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Don't leave me alone | Robin
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
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Mer 17 Avr - 14:32

La souffrance. Elle peut être de deux types. Elle peut être soit psychologique, soit physique. Mais dans toute souffrance, il est possible de discerner quatre éléments. Il y a la sensation tout d'abord. Ce qu'elle engendre chez la personne qui souffre. De quelle façon est-ce que cette dernière vit cette affliction. On retrouve également la perception. De quelle manière est-ce que l'on interprète notre mal? Certains recherchent cet état pour ressentir d'autres choses. Soit par simple plaisir masochiste, soit par besoin de se punir. Toute souffrance ne serait donc pas négative, selon le point de vue par lequel on l'aborde. Ensuite vient l'émotion. Après tout, il est impossible de rester impassible face à un tel supplice. Mais ces émotions diffèrent, tout comme la perception, selon le vécu et les intentions de chacun. Et en dernier, on retrouve la représentation. Qu'est-ce que la souffrance, au fond? A quoi est-ce que l'on peut bien l'associer? Tant de questions qui n'ont pas de réponse universelle tant l'Homme est un être complexe et diversifié. Sera-t-il un jour ne serait-ce qu'envisageable de trouver un moyen de répondre à ces questions de manière à ce que chacun y trouve son compte? Rien n'est moins sûr.

Quoi qu'il en soit, pour moi cette souffrance est tout bonnement inédite. J'ai déjà eu l'habitude de prendre des coups et d'avoir mal. Mais il y a en réalité une énorme différence entre une simple douleur et de la torture pure et simple. Encore à présent je n'arrive pas à comprendre ce que j'ai bien pu faire pour être la cible du courroux de cet inconnu. Et plus encore que le mal, je ressens également une colère tant à son égard qu'au mien. Je sais que jamais je n'arriverai à décrire cette personne. Je ne pourrai jamais donner de détail autre que le fait qu'il était de sexe masculin. Bonne chance pour parvenir à l'identifier. Ce n'est pas comme s'il y avait un seul et unique homme dans cette ville. Et puis, qui me dit qu'il habite dans le coin après tout? De toute façon, même si je le retrouvais, qu'est-ce que je pourrais bien y faire? J'ai toujours détesté me sentir impuissante, mais ce soir ce fut encore bien différent. Plus encore que d'être simplement impuissante, j'étais incapable de faire quoi que ce soit. Enchaînée telle une bête, torturée gratuitement au rythme des envies de mon ravisseur.

Et finalement le voilà. Laissée pour morte dans ce hangar. Et pourtant, avant de partir, il m'a jeté la clé de mes chaînes. Peut-être un soudain élan d'humanité ou bien l'expression d'une vanité d'un niveau exceptionnel. Car dans le fond, nous savons tous les deux que même en me détachant immédiatement, j'aurais été incapable de faire quoi que ce soit. Et je le suis toujours d'ailleurs. Au bout de longues minutes de recherches, j'ai fini par retrouver ce petit bout de métal et une nouvelle lutte débuta. Il fallait que j'arrive à contrôler mes tremblements et ma douleur pour réussir à insérer le bout de cette clé dans la serrure prévue à cet effet. Une fois "libre", j'ai bien tenté de me lever. Mais la perte trop importante de sang ainsi que la douleur me firent revenir à la réalité aussi vite que la gravité me fit tomber au sol.

Rassemblant mes dernières forces, j'ai tenté d'avancer. De me traîner au sol dans mon propre sang, l'adrénaline me permettant d'ignorer quelques instants le supplice que je venais de vivre et que je vivais encore. « Est-ce que quelqu'un m'entend?! » criais-je aussi fort que possible. Pourtant, seul l'écho de ma voix me revint avant de laisser place à nouveau à ce silence presque assourdissant.

Et me voilà, allongée au sol au milieu d'un entrepôt désert. Et me voilà, dépouillée de mon honneur et de l'image corporelle que j'avais. Mon regard, bien que toujours trouble, s'embua encore davantage lorsqu'il se posa sur ma main gauche. Des larmes vinrent perler au coin de mes yeux, comme si elles attendaient cela depuis des heures. Et me voilà, laissant couler ces dernières sur mes joues, regardant avec horreur la plaie sanguinolente qui avait remplacé mon auriculaire. Ce dernier devait certainement traîner quelque part au sol. Mais même en le retrouvant, ce serait certainement impossible de le recoudre. Car pour cela, il faudrait déjà que quelqu'un me retrouve moi. Et me voilà, rassemblant une nouvelle fois mes forces pour me mettre assise en m'appuyant sur ce pilier de fer qui me força à grimacer lorsque le métal entra en contact avec la plaie située dans mon dos. Un "tatouage" gracieusement offert par mon tortionnaire, gravé dans ma peau à la pointe de son couteau.

