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Don't you dare touching her | Spencer
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Jeu 25 Avr - 11:19

La nostalgie est un sentiment étrange. Il nous pousse à nous replonger dans des souvenirs plus ou moins lointains, nous isolant presque dans une sorte de bulle qui nous est propre. Le plus surprenant, c'est que cela peut se manifester de manière totalement aléatoire. Un instant, vous êtes très bien et puis quelques secondes plus tard vous vous retrouvez à repenser à ce que vous aviez vécu auparavant. A une époque révolue. Le pire c'est lorsque l'on pensait que jamais nous ne pourrions être nostalgique par rapport à une chose bien précise. Lorsque vous avez abandonné votre passé en pensant que cela vous ferait du bien, en étant intimement convaincu que cela vous permettra de vous épanouir, puis que vous vous retrouvez avec ce que l'on appelle le "mal du pays" c'est assez étrange. C'est comme si, d'un coup, tous vos choix étaient remis en doute par votre cerveau lui-même. Comme si une part de vous-même n'avait jamais réussi à adhérer à ce changement radical dans votre vie. Alors que c'est vous qui en êtes à l'origine. Lorsque j'ai décidé de quitter la forêt où j'ai grandi, j'étais certaine d'avoir fait le bon choix. Et puis je n'ai jamais regretté d'être partie. Certes, ma mère me manque, mais au moins sur cette île je me sens libre. Je peux faire ce que bon me semble, faire des erreurs même et en tirer des leçons. Rien de comparable à ce que je pouvais vivre auparavant.

Mais pourtant, me voilà. Profitant d'un jour de repos bien mérité, j'ai décidé de prendre la route et d'aller faire un tour en forêt, toute seule. Simplement histoire de me ressourcer. De me replonger ne serait-ce que quelques instants dans l'ambiance qui m'entourait chaque jour de ma vie avant que je ne décide de m'émanciper. Je m'enivre de ce silence, du simple bruit du vent dans les feuillages des arbres et des bruits des oiseaux qui volent au dessus de ma tête. Je m'arrête, fermant les yeux et me concentrant sur ce sentiment de plénitude qui m'envahit d'un coup. Comme si je retrouvais la forêt de mon enfance. Je m'enferme dans ma bulle, concentrée sur mes souvenirs de jeunesse, et j'en aurais presque l'impression d'entendre la voix de ma mère. Un léger sourire étire mes lèvres alors que je me laisse simplement dériver dans l'océan de nostalgie qui me submerge. Encore une fois, je ne regrette pas d'être partie. Mais je dois avouer que ça fait du bien de s'accorder de temps en temps un petit moment de remémoration de tout cela. C'est grâce à la vie que j'ai vécu que je suis celle que je suis aujourd'hui. Et je ne regrette absolument rien. Je suis une femme indépendante, qui sait vivre et survivre, faire la paix comme la guerre s'il le faut.

D'un coup, le silence se brise et ma bulle se déchire brutalement. Un coup de feu vient de résonner, me tirant immédiatement de mes songes. Par réflexe, je regarde autour de moi par peur d'en être la cible. Je ne sais pas pourquoi est-ce que quelqu'un voudrait me tirer dessus, mais dans le doute mieux vaut rester prudente. Par chance, je ne suis pas visée et personne aux alentours. Je sais que je n'ai pas rêvé pour autant, ce coup de feu était bien réel. Et même si je ne sais pas pourquoi je fais ça, je sais au fond de moi que je dois trouver qui en est à l'origine. Et pourquoi il a fait ça. Retrouvant immédiatement mes réflexes de chasse, je me faufile dans les bois sans faire de bruit. Comme si je n'avais jamais arrêté de le faire, j'esquive aisément les branches mortes qui pourraient révéler ma présence, me déplaçant en toute discrétion vers l'origine de ce coup de feu. Ce n'est d'ailleurs qu'une cinquantaine de mètres plus loin que je trouve ce que je recherche.

Deux hommes se trouvent debout à moins d'une dizaine de mètres de moi, et de toute évidence ils ne m'ont pas remarquée. En même temps, ils ont l'air particulièrement concentrés. Je fronce les sourcils, me concentrant davantage pour écouter ce qu'ils disent et essayer de voir ce qu'ils font. « T'es qu'une abomination, les trucs comme toi ça devrait pas avoir le droit de vivre au milieu de gens bien comme nous! » L'un des deux s'exprime avec rage, sa colère se ressentant sans mal dans sa voix et dans ses mots. Ses mots... Parlons en... Je sens mon sang ne faire qu'un tour et commencer à bouillonner dans mes veines. Je serre les mâchoires et tente de contrôler la haine que je sens monter en moi. Qui sont-ils pour se permettre de dire de telles choses? Et de s'en prendre à deux contre une femme seule? Un nouveau coup de feu est tiré dans les airs par le second homme avant qu'il ne prenne la parole. « Ouais, tu vas aller bruler en enfer sale émergée, c'est tout c'que tu mérites! » déclara-t-il avant de laisser échapper un rire gras qu'il accompagna d'un coup de pied dans les côtes de la femme allongée au sol.

Trop c'est trop. Toujours sans me faire remarquer, je me redressais pour me déplacer vers ce que j'avais repéré un peu plus tôt sans même savoir que je pourrais en avoir besoin. Un bout de bois assez long et semblant relativement robuste. Jackpot pour moi, pas de chance pour eux. J'ai passé tellement d'années à apprendre à me battre avec un bâton. C'est l'occasion de voir si je n'ai rien perdu. Alors, sortant des fourrés, je m'avance vers les deux hommes qui se trouvent dos à moi. Ma haine envers eux et leur comportement me pousse à totalement ignorer le danger. Ils pourraient très bien me tirer dessus. Me tuer. Mais je ne peux tout simplement pas rester là sans rien faire. « Comment osez-vous vous en prendre à cette femme?! Et vous vous prenez pour des êtes humains? C'est vous les véritables monstres! » dis-je sans pouvoir m'en empêcher, attirant ainsi leur attention. Il va falloir faire vite.

Alors sans attendre vraiment, je m'élance vers eux et frappe celui qui tient l'arme à feu derrière les jambes avec mon bâton pour le faire chuter. Profitant de l'effet de surprise, je me retourne et donne un coup de pied dans la mâchoire du second. Une fois les deux à terre, je me précipite vers celle qu'ils maltraitaient. Je sais qu'ils ne vont pas rester au sol très longtemps. Alors, une nouvelle fois, il faut faire vite. Je viens poser ma main libre sur l'épaule de la jeune femme, gardant mon arme de fortune dans l'autre main. « Eh, est-ce que ça va aller? Tu peux te lever? » J'espère que oui. Car je me demande clairement comment je vais réussir à nous sortir toute deux de cette situation. Peut-être faudrait-il que je pense parfois à réfléchir avant d'agir. Je tenterai la prochaine fois. Si toutefois il y en a une...

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Spencer Hennessy
Mutant
Spencer Hennessy


More about you : Don't you dare touching her | Spencer 17040911010919064614972529
Codename : Icey
Pouvoirs : Spencer est une mutante capable de réfrigérer son environnement, donnant lieu à des formations de cristaux ou de blocs de glace qu'elle peut mentalement sculpter à sa guise. Elle utilise souvent son pouvoir en projetant un souffle glacial de ses mains pour engloutir en quelques secondes ses ennemis sous la glace. Il lui arrive de créer des fines pistes de glace qui lui permettent de se déplacer en glissant très rapidement. Son corps est capable de supporter un très grand froid car elle est capable de baisser sa température corporelle sans subir de conséquences. Le professeur Xavier pense que tout comme son mentor IceMan elle peut aussi se transformer en femme de glace, devenant sous cette forme quasiment invincible.
Emergence :
Don't you dare touching her | Spencer Fonddr114 / 54 / 5Don't you dare touching her | Spencer Fonddr11
Maitrise :
Don't you dare touching her | Spencer Fonddr115 / 55 / 5Don't you dare touching her | Spencer Fonddr11
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Jeu 25 Avr - 20:23




Don't you dare touching her

Tysha & Spencer



Elle n'aurait pas du. Non, elle n'aurait jamais du venir ici toute seule. Pourtant elle l'a fait, contre tous les avis. Contre celui de son mari qui, encore une fois lui a demandé de l'attendre. Mais elle répète, en boucle. Oui elle répéte qu'elle n'est pas fragile. Qu'elle n'a pas besoin d'aide. Bien trop sûre d'elle la gamine. Bien trop sûre de ses capacités. De son vécu. De ses aptitudes. Elle ne devrait pas être aussi sûre d'elle. Pourtant elle l'est. Elle croit en cette guerre qui a pour but de lui offrir une nouvelle vie. Elle se doit d'être forte pour se bâtir un avenir. Sinon qu'est-ce qui lui reste ? Qu'est-ce qu'il leur reste, à eux ? A ceux que l'ont se plait à nommer rebelles ? Rien. Strictement rien, si ce n'est cette vie de misère. Oui elle se plait au sein de ce groupe. Oui, ils sont devenus aux fils des jours cette famille qu'elle pensait avoir perdu. Mais pour sa famille elle veut le meilleur alors... Il faut qu'elle soit forte. Toujours plus. Elle a besoin de sentir qu'elle ne se ramollie pas. Que cette promesse qu'elle a fait à Casey; celle d'étouffer ce côté sombre en elle est toujours contrôlée. Il ne doit pas savoir. Jamais, qu'elle ne pourra jamais la réprimer le temps que la situation sera si catastrophique. Elle est ainsi. Battante. Sauvage. Déterminée à leur offrir un monde meilleur du haut de ses 19 ans.

