RSS
RSS
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

gangsters don’t cry + malotte
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Maggie Andrews
Humain modifié
Maggie Andrews


https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-does-not-kill-us-makes-us-stronger https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-d
More about you : .
Codename : Pandore
Pouvoirs : Maggie a la capacité de provoquer la douleur chez un autre individu
→ douleurs physiques et attaques mentales.
→ cela peut toucher plusieurs personnes à la fois
→ elle procède par voie psychique ou par le touché
→ elle résiste mieux à ses propres douleurs, physiques ou mentales.
Emergence :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Maitrise :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Messages : 451
DCs : /

Dim 7 Avr - 12:41


gangsters don’t cry

Charlotte & Maggie


L’endroit était tenu secret. Si bien que Maggie n’avait même pas le droit de connaître le nom de la rue dans laquelle ça se trouvait. C’était également ça qui faisait le charme de ces combats clandestins après tout. L’illégalité et le fait de ne pas être dans la confidence est quelque chose d’enivrant. Voilà bien longtemps que la benjamine n’avait pas transgressé les règles et cela lui faisait un bien fou. La nuit est présente depuis plusieurs heures dans le ciel quand la photographe se rend à son lieu de rendez-vous. C’est en marchant dans la rue silencieuse et étrangement déserte qu’elle distingue la silhouette de son ami. Elle lui fait aveuglément confiance et le suit d’un pas lent. Ils marchent quelques minutes, échangeant de rapide banalité sur leur journée et l’importance que ce qui se passe dans cette soirée ne devra pas franchir les murs du sous-sol qu’ils s'apprêtent à rejoindre.

Après quelques minutes de marche supplémentaires les deux amis se retrouvent devant une vieille bâtisse. La devanture était tout ce qu’il y avait de plus normal. C’était un bâtiment avec des fenêtres, on pouvait même deviner la présence de meubles dans les pièces qui se trouvaient derrière les carreaux des vitres. Il lui confirme que c’est ici et contourne l’endroit pour rejoindre une cour intérieure. Ils descendent alors un petit escalier qui se trouve au fond de celle-ci et font face à une immense porte en bois. Trois coups précis sont frappés sur la lourde barrière avant qu’une personne les observe à travers un petit espace fait dans la structure même de la porte. De là, son acolyte tend quelque chose à l’homme derrière la porte qui la déverrouille quelques instants plus tard. La porte s’ouvre finalement leurs offrant l’accès à cet endroit tant prisé.

Des exclamations de joie et de rage retentissent immédiatement aux oreilles de la jeune femme. Elle devine qu’un combat est en court mais n’arrive pour le moment pas à poser les yeux sur l’action qui fait hurler tous ces messieurs avec leurs bières à la main. Bien qu’ayant confiance en la personne avec qui elle se trouvait, Maggie ne peut s’empêcher d’inspecter la pièce dans laquelle ils se trouvent. Elle cherche une autre issue et la certitude qu’elle ne vient pas de se jeter dans un piège de la Garde Rouge et du Shield. Elle en doute, mais avec tout ce qui se passe sur l’île il était toujours préférable d’être prudent. Elle contourne la masse de personne regrouper vers le centre de la pièce jusqu’à finalement réussir à voir ce qui s’y déroule. Deux hommes s’affrontent actuellement à coups de poing et sans retenue. Ils se trouve dans une sorte de carré légèrement surélevé par des tapis entourée d’élastique. C’est ce qui doit former le ring et Maggie comprend que si l’un d’eux en sort, il perd.

Le combat se termine rapidement laissant l’un des deux combattants à terre, KO. Elle en profite pour aller se chercher à boire tandis qu’un nouveau combat débute. Elle ne remarque pas tout de suite les deux adversaires et c’est en retrouvant sa place qu’elle reste ébahie par la personne qui se tient au centre de l'attroupement. Une femme, de longs cheveux blonds lui tombant dans le dos se tient debout en position de défense. Elle est menue, pas plus grosse que Maggie d’ailleurs mais ne semble pas intimidée le moins du monde par l’homme en face d’elle. La jeune femme ne peut détacher ses yeux d’elle et s’en veut presque de ne pas avoir pris avec elle son appareil photo pour immortaliser ce qu’elle définit comme du courage. Bien sûr, elle n’en aurait pas eu le droit mais un petit compact se rangeait si facilement dans une poche. Un homme, carnet de note à la main traverse la foule prenant toutes sortes de pari. D’une envie subite, la brune sort un billet de sa veste et lui tend.

- 20 dollars sur la blonde, dit-elle avec un sourire.


Maggie: #6D397A

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Dim 7 Avr - 14:02

C'est reparti pour un tour. Comme on dit, on prend les mêmes et on recommence. En soit, j'aurais pu ne rien faire et rester bien tranquillement à la maison. Comme une gentille jeune fille bien droite dans ses bottes. Mais comment dire..? Quand à la fin du message les organisateurs ont parlé du pactole qu'il était possible de se faire... Et bien disons que je n'ai pas vraiment pris le temps de réfléchir et de peser le pour et le contre. Au prix de quelques combats, je pourrais me faire cinq mille balles. Franchement il n'y a pas vraiment matière à discussion. Du coup, comme à mon habitude, c'est directement après le travail que je suis allée me préparer avant de partir m'échauffer dans la salle où je vais toujours dans ces cas là.

Un rapide coup d'oeil à mon téléphone me permet de voir que je serais presque en retard. Il est temps de me mettre en route sinon je vais arriver trop tard et ne plus pouvoir participer aux combats. Et autant dire que je me fiche d'être simplement présente pour regarder. Cela ne m'intéresse plus depuis bien longtemps. Si je ne fais pas partie de l'action, au moins à un moment, alors je préfère tout bonnement ne pas y aller. J'attrape rapidement mon sac et mes clés, puis je file au lieu de rendez-vous. Par chance, j'y arrive pile à l'heure. Un rapide signe en direction de l'armoire à glace qui garde l'entrée et il me reconnaît bien vite avant de me laisser entrer. « Dépêche-toi blondinette, t'es attendue pour le troisième combat. Tu ferais bien d'être prête. Ton adversaire est un vrai colosse. » dit-il avec une voix amusée. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais alors que ce type déteste tout le monde il a fini par m'adorer. Bon point pour moi. C'était toujours lui qui me ramassait au début quand j'ai commencé. J'avoue qu'au début j'aurais jamais imaginé ça de lui. Mais finalement, quand on le connait un peu, c'est un vrai nounours! Enfin, un nounours qui pourrait vous broyer les vertèbres en vous faisant un câlin, mais un nounours quand même! Enfin bref. Je n'ai plus de temps à perdre!