Et me voilà, levant les yeux au ciel en espérant trouver des réponses. Trouver une sorte de rédemption alors que tout me porte à croire que c'est bel et bien la fin. Et me voilà, laissant mes pensées s'orienter vers la crainte de faire souffrir Kara. Peut-être que si personne ne me retrouvait jamais et qu'elle pensait simplement que j'étais partie sans rien dire serait mieux. Et me voilà, abandonnant lentement tout espoir de sortir en vie de cet endroit. Après tout, c'est bien un miracle qu'il faudrait à présent. Et suis-je réellement digne d'en mériter un? Rien n'est moins sûr...

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Robin Caglar
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Jeu 18 Avr - 23:19


Don't leave me alone
avec Charlotte Wesler & Robin Calgar
Citation de ton choix
Du repérage, voilà ce qu’elle était en train de faire en cette soirée. Elle avait pris sa moto, cherchant un endroit où elle pourrait faire cette vente qui était en préparation. Toujours un endroit différent, ainsi aucun lien ne pouvait être fait avec le lieu principal de leur commerce. Stratagème astucieux que les aînés avaient élaboré. Aucun rapport avec le JArvis, aucun rapport avec la fabrication, juste un lieu pris au hasard. Elle avait pris, sa moto, était partis juste après avoir envoyé un message à son frère, prenant un sac à dos, avec un appareil photo, ainsi qu’une arme- on est jamais trop sur . Prenant plusieurs détour juste pas sécurité. Elle n’avait eu vent d’aucune rumeur, disant que leur commerce était dans le collimateur, mais la seconde de Caglar aimait être prudent pour ce genre d’affaire. Car en ce qui concerne de sa d’elle-même, elle ne prenait aucune prudence. Cela est un gâchis, disait elle souvent à Klaus, si on ne prend pas parfois des risque, se mettant elle-même dans une situation délicate. Et quant à la présence de l’appareil photo, si elle venait à être prise par surprise elle n’aurait qu’à dire qu’elle venait faire de l’urbex.
Elle avait laissé sa moto un peu plus loin, commençait à contourner les grillages qui entouraient l’endroit pour trouver un endroit par lequel ils pourraient rentrer sans aucun souci ainsi que de sortir. Elle ne cherchait donc pas un mais plusieurs passages pour être sûr que si fuite, il y avait, ils puissent s’enfuir avec facilité. Elle prenait des photos, regarde quelques instants le premier passage, puis le seconde et quand elle avait fait le tour, enfin elle rentra dans ce lieu abandonner. Un bruit attire un premier son attention, alors elle fait silence pour essayer de l’entendre à nouveau fronçant les sourcils. Mais plus aucun bruit ne vient perturber son exploration. Alors elle reprend cette marche, regardant chaque recoin, fouillant un peu le lieu tout en continuant à le prendre sous cliché, se permettant quelques photos dont elle pouvait être fière. Elle voyageait, regardant les plafonds, chaque issue de sortir, tournant la tête à quelque bruit qu’elle avait l’impression d’entendre. Simplement un chat errant, c’était ce qu’elle se disait. Rien ne laissait présager ce qu’elle allait découvrir un peu plus tard, transformant cette simple visite des lieux en une scène que peu de personne aurait pu supporter, paniquant en prenant ses jambes à son cou.

Mais Robin était loin d’être une de ses âmes sensibles, elle avait été à l’armée, manipulant des explosifs, avait passé une année en prison, lui offrant des scènes où il ne fallait nullement avoir froid aux yeux. Alors, elle n’avait aucun stress quand elle entendait un bruit, elle était juste un peu plus vigilant, haussant les épaules quand elle se disait que ce n’était qu’un matou errant, continuant son exploration sans se soucier du reste. Elle avait repère plusieurs chemin par lequel ils pourraient fuir, approchant doucement du grand espace que comprenait ce genre d’endroit. Et cette fois, le gémissement n’avait rien avoir avec un quelconque animal voguant à ses affaires. Il avait l’aspect de celui d’un être humain souffrant. Peut-être une personne qui avait fait un mauvais pas s’était blessé, un explorateur urbex. Quoi qu’il en soit, elle prenait la direction de ses plaintes, mains prête à prendre cette arme qui la défendrait avec acharnement.

