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I still feel alive ▼ Chandy
◄ The real crime would be not to finish what we started ►
Andy Hellend
Esprit
Andy Hellend


More about you :

I still feel alive ▼ Chandy E8hs
Codename : Mara.
Pouvoirs : Ancien esprit Mara, Andy a le pouvoir d'insuffler à ses victimes d'horribles cauchemars et se nourrie de leurs faiblesses afin de devenir plus forte.
Emergence :
I still feel alive ▼ Chandy Fonddr113 / 53 / 5I still feel alive ▼ Chandy Fonddr11
Maitrise :
I still feel alive ▼ Chandy Fonddr112 / 52 / 5I still feel alive ▼ Chandy Fonddr11
Messages : 103
DCs : Raven & Spencer & Jessica & Alena & Erin

Dim 26 Mai - 22:39




I still feel alive

Charlotte & Andy

Ils flottent, ils volent. Ils sont Dieu, ils sont anges, ils sont seuls. Autour d'eux, le monde s'efface et se réduit au simple décor d'un théâtre dont ils sont les uniques acteurs. Ils s'aiment. D'un amour dans le sang. D'une ivresse permanente. Dans l'instant et l'éternité. Et en même temps, la peur est partout. La peur du manque. La peur de se retrouver sans oxygène. C'est l'évidence et la confusion. C'est à la fois la foudre et l'anéantissement. Le plus beau des printemps, l'orage le plus violent. Et pourtant, ils s'aiment. Les gens s'aiment. Les gens vivent. Elle les observent, eux, les autres. Continuellement. Elle cherche à savoir ce qui les motivent. Elle cherche à comprendre pourquoi elle ne ressent pas de telles émotions. Elle cherche mais ne trouve que trop rarement.

Avec Simon elle vit. Avec Simon elle apprend. Avec Simon elle ressent. Peut-être pas les bonnes choses. Peut-être pas les bons gestes. Mais il est le seul. Le seul qui lui permet d'aller plus loin. Le seul qui stoppe cette voix dans sa tête qui lui dicte de regarder. D'analyser le monde qui l'entoure. Le seul qui fait en sorte qu'elle se sent vivante. Le seul qui fait qu'elle n'ai pas l'air d'une poupée aux émotions figées. L'unique et pour cela elle continue d'aller le voir. Lorsqu'elle s'autorise à penser à lui son coeur bats et c'est une chose qu'elle découvre enfin. Une chose qui la rend banale. Une chose qu'elle recherche désespérément.  Alors elle commence à agir comme les autres et ce soir elle passe une grande étape. Pour la première fois elle va agir comme une simple humaine. Pour la première fois elle va se fondre dans la foule. Pour la première fois elle va s'autoriser un morceau de vie.

Aujourd'hui elle a rendez-vous à la banque. Elle doit ouvrir un compte. De l'argent elle en a tout un tas provenant de ses trafics. Elle a apprit à le cacher dans des endroits qu'elle seule connait mais il serait plus judicieux de le placer. Voilà ce qu'on lui a dit. A dire vrai elle n'y connait absolument rien à ça et c'est bien pour ça qu'elle s'attend à ce que la demoiselle avec qui elle a rendez-vous en ce jour lui explique comment tout ce merdier fonctionne. Alors la voilà dans un bureau enfermer avec une blonde depuis une bonne heure. La brune s'exprime de sa voix monocorde. Pose des questions toutes plus judicieuses les unes que les autres. Elle aime qu'on lui explique les choses. Alors elle écoute sagement les réponse de cette jeune femme qui doit avoir approximativement son âge. Signe les papiers qu'elle lui tend et laisse échapper un soupire avant de lui tendre une liasse de billets à placer sur son compte.

Elle la regarde sans vraiment la juger. Après tout dés lors que l'on pose ses yeux sur Andy on sait que c'est une personne atypique. Son visage lisse. Son air neutre. Sa voix lascive. Ses longs cheveux noirs. Ses tatouages. Dur de ne pas remarquer qu'elle n'est pas comme les autres. Après un longs moments à discuter de tout et de rien Andy fronce les sourcils. La vitre à sa droite tremble légèrement et d'un regard elle aperçoit le ciel couvert. Doucement elle se mordille la lèvre inférieure avant de se retourner vers la conseillère bancaire. Le temps à changer. dit-elle simplement. Andy n'est pas le genre de femme à discuter beaucoup. Pourtant ses sens sont en alertes et elle sent le danger se rapprocher. Hochant la tête elle se lève et pose sa main sur la paroi le regard vide. Il faut partir de là et vite. continue-t-elle d'un ton ferme. Derrière elle la tornade menace et se fait de plus en plus dangereuse. Elle comprend cette fois en voyant le regard de la blondinette qu'elles sont de toutes évidences dans la merde. Dire qu'elle n'aime pas les problèmes. Elles s'apprêtent à en avoir un gros incessamment sous peu.


by tris
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Lun 27 Mai - 10:55

Metro, boulot, dodo. En ce moment c'est beaucoup à ca que se résume ma vie. J'ai repris peu à peu les combats mais je dois dire que j'en fais tout de même un peu moins qu'avant. Meme si mes blessures sont guéries physiquement, je garde encore la plaie béante de mon agression et de la torture qui en a découlé bien ancrée dans ma mémoire. Chaque fois que mon regard se pose sur ma main gauche je suis envahie par des souvenirs de ce moment. Et n'étant toujours pas capable de savoir qui peut bien-être responsable de tout cela, je préfère rester prudente pour une fois. Est-ce que cela a un lien avec les combats clandestins que je fais? Je ne sais pas. Alors dans le doute je lève un peu le pied. J'observe, tente de creuser ma mémoire un maximum pour obtenir des réponses à mes nombreuses questions. Meme si pour le moment c'est assez flou encore.

Une énième fois depuis le début de la journée, je peste en corrigeant le texte que j'étais en train d'écrire. Je n'ai pas vraiment encore l'habitude de l'absence de mon petit doigt alors lorsque je tape au clavier je fais comme s'il était encore la. Et lorsque je me relis je me rends compte de toutes les lettres qui manquent dans mes mots. Et cela m'énerve profondément. Parce que je pers du temps. Parce que je me sens nulle. Tout simplement. Meme si ce n'est pas entièrement de ma faute si on y pense. Un rapide coup d'oeil sur l'heure affichée en bas de mon écran et je me rends compte que mon rendez-vous va bientôt arriver. Une jeune femme, pour une ouverture de compte. L'avantage d'avoir beaucoup de conseillers ayant préféré prendre congé à cause des conditions météo... en toute ironie bien sûr. De mon côté, je ne peux pas me permettre ce luxe. Non pas que je sois obligée de travailler par manque de moyens, sur ce point la les combats m'ont mise hors de danger, mais j'ai utilisé bien trop de jours lors de mon hospitalisation. Et de toute évidence, le grand patron n'a pas l'intention de se montrer clément à mon égard et de m'offrir quelques repos supplémentaires. Alors malgré les avertissements, je suis venue. Je dois d'ailleurs être l'une des seules. De toute façon, niveau clients ça ne se bouscule pas non plus. Peu sont ceux qui osent braver la météo pour venir à la banque. Ce n'est pas forcément le plus urgent.

Pourtant, la cliente qui me fait à présent face semble n'en avoir absolument rien à faire des avertissements météorologiques. Elle me pose encore et encore des questions concernant son compte, et chaque fois je réponds du mieux que je peux. Je ne suis pas conseillère non plus même si je me retrouve à devoir faire leur boulot. A cette pensée, je retiens un soupir par politesse envers celle qui est assise de l'autre côté du bureau que j'occupe. Je lui tends les derniers papiers à signer et elle le fait sans rechigner avant de me tendre une sacrée liasse de billets. Une nouvelle fois je me retiens de réagir. Une telle Somme, ça ne peut pas venir de quelque chose de légal. Enfin je trouverais ça bizarre. Surtout lorsqu'il s'agit d'une ouverture de compte. Je suis assez bien placée pour le savoir, que ce soit par ma manière de gagner ma vie en dehors de cet endroit ou par mon travail tout simplement. Mais je ne dis rien, me contente de saisir ce qu'elle me tend pour la placer dans la machine faite pour compter les billets. Une fois la manœuvre terminée je reprends la liasse et la range dans un tube que je ferme à clé et que je vais ensuite déposer dans un coffre.

C'est certainement au même moment que nous avons toute deux réagi à ce qu'il se passait dehors. Le ciel est sombre, très sombre, et les vitres se mettent à trembler. Je fronce les sourcils et entend la jeune femme reprendre la parole. Oui en effet le temps a changé. Et pas qu'un peu. Cela n'annonce rien de bon d'ailleurs. D'ailleurs je ne retiens pas cette fois ci le jurons qui transperce la barrière de mes lèvres. Je serre les dents et regarde la femme aux cheveux sombres. « Il faudrait peut-être s'éloigner des fenêtres... » dis-je juste avant qu'elle ne me dise qu'on devrait partir d'ici au plus vite. Je ne peux qu'être d'accord avec elle. Refermant rapidement le coffre qui était encore ouvert, je range ensuite la clé dans le bureau et c'est bien évidemment la que tout a dérapé. Encore une fois.

J'ai à peine le temps de voir cet objet sombre voler vers la fenêtre que je me jette sur la femme pour la faire se coucher au sol. Un instant plus tard le verre se brise et la vitre éclate alors que le couvercle de poubelle qui est responsable de cela s'écrase au sol dans le bureau. Le vent s'engouffre dans la pièce et je serre les dents tout en fermant les yeux. Ce n'est pas de la peur. Simplement de la douleur. Encore. Je me décale pour laisser ma comparse du jour se relever vu que j'étais sur elle dans un réflexe protecteur mais je n'arrive tout simplement pas à en faire de même. Des éclats de verre sont profondément enfoncés dans la peau de mon dos et un morceau plus important est venu empaler mon mollet. Décidément... je crois que la chance m'a abandonnée pour de bon. Je grimace, essaie de bouger mais je ne peux retenir des gémissements de douleur. Moi qui m'étais jurée de ne plus jamais entendre ce genre de sons sortir de ma bouche. La nature en a simplement décidé autrement. « Sortez d'ici, je... j'vais me demerder... » lachais-je d'une voix déformée par la douleur. Non mais sérieusement Charlotte, demander de l'aide ce serait vraiment trop?! Je me désespère moi-même. Pourquoi vouloir à tout prix sauver cette femme quitte à ne jamais réussir à sortir d'ici? Comme si me retrouver seule et a moitié morte dans un bâtiment vide ne m'avait pas suffit la dernière fois. A croire que je ne peux tout simplement pas lutter contre ce petit côté chevaleresque que j'ai au fond de moi. Franchement... je pourrais pas être égoïste pour une fois dans ma vie?

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Andy Hellend
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Lun 27 Mai - 13:37




I still feel alive

Charlotte & Andy

Chacun de nous a un ange, un gardien qui veille sur nous. On ne sait pas quelle forme ils vont prendre. Un jour c'est un vieillard, le lendemain une petite fille. Mais les apparences sont trompeuses. Ils peuvent être aussi féroces que des dragons. Pourtant, ils ne sont pas là pour se battre à notre place. Mais pour chuchoter depuis les feux de la rampe, pour nous rappeler que c'est nous, chacun de nous, qui détenons le pouvoir dans les mondes que nous créons. Est-ce qu'en ce jour où les éléments se déchainent Andy sera un de ces anges gardiens ? Ou au contraire sera-t-elle de ceux qui abandonnent les autres sans même ciller ? Pour tout avouer la belle aux cheveux ébènes est plutôt de la deuxième catégorie. Elle a beau vouloir ressentir les même émotions que ceux qui l'entoure. Elle a beau les observer en se demandant ce qui régit leur volonté elle fait partie de ceux qui ne comprennent pas. Peut-être ne comprendra-t-elle jamais ce qui pousse les gens à s'entraider entre eux. Elle préfère d'ailleurs se débarrasser de tout ses problèmes avec une jolie balle plantée entre les deux yeux. C'est plus simple. Plus direct. Et dans ce cas précis, on est sûr de ne jamais se retrouver à nouveau dans la panade.

Est-ce de sa faute à elle ? Elle ne le sait pas. Elle a été élevée pour tuer. Pour accomplir des missions. Pour s'assurer que le travail est bien fait. Elle nettoie les problèmes tout simplement. Alors les sentiments, même si ils l’obsèdent n'ont jamais fait partie de son éducation. Pourquoi lui auraient-on appris à aimer ? A avoir peur ? A être faible. Il n'y avait aucun intérêts à ça. Andy n'est pour ainsi dire qu'un objet. Voilà tout. Une poupée assassine, qui plus est douée pour son boulot. La mort ne la dérange pas. Elle la côtoie de toutes façons tous les jours, c'est donc une vieille amie. Alors quand elle s’aperçoit que la tempête est déjà bien mise en place elle ne prend pas peur. Elle s'approche simplement de la fenêtre et observe. Pince les lippes le regard totalement inexpressif. Malheureusement elle n'est pas seule dans l'agence et il va falloir prendre en compte le fait que la blonde qui l'accompagne n'est peut-être pas aussi plate qu'elle. Elle se retourne vers elle alors qu'elle lui soumet l'idée de s'éloigner des fenêtre. Ce n'est pas si bête.