Alors c'est la tête haute qu'elle mène ces expéditions. Qu'elle part pour de nouvelles aventures. Qu'elle se laisse emportée par ce danger avec lequel elle joue chaque jour. C'est de l'adrénaline qui coule dans ses veines en tout temps. Que ce soit lors des missions avec le groupe, du simple fait de partir en filature au beau milieu de la ville ou même d'aller piquer des armes à un chef de cartel pour finir par se faire prendre la main dans le sac. Elle aime le danger et la sensation que cela lui procure. Spencer est devenue accro à ce type d'émotions. Trop tête brulée, trop fougueuse ou tout simplement trop bête pour se rendre compte que l'ont ne peut pas gagner à chaque fois. C'est impossible et pourtant elle le fait au plus grand déplaisir de l'homme qui l'a épousée. Elle pense le faire pour lui, pour eux mais en réalité elle ne fait ça que pour elle-même. Que pour extériorisée cette rage qui dort au fond de ses entrailles et voilà qu'aujourd'hui Spencer la chanceuse se fait avoir par son propre jeu. Sa propre audace.

Elle court. Court. Court. Sans se retourner. Sa respiration est irrégulière, presque saccadée. Ce n'est pas du à sa condition physique mais plutôt à la peur qu'elle ressent à chaque foulée. Au loin elle les entends. Leurs voix rauques. Leurs insultes.Elle en a conscience, au moindre faux pas, elle est perdue. Peut-être même à jamais. Et Casey ? Et Max ? Lui en voudrons-t-ils d'avoir rejoint Norah ? Est-ce qu'il survivront à sa perte ? Elle ne peut pas se le permettre. Elle ne peut pas. Des larmes perlent doucement aux coins de ses yeux alors qu'elle fuit. Les branchages s’agrippe à ses mollets, laissant sur leur passage assassin des griffures sur sa peau blanchâtre. La douleur la tiraille mais elle continue. Elle continue jusqu'au coup de feu.

Elle sursaute surprise. Ne se rend pas compte de la plaie saignante qui rougit son Tshirt. Teinte carmine et odeur de mort. La douleur ne vient pas mais l'idée qu'elle va devenir une proie facile si. Elle ne cesse de courir alors que devant ses yeux un voile s'étend. Elle sent ses jambes devenir lourdes. Ses sens sont en alertes pourtant elle est prise dans cette toile qui l'empêche d'avancer comme elle le voudrait et puis, elle s'écroule. Brutalement. Sans douceur aucune. Comme un poids. Le poids qu'elle est. Celui qui pèse sur le cœur de ses proches. Elle est naïve. Trop naïve.

Ses bras s'étendent alors qu'elle essaie de ramper sur le sol. Un des deux poursuiveurs la relève. L'oblige à se mettre à genoux en lui balançant toutes sortes d'insultes au visage. Elle lui crache à la gueule sans aucune gènes. Même aux portes de la mort elle reste Spencer Hennessy. Pince les lèvres lorsque le deuxième homme lui décoche une droite. Sa mâchoire craque. Cette fois la douleur vient instantanément. Fais gaffe à ce que tu dis si tu veux pas finir en Mister Freeze connard... sa voix est tremblante. Bien trop faible. Elle sait très bien que dans cet état il va lui être difficile d'utiliser ses pouvoirs sans tomber dans les pommes mais elle sort la punchline juste pour la forme. Petit plaisir personnel qu'elle s'offre juste avant la fin.

Alors qu'elle se passe une main sur sa joue douloureuse elle perçoit une nouvelle voix, plus douce, plus féminine, plus franche. La petite brune relève les yeux, détaille les traits de la nouvelle venue. Sa beauté la frappe mais c'est la détermination qu'elle affiche qui la happe. A peine a-t-elle le temps de se faire cette réflexion que l'inconnue enchaine déjà une série de mouvements complexes. Autant dire qu'avec son agilité les deux sacs n'ont aucune chance de l'attraper. La jeune femme observe la scène le regard flou.

La résistante papillonne des yeux alors que la femme aux cheveux de jais s'approche d'elle. L'esprit embrumée Spencer essaie de déchiffrer ses mots et pour seule réponse elle lui montre ses mains ensanglantées. Elle se mordille la lèvre inférieure et tente de se relever. S'appuie sur l'inconnue en retenant un gémissement de douleur. Il faut se cacher... Je ... une quinte de toux l'arrête. On y est. Le stéréotype de la donzelle en train de clamser. Elle secoue la tête en se mordant la joue. Je vais tenir... ses jambes se dérobent sous ses pieds et elle se rattrape de justesse. T'en fais pas ! Juste un léger problème technique... dit-elle en levant un pouce en l'air. Elle en est sûre, elle a l'air complétement bourrée.


by tris
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Jeu 25 Avr - 21:20

La détermination est quelque chose de réellement fantastique. Elle est là, tapie au fond de chaque personne, attendant le bon moment pour se manifester et donner la force nécessaire à chacun d'arriver à ses fins. Même si elle n'est pas aussi forte pour tout le monde, elle reste présente. Moteur invisible de la vie de tout être vivant. On pourrait croire que c'est le propre de l'homme, de posséder une telle chose. Pourtant, lorsque l'on observe correctement les animaux, on peut se rendre compte qu'ils en sont également dotés. Hommes et bêtes ne sont pas si éloignés que l'on peut l'imaginer. Tous deux possèdent l'intelligence même si elle ne se manifeste pas de la même façon. Chez l'Homme, on détermine son intelligence selon des critères bien précis. La capacité de résolution de problèmes donnés, l'inventivité, et j'en passe. Les animaux, eux, ne sont peut-être pas dotés de la parole, mais ils sont également capables de grandes choses. Ils ressentent de l'amour, ont le sens de la famille. Et contrairement à l'être humain, il semblerait qu'ils ne soient pas capable d'une fourberie maligne et gratuite. Pourtant, ce sont eux qui sont considérés comme des êtres inférieurs. Allez savoir pourquoi. Mais quoi qu'il en soit, la détermination fait également parti de leurs attributs. C'est naturel. L'énergie que déploie la meute de loups à faire preuve de cohésion lors de leur chasse afin que chaque membre de la meute soit en capacité de se nourrir. La fougue dont fait preuve le guépard pour se déplacer à une centaine de kilomètres à l'heure afin de rattraper sa proie. Et il ne s'agit là que de deux exemples parmi tant d'autres. Sans détermination, ils n'en seraient pas capables.

L'Homme quant à lui se sert de sa détermination pour d'autres desseins. Parfois, c'est dans le but d'aider le plus grand nombre. Parfois, c'est simplement pour défendre ses propres intérêts. Mais elle peut pousser également à commettre de terribles erreurs. A se croire bien plus important qu'on ne l'est réellement. C'est là que bien souvent, la détermination cède sa place à l'imbécilité. Car à se croire supérieur à ce qui nous entoure, qu'il s'agisse de nos semblables ou non, on bascule dans un extrême qu'il ne faudrait jamais connaître. Mais lorsque l'on se sert de sa détermination pour venir en aide aux autres, alors elle fait naître en nous une forme de courage. Un courage qui peut parfois être dangereux pour nous-même. Mais que l'on ignore car nous sommes persuadés de servir une cause juste. Même si je suis aujourd'hui éloignée de mon peuple, je continue d'agir selon les préceptes qui m'ont été inculqués. Aucune vie n'est plus précieuse qu'une autre s'il ne s'agit que de meurtre sans aucun but. L'innocent, qu'il soit humain ou animal, n'a pas à mourir. Le meurtrier par contre, n'a pas sa place sur terre aussi longtemps qu'il se croit supérieur à un autre être vivant. La nature nous a tous placés sur Terre pour une bonne raison. Et ce n'est pas à nous de décider qui a le droit de vivre ou de mourir. Hormis lorsque les circonstances ne nous donnent pas d'autre choix, il ne faut pas ôter la vie d'un autre.

Peut-être est-ce la folie, peut-être est-ce mon sens du devoir. Mais quoi qu'il en soit, c'est mon instinct qui m'a poussée à me jeter sur ces deux hommes. Jamais je n'aurais pu partir et laisser derrière moi cette jeune femme aux mains de deux êtres immondes. Alors après avoir mis ces deux derniers à terre, je me concentre sur cette inconnue qui a comme premier réflexe de me montrer ses mains ensanglantées. Et merde. Je peste intérieurement et viens la rattraper immédiatement lorsqu'elle tente de se relever mais perd l'équilibre. « Doucement, t'es salement amochée... » dis-je tout en lui faisant passer son bras autour de mes épaules et en l'aidant à se relever. Je lève les yeux au ciel en la voyant lever son pouce en me disant qu'il ne s'agit que d'un simple problème technique. C'est ça oui... Un simple coup d'oeil m'avait permis de voir que la balle l'avait touchée à l'abdomen, mais à en juger par la perte de sang aucun organe majeur ni artère n'a été touché. C'est déjà une bonne nouvelle.

