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Cross off the days gone by [FT YELENA BELOVA]
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Mar 28 Mai - 21:10
CROSS OFF THE DAYS GONE BY
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Cross off the days gone by [FT YELENA BELOVA] Fronti10

Une nuit comme une autre à profiter des ambiances les plus festives de l'île. Il était une heure trente-deux du matin, et Liam était entouré de quelques rencontres avec qui il avait pu boire plusieurs dizaines de shooters et chanter ses chansons favorites apprises pendant de nombreux trajets. Parmi ses rencontres, un jeune homme du nom d'Andrew semblait avoir beaucoup de choses en commun avec lui : tous deux avaient servi l'Amérique par le passé, et tous deux portaient des t-shirt à l'effigie de leur groupe favori. Ventant plusieurs fois le talent des musiciens de Led Zeppelin, les deux trentenaires ne cessèrent de trinquer des heures durant. Et pour une fois, Liam n'avait jamais eu à mentionner plus que ça son passé brumeux et tourmenté. Loin de ces soucis-là, il profitait de son incroyable résistance à l'alcool pour se dépenser, et profiter d'une ambiance dont il était l'un des principaux responsables.

La soirée se poursuivit sur la plage, sur laquelle le seul couple d'amoureux qui accompagnait ces six personnes en profitait pour se séparer d'elles dans le but de profiter du sable fin et de la mer. Liam tenait une bouteille de rhum brun qu'il faisait passer de main en main. Les autres, bien moins résistants que lui, déclarèrent forfait. Alors, l'ex marines bu une demi bouteille à lui tout seul, pour ensuite la poser brutalement au sol comme s'il exécutait un touch down, tout en criant d'une voix sauvage et aiguë.

" Hiiiiihuuuu ! Fuckin' crazaaay ! " Riant de ce personnage à la fois attendrissant et brute de décoffrage, le petit groupe se sépara une heure plus tard, sentant la fatigue tombée. Liam, sans téléphone ni papiers d'identités, ne put hélas pas leur laisser ses coordonnées pour réorganiser une autre soirée.

Légèrement éméché mais ayant surtout nul part où aller, Liam reprit sa marche en direction des quartiers d'Hammerbay. Louvoyant sans réellement savoir où aller, il voyait peu à peu différents pubs fermer les uns après les autres. Echangeant quelques fois de rapides blagues avec les tenders, il continuait sa marche jusqu'à trouver un lieu encore ouvert. Il y pénétra, fit l'inventaire de ses poches avant de remarquer qu'il ne lui restait seulement qu'une quarantaine de dollars. Suffisamment pour prendre quelques autres pintes.

Se posant lourdement sur un tabouret face au comptoir, il ne tarda pas à remarquer l'ambiance beaucoup trop calme de cet endroit modeste et plutôt vétuste. Faisant profil bas et ne se contentant que de boire sa pression de cinquante centilitres, il ne tarda pas, dans le silence, à discerner certaines paroles basses. Ses sens développés issus de son optimisation ne le trahissaient quasiment jamais.

" Vous ne l'avez pas fait. Et vous savez qu'ils n'aiment pas qu'on leur manque de loyauté. Rachetez-vous, à moins que vous voulez qu'ils ne viennent finir le travail eux-même ? "

Cette voix émanait de la pièce ouverte située derrière le bar et donnant probablement sur la réserve. Deux hommes semblaient se trouver juste à proximité de cette entrée et entretenir une discussion tendue. Liam faisait mine ne rien entendre, se contentant d'échanger quelques sourires à la barmaid, lui répondant plus nerveusement, comme consciente d'un mauvais présage. Alors, l'ancien soldat lui fit un signe discret de l'index pour lui demander de s'approcher.

" Il s'passe quoi ? "
" C'est mon patron. Je... je peux rien dire. "
" Ouais, j'ai pigé, t'es payée au black et il trempe dans des affaires louches. " Murmura-t-il entre deux gorgées. La jeune femme reprit son activité et nettoyait le bar, quand des bruits de pas lourds signifiaient que les deux hommes se déplaçaient probablement dans un endroit plus discret, toujours situé à l'arrière du bar.
Le bruit certain d'un coup de feu retenti dans le bar. Mise à part Liam qui leva soudainement le regard en direction de la barmaid, aucune personne dans le bar ne semblait soucieuse. Il ne tarda pas à remarquer deux personnes mal-attentionnées s'approcher de lui. Toutes deux vêtues de luxueux costumes, l'une d'elles agrippa son épaule.