La cloche retentit et les cris s'élèvent rapidement dans le sous-sol. Pour une fois, ce n'est pas dans une cage que nous nous battons. C'est rare et je dois dire que ça remet en cause une partie de mes enchaînements mais je vais faire avec. Ou tout du moins essayer. Immédiatement, je me mets en position de défense alors que mon adversaire -un colosse effectivement- s'amuse à galvaniser la foule. Dommage pour lui. Profitant qu'il soit de dos, je m'élance vers lui et esquive le coup qu'il tente de m'asséner lorsqu'il se retourne en glissant au sol entre ses jambes. D'un geste habile, je me remets sur mes pieds et lui mets un coup dans le genou pour le déséquilibrer et enchaîne avec deux coups de poings. Sauf que je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi réactif de son côté. Il se prend les deux premiers coups, puis esquive le troisième et me met un coup de poing en plein dans l'oeil. C'est si fort que ça me fait presque perdre l'équilibre. Je recule de quelques pas et me retiens sur les cordes le temps de revenir à moi, reprendre mes moyens. Heureusement, cet idiot s'amuse à nouveau avec le public. Malgré tout, je sens que le combat va être rude...

Effectivement, il l'a été. Je suis dans un sale état mais j'ai gagné. De justesse, mais l'essentiel c'est le résultat. Je quitte donc le ring et ramasse ma serviette pour aller l'humidifier et me la passer sur le visage. Aouch. Ouais, ça pique. Je grogne un peu et vais m'asseoir au bar pour me prendre une bière qui m'est rapidement servie. Je remercie la serveuse avant de voir dans le miroir quelqu'un m'observer de loin et s'approcher. Prenant mon verre, je bois une petite gorgée avant de quitter le miroir des yeux. « Désolée mais j'fais pas de photos ni d'autographes... »

Revenir en haut Aller en bas
Maggie Andrews
Humain modifié
Maggie Andrews


https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-does-not-kill-us-makes-us-stronger https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-d
More about you : .
Codename : Pandore
Pouvoirs : Maggie a la capacité de provoquer la douleur chez un autre individu
→ douleurs physiques et attaques mentales.
→ cela peut toucher plusieurs personnes à la fois
→ elle procède par voie psychique ou par le touché
→ elle résiste mieux à ses propres douleurs, physiques ou mentales.
Emergence :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Maitrise :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Messages : 451
DCs : /

Dim 7 Avr - 21:00


gangsters don’t cry

Charlotte & Maggie


Le son d’une cloche retentit dans la pièce et couvre à peine les exclamations du public. Chacun y va de son pronostic et même si elle a parié sur la combattante elle n’a aucune idée de la performance qu’elle peut livrer. L’homme en face est un sacré morceau tout de même. Il ne semble même pas intimidé par son adversaire du jour, il lui tourne le dos sans gêne. C’est là qu’elle s’élance sur lui. Pas si bête que ça, il lui s'apprête à lui envoyer un coup bien préparé mais au dernier moment elle l’esquive. La foule émet une exclamation qui fait sourire Maggie. C’était la première fois qu’elle assistait à ce genre de combat et pour le moment ça lui plaisait pas mal. Surtout quand la blonde sur le ring se relève et enchaîne ses mouvements avec deux coups de poing sur son adversaire. Ce dernier n’a pourtant pas dit son dernier mot et elle se prend un coup en plein visage. Choquée par la violence de la scène, la brune émet un hoquet de surprise qui lui fait renverser une partie de son verre. La photographe s’excuse rapidement envers les personnes autour d’elle et recule d’un pas. Elle boit une gorgée de son verre pour diminuer la quantité de ce dernier avant de reporter toute son attention au combat.

Pour une première, c’était quelque chose d'intéressant. Jamais Maggie n’aurait pensé une seule seconde être autant prise dans ce genre de violence. Elle ne savait pas se battre et esquivait toutes les situations où cela devait arriver. Même si elle avait déjà fichu quelque coup de poing pour se sortir d’une situation délicate, elle n’aimait pas ça. Sauf que ce soir, elle avait apprécié le show qu’elle avait eu sous les yeux. Elle avait été impressionné par les capacités de la jeune femme au centre de la pièce et surtout de sa force de persévérance. Elle avait été malmené durant tout le temps de l’affronter qui les opposait mais avait judicieusement choisi les endroits où cogner et avait finalement réussi à mettre au tapis son adversaire, galvanisant le monde réuni ce soir-là. La benjamine s'était rendu compte qu’avec une bonne technique et une volonté de fer, tout était possible. C’était stupide mais elle s’était toujours crue passive dans des situations de ce genre. Elle repense au festival ou des gardes s’en sont prit à toutes les personnes présentes. Elle n’avait fait qu’esquiver et fuir. A aucun moment elle n’avait espéré se confronter à l’un des uniformes rouges car elle se savait perdante. Maggie n’avait jamais appris à se battre et elle était presque certaine qu’aucun muscle n'existait sous sa peau.

La brune n’arrêtait pas de ressasser cela dans son esprit lorsqu’elle empocha le triple de sa mise. Elle regarda les billets dans ses mains, puis cette femme qui venait de s’assoir au bar et une idée folle germe dans son esprit tordu. Car avec tout ce qu’elle avait traversé, elle n’avait même pas pensé qu’elle pouvait changer cela et ne plus être cette personne aussi faible. Mais peut-être que… Elle traversa rapidement la foule sans quitter des yeux la blonde au bar. Maggie s’approcha doucement avant que sa voix ne la fige sur place. Elle émit un léger rire avant de s’assoir sur l’un de tabourets à côté d’elle.

- Non, je ne suis pas là pour des photos.. ou un autographe. ajouta la brune. - Enfaite, euh..