La forçant à prendre appui sur moi, et sans lâcher mon arme de fortune, je me mets à courir pour essayer de partir mettre la jeune brune à l'abri. Repérant un tronc d'arbre offrant une bonne cachette de fortune, je la dépose contre ce dernier et retire ma veste pour l'enrouler autour de sa taille, serrant assez fort pour faire garrot. « Essaie de reprendre un minimum de forces et surtout reste cachée. Quand tu pourras, cours aussi vite que tu peux et tire toi de là. J'vais me débrouiller. C'est pas une option. » dis-je avec autorité avant de saisir mon bâton et de me retourner pour aller en direction des deux hommes qui s'étaient très certainement relevés depuis le temps. Et en avançant d'une dizaine de mètres, j'ai rapidement pu constater que j'avais raison. Et rien qu'à voir leur regard, ils étaient bien énervés. Ce que je peux comprendre en soit. « Vous en voulez encore? Va falloir m'attraper... » Et sur ces mots, je me suis mise à courir. La forêt, c'est mon domaine. Et ils risquent d'avoir du mal à suivre s'ils ne se concentrent pas que sur moi. Ce que j'aurais répondu si on m'avait dit je serais en train de risquer ma vie pour une inconnue à cette heure ci? J'aurais certainement rigolé et répondu que cela ne serait pas possible. Il faut croire que je me trompais...

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Spencer Hennessy
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Jeu 25 Avr - 22:52




Don't you dare touching her

Tysha & Spencer



La vie devrait être comme une éphéméride. Tous les jours, on devrait pouvoir en arracher une page pour en commencer une autre en blanc. Mais la vie est comme une couche géologique. Tout s'accumule, tout compte. Toute chose a une influence. Et l'averse d'aujourd'hui peut annoncer le tremblement de terre de demain. Un tremblement ravageant tout sur son passage. Pareil à une apocalypse. Virulente. Rutilante. Des tremblements de terres elle en avait connu la petite Spencer. Ils avaient ravagés sa vie. Ils avaient ravagés son cœur. Ils avaient ravagés sont âme. Ils l'avaient engloutie dans les abysses et l'avaient transformée en ce qu'elle était aujourd'hui. Une jeune femme au cœur courageux pour les uns. Sombre pour les autres. Déterminé pour elle. Car oui, des choses elle en avait vécu. Toutes plus dures les unes que les autres. Forgeant son expérience. Forgeant son caractère déjà bien trempé pour son jeune âge.

Elle avait du apprendre à grandir. Peut-être un peu trop vite. Mais on ne laisse pas le choix aux gens comme elle. On ne leur laisse pas le temps d'apprendre à profiter. A regarder le temps passer avec une certaine continuité.  A s'imaginer un avenir. Car pour eux l'avenir n'est que noirceur. Pour eux l'avenir n'est plus. Car ils sont nés avec ces capacités. Ils sont nés avec ces pouvoirs. Alors, on les pourchasse. Pour les enfermer comme des animaux. Ils sont dangereux pour se qui ne veulent pas comprendre. Les comprendre. Mais est-ce juste ? Cette façon de les traiter d'abomination ? Est-ce juste de s'en prendre à une jeune fille sans raison aucune, mis à part celle qu'elle est différente ? Non, bien sûr que non. Et pourtant... Pourtant cela ne les ralentit pas bien au contraire. Même les animaux sont plus intelligents que ce type de personne agissant avec discrimination.

Elle se pensait perdue la jeune résistante. Elle se pensait finie. Elle ne reverrait plus jamais son jumeau Max. Elle ne se fondrait plus jamais dans les bras de l'homme qu'elle aime. Elle ne gouterai plus jamais à l'ambroisie de ses lèvres. Elle ne vivrai tout simplement plus. C'était ainsi. Tout le monde meurt un jour. La mort était devenue au fil des années une amie pour Spencer. Trop de fois elle avait croisée sa route. La première fois lorsqu'elle s'était prise ce morceau de plafond sur la tête au centre commercial qui l'avait plongé dans le coma. La deuxième fois lorsqu'elle avait vu la vie quitter les yeux de Norah sa meilleure amie sans ne rien pouvoir faire. La troisième lorsque ce même jour elle s'était retrouvée au beau milieu de cet échange de coup de feu entre le SHIELD et HYDRA. Mais elle s'était relevée. Toujours plus forte. Toujours plus sage. Ou peut-être pas.

On dit souvent que les yeux sont les fenêtres de l'âme. Les gens se caressent, se touchent, mais il faut beaucoup de confiance pour que quelqu'un vous laisse l'observer droit dans les yeux aussi longtemps que vous en avez envie. A ce moment-là, vous n'entendez pas seulement ce qu'il veut bien vous dire, vous voyez ce qu'il est vraiment. Alors quand la belle aux cheveux ébènes se penche vers elle pour lui demander si tout va bien, Spencer la regarde droit dans les yeux. Ce qu'elle y voit c'est le désir d'aider les autres. C'est cette flamme qui brule en elle. C'est ce côté quasi mystique qui la trouble durant quelques secondes. Ce qu'elle y voit c'est une femme. Une guerrière. Une sage.

Alors la confiance se tisse presque instantanément. Bien plus vite qu'avec les autres. Sûrement due à sa position de faiblesse. Mais elle la suit. S'appuie sur elle comme si elle la connaissait déjà. A-t-elle le choix au juste ? Cette femme est son héro du jour. Sa remarque lui fait lever les yeux au ciel. Un faible sourire parcourt ses lippes. Ce n'est clairement pas le moment de faire dans l'humour et elle le sait. La jeune serre les dents en suivant l'inconnue. Sa respiration devient de plus en plus lourde sous l'effort mais elle sait qu'elle va devoir vite se remettre.

Alors qu'elle la dépose contre un tronc d'arbre Spencer l'observe faire un garrot avec sa veste autour de son abdomen. Des grimaces tordent son visage mais elle ne se plain pas. Ce n'est pas le moment. La brune aux cheveux de jais lui demande de l'attendre d'un ton ferme et s'en va, toujours aussi rapide. Alors là... Même pas en rêve. Ils ont des flingues et elle un bâton. dit-elle en se tortillant afin d'essayer de l’apercevoir au loin. Elle soupire longuement quand elle aperçoit les deux zigotos lui faire face. La femme se mets à courir alors que Spencer descend son regard vers ses mains ensanglantées. Il faut qu'elle l'aide. Au moins un petit peu. Elle se roule alors sur le coté et tend la main en direction d'un des deux hommes. Elle ferme les yeux et un picotement familier s'insinue dans ses mains. Une seconde plus tard les pieds de l'homme son prit dans la glace l'empêchant d'avancer. J'avais dit qu'il finirait en Mister Freeze du con. dit-elle la respiration sifflante. Ce genre de choses elle ne pourra pas le refaire avant une bonne dizaine de minute, ça elle en est convaincu.



by tris
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Ven 26 Avr - 8:37

Il existe une grande différence entre les Hommes eux-mêmes. Il y a ceux qui parlent et se cachent derrière leurs belles paroles, et il y a ceux qui agissent. Ne dit-on pas que c'est souvent ceux qui en parlent le plus qui en font le moins? Celui qui n'a de cesses de clamer haut et fort qu'il est courageux et altruiste, a-t-il réellement déjà prouvé ses dires par des actes de bravoure? Tous ceux qui promettent à tort et à travers qu'ils sont prêts à tout pour aider les autres mais qui, une fois devant le fait accompli, sont bien incapables de faire le moindre geste... Il est clair que face au danger, les masques tombent. Et l'image que l'on a des autres change. Les apparences sont bien souvent trompeuses. Celui qui semble être taillé pour le combat ne peut esquisser le moindre mouvement lorsqu'il se trouve dans une situation périlleuse. Celui que l'on imaginait couard à cause de son comportement et de son apparence faiblarde fait finalement face à l'ennemi avec bravoure. Mais de par ses représentations, l'Homme ne peut s'empêcher de juger son semblable. Peut-être est-ce simplement à cause de la société et de ce qu'on lui a appris depuis son plus jeune âge. L'inconnu fait peur, c'est certain. Et c'est face à l'adversité que l'on parvient finalement à prendre conscience des capacités des uns et des autres. De leur courage. De leur capacité d'abnégation lorsqu'il faut se mettre en danger pour pouvoir sauver quelqu'un. Avoir le cran de risquer sa vie pour sauver celle d'un inconnu, n'est-ce pas ça le réel courage? L'altruisme véritable?

Je n'ai rien à prouver. Je dois avouer que je me fiche pas mal de ce que l'on peut penser de moi. Est-ce que l'on me voit comme quelqu'un de courageux? Comme une tête brûlée? Comme une fille qui agit sans penser aux conséquences? Peu m'importe. Peut-être que j'ai tort d'agir de la sorte, mais depuis mon plus jeune âge je laisse mon instinct guider mes pas. Je ne sais pas si je serais capable de dénombrer toutes les fois où je me suis faite réprimander par ma mère lorsque j'étais jeune. Sers-toi de ta tête Tysha! Arrête de toujours foncer tête baissée sans penser aux conséquences de tes actes! C'est bien de te servir de ton instinct mais tu te mets en danger inutilement! Pèse le pour et le contre avant d'agir! Et j'en passe. Mais malgré toutes ces réflexions, je n'ai jamais pu m'empêcher de n'en faire qu'à ma tête. Peut-être est-ce pour cette raison que j'ai réussi à devenir plus forte. Car malgré cette certaine insouciance, Artémis a toujours guidé mes pas dans la bonne direction. Je suis celle que je suis aujourd'hui grâce à cela. Et je ne l'échangerai pour rien au monde. Je laisse aux autres le soin d'être responsables et bien droits dans leurs bottes. Cela ne me convient tout simplement pas. Alors peut-être que cela va m'attirer de nombreux ennuis. J'en ai conscience. Mais qu'il en soit ainsi.

