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I always said I'd give my life for you | Artémia
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
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Lun 22 Avr - 20:06

On fait tous des erreurs. Pour certains, cela n'arrive que rarement car ils y font très attention. Ils refusent tout bonnement que la moindre chose imprévue se glisse dans leurs plans ou leurs projets. Ne serait-ce même que dans leur vie quotidienne d'ailleurs. Pour d'autres, cela fait partie justement de leur quotidien. Soit à cause d'un déficit d'attention notable, soit simplement par malchance. Ils ne le font pas exprès, c'est simplement qu'un mauvais concours de circonstance les frappe constamment. Comme s'ils n'avaient pas le choix. Comme si l'univers avait décidé que leur vie serait un véritable champs de mine. Et même s'ils tentent d'y remédier, cela se termine généralement par un échec. Ou encore par d'autres erreurs. Qu'ils finissent par payer par la suite. C'est comme un espèce de cercle vicieux duquel ils ne peuvent tout simplement jamais sortir. Une espèce de malédiction, si l'on voit les choses de la sorte. Une punition divine pour d'autres.

Malheureusement, c'est souvent les erreurs les plus graves qui sont les plus compliquées à identifier rapidement. On ne s'en rend compte que bien trop tard. Lorsqu'il n'est plus possible de les réparer. Ou tout du moins pas complètement. Pourtant c'est à cet instant précis que l'on prend conscience de ce que l'on a fait. De ce que l'on aurait dû faire à la place, mais que nous n'avons pas été assez intelligent pour faire au départ. J'ai toujours cru qu'il était bon de suivre son instinct. En tout cas, c'est ce que l'on m'avait appris. Pourtant c'est loin d'être le seul enseignement que j'ai reçu. Mais c'est le seul que j'ai écouté au moment de prendre ma décision. J'étais persuadée que j'avais raison, du haut de mes vingt-sept ans, et que tous les autres se trompaient. Quelle idiote. On m'avait pourtant bien dit de ne pas faire confiance aux hommes. Mais j'ai désobéi à ce précepte pourtant essentiel pour chacune d'entre nous. Et voilà où cela m'a menée.

Je pensais que cet homme était le bon. Qu'il était juste, qu'il était celui qui allait me faire découvrir le monde en me prouvant à quel point il pouvait être beau et bon. Si seulement j'avais été plus intelligente. Si seulement je n'avais pas foncé tête baissée, sans prendre en compte tous les avis contraires que j'ai pu recevoir. Et je lui ai tout dit. Tout sur moi, sur mes pouvoirs. Sur toutes les femmes avec qui j'ai pu grandir et évoluer, leurs pouvoirs à elles, où nous vivions et où nous avions l'habitude d'aller. Je pensais qu'il comprendrait. Je pensais qu'il était digne de confiance. Mais j'avais tort sur toute la ligne. Derrière ses apparences d'homme parfait, il n'était en réalité que l'incarnation de tout ce dont on m'avait dit de me méfier depuis mon plus jeune âge. Quelques jours seulement après avoir quitté ma famille pour rejoindre la ville avec lui, il m'a exposée à ses amis comme une bête de foire. Il leur a répété tout ce que j'avais pu lui dire, et ils m'ont enfermée comme l'animal qu'ils voyaient.

Je suis dans un endroit sombre, la seule source de lumière étant une petite fenêtre entrouverte près du plafond. Au moins cela me permet de ne pas perdre la notion du temps. Cela doit faire quasiment deux semaines que je suis enfermée ici. Ils m'apportent de temps en temps de quoi manger, certainement un reste d'humanité qu'ils n'ont pas réussi à effacer chez eux. Mais lorsqu'ils viennent, ils sont toujours plusieurs. Et au moins un en profite pour me donner ne serait-ce qu'un rapide coup en traître. Moi, je ne peux rien faire. Ils m'ont enchaînée à un radiateur, ne laissant que ma main droite de libre pour que je puisse manger. Je suis faible. Clairement. Et je regrette chaque instant un peu plus ce qui a pu me passer par la tête.

Mais aujourd'hui, quelque chose est différent. Cela fait deux jours qu'ils ne m'ont rien apporté à manger mais cela ne me surprend pas plus que cela. C'est déjà arrivé. Non. Cette fois, il n'y a plus aucun bruit au dessus de moi. Pas de lourd bruit de pas, pas de bruit de verres qui s'entrechoquent, pas de rires gras qui s'élèvent dans la pièce. Et c'est là qu'il est arrivé. Fuki, l'oiseau qui me suit depuis mon plus jeune âge. Je l'entends taper à la fenêtre pour attirer mon attention, puis il s'envole un peu pour atteindre l'ouverture de cette dernière et m'annoncer la pire nouvelle qu'il pouvait me dire. Ces hommes... Ils sont partis chasser mon clan. Ma famille. Mon sang. Et tout ça à cause de moi.

L'adrénaline aidant considérablement, je me mets à me débattre, à tenter de me libérer de cette chaîne qui a déjà entamé mon poignet jusqu'au sang. Mais la douleur ne semble pas m'atteindre. Je cherche des yeux un moyen de casser ce bout de métal, mais je sais bien que rien ne m'aidera. Alors dans un acte désespéré, je serre les dents... puis je force assez pour me briser le poignet. Je ne parviens pas à retenir un grognement de douleur, mais bien vite je passe à autre chose. Je me recentre sur ce qui est important en ce moment. Je me lève, vacille légèrement, et avance. Par chance, la porte n'était pas verrouillée, et je parviens à m'échapper.

Une fois dehors, je grimace à cause de la luminosité qui est devenue bien trop importante pour mes yeux habitués à présent à une obscurité quasi constante. Fuki me rejoint rapidement, me pressant de le suivre. Je suis faible. Mais je refuse de rester là sans rien faire. Alors je me mets à courir, pieds nus, sur ce sol qui m'entaille la peau à chaque pas. Mais peu importe.  

« Maman... Artémia... Tenez bon, je vous en supplie... » soufflais-je dans ma course, même si elles ne peuvent pas m'entendre. Je dois y arriver. Quoi qu'il m'en coûte.