Elle regarde cette immense pièce, composer de débris de colonne en fer, s’approche de ce bruit qu’elle continue à entendre. Elle reconnaît une chevelure blonde, ou du moins cela y ressemblait, adossé contre un de ses piliers en fer. Alors, la Caglar s’approchait plus jusqu’à voir ses traces de sang. Dans un réflexe, elle sortait son arme, ne détournant pas le regarde face à ses traces, se posant juste une seul question. Que s’était-il passé ? Et ceux qui était responsable de cette couleur de sang était-il toujours là. Alors qu’elle pressait le pas, s’avançant vers la personne adosser. Un personne qu’elle connaissait, du moins de vu et pour ses prouesses dans les arène clandestines et sur qui elle pariait souvent. Un spectacle affligeant, qui en un seul regarde raconter ce qui s’est passer dans cette endroit. La jeune femme en sang, plusieurs plaies, le regarde de la Caglar regarde un peu plus, voit ce doigt coupe. Un regard sombre sur son visage, sa main fouillant sa poche alors qu’elle maintien comme elle peut la jeune femme consciente. “Et! Charlotte, c’est ça.” Elle commençait à lui parler lui disant qu’elle allait appeler les secours. "JE vais appeler les secours et rester avec toi le temps qu'ils arrivent. Ok" Elle n’a pas la compétence pour aider la jeune femme, si cela avait été une simple blessure cela aurait pu passer. Mais les blessures étaient plus importantes. Qui pouvait bien avoir fait ça à la combattante ? Charlotte n’était pas une femme à prendre à la légère savait ce battre, alors comment avait, elle pu se retrouver dans une telle situation. La Caglar garde son sans froid, commençait à parler au secours, leur expliquant les blessures qu’elle pouvait voir, mettant sa veste sur la blonde. Elle calait le téléphone entre son épaule et sa joue, essayant de déchirer un bout de son t-shirt. Elle entourait le morceau de tissu autour du doigt sectionné. Elle somma la personne au bout du fil de se dépêcher, posait le téléphone sur le sol mettant le haut-parleur. La une voix d’un homme se faisait entendre, demandant si la Caglar était toujours là “Ouais, ouais” Elle parlait à Charlotte, lui demandant de rester avec “Et, reste avec moi. Les secours vont arriver.” Tant pis pour cet endroit qui avait pourtant l’air prometteur pour une vente, elle en trouverait une autre. Elle demandait si la personne responsable était encore là, pour savoir si elle devait être encore sur ces gardes ou non “La personne qui t’as fais ça, elle est toujours là?” Elle n’espère pas vraiment de réponse, car, après avoir vécu une tel chose, qui pourrait avoir encore l’esprit pour répondre à ça.

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Ven 19 Avr - 9:44

L'espoir. Voilà quelque chose de bien abstrait, lorsque l'on y pense. Il peut revêtir tellement de formes différentes qu'il est parfois difficile de l'identifier. Car il n'est pas rare, au fond, que même ceux qui disent l'avoir totalement perdu n'en sont pourtant pas dénué. Ils continuent à croire que quelque chose de mieux pourrait les attendre quelque part. Que tout n'est pas forcément perdu. Lorsque l'on tombe au fond du trou, on espère toujours qu'il soit possible pour nous de remonter et de retrouver une situation stable. C'est le cas parfois lorsque l'on perd son emploi ou bien son logement. Que l'on se retrouve à la rue, sans rien. On se dit d'abord que tout est fini, que l'on ne pourra jamais remonter la pente, qu'elle est bien trop abrupte pour nous. Qu'il faudrait un courage immense pour parvenir à retrouver une situation décente. On dit qu'il ne faut jamais perdre espoir. Parce qu'aucune cause n'est perdue tant qu'il y a toujours quelqu'un pour y croire. C'est peut-être vrai, dans la majorité des cas. Mais même les médecins appellent à se rendre à l'évidence parfois, lorsqu'il y a plus de négatif que de positif dans la balance, concernant le fait qu'il faut se résoudre au pire.

Je crois bien que, malgré moi et alors que je suis dans ce hangar adossée à un pilier, je commence lentement à me résoudre à cette fatalité. Je suis complètement seule ici. Si mon ravisseur a jeté son dévolu sur cet endroit à la base, ce n'est certainement pas parce qu'il s'agit d'un lieu de passage. Alors comment pourrais-je espérer que, par le plus grand des hasards, quelqu'un passe par ici et me retrouve? Et puis surtout il faudrait aussi que cette personne, si tant est qu'il y en ait une, me retrouve à temps. Au fond de moi, je le sens. J'ai perdu beaucoup de sang et je ne peux m'empêcher de ressentir de plus en plus le froid environnant. La température a-t-elle réellement baissé? Je ne pense pas. Je n'arrive tout simplement plus à me réchauffer. Je jette un nouveau regard désespéré à mon doigt désormais absent, et ne peux retenir un sanglot. Tremblante, je place faiblement mon autre main sur ma bouche comme par peur d'être humiliée dans mes derniers instants. Par qui? Aucune idée. Mais je crois bien que la cohérence n'a plus sa place dans mon esprit à l'heure actuelle.

Par moments, j'entends des bruits. Ou tout du moins, j'en ai l'impression. Comme si quelqu'un ou quelque chose se déplaçait dans l'entrepôt. Certainement un animal errant. Alors je ferme les yeux, n'espérant plus de miracle à présent. Pourtant, quelques instants plus tard, ces bruits se répètent encore et encore. De plus en plus proches. Et là: une voix. En temps normal, j'aurais sursauté mais là je me contente de rouvrir les yeux et cela me demande déjà un effort conséquent. J'ai du mal à reconnaître la personne qui se trouve devant moi, pourtant je ressens comme une impression familière. Et puis, elle connait mon nom. Je l'entends me dire qu'elle va prévenir les secours, que je dois rester avec elle. Alors, rassemblant mes dernières forces, je tente de garder les yeux ouverts. Je lutte, tout simplement. Une légère chaleur m'entoura alors qu'un poids se posa sur mes épaules. Elle venait de poser sa veste sur moi, et si j'avais pu je l'aurais serrée contre moi pour me réchauffer. Sauf que je n'en ai, de toute évidence, pas la force.