Au fond de moi, je sais que cette jeune femme ne va pas m'écouter sagement et rester là. Pour quelle raison? Je l'ai lu dans son regard à la seconde même où il a croisé le mien. Intérieurement, je n'avais pu m'empêcher de sourire. Tout simplement parce que j'avais eu l'impression de me voir quelques années plus tôt. Déterminée, armée d'une volonté de fer. Mais pourtant, je ne lui ai pas laissé le choix et ai repris le chemin menant à nos ennemis sans lui laisser le temps de discuter. Faisant face aux deux hommes responsables des blessures de la brune, je laissais à nouveau mon instinct me guider. Et la seule chose qu'il m'ordonnait de faire était de les éloigner le plus possible de leur cible initiale. Lorsque je me suis mise à courir, ils m'ont suivie. Mais c'était sans compter sur l'intervention de l'émergée pour qui je me battais. « C'est quoi ce bordel?! Mes pieds! » lâcha avec surprise celui qui était maintenant cloué au sol par une épaisse couche de glace. M'arrêtant dans ma course en même temps que les deux hommes, je n'ai pu retenir une certaine surprise en voyant ce qu'il se passait. Il fallait agir, maintenant. Profiter de ce moment de flottement qui venait de s'installer. « Bouge toi! L'autre garce va nous échapper, elle court super vite dans cette forêt! » beugla l'autre à l'attention de son acolyte.

Faisant rapidement demi-tour, je m'élance vers celui qui est encore libre de ses mouvements et le frappe avec mon bâton. Je le fais tournoyer autour de moi, frappant mon adversaire tout en esquivant ses coups. Le morceau de bois l'atteint une première fois au niveau du genou puis de l'estomac, le forçant à se plier en deux. C'est alors que j'en profite pour lui asséner un coup de coude en plein visage, suivi d'un coup de pied en me retournant pour le sonner et le mettre au tapis. Mais alors que je comptais me charger du second, je sens une vive douleur émaner de mon épaule. Et merde. Je baisse le regard et voit ce liquide carmin à l'odeur ferrugineuse couler lentement le long de mon bras gauche. Sur le coup, entre la surprise et la douleur, je suis obligée de reculer de quelques pas. Je n'ai pas été assez vigilante et n'ai pas vu que celui qui était en possession de l'arme à feu n'était pas celui que je venais de mettre à terre. Je serre les dents, sentant une rage folle monter en moi. Lorsque je relève mon regard sur l'homme, il est aussi noir que la nuit. Promesse d'une vengeance à la hauteur des blessures infligées à la brune ainsi qu'à moi à présent.

« Tu vas le regretter... » dis-je d'une voix grave, menaçante. Sans que je ne m'en rende compte, autour de nous les oiseaux qui étaient précédemment calmes et silencieux s'étaient mis à virevolter d'un arbre à l'autre tout en piaillant de toutes leurs forces. Et cela augmentait à mesure que ma colère montait. Je dois avouer que je n'y prêtais pas la moindre attention. Laissant mon bras blessé pendre, j'ai voulu m'élancer vers mon ennemi. Mais ce dernier pointa son arme sur moi, un sourire malsain aux lèvres. « Fait seulement un geste et j'te fais sauter la cervelle, la dingo, c'est compris? » lâcha-t-il avant d'agrémenter sa phrase d'un rire fier et gras. Serrant les dents et le poing autour de mon arme, je le fixe sans bouger. « Artémis... Aide-moi, je t'en conjure. Aide nous. Cette femme n'a rien demandé, et si elle reste là elle va se vider de son sang. Je dois l'aider... » murmurais-je sans qu'il ne m'entende. J'espère que la clémence de la déesse parviendra jusqu'à moi et que je vais trouver une solution. Car là, tout de suite, je me demande bien comment je vais me sortir de cette situation.

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Spencer Hennessy
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Pouvoirs : Spencer est une mutante capable de réfrigérer son environnement, donnant lieu à des formations de cristaux ou de blocs de glace qu'elle peut mentalement sculpter à sa guise. Elle utilise souvent son pouvoir en projetant un souffle glacial de ses mains pour engloutir en quelques secondes ses ennemis sous la glace. Il lui arrive de créer des fines pistes de glace qui lui permettent de se déplacer en glissant très rapidement. Son corps est capable de supporter un très grand froid car elle est capable de baisser sa température corporelle sans subir de conséquences. Le professeur Xavier pense que tout comme son mentor IceMan elle peut aussi se transformer en femme de glace, devenant sous cette forme quasiment invincible.
Emergence :
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Ven 26 Avr - 21:05




Don't you dare touching her

Tysha & Spencer



Les hommes fonctionnent à peu près tous de manière identique. Ils ont beau paraitre très différents et avoir des vies qui ne se ressemblent pas, ce sont les mêmes moteurs qui les animent. Ils passent leurs vies à gérer leurs envies, au mieux leurs devoirs, en fonction de leurs moyens. Mais pour certains êtres, certaines personnes c'est différent. Contrairement à beaucoup, ils n'agissent jamais pour eux-mêmes. Leur vie n'est pas gouvernée par ce qu’ils veulent ou ce qu’ils peuvent, mais en fonction de ceux qu’ils aiment. Nous faisons toujours les choses dans un but, ils les accomplissent toujours pour quelqu'un. Spencer elle, fait partie de ces gens qui font tout pour ceux qu’ils aiment. Elle n’a d’ailleurs pas hésitée une seule seconde avant de se jeter dans la gueule de la pieuvre afin de sauver son frère jumeau. Bien sûr pas sans aide. Elle n’y serait jamais arrivée sans ces personnes qu’elle aime. Sans ces personnes pour qui elle se bat. Spencer est forte, elle est même douée dans ce qu’elle fait. Certains la qualifie de tête brulée, elle, elle pense faire ce qui est juste tout simplement.

Bien assez tôt elle a découvert que parcourir cette vie revient à traverser un grand fleuve. Tout jeunes, vous êtes sur la rive et vous avez peur de vous jeter à l'eau. Puis vous passez votre existence à nager, parfois chahutés par le courant, en direction de l'autre rive. Une seule règle : vous ne pouvez pas revenir en arrière. Certains vous jettent des bouées, d'autres tentent de vous couler. Il existe aussi malheureusement beaucoup de traîtres à leur espèce qui font la planche sur le dos des autres. Des êtres comme ceux qui tentent aujourd’hui de s’en prendre à elle. Des gens qui pensent savoir mieux que quiconque ce qui est pour l’humanité. Des gens qui n’hésitent pas un seul instant à faire couler le sang d’innocents pour leur propre plaisir personnel. Des gens A vomir tout simplement.

Pourtant il existe aussi des perles. Beautés sauvages au tempérament bien trempé comme la femme aux cheveux ébènes. Spencer le sait, elle vient de trouver là une formidable acolyte. Il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour comprendre que c’est le même feu qui l’attise qui brule au fond de ses yeux noires. Les vertiges mis à part, la rebelle est encore consciente des choses qui l’entoure. Elle sait que la suivre est la meilleure des options et c’est pour cela qu’elle le fait sans douter. Serrant les dents pour ne pas montrer la douleur qui l’anime. Elle ne voudrait pas l’effrayer plus qu’il ne le faut avec son état de santé. Malgré cela l’inconnue n’est pas dupe et elle sait très bien qu’elle est loin de tenir la forme. Alors elle la laisse là. Bien à l’abris des regards indiscrets, le dos collé contre la souche d’un arbre. Un endroit qui hume la forêt dans toute sa splendeur.

Elle lui ordonne de ne pas bouger. De rester là et d’attendre. La brunette lui lace un regard qui en dit long elle a beau n'avoir que dix-neuf ans, il est évident pour elle que dans le monde il y a deux groupes de gens : ceux qui agissent et ceux qui observent. Les gens à qui les choses arrivent et les autres, qui ont du mal à les faire bouger. Elle n’est certainement pas de ceux qui observent. Cette femme lui a sauvée la vie alors même à l’article de la mort elle lui viendra en aide autant qu’elle le pourra. Elle se mord la lèvre inférieure, roule de côté et se concentre sur ces pouvoirs qu’elle commence seulement à maitriser. Si fut un temps Spencer arrivée à peine à produire un flocon, aujourd’hui elle peut se transformer entièrement en femme de glace. Aujourd’hui elle sait qu’elle est Icey et que si elle le veut elle pourrait les embrocher vivants. Du moins si elle avait été dans u meilleur état cela aurait été le cas.

Alors après évaluation de ses chances d’utiliser ses pouvoirs sans sombrer elle décide de figer les pieds des deux assaillants, histoire de laisser à l’héroïne du jour un peu d’avance. Elle a beau se déplacer avec l’agilité d’un félin s’ils l’attrapent elle est finie elle aussi. Alors que la jeune femme tente de reprendre son souffle les sons d’une altercation résonnent dans son dos. Elle se mord la joue afin de se retourner et d’observer la scène bouche bée. Grave erreur. La jeune femme écarquille les eux alors que le liquide carmin qui s’écoule de son épaule tâche son Tshirt. NON ! Elle hurle sans se soucier de savoir si on l’a repérée. Elle s’en contrefiche. Tout ce qui compte c’est que tout cela cesse. Alors qu’elle semble le menacer la faune alentour semble s’éveiller, menaçante. Spencer lève la tête pour observer les oiseaux qui tournoie au-dessus d’eux en levant un sourcil curieux.