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Artémia Dimitra
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Artémia Dimitra


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Artémia est quelqu'un d'assez renfermée. Battante, elle n'hésite pas à défendre ses convictions et ses opinions, quitte à allez franchement. C'est quelqu'un de sérieux. D'un peu trop parfois. Tysha, sa meilleure amie, aime à dire qu'elle fait plus vieille que son âge parfois. Bien qu'elle essaye de faire des efforts, elle a grand mal à faire confiance aux hommes. Dû à son éducation. Mais derrière son allure de guerrière, froide et digne à chaque circonstance, c'est une jeune femme sensible qui ne demande qu'à connaitre certains horizons qu'elle ne connait pas encore.
Codename : L'amazone
Pouvoirs : Artémia a la capacité de contrôler les arbres et les plantes en générale. Elle peut façonner une arme avec une simple racine. Elle peut également redonner vie à une végétation morte. Par ailleurs, dès lors qu'elle touche le tronc d'un arbre, elle acquit sa force, son énergie, ce qui décuple ses capacités de guerrière. Elle peut communiquer avec eux. Elle peut également ressentir quand l'un de ces derniers appel à l'aide ou est en train de mourir. La végétation est comme une alliée de taille. Une alliée mais aussi, un proche. Elle se sentira toujours à l'aise et parmi les siens dans une forêt.
Emergence :
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Maitrise :
I always said I'd give my life for you | Artémia Fonddr112 / 52 / 5I always said I'd give my life for you | Artémia Fonddr11
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Sam 27 Avr - 13:58

I always said I'd give my life for you
Tranquillité brisée. L’impression amère de perdre le contrôle. De voir son village bafouée, déshonorée par le nombre incalculable de curieux venus sur leur terre sacrée pour la souillée de photo. Oui. Depuis le départ de Tysha, tout a changé. Les jours sont devenu plus sombre, plus dramatique. Alors qu’elles s’étaient replié ici pour fuir le monde extérieur. Pour fuir la volonté des hommes. Voilà qu’elles devenaient source de curiosité malhabile par les citadins. Les citoyens qui les voyaient comme des bêtes sauvages, des espèces rares et étranges à photographier.

Au début. C’était minime. Un groupe de cinq, pas plus. Puis, les groupes se sont agrandis, multiplié. L’agitation s’est formé. Les rumeurs se sont propagé et à présent. A présent, les amazones devaient penser à partir, à fuir de nouveau pour retrouver le calme escompté.
- Pourquoi? Artémis, dis-moi pourquoi? Qu’avons-nous fait pour mériter ça?

Dressée seule au milieu des arbres, Artémia fronce les sourcils et regarde vers le ciel, implorant la déesse mère de lui apporter les réponses. Jamais, elle ne s’est senti aussi trahi. Aussi vide et triste à l’intérieur. Sa vie d’avant lui manque. Sa meilleure amie, sa soeur de coeur lui manque. Mais pire que tout. Elle sait. Elle réalise qu’à partir de cet instant, tout va changer. Rien ne sera plus comme avant et cette sensation. Cette amère impression ne cesse de grandir dans sa poitrine serrée. Elle a mal. Elle souffre. Mais comme d’habitude, elle n’en montre aucune trace. Aucune couleur. Aucun signe évident de faiblesse tandis qu’elle se contente de se mordre les lèvres, puisant dans cette forêt bienfaitrice la force de continuer.
- Si seulement… Non. Non. On ne pourra pas revenir en arrière. On ne peut qu’avancer et apprendre de nos erreurs. Comme on l’a toujours fait.

Son peuple est plus puissant que ce qu’ils pensent. Tous. Elles traverseront de plus belle cette épreuve. Elle y croit. Elle veut y croire et sa main se penche en avant. Ses doigts habiles viennent à se poser sur le tronc de ce grand chêne. Un sourire léger traverse la barrière de ses chairs et elle inspire. Longuement. Se donnant du courage par le biais de ce compagnon de toujours qui a grandi avec elle au même titre que Tysha. Elle ressent son écorce caresser le bout de ses doigts. Elle se sent apaisée mais cette sensation disparaît bien vite quand elle entend des cris au loin. Des cris de femmes. Des cris de son peuple mélangé à des cris beaucoup plus grave, plus rauque, plus…
- Non.

Masculin. Ses yeux s'agrandissent de terreur. D’incompréhension. De colère aussi alors qu’elle comprend assez vite ce qui est en train de se passer. Là-bas. Dans son campement. Dans le campement de son enfance, envahi, attaqué par leur ennemi le plus puissant. Les hommes. La gente masculine. Ce sexe vil qui se croit supérieur aux autres. Qui pense que les femmes leur sont dus, destinées et programmées à se soumettre à eux. A répondre à leurs désirs bestiales et animales. A enfanter. A perpétuer leur descendance sans penser un seul instant à leur envie profonde. A leur bien-être et leur liberté bafouée. Sa langue vient claquer contre son palais et Artémia court. Elle court pour arriver à temps. Elle court, manquant de tomber à plusieurs reprises sans jamais s’accorder une pause. En se rattrapant autant qu’elle le peut pour ne pas flancher. Elle court, enjambe des obstacles sur son passage mais alors qu’elle arrive enfin aux abords du village, elle s’immobilise, regarde avec effroi ce qui se passe au devant-elle, sentant son coeur s’alourdir à bien des façons.
- Ce…

La réalité est dure à avaler. L’amazone crispe les poings et sa respiration se bloque tandis que ses iris glissent, parcourent l’étendue du drame qui se joue sournoisement sous son regard écarquillé. Des hommes habillés de noir les attaquent de front. Ils les traitent comme des animaux. L’un d’eux vient même à prendre la plus jeune d’entre elles par les cheveux, l’insultant de monstre tandis qu’elle hurle, se débat, fait appel à la puissance de l’air pur pour se dégager de son emprise.
- Tysha. Pourquoi? Pourquoi? En faisant ça, tu nous as toutes condamnées.

Oui. En partant. En refusant de l’écouter. En refusant d’admettre cette sinistre réalité et en parlant autour d’elle, sa soeur de coeur les as toutes condamnées. La preuve ici même tandis que leurs tentes s’enflamment, s’enlisent, disparaissent sous la perversité de ces hommes, voulant les soumettre encore et toujours plus à leur volonté sournoise. Artémia ne peut s’empêcher d’y penser. De tourner cela en boucle dans son esprit ravagé. Elle en veut tellement à Tysha et sa tristesse, son effroi se change en rage. En colère foudroyante tandis qu’un cri s’échappe d’entre sa gorge serrée. Ses pupilles se dilatent. Ses bras viennent à s’écarter pour faire appel à la nature mère, génitrice de leurs pouvoirs sacrés tandis qu’elle puise dans la terre, façonne une racine en arme, la brandissant sur ce scélérat qui frappe à présent sa petite soeur dans une gifle incontrôlée.
- T’approche pas d’elle.