" Il va falloir partir. Tout de suite. "
" J'ai pas fini ma bière... "

L'homme le menaça au couteau. Encore une fois au mauvais endroit au mauvais moment et comprenant qu'il était témoin d'une altercation entre gangs, Liam s'était rapidement emparé du poignet de l'homme et grâce à sa force surhumaine et au moyen d'une très douloureuse clé, il lui fit lâcher son arme, la récupéra à la volée, pour la lui planter brutalement dans l'épaule. L'autre homme sorti de sa poche un derringer. Se servant de son premier assaillant comme bouclier humain, Liam jeta son corps inerte au sol, avant de donner un puissant coup de pied à l'autre, propulsé d'environ trois mètres en arrière, et se heurtant douloureusement la tête la première contre le coin d'une table.

Les cris et les pleurs de la barmaid ramenèrent d'autres hommes depuis la pièce arrière. Quatre hommes armés de pistolets braquèrent Liam qui immédiatement, s'empara d'une épaisse table en bois pour s'y cacher derrière. Les impacts fendaient le bois mais ne le traversaient pas. Les armes une fois déchargées, l'optimisé profita de cet instant pour l'envoyer de toute sa force contre eux. Les malfrats, tous étonnés, ne purent esquiver cette projection et perdirent connaissances sur le coup.

Après tout ce grabuge, un homme accompagné de deux autres se déplacèrent lentement, les mains en l'air, jusqu'au bar. Liam, grognant comme un animal sauvage aux aguets, se prépara à projeter une autre table sur eux.

" Attendez ! Nous nous rendons ! " Cria le parrain russe, craignant pour sa vie. Ses hommes quant à eux, ne savaient pas quoi faire : garder les bras en l'air, ou s'approcher discrètement de leurs armes ? Suite à ce massacre, tous savaient qu'ils avaient à faire à une de ces personnes bizarres qui détenaient d'étranges ressources. S'efforçant de garder son sang-froid et entrant dans une phase de pourparler, l'homme richement vêtu franchit le bar, et invita Liam à s'asseoir.

" Qu'importe ce que vous voulez, nous pouvons trouver une entente, Monsieur... ?

" Springsteen. Bruce Springsteen. C'est moi qui pose les questions, sale enfoiré. " Grogna Liam de sa voix grave et caverneuse, refusant l'invitation de l'individu qui pourtant, prit place, insistant auprès de son hôte.

" T'es qui et tu fous quoi, dans ton bousier ? " Demanda Liam, en tapant ses deux mains sur la table située face à l'homme, qui sursauta, sentant la matière trembler sous ses coudes.

" Aleksei Rakoff. J'appartiens à la bratva. Et la bratva a horreur des mauvais payeurs. "

Liam soupira bruyamment, et se laissa finalement tomber sur une chaise en face de lui.

" Alors quoi, trafic d'armes, trafic de drogues ? "


" Je ne peux vous le dire si vous n'êtes pas intéressé, Monsieur Springsteen. "

Liam pouffa de rire : " Ahahah ! Fuck ! Ne me dit pas que tu connais pas Bruce Springsteen ? Born in the USA ! " Il fredonna et reprit immédiatement son sérieux, retirant de suite le sourire gêné et benêt du baron russe, qui acquiesçait en espérant calmer le courroux du colosse.

" Bien sûr que j'en ai rien à carrer de tes histoires, le mafieux. Mais si tu crois que je suis un témoin à supprimer, tu te trompes. J'en ai strictement rien à faire et là, je vais juste me barrer, et tu vas me foutre la paix, avec tes deux cabots... "

Sur ces mots, les deux personnes en question chargées de protéger Aleksei Rakoff moururent d'une balle parfaitement logée entre les deux yeux. Aucun bruit de détonation, un assassinat parfait et préparé. L'ancien Marines soupira une nouvelle fois, plus lourdement, avant de débiter plusieurs jurons à la seconde. Le chef semblait alors bien plus effrayé qu'à l'instant, comme s'il savait ce qu'il se tramait.

" C'est vous ?! C'est vous qui l'avez amenée ici ?! N'est-ce pas ?! "

" Mais ce que tu peux débiter comme conneries ! c'est pas possible ! De qui est-ce que tu parles ?! " S'énerva Liam, qui dans son accès de colère, se leva et jeta sa chaise par delà le bar, renversant au passage toute une étagère de spiritueux. Qu'est-ce que ferait une autre personne ici, et qui de toute évidence, détenait des connaissances tactiques approfondies ? Liam, de sa naturelle insouciance, paressait plus déconcerté qu'autre chose, et s'était tout de même saisi d'un pistolet d'un des corps gisant à terre non loin de lui, pour menacer l'homme avec.