Elle secoue la tête en entendant l’homme menacer sa sauveuse. Un mot de plus et elle explose. La menace de plus arrive. Spencer serre les poings. Finalement elle n’aura pas à attendre longtemps avant de craquer. Elle replie les jambes afin de se relever. Ce qu’elle s’apprête à faire est sûrement une mauvaise idée et aggravera ses blessures plus tard, elle en est convaincue mais laisser se mariole abattre cette femme, ce n’est pas envisageable. Alors qu’elle se relève son corps prend une teinte transparente, cristalline. Celle de la glace, car c’est là son pouvoir. Chaque partie d’elle devient à présent cet élément frigorifiant et la jeune femme lève une main en direction de l’homme. Touche la encore une seule fois. Touche la et je te ferai regretter l’envie de vivre … dit-elle en lançant un stalactite dans son épaule. Sa voix est autoritaire. Plus qu’à l’habitude mais elle ne permettra pas le meurtre d’une innocente. Alors qu’elle baisse les yeux elle voit l’homme à terre bouger faiblement. Attention ! hurle-tu alors qu’il tend la main en direction de sa cheville. Pas le temps d’en dire plus qu’une silhouette venue du ciel tombe sur lui. En s’y attardant plus la jeune femme reconnait d’où vient cette attaque. Un oiseau… souffle-t-elle.



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Ven 26 Avr - 21:59

Le bien et le mal. Voilà deux concepts qui semblent régir toute chose en ce monde. Même lorsque l'on a conscience que personne n'est tout blanc ou tout noir, qu'en chacun de nous réside une part de bonté ou de malveillance, on cherche toujours à retrouver ces deux notions. Classer les gens et les faits dans l'une ou l'autre des catégories. Mais en réalité, il s'agit là de quelque chose de tellement subjectif. Pour certains, faire le bien réside en le fait de venir en aide aux autres en toute circonstances. Permettre à n'importe qui de vivre une vie meilleure et sans encombres, même si cela est malheureusement bien souvent impossible. Le mal quant à lui et bien n'est autre que l'exact opposé. Blesser des innocents, répandre la douleur et la tristesse autour de soi. Cependant, pour ceux qui se trouvent de l'autre côté. Pour ceux qui n'ont comme but que celui de ne préserver que leur propre personne et leur propre confort... N'est-ce pas faire le bien que de tout faire pour que rien ne vienne déranger leur quotidien et leur tranquillité? Et dans cette optique là, n'est-ce pas mal de tenter de les en empêcher? Pourtant, le sens commun a de toute évidence tranché en faveur du plus grand nombre. Le bien est représenté par la lumière et la bonté, quand le mal est représenté par la noirceur et la malveillance. C'est ainsi que sont les choses. Et peu importe ce que l'on peut faire, rien ne changera. Qui que nous soyons. Il est agréable malgré tout de se dire que nous nous rangeons du côté du bien. Que nous ne sommes animés que par de bonnes intentions et que nos adversaires représentent le mal. Ne sont-ils pas simplement perdus? Tels des animaux apeurés et effrayés par quelque chose qu'ils ne peuvent contrôler? Allez savoir.

Je n'ai pas l'impression d'être guidée par une profonde volonté de faire triompher le bien sur le mal. Plutôt un besoin de faire respecter l'équilibre tel que la Nature Mère elle-même en a décidé aux premiers instants du monde. L'injustice ainsi que la violence gratuite ne font pas partie de cet équilibre. Tels sont les enseignements que j'ai reçus depuis mon plus jeune âge. Alors de ce fait, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre parti pour cette jeune femme que je ne connaissais pas. Elle, blessée et à terre, seule face à deux hommes bien déterminés à l'éliminer pour le simple fait d'être différente. De ne pas être issue du même moule qu'eux. De n'être qu'une femme, face à deux hommes se pensant certainement supérieurs de par la présence d'un appendice pendouillant entre leurs membres inférieurs. J'aurais pu faire demi-tour sans me faire voir. Mais cela aurait été trahir tout ce que je suis intérieurement. Tout ce que j'ai toujours été. Est-ce que j'aurais pu vivre avec le fait d'avoir abandonné une innocente? Peut-être que oui, mais non sans devoir fournir une quantité considérable d'efforts. Alors je n'ai même pas pris la peine de considérer cette option. Tout compte fait, cela n'en a jamais été une en réalité.

J'ai pris la défense de cette jeune émergée, me lançant à l'assaut de deux hommes armés. Moi qui ne suis qu'une simple femme, ayant la chance d'avoir grandi au sein d'un peuple juste. Ma détermination a toujours été une force pour moi. Elle a guidé mes pas à de nombreuses reprises et ne m'a jamais fait défaut. Cependant, il semblerait qu'aujourd'hui elle risque de causer ma perte. Est-ce ma détermination, ou bien simplement mon habitude de foncer tête baissée sans prendre le temps de considérer les risques encourus? Certainement la seconde solution. Mais qu'importe. Les faits sont là. Ma rage me permet d'ignorer quelques instants la douleur qui irradie de mon épaule depuis que la balle tirée par l'un des hommes a déchiré ma chair. Je sais bien qu'elle me rattrapera plus tard de toute façon. Et soudainement, alors que je suis toujours menacée par l'arme de l'individu piégé dans la glace, je vois un stalactite se planter dans son épaule et lui arracher un cri de douleur tout en lâchant son revolver. La jeune brune était maintenant faite de glace, et sa voix me fit prendre conscience que l'homme à terre n'était pas hors d'état de nuire. Mais ce n'est pas son avertissement qui me fit sursauter. C'est cette ombre, vive et sauvage, qui s'en chargea.

Un... Un oiseau? C'est alors que bien d'autres surgirent des arbres, fondant sur les deux hommes et les lacérant de leurs becs ainsi que de leurs serres. Puis l'un d'eux parvint à se saisir d'un animal et lui brisa la nuque d'un coup sec. Sans que je ne sache pourquoi, une vive douleur me transperça au même moment et me força à laisser échapper un cri de douleur. Cette dernière était si forte qu'elle m'obligea à poser le genou à terre. Que se passe-t-il..? Les oiseaux, comme libérés d'une emprise inconnue, s'envolèrent à nouveau et disparurent une nouvelle fois dans les feuillages des arbres. Ils laissèrent nos deux adversaires meurtris au sol, bien incapables pour le moment d'esquisser le moindre mouvement. « Qu'est-ce que c'était..? » soufflais-je, totalement incrédule. Fut-ce l'oeuvre d'Artémis elle-même? A-t-elle exaucé mon voeu en nous venant en aide? Mais ce n'est pas le moment de penser à cela. Mon regard se posa sur l'oiseau sans vie qui gisait au sol, et me fit serrer les dents. Je devais me ressaisir. Avant qu'ils ne le fassent.

Rassemblant mes forces pour accomplir un effort qui me semble insurmontable sur l'instant, je parviens à me relever en prenant appui sur mon bâton. Me servant de ce dernier pour m'aider à avancer malgré la douleur, je me dirige vers la jeune femme. « Il faut partir... Tu peux marcher? Je sens qu'ils n'ont pas dit leur dernier mot... » dis-je d'une voix trahissant mon inquiétude. Malgré moi, je ne peux m'empêcher de repenser à ce qu'il vient de se passer. Ces oiseaux, fondant sur nos ennemis avec une rage similaire à la mienne. Comment est-ce possible..? C'est à n'y rien comprendre...

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Spencer Hennessy
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Sam 27 Avr - 18:57




Don't you dare touching her

Tysha & Spencer



Ils attendaient surement qu'elle leur montre ses faiblesses, ses atrophies, ses incapacités, ses phobies, ses inaptitudes, tout le bataclan qui l'empêchait de vivre comme tous ceux qui, dès le matin, souriaient à la vie juste en soulevant les paupières; ceux qui souriaient juste pour un rayon de lumière, juste pour l'odeur du café, juste pour un câlin. Ces choses dont elle était à présent privée car obligée de se cacher à cause de personnes comme ces deux hommes. Elle avait consacrée le plus clair de sa vie à s'efforcer de ne pas pleurer devant les gens qui l'aimaient. Elle serrait les dents, elle relevait la tête, elle se disait que, s'ils la voyaient pleurer, ils allaient avoir mal, et qu'elle ne serait jamais rien d'autre que de la tristesse dans leur vie. Et, comme elle ne voulait pas qu'ils la résument à de la tristesse, elle ne pleurait pas, jamais, elle se disait tout ça dans sa tête en regardant le plafond chaque nuit avant de s'endormir, puis elle déglutissait un grand coup, même si sa gorge s'y opposait, puis regardait la personne qui l'aimait en souriant.

A son âge il fallait avoir une force de caractère époustouflante pour arriver à supporter la vie telle qu'elle était aujourd'hui. Bien sûr, elle était consciente de tout ces malheurs qui l'entourait. Du fait qu'elle n'était pas la seule à souffrir un peu comme la plupart des gens en temps de guerre. Spencer le savait, c'était la guerre qui se préparait sur la petite île de Genosha. La royauté, le peuple, l'armée, Hydra, la garde rouge, la résistance. Tous. Tous étaient concernés par cette aura de terreur qui planait dans l'air. Personne ne pouvait en réchappait et forcément, ça montait à la tête. Abrutissait certains esprits. Répandait le mal dans l'esprit des plus faibles. Mais qui était-elle, elle pour juger le choix et la prise de partie des autres ? Elle n'était personne à son niveau. Seulement Spencer et si ce soir elle devait subir le courroux du peuple en colère, est-ce qu'elle pouvait faire quelque chose ? Non.