Un coup. Un premier coup porté en plein visage. L’adversaire chancelle, s’agenouille, se rattrape à temps et tourne la tête en sa direction en un regard noir. Presque assassin. Artémia se remet alors en position d’attaque, ses cheveux virevoltant sous la caresse de l’air. Elle se redresse et se met au devant de la jeune amazone, la protégeant de son corps svelte sans penser que Tysha, se trouve non loin de là, prête à leur prêter main forte.
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Sam 27 Avr - 14:04
On dit qu'il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets. Qu'il faut savoir prendre des risques et parfois même être prêt à tout abandonner pour faire ce que l'on a envie. Car il serait trop dommage de regretter de ne pas l'avoir fait. Mais cette théorie ne convient de toute évidence pas à tout le monde. Se dire que l'on peut tout se permettre sous prétexte que l'on ne vit qu'une fois... En voilà une belle idiotie. On dit que la liberté de l'un s'arrête là où commence celle de l'autre. Mais comment savoir lorsque l'on passe outre cette limite? A coup d'incertitudes et de prises de risques, on se retrouve bien vite au delà de ce que l'on aurait dû faire. Et une fois cette limite franchie, le retour en arrière est souvent difficile. Voire même impossible dans certains cas. Et c'est à ce moment là que l'on se rend compte de l'ampleur qu'ont pu prendre les choses. Dans le doute, abstiens-toi. Ce ne sont pas des paroles en l'air ou une expression infondée comme on pourrait se l'imaginer. Il est facile de réparer un objet lorsqu'il est brisé. Mais pour ce qui est de réparer une confiance, c'est beaucoup plus dur. Et malheureusement, il est impossible de réparer les vies que l'on a pu briser à cause de nos choix plus que douteux.

Je n'aurais jamais cru que l'on pourrait se servir de l'adjectif "égoïste" en parlant de moi. En tout cas c'était le cas avant. J'étais la première à me sacrifier pour les autres, à accepter de faire l'impasse sur des repas pour permettre aux plus fragiles de subsister. J'aimais me dire que j'étais du genre à aider les autres plutôt que moi-même. Et j'en étais fière. Alors qu'est-ce qui a bien pu me passer par la tête, lorsque j'ai cru que le fait de braver tous les interdits et tous les avertissements que j'avais eu tout au long de ma vie serait une bonne idée? Que cela n'aurait aucune conséquence néfaste pour les autres? J'étais persuadée que cela n'aurait aucun impact sur mon entourage. Qu'à part me perdre il ne leur arriverait rien. Comment ais-je pu être aussi naïve? Aussi idiote? Si je le pouvais je donnerai tout ce que j'ai, tout ce qu'il me reste, pour revenir en arrière et éviter de commettre cette erreur monumentale. J'ai cru que je serais capable de gérer, de ne pas mettre mon peuple en danger. Qu'il existait des êtres bons et dénués de méchanceté au sein des citadins. Que les hommes ne pouvaient pas être aussi mauvais qu'ils m'ont toujours été décrits. Et de toute évidence, je me trompais sur toute la ligne. Les faits m'ont prouvé que c'était moi qui avais tort, et pas les miens. Mon peuple a toujours vécu de manière prospère auparavant. Et maintenant... J'ai mis leur vie en danger.

Alors je cours. Je cours aussi vite que possible, rassemblant toutes les forces qu'il m'est encore donné de trouver. Chaque pas me donne l'impression de poser le pied sur des morceaux de verre, de déchirer mes muscles un peu plus à chaque instant. Mais je n'y accorde aucune importance. Je supplie Artémis, dans sa grande bonté, de m'octroyer la force nécessaire pour continuer d'avancer. Je sais que je n'en suis pas digne, mais il semblerait que dans sa profonde mansuétude elle ait décidé de m'entendre et de m'aider. A la suite de mon fidèle oiseau, je pénètre dans la forêt et continue de courir comme si j'avais le diable au corps. Faisant appel à mon pouvoir, j'appelle à moi tous les animaux que j'ai la force de convoquer. Je les implore de porter secours à mon peuple. Et je crois sincèrement qu'Artémis a décidé d'agir en ma faveur car je suis rapidement rejointe dans ma course par quelques oiseaux, deux cerf ainsi qu'un ours brun. J'aurais aimé être en capacité d'en appeler plus à se battre à mes côtés, mais c'est toujours mieux que rien.

En m'approchant de plus en plus du village, j'entends des hurlements de femme, des cris d'hommes, ainsi que des bruits de combat. Alors je presse encore le pas, atteignant une allure que je n'aurais jamais soupçonné. Au passage, j'attrape un bâton de bois assez solide qui traînait au sol avec ma main libre et encore valide. Il va falloir être capable de se défendre. Finalement, j'y suis enfin. L'entrée du village. Mais ce que je vois me glace le sang. La plupart de nos tentes ravagées par les flammes, de nombreuses femmes se faisant capturer par des hommes armés, et d'autres encore en train de se battre. Et alors que mon regard balaye la scène à toute vitesse, mes yeux se figent en voyant au loin ma meilleure amie se battre contre un homme. Là, c'est plus fort que moi. Je bouillonne de colère et la haine que je ressens se transmet aux animaux auxquels je suis liée. Un cri de rage transperce mes lèvres et fend les airs alors que mes alliés se jettent sur nos adversaires. Les oiseaux virevoltent autour d'un homme, venant le griffer de leurs serres et le piquer au visage avec leur bec. Les cerfs foncent avec leurs bois sur deux hommes tentant de s'en prendre à une enfant. L'ours quant à lui lacère de ses griffes et de ses crocs un homme mis à terre auparavant.

Sans réfléchir, je m'élance à mon tour dans le combat, allant frapper au visage un homme qui se dirigeait vers ma soeur de coeur. Personne n'a le droit de faire ça. « Vous n'avez pas le droit! » hurlais-je presque alors que je venais saisir le couteau que l'homme avait à la taille pour l'enfoncer dans sa gorge. Je n'ai plus aucune limite. Ils s'en sont pris à mon peuple. Aux personnes les plus importantes à mes yeux. Et ils vont le regretter. Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle. Si je dois perdre la vie dans cette bataille et bien qu'il en soit ainsi. Je suis résolue à cette fatalité. Si donner ma vie peut sauver ma soeur, et bien soit. Ce sera ce qu'il se passera.
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Mar 14 Mai - 16:21

  I always said I'd give my life for you
Rien de plus horrible que de voir son propre camp, sa propre tribu disparaître dans un nuage de fumée. Rien de plus horrible que de voir sa vie se déchirer. Que de voir son existence ravagée, souillée par l’éclat malhabile de ces hommes voulant les soumettre à leur seule volonté.