Son idée semblait bien plus géniale dans sa tête car maintenant qu’elle se retrouvait devant-elle, Maggie était gênée. Elle observa les contusions qui marquaient à présent le visage de la combattante et se dit qu’au pire elle essuierait un refus.

- J’aurais voulu savoir où vous aviez appris à vous battre. Est-ce que vous faites partis d’un club de sport de combat…, commença-la brune en se dandinant sur son siège. Et peut-être que vous donniez des cours ? Pour moi je veux dire


Maggie: #6D397A

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Lun 8 Avr - 11:15

En général après un combat, je reste dans mon coin et soit je rumine ma défaite en buvant une bière soit je savoure ma victoire avec une bière. Quoi? Il faut savoir se faire plaisir quelle que soit la situation. Du coup c'est en quelque sorte mon petit rituel à chaque fois, d'aller me chercher une biere tout en me remettant des coups que j'ai reçus à la tête. Parce que oui: je prends toujours des coups à la tête. En même temps il faut être logique, il faut frapper la ou ca fait mal et la ou c'est efficace. Et bien évidemment, après quelques quiches en pleine tronche tout le monde perd l'équilibre et est désorienté pendant quelques instants. Et parfois c'est tout ce qu'il faut à un adversaire pour gagner.

Ce soir, c'est une bière de la victoire que je m'autorise. Mais ce qui me surprend c'est que je crois bien que ça doit être la première fois que quelqu'un vient me parler. Ceux qui me connaissent savent que je préfère généralement rester seule dans ces moments là. Donc il doit s'agir de quelqu'un qui ne s'y connait pas beaucoup. Qui découvre un nouvel univers. Et j'espère que c'est pas une flic ou quelque chose du genre. Flemme de finir au trou... Franchement. Alors comme si je venais de remonter sur le ring, je me remets en position défensive. Pas physiquement, mais je me méfie quoi. Je l'entends rire un petit peu face à ma réflexion et elle s'installe sur le tabouret à côté de moi, ce qui a pour effet de me faite hausser un sourcil avec un air interrogateur. Qu'est-ce qu'elle fait?

Silencieusement, je la laisse parler et m'expliquer le pourquoi de sa venue. Je dois dire que je ne sais pas trop si c'est du lard ou du cochon. Elle s'intéresse vraiment à où j'ai appris à me battre? C'est bizarre. « Et t'es quoi pour poser autant de questions, journaliste? Parce que je donne pas d'interview non plus... Je sais pas si t'as remarqué mais c'est pas le salon de l'emploi ici... » Oui je sais je ne suis pas des plus accueillantes ou sympathiques sur ce coup là. Tout le contraire de celle que je suis en temps normal. Mais dans ce milieu, montrez vous gentil et on vous marchera dessus en moins de deux. Mais je dois avouer que je ne m'attendais pas du tout à la suite de cette conversation. C'est sûrement pour ça que, lorsqu'elle me demanda si je donnais des cours ou tout du moins si je pouvais lui en donner, j'ai bien failli m'étouffer avec la gorgée de bière que je venais de prendre. En voilà une partie dans le faux trou. Du coup, me voilà en train de tousser à en recracher mes poumons avant de finalement me reprendre et me gratter la gorge.

Je la regarde et franchement je ne peux pas cacher ma surprise sur ce coup là. « Tu me demandes de t'apprendre à te battre? C'est sérieux? » dis-je même si cela n'attendait pas vraiment de réponse. C'était plutôt une question rhétorique. Parce qu'à voir sa gêne et sa façon de se dandiner nerveusement sur son tabouret, je sais qu'elle est sérieuse. Et qu'elle n'assume pas forcement cette question. Je soupire un peu et reste silencieuse quelques instants. Pourquoi je le ferais? Je ne la connais pas après tout. Et puis si c'était un piège? Pourtant je n'arrive pas à me convaincre qu'elle vient avec de mauvaises intentions. Comme si c'était écrit au fond de ses yeux. Et puis j'ai toujours eu cette sorte d'instinct qui me permet de savoir si je peux me fier aux gens ou pas. Cela ne marche pas toujours cela dit. Et je sens déjà que je vais le regretter...


« Leçon numéro 1. Dans ce milieu la y'a pas de "vous" qui tienne. C'est quoi ton nom? » dis-je en reposant mon regard sur elle. Mais cela se sent que je suis moins froide que tout a l'heure déjà. Oui, j'espère qu'elle va comprendre que je viens d'accepter. J'espere juste ne pas le regretter...

Revenir en haut Aller en bas
Maggie Andrews
Humain modifié
Maggie Andrews


https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-does-not-kill-us-makes-us-stronger https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-d
More about you : .
Codename : Pandore
Pouvoirs : Maggie a la capacité de provoquer la douleur chez un autre individu
→ douleurs physiques et attaques mentales.
→ cela peut toucher plusieurs personnes à la fois
→ elle procède par voie psychique ou par le touché
→ elle résiste mieux à ses propres douleurs, physiques ou mentales.
Emergence :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Maitrise :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Messages : 451
DCs : /

Mer 10 Avr - 21:38


gangsters don’t cry

Charlotte & Maggie


La brusquerie de la jeune femme en face d'elle la trouble légèrement. Elle ne pense pas lui avoir sauté à la gorge et encore moins l'avoir agressé depuis le peu de seconde depuis lesquelles la brune se trouve à ses côtés. Mais au moins, après quelques instants d'hésitation supplémentaire elle poursuit. La réaction de la blonde est encore plus impressionnante parce qu'elle manque de s'étouffer avec sa bière. Maggie avait-elle dit quelque chose de comique ? Est-ce que cette combattante se moquait-elle d'elle et de sa pauvre demande ? Qu’importe. Encore plus gênée qu’auparavant elle ne bouge pas d’un cil. Elle attend silencieusement la réaction de la jeune femme en face d'elle. Elle lui accorde les quelques secondes qui lui sont nécessaires pour reprendre son souffle et enfin pouvoir lui répondre.

-  Ouais, c’est ça l’idée. Et c’est carrément sérieux.