« Il... non... Il est parti... Il m'a jeté la clé et puis... » articulais-je faiblement lorsque ma sauveuse m'interrogea sur la potentielle présence de mon agresseur. Seulement je crois bien que dire ces quelques mots me demanda la totalité du peu de forces qu'il me restait. Car je n'ai même pas réussi à finir ma phrase avant de céder à cette envie pressante. A cet irrépressible besoin de m'assoupir. De ne plus lutter. Peut-être est-ce la fin, après tout. Je ne sais pas si je l'ai mérité. Peut-être que oui, peut-être que non. Je ne le saurai certainement jamais.

********************

Où suis-je? Quelle est cette lumière qui me brûle presque les yeux et me force à grimacer tout en battant plusieurs fois des paupières? Est-ce que c'est ça, cette fameuse lumière que l'on dit voir lorsque l'on meurt? Non. Ce n'est pas ça. Car je sens progressivement que quelque chose appuie sur mon visage. A mesure que mes yeux s'adaptent à cette luminosité, je parviens à me rendre compte que ce sont des lampes qui me surplombent et m'éblouissent. Où suis-je? Je regarde autour de moi et constate rapidement que je suis dans un lit. Un lit d'hôpital. Je suis entourée par des machines qui surveillent mon rythme cardiaque, ma tension, ma saturation en oxygène et mon rythme respiratoire. Ce qui me gène sur mon visage n'est autre qu'un masque à O2. Alors par réflexe, je lève ma main droite et le retire. Comment est-ce que je suis arrivée là?

Lentement, les souvenirs reviennent. Mon agression. Mon regard se pose immédiatement sur ma main gauche et je constate un bandage qui ne laisse aucune hésitation concernant l'absence de mon auriculaire. Ce n'était donc pas un cauchemar. Tout cela s'est bien passé. Alors je me redresse dans le lit, grimaçant au passage à cause d'une légère douleur qui doit certainement être atténuée par les antalgiques qui coulent dans la perfusion qui est accrochée à mon bras. Depuis combien de temps est-ce que je suis là? Je cherche des informations, mais tout ce que mon regard capte c'est sa silhouette. Je la vois, au travers de la vitre partiellement obstruée par un store. Et je sais que c'est elle. Celle qui m'a sauvée. Je tente d'attirer son attention, mais la porte est fermée alors même si je tente de l'appeler elle ne m'entendra pas. Alors je tends la main vers la sonnette d'appel aux infirmiers et appuie sur le petit bouton rouge. Je suis en vie. Je n'ai jamais cru aux miracles auparavant. Mais il est évident que cette femme n'est pas quelqu'un d'ordinaire. Personne n'est parfait, c'est certain. Cependant, elle a été l'ange qui est venu à ma rescousse lorsque tout était perdu. Lorsque rien ne me prédestinait à être sauvée. Et pour cela, je lui en serai reconnaissante pour l'éternité. Quoi qu'il arrive.

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Dim 28 Avr - 1:23


Don't leave me alone
avec Charlotte Wesler & Robin Calgar
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Elle restait avec la jeune combattante, ainsi qu’au téléphone. Elle forçait Charlotte à rester éveille, ou du moins essayait. Et quand elle fermait les yeux, la Caglar ne put s’empêcher de ce lâcher un juron, demandant au secours de se dépêcher un peu plus. Elle e se demandait qui avait bien pu commettre un tel acte. Quant à savoir pourquoi l’avoir choisis elle, ce n’était nullement important. Elle reste simplement là “Et ! Et reste avec moi” Attends que les sirènes retentissent, mais elles mettaient du temps, beaucoup trop de temps au goût de la trafiquante d’armes. La jeune femme, sombrait, petit à petit, sans que Robin puis faire quelque chose. Elle râlait intérieurement, maudissait la personne qui avait été capable de faire à la jeune femme, même si elle ne connaissait pas la jeune femme. Personne ne méritait une telle chose, du moins quand on ne l’avait nullement cherché. Car elle devait avouer, elle n’était pas des plus tendres, mais il y avait toujours une raison, du moins ses clients qui subissaient sa colère l’avait toujours mérite.

Elle regardait autour d’elle, continuait à parler au secours, jusqu’à ce qu’elle en ai marre, elle leur raccrochait au nez, perdant patiente, en entendant cette personne au bout du téléphone répétant cesse la même choses. Elle envoyait un message à Klaus, lui disant que cet endroit était compromis, et qu’ils ne pouvaient l’utiliser, lui disant qu’elle lui expliquerait quand elle serait de retour. Et ce ne fut qu’au bout d’une longue heure, beaucoup trop longue qu’ils arrivèrent. Elles pestélait contre eux, leur disant avec véhémence “ Vous foutiez quoi bordel ! Vous vous êtes arrêtes pour prendre un hot-dog ou un café!”. Elles les voyait se précipiter vers la jeune blessée, demandant à Robin de reculer. Elle prit ces distances, les laissant faire leur boulot, marmonnant dans ses dents qu’il n’était pas trop tôt. Ils firent les premiers soins l’amenèrent sur une civière, demandant à la gérante de les suivre. Au début, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi on lui demandait cela, elle n’avait fait que trouver cette personne rien de plus. Elle ne la connaissait pas, elle l’avait vu juste se battre dans l’arène et parié dessus, alors pourquoi elles les suivraient, cela n’avait aucune sens. Mais ils invoquaient le fait qu’ils allaient devoir appeler la police, au grand dam de Robin qui laissait un “Fait chier !” Sortir de sa bouche. Elle avançait avec regret avec ces personnes, râlant de devoir laisser sa moto derrière.