Les hommes. Fléau de ce monde. Les hommes. Individus vils et pervers, se croyant au dessus de tout. Se croyant au dessus des lois. Artémia n’en éprouve que de la colère à leur égard. Elle n’en éprouve que de la rage, sifflant contre son adversaire qui a osé toucher à l’une de sa famille. A l’une de ses soeurs. Non de sang mais de coeur. Son regard se noircit et elle serre la mâchoire, tend ses traits, se place toujours plus au devant de la jeune amazone qui sanglote derrière elle. Encore choquée par ce qui vient de se passer. Encore choqué et fébrile par la gifle qui lui a été portée. Infligée. Elle fait appel à la nature. A cette nature qui a toujours eu une place importante dans leur vie. Dans leur pouvoir. Dans leur coeur. Dans leur croyance unique et en paix avec la terre. Croyance qui n’est pas à la portée de tous visiblement puisque ces hommes piétinent ce en quoi elles ont toujours cru, protégé. Tels des barbares répandant le fléau et la peur. Le sang et la violence sur ces terres sacrés.

Oui. Artémia est en colère. A la fois contre ces hommes qu’elle hait plus que tout mais aussi contre Tysha. Sa soeur. Sa meilleure amie même si elle ne pourra jamais la détester. Ses doigts entourent la matière en bois de son arme façonnée et elle se met en position d’attaque. Elle siffle contre son adversaire qui peste contre elle, l’insulte, nettoie son nez ensanglanté d’un revers de bras en murmurant:
“Espèce de sale garce. Je vais te montrer moi qui commande.”

- Viens je t’attends. Ainia, recule.

Mots qui ne font que ressurgir sa rage. Sa hargne. Son côté guerrière tandis qu’elle invite lentement, doucement, sa jeune soeur à se mettre à l’abri. C’est entre lui et elle. C’est un combat qu’elle veut s’accaparer. Autour d’elle, les cris s'enchaînent. Les coups reprennent de plus belle. La magie enivre l’atmosphère et la violence ne fait que s'accroître. Grandir. Si bien qu’aucun ne peut revenir en arrière désormais. Ni ces hommes venus ici pour les emprisonner. Ni ces femmes, qui se sont battu pour une liberté qu’on essaye sournoisement de le leur voler. La guerre est lancée. A nouveau, un cri s’échappe d’entre ses lèvres et elle puise dans la terre. Dans cette terre bienfaitrice, la force de soumettre son adversaire.

Les secondes passent. Puis les minutes. Le temps semble être mit en suspens dans la forêt de Wabakimi. Alors que la racine s’abat une fois de plus sur le visage de l’homme, d’autres cris se joignent au combat. Des cris familiers. Des hurlements qui n’ont rien d’humain mais qui sont une lueur d’espoir dans le vacarme environnant. Des animaux. De nombreux animaux se joignent à la bataille. Des animaux qui auraient pu étonner les amazones mais qui sont un baume au coeur en sachant d’où ils peuvent venir.
- Tysha.

Cette magie. Ce pouvoir. Il n’y a que elle dans la tribu pour appeler cette force animale. Artémia sourit. D’un sourire qu’on voit si rarement sur son visage. Elle lève la tête. Une seconde. Pas plus longtemps puisque son adversaire lui fait un croche pied, la faisant basculer en arrière. Son dos rencontre douloureusement le sol et elle grimace. Soutire un grognement avant d’user de son agilité pour sautiller en avant, reprenant pied sur cette terre qui gronde, s’écaille légèrement pour y sortir une nouvelle racine. Une nouvelle arme. Plus affutée que celle précédemment. Union des plantes à elle. Lien qu’elle perçoit en posant son regard sur la végétation alentours. Colère et ambition se joignant à son corps, à son âme. A son inspiration tandis qu’elle lève les mains, appelant cette nature verdoyante à s’enrouler telles des lianes autour de la silhouette de son ennemi.

Le retour de son amie lui donne encore plus de force. De hargne pour continuer. Son regard se pose sur Tysha qui se joint au combat après plusieurs mois sans revenir. Elle est à ses côtés. Sa colère envers elle s’amenuit. Disparaît et elle vient coller son dos au sien après avoir regarder l’homme s’écrouler, étouffé par cette plante grimpante qui enserre son cou sous l’esprit combatif de la jeune Dimitra. Source de leur lien indestructible.
- Tu en as mis du temps. Je ne pensais pas que tu allais revenir mais je suis contente que tu sois là.

Même si leur discussion n’est que éphémère. Même si ces retrouvailles se retrouvent de nouveau brisé par l’attaque de deux hommes, parmi tous les autres souillant leur terre sacrée.
AVENGEDINCHAINS
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Dim 19 Mai - 16:10

Je ne sais pas si un jour je serai capable de réussir à me racheter. Auprès de ma meilleure amie, ma soeur de coeur. Auprès de ma mère. Auprès de toutes les femmes qui m'ont vue grandir. Les jeunes filles qu'à mon tour j'ai pu voir grandir. Sans m'en rendre compte, ne pensant pas à mal pourtant, je les ai toutes trahies. Je les ai mises en danger. Et pas une seconde ne passe depuis que je sais ce qu'il se passe dans cette forêt sans que je ne m'en veuille énormément. Chaque goutte de sang versée, chaque larme roulant sur une joue, est entièrement et uniquement de ma faute. Je le sais au plus profond de moi-même. Et même si elles venaient à me pardonner de leur côté, en serais-je capable moi-même? Rien n'est moins sûr... J'ai conscience que quoi que je fasse, rien ne pourra racheter cette erreur. Elle est désormais ancrée dans la mémoire de tous. Surtout dans la mienne. Chaque seconde qui passe, je prends un peu plus conscience de la haine que je me porte. Je n'ai jamais voulu qu'une telle chose se produise. Je n'ai jamais voulu qu'un jour des hommes débarquent et détruisent tout ce que j'ai connu. Fassent du mal à toutes celles à qui je tiens. Si seulement j'avais été moins bête. J'aurais pu comprendre que finalement, tout ce que l'on m'avait dit pour me mettre en garde était vrai. Les hommes ne sont pas dignes de confiance. Je pensais avoir raison. Quelle erreur.