Sans savoir si c'était la bière qu'elle avait bu précédemment ou si c'était l'effet du combat qu'elle venait de voir sous ses yeux mais oui, Maggie est très sérieuse. Elle n'avait jamais appris à se battre, ou plutôt à se défendre et elle en avait marre de se faire malmener par la vie. Et l'emploi de ces mots était encore faible car à deux reprises elle avait manqué de perdre la vie dans des situations.... compliquées. De plus les tensions présentes sur l'île ne faisaient qu’augmenter son angoisse face à son incapacité de pouvoir se protéger elle-même. La photographe avait besoin d'une personne pour lui apprendre quelques notions ou les bases, tout au plus. Pourquoi elle n'y avait pas pensé plus tôt, elle ne le savait pas. Mais c'était bien ce soir que l'idée germa dans son esprit. Toujours silencieuse la photographe attend sur la blonde qui semble réfléchir assez longuement à la question. C'était une mauvaise idée, c'est la seule chose à laquelle Maggie pense : elle n'aurait jamais dû aller voir cette femme et encore moins lui faire cette demande absurde. Au moment où elle s'apprête à faire demi-tour, elle se décide à lui répondre.  

- C’est sérieux ? demanda-t-elle sous le coup de la surprise.

Maggie était persuadée qu'elle allait refuser sa demande mais en réalité il semblerait qu'elle venait de l'accepter. Dans quoi venait-elle de s'embarquer ? Son rythme cardiaque s'accélère alors qu'elle se demande ce qui allait bien se passer maintenant. Par quoi commencer ? Quand est-ce que ça allait commencer et surtout est-ce qu'elle sera à la hauteur des exigences de la combattante ? La benjamine était loin, très loin d'avoir son niveau et elle espère qu'elle ne serait pas vite dépassée par ses propres limites.

- Maggie, je suis Maggie Andrews.

Cette fois c’est sans hésitation et sans aucune gêne qu'elle lui donne son nom. Pour accompagner ses propos elle lui tendit la main dans l'espoir qu'elle la lui serre. Maggie ne savait pas si elle avait entendu parler d'elle ou de son art mais si c'était le cas elle espérait que cela ne changerait pas sa décision.

- Et toi ?

S'il y avait bien une chose à savoir dès à présent c'était également le nom qu'elle portait. Car malgré sa demande et son enthousiasme elle ne savait même pas comment la blonde se prénommait. Observant la serveuse passer devant-elles, Maggie en profita pour commander deux nouvelles bières afin qu’elles puissent trinquer ensemble.

-Cette tournée, c’est pour moi. Pour te remercier d’avoir accepté cette demande farfelue ! dit-elle en souriant.


Maggie: #6D397A

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Jeu 11 Avr - 12:59

Je crois que ce n'est pas pour rien qu'on interdit aux gens qui ont trop bu ou bien qui viennent de traverser une épreuve particulièrement difficile de prendre des décisions importantes. Après tout il est vrai que le chagrin, le deuil ou ce genre d'émotions peuvent altérer le jugement d'une personne. Mais je suis convaincue que quelqu'un qui vient de vivre une expérience des plus heureuses peut également être dans l'incapacité de faire des choix qui impacteront leur avenir de manière radicale. L'euphorie pousse parfois à faire des choses que l'on regrette par la suite ou que l'on ne peut pas assumer, tout simplement. Dans un cas comme dans l'autre, je pense qu'il est tout aussi compliqué pour la personne concernée que pour les autres de décider de son aptitude à prendre des décisions. Après tout, qui sommes-nous pour juger de cela? Il m'est déjà arrivé, au travail, de devoir prendre ce genre de décisions. Alors que je n'ai aucune autorité particulière, j'ai dû prendre sur moi et faire du mieux que je pouvais pour déceler les véritables intentions de l'homme qui se trouvait en face de moi et qui voulait vider l'intégralité de ses comptes pour s'en servir pour faire des dons à ses proches et à des œuvres caritatives. Il semblait totalement sûr de son choix et n'arrêtait pas de me répéter qu'il était bien conscient des conséquences. Mais moi, qui ne le connaissais ni d'Adam ni d'Eve, je devais faire le choix d'accéder ou non à sa demande. Finalement je ne l'ai pas fait. Au grand désarroi de cet inconnu. Mais qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre? Je n'avais aucune idée de son passé. Aucune fichue idée de qui il pouvait bien être. Je n'avais que son nom. Pas son vécu. Et s'il avait été gravement malade? Qu'il n'avait plus que peu de temps à vivre et  voulait simplement faire quelque chose de bien avant de quitter ce monde? Mais d'un autre côté, il pouvait également être pris dans un élan de bonté suite à quelque chose qui justement lui aurait sauvé la vie. Franchement, je me souviens encore de ce moment comme si je l'avais vécu hier. Et, dans ma tête, je ne pouvais que penser à ce qu'on m'avait appris: certaines personnes ont leur jugement trop altéré par certains événements pour prendre des décisions radicales.

Je me demande s'il ne serait pas possible de rajouter encore quelque chose d'autre à cette liste. Prendre des coups répétés à la tête doit également être capable d'altérer le jugement de quelqu'un non? Parce que sincèrement, j'ai moi-même du mal à croire ce que je viens de faire. Moi qui évite un maximum généralement d'ébruiter mes activités, me voilà à accepter d'entraîner une inconnue. Est-ce l'effet de cette victoire qui m'a donné l'impression que des ailes me poussaient? Aucune idée. Mais en tout cas, c'est trop tard maintenant pour revenir en arrière. Et quand je vois le regard de la brune qui se trouve à côté de moi, je remarque qu'elle a effectivement compris que je viens d'accepter sa demande. Et sa question sur le fait que cela soit sérieux ou pas me fit uniquement lever les yeux au ciel et boire une nouvelle gorgée de bière. Non, je ne compte pas lui répondre. Parce que je me suis mentalement posé la même question. Vidant bien rapidement mon verre, comme pour essayer d'oublier mon choix, j'entends la jeune femme se présenter. J'ai l'impression d'avoir déjà entendu son nom quelque part, mais il ne me semble pas que ça soit au sein de la liste de ceux répertoriés comme faisant partie des forces de l'ordre auprès des organisateurs des combats. C'est presque l'une des règles ici. Si tu veux faire partie du jeu, il faut apprendre leurs noms et ne surtout jamais tomber dans l'un de leurs pièges. Et si jamais c'est le cas, il faut être conscient que l'on tombera seul. Sans personne pour venir nous sortir de là.