Du moins si l'inconnue à la chevelure ébène n'avait pas fait son apparition. La jeune résistante aurait été tabassée, peut-être même tuée et c'était tout. Mais elle aurait apportée la tristesse dans le cœur de Casey et de Max et ça... Ça c'était inacceptable. Ils étaient tout deux sa raison de s'accrocher un peu plus à la vie. Elle n'aurait pas pu les décevoir ainsi sans résister ne serait-ce qu'un peu. Au moins pour eux. A moins pour son amour propre. Et puis ne disait-on pas d'elle qu'elle était une tête brulée ? Oh ça, si. Elle l'avait toujours été. Voulant suivre ses deux frères dans toutes leurs aventures. Aimant le goût du danger. Le goût du risque. C'est pour cela qu'elle n'hésita pas un seul instant à se mettre en danger une fois de plus pour sauver son héroïne du jour.

Serrant les dents. Pinçant les lèvres. Puisant dans ses dernières forces la belle entama sa transformation la plus étonnante. Elle avait découvert depuis peu qu'elle pouvait se transformer entièrement en femme de glace et espérait du plus profond de son être que cela suffira à arrêter son hémorragie temporairement. Mais toute transformation a un prix et Spencer sait très bien que lorsqu'elle reprendra sa forme initiale la blessure s'aggravera instantanément. Alors elle se lève et se dépêche de mettre à exécution son plan de sauvetage express. Se concentrant sur le pouvoir qui boue au creux de ses entrailles la belle blesse considérablement l'homme détenant l'arme à feu. Mais ce n'est définitivement pas ce qui la surprend le plus. Non, le plus étonnant est cet oiseau qui fonce droit sur l'assaillant qui tente de s'en prendre à la femme au bâton. Spencer papillonne des yeux en se demandant si elle divague mais les cris de leurs agresseurs ainsi que les autres volatiles qui se précipitent sur eux la fait vite déchanter.

Alors que la femme tombe à genoux à terre la résistante ne peut s'empêcher que ce n'est pas du au hasard. Un émergé est sûrement dans le coin. Elle pince les lèvres légèrement étourdie. Elle ne tiendra pas plus de dix minutes comme ça mais lorsque la belle s'approche d'elle en lui disant qu'il faut partir, Spencer lui offre un sourire. En effet... En espérant sincèrement que ça leur servira de leçon.souffle-t-elle en posant sa main sur la blessure de sa nouvelle acolyte afin de la geler légèrement. Je ne sais pas ce que ça vaut mais il faudra qu'on fasse avec. fini-t-elle avant de s'élancer à la suite de la femme. Elle se déplace rapidement et à l'air plus qu'à l'aise dans la nature sauvage. La jeune femme ne peut s'empêcher de penser qu'elle a l'air bien familière des lieux mais se mord la langue afin de ne rien lui demander.

Au bout de quelques minutes les deux femmes arrivent au milieu d'une grande clairière et se stoppe. Au loin une branche craque alors que la respiration difficile de leurs adversaires se fait entendre. Je vais être franche avec toi je ne tiendrai pas cet transformation longtemps et au moment où je reprendrai ma forme initiale ma blessure risque d'empirer... On va devoir se battre et au moins les assommer pour pouvoir leur échapper.dit-elle en se retournant vers elle. Autant jouer franc jeux avec elle.



by tris
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Sam 27 Avr - 19:35

La vie est injuste. C'est une réalité. Autant nous pouvons l'apprecier et jouir du mieux possible du fait d'être en vie, autant il est clair qu'elle n'est en rien guidée par la justice. Certains naissent avec une cuillère en argent dans la bouche, n'ayant jamais besoin de fournir le moindre effort pour obtenir ce qu'ils désirent. D'autres en revanche n'ont rien et ce depuis leur plus jeune âge. Ils sont forcés de batailler chaque instant de leur misérable existence pour essayer de garder la tête hors de l'eau si tant est qu'ils parviennent à l'en sortir en premier lieu. Non la vie n'est pas juste. Pourtant chacun semble prêt à tout pour la garder. Pour rester sur cette terre et continuer de vivre sa pietre et insignifiante existence. Pourquoi? Parce que la mort fait peur. Pourtant s'il existe bien quelque chose de juste et d'impartial c'est bien la mort. Que vous soyez important ou non, riche ou sans le sou, populaire ou malaimé, jeune ou décrépit, elle viendra un jour vous faucher. C'est inéluctable. Et c'est certainement pour cette raison qu'elle fait si peur. Car rien ne peut la contrôler. On peut parfois la ralentir ou la repousser brièvement mais ce n'est toujours que partie remise dans le fond.

Cependant, rares sont ceux qui ont l'honneur de pouvoir la regarder en face et la défier. Tout risquer dans un combat contre la mort elle-même. Cela signifierait que l'on ne la craint pas? Peut-être. Mais ce n'est en rien une preuve l'imbécilité ou de manque de lucidité. Au contraire. C'est simplement accepter l'évidence. Et lorsque l'on sait que la mort se trouve en face de nous et que l'on trouve au fond de nous le courage de l'affronter, c'est certainement la que l'on se sent le plus vivant. J'ai vu tellement de fois la mort par le passé, mais au lieu d'être mon adversaire elle était mon alliée. Lorsque l'on chasse pour se nourrir on n'a pas d'autre choix que de procéder de la sorte. Mais chaque proie méritait le respect et une mort digne. Car aucun de nous n'est en mesure de décider impunément quand la vie d'un autre peut prendre fin. Qu'il soit humain ou animal. Peut-être qu'aujourd'hui est mon jour. Est notre jour à toute les deux. Nous qui nous sommes engagées dans un combat a l'issue plus qu'incertaine. Nous qui continuons de braver la mort en cet instant, dans notre course vers un endroit plus sûr, la défiant de nous rattraper.

Nous finissons par nous arrêter dans une clairière et les mots de la jeune émergée me parviennent comme une évidence. Quelque chose dont j'avais déjà conscience sans pour autant l'avoir prononcé à voix haute. Je me contente de hocher la tête, jetant un rapide coup d'oeil à ma blessure légèrement cryogenisée par mon acolyte du moment. Est-ce que cela va tenir et me permettre de me battre correctement? Rien n'est moins sûr. Mais toujours est-il qu'elle a raison. Nous allons devoir les mettre à terre une bonne fois pour toute si nous voulons nous en sortir vivantes. Alors prenant une grande inspiration., je hoche la tête en dirigeant mon regard vers la d'où proviennent les respirations saccadées des deux hommes à notre poursuite. Ils font autant de bruit qu'un troupeau de bovins en pleine charge. Pourtant ils ne sont que deux. « Je ne sais pas ce qui s'est passé avec ces oiseaux mais j'ai l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part. Je sais pas pourquoi, c'est bizarre... et aussi je me demande pourquoi j'ai ressenti cette douleur lorsqu'il a brisé la nuque de l'un d'eux... » soufflais-je a voix haute sans m'en rendre compte. Ces pensées n'auraient jamais dû passer la barrière de mes lèvres en temps normal. Mais ainsi soit-il.

Resserrant ma main autour de mon bâton, je me mets dans une position plus propice au combat. S'ils veulent cette fille ils devront me passer sur le corps. Ils devront marcher sur mon cadavre. C'est ainsi. « Si les choses tournent mal, prend la fuite tant que tu peux encore rester sous cette forme. Quelque chose me dit que ta blessure ne s'est pas arrangée en te transformant... Et ne t'en fait pas pour moi. J'en ai affronté de plus coriaces dans le passé... » dis-je sans regarder la brune. Mes Iris étaient fixés sur nos adversaire qui venaient tout juste de poser un pied dans la clairière. Saisissant une branche morte relativement épaisse qui traînait au sol, je la brise rapidement en la coinçant sous mon pied afin de la rendre pointue à l'extrémité et la lance d'un mouvement ferme et assure dans la direction du premier. N'ayant pas le temps d'esquiver, le morceau de bois se planta dans sa gorge, la traversant de part en part et le faisant s'écrouler au sol quelques courts instants après. Plus qu'un. Et cette fois j'ai eu de la chance. Ce n'est pas celui qui possède l'arme à feu qui nous fait face. On va s'en sortir. Alors je m'élance vers notre dernier adversaire, esquivant un premier coup pour lui en rendre un avec mon bâton. Mais c'était sans compter sur sa seconde attaque que je ne vis pas venir sur le coup. Un violent impact se produisit sur ma blessure et me força à lâcher mon arme dans un cri de douleur alors que la glace qui recouvrait l'orifice présent dans ma chair se brisa et laissa à nouveau couler le sang. Aujourd'hui je regarde la mort dans les yeux. Et qu'elle se le tienne pour dit: ce n'est pas encore mon heure.