Je voulais sincèrement croire, du plus profond de mon coeur, qu'il était possible que cet homme soit capable d'entendre mon histoire. Qu'il ne me juge pas, comme il me l'avait promis. Qu'il comprenne l'importance du secret que je lui confiais. Si seulement j'avais réussi à me rendre compte que tout ce qu'il avait pu dire ou faire n'était que mensonge et manipulation. Tout ce qu'il voulait, c'était les informations que j'ai tout simplement fini par lui donner sans aucune condition. Peut-être que c'était mérité, finalement, d'être enchaînée pendant des semaines au radiateur de cette cave à peine illuminée. De n'avoir à boire et à manger que quand ils voulaient bien m'apporter cela. C'était peut-être tout simplement Artémis qui avait décidé de cela comme punition pour mon manque de respect et mon idiotie. Cela a été mon châtiment. Mais autant je respecte la décision de la déesse, autant je ne pouvais tout simplement pas rester là en sachant ce qui était en train de se passer chez moi. Alors j'ai pris sur moi, j'ai serré les dents, et j'ai fait en sorte de me libérer. Un poignet cassé ça finit par se consolider, se soigner. C'est moins important que la survie de mon clan. De ma famille.

C'est dingue tout de même, tout ce que notre cerveau est capable de faire sans même qu'on ne s'en rende compte. Je sais qu'il est en train de décharger un maximum d'adrénaline dans mon corps afin de me permettre d'atteindre mon objectif. C'est à un tel point que j'arrive à totalement ignorer la douleur. Celle de mon poignet dont l'os est brisé. Celle de mes pieds qui s'entaillent sur le sol pendant ma course effrénée. Celle de chacun de mes muscles qui n'avaient pas pu bouger depuis des jours et des jours. J'espère que mon ciboulot continuera de fonctionner correctement, au moins le temps de me permettre de venir en aide à mes proches. De toute évidence, cette fois la chance est de mon côté. Je parviens non seulement à rejoindre le village mais en plus je semble avoir encore assez de force pour me servir de mon pouvoir et appeler à l'aide plusieurs animaux auxquels je me suis liée. Il est certain qu'ils seront d'une aide précieuse sur le champ de bataille. Car oui, c'est exactement ce que c'est. Un véritable champ de bataille. Puant les cendres et le sang. En arrivant sur les lieux, je n'ai même pas eu le temps de réfléchir. Et je dois dire que même si je l'avais eu je ne l'aurais pas pris pour autant. Il faut agir à tout prix. Et je suis prête à tout miser.

Alors je m'élance, tranchant au passage la gorge d'un homme avec sa propre arme que je me fais bien entendu le plaisir de garder avec moi. Un couteau risque de m'être bien utile dans la suite des événements. Même si j'ai conscience que nous nous trouvons relativement désavantagées face à leurs armes à feu. Mais tant pis. Je l'ai dit. Je suis prête à payer le prix fort si cela permet de sauver mon clan. Bien vite, je me retrouve dos à dos avec Artémia. Sentir son dos contre le mien m'emplit d'une certaine chaleur depuis bien trop longtemps disparue. J'inspire longuement, comme si je pouvais enfin le faire à nouveau correctement, et je laisse le son de sa voix emplir mes oreilles. Sur cet instant, je ne me concentre que sur cela. C'est un tel bonheur de l'entendre à nouveau. Je sais très bien qu'elle m'en veut, j'en ai conscience. Et c'est normal. Mais lorsqu'elle me dit qu'elle est tout de même contente de me revoir, cela me fait du bien. « Désolée d'avoir mis autant de temps. J'ai eu un peu de mal à sortir de l'endroit où ils m'avaient enfermée... Mais j'te demande pardon Artémia. A toi et à toutes les autres. Tout est de ma faute... » prenais-je le temps de dire rapidement avant d'être grossièrement interrompue par l'arrivée de deux autres hommes. Décidément. Ils se multiplient ou quoi? J'avais besoin de lui dire ce que j'avais sur le coeur. Même si j'aurais aimé pouvoir le faire dans d'autres circonstances. Avoir plus de temps pour le faire. Mais les choses sont ainsi faites. On n'a que très rarement ce que l'on veut.

Serrant les dents, je tiens mon bâton avec ma main encore intacte et attrape le couteau de mon autre main. Je ne m'en servirai qu'en cas d'extrême urgence. De toute façon, je suis meilleure avec la première arme alors autant m'en servir. Je m'élance donc vers l'homme qui me fait face, appelant à moi l'ours qui m'accompagnait. Il fond droit sur lui, pile au moment où je venais de faucher les jambes de l'homme avec mon bâton. L'animal répondant à mon contrôle se place au dessus de l'homme à terre, le bloquant de ses pattes massives, et le transperce de ses crocs puissants à de nombreux endroits. Sa victime hurle de douleur, se débat, mais bien vite ses cris s'estompent alors qu'il se noie dans son propre sang lorsque sa trachée se fait tout simplement arracher par les mâchoires de l'ursidé. Jetant un rapide coup d'oeil à ma meilleure amie, je constate bien vite qu'elle gère la situation de son côté. Alors je n'hésite pas et fonce en direction de l'homme qui était en train de traîner par les cheveux une femme que je ne connais que trop bien. Ma mère.

S'il était encore possible que je sois encore plus enragée, je crois que cela n'est plus le cas maintenant. Lâchant un cri impossible à retenir, je vise l'agresseur et lui lance mon couteau avec force. Malheureusement, vu l'état de mon poignet, au lieu d'atteindre sa tête comme prévu la lame se plante dans son bras. Au moins, il relâche ma mère. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je m'interpose entre eux. Mon regard est aussi noir que mes cheveux. Je fixe mon adversaire, m'adressant à ma mère sans la regarder. Je n'ose pas. Je dois tellement l'avoir déçue. Elle comme toutes les autres d'ailleurs. « Maman, pars d'ici, dépêche toi. » dis-je d'une voix des plus autoritaires. De toute évidence, elle parvient à surmonter la surprise pour exécuter mon ordre sans demander son reste. Il ne faut d'ailleurs pas plus longtemps à celui qui me fait face pour se jeter sur moi avec le couteau qu'il avait retiré de son épaule. J'esquive du mieux que je peux, rendant les coups avec habileté, jusqu'à ce qu'une vive douleur s'empare de moi, me forçant à poser un genou à terre. L'un des cerfs s'est fait abattre par un autre homme muni d'un fusil. Relevant le regard dans la direction du tireur, je découvre avec horreur qui il a dans le viseur. Artémia. « Non... » soufflais-je à voix basse sans pouvoir m'en empêcher.