Elle expliquait ce qui s’était passez, passant de longue heure à leur dire qu’elle ne connaissait pas cette femme, qu’elle avait parcourut les lieux avec son appareil photo étant amatrice d’urbex. Elle répondait à chaque question, commençant à s’impatienter, voulant partir de cet hôpital. Elle avait fait son devoir, ne la laissant pas crever dans ce bâtiment, maintenant tout ce qu’elle désirait, c’était d’aller récupérer sa moto, rentre au jarvis pour aller se mettre devant la télé ou écouter de la musique. Ou encore mieux, elle voudrait allait tirer pour qu’elle puisse évacuer cette frustration de cette soirée. Mais les policiers ne voulaient pas la laisser partir, lui posant encore et encore des questions, devant la chambre de la jeune femme.” Rha! Vous êtes sourd ou quoi? Je n’ai vu personne.” Elle reprend son récit, encore une fois.. “ Je me baladais dans cet entrepôt afin de faire des photos, car je suis une amatrice d’urbex, J’ai entendu des bruits mais j’ai cru que c’était un chat errant, alors j’ai continué mon exploration… Arrivé dans la grande salle, j’ai remarqué qu’il y avait une personne et je suis allée voir. C’est là que je l’ai vue et j’ai appelé directement les secours.” Elle les voit prendre note, demandant brutalement “ C’est bon, je peux y aller?” Elle n’avait pas remarqué les infirmières, venant de rentrer dans la chambre. Elle continuait à parler à ces policiers, qui lui donnaient leur carte au cas où elle se souviendrait de quelques choses. Un soupire de soulagement en pensant que tout ceci était finis et qu’elle pouvait enfin partir retrouver son précieux bien, se disant en elle même “Bordel, c’est pas trop tôt” Quand soudain, elle entendit derrière elle, une voix l’interpellant, moi c’est ce qu’elle croyait car elle avait répété deux-trois fois “ Mademoiselle!”. Elle prit, alors une grande inspiration se demandant ce qu’on lui voulait encore. Elle se retournait, avec un sourire forcer, cette voix qui l’avait interpeller était une infirmière qui lui annonçait que la jeune femme voulait la voir. Encore, un soupire, et elle avançait vers la chambre.

Un moment qui l’éloignait encore plus de ce retour tant attendu. Elle passait sa main dans ses cheveux, s’apprêtant à recevoir les remerciements de la jeune femme. A prendre sur elle, encore quelques instants avant de dire qu’elle devait y aller, laissant la combattant seule dans cette chambre. Elle entrait dans la chambre, affiche un sourire laissant glisser un “L’infirmière m’a dit que tu voulais me voir?” Mais était ce une bonne chose, ne devait elle pas se reposer après l’épreuve qu’elle venait de subir… Après tout, elle faisait ce qu’elle voulait. Enfin Bref, la voilà devant la jeune femme, lui avait dis deux-trois mots. “Tu devrais te reposer.” Une manière pour elle d’essayer de s’échapper de cet endroit où elle ne voulait pas rester plus longtemps. D’ailleurs, elle reste près de la porte s’adossant sur le mur, juste en face de la jeune femme, croisant les bras et ne disant plus un mot. De toute manière, qu’est-ce qu’elle aurait bien pu dire “Comment, tu te sens? Ca va mieux ?” Des questions sans aucun intérêt et un peu déplace au vu des circonstances


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Dim 28 Avr - 21:29

La bonté humaine. N'est-ce pas une sorte d'aberration en soit? On ne peut pas réellement dire de quoi chacun est fait, en son essence même. Si la science a permis de déterminé de quoi nous étions composés sur le plan physique et chimique, il n'a jamais été possible de démontrer que nous avions tous un fond commun au niveau caractériel. C'est le propre de chacun. Ce qui nous rend unique. Donc en un sens, c'est une bonne chose. Ou tout du moins ça en a l'air. Car lorsque l'on pense que le malheur arrive uniquement aux autres, comme beaucoup le font, c'est souvent là que la vie décide de nous prouver que l'on avait tort. Certains diront que c'est le destin. D'autres que ce sont leurs actes qui les ont menés là. Si cela se trouve, ils ont tous raison. Ce sont beaucoup de petites choses semblant insignifiantes et incontrôlables qui guident nos pas. Nous menant inlassablement vers notre futur, qu'il ait été dessiné au préalable ou non. Que l'on puisse s'y attendre ou pas. Mais lorsque l'on regarde ce qu'il se passe dans le monde, ou même à plus petite échelle, on se rend compte que la bonté n'est pas quelque chose d'anodin. Quelque chose que tous nous possédons en nous. Ou bien si c'est le cas, ceux qui se montrent capables des pires horreurs par pur plaisir savent très bien la cacher.