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Spencer Hennessy
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Sam 27 Avr - 21:44




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Tysha & Spencer



Aux portes de la mort elle voudrait; à l'encre de ses larmes; écrire son désespoir. Elle voudrait leur envoyer son malheur en guise de nouvelle. Leur éclaircir sur l'idée qu'elle ne va pas bien. Symboliser l'objet d'un cœur brisé, préciser le mal engouffré depuis tant d'années. Leur raconter qu'elle, toute jeune Spencer, est lassée de porter un masque, le masque de la chance, de la réussite, de la fortune, de la gaieté, de l'enivrement, de l'aubaine, de l'extase, alors que derrière ceci se cache une quantité de souffrances non dites.  Celle de son choix. Celui de rejoindre ceux que l'on appelle résistants. Car dans son cas, c'est un choix, pur et dur. Elle aurait besoin de leur interpréter toutes les épreuves qu'elle a accomplies avec plus ou moins d'oppositions. Elle souhaiterait leur ouvrir les yeux sur sa condition d'émergée. Elle souhaiterait ainsi leur révéler ses calvaires quotidiens. Ensuite, elle désirerait leur faire comprendre que le sens de sa vie n'est aisé, que toutes ces choses qui sont anodines pour eux, sont intensément amères pour elle. Elle rêverait de tout simplement leur parler de toute cette torture qui réside au fin fond de son cœur, seulement, elle rêverait également de réussir à leur en chuchoter rien qu'un minable échantillon de ses douleurs, pourtant elle n'y parviens pas. Face à eux, face à l’oppression, face à la méchanceté; les mots ne veulent pas s'échapper, ils stagnent au creux de sa gorge. Par conséquent, elle persiste à mettre de côté les plaies à l'intérieur de sa poitrine. L'organe nommé comme cœur continuera d'enfermer à double tour tous les tiraillements du passé, du présent, et du futur. Toutes les souffrances de la jeune femme qu'elle est devenue pour en faire celle qu'elle est aujourd'hui. Plus froide, plus dure, plus tête brulée que jamais. Car malheureusement, elle n'a plus le choix.

C'est un univers parallèle, le chagrin, un monde abominable où les mots les plus doux, les gestes les plus nobles s'avèrent dérisoires, inappropriés, gauches, mortels d'inanité. Encore une fois ce ,'est pas ce qu'elle souhaite. Tout serait plus simple si seulement cette folie initiée par Magnus n'était pas. Si seulement le peuple arrivait lui aussi à voir qu'émergés et humains sont tous égaux. Si seulement. Si seulement. Avec des "si" elle aurait pu mettre Paris en bouteille mais c'est une toute autre chose qui est arrivée. C'est les poings qui ont parlés. C'est les armes à feux crachant leur poudre à canon. C'est la violence et ce n'est pas elle qui en est à l'origine. Non. Elle ne fait que subir comme la plupart des siens. Elle ne fait que se défendre. Elle ne fait que survivre et elle sait au fond elle que si la mort vient la chercher aujourd'hui, elle aura défendue dignement ses couleurs en compagnie d'une alliée.

Alors elle court. Court. Court. Sans regarder en arrière. Les pensées dérivant vers les événements qui viennent de se dérouler. Ont-elles une chances de s'en sortir ? Elle en est peu convaincu. Même avec la guerrière qui fuit à ses côtés. Le temps leur est de toute évidence compté. Spencer le sait. L'inconnue aussi. Elle n'a pas besoin de lui poser la question. L'alchimie entre les deux battantes est déjà assez bien passée. Ensemble, elle pourrait sûrement faire des miracles. Si seulement elles n'étaient pas toutes deux dans un état critique. La résistante ne doute pas une seule seconde des compétences de celle qui l'accompagne. Elle l'a vu a l’œuvre et se sait en sécurité. Pourtant, l'odeur d'une défaite potentielle plane au dessus de leur tête. Elles ont gagnées une bataille mais n'ont pas gagnées la guerre.

La guerre. Un mot bien choisi. C'est une reflet de l'état et des mentalités actuelles qui font de Genosha ce qu'elle est. Un monde régit par des opinions toutes aussi différentes les unes que les autres et c'est ce qui rend les protagonistes ici présents tous plus vivant, plus humains, les uns que les autres. Alors elle s'arrête, bien consciente qu'elles n'ont plus le choix. Il va falloir combattre. Qu'elles perdent ou qu'elles gagnent. Qu'elles vivent ou qu'elles meurent. Elles se seront battues toutes deux avec fierté voilà tout. Se stoppant au milieu de cette grande clairière, la jeune femme puise dans ses dernières forces afin de donner tout ce qu'elle a alors que son binôme chuchote des mots qui arrachent un sourire à la jeune Spencer. Elle se tourne vers elle en s'humectant ses lèvres de glaces. Pure réflexe. Remarque des plus intéressantes. Ça commence toujours comme ça... Si on ne meurt pas dans ce combat peut-être auront nous la chance de discuter de ce petit... Incident ?lui répond-t-elle alors qu'elle n'attend sûrement aucune réponse.

La belle aux cheveux ébènes continue de lui prodiguer ses instructions et encore une fois les lippes de la femme de glace s'étirent. Il est hors de question pour elle de la laisser seule. Jamais elle ne fuira sans l'emmener avec elle. Jamais. Tu sais que je ne partirai pas hein ? dit-elle alors que leurs invités font leur apparition. Un craquement sonore signifie à Spencer que la guerrière se prépare à attaquer et alors que la racine fraichement coupée file dans les airs et se plante dans la gorge de l'homme à l'arme à feu, la résistante avale douloureusement sa salive. Bon ok. T'as peut-être pas vraiment besoin de moi... fini-t-elle alors qu'elle a déjà filé sur le dernier assaillant. Alors qu'elle se bats avec rapidité Spencer secoue énergiquement ses mains afin de lancer une attaque de plus en espérant ne pas s'écrouler dans la seconde. Un cri de douleur retentit dans la clairière et la belle serre les dents en voyant sa partenaire à terre.

La colère monte de son estomac et un grognement s'échappe de ses lippes. Elle lève les mains en s'avançant vers lui sourcils froncés et air menaçant planté sur le visage. Lâche là. De suite. lâche-t-elle en grinçant des dents. Un rire s'échappe de la bouche de l'homme qui ne semble pas la prendre au sérieux. Ses doigts se mouvent lentement dans les airs alors qu'elle ne quitte pas sa cible des yeux.  Sinon quoi ?! beugle-t-il en s’emparant des cheveux de la femme à terre. La belle respire un grand coup essayant de garder son calme et alors qu'elle arrive à bonne hauteur elle observe son visage se tordre de douleur. Un cri s'échappe de sa gorge et Spencer affiche un air grave. Sinon, je risque de glacer ton propre sang à l'intérieur des tes veines et mon amie présente n'aura qu'à te mettre un coup de tête pour t'achever... fini-t-elle en lançant un regard entendu à sa partenaire. La belle ne sait pas si elle survivra à cette attaque mais c'est sûrement la dernière qu'elle pourra lancer aujourd'hui.



by tris
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Sam 27 Avr - 22:38

La confiance est quelque chose qui se gagne. Quelque chose qui se mérite. Le fruit d'un travail acharné auprès de ceux qui comptent pour nous. Il faut savoir faire ses preuves, être capable de se montrer digne de ceux qui nous entourent afin de leur prouver qu'ils ont raison de placer cette confiance en nous. Qu'ils ont fait le bon choix en nous préférant nous plutôt que quelqu'un d'autre. Que l'on vaut la peine d'être écouté, pris en considération. Et pourtant, parfois cette confiance semble être acquise sans effort. Sans aucun mal. Sans même connaître une personne. Comme si une sorte de connexion immédiate s'établissait suite au simple fait d'avoir laissé les regards se croiser. Comme si, au fond de nous, nous étions convaincus que la personne qui nous fait face ne nous décevra pas. Sera immédiatement capable de déceler cette confiance mutuelle et s'en montrera digne. Y fera honneur au même titre que vous. Souvent, c'est même ce genre de relations qui aboutissent sur des liens puissants et indestructibles par la suite. Et lorsque l'on pense au fait que tout cela s'est passé de manière tacite, sans un seul mot prononcé, cela peut surprendre. Mais c'est ce qui fait, malgré tous ses défauts, la beauté de la nature humaine.

Peut-être n'arriverais-je jamais à expliquer pourquoi est-ce que j'ai tenu à porter secours à une inconnue. Pourquoi, alors que j'aurais pu me contenter de tuer ces hommes dès le départ, j'ai préféré leur laisser une chance. Quoi que, non. Je suis même certaine que je ne pourrai jamais l'expliquer. Mettre des mots sur ce qui m'a poussée à agir de la sorte. L'instinct, peut-être. Certainement. J'en suis presque sûre. Mais lorsque je repense à présent à tout ce que j'ai pu faire comme erreurs depuis que je suis intervenue dans leur bataille, je réalise que je nous ai peut-être plus mises en danger que sauvées. Mais pour une fois, il n'est pas trop tard pour réparer ces erreurs. Ou tout du moins essayer. Nous sommes toujours en vie. Peut-être plus pour longtemps, mais cela devrait être suffisant. Et puis, si je parviens à agir comme il faut cette fois ci, nous devrions l'être encore après cet affrontement.