" En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on va pouvoir parler... "

De plus en plus effrayé, le chef de gang bégayait, sans pouvoir prononcer le nom de celle qui semblait être la meurtrière de ses larbins.

" Je... c'est imp-impossible. Di-dite lui de... que je n'ai rien à voir là-dedans...! "
Cross off the days gone by [FT YELENA BELOVA] Giphy.webp?cid=790b76115ced8abd5a434b373265711f&rid=giphy

" Elle va arriver, non ? Dis lui toi-même. Et ensuite, je me barre. De toute manière, on est certainement sur écoute, si tu réfléchis bien. " Il avait beau cherché une fenêtre de tir du regard, Liam n'en trouva qu'une : un carreau de fenêtre à l'autre bout de la pièce, troué par deux balles perçantes. Bien qu'il ne possédait que très peu de souvenirs de ses expériences en tant que soldat d'élite, il connaissait très bien les multiples techniques d'assassinats qu'une recrue surentraînée pouvait détenir, pour en avoir également eu quelques fois recours.
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Mer 29 Mai - 16:12

C'est amusant comme le mensonge est mal vu dans la société. L'un des premiers préceptes que l'on apprend à ses enfants est qu'il ne faut pas y recourir. Que mentir, c'est mal. Peut-être que cela a un lien très étroit avec la religion, qui prône bien souvent une franchise à toute épreuve afin de pouvoir un jour espérer accéder aux portes tant convoitées du paradis. L'enfer est-il si horrible que cela, pour que l'on fasse tout notre possible pour ne jamais en voir la couleur? Après tout, personne n'est jamais revenu de là-bas pour nous en parler. Alors comment est-ce qu'on pourrait être certain de ce que l'on avance? De toute façon, bien souvent les choses sont catégorisées de deux manières: soit c'est bien, soit c'est mal. Comme si tout était aussi simple. Comme si on pouvait séparer chaque action de cette manière. Car après tout, n'est-ce pas quelque chose de totalement subjectif? Une personne verra le bien dans ce qu'il fait là où une autre y verra l'action pure et simple du Malin. Qui serions-nous pour juger ce qui est fait par les autres? Nous ne pouvons après tout que connaître les raisons qui nous poussent nous-mêmes à agir. A faire certains choix plutôt que d'autres. A opter pour une solution bien spécifique au lieu de chercher une alternative.

Il suffit de reprendre l'exemple du mensonge. On ne s'en sert pas toujours pour faire du mal à quelqu'un. Bien au contraire. Cet art, car bien manié cela peut se retrouver dans cette catégorie, permet de nombreuses choses. Après tout, ne ment-on pas à nos enfants lorsqu'ils nous posent des questions gênantes? A propos des bruits qu'il a entendu au cours de la nuit alors que les parents pensaient qu'ils dormaient paisiblement et qu'ils n'entendraient pas leurs ébats. Sur comment est-ce que les enfants sont créés. Car non, ce n'est pas une cigogne qui apporte les bébés dans un lange bleu ou rose selon leur sexe. Et non, ce n'est pas non plus dans les choux que naissent les garçons et dans les roses que les filles voient le jour. Tant de mensonges pour au final quoi? Simplement leur éviter d'être confrontés à des sujets bien trop explicites pour leur âge? Peut-être bien. Mais cela prouve simplement que cela n'est pas toujours délétère, de mentir. On peut être obligé de le faire afin de protéger ceux que l'on aime. Afin de se protéger soi-même. Certaines situations ne permettent tout simplement pas de dire la vérité. Car ne dit-on pas que ce que l'on ne sait pas ne peut pas nous nuire?

Encore une fois, afin de préserver le secret de mon appartenance à Hydra, j'ai été obligée de dire à ma compagne que j'avais un déplacement à faire dans le cadre de mon travail dans la finance. C'est toujours ce que je dis. Et évidemment c'est crédible. Car je sais y faire. C'est mon métier. J'ai été formée pour ne rien laisser transparaître. Jamais. Savoir espionner est une chose. Faire partie d'une élite en est une autre. Alors après avoir rejoint mon appartement et m'être équipée, j'ai pris en chasse ma cible. Un homme, dénommé Aleksei Rakoff. Parrain de la mafia russe aussi connue sous le nom de Bratva. J'ai déjà croisé son chemin à de nombreuses reprises par le passé, lorsque je travaillais encore pour le KGB. Une chance pour lui, il n'avait encore jamais été ma cible. Jusqu'à aujourd'hui en tout cas. Il a des informations qui m'intéressent. Et ce soir, je rentrerai en les ayant obtenues. Qu'il meure m'est absolument égal. Tout ce qui m'importe est la réussite de ma mission. Et le fait de le laisser en vie ne fait absolument pas partie de mes objectifs.