Sagement elle la suit vers son bureau non sans trainer des pieds. Pas parce que ça l'emmerde mais surtout parce que cette attitude lascive elle ne peut tout simplement pas s'en défaire. Elle a bien essayée de sourire une fois mais ses zygomatiques lui ont filés des crampes. Et puis pour être honnête la tronche qui a résultée de cette expérience n'avait rien à voir du tout avec un sourire mais plutôt tout à voir avec une grimace. Les sourires très peu pour elle. De toutes façons ce n'est clairement pas le moment pour réitérer la chose. Elle soupire alors en rêvassant légèrement le dos toujours tourné à la fenêtre. Mauvaise idée. Terrible erreur même. Elle n'a qu'une demi seconde pour savoir que la banquière se dirige vers elle et lui saute dessus. Littéralement. Le dos d'Andy claque alors contre le sol avec violence. Pourtant elle ne bronche pas. Elle a connu bien pire de toutes façons. Son dos craque alors qu'elle relève les yeux vers la fenêtre. Le vent provenant de l'extérieure s'engouffre alors dans le bureau faisant voltiger absolument tout autour d'elles.

Les cheveux de la blonde  s'envole dans tous les sens alors qu'elle roule sur le coté.  Son pantalon ne tarde pas à prendre une couleur carmine qu'elle connait plus que bien. Les morceaux de verres provenant des éclats de la fenêtre se sont planté dans son dos et dans son mollet. Andy penche la tête de côté et observe le visage tordu par la douleur de sa comparse du jour. Elle a mal. Elle fait la même tête que les jouets de Simon d'ailleurs. Elle hausse les épaules et s’aperçoit que son bras à elle pisse littéralement le sang. Oh. dit-elle en venant retirer les débris de sa chair. Drôle de personnage qu'est Andy. Elle n'a rien senti. Elle secoue la tête quand la femme lui demande de la laisser là. Elle n'est pas un problème pourquoi la laisserait-elle ? Andy fronce les sourcils et s'approche d'elle alors que dans la pièce toutes sortes d'objets s'échouent contre les murs en claquant toujours plus fort. Elle observe le dos de l'agent bancaire et juge que pour le moment, mieux vaut laisser tout ça comme ça. Doucement elle s'agenouille devant la jeune femme après l'avoir aider s'asseoir ce qui doit être vingt fois plus douloureux. Monte sur mon dos. On va se barrer d'ici. elle a peut-être l'air d'une bonne personne mais elle ne l'est pas. Ce n'est pas pour lui tendre la main avec gentillesse qu'elle fait ça, c'est simplement car c'est ce qui doit être fait. Dépêche toi je connais un entrepôt pas loin. Va falloir carburer mais on devrait y arriver. Je te promets pas qu'on s'en sortira vivantes mais c'est toujours mieux que de te laisser crever là. fini-t-elle par dire simplement.


by tris
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Lun 27 Mai - 15:26

Franchement, j'ai jamais été du genre à me plaindre. A dire que le sort s'acharne contre moi ou à jouer les Caliméro. Prétendre que c'est toujours sur moi que cela tombe et que j'ai du faire quelque chose qu'il ne faut pas ou que j'ai contrarié quelqu'un là haut. Chaque action a ses conséquences, nous mènent à un endroit bien précis et arrivera ce qu'il doit arriver. Tout simplement. Mais là je dois avouer que j'ai un peu de mal à encaisser la façon dont s'enchaînent les événements ces derniers temps. En fait j'ai l'impression que pour tout le temps où j'ai pu vivre ma vie tranquillement et comme je l'entendais sans que rien ni personne ne m'en empêche, je vais devoir me taper des épreuves plus difficiles les unes que les autres à surmonter pour compenser. Si c'est ça que l'on appelle un échange équivalent ou bien l'équilibre de la vie, qu'on revoit tout de suite la façon dont ça a été conçu! Parce que franchement, ça craint pour de vrai. D'abord cet enlèvement avec la torture qui a beaucoup diverti mon ravisseur, ensuite la soirée de gala où j'ai été forcée d'aller et où j'ai failli me faire arrêter par cet agent du SHIELD à cause de mes activités pas très légales, et maintenant ça? Non mais sérieusement, c'est un peu trop d'affilée. A la limite, si j'avais eu un temps pour vivre normalement entre tous ces événements ça aurait été. Mais là? Non je commence à en avoir marre.

Couchée au sol, je peste et grimace de douleur. Non seulement j'ai horreur que l'on me voit ainsi, mais en plus là c'est une cliente qui a l'air d'avoir une expression faciale uniquement lorsqu'elle se brûle qui me fait face. Et encore, quand elle se brûle... je suis même pas sûre que ça lui fasse quelque chose. Parce que lorsque je la vois retirer sans broncher le morceau de verre qui avait transpercé son bras, je ne peux m'empêcher d'ouvrir des yeux ronds. Elle est sérieuse là? Je veux dire, non seulement ça ne va faire qu'aggraver sa plaie, mais en plus ça doit faire un mal de chien! Sauf qu'elle fait ça comme si elle retirait un simple brin d'herbe qui traînerait sur sa peau et la chatouillerait. Y'a quelque chose de pas normal avec elle, c'est sûr. Je dois avouer qu'en un sens, en la voyant faire ça, je me sens presque piquée dans ma fierté. Alors j'essaie de me redresser mais chaque mouvement que je fais m'arrache un grognement de douleur. Mes muscles font bouger les débris de verre qui sont enfoncés assez profondément dans ma peau et j'ai beau être téméraire là je n'arrive pas à forcer encore une fois mon corps à obéir sans broncher. Alors je respire, tente de trouver une solution, et surtout de me calmer. Ce n'est pas en cédant à la panique que je vais réussir à faire quelque chose de constructif. Je ne dois pas repenser à ce que ce type m'a fait. A cette sensation d'impuissance. A cette paralysie causée par la douleur. Ce n'est pas la même chose. Je vais m'en sortir cette fois. Il le faut.

Il ne faut que quelques secondes pour qu'un cri de douleur ne passe la barrière de mes lèvres sans même que je ne puisse y faire quoi que ce soit. Elle vient de me mettre assise. Sans me prévenir, sans me demander mon avis, sans chercher à savoir si je peux bouger ou si cela me fait mal. Bon, pour la dernière question j'imagine qu'il n'y a pas vraiment besoin de la poser. C'est assez évident. Je dois ressembler à un hérisson avec tout le verre que j'ai planté dans le dos alors bon. Je serre les dents et peste, lâchant quelques jurons au passage, alors que mon regard vient capter celui de la femme aux cheveux sombres. Elle a vraiment un souci. D'autant plus lorsqu'elle m'ordonne de monter sur son dos. Elle est sérieuse là? Je dois dire que je ne sais même pas quoi lui répondre. Je la regarde sans comprendre, assez surprise et totalement incapable de le cacher. Enfin, jusqu'à ce qu'elle me dise de me dépêcher en me disant qu'on va devoir se dépêcher pour essayer de sortir en vie de cet endroit. Elle connait un endroit, un entrepôt pas loin d'ici, qui devrait pouvoir nous servir d'abri. Je dois dire que je n'aime pas trop cette idée, mais entre ça et crever sur mon lieu de travail le choix est assez vite fait.

Je serre une nouvelle fois les dents et force mon corps à réagir. Même si c'est difficile, je parviens à m'accrocher à elle et à me mettre debout même si je manque de retomber en prenant appui sur ma jambe joliment traversée de part en part au niveau du mollet par un bout de verre assez épais. Super. Joie, bonheur et allégresse. Je soupire et viens enrouler mon bras autour des épaule de celle qui était encore il y a quelques minutes encore une simple cliente, me mettant à marcher du mieux que je peux en faisant tous les efforts du monde pour suivre la cadence qu'elle m'impose. A mesure que nous approchons de la sortie, je ne peux m'empêcher de regarder autour de nous. Un peu partout, des débris ont fracturé les fenêtres et le vent est en train de tout renverser sur son passage. Cela ne me dit rien qui vaille. Avalant difficilement ma salive sur le coup, je me concentre à nouveau sur notre avancée. Apparemment l'endroit dans lequel elle veut qu'on aille n'est pas trop loin. Et je l'espère. Car lorsque nous passons les portes du bâtiment et nous retrouvons bousculées par les bourrasques de vent, je me dis qu'à ce rythme là je ne vais pas réussir à lutter très longtemps contre la douleur pour mettre un pas devant l'autre. Autant c'était compliqué dans la banque, autant là avec la tempête, ça m'a l'air tout bonnement impossible. Mais pour le moment je continue de faire des efforts. J'en ferai autant qu'il me sera possible d'en faire. Croisons les doigts pour que l'on s'en sorte. « J'espère que c'est vraiment pas loin, parce qu'avec ce vent je vais pas réussir à marcher très longtemps! »


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Andy Hellend
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Lun 27 Mai - 21:53




I still feel alive

Charlotte & Andy

La vie est une prison, notre esprit en est la clé. Nous nions l’existence de nos anges. Nous nous persuadons qu’ils ne peuvent pas exister. Mais ils se manifestent. Là où on les attend le moins, et quand on s’y attend le moins. Ils peuvent s’exprimer à travers tout être sorti de notre imaginaire. Ils crieront à travers des démons s’il le faut. Pour nous pousser à engager le combat. Pour nous pousser à nous battre tout simplement. Car il faut se battre pour tout un chacun. Pour avancer dans notre misérable. Pour survivre principalement. C'est qu'elle s'efforce d'ailleurs de faire en tout temps. C'est comme ça qu'on l'a élevée. C'est comme ça qu'elle fonctionne. Pauvre Andy. Si plate Andy. Arme des uns. Tueuse des autres. Alors c'est ainsi qu'aujourd'hui elle mets en pratique ce qu'on lui à répéter tout au long de son existence: Tu possèdes toutes les armes dont tu as besoin alors bat toi ! Ce qu'elle fait alors que dehors les éléments grondent sans cesse. Toutefois un imprévu est entrée en compte dans tout cela et Andy va devoir faire avec. Elle qui n'est pas du genre à aider les autres va devoir jouer le rôle d'un ange pour la belle blonde qui souffre le martyr au sol.

Mais comment pourrait-elle être compatissante envers cette femme ? Ce n'est pas comme si elle savait ce qu'elle ressentait après tout. Alors ses plans sont légèrement faussés. Elle ne pensait pas que l'employée de la banque mettrait autant de temps à se relever. D'ailleurs Andy ne comprend pas très bien pourquoi des râles s'échappent de ses lippes lorsqu'elle bouge. Elle a peut-être mal mais pour la belle aux cheveux sombres c'est une perte de temps que de râler ainsi. La douleur ne cessera pas parce qu'elle cri mais elle s'abstient de lui faire la remarque, ce qui en soit est un exploit. Elle pince alors les lèvres en attendant qu'elle daigne se relever pour qu'elles puissent enfin quitter les lieux. Cela devient trop dangereux de rester et elle n'a pas vraiment envie d'y laisser sa tête. De son bras s'échappe une jolie coulée d'hémoglobine qui fait son chemin pour finir par s'échouer sur la belle moquette grise de l'établissement. Sans grande surprise cela ne touche absolument pas Andy qui a déjà vu bien pire. Elle s'en contrefiche tout simplement et demande à la petite femme de se presser.

Elle connait non loin de là un entrepôt. Un de ceux que Simon lui à montrer. Des planques ils en ont pas mal tous les deux, il suffira tout simplement de rayer celui-ci de la carte au cas où la blondinette devienne trop curieuse. A moins que le blond décide de s'en débarrasser lui-même. Advienne que pourra, de toutes façons ce qu'il se passera plus tard elle s'en fiche complétement. Et puis, ce n'est pas dit qu'elles s'en sortiront toutes les deux. La reaper observe sa comparse du jour alors que ses cheveux viennent fouetter son visage. Plus les secondes passent, plus les vents se déchainent. Il ne faut pas rester là. Non. La criminelle passe alors une main sous l'épaule de la femme avant de l'aider à avancer. Son corps contre le sien tremble sans s'arrêter. Signe du peu de force qu'elle a. A dire vrai entre la douleur, la peur et l'hémorragie il y a peu de chances qu'elles atteignent leur objectif indemnes.

Les yeux de la belle sonde la pièce au fur et à mesure qu'elle progressent entre les murs saccagés. Les fenêtres, elles, sont complétement explosées et l'humidité ambiante vient s’immiscer dans ses narines. Elle lui tirerai presque une grimace. Du moins ce serait possible si son visage ne ressemblait pas à des traits sculptés dans de la cire. Quelque part Andy trouve ça étrange que cette inconnue la suive sans broncher. Elle n'est pas le genre de personne avec qui on aimerait se retrouver seule. Peut-être s'est-elle améliorer en ce qui concerne les relations humaines mais elle en doute plutôt fortement. Elle secoue légèrement la tête afin de se sortir de ses pensées ce qui n'est pas choses faciles. Une fois qu'elle n'a plus rien pour la tenir occupée Andy se mets sur pause et réfléchit constamment au sens de la vie. Même au beau milieu d'un ouragan. La voix de la blonde raisonne et elle détourne la tête pour la regarde sans broncher. Mmh. dit-elle en continuant à avancer. Ses pas se font alors plus pressant et arrache un nouveau gémissement à sa compagne.