« Charlotte. » répondis-je simplement lorsqu'elle me demanda mon nom. Quoi? Je n'ai jamais dit que j'allais lui dévoiler tout sur moi du premier coup. Je ne suis pas de ce genre. Il faut savoir garder une part de mystère, surtout dans ce domaine. Et là, un sourire amusé étira mes lèvres et même un petit rire, discret mais sincère, s'échappa d'entre ces dernières. Je crois que j'ai fait une heureuse là. Sinon, pourquoi est-ce qu'elle se serait empressée de nous offrir une tournée? Et ma supposition est bien rapidement confirmée lorsque Maggie me dit que c'est pour me remercier d'avoir accepté sa demande. Une nouvelle fois, je rigole légèrement et saisit le verre que la serveuse me donne tout en le levant légèrement vers la brune.


« Leçon numéro 2, ne jamais dire trop fort que tu paies une tournée quand t'es entourée par des alcooliques notoires qui font à peu près deux ou trois fois ton poids. » D'un léger mouvement de tête, je lui indiquais les attroupements d'hommes qui se trouvaient un peu plus loin. Un vrai ramassis de viande saoule. Prenant une grande inspiration, je regarde autour de nous rapidement avant de me lever de mon tabouret. « Suis-moi, on va parler de ça dans un endroit un peu plus calme. » Et joignant les actes à la parole, je me dirige vers une autre porte que celle par laquelle il fallait passer pour entrer et donnant sur une autre salle plus petite cette fois. Il n'y a personne, comme toujours quand il y a encore des combats en cours. C'est ici que les "vigiles" se retrouvent à la fin de la soirée pour boire un verre tranquillement pendant que le ménage est fait dans la salle principale. J'en ai passé des heures dans ces endroits, à mes débuts. A essayer de reprendre mes esprits après chaque défaite, pendant qu'on soignait mes blessures. « J'vais te poser une question et j'vais te demander de répondre honnêtement. De toute façon, je verrai bien si tu mens, j'suis douée pour ça. Pourquoi tu veux apprendre à te battre? C'est pas vraiment commun comme demande... »

Revenir en haut Aller en bas
Maggie Andrews
Humain modifié
Maggie Andrews


https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-does-not-kill-us-makes-us-stronger https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-d
More about you : .
Codename : Pandore
Pouvoirs : Maggie a la capacité de provoquer la douleur chez un autre individu
→ douleurs physiques et attaques mentales.
→ cela peut toucher plusieurs personnes à la fois
→ elle procède par voie psychique ou par le touché
→ elle résiste mieux à ses propres douleurs, physiques ou mentales.
Emergence :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Maitrise :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Messages : 451
DCs : /

Dim 21 Avr - 10:05


gangsters don’t cry

Charlotte & Maggie


C'était complètement dingue ce qu'elle venait de faire. Elle n'arrive pas vraiment à réaliser qu'elle a vraiment osé aborder cette inconnue pour lui demander une telle chose. Cela était peut-être une erreur mais elle le saurait par la suite. Après s’être présenté, et par politesse mais surtout par curiosité, elle lui demande à son tour comment elle s'appelle. La blonde finit par lui donner le simple prénom de Charlotte. A cet instant Maggie s’en veut de lui avoir balancé son nom de famille étant donné que ce dernier n'est pas tout à fait inconnu. Qu'importe, elle aura tout le temps d'en savoir plus sur elle à son tour et de pouvoir s'expliquer sur son cas quand elle lui aura offert un verre. La brune parvient même à lui arracher un petit sourire en interpellant la serveuse. Elle accepte sans un mot le second verre qui lui est servi quand Maggie récupère également son deuxième verre de la soirée. Jetant un coup d'œil autour d'elles, Maggie remarque effectivement les gros bras qui se trouvent pas trop loin d'elle. Bien sûr cela lui fait ni chaud ni froid. Même si c'était une piètre combattante elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et puis si elle voulait payer sa tournée à tout le monde, elle en aurait les moyens, cela n'était pas un problème. Bien sûr c'était le genre d'informations qu'on n’aimait pas forcément lâcher à la première rencontre. Affirmer qu'on était plein aux as dans ce genre d'endroit n'était certainement pas la meilleure idée du monde et par chance elle s’était habillé d’un jean basket et sweat : rien de tape à l’oeil. Alors comme réponse Maggie se contenta simplement de hausser les épaules et de laisser un léger rire lui échapper :

- Peut-être que je suis audacieuse de dire cela mais... ils ne me font pas peur. précisa-t-elle.

Les bruts de ses cauchemars ne ressemblaient jamais à cela. Lorsque Charlotte lui a dit vouloir rejoindre un endroit plus calme elle hoche de la tête silencieusement et la suit. Avec son verre à la main, elle se fraye un chemin à travers la foule encore présente jusqu'à atteindre une petite porte cachée, pas très loin du bar. Charlotte ouvre la porte et Maggie la suit toujours silencieusement. C'est une pièce beaucoup plus petite que la précédente qui se tient devant elle. Dans cet endroit se trouvent une table, un bureau et un lit de camp. La photographe remarque également une cafetière et quelques trousses de secours certainement là pour soigner les blessures des combattants. La porte se referme et le bruit de la grande salle est immédiatement atténué. La blonde lui fait alors face et commence à lui parler plus sérieusement. Même si la question qu’elle lui pose est plutôt simple, la réponse que Maggie veut donner l’est beaucoup moins. Exprimer toutes ses peurs et tous ses doutes à une inconnue n'est pas simple bien que ça soit Maggie qui vient de lui demander pour qu’elle commence à vous entraîner. La brune bascule d'une jambe à l'autre et réfléchis quelques secondes supplémentaires avant de finalement se confier :

- On va dire que je suis malchanceuse. Je me retrouve souvent dans des situations où savoir rendre une droite ou du moins l’esquiver est… vitale.