J'étais persuadée, tout au fond de moi, qu'en chaque être humain résidait un fond de bonté. Qu'il était naturel de ne pas chercher à nuire aux autres sans raison. Je sais que c'est relativement culotté pour quelqu'un qui fait des combats clandestins pour remplir son portefeuille. Mais chaque fois que je monte sur le ring, c'est pour me retrouver face à quelqu'un qui sait très bien pour quelle raison il se tient là. Il ne s'agit pas là de quelqu'un pris au hasard, sélectionné dans la rue puis projeté là sans que personne ne lui demande son avis. Et puis ils peuvent toujours se défendre. Se battre, tout simplement, pour s'en sortir le mieux possible. Car il n'y a rien de pire que le fait de se sentir impuissant. De ne pas être capable d'agir dans une situation où l'on aurait normalement pu faire quelque chose. Je ne peux m'empêcher d'y penser. A ce sentiment atroce. A cette sensation des plus déroutantes. A la peur. Celle de mourir. A la douleur, tant physique que psychique. Et j'ai beau chercher pourquoi, je ne trouve aucune raison. Qu'ais-je bien pu faire pour mériter une telle torture? Je crois bien que je ne le saurai jamais.

Mais alors que je pensais que tout était fini pour moi, elle est arrivée. Elle m'a sauvée. Sur le coup, je n'avais pas eu assez de force pour la reconnaître. Et il fallait que je sache. Que j'identifie un visage, cette fois-ci. Si je suis bien incapable de décrire mon agresseur, je veux au moins savoir qui m'a sauvé la vie. Alors dès que je me suis réveillée et qu'une infirmière est venue me voir, j'ai demandé à ce qu'on l'appelle. Quelques minutes plus tard, elle est apparue dans l'encadrement de la porte. J'avais souvenir d'un visage qui ne m'était pas inconnu, et je ne m'étais pas trompée. Cette femme, je l'avais déjà vue auparavant. Pendant des combats. Ce n'était pas sur le ring, mais au bar après les combats, récupérant des gains après un pari. C'est donc comme ça qu'elle savait qui j'étais. Et évidemment, je m'étais un peu renseignée sur elle à l'époque. Je n'avais pas entendu grand chose hormis quelques échos qui disaient qu'elle n'était pas forcément quelqu'un de très recommandable. « Robin c'est ça? » dis-je d'une voix bien plus faible que je ne l'aurais imaginé. La brune me répond uniquement que je devrais me reposer, et je sais qu'elle a raison. Mais j'ai besoin de réponses.

Après ce que je viens de vivre, je ne veux tout simplement pas rester dans l'ignorance. J'ai besoin de savoir pourquoi elle m'est venue en aide. Parce que si je croyais auparavant que chaque personne pouvait être bonne par nature, je n'y crois plus à présent. Je ne sais pas pourquoi, mais je m'attends à une contrepartie à apporter pour ce service rendu. Et vu son importance, j'ai presque peur de ce que l'on pourrait me demander pour rembourser ma dette. Je devrais la remercier pourtant, et je le ferai certainement. Mais plus tard. Alors je m'éclaircis la voix et reprends la parole même si cela doit utiliser toute l'énergie dont je dispose actuellement. « Pourquoi? Pourquoi tu m'as sauvée? Tu aurais pu me laisser là, ça aurait sûrement été plus simple pour toi... » lâchais-je sous-entendant le fait qu'elle ne devait pas être ravie d'être confrontée aux forces de l'ordre vu ce que j'avais entendu à son sujet. Elle ne baignait pas dans des affaires très nettes d'après les rumeurs. Alors pourquoi avoir fait ça? C'est tout ce que je voulais savoir. « Mais... merci... » dis-je finalement.

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Robin Caglar
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Mer 12 Juin - 21:19