Relisant une dernière fois l'adresse qui m'avait été indiquée par le sbire que j'avais capturé et torturé pour obtenir des informations, j'ai ensuite brûlé le morceau de papier avant de le jeter enflammé... sur l'homme que j'avais auparavant recouvert d'essence. Ne jamais laisser de traces, c'est la règle. Sortant de la cave dans laquelle je l'avais séquestré, je monte sur ma moto et me dirige rapidement vers le bar dont m'avait parlé cet idiot. Il avait suffi de quelques petites minutes de torture pour qu'il avoue tout. Bon il faut dire que je n'y ai pas été de main morte. Je n'ai pas de temps à perdre. Une fois arrivée, je gare ma moto une rue plus loin et rejoins ma destination à pied. Le bar est exactement comme il m'a été décrit. Alors je grimpe habilement à l'échelle de secours du bâtiment d'en face et sors mon arme, vissant le silencieux au bout du canon. De toute évidence, il y a un imprévu. Tant pis. Je vais faire avec. Ils ne sont plus que quelques uns et apparemment ma cible est toujours en vie. Parfait. L'idiot d'armoire à glace qui se trouve en face de lui a intérêt de ne pas tout faire foirer. J'ai horreur de quand on me fait rater ma cible.

Deux balles traversent le petit carreau qui était mon seul angle de tir et atteint les deux sou-fifres entre les deux yeux avant que leur corps inerte ne s'écroule au sol. Un rapide coup d'oeil dans la lunette de mon arme et je constate que c'est plutôt tranquille à l'intérieur. Il est temps de passer aux choses sérieuses. Je range tranquillement mes affaires et descends de mon perchoir pour me diriger vers le bar. En m'approchant de la fenêtre à présent brisée, je peux entendre les voix des deux hommes qui sont encore à l'intérieur. Et la panique présente dans la voix de ce cher mafieux m'arrache un sourire amusé, narquois. Ils sont si mignons quand ils ont peur. De vrais petits agneaux. De toute évidence, il sait que je suis là. Il a pu assister de nombreuses fois à mes interventions à l'époque et je peux comprendre qu'il craigne pour la fin de sa journée. Me passant une main dans les cheveux, je me rapproche de la porte arrière et constate qu'elle est déverrouillée. Pas besoin de la crocheter dans ce cas. Au moins, je gagne du temps. Entrant alors dans la bâtisse, je m'avance sans être repérée et observe. Un règlement de compte a eu lieu ici. Peu m'importe. Tout ce qu'il faut, c'est que Aleksei soit toujours en vie. J'ai besoin de ces informations.

Restant cachée pour le moment, je peux voir que l'homme que je ne connais pas tient une arme dans sa main. S'il décide de jouer aux cons et veut s'en servir sur ma cible ou même sur moi, ça ne va pas m'arranger. Alors autant m'en débarrasser rapidement. Glissant ma main le long de ma jambe, j'attrape une petite lame de jet qui était accrochée au niveau de ma cuisse et vise me pouce du grand brun. Un geste rapide et précis, et l'objet fend les airs avant de se planter dans le pouce de celui que je visais. Au moins, cela le force à lâcher l'arme. L'avantage d'avoir visé un nerf. Rien de bien grave, il s'en sortira sans mal. Mais au moins, il est désarmé. Saisissant pour ma part deux revolvers, je m'avance tranquillement et pointe une arme sur chaque homme. « Très bonne idée, de vous "barrer" comme vous dites. Disons que vous ne faites pas partie de ce dont je dois m'occuper et je n'ai pas envie que vous le deveniez... C'est entre lui et moi, ça. » dis-je d'une voix calme et assez froide. Pourtant pas hostile. Pour le moment. Arrivant derrière le russe, je me penche et viens glisser ma bouche à côté de son oreille pour simplement murmurer quelques mots. « Je t'ai manqué? On va passer un bon bout de la nuit ensemble toi et moi, Aleksei... » susurrais-je dans le creux de son oreille dans sa langue natale avec une voix à la fois sensuelle et extrêmement menaçante. Il sait très bien pourquoi je suis là. Sinon il ne serait pas à deux doigts de se faire dessus. Tout ce que j'espère, c'est que Monsieur Armoire à Glace ne va pas décider de jouer aux héros et de vouloir engager un combat contre moi. Je n'ai vraiment pas que ça à faire.

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