L'emploi de ces mots n'était pas du tout exagéré. Cela pouvait se vérifier lorsqu’elle s'était retrouvée confronté à la gare rouge mais également lorsqu'elle faisait partie de la prise d'otages d’hydra. Cela faisait à présent quelques années que cela s'était passé mais dans son esprit c'était encore trop vif. Et puis récemment il y avait eu encore d'autres événements où elle s'est sentie complètement vulnérable. Cette sensation-là est vraiment désagréable et Maggie s'était juré de ne plus jamais se retrouver dans une telle position.

- Je veux savoir me défendre. Je ne veux pas qu’on me prenne pour une petite chose fragile. J’imagine que tu peux comprendre ça, y’a qu'à voir comment ton adversaire t’as sous-estimé...


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Dim 21 Avr - 11:19

Entraîner quelqu'un, c'est toujours quelque chose de compliqué. Surtout lorsque l'on n'en a pas l'habitude et que l'on n'a aucune qualification pour cela. Après tout, ce n'est pas pour rien que certains suivent des formations pour pouvoir se prétendre "coach". On peut entraîner quelqu'un de tellement de manières différentes que cela en fait quelque chose de sacrément complexe lorsque l'on y pense un peu. Certains préfèrent une manière très dure, forçant à se dépasser à chaque instant. D'autres préfèrent y aller plus doucement et apprendre pas à pas sans avoir à trop pousser sur ses capacités. D'autres encore vont choisir de se laisser porter par le courant et les décisions de l'entraîneur plutôt que de demander à ce qu'il s'y prenne de telle ou telle manière. Je n'ai jamais eu la précision de dire que je suis ou serai un jour capable de prendre quelqu'un sous mon aile pour lui enseigner quelque chose. A la limite au travail, pour former un nouveau à l'accueil de la banque mais cela s'arrête là. Après tout, je n'ai moi-même jamais eu d'entraîneur pour me dire quoi faire et quand. J'ai appris sur le tas, à force de défaites plus douloureuses les unes que les autres et grâce à une détermination sans faille. Peut-être une petite pointe de folie aussi, et de masochisme pour avoir continué dans cette lancée alors que je n'étais pas vraiment de taille à affronter toutes ces personnes surentraînées.

Et pourtant me voilà. J'ai un palmarès qui pourrait en faire pâlir plus d'un, même si je suis loin d'égaler les plus grands. Disons que je me débrouille plutôt bien et que j'arrive à perdre beaucoup moins souvent que je n'emporte la victoire. Je dois avouer qu'il arrive que cela soit dû au fait que mon adversaire ne me prends pas au sérieux. Mais cela n'arrive que lorsque je suis sur un terrain inconnu, comme on dit. Car si les combats se déroulent à Hammer Bay, beaucoup de combattants me connaissent. Il arrive même fréquemment qu'ils veulent se mesurer à moi dans l'espoir de pouvoir me battre et s'en vanter par la suite. Je l'ai dit, je ne suis pas une pointure comme certains peuvent l'être. Je ne peux pas dire que je peux battre n'importe quel adversaire les yeux fermés. Mais j'ai acquis, au fil du temps, une certaine notoriété dans le domaine. Oui, je l'avoue, cela fait beaucoup de bien à mon ego. Attention, je n'ai pas la grosse tête pour autant. Mais cela fait toujours plaisir de voir que des gens vous respectent pour quelque chose que vous avez accompli seule.

Sirotant mon verre que j'avais bien évidemment emmené avec moi, j'écoute la réponse que me donne la brune. A la voir se dandiner comme ça d'une jambe à l'autre, on pourrait croire que je lui fait peur ou bien que sa demande en elle-même provoque en elle un certain sentiment d'insécurité. Il va falloir corriger ça, et vite. Car l'assurance et la confiance que l'on a en soi, c'est certainement l'une des bases les plus importantes. Il est évident que si un adversaire vient à trouver cette faille, il l'exploitera immédiatement et ce sera la fin. En tout cas, c'est ce que moi je ferais. Et je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas.

« Quand l'univers en a décidé autrement, il faut être capable parfois de provoquer sa chance. J'vais te dire une chose, j'suis pas du genre à être née avec une cuillère en argent dans la bouche. Et si j'en suis là aujourd'hui, c'est parce que j'ai pas lâché et que je me suis donné les moyens d'y parvenir. » dis-je d'une voix assurée, presque nostalgique en repensant à mon passé. A mon enfance et aux coups que j'ai pris de la part de mon paternel. Peut-être que c'est en quelque sorte un rappel, lorsque je me prends des coups de mes adversaires. Que cela me permet de me rappeler d'où je viens, par quoi je suis passée, et pourquoi j'en suis là aujourd'hui. « Tu dois trouver une raison, une seule. Bien précise, bien ancrée dans ta mémoire et dans ton esprit, qui va te donner l'envie et le besoin de te battre. Qu'à chaque fois que tu te retrouveras face à un adversaire, cette situation te saute aux yeux et te fasse te rappeler que tu ne veux plus jamais être dans l'incapacité de te défendre. » Je plante mon regard dans le sien, cherchant à capter toute son attention et à lui faire comprendre l'importance de ce que je suis en train de lui dire. Car quoi que l'on ait pu vivre par le passé, lorsque l'on veut savoir se battre, c'est que l'on a tous une raison qui nous y pousse. Certains par pure envie de se sentir fort et de pouvoir s'en prendre aux plus faibles. D'autres pour ne plus ressentir le sentiment de faiblesse par lequel ils sont passés. Je fais partie de la seconde catégorie. Et je crois bien que c'est également le cas de mon interlocutrice.