Don't leave me alone
avec Charlotte Wesler & Robin Calgar
Citation de ton choix
Elle rentrait dans cette chambre soupirant intérieurement. Elle avait juste sonné à une ambulance, rien de plus, maintenant tout ce qu’elle voulait, était d’aller chercher sa moto, rentrer chez elle se mettre devant un film un verre à la main, où aller dans un bar trouver une jolie fille qu’elle aurait pu ramener chez elle. Mais, au lieu de cela, elle avait été demandée par la blesser, pour une raison une futilité sûrement, qui était de la remercier pour cela. Voilà une chose bien ennuyeuse. Alors elle s’appuyait contre le mur, croisant les bras, regardant la combattante coucher dans ce lit d’hôpital qui l’observait. Et la seule pensée qui l’avait traverser fut simplement que si ça avait été elle, elle aurait déjà remis ses vêtements et saurait sortis de cet endroit.
Elle ne disait pas un mot, laissait la jeune femme alitée prendre la parole, prononcer son nom, d’une faible. Puis elle entendit cette question “Pourquoi l’avait elle sauvé?” Encore une fois, aucun mot ne sortit de la bouche de la gérante du Jarvis, elle se contentait juste de la regarde. Et bien que la question fut étonnante, et nullement ce à quoi elle s’attendait, elle ne montra aucune surprise sur son visage. Juste une expression neutre et pour seule réponse une simple “ Tu préférais mourir?” Une réponse par une autre question, plus rhétorique qu’autre chose, comme pour dire, que la question en elle-même était idiote à ses yeux. Montrant sans lui cacher son agacement d’être encore entre ses murs. Ses pensées vont à l’air pur qu’elle pourrait contaminer par la fumée de sa cigarette qu’elle sortirai une fois à l’air libre.

Au lieu de cela, elle est encore là devant cette femme devant donné une explication qu’elle ne pouvait donner, rester dans cet endroit qu’elle n’aime guère. Mais face à ce regard poser sur elle, elle avait cette impression que la jeune femme voudrait malgré tout une réponse à sa question, alors comme résigner et agacer par cette situation elle répondit avec cette manière qui la caractérisait tant. “Écoute, il n’y a pas de raison. Tu te vidais de ton sang, j’ai appelé les secours, c’est tout. Maintenant si tu veux bien, j’ai des choses à faire.” Elle n’avait pas autre chose à rajouter et ne voulait pas. Elle avait eu son explication et maintenant que cela était fait, elle commençait à prendre la poudre d’escampette avant que celle-ci ne lui pose encore plus de question.

En tant normale, elle aurait pu rester, si elles s’étaient rencontre dans une bar, aurait pu prendre le temps de parler avec elle la connaître, et même la draguer, la ramener chez elle. Mais cette situation était plus que bizarre et elle ne tenait pas ressentir une quelconque reconnaissance trop poussée de la part de la jeune femme. C’était pour cela qu’elle n’avait aucune envie de continu cette conversation et qu’elle ne pensait qu’à partir. Elle commençait même à se demander à qui allait demander de venir la chercher. Puis elle soupira intérieurement, ce disant qu’elle aillait devoir encore une fois expliquer la situation. Enfin de compte elle se dit qu’elle aurait dû téléphoner au secours, puis partir, ainsi cela lui aurait éviter tout ceci. La question n’était donc pas vraiment pourquoi elle l’avait sauvé, car en ça Robin, malgré tout les défaut qu’elle avait et son véritable métier, n’était pas de celle qui aurait laisser un être humain crever sur le bas-côté de la route. La véritable question était pourquoi était elle reste, au lieu de partir comme elle aurait aimé le faire à ce moment précis, ça elle en avait aucune idée et ne voulait pas le savoir.


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Mer 12 Juin - 21:20

« J'ai pas dit que je préférais mourir! Mais si tu veux t'en aller, j'vois pas ce que tu fais encore ici de toute façon. » dis-je sans pouvoir contrôler ma colère. Un sentiment d'injustice? Peut-être. Certainement parce que je n'arrive pas à la remercier comme je le devrais. Parce qu'en même temps, elle ne semble en avoir rien à faire de moi. Alors je ne comprends pas son geste. Pourquoi me sauver si ce n'est ensuite pour n'en avoir rien à faire? Au fond, on ne se connait pas alors je ne peux pas la juger. Mais en même temps j'ai l'impression que quelque chose la pousse à rester ici. Et de mon côté me pousse à vouloir qu'elle reste. Alors pourquoi la rejeter de la sorte? Tout simplement parce que je suis une idiote et que même si je n'ai pas envie de rester seule je n'ai pas envie non plus de la forcer à rester alors qu'elle n'en a manifestement aucune envie. J'ai eu beau lui dire merci, elle ne semble rien n'en avoir à faire. Alors je détourne le regard, croisant les bras comme je peux pendant qu'elle quitte la pièce. Et une fois seule, je craque. Je soupire, prends finalement conscience de ce qui vient de m'arriver. Des larmes coulent sur mes joues sans que je ne puisse rien y faire et dans le fond je remercie le ciel qu'elle ne soit plus là pour voir ça. Quelle honte.

