portant toute son attention sur la scène déroulée. Le bruit d’une lance claquée. Le bruit d’une eau écoulée. Ce son sonne si rassurant à ses oreilles et l’Amazone invite à son tour les enfants à reculer pour laisser les pompiers arriver. Elle sent à nouveau le petit garçon se rapprocher. Une fois de plus, elle se raidit mais ne cherche pas cette fois à l’ignorer alors qu’elle se contente de lui ébouriffer les cheveux avec une certaine maladresse. Une maladresse dont il n’en tient pas compte cependant tandis qu’il se rapproche de plus belle, écartant ses petits bras pour l’inviter à le soulever. Chose qu’elle ne fit pas, se contentant de murmurer à Kobik, de plus en plus mal à l’aise devant tant d'intérêt.
- Nous devrions faire sortir les plus jeunes en priorité.

Non. Elle n’a décidément pas la fibre maternelle. Le visage maculé de suie, l’Amazone observe la grande échelle arriver. Elle écoute ces bruits de pas précipité. Un premier pompier est en train de monter et un nouveau soupir traverse la barrière de ses chairs. C’est terminé. C’est enfin terminé alors qu’elle invite les enfants d’un geste à se regrouper. A se présenter par âge pour plus de facilité. Elle ne s’attend pas néanmoins à sentir le petit garçon la coller, réclamant ses bras dans des sanglots à présent étouffés.
- Bon…

Pas le choix. Elle va devoir le prendre dans ses bras. Artémia toussote, de gène cette fois et vient à soulever le petit homme non sans avoir le courage de le regarder. Elle se contente de marcher, allant cette fois à la rencontre de Kobik alors qu’elle murmure d’un air gêné :
- Est-ce que… Est-ce que ça te dérangerai de le prendre avec toi? Je vais rester en arrière le temps que tout le monde sorte d’ici.
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Mer 12 Fév - 22:43

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C’était un soulagement que de se savoir si proche du but. Alors que l’orphelinat continuait de faiblir sous le brasier, le son de cette eau projetée à grande vitesse ne pouvait qu’être le bienvenu. La blonde eut même l’idée, pendant une fraction de seconde, de se mettre devant la fenêtre afin de finir arrosée simplement pour amuser le public d’enfant dont la terreur était perceptibles. Tous les moyens étaient bons pour faire penser à autre chose, mais elle savait que la puissance du jet risquait plus de lui disloquer quelque chose que d’amuser les enfants. Cette idée avait donc finit rangée dans la case « mauvaise idée ».

A deux, elles arrivaient à garder la petite troupe dans le calme alors qu’une adolescente avait pris leur partie de détourner l’attention. En entendant dire qu’il faudrait tout raconter à Abigail, Kobik avait commencé à faire la clown en mimant silencieusement des grands « non » de par le fait qu’elle avait dit auparavant de ne pas raconter si escalade du mur, il y avait. En vérité, elle se moquait de ce qui serait dit ou non, mais le sourire timide de certains suffisait à la confronter dans son attitude.

— Vous dites ce que vous voulez à Abigail, sauf que Tata Kobik vous donne de mauvaises idées. Je tiens à pouvoir revenir vous voir hein.

Pauvres enfants. La blonde savait qu’il pouvait être compliqué de grandir dans un orphelinat et ceux-là voyaient leur unique maison partir en fumée. Elle faisait de son mieux pour dédramatiser tandis qu’elle pouvait entendre le bois geindre sous les flammes.

La jeune femme avait hoché la tête aux propos de sa comparse. Il allait falloir ordonner l’évacuation de façon stratégique et faire sortir les plus petits était le plus sûr. D’un regard, elle vit d’ailleurs l’un d’eux s’accrocher aux jambes de la brune, faisant sourire tendrement la blonde. Elles étaient des figures maternelles pour eux, à venir ainsi les sauver. Maman est là, c’était ce qu’ils pouvaient se dire.

Se synchronisant à deux et invitant l’adolescente ayant intervenu à les aider, Kobik aida à ordonner les enfants. Tous en groupe selon les tranches d’âges, mais aussi les tailles.

— Ecoutez, on va laisser personne. Les petits, vous partirez les premiers. Les grands, vous vous assurez qu’on n'oublie personne. Et si on manque de temps, on verra qui est le meilleur grimpeur de mur.

Mais ils ne manqueraient pas de temps, Kobik commençait à en être certaine. La lance à incendie ralentissait l’avancée des flammes, et ainsi ils auront tous les temps de sortir.

Se retournant vers sa comparse ayant récupéré le petit dans les bras, Kobik lui sourit en ouvrant les siens pour le récupérer. Cela ne la dérageait pas de le prendre et elle voyait sur les traits tiré de la brune qu’elle ne semblait pas des plus à l’aise.

— Allez, viens là petit bonhomme. Je vais te raconter un truc. Tu sais que j’ai vécu ici ? On est tous les deux pareils. Mais franchement, tu as de la chance. Je n’ai jamais eu aucun pompier à ma fenêtre.

Calant l’enfant contre sa hanche, elle se tourna vers le reste du groupe.

— Et maintenant on suit les pompiers.

Un premier était arrivé par la fenêtre et la blonde fit passer le petit sur son dos afin d’être plus libre de ses mouvements. Elle comprenait qu’il ne veuille pas les quitter et ce ne fut pas un problème pour elle que de le garder. Mais il était hors de question qu’elle laisse sa compère continuer seule et ce fut que lorsqu’il restait que le petit sur son dos qu’elle s’autorisa à suivre l’homme en uniforme pour quitter ce brasier infernal.

Enfin, tout était fini. Ce ne fut qu’une fois à terre que la jeune femme assimila tous les risques qu’elles avaient couru. Ils furent tous emmenés près des camions afin d’être auscultés et pas un instant le petit garçon ne voulut la lâcher. Kobik ne s’en offusquait pas et elle se contentait de le rassurer tandis que lui aussi passait aux examens. Heureusement, tout ce petit monde allait bien et d’ici quelque temps, l’incendie ne resterait qu’un cauchemar ensevelis sous bien d’autres souvenirs.
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