Le temps que ce ne sont pas des supplications qui s'échappent de sa gorge elle avancera. Après tout elle aussi est blessée non ? Nouveau coup d'oeil à la plaie. Ça pisse carrément le sang. Si t'es pas sûre de tenir on va accélérer le pas. Sinon je te porterais. dit-elle d'une voix monocorde. Un modèle d’éloquence. Pourtant elle fait des efforts pour communiquer. Les bourrasques de vents les ralenties considérablement et elle doit forcer sur ses jambes pour ne pas se ramasser. Avec son mollet parsemés de morceaux de verres, la blonde doit galérer. Mais ce n'est pas vraiment comme si ça importait à Andy. Ce qu'elle veut c'est que la mission qu'elle s'est confiée arrive à terme. L'objectif. Toujours l'objectif. Alors elle serre les dents et avance, ce jusqu'à apercevoir l'entrepôt. D'un coup de tête elle montre à la jeune femme le bâtiment au loin. Là-bas. Serre les dents, on va accélérer le rythme.


by tris
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Mar 28 Mai - 19:26

Je n'ai jamais eu peur des orages ou eu horreur du mauvais temps. Mais je crois bien qu'après aujourd'hui les choses risquent de changer. Radicalement même. Plus jamais je ne serai capable de voir un film ou une série dans laquelle il y a un ouragan sans repenser à aujourd'hui. Enfin si on s'en sort vivantes, bien évidemment. Pour l'instant rien n'est joué il faut le dire. En même temps avec le corps criblé de morceaux de verre c'est un peu difficile de courir au milieu des rues balayées par le vent. D'autant plus que ce n'est pas comme s'il soufflait à 10 km heure. Bien au contraire. Rappel à moi moi-même: ne plus jamais dire que les acteurs font du chiqué quand ils jouent des personnages pris dans une tempête. Parce que bon dieu c'est encore plus difficile qu'ils ne le montrent de réussir a avancer par ce temps! Ce que j'aimerais être une armoire a glace ou même une personne en surpoids la tout de suite. Histoire de ne pas avoir l'impression que je vais m'envoler à chaque fois que je décolle le pied du sol.

A chaque pas que je fais, je sens le verre qui transperce le bas de ma jambe de part en part bouger et entailler encore un peu plus mes chairs. Et je dois dire que c'est loin d'être agréable. Je tente de ne pas me concentrer la dessus, de faire comme la brune qui m'aide à avancer et ignorer totalement la plaie profonde qui fait couler le sang le long de mon membre. Mais je n'en suis pas capable. Non mais sérieusement elle a une maladie qui lui empêche de ressentir quoi que ce soit ou quoi? J'abuse peut-être mais la question se pose vraiment. Elle est si impassible, si blasée par la situation dans laquelle nous nous sommes. J'ai même l'impression qu'elle est à deux doigts de me dire de la fermer lorsque malgré mes efforts un gémissement de douleur s'échappe d'entre mes lèvres. Je peux comprendre que cela ne soit pas une mélodie des plus agréables à entendre mais quand même, elle devrait pouvoir comprendre que je suis en train de douiller la non?

Sans me demander vraiment mon avis, elle accélère encore le pas et j'ai beaucoup de mal à suivre. Mais par chance elle parvient à me piquer dans ma fierté lorsqu'elle me dit qu'elle finira par me porter si je n'y arrive pas. Du coup, je redouble d'efforts et parviens à suivre le rythme. C'est de plus en plus difficile mais il faut tenir bon. Lorsque finalement elle me montre au loin un entrepôt je me dis qu'on va y arriver. Mais en même temps il est encore très loin. Trop loin même. Prenant une grande inspiration je hoche la tête lorsqu'elle me prévient que l'on va encore accélérer. Decidement, cette brune a pour objectif de me faire perdre une jambe dans l'équation ou quoi? Comme si perdre un doigt ne suffisait pas déjà! Je soupire un peu, souffle pour me donner de la contenance et je continue de mettre un pied devant l'autre non sans m'appuyer encore davantage sur ma comparse du moment. Heureusement qu'elle est la n'empêche. Sinon je serai certainement encore couchée dans ce bureau à la banque. Ou bien a l'inverse j'aurais pu rester chez moi plus ou moins a l'abri. Enfin, on ne le saura jamais. C'est comme ça et pas autrement.

Au bout d'efforts qui m'ont paru insurmontables, nous parvenons finalement à nous mettre à l'abri en passant les portes de l'entrepôt. Une fois celles ci refermées, je souffle un bon coup et m'assois. Je n'en peux plus d'être debout. Et surtout je crois que je suis à bout de forces. Venant me passer une main dans les cheveux pour les enlever de devant mon visage je regarde autour de moi. Non... ce n'est pas possible... Immediatement ma gorge se noue et mon estomac se serre. J'ai l'impression de ne plus être capable de respirer. Cela ne peut pas être possible. Ca ne peut pas être ici. Immediatement je pose mes yeux sur l'endroit où il me retenait. La chaîne est encore là. Au sol, des traces de sang. Je n'ai pas besoin de réfléchir pour savoir que c'est le mien. Alors c'était bien la. Dans cet endroit que ce type m'a laissée pour morte après m'avoir torturée pendant des heures juste pour son bon plaisir.

Malgre moi je pose un regard empli de panique sur la brune et s'articule très difficilement. « Co... Comment tu connais cet endroit..? » Ma voix se brise et je sens la panique monter. Non ce n'est pas le moment... pas maintenant Charlotte... Pas une crise de panique... Pourtant je n'y peux rien. Des images floues de ce soir la me reviennent en-tête et me hantent. Défilent devant mes yeux à la manière d'un mauvais montage de film d'horreur. J'ai envie de vomir. Mais ma gorge est tellement nouée que je crois bien que rien ne pourrait en sortir même si je le voulais. Ce n'est pas un hasard. Me retrouver ici, aujourd'hui... est-ce le destin qui me fait comprendre que je n'aurais pas du survivre la dernière fois? Que chaque jour qui est passé depuis je le vivais alors que je n'en aurais pas eu le droit en temps normal? Je ne veux pas mourir. Pas ici. Pas maintenant. Pas comme ça. Et s'il revenait? Si ce type revenait ici? Non je ne dois pas y penser...

Au secours.


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Andy Hellend
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Mer 29 Mai - 14:43




I still feel alive

Charlotte & Andy

Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques. Choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fixes, choisir son petit pavillon, choisir ses amis. Choisir son survet’ et le sac qui va avec, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en s’interrogeant sur le sens de sa vie choisir de s’affaler sur ce putain de canapé et se lobotomiser au jeux télé en se bourrant de McDo. Choisir de pourrir à l’hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu’on fait honte aux enfants niqués de la tête qu’on a pondu pour qu’ils prennent le relais. Choisir son avenir, choisir la vie. Ce sont des choses qui peuvent sembler banales pour tout un chacun mais il existe pour d'autres personnes une autre banalité qui semblerait au commun des mortels plus que bizarre. Il existe en ce monde des personnes conditionnées pour être tout autre chose et la jolie Andy fait partie de cette caste.

Elle apprend. Elle regarde les autres avec des yeux vides d'expressions mais au fond c'est l'envie de faire quelque chose de banale qui la ronge. Pourtant dans son entourage elle n'a que des personnes qui sortent de ce cadre. Elle a les jumeaux à la tête d'un gang. Elle a Noah qui l'appelle pour fumer un coup quand ce n'est pas pour prendre une dose d'elle ne sait qu'elle substance. Puis elle a Simon. Elle a surtout Simon. Alors on ne peut pas dire que le blond est un modèle de banalité. Du moins lorsque l'on creuse un peu plus sous la carapace qu'il s'est forgé. Sa gueule d'ange cache un vrai démon mais ça, ça importe peu à Andy. Tout ce qu'elle voit lorsqu'elle est en compagnie du blondinet c'est qu'elle se sent vivante et ça c'est une chose bien trop rare pour qu'elle puisse y renoncer. Alors quoiqu'il advienne elle protégera toujours le garde rouge. Ce qui n'est pas étonnant lorsqu'on sait de qu'elle façon la belle aux cheveux ébènes se débarrasse de ce qui peut potentiellement la déranger. La mort est la seule issue favorable pour ceux qui se mettent en travers de son chemin. Mais au fond, elle n'est pas méchante. Ni gentille. Elle est juste telle qu'on l'a faite.

Ses pensées se font de plus en plus confuses alors qu'elle progresse vers son objectif. Peut-être est-ce la perte de sang qui la rend si amorphe. Ou peut-être pas. Après tout, cette femme n'est pas un modèle d'éloquence. Le vent rend la chose plus que difficile et le poids de la blonde qu'elle soutient ne fait que la ralentir. Elle a toutefois le courage de braver la douleur afin de sauver sa peau et ça Andy l'apprécie. Alors elle décide de ne pas l'abandonner à son sort,là au bord de la route. Ce qui est plus que correcte non ? Lorsqu'elle accélère elle entend la jeune femme geindre mais fait semblant de ne pas y prêter attention. Elle n'a pas envie d'utiliser de l'énergie pour parler. Ce serait vain. Puis qu'est-ce qu'elle pourrait bien lui raconter hein ? Elle n'ont sûrement aucun centre d'intérêts communs. D'ailleurs Andy n'a de l'intérêt pour absolument rien du tout. C'est plus simple de vivre ainsi. Parfois elle lit. Souvent elle regarde des films pour étudier les expressions faciales. Mais ça c'est surtout parce que Sean lui a demandé de le faire. Car Andy doit comprendre pourquoi elle doit leur prouver allégeance. Alors elle fait. Pas le choix.

Alors qu'elles pénètrent  dans l'entrepôt Andy lâche sa comparse pour aller chercher des caisses de bois et les poussent unes à unes vers la porte. Alors qu'elle force un peu plus sur ses bras l’hémorragie en pire. C'est une trainée de sang qu'elle laisse derrière elle mais une fois de plus, elle n'y prête pas attention. Préfère sécurisée la zone comme un robot formater pour la survie. La voix de la blonde raisonne alors et Andy lui jette un coup d'oeil. Elle semble complétement terrifiée. Comment est-ce qu'elle connait cet endroit ? Eh bien elle y est venue une ou deux fois voir Simon. Elle hausse les épaules et se passe les mains dans les cheveux. Y a plein de dealers et de camés qui trainent dans le coin. Des fois je passe chercher de quoi me détendre. dit-elle sans la moindre émotion. Drôle de question que voilà. La réponse quand à elle est plausible. C'est vrai qu'il y a pas mal de trafic dans le coin. Elle est déjà venue par ici avec Noah. Elle penche la tête de côté et observe la jeune ingénue suffoquer. Elle n'est même pas sûre qu'elle a entendu sa réponse.

Comment faire pour calmer les gens dans cette situation ? Andy est bien tentée de l’assommer le temps que la tempête passe. Un petit poing dans la gueule et ça devrait passer non ? Non ce n'est pas comme ça qu'elle doit faire. Elle pince les lèvres et inspire longuement avant de venir s'asseoir à côté d'elle. C'est qu'un entrepôt t'en fais pas. La tempête sera vite finie. dit-elle en haussant les épaules. C'est plutôt ainsi qu'elle doit agir oui. C'est beaucoup mieux. Elle baisse les yeux vers ses blessures. Elle va devoir lui retirer tout ça mais comment la soigner après ? La brune ne se déplace pas avec une trousse de secours sur elle. Elle soupire. Sort un joint de sa poche et l'allume. Inspire lentement la fumée et laisse la substance faire son travail. D'un geste elle tend le tube entre ses doigts à la belle. Prend ça devrait te calmer et aider pour la douleur. continue-t-elle de sa voix monocorde. Au moins elle essaie d’interagir. Aussi bizarre soit-elle elle essaie.


by tris
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Mer 29 Mai - 16:32

J'aurais tellement voulu que cela ne soit qu'un rêve. Un mauvais rêve, certes, mais cela n'aurait pas été la réalité. J'aurais simplement eu à me réveiller et à me rendre compte que je n'avais finalement jamais quitté mon lit. Que cela n'était qu'un cauchemar créé de toute pièce par mon esprit dérangé et ma mémoire quelque peu sadique sur les bords. J'ai l'habitude de ça. Me réveiller en sueur la nuit, sursautant et criant même parfois en pensant que ce que je vois est réel. Alors qu'il ne s'agit que d'un rêve. D'une sorte de douce torture mise en place par mon esprit sans que je ne m'en rende compte. Me montrant des choses qui n'existent pas, qui pourtant ont l'air tellement réelles. Cela ne serait pas la première fois que je me réveillerais en pleine nuit en me demandant ce qui a bien pu me passer par la tête pour que j'en vienne à rêver d'une chose pareille. C'est perturbant d'avoir cette constante impression de devenir folle. A ne plus savoir comment faire la part entre la réalité et mon imagination. Sont-ce des souvenirs que mon cerveau tente vainement de faire remonter à la surface? Des inventions perturbées me poussant à me voir telle que je ne suis pas? Dans des situations plus rocambolesques les unes que les autres.