Je termine mon verre avant de me passer une main dans les cheveux et d'aller le déposer sur la petite table non loin de nous, puis je regarde à nouveau Maggie. Elle semble déterminée, malgré l'incertitude qu'elle démontre malgré elle. Et sa remarque concernant le fait qu'elle ne veut plus être vue comme une petite chose fragile me fait sourire. Il est vrai que généralement, les femmes ont cette image auprès de la société. Sauf peut-être certaines exceptions qui démontrent par leur carrure qu'elles n'ont rien à envier aux hommes. « Il m'a sous-estimée c'est vrai, certainement parce que je suis une femme et parce que je n'en impose pas forcément physiquement, c'est sûr. Mais parfois cette image peut servir lors d'un combat. Regarde comment le mien s'est passé. Le tout, c'est de savoir faire de ses faiblesses une force. De jouer de cette image que l'on peut donner pour créer la surprise et prendre l'avantage. » dis-je sans réelle prétention. C'est simplement la vérité. Prenant une inspiration un peu plus conséquente que les précédentes, je regarde quelques instants autour de nous le temps de faire passer mon irrépressible envie de revenir sur ma décision de l'entraîner, puis je reporte mon attention sur la brune. « Bon... Tu veux commencer quand? J'imagine qu'on va devoir commencer par les bases? »

Revenir en haut Aller en bas
Maggie Andrews
Humain modifié
Maggie Andrews


https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-does-not-kill-us-makes-us-stronger https://houseofm.forumactif.org/t1040-maggie-andrews-that-which-d
More about you : .
Codename : Pandore
Pouvoirs : Maggie a la capacité de provoquer la douleur chez un autre individu
→ douleurs physiques et attaques mentales.
→ cela peut toucher plusieurs personnes à la fois
→ elle procède par voie psychique ou par le touché
→ elle résiste mieux à ses propres douleurs, physiques ou mentales.
Emergence :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Maitrise :
gangsters don’t cry + malotte Fonddr114 / 54 / 5gangsters don’t cry + malotte Fonddr11
Messages : 451
DCs : /

Mar 23 Avr - 21:44


gangsters don’t cry

Charlotte & Maggie


- Je t’arrête tout de suite si tu penses que je me laisse abattre par ce qui m’est arrivé dans la vie et si tu penses que j’agis sur un coup de tête.

Maggie ne voulait pas être brusque mais elle voulait aussi qu’elle sache que ce n’était pas une chose à laquelle elle avait pensé sur un coup de tête. Ce n’est pas en la voyant combattre et surtout triompher que l’idée d’apprendre à se défendre avait germé dans son esprit. Ce n’était pas un coup de tête qui était né du fait que la blonde venait de galvaniser le public et gagner son combat. C’était bien plus important que ça, bien plus nécessaire qu’une simple envie de mettre une raclée à des gros bras. La photographe voulait se défendre face aux personnes qui avaient de mauvaises intentions envers elle. Face aux paroles de son interlocutrice, la brune plisse légèrement les yeux.

- Des raisons de me battre, ancrées dans ma mémoire et auxquelles me raccrocher, j’en ai des tas crois-moi. ajoute-t-elle finalement.

Son paternel. Hydra. La garde rouge. Et la liste pourrait s’allonger. Toutes ces choses étranges qui se passent sur l’île sont d’autant des raisons de vouloir apprendre à se défendre. La benjamine a pourtant toujours été du genre pacifiste à ne pas vouloir se mêler à la violence. Bercée dedans, elle aurait pu néanmoins se laisser engloutir par les fléaux de cette dernière. Mais il y avait eu Ezra qui avait ramassé bien plus de coup qu’elle en voulait la protéger de leur père. Il était le plus grand et prenait souvent deux fois plus que son frère cadet ou qu’elle. Le cauchemar aurait pu s’arrêter en même temps que la vie de Monsieur Andrews, hélas elle n’avait pas eu cette chance. C’est à nouveau son propre sang qui s’en était pris à elle, lorsque les mains du cadet Andrews s’étaient refermées sur la gorge de la photographe. Malgré tout ça, elle tenait encore debout, toujours décidé à ne pas se laisser avaler par la brutalité de l’art du combat. Sous toutes ses formes. Des années plus tard et deux séjours à l’hôpital causés une nouvelle fois pas la violence pure de l’Homme, elle avait encore tenu le cap et refusé d’affronter ces démons-là avec leurs propres armes. Du moins jusqu’à récemment. Cela faisait plusieurs semaines que l’angoisse grandissait en elle. Après être venu en aide à une rebelle, Maggie avait finalement compris que maîtriser les arts du combat ne ferait pas d’elle le monstre qu’elle cherchait à fuir. Cela lui permettrait simplement de garantir sa propre sécurité.

- C’est pour ça que je vais avoir besoin de ton aide. Il faut que quelqu’un m’aide à trouver ma force. A savoir prendre parti des situations qui ne sont pas à mon avantage. répliqua-t-elle aux suites de Charlotte.

Maggie ne sait pas à quoi la blonde songe mais cela l’inquiète un peu. Va-t-elle revenir sur sa décision ? Il semblerait que cela puisse être une option. Pourtant, c’est des mots contraires à cela qui sortent de sa bouche. MAggie esquisse une grimace avant de répondre :

- Par les bases tu entends quoi ? Car si tu parles d’un minimum d’endurance, oui, il faut commencer par les bases.

La photographe ne faisait que très peu de sport. Elle courait à une époque, et cela lui arrivait encore de temps en temps mais elle avait perdu tout son souffle. Les différentes blessures physiques qu’elle avait eues lors d'événements malencontreux avaient eu raison de sa motivation. Les nombreuses séances de rééducations aussi.

- Je sais que ça risque d’être dur. Que ce ne serait pas facile tous les jours et que je vais devoir faire également un travail sur moi… Mais je t’assure que je ferais tout ce que tu me diras.

Après tout ce qu’elle avait traversé, elle était persuadée qu’elle tiendrait le choc face à un entraînement, aussi rude sera-t-il. Loin d’elle de songer que ça sera un jeu d’enfant, il est certain qu’elle voudra peut-être même abandonner à un moment donné mais elle ne le ferait pas. ll était plus que temps qu’elle apprenne à protéger sa vie.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar



Mer 24 Avr - 9:57

La confiance en soi est quelque chose d'extrêmement important. Cela a permis à de nombreux grands scientifiques de ne pas se laisser abattre par leurs détracteurs et à continuer leurs travaux jusqu'à la réussite de ces derniers. Sans ça, ils auraient certainement abandonné. C'est un atout de taille dans le quotidien. Quelque chose d'essentiel lorsque l'on veut accomplir quelque chose. Pas forcément de grandes choses, mais tout de même. Et puis, qui sommes nous pour juger de la grandeur d'un exploit? Pour l'oisillon, voler de ses propres ailes pour la première fois est quelque chose d'exceptionnel. Pour le bébé qui parvient à se lever et à faire ses premiers pas, une étape essentielle de son développement. Pourtant, cela parait tout à fait normal. Sans avoir confiance en ses capacités personnelles, on ne peut cependant pas le faire. Mais si cette confiance est une force en un sens, elle peut toutefois desservir lorsque l'on en abuse. Certaines personnes éprouvent une telle confiance en eux qu'ils en viennent à perdre leurs limites de vue. Ils pensent que rien ne leur est impossible, qu'ils peuvent écraser toute concurrence face à eux, éliminer n'importe quel adversaire et quiconque tenterait de se mettre en travers de leur chemin. Pourtant il faut être capable de se rappeler qu'il existe toujours, quelque part, quelqu'un de plus fort que nous. Qui parviendra à nous faire remettre les pieds sur terre. Parfois de manière relativement délicate, mais parfois de manière très brutale. Et le retour à la réalité peut être très douloureux.