Ni une ni deux, j'abandonne mon combat, surmontant la douleur pour courir aussi vite que je le peux. « Artémia! Derrière toi! » hurlais-je de toute mes forces. Le coup de feu résonne. Je m'arrête immédiatement dans ma course. Me sourcils se froncent, et j'avale difficilement ma salive. Instinctivement, mon regard descend sur l'origine de cette intense douleur qui me paralyse. Mes habits se colorent bien rapidement de cette couleur rouge si caractéristique. Une quinte de toux me prend et du sang coule d'entre mes lèvres. Quelques secondes plus tard, je tombe à genoux. Mon regard se relève vers ma soeur de coeur et je constate que je suis arrivée à temps. J'ai réussi à m'interposer entre elle et le tireur. La balle a traversé mon poumon et j'ai du mal à respirer. De plus en plus de mal. Les animaux que je contrôlais semblent reprendre leurs esprits et disparaissent bien vite entre les arbres. J'ai l'impression que le temps s'arrête autour de moi. Mais mon objectif est accompli. En revenant ici, j'ai pu au moins me rendre utile. Sauver ma mère. Sauver Artémia. J'avais dit que j'étais prête à payer le prix fort. Il faut croire que c'est ce que j'ai fait, finalement.

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Artémia est quelqu'un d'assez renfermée. Battante, elle n'hésite pas à défendre ses convictions et ses opinions, quitte à allez franchement. C'est quelqu'un de sérieux. D'un peu trop parfois. Tysha, sa meilleure amie, aime à dire qu'elle fait plus vieille que son âge parfois. Bien qu'elle essaye de faire des efforts, elle a grand mal à faire confiance aux hommes. Dû à son éducation. Mais derrière son allure de guerrière, froide et digne à chaque circonstance, c'est une jeune femme sensible qui ne demande qu'à connaitre certains horizons qu'elle ne connait pas encore.
Codename : L'amazone
Pouvoirs : Artémia a la capacité de contrôler les arbres et les plantes en générale. Elle peut façonner une arme avec une simple racine. Elle peut également redonner vie à une végétation morte. Par ailleurs, dès lors qu'elle touche le tronc d'un arbre, elle acquit sa force, son énergie, ce qui décuple ses capacités de guerrière. Elle peut communiquer avec eux. Elle peut également ressentir quand l'un de ces derniers appel à l'aide ou est en train de mourir. La végétation est comme une alliée de taille. Une alliée mais aussi, un proche. Elle se sentira toujours à l'aise et parmi les siens dans une forêt.
Emergence :
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Mer 5 Juin - 14:29

I always said I'd give my life for you
Donner la mort n’est pas un plaisir. La tribue ne la donne qu’en cas d'extrême nécessité. Comme là. Comme lorsqu’elles se trouvent en danger, luttant pour leur vie brisée par la sournoiserie et la violence de ces hommes capable de tout pour les soumettre à leur unique volonté. La bataille se poursuit. Les pertes s’alourdissent. Les cris de rage et de peur demeurent et c’est avec soulagement que la jeune amazone croise le regard de sa meilleur amie perdue depuis déjà tellement longtemps. Trop longtemps. Si longtemps que son coeur s’allège. Qu’un sourire apparaît sur son visage crispé, fermé par la colère de voir son peuple frappé de plein fouet par ces mâles assoiffés.

Entendre sa voix. Sentir sa présence. Sentir le contact de son dos contre le sien. Cela lui a tellement manqué. Artémia en vient même à oublier à quel point elle lui en a voulu. A quel point elle s’est sentie trahie quand elle est partie, rejoignant ce monde extérieur. Ces hommes et ces femmes étrangers à leur mode de vie. Étranger à ce qui peuvent les lier. Liens indestructibles. Liens qui ne peuvent se briser. Un léger sourire apparaît, bientôt fané par les dires de sa soeur de coeur quand elle lui avoue avoir été enfermé. Paroles qui claquent tel un fouet dans son esprit tiraillé. Vérité qui la foudroie, la transperce, attisant toujours plus la flamme de la rage dans son coeur touché. Elle culpabilise à présent de ne pas avoir été là. De ne pas l’avoir plus retenue quand elle avait l’occasion. Elle regrette de ne pas avoir senti sa détresse au lieu de la blâmer au sein même de cette forêt, cherchant des réponses sans les obtenir. Mais il est trop tard pour reculer. Il est trop tard pour revenir en arrière. Les cris prennent en intensité et les flammes détruisent tout à leur porté. De leur tente bâtie minutieusement de leur main, à des objets plus spirituels, plus sacrés, créées pour des soirées en l’honneur de leur déesse mère : Artémis.

“Pardon” Artémia sert ses doigts autour de son arme mais elle n’a pas le temps de lui répondre. Elle n’a pas le temps de lui dire qu’elle lui pardonne. Elle n’a pas le temps de profiter plus de sa présence retrouvée car les voilà de nouveau attaqué. Ces hommes ne leur laissent aucun répit escompté et la jeune amazone serre les dents, la mâchoire. Elle fait claquer sa langue contre son palais. Elle se remet en position d’attaque et s’avance. Se mouve jusqu’à ce nouvel adversaire qui fait tourner une corde entre ses mains. Bétail. Ils pensent qu’elles ne sont que du bétail. Des femmes posées sur un tableau d’argent et qui ont bien trop de pouvoir en leur possession. Des femmes à exposées peut-être, pour l’amusement de leur paire. Des femmes à exploitées pour des expérimentations ou autre. Dans tous les cas, elles ne laisseront pas faire. Il en est hors de question. Elles lutteront jusqu’au bout, quitte à mourir ici même dans un dernier souffle.

Un cri s’échappe de ses lèvres et elle fait tourner son arme entre ses doigts. La végétation se lie à elle. Toujours. Les racines des arbres sortent de terre et entrave le passage de son ennemi qui trébuche, tombe, gronde sous l’effet de la surprise ou de la fierté touchée. Qu’importe. Artémia compte bien l’arrêter. Son bâton vrille entre ses doigts et elle le tourne habilement entre ses mains. Elle frappe une fois. Puis une deuxième. Elle manque néanmoins de basculer en arrière lorsqu’un coup de pied la coupe dans son élan. Son ventre est touché. La douleur la transperce. Son corps se tend en avant. Sa mâchoire se crispe et sa respiration s’en trouve hachurée tandis qu’elle lâche son arme. Foudroie du regard son adversaire qui lui donne une gifle, la faisant tomber.
- C’est tout ce que tu sais faire?

Détermination. Volonté de battre et de vivre jusqu’au bout et à jamais. Artémia se reprend et écarte les bras. Une seconde fois. Elle n’a pas besoin de tâtonner le sol pour retrouver son arme puisque son arme se forge d’elle-même dans le centre même de la terre. La végétation s’agrandit, pousse à une vitesse incroyable et elle l’appelle à l’aider, encerclant l’homme de sa barrière naturelle.