Malheureusement cela n'a rien d'un rêve. C'est un cauchemar, certes, mais il est bien réel. J'aurais pensé que le fait de devoir réapprendre à vivre après un tel traumatisme serait suffisant. Que j'aurais droit à un peu de répit. Mais ensuite il y a eu cette tempête qui a projeté un couvercle de poubelle dans les vitres à cause de la force du vent. Qui a fait exploser le verre et m'en a criblé le corps. Même là, à la limite, cela aurait été suffisant. Dans ce cas pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il avait fallu que je me retrouve dans cet entrepôt? Dans ce lieu qui a résonné de longues heures au gré de mes cris de souffrance et d'agonie. Est-ce le destin qui me signifie que je n'aurais en réalité jamais dû quitter cet endroit? Que j'aurais dû finir mes jours la dernière fois que je me suis retrouvée prise au piège entre ces vieux murs industriels? Allez savoir. J'essaie de ne pas y penser, de me concentrer sur quelque chose d'autre, mais mon regard ne veut tout simplement pas se détacher de cette large trace de sang qui se trouve encore au sol là où il m'avait enchaînée. Un instant, j'en viens même à me demander si mon doigt traîne encore quelque part ici. Mais je me dis qu'un animal errant a certainement dû en faire son repas du soir.

J'en viendrais presque à considérer l'option de retourner dehors braver la tempête. Tout semble mieux qu'être ici. J'entends la voix de la jeune femme qui m'a amenée ici, mais elle semble venir de tellement loin que je discerne à peine ses mots. Ce n'est que lorsqu'elle se rapproche de moi que je parviens à un peu mieux la comprendre. Je tremble. C'est plus fort que moi. Entre la peur et la douleur, ainsi que la perte de sang, je ne peux pas me contrôler là dessus. Et vu le style de ma "sauveuse" du jour, je me doute que cela doit l'agacer. « Qu'un entrepôt hein..? » articulais-je difficilement. Je dois me concentrer là dessus. Elle a raison, même si je ne pense pas qu'elle ait fait exprès de dire cela. Elle pense certainement que je suis tétanisée par la météo. Mais je n'en ai absolument rien à faire là tout de suite. Je grimace en sentant l'odeur du tube qu'elle allume et dont elle me crache presque la fumée au visage en parlant. Peut-être bien que cela me calmera. Qui sait?

Je saisis donc le joint qu'elle me tend et la remercie d'un simple signe de tête avant de le porter à mes lèvres et de me mettre à tousser lorsque la fumée emplit mes poumons. C'est bien différent d'une cigarette et je n'ai pas vraiment l'habitude. Mais je dois dire qu'assez rapidement je ressens les effets de la drogue qu'elle vient de me donner. C'est comme une impression... familière. Un peu comme si j'avais déjà connu ça. Mais je ne me souviens pas avoir déjà pris de la drogue auparavant. Même si cela aurait été possible quelque fois, je l'avoue. Tremblant toujours autant, je rends son bien à la femme aux cheveux sombres et remonte les manches de mon blazer sans faire attention à la marque qui se trouve sur mon avant-bras. Signature indélébile de mon tortionnaire. Souvenir à jamais gravé jusque dans mes chairs. Je soupire et grimace en essayant de bouger un peu avant de lâcher un juron. Au moins la douleur me permet de ne pas trop repenser à ce qui s'est passé dans cet endroit. Mais cela ne veut pas dire que je parviens à me détendre pour autant. « J'espère que tu as ton portable, parce que j'ai perdu le mien dans la banque... Et qu'on va avoir toute les deux besoin des secours là... » dis-je en regardant mon interlocutrice. On ne peut pas rester là. Pour tellement de raisons. Mes yeux se posent à nouveau sur cette trace de sang au sol et je la fixe sans bouger. Impossible d'en détacher mon regard. La panique monte en moi à la manière d'une vapeur brûlante qui remonte le long d'un conduit sous pression, attendant simplement le pire moment pour exploser. Je dois sortir d'ici. Absolument. Et vite.


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Andy Hellend
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Jeu 30 Mai - 17:02




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Charlotte & Andy

Quand un changement survient, certaines espèces sentent le besoin de migrer. L’attraction de l’âme vers un endroit lointain. En suivant une odeur dans le vent, ou, une étoile dans le ciel, l’appel ancestral se fait entendre, incitant les individus à prendre leur envol et à se rassembler. Alors, seulement, ils peuvent espérer survivre à la dure saison qui approche. Car l’évolution est un processus imparfait et souvent violent. Une bataille qui se livre entre ce qui existe déjà et ce qui est à naître. Une succession de naissances douloureuses au cours desquelles la morale se perd. Si bien que la question du bien et du mal, se réduit à un simple choix, survivre ou périr… Alors oui, face à nos propres cauchemars les choix sont restreints : se battre ou s’enfuir. On espère trouver la force de lutter contre nos peurs. Mais parfois on fuit malgré soi. Et si le cauchemar nous poursuit, alors où peut-on se cacher ? La réponse à cette question est tout simplement nul part. Il faut apprendre à affronter sa peur. Il faut se battre avec dévotion. Il faut continuer à croire à un monde meilleur. A une vie pouvant nous apporter encore et toujours plus. Il faut voir un avenir dans la noirceur et surtout ne pas rester cantonner à ce passé qui au fond nous terrifie. S'accrocher toujours plus fort pour ne pas se laisser envahir par les pensées sombres qui rongent nos âmes.

Les deux jeunes femmes assissent à même le sol en font aujourd'hui l'expérience et ce, même si l'une d'entre elles n'est pas du tout familière de la sensation de peur en elle-même. Après tout à quoi bon se répéter les choses ? Elle ne comprendra donc jamais ce monde qui l'entoure. Peut-être est-ce mieux ainsi. Surtout lorsque l'on voit les ravages que la négativité peut causer. Au fond Andy est chanceuse. Elle ne connait ni la peur, ni l'angoisse, ni la joie, ni l'amour, ni la tristesse, ni la colère, ni la vie, ni la mort. A dire vrai elle se contente d'être là, sur terre et regarde simplement le temps s'écouler. Ce qu'elle fait, elle le fait car c'est ce qu'on lui à demandée. Elle se fiche du regard des autres. Elle se fiche de la douleur qu'elle provoque. Elle se fiche de la peine. Elle est là pour exécuter les autres. Elle est là pour exécuter les ordres. Son libre arbitre ? Elle ne sait même pas ce que c'est qu'être libre. Elle avance sans même jamais se retourner. Elle avance sans penser. Elle avance.

Assise au milieu de cet amas poussiéreux que leur offre l'entrepôt, Andy laisse ses yeux divaguer sur les murs délavés de leur abris de fortune. Dehors, le vent siffle afin de témoigner de la violence des bourrasques. Elles l'ont de toute évidence échappées belles. Une minute de plus et elles se seraient probablement envolées. Il ne reste qu'à voir si la battisse tiendra le coup face à l'ouragan annoncé par les radios et par les chaînes météo. Elle n'est pas certaine mais au moins elles sont à l’abri pour le moment. Elle pince le joint entre ses lèvres en écoutant la respiration saccadée de la jolie blonde à son côté. Ses tremblements la berce et elle image que tout cela est causé par la peur de mourir. C'est sûrement justifié oui. Pourtant, il y a bien autre chose. Quelque chose qu'elle peut lire dans son regard mais qu'elle n'arrive pas à comprendre. Alors elle suit tout simplement ses yeux et remarque la chaine au sol ainsi que la marque de sang séchée sur le sol. Est-elle phobique de l'hémoglobine ? Si c'est le cas elles sont mal barrées vu leur état.

Andy recrache la fumée en ne prenant pas trop attention à son état. Les sentiments. La gentillesse. La conversation. C'est quelque chose de trop complexe. Mais lorsque la jeune femme retire son blazer et qu'Andy aperçoit la marque elle fait le rapprochement. Pourtant son visage ne bouge pas d'un trait. Toujours aussi figé. Ses yeux ? Inexpressifs. Pas étonnant n'est-ce pas ? Alors c'est donc ça. Elle aussi est un jouet de Simon. De son Simon. Elle aussi à eu la chance de le rencontrer. Quand elle y repense, la jeune blonde aurait très bien pu mourir entre ses mains à elle. Il n'est pas rare que Simon l'invite à partager une partie. Là où elle fini le travail sous les yeux océans de son... Petit ami ? Elle ne sait pas trop ce qu'ils sont. Si ce n'est affreusement proches l'un de l'autre. Le serpent l'aide à s'épanouir au mieux dans cette vie. Réveil en elle cet instinct animal. Cet instinct sauvage qui la fait vibrer. Alors elle penche la tête de côté et tire une nouvelle latte. Avant de reporter son attention sur la chaine.

La voix de la belle inconnue vient à nouveau chatouiller ses oreilles et Andy sort de sa poche son portable. Pas de réseaux. dit-elle pas plus inquiète que ça avant de se lever à nouveau. Elle s'étire longuement et refile son joint à la demoiselle effrayée. Y a des vielles bagnole dans le fond elles ont peut-être des trousses de secours périmées. C'est mieux que rien en attendant. Y aura sûrement des bandages, des pansements et ce genre de conneries. Fume un coup histoire de te détendre avant que je vienne retirer tout ce bordel. continue-t-elle en s'éloignant. De mémoire Andy n'a jamais fait une phrase aussi longue de sa vie. Elle shoot tranquillement dans la chaine pour la mettre hors de vue de la banquière et part vers une des carcasses de bagnoles échouées dans un coin. La première fouille ne donne rien. Alors elle passe à la suivante. L’échec n'est pas vraiment une chose qui l'atteint. Elle se penche vers le siège passager légèrement obstrué et sans délicatesse aucune défonce la boite à gants afin de trouver le graal tant recherché. Parfait. Elle brandit d'un air neutre sa trouvaille. Trouvé. après tout Andy est entrainée pour la survie. Pas d'étonnement.


by tris
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Jeu 30 Mai - 19:24

J'aimerais tellement faire partie de ces gens qui trouvent toujours une solution à tout. Sérieusement, je suis la seule à avoir remarqué qu'il existe des personnes comme ça? Quelle que soit la situation dans laquelle ils se retrouvent, ils trouvent la meilleure solution en un rien de temps. Comme si rien ne pouvait les empêcher d'atteindre leur but, quel que celui ci soit d'ailleurs. C'est limite s'ils ne sont pas comme ça : Oh mon bras a été sectionné... Tant pis il m'en reste un alors je vais pouvoir me faire un garrot et apprendre à écrire de cette main la! Alors je ne sais pas si ce sont d'éternels optimistes ou s'ils ont simplement des capacités qui ne sont pas données à tout le monde, mais moi je sais que je ne suis pas capable de faire ca. Alors oui, je suis une battante. J'ai la tête dure et quand j'ai une idée en tête je ne l'ai pas ailleurs si vous voyez ce que je veux dire. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai cette capacité de pouvoir gérer n'importe quelle situation qui se présente a moi. Et cela se vérifie très bien aujourd'hui.

Je suis assise dans cet entrepôt ou j'ai déjà failli mourir une première fois, le corps criblé de morceaux de verre qui pour l'instant empêchent mes plaies de me faire me vider de mon sang, et je n'arrive tout simplement pas à réfléchir. Est-ce que j'en ai ne serait-ce qu'envie au fond? Rien n'est moins sûr. Cette fois ci c'est trop. Beaucoup trop. Cet endroit, les souvenirs qu'il fait remonter en moi, la douleur, la tempête qui fait rage dehors, l'insécurité, le sentiment de voir ce vieux bâtiment s'effondrer sur nous a la moindre bourrasque un peu trop forte... Non sincèrement c'est trop pour moi. J'ai du mal à garder la tête froide. Et en un sens je pense que c'est normal. Je n'ai aucune idée de comment fait cette femme pour être aussi impassible face à la situation. On dirait vraiment qu'elle est tout bonnement incapable de ressentir la moindre émotion. Comme si elle n'était qu'une machine programmée pour agir de telle ou telle manière quoi qu'il arrive.

Je la vois se lever et fort heureusement pour moi le fait qu'elle bouge detourne mon regard de cette vielle flaque d'hémoglobine qui m'appartenait à l'époque. La brune me tend son joint et m'ordonne presque de fumer. Pour me calmer. Pour me détendre. Pour essayer d'atténuer la douleur. Donc elle compte bien essayer de me retirer tous ces débris de verre que j'ai dans le corps... Je sens que je vais de nouveau passer un moment très agréable ici. En même temps, je ne sais pas si on a vraiment le choix. Comme elle l'a si bien dit, elle n'a pas de réseau. Il va falloir se demerder seules. Comme souvent d'ailleurs.

Saisissant le tube, je tire dessus et inhale la fumée non sans tousser plusieurs fois. Mais après quelques essais j'y arrive de mieux en mieux. Et je dois dire que les effets ne tardent pas trop à se faire sentir. Je cligne plusieurs fois des yeux pour me concentrer sur ce que fait ma comparse, la voyant d'abord dégager la chaine de mon champ de vision avant de partir fouiller les voitures en quête d'une trousse de secours. Meme périmée ce serait toujours mieux que rien. De ma main libre, je viens passer sur mon visage et me frotte un peu les yeux. De toute façon ce n'est pas comme si j'étais maquillée. Rien à foutre de devoir me grimer pour suivre les codes de la société qui veulent qu'une femme se maquille pour être belle. Rien à faire de ça non plus a vrai dire. Ce n'est pas comme si c'était important, la tout de suite.

Un sourire soulagé vient etirer mes lèvres lorsque je vois ma cliente lever fièrement une trousse de secours tout en notifiant sa trouvaille d'une voix en total desaccord avec ce que l'on devrait normalement ressentir. Mais je crois qu'à force je ne me formalise même plus à tout ça. Lorsqu'elle revient vers moi, je lui tends son joint après avoir tiré encore une fois dessus. Une petite grimace deforme mes traits lorsque je bouge pour retirer la ceinture de mon pantalon en soupirant. Il va falloir serrer les dents et pas qu'un peu. Alors pour ne pas trop agacer mon infirmière d'infortune, je décide qu'il sera plus judicieux de mordre sur quelque chose plutôt que de crier de douleur. Et puis de toute façon je ne veux plus entendre ça. Je ne sais que trop bien comment les murs de cet endroit font résonner mes hurlements. Je les ai assez entendus.