Deux jours. Cela fait à peine deux jours que j'ai quitté l'hôpital, signant une décharge pour qu'ils acceptent de me laisser partir. Je n'en pouvais tout simplement plus de rester entre ces murs, à attendre plus ou moins patiemment que l'on décide de mon sort. En soit, si j'avais pu choisir, j'aurais préféré éviter de passer par la case hospitalisation cependant non seulement la question ne m'a pas été posée mais en plus je n'étais pas en état de faire autrement. C'est certainement pour cela qu'ils m'ont gardée si longtemps. Opération, transfusion, et j'en passe. Si seulement ils avaient pu trouver une solution pour que je ne me rappelle pas cette séance de torture à chaque fois que mon regard se pose sur ma main gauche ou encore mon avant-bras. Un doigt en moins, un tatouage gravé dans la peau à la pointe du couteau... Décidément, il semblerait que je sois obligée de me rappeler de ce jour pour le restant de ma vie! En même temps, comme si j'avais pu croire ne serait-ce qu'un seul instant que je pourrais l'oublier? Ce n'est pas le genre de choses qui disparaissent d'une mémoire aussi facilement. Par contre, le visage de mon agresseur lui a disparu comme par magie! Comme par hasard... Enfin, au moins comme ça je ne risque pas de m'attirer encore plus d'ennuis en me mettant en tête de le retrouver et de prendre ma vengeance. Cette expérience m'aura au moins appris une chose. Je suis très loin d'être invincible. Et je ne suis surtout pas assez entraînée. Car si je l'étais plus, j'aurais pu me défendre avant qu'il ne me capture comme on le ferait avec une enfant.

Pourtant, quelque chose d'autre n'arrête pas de me trotter en tête depuis quelques jours. Comme un sentiment d'inachevé. Je n'arrête pas de repenser à la discussion que j'ai eu avec Robin, si tant est que l'on puisse appeler ça une discussion. Je n'ai pas vraiment eu de réponses à mes questions et j'ai fini par la mettre à la porte en remarquant bien qu'elle n'avait de toute façon aucune envie de rester. Peut-être qu'elle a déjà oublié cet événement, qu'elle est passée à autre chose et ne se souvient même plus de moi. C'est fort probable, dans le fond. Mais moi je n'arrive pas à la sortir de ma tête. Peut-être que c'est pour cette raison que mes pieds m'ont instinctivement guidée vers ce bar. Le Jarvis. Me voilà devant la porte et je n'ose pas entrer. Je dois avoir l'air d'une sacrée potiche comme ça. Fermant les yeux quelques instants, j'inspire un grand coup avant de souffler et de rouvrir les yeux tout en passant la porte de l'établissement. Me faufilant entre les personnes qui sont debout et semblent passer un bon moment, j'observe les lieux. J'ai fait jouer les quelques relations que j'ai pour obtenir des informations sur elle. Je n'ai pas eu grand chose, hormis des informations sur où la trouver. Me dirigeant vers le bar, je me contente de commander deux bières et de les régler avant de soupirer une nouvelle fois. J'observe les lieux avec attention, tentant de repérer quelque chose qui m'empêcherait de faire ce que j'ai en tête. Mais de toute évidence, personne ne prête la moindre attention à une petite blonde dans mon genre. C'est pas plus mal dans le fond.

Alors prenant mon courage à deux mains, je passe discrètement derrière la foule et profite du fait que personne ne fait attention à moi pour me diriger rapidement vers les escaliers qui se trouvent au fond de la salle. De ce que j'ai pu entendre, c'est en haut de ces marches que vit Robin. Je souffle et regarde les deux bières que je tiens dans les mains, me sentant relativement ridicule. Mais il est trop tard pour reculer. Alors que j'étais perdue dans mes pensées, je me retrouve à faire un pas en avant et à me heurter contre un mur. Enfin, pas un vrai mur. Plutôt un type du genre gros bras qui n'a pas la moindre intention de me laisser aller plus loin. Me raclant la gorge, j'ai l'impression d'être une gamine bien trop timide pour être là toute seule. J'inspire un grand coup et demande à l'homme si Robin est là et s'il serait possible de la voir. Sans un mot, je le vois se tourner et monter les escaliers menant à l'étage. Je n'ai plus qu'à espérer qu'il daigne accéder à ma requête et qu'elle viendra me voir si elle est là. D'ailleurs, pourquoi est-ce que je fais ça en vérité? Je ne m'attends pas à ce qu'elle m'accueille les bras ouverts. Elle va peut-être même me foutre à la porte à force de coups de pied au cul. Qui sait? Attendant que du mouvement ne se fasse remarquer provenant de l'étage, me voilà à nouveau en train de me perdre dans mes pensées. Et évidemment, je ne remarque pas que l'homme est redescendu et qu'il n'est pas seul. Je sursaute un peu en me faisant bousculer par l'armoire à glace à qui j'ai parlé avant lorsqu'il passe à côté de moi, et mes yeux se posent sur elle. Robin. Malgré moi, je ne peux m'empêcher d'être totalement frappée par son charisme. Par la beauté des traits de son visage. Son regard intense qui se pose sur moi. Me raclant la gorge, je me gifle mentalement pour revenir à moi et quitter mes pensées. « Je... Salut. Désolée de venir te déranger comme ça mais j'avais besoin de te parler... » dis-je avec un air un peu gêné qui ne me ressemble pas d'habitude et qui tranche avec mon assurance habituelle. Je lui tends une bière et hausse les épaules, attendant de voir si elle va accepter ma demande ou bien se retourner sans même m'adresser le moindre mot et retourner à ce qu'elle faisait auparavant. J'espère, tant pour mon égo que pour la suite de la soirée, que ce n'est pas ce qu'elle va faire. Mais bon, on verra bien.

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