Qui aurait pensé à ce qui allait se produire devant ses yeux? Qui aurait imaginé le drame qui allait changer sa vie à jamais? Qui allait être le souhait d’une illusion inimaginable à cette heure où la tribue vit ses dernières instant? Un appel. Celui de Tysha. Une panique l’invitant à se tourner. Tout se déroule si rapidement. Cette balle qui lui semble être destiné. La silhouette agile de sa soeur de coeur et l’impact. L’impact qui ne la transperce pas elle mais Tysha. Tysha qui vacille, chancelle sous son regard médusé.
- Tysha….

Refus d’admettre la réalité. Aveuglement tandis que tout se déroule désormais au ralentis. Dans un mouvement, Artémia court et rattrape sa soeur de coeur à temps mais ses mains tremblent. Son coeur s’accélère. Une immense peine grandit et une larme perle, au coin de ses yeux embué. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas réel. Son regard glisse sur sa blessure et sa poitrine se serre de plus belle. Du sang. partout. Trop de sang pour la soigner. La jeune amazone le sait mais elle refuse d’admettre cette réalité. Cette évidence qui, pourtant, rejoint la disparition de son peuple. Tant les hommes sont trop nombreux et leur espoir si maigre. Un hurlement déchire la barrière de ses chairs et elle en vient à foudroyer l’homme responsable de cette balle perdue. Il va le regretter. Il va le regretter et sa colère grandit. Sa rage monte. Ses cheveux de jais flottent sous l’air du vent et elle laisse cette racine, écarteler la terre pour entraver son adversaire. Pour le broyer de sa force, lui arrachant un cri désespéré. Tysha ne peut pas mourir. Pas elle. Pas alors qu’elles viennent à peine de se retrouver. La vie est-elle si injuste? Ont-elles commis une faute impardonnable pour qu’Artémis les abandonne ainsi? Ici? Sur les terres même de leur existence passée?
- Pourquoi… Pourquoi t’as fais ça? Tu n’aurais pas dû. Je.. j’aurai du être ta place. Pourquoi? Ne me dis pas que c’est pour te faire pardonner car tu peux être certaine que c’est râté.
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Mer 5 Juin - 14:45

Certains disent que la mort est injuste. Qu'elle arrache sans peine les êtres chers aux bras de ceux qui les aiment, sans faire de distinction entre ceux qui méritent la mort et les autres. Laissant ainsi pétrifiés de tristesse et de colère les impuissants qui n'ont pas été capables d'empêcher de terrible événement. Existe-t-il pire horreur que celle de voir un être aimé rendre son dernier souffle au creux de ses bras? Alors que l'on essaie tant bien que mal de retarder cette fatalité que pourtant rien ne pourra empêcher. Faibles êtres vivants tentant de lutter contre une force infiniment plus puissante que nous, recherchant pourtant toujours une solution pour contrer les plans qui semblent prévus à notre encontre. Malheureusement cela n'est pas toujours possible. Ainsi est fait l'équilibre qui régit le monde depuis des milliers d'années. Il ne s'agit que d'un cycle infini dans lequel chacun trouve sa place à son insu. Certains peuvent trouver le bonheur et vivre de longues années paisiblement. D'autres, moins chanceux, n'en ont pas le temps. Sont rappelés à la Terre avant même d'avoir eu le temps de connaître le bonheur ou ce qui s'y rapproche le plus.

A ce qu'il paraît ce seraient les meilleurs qui partiraient les premiers. Il faut croire qu'il existe toujours des exceptions pour confirmer une règle. Je suis loin de faire partie de cette catégorie de personnes. Tout ce qui se passe aujourd'hui, dans ce village où j'ai vu le jour et grandi, est uniquement de ma faute. J'ai été aveuglée par ma naïveté. J'ai mené directement ces hommes jusqu'à ma famille. On pourrait croire que ce n'est qu'une erreur bénigne mais en réalité c'est certainement la pire chose que j'aurais pu faire. Une trahison de la pire espèce. Je ne suis plus digne de fouler la terre de cette forêt. J'ai pourtant imploré Artémis de me laisser essayer de porter secours aux miennes. Je sais que rien ne pourra jamais racheter ma conduite. Là où régnait auparavant l'harmonie et la paix flotte à présent un air de profonde désolation. De misère, de destruction et de mort. J'ai causé tout ça. Et je sais au plus profond de mon être que même des décennies de repentance ne pourront jamais racheter mon crime. Car chaque goutte de sang versée par la tribu pèse sur ma conscience. Je le sais.

Est-ce la raison qui m'a poussée à agir de la sorte? A me jeter sans peur aucune entre ce tireur et ma soeur de coeur? Ce n'est pas en quête de rédemption que j'ai fait cela. Non. Cela n'a été qu'un simple accomplissement d'une vieille promesse que je lui ai faite. Nous n'étions encore que des enfants lorsque j'avais promis à Artémia que quoi qu'il arrive je serai là pour elle. Quitte à donner ma vie pour elle. Car ce serait un sacrifice que je serais en mesure de faire pour elle. Peut-être ne suis-je qu'une traitresse mais jamais je ne briserai une promesse que j'ai pu faire. Pas à elle en tout cas. Ce lien qui nous unit est plus fort que tout le reste. Certains pourraient voir ça comme de l'amour charnel. Mais cela n'a absolument rien à voir avec cela. Ceux qui pensent cela se fourvoient totalement. Parce qu'ils ne la connaissent pas. Parce qu'ils ne nous connaissent pas. Artémia est tout pour moi. Depuis le jour de notre naissance nous avons grandi et évolué ensemble. Le lien qui nous unit est plus fort que le lien du sang. Il est éternel et indestructible. C'est certainement cela qui m'a poussée à prendre la décision d'honorer ma promesse.

Alors que je m'attendais à m'écraser au sol, ce sont les bras de ma meilleure amie qui viennent m'entourer et m'accompagner dans ma chute. Malgré moi, je ne peux m'empêcher d'esquisser un petit sourire même si celui-ci est déformé par la douleur. D'une main tremblante, je viens glisser mes doigts sur sa joue pour essuyer la larme qui roule sur sa peau. « Artémia, je... » Une nouvelle quinte de toux me stoppe dans ma phrase et me force à cracher un peu de sang une fois de plus. J'essaie de respirer au mieux mais c'est de plus en plus difficile. Ma respiration est sifflante, courte, saccadée. « Ne pleure pas, s'il te plait... Je... Je t'avais promis que si ça devait arriver je donnerais ma vie pour toi... Je n'ai fait qu'honorer ma promesse... » dis-je en la regardant dans les yeux. Ma vision se trouble peu à peu, à mesure que l'hémorragie me consume. Mais je tiens bon. Autant que je le peux. J'ai l'impression de me noyer dans mon propre sang. C'est très désagréable comme sensation. Pourtant, je ressens un certain soulagement. Comme si j'avais enfin agit comme il le fallait. De la manière qu'Artémis le souhaitait.