Inspirant un grand coup avant de soupirer légèrement, je me passe une main dans les cheveux et plie ma ceinture pour la rendre plus épaisse. Espérons que cela fasse l'affaire. « Rends moi un service... J'ai pas envie de mourir ici. J'ai déjà failli une fois alors pas deux s'il te plaît. » dis-je avec simplicité alors que moi-même j'ai du mal à croire que je viens de lui parler de ça. Non mais sérieusement a quoi je joue la? Je crois bien que les effets de la drogue suppriment certains de mes filtres habituels. Mieux vaut que je me taise dorénavant car je n'ai pas vraiment envie de finir par lui raconter toute ma vie dans les moindres détails. Non seulement parce que cela ne la regarde pas mais en plus parce que je me doute bien qu'elle ne doit en avoir rien à faire. Ca se lit sur son visage tout simplement. Elle n'aime pas particulièrement les interactions sociales. Il y a des gens comme ça, c'est la vie. Soufflant un grand coup, je place donc ma ceinture entre mes dents et lui fais un signe de tête pour lui dire que je suis prête. La femme aux cheveux sombres va devoir faire de son mieux si je ne veux pas que quelque chose d'important comme un nerf ou un tendon ne soit touché lorsqu'elle retirera le morceau de verre. Je suis déjà assez handicapée par un doigt manquant je n'ai pas envie d'en rajouter. Alors il ne me reste plus qu'à attendre et espérer que tout se passe bien.


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Andy Hellend
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Ven 31 Mai - 19:34




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Charlotte & Andy

La douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde ! Jusqu’à ce que la seule chose à laquelle on pense, c’est à quel point on souffre ! La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur... On l’anesthésie, on la surmonte, on l’étreint, on l’ignore... Et pour certains d’entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur, c’est de foncer tête baissée. La douleur... Vous devez arriver à la surmonter. Espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui la cause se referme. Il n’y a pas de solutions, pas de remèdes miracle. Vous devez respirer à fond et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois, la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître et ne vous lâche pas ! La douleur... Vous devez juste continuer à vous battre parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus ! C’est comme ça. C’est ainsi. Et on ne peut tout simplement rien y a faire.

C’est ainsi qu’on lui a présentée la vie. C’est ainsi qu’elle la perçoit à présent. Et surtout, c’est comme ça qu’elle a apprit à occultée toutes formes de sentiments. Car au bout du compte en quoi ils pourraient lui être utiles ? En rien. Tout simplement en rien. Au fond d’elle, elle sait que sa constante recherche à ressentir les émotions ne lui sera pas bénéfique. Il n’y a qu’a voir la terreur dans les jouets de Simon. Il n’y a qu’a voir à quel point la blonde qui lui sert de comparse en ce jour funeste reste figée alors même que l’urgence est au rendez-vous. Il n’y a qu’à voir à quel point la faiblesse des humains lambda est une épine en son pied. Pourtant c’est plus fort qu’elle. Elle ne peut s’en empêcher. Elle a besoin de comprendre. Elle a besoin de comprendre pourquoi, finalement, les gens se brisent en mille morceaux. Et il semblerait que sa compagne aux cheveux de blés est tout indiquée pour lui expliquer la chose. Car maintenant, elle en est certaine, cette petite femme a croisée la route de son Simon. Et en même temps… Qu’est-ce que ça peut bien lui faire à elle ? C’est un sentiment mitigé qui inonde son âme, mais un sentiment quand même.

Alors elle décide de se concentrer sur tout autre chose. C’est l’instinct de survie qui prime à présent alors elle cherche au fond d’elle. Met en pratique ce qu’on lui a apprit tout au long de ses années de formation au sein du gang des scorpions. D’un geste du pied elle dégage la chaîne qui semble obnubilé la jeune blonde. Il vaut mieux pour elles qu’elle se détende. Ce que s’apprête à lui faire Andy va sûrement la faire hurler autant que ce que son petit ami lui a fait entre ces murs. Bon d’accord la femme aux cheveux sombres ne sait pas vraiment si elle peut appeler l’homme à la gueule d’ange « petit ami » mais il est ce qui s’en rapproche le plus. Enfin c’est ce qu’elle croit. Fronçant les sourcils la belle s’évertue à entamer ses recherches. D’ailleurs, elle ne se soucis pas vraiment de l’état de sa comparse pour le moment. Elle espère juste qu’elle n’a pas claquée alors qu’elle aboutit sa fouille. Fort heureusement, lorsqu’elle trouve enfin le graal et qu’elle exhibe la tant recherchée trousse de son à la banquière celle-ci semble… Soulagée ? Elle le pense. Après tout elle ne sait pas si c’est le bon ressentit mais c’est ce que Sean lui a dit. Elle décrypte de plus en plus vite les émotions et si elle le pouvait, elle ressentirai une certaine fierté en s’en rendant compte.

Lorsqu’elle revient vers elle, la femme lui tend son joint qu’elle reprend pour venir le pincer entre ses lippes d’un air las. Celui qui la caractérise temps. Elle ouvre la trousse de soin et en inspecte le contenu alors qu’à son côté la demoiselle s’agite. Elle ôte donc sa ceinture et la plie en deux avant de lui sous-entendre qu’elle a déjà failli claquer dans cet entrepôt. Andy hoche donc la tête et prend une pince en plastique, de l’alcool dilué et des compresses. Je vais faire de mon mieux. Je te préviens seulement que je ne suis pas connue pour être douce. dit-elle en commençant à retirer les morceaux de verres qui jonchent le dos de Charlotte. Elle essaie au mieux d’être méticuleuse alors qu’elle l’entend geindre lorsqu’elle applique la compresse sur ses plaies béantes. Mieux vaut prévenir que guérir dit-on. Elle hoche la tête bien concentrée sur son travail. Ce n’est pas la première fois qu’elle est amenée à soigner quelqu’un dans un moment de détresse mais la vibration provoquée par les rafales à l’extérieure ne lui dit rien de bon. Y a vachement moyen quelles finissent toute les deux par crever. Ainsi va la vie. Elle continue donc d’appliquer les soins alors qu’au sol la femme tremblote. La douleur. Cette fois elle est physique. Elle applique des pansements sur son corps meurtri en oubliant presqu’elle aussi pisse le sang. Tant pis. T’es plutôt endurante pour une banquière. C’est bien. dit-elle simplement. Elle essaie de lui faire un compliment. Pas pour la rassurer mais parce que c’est un fait. Elle est plutôt endurante. Andy trouve ça bien.

Elle s’arrête alors un instant. Soupire en voyant qu’elle va devoir s’attaquer au gigantesque morceau dans son mollet. Le plus dur est à venir. Elle se mord l’intérieure de la joue et lui file alors à nouveau le joint. Une autre taffe parce que tu vas douiller dit-elle en préparant le matérielle nécessaire au retrait du mastodonte. Après vérification de ses instruments et une fois que la blondinette semble un peu plus détendue, elle s’attaque au morceau de verres. Prend garde à ne pas toucher les tendons pour ne pas les cisailler et une fois cela fait, fait pression sur la blessure non sans entendre la plainte de la banquière. Pas le choix. Il va falloir désinfecter et panser avant qu’elle-même ne commence à y voir flou à cause de sa perte d’hémoglobine.


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Mar 4 Juin - 9:25

A ce qu'il parait la plupart des gens n'ont pas peur de la mort elle-même. Ils ont plutôt peur de ce qu'il pourrait y avoir après. Une éternité de damnation en enfer? Un paradis exquis que seuls les plus purs pourraient atteindre? Une errance sans fin dans les limbes? Être forcé de rester sur cette terre sans que personne ne nous voit, condamnés à errer jusqu'à avoir enfin compris quelle chose inachevée nous retenait ici et nous privait du repos éternel? Ou bien encore un simple trou noir dans lequel on tomberait continuellement? Voire même rien du tout si ça se trouve... Après tout, personne n'est jamais revenu pour nous dire à quoi cela peut bien ressembler une fois que l'on a passé l'arme à gauche. L'inconnu fait peur, c'est bien ça le problème. Seuls quelques inconscients peuvent se vanter de ne pas craindre ce qu'ils ne connaissent pas. Mais n'est-ce pas là un moyen de vivre sans ressentir cette constante pression de devoir absolument tout savoir? Car après tout, lorsque l'on ne porte aucune importance à ce que l'on ne connait pas, on ne peut donc pas le craindre n'est-ce pas? Pourtant certains n'en ont que faire de ce qui viendrait après la mort. Ils ont peur de la faucheuse elle-même. Ils craignent de souffrir alors que la vie s'échappe peu à peu de leur corps. Une lente agonie qui les pousseraient à repenser à tout ce qu'ils ont pu faire de bien ou de mal au cours de leur existence. Prendre conscience de tout ce qu'ils auraient pu et dû faire autrement. Sans pour autant y changer quoi que ce soit en cet instant précis.

Je ne sais pas si je fais partie de l'une ou de l'autre de ces catégories de personnes. En réalité j'ai même l'impression que je suis encore à part. Je n'ai pas vraiment peur de souffrir ou bien de perdre la vie. Ni même de ne pas savoir ce qui m'attendrait une fois morte. Je crois que ce qui me terrorise au fond est de faire du mal à ceux qui me sont chers. Même s'ils ne sont pas nombreux, je ne peux m'empêcher de me dire qu'ils ne vivraient pas forcément bien le fait de me voir mourir. Alors je pense à Kara. Je me demande quelle serait sa réaction si elle venait à apprendre mon décès. Je pense à Maggie, de qui je me suis rapprochée par le biais d'un simple entraînement jusqu'à ce qu'elle devienne une amie chère. En un sens, je ne peux pas m'empêcher de laisser mes pensées se diriger également vers Robin. Est-ce que ma mort la toucherait? Je n'en sais rien en vérité. A vrai dire, je ne sais même pas ce que nous sommes. De simples connaissances, certainement. Ce qui ferait que ma mort ne l'atteindrait certainement pas. C'est peut-être mieux ainsi. Ce serait certainement plus simple si cela pouvait être ainsi pour les autres également.

J'entends le vent souffler de plus en plus fort, faisant bouger les portes de l'entrepôt dans lequel nous nous sommes abritées et je ne peux m'empêcher de me demander si elles sont à l'abri. Kara, Maggie, même Robin. J'espère qu'elles le sont. Franchement... Il n'y a que moi je crois pour me préoccuper de la sécurité des autres alors que la mienne est bien loin d'être acquise. Cet endroit menace de ployer sous la force du vent et de s'écrouler sur nous d'une minute à l'autre. Mes blessures sont assez importantes et je sais que le fait que la brune me retire les éclats de verre qui s'y trouvent ne va pas arranger la chose. Car à l'instant même où ils quitteront ma chair, ils arrêteront de faire pression sur les vaisseaux sanguins et je risque de me vider de mon sang à vitesse grand V. Mais je ne m'en inquiète pas plus que cela dans le fond. C'est peut-être grâce, ou à cause, de la drogue que m'a donné ma comparse d'infortune. Je sais que je ne suis plus totalement moi-même, plus vraiment en possession de mes moyens. Est-ce que c'est une bonne chose? Je n'en ai aucune idée. Mais je me dis que cela ne peut pas vraiment les empirer en tout cas. La situation dans laquelle nous sommes est déjà bien assez grave comme cela, je ne crois pas être en mesure d'avoir la moindre influence sur la météo.

La douleur me fait subitement sortir de mes pensées. Andy est en train de retirer les morceaux de verre qui se trouvent dans mon dos et je serre immédiatement les dents sur ma ceinture que je mords de toutes mes forces. Je suis incapable de retenir des grognements de douleur alors que mon visage se déforme en une grimace bien caractéristique de ce que je ressens. Il faut que je sois forte. Alors je serre les poings également, continue de mordre sur ce morceau de cuir que j'ai entre les dents et fais du mieux que je peux pour ne pas perdre connaissance. Par chance, j'ai l'habitude d'avoir mal. C'est bizarre dit comme ça mais je crois que c'est la première fois que je remercie toutes les merdes qui me sont arrivées. Car elles m'ont endurcies. A un point que je n'aurais jamais imaginé. Et d'un coup, plus rien. La douleur s'amoindrit et je rouvre les yeux en entendant la voix de la jeune femme. Il faut que je cligne des yeux plusieurs fois pour réussir à voir moins flou et je pose mon regard sur elle alors qu'elle me fait ce qui ressemble énormément à un compliment. Je retire la ceinture de ma bouche et ne peux m'empêcher d'avoir un petit sourire aux lèvres. « Faut pas toujours juger un livre à sa couverture tu sais... J'ai survécu à des heures de torture par un malade mental, alors c'est pas quelques bouts de verre qui vont me faire passer l'arme à gauche, moi j'te l'dis! » dis-je avec un petit rire. Je ne sais pas pourquoi je réagis comme ça. Sûrement l'accumulation de fatigue, de douleur et les effets de la drogue également.

Elle me tend d'ailleurs de nouveau son joint et je le saisis sans poser de questions, tirant une ou deux fois dessus alors que la belle aux cheveux sombres me dit que je vais douiller. Il me suffit de suivre son regard pour voir qu'elle va s'attaquer au morceau relativement imposant qui transperce mon mollet de part en part. Inspirant un grand coup, je hoche la tête et lui rend son bien avant de récupérer ma ceinture et de la coincer à nouveau entre mes dents. Elle commence son travail et cette fois semble plus méticuleuse. Elle fait attention à ne pas me sectionner un nerf ou un tendon, retire peu à peu le débris mais elle avait raison. Cette fois, ça fait vraiment un mal de chien. Et lorsqu'elle a enfin réussi à le retirer de la plaie, faisant pression pour que j'évite de me vider de mon sang, je ne peux retenir un gémissement de douleur plus intense. J'avais tout fait pour ne rien laisser transparaître lorsqu'elle était concentrée, histoire de ne pas la déranger. Mais là, c'est trop. J'ai même du mal à ne pas tourner de l'oeil, mais je lutte. D'une main tremblante, j'attrape l'alcool modifié ainsi qu'un bandage et les tend à Andy. Ma vision est trouble mais je sais que mon regard est déterminé. Je ne compte pas mourir. Pas ici. Pas aujourd'hui.

Une fois ma dernière plaie pansée, je prends ma ceinture et l'enroule autour du dernier bandage afin de maintenir la pression sur la plaie et éviter qu'elle ne permette à trop de sang de s'échapper. A mon tour de lui renvoyer l'ascenseur. Je me redresse comme je peux, un peu chancelante, et je me passe une main dans les cheveux pour les dégager de devant mon visage. Fronçant un peu les sourcils, je regarde ma comparse et inspire un grand coup. « Laisse moi m'occuper de ton bras. Parce que bientôt tu vas te vider de ton sang si ça continue. » dis-je d'une voix presque autoritaire. Il faut croire que même dans ce genre de situations saugrenues j'arrive à reprendre du poil de la bête sans qu'on ne s'y attende. Et quand je dis "on", je m'inclus dedans. Je me demande parfois comment j'arrive à faire cela. N'attendant pas son approbation, je saisis l'alcool ainsi que le peu de compresses qui restent et je commence à désinfecter sa plaie. Je ne m'attends pas vraiment à une quelconque réaction de sa part. Il semblerait qu'elle n'en soit pas vraiment capable. Alors je me concentre sur mon travail, faisant de mon mieux pour faire ça correctement alors que ma vue est de plus en plus trouble ce qui me force à cligner des yeux de nombreuses fois pour essayer de l'éclaircir. N'ayant plus de bandage à portée de main, je décide de retirer ma veste et de déchirer la manche pour avoir de quoi bander son bras et faire pression sur la plaie. C'est fait. Nos blessures sont soignées, plus ou moins correctement, et cela devrait nous permettre de ne pas tout de suite nous vider de notre sang. Au moins le temps de pouvoir essayer de survivre à cette journée.

Prenant appui sur le pilier qui se trouve à côté de moi, je me relève assez difficilement et non sans tituber de nombreuses fois. Mon regard se pose d'abord sur la porte qui n'arrête pas de s'entrouvrir malgré la barricade de fortune installée par Andy. Il glisse ensuite sur le toit qui semble avoir de plus en plus de mal à ne pas s'envoler. Je soupire, c'est plus fort que moi. « Va falloir qu'on trouve un endroit où se planquer... J'ai l'impression que cet endroit est à deux doigts de s'effondrer sur nous. Et ça me ferait chier d'avoir survécu jusque là pour finir comme ça... Pas toi? » lâchais-je sans pour autant poser mon regard sur mon interlocutrice. Il faut trouver une solution. Et vite. Sans quoi je doute que le fait d'avoir soigné nos blessure ait servi à quoi que ce soit.
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Andy Hellend
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Pouvoirs : Ancien esprit Mara, Andy a le pouvoir d'insuffler à ses victimes d'horribles cauchemars et se nourrie de leurs faiblesses afin de devenir plus forte.
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Mer 5 Juin - 14:39




I still feel alive

Charlotte & Andy

Les soucis arrivent en masse, au moment où on s'y attends le moins. Et ils font parfois autant de dégâts qu'une bombe nucléaire dans notre petite vie tranquille... Ils n'ont aucune pitié, ils nous détruisent malgré nos essaies à sortir tant bien que mal de sortir la tête de l'eau. On pense ne jamais pouvoir s'en sortir mais ça passe la plupart du temps. Ou du moins on s'habitue à la souffrance. On se croit souvent le plus triste au monde et on en devient égoïste. Car tout le monde souffre.Aujourd'hui, dans le chaos de cette tempête qui ravage l'île de ses vents assassins. Beaucoup doivent souffrir plus que les deux jeunes femmes à ce moment précis d’ailleurs. Mais on est comme ça, nous les êtres humains,on a la prétention de dire qu'on souffre toujours plus que les autres.  

Les murs tremblent de rages. Le toit plie sous le courroux du vent menaçant et elles sont là. Si petites. Si fragiles. Si impuissantes et pourtant si battantes. Elles sont là. Luttant contre la fatalité de cette mort qui arrive petit à petit. Soignant les blessures de la jeune blonde la femme aux cheveux ébènes se contente de faire ce qui doit être fait. Tout simplement. En temps normal elle aurait abandonnée la blonde à son triste sort. Pourquoi s’encombrer de ce poids alors qu’elle est elle-même piégée dans un bordel pas possible. Pourquoi ? Elle n’a aucun intérêt à la trainer avec elle. Pourtant c’est ce qu’elle fait. Elle. La femme dénuée de sentiments. Elle. La femme qui ne comprend décidément rien à rien. Elle. Celle qui n’est assurément pas douée pour les relations sociales. Elle se rend compte que peut-être, en ce moment, elle apprend une nouvelle leçon. Celle de l’entraide. Fronce les sourcils en s’en rendant compte. Se dit que si il survit elle pourra raconter cette expérience à Sean. Elle pense au Caglar. Elle pense à la patience des jumeaux à son égard. Elle pense à Noah et au moment agréable qu’ils passent tous les deux lorsqu’ils se retrouvent pour fumer dans un coin. Elle pense à Simon et à quel point ses leçons arrivent à faire trembler son âme. Elle qui n’était jusqu’à présent qu’une machine à tuer.

Ce qu’elle caractérise comme enfer sur terre à ce moment précis faibli à vu d’œil. Pourtant elle ne montre rien. Elle ne montre jamais rien. Ce n’est pas faute essayer. Elle tente même des compliments mais elle est consciente qu’ils sont plus que maladroits. Tant pis. Il faudra sen contenter car actuellement elle ne peut faire mieux. Elle n’a pas assez de pratique. Rien que de la théorie. Encore et toujours de la théorie, ce qui au final, elle le sait, ne sert strictement à rien. Mais alors que c'est peut-être ses derniers instants sur terre, elle tente la pratique. Elle se concentre sur le travail à accomplir. Avec douceur et méticulosité ce qui en soit est tout nouveau pour elle. Mais dans leurs derniers instants, souvent les gens montrent une nouvelle facette de leur personne. Pourtant la mort n'est pas quelque chose qui effraie la reapers. Tout le monde meurt un jour. C'est ainsi. Ce serait fou de vouloir la contrecarrer. Mais elle a remarquer que souvent les gens essaie. C'est ce qu'ils appellent tous "la survie". Même si elle a été élevé dans un esprit de survie Andy ne comprend que trop peu le concept. Elle sait que si un jour elle meurt, personne ne sera triste. Puisqu'elle n'a pas de famille. Personne ne sera là pour pleurer. Ni pour l'enterrer. Elle sera seulement morte. C'est tout.

Il ne lui faut pas longtemps avant de pouvoir panser la plaie dans le mollet de la blonde qui s’époumone au sol. Elle reste toutefois concentrée malgré les hurlements de sa comparse. Il suffit d'un faux mouvement et elle pourrait en payer le prix fort. Le manque d'expressivité d'Andy peut jouer en sa faveur dans ces moments car rien ne saurait la déconcentrer. Les cris ? Elles s'en contrefiche bien. Mais la plaie béante dans son bras ne l'aide pas non plus. Alors elle fait du travail vite fait mais bien fait. Laisse échapper un soupir une fois cela terminé. La blondinette s'agite alors en ramenant sa ceinture sur le bandage pour faire compression. Une idée plutôt judicieuse. Elle avait raison. Il ne faut de toute évidence pas juger un livre à sa couverture. Elle a beau avoir des traits vraiment doux, cette femme est forte au possible.

Alors qu'elle se ramène pour panser sa blessure à elle, Andy ne bronche pas. Elle verse l'alcool à même la blessure ce qui en tout temps arracherai un cri horrible à la personne subissant ce sort mais pas Andy. Elle a mal ça c'est certain mais exprimer son ressentit lui est tout bonnement impossible. Je sais que je suis pas très causante mais merci. T'étais pas obligée de le faire. dit-elle le regard fixer droit devant elle. Elle n'a pas l'habitude que l'on s'occupe d'elle. Personne ne se soucie vraiment de si elle va bien. Jamais. A dire vrai, puisqu'elle ne le montre pas tout le monde suppose qu'elle va toujours bien. Ce qui est faux. Elle ne va ni bien, ni mal. Alors ce geste qu'à cette inconnue pour elle. Elle l'apprécie. Enfin, elle pense qu'elle l'apprécie. Puisqu'il ne lui pose pas de problème. Devant elles la porte gronde et les menaces de craquer à tout instant. Ça c'est un problème. Charlotte, c'est ce qu'indiqué son badge dans la banque, se relève avec difficulté et sonde la pièce des yeux. Elle n'a pas tort, elles risquent de prendre cher.

Andy se redresse et soupire. S'humecte doucement les lèvres en faisant état de la situation. Si le vent passe sans trop les approcher elles pourraient rester ici sans ne rien craindre. Par contre si l'ouragan décide de les effleurer ... Elles ne s'en sortirons qu'avec de la chance. Nouveau soupire. Si on arrive à se mettre à couvert ça pourrait être bon. Étant donné qu'on a pas le temps de consolider cette vielle bâtisse il faudrait qu'on puissent utiliser autre chose... son cerveau travail encore et toujours plus. C'est toujours plus que compliqué. Ses yeux sondent chaque millimètre du bâtiment qui s'offre à elle. Y a peut-être une bouche d'égoût ou une trappe dans le coin il faut chercher ça et en dernier recourt on pourra toujours utiliser les bagnoles... Voir si elles sont encore fonctionnelles. C'est risqué mais on pourrait rejoindre un endroit plus sûr. J'ai pas d'autre plan en tête. continue-t-elle avec l'air blasé qui lui est propre. Elle sait ce qu'elle fait mais peut-être que Charlotte aura une meilleure idée.

Doucement Andy avance vers le fond de l'entrepôt à la recherche de quelque chose qui pourrait les aider. Le toit hurle et menace à tout moment de leur tomber sur la tête. Chose qu'elle aimerait éviter à tout prix. Au milieu de ce chaos elle aimerait sentir son coeur battre pour lui rappeler qu'elle n'est pas morte. Qu'elle aussi fait partie de ceux qu'on appelle vivants et qu'elle devrait tenter de se battre plus qu'elle ne le fait actuellement. Ressentir l'adrénaline qui parcourt son être. Ressentir la peur qui régit l'humain dans ces moments. Ressentir comme sa comparse du jour tout simplement. Mais il est difficile pour quelqu'un comme elle d'offrir plus. Alors leur sauver la peau devrait être un bon commencement. Charlotte l'a dit, elle ne veut pas mourir ici, elle devrait mettre tout en œuvre pour aider la seule personne qui lui a tendu la main, même à défaut, sans arrière pensée aucune. Elle devrait quand même faire ça pour elle. Alors elle le fera.


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Jeu 6 Juin - 9:48

Je me demande parfois où est-ce que je trouve cette rage de vivre au fond de moi. Ce besoin de toujours me battre pour rester en vie, quoi qu'il puisse m'arriver. Cette force au fond de moi qui me pousse à ne jamais baisser les bras, quel que soit l'obstacle qui se dresse devant moi. Bon, cela ne veut quand même pas dire que je suis capable de soulever des montagnes et de le faire en un rien de temps. Je dois dire que parfois il faut me mettre de sacrés coups de pied au cul pour que je n'ai pas envie de tout abandonner et de laisser le sort décider pour moi. Un peu comme si, au plus profond de mon être, il existait une petite voix qui me disait toujours de continuer. Que je dois vivre pour elle. Elle? J'aimerais bien savoir qui. Je ne sais pas pourquoi j'ai cette impression qu'une part de moi-même a disparu il y a longtemps. Qu'il faut que je la retrouve. Si seulement je pouvais savoir ce que je suis censée chercher, ça m'aiderait pas mal! Pourtant même sans savoir je continue d'avancer. Pour que cette petite voix soit satisfaite. Parce que je sens que c'est la bonne décision. La bonne chose à faire, tout simplement. Mettre un pied devant l'autre, même quand cela semble impossible. Il faut le faire. Car je ne suis pas de ceux qui baissent la tête, courbent l'échine et acceptent tout ce que le destin a prévu pour eux.

J'ai passé toute ma vie à me battre. Dans tous les sens du terme d'ailleurs. D'abord il avait fallu que je tienne bon et que j'accuse chaque coup donné sans ménagement par mon père sans broncher. Je me dis d'ailleurs qu'aussi traumatisant soit ce souvenir il m'a forgée telle que je suis aujourd'hui. Une femme bien plus forte qu'elle n'en a l'air. Je n'ai jamais voulu accepter la fatalité. Et ce n'est certainement pas maintenant que je vais commencer. Je suis passée par beaucoup trop d'épreuves pour me laisser abattre par celle-ci. Si la mort me veut, elle va devoir insister encore et encore pour que j'accepte qu'elle vienne me chercher. J'ai encore beaucoup trop de choses à faire dans cette vie. Alors je redresse la tête, j'affronte la douleur et je décide de me relever. Les éléments se déchaînent autour de nous mais je n'ai pas envie de finir mes jours dans cet endroit. J'ai survécu une première fois à cet entrepôt et je compte bien recommencer. Cette fois, ce n'est pas Robin qui va venir me sauver. Je vais le faire par moi-même. Pour prouver au monde que je ne suis pas une espèce de demoiselle en détresse. Je suis bien plus forte que cela.

Avançant difficilement, je me dirige pourtant vers le fond de l'entrepôt en espérant trouver une solution qui nous permettrait de nous mettre à l'abri. Je ne sais pas combien de temps est-ce que ce vieux bâtiment va encore tenir le coup face aux assauts perpétuels de vents de plus en plus violents. Écoutant attentivement les mots de la brune qui m'accompagne, je hoche la tête en signe d'approbation. Elle a raison. On n'aura pas le temps de consolider cet endroit et de toute façon je dois dire que je n'ai pas vraiment les capacités pour rénover un bâtiment. Loin de là même. Alors j'opte pour la seconde solution. Essayer de trouver une bouche d'égout qui nous permettrait de nous mettre à l'abri le temps que cela se calme à l'extérieur. D'un coup, c'est comme si j'étais prise dans une sorte de tourbillon de souvenirs. Les images défilent devant mes yeux sans que je ne puisse rien y faire. Je revois chaque détail de la dernière fois que j'ai été prise au piège dans cet endroit. Des flashs qui se succèdent à une vitesse impressionnante. Chaque détail que j'avais pu observer à ce moment là me revient. Quelques fenêtres brisées à l'étage. Six voitures abandonnées dans le fond, j'arrive même à me souvenir des plaques d'immatriculation de chacune d'elles. J'ai l'impression que ma tête va exploser.

Instinctivement, je pose mes mains sur ma tête et je grimace en me penchant vers l'avant. J'ai de plus en plus mal à la tête et surtout je ne comprends pas ce qui m'arrive. « STOP! » hurlais-je à l'attention de mon esprit. Je dois passer pour une folle, c'est certain. Mais peu m'importe. On dirait que cela a marché. Les flashs s'arrêtent et le seul qui persiste est certainement le plus important. Une trappe permettant d'accéder à une tranchée sous les voitures pour leur entretien. Titubant un peu en me redressant, je manque presque de tomber et me rattrape de justesse à un tas de cartons. Il me faut quelques instants pour revenir à moi, clignant plusieurs fois des yeux en regardant autour de moi. Si seulement je pouvais savoir ce qui vient de se passer, ça m'aiderait beaucoup. Et surtout, comment est-ce que je peux me souvenir de tout cela? Et même pas du visage de mon agresseur en plus... Mais bon, ce n'est pas le problème actuellement. J'aurai tout le temps que je voudrai pour repenser à ça plus tard, lorsque nous serons un peu plus en sécurité.

Comme pour me prouver que j'ai raison, un énorme bruit vient résonner dans l'entrepôt alors que le vent s'engouffre à l'intérieur. Un morceau du toit vient de s'arracher. Et merde. Ne perdant pas plus de temps, je force sur ma jambe même si cela me fait grimacer et j'accélère le pas en me dirigeant vers les voitures. « Il y a une trappe là en dessous! On doit bouger cette voiture pour y accéder! Aide-moi! » dis-je alors que je cassais la vitre de la voiture qui était verrouillée. Me penchant pour la débloquer et ouvrir la porte, j'ai ensuite baissé le frein à main avant de me diriger vers l'extrémité du véhicule pour commencer à le pousser. Seule, je n'y arriverai pas. Les roues commencent à peine à bouger mais avec mon état de santé là tout de suite, je ne risque pas de parvenir à faire ça toute seule. Lançant un regard à ma comparse du jour, j'attends qu'elle vienne m'aider car je crois bien qu'il s'agit là de notre unique solution. Et vu la puissance du vent qui s'engouffre dans notre abri de fortune, il ne va pas tarder à réussir à le faire s'écrouler. Alors il faut vraiment que l'on fasse vite. Sans quoi, tout ce qu'on a fait jusqu'ici n'aura servi à rien.

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Sam 8 Juin - 16:24




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Charlotte & Andy

connaissez vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?Oui, connaissez vous l'angoisse ? Connaissez vous la haine, les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel, quand la Vengeance bat son infernal rappel et de nos facultés se fait le capitaine ? connaissez vous la haine ? Elle non. Elle ne la connait pas et c'est ce qui la différencie de la blonde qui se bat avec rage de vivre à ses côtés. Elle ne sait pas ce que c'est. Elle l'observe juste sur les traits de cette femme qui l'intrigue de plus en plus. En tant normal elle ne se soucierai que d'elle. Petit automate au regard figé. En réalité c'est peut-être le cas. En réalité, elle n'est peut-être rine de plus q'une expérience. Un peu de celles qu'elle fait avec Simon. Alors elle comprend un peu pourquoi il l'a choisie. Elle comprend même pourquoi il l'a marqué. Car elle. Ce petit bout de femme, est un curieux personnage. Elle, est sauvage. Elle, est battante. Elle, n'est pas une de ces pleureuses qu'elle a vue succombé devant le serpent. La preuve, elle est toujours là. Bien debout. Toujours aussi accrochée à ce qui importe bien peu à Andy.

Alors Andy décide qu'elle vaut la peine d'être sauvée. Après tout Simon lui a apprit qu'elle a le droit de vie ou de mort sur les autres. A la différence prés qu'elle ne tue pour le plaisir qu'en la compagnie du blond. Les autres elle les tuent parce que c'est un ordre et qu'elle répond aux ordres des jumeaux. Car elle leur est fidèle. Voilà tout. Ce n'est pas si compliqué de comprendre Andy. Il est simple de se rendre compte que la belle au cheveux ébènes ne fonctionne pas de la même manière que les autres. C'est simple. Tout est calculé avec elle. Même ses pensées sont faites pour aller au plus rapide, au plus efficace. Pour trouver LA solution qui lui permettra de résoudre le soucis et de passer à autre chose. Il n'y a rien de plus évident que le fonctionnement de la reapers. Pourtant elle n'obéit pas à n'importe qui. C'est d'ailleurs peut-être la seule chose qui la différencie de ces choses que l'on appellent automates. Mais ça ne la dérange pas. Elle a l'habitude de se faire traiter de robot ou de monstre. Ce n'est pas bien grave. Sean lui dit que c'est parce que les gens sont jaloux de son efficacité. Sean utilise bien les mots. Hailey quand à elle se contente de visser un poing dans la gueule à celui qui ose broncher. Hailey utilise bien ses poings. Un peu comme Charlotte. Et on y revient. A charlotte.

Andy semble avoir oublier ce qu'elles cherchent le temps d'une seconde. Andy est perdue dans ses pensées. Mais une nouvelle bourrasque la ramène sur terre. Les murs tremblent. Les fenêtres semblent, elle, hurler à la mort. C'est une ambiance pesante. Spéciale qui régit les lieux. Cela n'a rien de rassurant. Les yeux de la criminelle se posent à nouveau sur le sol à la recherche de leur salut. Il faut à tout prix trouver une trappe sinon elles sont perdues. La brune secoue alors la tête pour remettre ses idées brumeuses en place. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée que de fumer un joint durant une tempête où elles risquent toutes les deux de mourir. Elle grogne en s’affairant un peu plus à la tâche. A croire que la drogue la rend légèrement plus humaine. Elle comprend alors ce que Noah cherche en se défonçant ainsi. Ses yeux sondent chaque millimètre carrés qui lui est donné de voir. C'est alors qu'elle entend sa comparse du jour hurler. Elle se retourne et l'observe chuter sur ce tas de cartons en se tenant la tête.

Ce n'est pas un des effets de sa drogue ça. Elle semble souffrir le martyr pourtant Andy ne bouge pas. Trop occupée à se demander pourquoi elle hurle un "non" comme ça ? A-t-elle fait un truc de travers ? Est-ce le stress post traumatique de sa rencontre avec Simon ? Elle trouve ça vraiment bizarre et attend de voir la suite.  Comme pour la rappeler à l'ordre le vent vient à nouveau faire des siennes et arrache un morceau du toit. Et merde. dit-elle en haussant les épaules alors que Charlotte lui indique un endroit où elles seront apparemment en sécurité. Andy se précipite vers la dite fosse pour vérifier son existence. Elle a raison. Comment est-ce qu'elle en connait la localisation ? Ca c'est une autre histoire. La structure grince alors que la météo commence à la fragiliser. Les cheveux des deux jeunes femmes s'envole dans les airs. Un soupire s'échappe des lippes de la reapers alors qu'elle a de plus en plus de mal à tenir sa position et c'est des grêlons qui commencent à s'abattre sur elles comme une pluie de poings.

Andy accourt auprès de Charlotte pour la saisir par les épaules et la soutenir du mieux qu'elle peut. Elle est forte certes mais ne pèse pas une centaine de kilos. Elles pourraient toutes deux s'envoler comme des plumes. La brune la ramène vers l’abri non sans prendre au passage des grelons qui viennent la faire saigner à la tempe. Il manquerait plus qu'elles aient une commotion cérébrale. La jeune banquière n'est pas d'un état flamboyant non plus mais bien vite elles parviennent a se glisser dans la trappe. Le silence les envahit alors et seul le bruit de la glace frappant le sol les bercent. Andy lâche un soupire. Ses yeux s'habituent petit à petit à l'obscurité alors qu'elle cherche dans sa poche son téléphone. On va attendre que la tempête se calme et après je piquerait une bagnole et t’emmènerai à l'hosto ça te vas ? dit-elle en se passant une main dans les cheveux pour les ramener vers l'arrière.


by tris
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Mar 11 Juin - 21:39

Franchement? Je n'ai aucune idée de si je vais réussir à sortir de cet endroit. Enfin, si nous allons réussir. Parce que je ne suis pas seule dans cette galère. Je n'arrive pas à m'enlever de la tête que j'ai dû contrarier quelque chose ou quelqu'un pour que le sort s'acharne à ce point. Non mais sérieusement, qui aurait pu prévoir que les choses allaient se passer de la sorte alors que j'étais juste partie travailler à la base? Certes, en ignorant totalement les avertissements faits à la radio et à la télévision concernant la météo. Mais jamais je n'aurais pu imaginer que cela allait dégénérer comme ça. Après tout, je suis loin d'être une spécialiste en catastrophes naturelles. Du coup, j'avais un peu de mal à m'imaginer ce que cela pourrait donner. Et il faut être franc, bien souvent les autorités maximisent un peu trop les choses dans le but d'éviter un maximum d'incidents. Et puis aussi il y a le fait qu'une fois sur deux -voire plus- la météo ait le chic de se tromper sur les prévisions. A qui cela n'est jamais arrivé de se fier à ce qu'ils ont dit et de sortir en short sous prétexte qu'ils annonçaient un grand soleil alors qu'au final il ne fait que huit degrés et qu'on aimerait être au chaud sous un gros pull et un pantalon bien épais? Et inversement aussi. Prévoir tout ce qu'il faut pour parer le froid et se retrouver en train de fondre sous les couches que l'on a sur nous. Enfin bref.

Tout ça pour dire que la situation craint carrément pour nous là en fait. Je ne comprends absolument pas ce qui vient de se passer, ce qui m'est arrivé. Pourquoi est-ce que j'ai d'un coup eu tous ces flashs devant les yeux? Qui me montraient des détails que j'avais pu observer la dernière fois que j'étais ici? Sincèrement, je n'ai aucune idée de comment j'ai bien pu me souvenir de tout ça. Pourtant, c'était un peu comme si j'avais simplement ouvert un dossier sur un ordinateur contenant toutes les informations et que je n'avais qu'à piocher celle qui m'intéressait dans le lot. C'est vraiment très bizarre, je dois l'avouer. Pourtant, ce n'est absolument pas le moment de se concentrer là dessus. Disons que j'ai un peu plus important à faire là. Comme survivre, par exemple? Et comme si les choses n'étaient pas encore assez complexes comme ça, il avait fallu qu'un morceau du toit se fasse arracher par le vent. Et que des grêlons aussi durs que la pierre ne décident de s'abattre sur nous. On dirait vraiment un mauvais scénario de film catastrophe vous ne trouvez pas?

Faisant abstraction pour le moment de ce qu'il vient de m'arriver, je me concentre sur le fait de dégager l'accès à la trappe que j'ai signalé à la brune afin que nous puissions enfin nous mettre à l'abri. Poussant de toutes mes forces pour obliger le véhicule abandonné à bouger, je parviens tant bien que mal à libérer l'accès vers notre échappatoire. Il me faut cependant quelques secondes pour contrôler les vertiges qui me prennent et je remercie mentalement Andy de me saisir par les épaules et m'entraîner à sa suite afin que nous ne soyons pas assommées par les grêlons qui nous tombent dessus sans ménagement. Est-ce que c'est donc ça l'effet que ça fait de se faire lapider? Hm. Mauvais moment pour penser à ça Charlotte. Très mauvais moment. Et très mauvaise pensée aussi. Parvenant à nous glisser toute deux dans la trappe, celle-ci se referme derrière nous et nous isole assez bien du bruit et des conditions météos de l'extérieur. M'installant au sol tout en laissant s'échapper un profond soupir de soulagement d'entre mes lèvres, je pose ma tête contre le mur en fermant les yeux quelques secondes. Peut-être que finalement, tout n'est pas perdu. Qu'on arrivera à sortir d'ici en un seul morceau, même ébréchées.

C'est la voix de ma comparse qui me tire de mes pensées. J'ouvre les yeux et la regarde, m'habituant à l'obscurité assez rapidement. Immédiatement, mes sourcils se froncent à ses mots. L'hôpital? Hors de question de reposer les pieds dans cet endroit de si tôt. Faisant non de la tête, je fixe la brune avec détermination. « C'est gentil, mais non merci. Hors de question que je remette les pieds à l'hosto de si tôt. J'ai ce qu'il faut chez moi pour m'occuper de ça. J'me démerderai. Mais c'est gentil d'avoir proposé. » dis-je d'une voix montrant bien que je serai intransigeante à ce sujet. Je sais que cela ne sera pas facile de rentrer chez moi dans cet état, et encore moins de me soigner toute seule vu l'étendue des blessures que j'ai dans le dos. Je trouverai bien une solution. Mais je refuse de me retrouver une nouvelle fois prise au piège dans cet hôpital de malheur. J'y ai déjà passé trop de temps après la dernière fois où je me suis retrouvée dans cet entrepôt. D'ailleurs, même si cela nous met en danger, je ne peux m'empêcher d'espérer secrètement que le bâtiment ne résistera pas à la tempête et sera détruit. Une certaine forme de vengeance gratuite qui me mettrait un peu de baume au coeur, dans le fond. Car au moins, ça m'éviterait de repenser à cette longue soirée de torture à chaque fois que je me trouve près de cet endroit. Surtout maintenant que je sais qu'il n'est qu'à deux pas de mon travail...

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Andy Hellend
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Mer 12 Juin - 19:08




I still feel alive

Charlotte & Andy

Elle a un problème avec la logique. Elle ne comprend pas les gens. Elle n'a jamais compris comment on pouvait dire une chose et son contraire. Jurer qu'on aime quelqu'un et le blesser, avoir un ami et l'oublier, se dire de la même famille et s'ignorer comme des étrangers, revendiquer de grands principes et ne pas les pratiquer, affirmer qu'on croit en Dieu et agir comme s'il n'existait pas, se prendre pour un héros quand on se comporte comme un salaud. Elle ne les comprend pas et cela va bien au dessus du fait qu'elle n'éprouve rien. On a pas besoin de ressentir pour observer les gens. Pour apercevoir c'est petites promesses qui pour grand nombre sont de simples paroles et qui pour certains sont un tout. D'une importance capitale. Non. Elle n'a pas besoin de savoir ce que les gens éprouvent pour pouvoir déchiffrer si ils ressentent la peur, la contrariété, l'effroi, la joie ou même la tristesse. Il suffit tout simplement d'être là au bon moment. Il suffit de s’intéresser aux autres, il suffit de prendre une minute ne serait-ce que pour observer la vie. Et des minutes, Andy en prend à foison pour faire cela. Car c'est ainsi qu'elle a apprit à vivre. Par procuration. C'est ainsi qu'elle avance tout simplement.

Alors lorsqu'elle sonde le visage de Charlotte, elle n'a pas de mal à imaginer les émotions qui la parcourent. Même si elle ne sait pas ce que cela fait, elle les reconnait. Elle sait que la douleur peut rendre les gens fous. Elle sait que cet endroit, elle le déteste certainement. Elle n'a pas de mal à imaginer qu'elle préférerait qu'il soit complétement détruit. Peut être qu'elle a raison de penser ainsi. Probablement que oui. Andy n'est pas quelqu'un qui songerai à se venger. Ce n'est pas comme si elle avait beaucoup d'amis alors... La trahison elle ne la connait pas. Du moins du point de vue du trahit. Si quelqu'un décidait du jour au lendemain de s'éloigner d'elle, elle en aurait totalement rien à foutre. Elle ne chercherait même pas à prendre de nouvelles. A quoi ça sert de prendre des nouvelles ? A tisser des relations sociales ? Elle s'en fiche bien de ça. Pourquoi faire hein ? Encore une fois elle n'a pas la réponse. Ses activités avec Simon ne lui permettent pas d'arriver à comprendre ce genre de petites choses futiles qui encore une fois sont probablement importantes pour la plupart des gens. Encore plus dans ce genre de circonstances.

Assise bien à l'abri avec pour seul compagnie le bruit des bourrasques de vents la belle soupire. Si elle mourrait ici tout le monde s'en ficherai bien. C'est une certitude. Elle hausse doucement les épaules en entendant la blonde répondre négativement à son invitation à la ramener à 'hôpital le plus proche lorsque tout ce merdier sera fini. Comme tu veux. Juste... Claque pas. Ce serait dommage après tout ça. dit-elle simplement en fermant les yeux. Sa tête s'appuie simplement contre le mur froid de leur cachette. Elle soupire de nouveau. Ce qu'elle ne donnerait pas pour aller tranquillement se détendre dans un bar ou auprès d'un gars ou d'une fille. Juste histoire de... Sa langue passe sur ses lèvres alors qu'elle joue avec son téléphone portable entre ses doigts.  Ses traits se desserrent quelque peu alors que les minutes passent. Le vrombissement de la tempête commence à se calmer alors qu'elle relève le visage vers sa comparse.

Ça se calme dehors. Tu le sens ? dit-elle. Doux euphémisme lorsqu'on sait que ça, ce n'est pas la spécialité d'Andy. Elle se passe une main dans les cheveux en observant Charlotte un instant. T'es quand même vraiment une drôle de banquière. chuchote-t-elle en baissant les yeux vers le sol. Pas qu'elle soit gênée. Pas Andy. Mais il est vrai que cette nana est un drôle de cas. Ce qui est encore une fois bizarre venant de la part de la poupée sans émotions. Elle comprend peut-être ce que Simon lui à trouvé. Pas pourquoi il s'en est prit à elle mais pourquoi il l'a laissée en vie. C'est une battante. Combien de temps a-t-elle mit à le supplier ? Elle aurait aimée être là pour le savoir. Mais si ça avait été le cas, nul doute que Charlotte ne serait plus sur cette terre. Si elle le pouvait la brune sourirait. Mais ce n'est pas le cas. Dire que cette femme à croisée le chemin du serpent et ensuite le sien et s'en sortira en vie. C'est un miracle. Un vrai miracle.

Elle pose une main contre la paroi se concentrant sur les tremblements de la terre et n'en ressent que de légères vibrations. Se levant d'un coup afin d'ouvrir la trappe non sans mal Andy serre les dents. Je pense que c'est passé. Si tu veux bien m'aider pour qu'on se casse ce ne serait pas de refus. dit-elle en forçant un peu plus sur ses bras. Des débris se sont probablement posés dessus les empêchant d'ouvrir l’accès aussi simplement. De l'aide ne serait donc pas de refus. Elle se tourne vers la blonde qui tente de se relever tant bien que mal avec un air toujours aussi neutre. Alors qu'elle l'aide à pousser sur la porte, Andy lui jette un léger coup d'oeil. Peut-être bien que quand on ouvrira, le bâtiment sera détruit. lance-t-elle après un dernier effort faisant céder la dernière entrave entre elles et l'extérieur. Alors qu'elles s'extirpent du trou qui leur a servit de refuge c'est le chaos qui se dépeint devant leurs yeux. L'entrepôt ravagé. Les alentours anéantis. Une triste image pour un événement dont elles se souviendront longtemps.


by tris
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Dim 16 Juin - 10:03

J'ai toujours été du genre à bien aimer quand y'a du bruit. Bon, évidemment je parle pas du bruit de perceuse que peut t'imposer le voisin du dessus à sept heures du matin quand il a décidé de percer un trou dans le mur simplement par ennui. Par envie de faire chier, peut-être bien. Non, moi ce que j'aime bien c'est quand il y a de l'animation. Que même quand on est coincé à l'intérieur derrière des vitres et des murs qu'on va pas pouvoir quitter avant un moment, on entend ces conversations entremêlées les unes au autres, le bruit des voitures qui passent, et j'en passe. Et franchement ne venez pas me demander pourquoi je suis comme ça. Je le suis depuis toute petite. Un peu comme si, à l'époque, je m'imaginais tout ce que les gens pouvaient se raconter là dehors. Comment est-ce qu'ils pouvaient vivre. J'inventais des liens, des boulots, des vies à tous ceux que je pouvais voir par ma fenêtre. Je sais que ça peut avoir l'air bizarre, mais c'était ma manière à moi de m'échapper et de pas penser à ce qui était en train de se passer à l'intérieur de la maison. On va pas vraiment reprocher à une gamine de quatre ans de se trouver un moyen de penser à autre chose qu'aux engueulades de ses parents. Aux coups de son père. A l'alcoolisme de sa mère. Si?

Je crois que ça doit être l'une des premières fois de ma vie que j'apprécie le retour progressif du silence. Il semblerait que notre attende prenne peu à peu fin. Je ne sais pas depuis combien de temps on est planquées toute les deux dans cette trappe de service. Mais toujours est-il que j'ai vraiment eu l'impression que cela faisait déjà des heures et des heures que l'on attendait. Qu'on attendait que le vent retombe. Que la pluie s'arrête. Que les grêlons ne s'abattent plus sur le sol avec violence. En fait, tout simplement que l'on puisse de nouveau mettre le bout du nez dehors sans risquer d'y laisser notre peau. Parce que bon... Comment dire qu'on n'est pas vraiment en super état toute les deux? Et pourtant, même si je sais que cela serait extrêmement judicieux d'accepter la proposition d'Andy de me conduire à l'hôpital vu mes plaies, je la décline. C'est hors de question. Je ne veux plus remettre les pieds là-bas. Encore moins une nouvelle fois après avoir passé du temps dans cet entrepôt. A croire que le sort veut vraiment que je me tape un syndrome de stress post-traumatique... Faut que je le dise, je suis vraiment surprise par les mots de la brune à mon égard. Elle qui est aussi chaleureuse que la banquise, me dit clairement que je dois pas mourir parce que ce serait dommage après tout ça. J'aurais pu lui répondre. Mais je me suis contentée de lui adresser un petit sourire amusé. Pourquoi juste ça? Allez savoir, même moi j'ai pas vraiment la réponse. C'est venu comme ça, c'est tout.

D'ailleurs, en la sentant commencer à s'agiter, je rouvre les yeux et décolle ma tête de la paroi contre laquelle je l'avais posée. Tout comme moi, elle a remarqué que la tempête semblait s'être calmée. Au moins, ça veut bien dire que je ne suis pas folle. Je l'ai pas rêvé. Je me redresse un peu difficilement à cause de l'état de mon dos, et je ne peux retenir un petit rire en entendant la remarque de ma comparse. Moi? Une drôle de banquière?.. Ouais, j'peux pas dire le contraire. Mais le fait de l'entendre sortir de la bouche de quelqu'un me fait rire. « Ah bon, tu trouves? » dis-je d'un air amusé. C'est plus une question rhétorique qu'autre chose à vrai dire. Prenant appui sur le sol pour me relever, je viens prêter main forte à la femme lorsqu'elle me demande de l'aide pour ouvrir la trappe qui nous surplombe afin de sortir de notre abri de fortune. Il a l'air un peu coincé, sûrement des débris, mais même si c'est difficile nous finissons par y arriver. Un petit sourire étire mes lèvres aux mots de la brunette. Oui, peut-être que cet endroit aura été détruit par la nature. Douce vengeance à laquelle je n'aurai en rien participé mais qui m'apporterait un grand soulagement je dois dire.

Grimaçant un peu une fois dehors à cause de la luminosité soudaine contrastant avec la totale obscurité dans laquelle nous étions avant, je me frotte un peu les yeux avant de regarder autour de moi. Effectivement. Il ne reste de ce bâtiment que quelques piliers encore debout. Tout a été détruit. Ravagé par la tempête. J'inspire un grand coup, venant prendre appui sur un tas de débris. Je crois bien que cette image sera à jamais gravée dans mon esprit. Comme bien d'autres, à vrai dire. Cette journée... Vu la tournure qu'elle avait pris, je m'attendais pas franchement à réussir à y survivre. Pourtant me voilà. Nous voilà. Debout, vivantes. Blessées, ça c'est sûr, mais bien en vie. Et c'est tout ce qui compte. Me passant une main dans les cheveux, je regarde Andy avant d'inspirer une nouvelle fois un grand coup. « Eh... Merci de m'avoir soignée. Si on s'était pas serré les coudes j'pense qu'on serait plus trop là pour en parler. Alors juste merci. » dis-je sans la quitter des yeux. Il est temps pour nous de reprendre notre route chacune de notre côté. Aller soigner nos plaies un peu mieux que comme on l'a fait dans l'urgence. Parce que nous avons survécu. A cette journée. A cette tempête. Et ça, ça n'a pas de prix.

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