C'est la raison pour laquelle j'ai arrêté de me cacher. Arrêté d'agir comme une simple jeune femme ayant appris à se battre par passion. Non. Je suis celle que je suis. J'ai grandi dans un peuple composé uniquement de femmes, dans une forêt isolée du reste de la civilisation. Je sais chasser, me battre, évoluer dans la forêt comme eux marchent dans une rue pavée. Et je sais tuer. Je n'ai pas peur de le faire. Je me souviens clairement des mots de ma mère, qui me répétait sans cesse que tuer pour le plaisir est un crime. Alors que tuer pour survivre est légitime. Lorsque la mort plane dans les airs, à la recherche d'une victime, et hésite entre deux personnes, il faut savoir faire pencher la balance en sa faveur. C'est bien ce que je compte faire à présent. C'est pour cela que, dans un geste rapide et précis, je me suis fabriqué un projectile mortel à partir d'une simple racine. La nature est la meilleure des armes. Elle nous a créés et peut nous rappeler à elle de la plus cruelle des façons. C'est ce qui fait également sa beauté.

Une gerbe de sang tacha l'herbe, les feuilles des buissons, ainsi que les habits de celui qui n'était à présent plus que notre unique adversaire. Son compagnon s'écroula au sol alors qu'il tentait certainement de parler. Mais les seuls bruits audibles furent un espèce de gargouillement visqueux dû au sang qui s'échappait de sa gorge par flots. On dit qu'il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires. J'ai eu le malheur de le faire la première fois et je me suis pris une balle dans l'épaule. Je ne referai plus cette erreur. Et pourtant, sans me croire meilleure combattante que lui, je me suis faite prendre par surprise par son coup. Vicieux mais intelligent, il rouvrit ma blessure à l'épaule et profita de me douleur pour me mettre au sol. Il empoigna mes cheveux avec force et me souleva de quelques centimètres, me forçant ainsi à serrer les dents et grimacer de douleur. Et alors que je tentais de trouver un échappatoire, mon alliée se manifesta et s'avança vers nous. Menaçante. Glaciale. Sans mauvais jeu de mot. Cette fois, ce fut lui qui fit l'erreur de la sous-estimer. Il se mit à hurler sa douleur alors que son sang était littéralement en train de geler au sein de ses veines. J'ose à peine penser à me représenter ce que cela doit faire. Je crois que je n'en ai pas envie en réalité.

Regardant la brune, je hoche presque imperceptiblement la tête pour lui montrer que j'ai compris. Qu'elle n'a pas besoin d'en dire plus pour que je sache quoi faire. Car vu son état, si jamais elle continue d'utiliser son pouvoir jusqu'à ce que je sois effectivement capable de briser cet homme d'un simple coup de tête, elle risque d'y laisser gros. Très gros. Trop gros. Alors, profitant du fait que son attention n'est plus du tout dirigée vers moi, je viens frapper vicieusement là où ça fait mal: en plein dans les bijoux de famille de l'individu. Il se crispe, se plie en deux, et me relâche. J'en profite alors pour me redresser tout en récupérant le morceau de bois ayant servi à faire passer de vie à trépas son collègue. « On s'reverra en enfer. » dis-je à l'homme une fois en face de lui, et d'un coup sec, le pieu s'enfonça dans son orbite aussi loin qu'il m'était possible de le faire. Son sang éclaboussa mon visage, mais je n'en tint pas compte. Il y avait plus important. Reculant de quelques pas pour laisser le corps inerte de notre dernier adversaire tomber lourdement au sol, je laissais mon regard se perdre sur son cadavre quelques secondes.

Je me fais tirer de mes songes par la douleur qui se rappelle à moi telle une aiguille se plantant dans la chair. L'adrénaline commence à se tarir, et je ne peux plus ignorer les dégâts qu'a subi mon corps dans cette lutte. Alors je me retourne, chancelant très légèrement sur le coup, et me dirige immédiatement vers l'émergée. Apparemment au bon moment, car elle vient de reprendre sa forme initiale et manque de tomber au sol. Je la soutiens même si c'est un peu difficile pour moi, et viens capter son regard. « On est entrées à deux dans cette clairière, on va en sortir à deux. Tu vas t'en tirer, j'te le promets. Appuie toi sur moi, on se tire d'ici... » dis-je sans réellement lui laisser le choix et commençant à marcher. J'espère qu'elle va tenir le coup. Qu'on arrivera à atteindre un endroit sûr pour que je parvienne à la soigner ne serait-ce qu'un minimum. Au moins pour qu'elle s'en sorte. Me rendant compte de quelque chose, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire en coin. « Au fait... J'm'appelle Tysha. »

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Spencer Hennessy
Mutant
Spencer Hennessy


More about you : Don't you dare touching her | Spencer 17040911010919064614972529
Codename : Icey
Pouvoirs : Spencer est une mutante capable de réfrigérer son environnement, donnant lieu à des formations de cristaux ou de blocs de glace qu'elle peut mentalement sculpter à sa guise. Elle utilise souvent son pouvoir en projetant un souffle glacial de ses mains pour engloutir en quelques secondes ses ennemis sous la glace. Il lui arrive de créer des fines pistes de glace qui lui permettent de se déplacer en glissant très rapidement. Son corps est capable de supporter un très grand froid car elle est capable de baisser sa température corporelle sans subir de conséquences. Le professeur Xavier pense que tout comme son mentor IceMan elle peut aussi se transformer en femme de glace, devenant sous cette forme quasiment invincible.
Emergence :
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Maitrise :
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Lun 29 Avr - 22:33




Don't you dare touching her

Tysha & Spencer


Par crainte de la douleur, nous essayons presque tous, à des niveaux différents, d'éviter les problèmes. Nous temporisons en espérant qu'ils disparaîtront. Nous refusons de les voir, prétendons qu'ils n'existent pas, ou nous les oublions. Nous avons tendance à les contourner plutôt qu'à leur faire face, essayons d'y échapper plutôt que d'affronter la souffrance qu'ils nous imposent. Car la douleur est l'un de ces endroits hideux dont on doit se battre pour sortir quand on y est allé une seule fois, et, même quand on pense qu'on s'en est échappé, on découvre qu'elle vous a marqué à jamais. Elle s'ancre en nous comme un parasite. Qu'elle soit physique ou morale elle s'immisce en vous telle une sangsue et ne vous lâche qu'après être sûre de vous avoir vider. Pourtant la douleur c'est ce qu'elle connait le mieux dans la vie. La subir ou même la faire subir. Il n'y a pas vraiment de différence pour elle. Ce n'est que le principe même de la vie.

Alors même si il est fort probable qu'elle perde la vie aujourd'hui, Spencer le fait la tête haute. Car cela fait partie de son cycle tout simplement. Après tout ne dit-on pas que à tout instant, la mort nous guette et qu'en attendant, il faut vivre, et continuer du mieux possible. La guerre est comme une maladie ;il vaut mieux ne pas trop y penser, et oublier l'impression que ses symptômes font sur nous. Sinon, nous deviendrions tous bientôt fous à lier. C'est ce qu'on lui a toujours dit et elle est complétement d'accord avec ça. Alors si elle se plante. Si elle s'épuise trop vite. La mort viendra la cueillir. Il ne faut donc pas qu'elle réfléchisse mais tout simplement qu'elle agisse.

Prenant son courage à deux mains, la résistante s'avance. Piochant dans ses dernières réserves elle menace leur assaillant. Elle ne supporte pas la vision de cette femme à genoux, cheveux tirés et complétement soumise à son adversaire. Alors elle entreprend de geler son sang. Une vraie torture pour celui qui la subit mais une garantie pour les deux jeunes femmes de sortir d'ici vivantes. Du moins si la belle maitrise un minimum les premiers soins et ça, elle l'espère de tout son cœur. Alors en faisant semblant de rien, elle énonce des instructions qui, elle en est convaincu seront comprises de sa partenaire. Se concentre pour poser le plus de dégâts possible avant de la laisser achever son œuvre malgré la douleur de sa blessure.

La jeune femme ne peut s'empêcher de sourire en entendant sa punchline qui aurait plu à Max. Elle se jure intérieurement de lui raconter tout ça dés qu'elle rentrera mais pour ça faut-il déjà qu'elle rejoigne le camp. Doucement, sa vision se floute alors que des papillons noirs passe devant ses yeux. La glace s’évapore petit à petit de son corps, laissant place à sa peau légèrement ambrée. Elle tente un pas, puis deux. Mais c'est la terre qui tourne. Sa respiration se fait lourde alors qu'elle baisse les yeux vers son T-shirt entièrement ensanglanté. C'est grave. Trop grave et si elle avait pu ressentir le froid, c'est sûrement des frissons qui parcourrait son échine. Ses jambes se dérobent sous son poids alors qu'elle sent la chute venir. Bien heureusement son héroïne la rattrape et la jeune femme lui offre son plus beau sourire lorsqu'elle lui donne son nom.

Tysha. Elle l'aime bien. Elle le trouve doux et sauvage à la fois. Un peu comme celle qui le porte. Moi c'est Spencer... souffle-t-elle avec faiblesse. C'est tel un pantin qu'elle suit la femme jusqu'à ce qu'elle pense être sa voiture. Peut-être a-t-elle une trousse de secours dans son coffre ? Bingo ! Alors qu'elle sent les doigts de Tysha remonter son T-Shirt Spencer ne peut s'empêcher de faire une remarque pour qu'elle ne soit pas surprise par les impacts de balles qui entravent sa peau. C'est pas ma première fois... Une vraie petite passoire tu vois ?... fini-t-elle par dire avant de perdre connaissance. Plus tard, elle se réveillera chez Tysha. Plus tard, elle s'embarquera dans une nouvelle aventure.


by tris
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