Lorsque j'étais enfant, j'ai passé de nombreuses années à entendre chaque jour que je n'étais rien. Que je n'aurais jamais dû voir le jour et que mes parents regrettaient chaque seconde de m'avoir dans leur vie. On ne peut pas dire que cela soit très intelligent de dire ça à un enfant qui tente tant bien que mal de se construire. Je dois avouer que niveau confiance en moi, j'étais loin d'être au top. A force d'entendre que je ne valais rien du tout et que la terre se porterait mieux sans moi, j'avais fini par me dire que c'était la vérité. Que je ne méritais pas d'être en vie. Que peut-être mon père avait raison de me frapper tous les jours. Que peut-être cette douleur constante que je ressentais, tant physiquement que psychologiquement, était mon châtiment pour avoir pris la place de quelqu'un de plus méritant. Alors que je n'étais qu'une gamine, il m'était arrivé de me dire que cela serait peut-être mieux si je cédais ma place. Si je quittais cette terre. Je me souviens que j'ai fait plusieurs tentatives, même si j'étais trop jeune pour avoir des idées réellement efficaces. Une fois, j'ai arrêté de mangé et de boire. Je pensais que cela allait fonctionner. A la place, j'ai pris d'autres coups car mon père pensait que c'était par caprice que je faisais cela et que c'était parce que je ne trouvais pas la nourriture à mon goût. Une autre fois, alors que je ne savais pas nager, j'ai couru vers l'eau aussi vite que je le pouvais et j'ai sauté. J'ai bien failli me noyer, mais quelqu'un a plongé dans l'eau pour me secourir en voyant la scène.

Mais lorsque j'ai rencontré Kara, c'est comme si d'un coup ma vie avait pris un sens. Comme si, l'espace d'un instant, j'avais une réelle importance. Je dois avouer que cela m'a vraiment fait bizarre au début. J'avais du mal à accepter le fait que quelqu'un puisse m'apprécier pour qui je suis. Que quelqu'un puisse considérer que j'ai ma place dans cette vie. Il m'a fallu du temps. Et beaucoup de travail sur moi-même. Mais finalement, je me suis rendue compte que lorsqu'on a des gens qui sont là pour nous soutenir, on arrive à faire des choses. Et peu à peu, on commence à avoir confiance en soi. Il m'a fallu beaucoup de temps pour ressentir cette confiance. Des années, même, qui se sont écoulées avant que je ne puisse dire que je suis capable de faire quelque chose par moi-même.

Aujourd'hui, je suis fière de celle que je suis devenue. Je ne suis pas forcément fière du fait que je doive mentir au quotidien à ma meilleure amie concernant mes activités tardives, mais tout ce que j'accomplis ici je le fais par moi-même. Personne ne m'y aide. Et ça fait un bien fou. Et me voilà, face à cette brune que je ne connaissais encore ni d'Adam ni d'Eve il y a quelques minutes, en train d'accepter sa demande de l'entraîner et lui apprendre à se défendre. Je l'écoute me dire qu'elle a de nombreuses motivations, qu'elle ne manque pas de situations gravées dans sa mémoire qui la pousseront à se donner au maximum. Je souris. C'est léger, discret, mais présent. Je ne peux m'en empêcher en ressentant sa détermination. Car elle me fait penser à moi il y a presque dix ans. Quand j'ai décidé que je ne voulais plus être victime du destin mais bien maître de ce dernier.

« Dans ce cas je t'aiderai à la trouver, cette force que tu cherches. Mais je pourrai simplement t'orienter, pas l'identifier à ta place. Il faudra que tu cherches au plus profond de toi, la blessure la plus profonde et la plus ancrée en toi. Ce sera pas facile, mais c'est ce qui marchera le mieux. Crois en mon expérience... » dis-je avec une certaine douceur qui dénotait totalement avec tout ce que j'avais pu montrer depuis tout à l'heure quand Maggie était venue me trouver. Nous allons être amenées à nous voir en dehors du cadre des combats clandestins, alors autant qu'elle voit qui je suis réellement. Que je ne suis pas uniquement une combattante froide et désagréable. Je me passe une main dans les cheveux, et inspire un grand coup en entendant qu'elle n'a en réalité aucune base que ça soit au niveau des réflexes de combat ou simplement de l'endurance. Et bien, cela risque de prendre du temps, mais elle a de la chance. J'aime les défis. Alors je lui souris un peu plus franchement et je viens poser amicalement ma main sur son épaule pour essayer de la rassurer. « Par les bases j'entends déjà savoir te protéger des coups et ne pas finir avec la langue par terre au bout de deux minutes... Mais on va travailler tout ça. J'te promets pas d'être la meilleure des profs, mais je suis passée par là aussi alors je vais faire de mon mieux pour t'aider. Garde cette motivation et cette persévérance. C'est ce qui va te permettre d'avancer. »

Je la lâche et me dirige vers la porte de la pièce dans laquelle nous nous trouvons, attrapant la poignée avant de me tourner légèrement vers elle. « J'vais récupérer l'argent que j'ai gagné, et ensuite si t'es partante on ira ailleurs qu'ici pour commencer. J'veux voir où t'en es pour savoir quoi faire. Ça te va? »

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas
gangsters don’t cry + malotte
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Page 1 sur 1

House of M :: VOL N°II :: RPS :: RPS TERMINÉS-
Sauter vers: