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wait for the colors to turn to gold + victean
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Jeu 30 Mai - 11:37

wait for the colors
to turn to gold

Victor & Jean


Le bout de tes doigts effleurent le bois des étagères de la bibliothèque. Quelques grains de poussière se déposent sur ton épiderme mais tu n'y prêtes pas attention pour le moment. Tu es bien trop concentrée à chercher l'ouvrage qui t'intéresse. S'il existe. Tu n'as rien trouvé sur internet ce qui te semble bien étrange. Alors tu espères pouvoir trouver l'objet de ta convoitise dans l'une des bibliothèques de l'île. Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu t'obstines dans cette recherche, comme si elle allait être les réponses à toutes tes questions. Depuis quelques semaines ton esprit semblait te jouer de tour. Tu te perdais la nuit dans des rêves perturbants, contant les aventures d'une femme qui semblait te ressemblait étroitement. C'était toi, même si tu n'arrivais pas à comprendre la raison de ces aventures passées. La vie qui s’immisçait dans tes songes n'avait rien à voir avec celle que tu avais vécu ici. Il n'y avait aucune logique pour expliquer cela. Le cauchemar aurait pu s'arrêter à la barrière de ton sommeil mais ce n'était plus le cas depuis quelque temps. A présent, c'était même éveillée que ces souvenirs et ses visions te hantaient. Elles s'imposent à toi, de façon violente, t'empêchant de penser correctement. Tout cela semblait impensable, illogique, irréelle. Tu commençais même à te demander si tu ne perdais pas la raison. Tout ça était peut-être lié à la télépathie que tu avais appris à contrôler au fil des derniers mois. Ce don qui était en toi depuis toujours et que tu ignorais. Cela t'avait peut-être bien plus affecté que tu ne l'aurais cru. Tu perdais sûrement la tête.

Seulement, dans l'océan de vision que tu avais eus, il y a toujours un nom qui revenait de façon incessante. L'institut Xavier. Bien que mille fois différent de tes souvenirs , cet endroit semble être lié d'une certaine façon à ce qui t'arrivait. Alors quel autre choix tu avais que de t'y rendre pour y trouver au moins une réponse ? Ou un indice qui expliquerait que ce qui se passe en ce moment n'est pas dû à de la folie... Tes prunelles se portent finalement sur le genre de livre qui t'intéresse. Tu sors le premier dont la tranche à attirer ton attention. Il porte sur l'institut comme tu le voulais mais tu as le sentiment qu'il ne va pas t'apporter ce que tu recherches. Tu l'ouvres et fait défiler quelques pages avant que la déception ne s'empare de toi. Rien. Rien concernant l'origine ou la construction de l'immense université de Genosha et de l'institut. Tu le reposes distraitement avant de tirer l'ouvrage suivant, bien plus imposant. Le poids de ce dernier t'oblige à la poser sur une table qui se trouve non loin. Tu ouvres directement le sommaire et tombe sur quelques chapitres qui pourraient t’aider. Les informations semblent encore pourtant bien maigres... Il te faudrait un autre ouvrage, celui-ci concernant l'île de Genosha et son histoire. Tu laisses en place le premier volume posé sur la table et repars à la recherche d'un nouveau livre. Cette fois tu te diriges dans le rayon de l'histoire. Il est plutôt facile de trouver de quoi se documenter sur le reste du monde, en particulier les États-Unis. Mais c'est bien le passé de l'île dont tu as besoin : tu veux savoir comment cette dernière s’est construite.

Tandis que tu longes le rayon, tu sens un regard posé sur toi. Tes prunelles se posent sur une personne installée à l'une des tables un peu plus loin. Cette dernière t'observe au-dessus de son bouquin avant de reporter son attention aux papiers posés devant elle. Tu ne t'attardes pas trop mais lorsque tu repasses quelques minutes suivantes, un nouvel ouvrage dans les mains elle relève les yeux pour les braquer sur toi. Ta respiration s'approfondit et tu te demandes si cette personne aurait déjà pu voir ton visage quelque part. Jusqu'à présent tu étais passé entre les mailles du filet mais pour combien de temps ? Tu comprends que tu ne peux pas rester dans les parages plus de temps et récupères les deux objets de ta convoitise pour rejoindre l'accueil de la bibliothèque. Tu tends une carte avec un faux nom à la bibliothécaire et la laisse renseigner ses registres. Durant ce court laps de temps, tu balayes à plusieurs reprises les couloirs qui se dessinent derrière toi. Personne ne semble te surveiller mais tu es pressée de pouvoir quitter cet endroit. La petite dame derrière son bureau te rend ta carte, tu la remercies et te diriges vers la sortie les bras chargés. Une fois à l'extérieur de la bibliothèque tu prends une seconde pour jeter un regard en arrière.

Inévitablement tu percutes une personne de plein fouet. Tes livres s’effondrent au sol, ouvert et tu pestes contre toi-même pour ta maladresse. Tu poses tes yeux sur la malheureuse victime dans laquelle tu as foncé. C'est un homme, cheveux court et blond qui ne semble pas comprendre ce qui vient de se passer. — Je suis vraiment désolé, tu te confonds en excuses. J'espère que je ne vous ai pas fait mal., tu demandes avant de t’accroupir pour ramasser les deux ouvrages à présent légèrement abimés et éparpillés sur le sol.


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Sam 1 Juin - 14:35
La bibliothécaire lui adressa un nouveau regard couroucé. Par-dessus la montagne de bouquin qui s’entassait devant lui, Victor tentait bon gré mal gré d’expliquer à deux de ses élèves la théorie de Nietzsche sur le Nihilisme, couplée à celle d’Heidegger. Devant le regard absolument vide de ses étudiants, l’homme était obligé de se faire une raison : expliquer pourquoi le monde n’a aucun sens, de manière active ou passive, avec un effondrement des croyances, c’était probablement un peu trop poussé pour leur âge. Surtout à la bibliothèque, où on exigeait de lui un silence absolu.

Je vous préparerais un cours sur ça, la prochaine fois, promit-il aux deux, qui se croisèrent du regard comme pour essayer de trouver du soutien chez l’autre.

A la place, ce fut du néant. La négation absolue de l’être. Un nihilisme passager qui arracha à Victor un sourire en coin alors qu’il l’observait. L’homme eut un petit rire sous cape, avant qu’un énième « shhhh » puissant ne l’oblige à se redresser et à croiser l’œillade foudroyante de la bibliothécaire.

Fiiiiine, I go murmura-t-il lui aussi avec agressivité.

La suite ne fut qu’une conversation houleuse et silencieuse entre les deux protagonistes, alors que Victor pliait bagage avec un agacement certain, fourrant nombre de ses bouquins dans sa sacoche devenue bien trop lourde. Pour autant, il se refusait à laisser derrière lui. Puis, il s’engagea dans l’une des allées pour s’en aller, aussi remonté et pressant qu’il pouvait l’être. Sa sortie aurait pu être grandiose s’il avait fait un peu plus attention à ce qu’il faisait.

Mais Victor n’avait jamais été très doué pour le théâtre de toute façon. Un art qu’il appréciait, tout comme la comédie ou la mise en scène, mais où il était plutôt mauvais. Les émotions ne lui sciaient pas toujours à sa silhouette trop haute.

En l’occurrence, là, l’homme percuta de plein fouet une silhouette qu’il ne vit même pas. Sa sacoche termina par terre, débordant des bouquins qu’il avait pris. S’effondrant dans un fracas qui le figea sur place, il osa à peine jeter un regard en arrière. Une sueur froide le figea : La bibliothécaire allait finir par le descendre, c’était sûr !

Pour autant, la voix douce qui s’élèva l’étonna grandement. Loin de l’invective à laquelle il s’attendait, le blond baissa le regard sur cette rouquine qui lui était aussi rentré dedans, et qui ramassait déjà ce qu’elle avait fait tombé. Il l’imita, sans pouvoir la quitter du regard. Ses longs cheveux tombant sur ses épaules, recouvrant son visage pâle, des yeux qu’il devinait à peine…

J’ai un problème… répondit-il de but en blanc en la regardant. Oui, clairement un problème avec les rousses, qui lui faisaient perdre tous ses moyens. Lorsqu’elle releva le nez vers lui, l’homme eut l’impression d’avoir mis les doigts dans une prise. Je veux dire : il n’y a pas de mal ! se reprit-il vivement en essayant de garder contenance. C’était déjà peine perdu, il se hata de ramasser ses affaires et de remettre sa sacoche sur son épaule. Et vous… Vous… Enfin… C’est un très bon bouquin, fit-il vivement en désignant la couverture qu’il ne reconnut même pas.

Bon sang…

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Lun 10 Juin - 17:22

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Victor & Jean


Tu maudis ta maladresse ou plutôt ton inattention. Une fraction de seconde tu lèves les yeux au ciel avant de te confondre en excuse. Il ne manquait plus que ça. Et par-dessus le marché tu avais fait tomber sa sacoche qui était pleine à craquer de livres. Tu te baisses rapidement pour ramasser l’ensemble de vos affaires. Tu te mords la lèvre d’avoir été si peu adroite et de ne pas avoir fait plus attention. Tels deux âmes en peine, vous étiez tous les deux accroupis pour récupérer chacun vos affaires respectives. Tu retiens un soupir pour n’avoir vraiment pas été discrète, toi qui désirais ne pas attirer davantage l’attention sur toi. Tandis que tu es occupée, tu ne remarques même pas que l’inconnu que tu as bousculé n’a pas encore prononcé le moindre mot. C’est au moment où tu entends le son de sa voix pour la première fois que tu relèves tes prunelles intriguées vers lui. Son regard est ancré sur toi et il reprend la parole quand vos yeux se rencontrent. Tes deux livres dans les mains, tu l’imites et te relèves doucement pour lui faire face.

— Encore désolé, vraiment, j’aurais dû regarder où j’allais., tu répètes. Discrètement tu jettes un coup d’oeil vers l’entrée de la bibliothèque pour être sûre que la bibliothécaire ne vous ait pas vu maltraiter les livres dont elle avait la responsabilité. Aucun signe d’elle à l’horizon semble-t-il. Lorsque l’inconnu s’adresse une nouvelle fois à toi, tu tournes la tête dans sa direction et plonges ton regard dans ses yeux. Son air hésitant et les fractions de mots qu’il peine à prononcer te font sourire. Un sourire léger mais chaleureux.

Il attire ton attention sur l’un des livres que tu tiens. Tu baisses les yeux jusqu’à les poser sur l’imposante couverture. C’est le plus gros volume, celui qui parle - enfin tu l’espères contiendrait - des informations sur la création de l’Institut Xavier et son origine. — Oh euh.. tu commences un peu hésitante. Puis, d’un coup tu songes qu’il pourrait t’aider. Tes prunelles interrogatives se posent sur lui. Tu le détail sans vraiment le faire exprès et cela te sautes aux yeux comme une évidence. Il est certainement professeur ici. Ou consultant… ou n’importe quoi qui le rapprochait d’un homme de savoir. Et il pourrait surement t’aider. Surtout s’il connaît le bouquin que tu viens d’emprunter.

— Excusez-moi, mais.. est-ce que vous enseigner ici ? tu demandes franchement. A force, tu as appris à aller directement à l’essentiel sans perdre de temps. Du temps, de toute façon tu n’en avais pas beaucoup et tu voudrais bientôt vouloir partir de cet endroit bien trop fréquenté. — Je suis peut-être un peu direct, dans ce cas il faut me pardonner, mais je fais quelques recherches sur l’institut Xavier et l’île de Genosha. Et je dois dire que je n’ai pas encore trouvé mon bonheur. Peut-être pourriez-vous m’orienter dans mes recherches ? tu oses demander en posant tes yeux dans les siens.



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Jeu 27 Juin - 12:14
Sans doute que se mettre à s’insulter au passage rendrait la situation encore plus grotesque encore. Il hésita cependant. Victor se mordit l’intérieur de la joue, comme pour se forcer à se taire, à ne rien dire d’idiot – pour changer ! Impossible d’admettre ouvertement sans le voir venir qu’il avait en effet un problème – et qu’importait que ça soit la vérité alors qu’il ne parvenait pas à détacher son regard de cette femme qui s’excusait encore platement.

Il n’y a aucun mal, vraiment ! Fit-il en s’agitant un peu, il ramassait méthodiquement ses bouquins, tatonnant sur la moquette sans pouvoir la lâcher du regard. Sans doute donnerait-il l’air d’être un gars un peu dérangé, dans tous les cas, il s’interrogeait : est-ce que toutes les rouquines parviendraient à faire chavirer son cœur comme ça ? Il avait un énorme problème ! Je tentais de fuir la bibliothécaire, je suis persuadé qu’elle jette des sorts à ceux qui font trop de bruits, chuchota-t-il pour s’excuser à son tour, avec humour.

Si on pouvait appeler ça de l’humour. Parce qu’il était peu probable que ça fasse rire qui que ce soit, à part un enfant de sept ans, tout au plus. Lèvres pincées, il se redressa finalement de concert avec elle, jusqu’à ce qu’une question l’interpelle. Voilà qui l’arrangeait ! Qu’elle soit curieuse à son égard, qu’elle essaie de comprendre, il aurait pu lui faire un exposé sur le Nihilisme en allemand si ça avait pu la retenir un peu plus sous son regard.

Alors il l’écouta, patiemment, scrutant autour de lui brièvement parce qu’il avait l’impression de se trouver dans la confidence, dans un projet secret même.

Je suis professeur de philosophie, oui, fit-il en désignant l’un des livres qu’il tenait, sur la méthodologie de la pensée construite dans le domaine. Affiché ! Mais tellement fier. Vous ne pouvez pas tomber mieux ! Lança-t-il ensuite avec joie.

Sans doute trop bruyamment, puisqu’on lui somma de se taire d’un chut plus qu’audible. Victor se calma, et regarda autour de lui :

L’histoire de l’école ne se trouve pas dans la bibliothèque, nous avons un autre endroit qui la retrace. Une pièce consacrée – je peux… Je peux vous y conduire si vous voulez… Fit-il, un brin hésitant, presque timide. Pour l’île… Nous avons quelques bouquins mais ce n’est rien comparé aux archives que les mairies gardent. Bien plus instructives. Des recherches sur quoi ? Vous êtes journaliste ?
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Lun 15 Juil - 18:08

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Victor & Jean


Un léger rire s’échappa d’entre tes lèvres. Son humour était léger mais tu savais qu’il disait la vérité. C’était ça qui te fit rire. — A vrai dire, je tentais moi aussi de fuir discrètement. C’est apparemment pas mon fort., tu glisses avec un nouveau sourire. Non, percuter quelqu’un et faire tomber tous ses livres n’étaient clairement pas la manière la plus inaperçue pour se faire la malle. C’est en l’observant plus longuement que tu te demandes s’il était enseignant et osa même le questionner sur le sujet. Poli, il attendit que tu finisses tes phrases avant de te répondre par la positive.

Il te présenta un livre qu’il tenait en main et tes yeux parcourent la couverture. Philosophie, y’avait plus de doute maintenant. Surtout qu’il venait de te le dire juste avant de t’exposer la couverture de ce livre. Un chut vous coupe dans votre discussion et instinctivement tu te tournes légèrement pour exposer ton dos aux personnes qui viennent de vous interpeller à cause du bruit. Il reprend quelques secondes plus tard sur un ton un peu plus calme et ses mots te fruste.

Pas étonnant que tu ne trouves rien sur le sujet si aucun livre n’est répertorié dans cette bibliothèque. A quoi ça sert alors ? Tu t’agaces du temps que tu as perdue mais retrouves espoir quand il mentionne un autre lieu. Tes yeux s’illuminent instantanément. — Oh oui, avec plaisir. tu réponds dans l’espoir qu’il t’y conduise de suite. La mairie. Mais oui, pourquoi tu n’y avais pas pensé plus tôt ? Tu te pinces les lèvres. C’était une excellente idée que d’aller là-bas, hélas, tu crains que ton visage ne soit légèrement familier pour certains des employés sur place. Donc, tu ne pourrais certainement pas y mettre les pieds. Tout du moins, pas de manière légale.

— Journaliste ? Ah non, pas du tout. Je suis simplement… curieuse. tu réponds dans un premier temps. Puis, regardant autour de vous pour être sûre que personne ne vous écoutait tu ajoutes : — J’ai vécu sur l’île toute ma vie et je ne connais même pas son histoire. Avec ce qui se passe en ce moment, j’ai commencé à me poser des questions sur ses origines et je dois dire que je ne trouve que très peu d'informations. Ce qui pousse ma curiosité à chercher encore plus loin. Ca ne vous a jamais traversé l’esprit à vous ? tu demandes.

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