« Tu dois... vivre... J'ai fait bien trop de mal à tout le monde, toi y compris... Je n'aurais jamais pu expier mes fautes... Promets-moi... » Encore une quinte de toux, plus forte cette fois-ci. Mon menton est recouvert de sang, à force de le cracher malgré moi. Je sais que je devrais arrêter de parler. Mais j'ai besoin de dire ces derniers mots à ma soeur. Sans que je ne m'en rende compte, des larmes coulent sur mes joues, venant se mêler à l'hémoglobine présente sur mon visage. Pourtant, je souris. « Promets-moi de vivre... Et de veiller sur ma mère... Je... t'en prie... » articulais-je dans un dernier souffle. Le dernier. N'est-ce pas là une manière des plus chanceuses de quitter cette terre? Dans les bras de la personne la plus importante à mes yeux. Après avoir sacrifié ma vie pour la sienne.
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Artémia Dimitra
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Ven 14 Juin - 14:12

I always said I'd give my life for you
Horreur. Stupeur. Temps qui semble se figer au loin. Artémia enserre le corps de sa meilleure amie, le regard embué. De larme mais aussi de haine. De peine. De colère dévastatrice et soudaine. Ses yeux glissent aux alentours et la vérité la foudroie. La perce. La transperce de part en part. Elles n’y arriveront pas. Elles ne gagneront pas la bataille. Leur tribu disparaît. Peu à peu. Se meurt. S’effondre sous les assauts de plus en plus brutaux et répétés de ces hommes.

Les amazones tombent. Une à une. La fatigue se fait ressentir sur leur visage tiré, lassé et certaines décident même de baisser les bras. Tombant à genoux en laissant l’ennemi les attraper. C’est la fin. Elle le sait. Le réalise sous ses paupières plissées. Son coeur bat rapidement contre sa poitrine et elle serre plus fermement le corps blessé, meurtri de Tysha, touchée et allongée dans ses bras. Elle ne pourra pas la sauver. Elle se refuse pourtant à accepter cette sinistre vérité. Sa voix perce le chaos environnant et elle lui demande pourquoi. Pourquoi s’être sacrifié alors que le sort aurait dû être inversé. Elle mourante et sa soeur de coeur en vie. Non. Elle ne peut pas l’accepter. Elle s’y refuse même si elle a toujours mit un point d’honneur à garder les pieds sur terre. A rester pragmatique. Quitte à être bien trop sérieuse, sécuritaire aux yeux de sa meilleure amie beaucoup plus libéré et plus curieuse, souriante qu’elle.

Injustice. Oui. Ce monde n’est qu’injustice. Les amazones ont toujours eu raison de se méfier de la modernité. De ces êtres égoïstes et irrespectueux de la nature mère. Elles ont eu raison de leur inculquer le danger que représentaient ces hommes avides de sang et de chair. Ces hommes qui font de leur campement un véritable enfer sur terre. Ses poings se serrent et les plantes le sentent. Ils sentent sa colère. Sa rage. Sa tristesse. Elles grandissent, sortent de terre, s’enroulent sur les premiers ennemis à leur portée. Elles sentent sa détresse et s’en imbibent comme Artémia s’imbibent de leur propre souffrance exposée. Lien étroitement crée depuis sa naissance. Meilleurs amis après Tysha qui se meurt doucement dans ses bras figés.
- Chut ne parle pas. Garde tes forces.

Désir de la soigner. Désir de la réanimer. De ne pas laisser la mort l’emporter. Les dires de sa soeur de coeur ne fait qu’accentuer sa peine. Sa douleur. Ses paroles glissent comme un adieu et une larme ne peut s’empêcher de couleur sur ses joues souillées de sang. Elle ne veut pas. Elle ne peut pas l’accepter. Elle en vient presque à en vouloir à leur déesse sacrée de ne rien pouvoir faire pour les sauver. Pour la sauver. Ses lèvres frémissent et elle secoue la tête, vivement. Elle tremble presque et dans un élan incontrôlé, d’un espoir naissant mais brisé, elle vient à mettre une main sur la plaie ouverte pour empêcher le sang de couler toujours plus sur le sol déjà souillé.
- Ce n’est pas de ta faute d’accord? C’est du passé…. Tu sais.. Tu sais que je te pardonne alors s’il te plait. Par pitié. Regarde moi Tysha. Tu vas t’en sortir. On va s’en sortir. On…

Mais il est trop tard pour espérer. Il est trop tard pour pardonner les erreurs passés. La vie. L’avenir en a décidé autrement et le corps de Tysha se fait de plus en plus lourd dans ses bras tremblants. Le sang ne fait que s’épancher, s’enrouler autour de sa silhouette touchée en une marre macabre. Auréole funeste qu’elle ne pourra pas arrêter. Un sanglot traverse la barrière de ses chairs et elle brise enfin ses barrières étroitement dressées en hochant faiblement la tête en une promesse qu’elle ne peut exprimer. Les yeux de sa soeur se ferme. Doucement. Lentement. Sous ses paupières écarquillées. Elle essaye une dernière fois de la secouer. De la ramener à la brusque réalité mais ses gestes sont vains. Ses mouvements désordonnés. Sa voix tremble. Elle suffoque. Sanglote en cassant toute sévérité sur son visage tiré. Mouillé de larme désormais.
- Tysha… Réveille-toi. Reste avec moi. Non… NON !

Hurlement perçant le silence imposé. Artémia souffre. Elle a la haine. Elle ressent une vague de colère l’envahir et elle rejette sa tête en arrière. Elle tremble mais redresse la tête au loin, en une expression particulièrement meurtrière. Un homme vient en sa direction et elle prête. Prête à déverser sur lui sa peine et sa colère. Sans savoir qu’elle ne pourra jamais connaître la finalité de ce combat perdu d’avance. Car alors que ses bras continuent à enlacer le corps ballant de sa meilleure amie, un voile se forme. Doucement. Secrètement. Les berçant tous dans des souhaits différents. . Son cri s'enfuit dans la nuit et elle fait le souhait. Oui. elle fait le souhait que ce cauchemar n'est jamais commencé. Elle supplie Artémis de redonner vie à Tysha, de faire de son village, un peuple respecté et elle se redresse, foudroie du regard l'homme qui à oser l'assassiner, se perdant dans une toute autre réalité, l’éloignant de ce drame imposé.
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